Journal des débats de la Commission de la santé et des services sociaux
Version préliminaire
43e législature, 1re session
(début : 29 novembre 2022)
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Le
lundi 28 août 2023
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Vol. 47 N° 27
Étude détaillée du projet de loi n° 15, Loi visant à rendre le système de santé et de services sociaux plus efficace
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Intervenants par tranches d'heure
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Provençal, Luc
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Fortin, André
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Dubé, Christian
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Marissal, Vincent
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Arseneau, Joël
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Lachance, Stéphanie
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Picard, Marilyne
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Gendron, Marie-Belle
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St-Louis, François
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Rivest, Mathieu
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Chassin, Youri
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Setlakwe, Michelle
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Fortin, André
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Provençal, Luc
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Marissal, Vincent
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Dubé, Christian
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Arseneau, Joël
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Dubé, Christian
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Provençal, Luc
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Fortin, André
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Provençal, Luc
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Fortin, André
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Dubé, Christian
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Setlakwe, Michelle
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Lachance, Stéphanie
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Picard, Marilyne
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Gendron, Marie-Belle
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St-Louis, François
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Rivest, Mathieu
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Marissal, Vincent
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Arseneau, Joël
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Chassin, Youri
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Provençal, Luc
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Dubé, Christian
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Fortin, André
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Arseneau, Joël
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Marissal, Vincent
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Fortin, André
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Provençal, Luc
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Dubé, Christian
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Setlakwe, Michelle
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Lachance, Stéphanie
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Picard, Marilyne
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Gendron, Marie-Belle
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St-Louis, François
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Rivest, Mathieu
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Chassin, Youri
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Marissal, Vincent
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Arseneau, Joël
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Provençal, Luc
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Dubé, Christian
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Fortin, André
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Marissal, Vincent
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Arseneau, Joël
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Arseneau, Joël
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Dubé, Christian
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Provençal, Luc
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Marissal, Vincent
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Fortin, André
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Provençal, Luc
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Arseneau, Joël
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Dubé, Christian
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Lachance, Stéphanie
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Picard, Marilyne
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Gendron, Marie-Belle
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St-Louis, François
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Rivest, Mathieu
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Chassin, Youri
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Setlakwe, Michelle
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Fortin, André
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Marissal, Vincent
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Dubé, Christian
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Marissal, Vincent
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Provençal, Luc
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Fortin, André
9 h 30 (version révisée)
(Neuf heures trente-quatre minutes)
Le Président (M. Provençal)
:À l'ordre, s'il vous plaît! Ayant
constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission de la santé et des
services sociaux ouverte. Je tiens à souhaiter la bienvenue à l'ensemble des
membres de la commission, en espérant que vous avez passé un bon week-end. Je
vous souhaite la bienvenue. Et je demande à toutes les personnes dans la salle
de bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs appareils électroniques.
La commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 15, Loi
visant à rendre le système de santé et de services sociaux plus efficace.
Mme la secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. Alors, Mme Abou-Khalil (Fabre) est remplacée par Mme Picard
(Soulanges); Mme Blouin (Bonaventure) est remplacée par Mme Gendron
(Châteauguay); Mme Dorismond (Marie-Victorin) est remplacée par M. Rivest
(Côte-du-Sud); Mme Poulet (Laporte) est remplacée par M. St-Louis
(Joliette); et Mme Caron (La Pinière) est remplacée par Mme Setlakwe
(Mont-Royal—Outremont).
Le Président (M. Provençal)
:Merci beaucoup. Lors de l'ajournement
de nos travaux, le 24 août, l'article 105 amendé a été adopté. En
théorie, nous serions rendus à l'étude de l'article 106, toutefois il y
avait quand même plusieurs articles qui avaient été suspendus. Alors, l'ordre
que nous allons suivre ce matin, nous allons revenir à l'article 61, parce
que l'article 61 était suspendu pour qu'on puisse trouver des réponses à vos...
à votre question. Par la suite, nous allons traiter les articles 89 à 93
qui avaient été suspendus lors de notre dernière rencontre. On va maintenir la
suspension des articles 93 à 98 qui portent sur les fondations, parce que
les consultations ne sont pas terminées. Par la suite, on va <traiter...
Le Président (M. Provençal)
:
...parce que les consultations
ne sont pas terminées. Par la suite, on va >traiter l'article 101
et 104. On va vous demander de suspendre les articles 106 à 137, à ce
moment-là, M. le ministre pourra vous l'expliquer. Et on reprendrait, par la
suite, à l'article 138.
Alors, ça, c'est l'ordre numérique que
nous allons suivre ce matin, mais, au fur et à mesure, si vous avez besoin de
questions, M. le ministre peut y répondre avant qu'on débute le traitement de
ces articles-là. Y a-t-il des interventions? M. le député de Pontiac.
M. Fortin :Oui, M. le Président, on va suivre la marche à suivre que
vous nous suggérez, bien évidemment. Juste comprendre, les autres articles qui
étaient précédemment suspendus, là, les 30, 31, 46, ceux-là, on n'est pas prêts
à en discuter encore. C'est correct, là, je veux juste m'assurer...
M. Dubé : ...c'est parce que,
comme on va discuter des... 30 et 31, c'est le conseil d'administration. Puis
rappelez-vous, dans 31, il fallait regarder est-ce qu'on se contente d'avoir
seulement la nomination d'un usager ou il y aurait d'autres personnes. Ça fait
que, 30 et 31, j'aimerais mieux que la discussion, sur les conseils
d'administration eux-mêmes, soit terminée, puis on refera ceux-là en même
temps, si vous êtes d'accord. Ça fait que c'était ça qui était le point.
On m'informe que 61, on n'est pas prêt à
en discuter tout de suite, est-ce que je me trompe? Oui? Non?
Des voix : ...
M. Dubé : Avez-vous la
réponse?
Le Président (M. Provençal)
:Moi, on m'avait dit qu'au niveau
légal on était prêt, mais...
Des voix : ...
M. Dubé : O.K., bien, on va
continuer de le suspendre, d'abord, si on n'est pas prêt. Et là moi... Donc,
oui, on ferait de 89 à 93, on est rendus là. Puis je peux vous dire tout de
suite, là, on a eu la rencontre que je vous parlais avec, entre autres, les
fondations et les centres universitaires, vendredi dernier. Les discussions se
continuent cette semaine. Ça fait que j'aimerais mieux... comme on est ici pour
deux jours, j'aimerais mieux prendre un autre bloc, comme, par exemple, le bloc
des usagers, là, c'est ça qu'on va vous suggérer tout à l'heure, puis d'avancer,
d'avancer dans ça, que d'avoir une demi-discussion sur les fondations qu'on
pourra reprendre à notre retour. C'est un petit peu ça qui était l'approche.
M. Fortin :Ça va, M. le Président, on ne veut pas faire de
demi-discussion, on aime mieux que le ministre soit prêt. Cependant, la... et
je sais qu'on va y revenir éventuellement, là, mais la discussion sur les
conseils d'établissement, pour nous, elle est au cœur même du projet de loi, et
c'est une des grandes discussions qu'on tient à avoir assez rapidement, parce
que ça va au fondement même du... du fonctionnement futur de Santé Québec et de
l'implication citoyenne. Alors, j'espère qu'on pourra quand même avoir cette
discussion-là rapidement.
Le Président (M. Provençal)
:Je nous rappelle qu'on s'interrogeait
même sur le nombre 13, à savoir est-ce qu'on maintenait un 13, ou on le
bonifiait, ou non.
M. Dubé : Bien, c'est tout
ça, là.
Le Président (M. Provençal)
:Alors... Et là ce que je viens de
comprendre, M. le ministre, c'est qu'on va laisser 61 suspendu.
M. Dubé : C'est ce que je
viens de comprendre, moi aussi. Et à ce moment-là, bien, on pourrait, si tout
le monde est d'accord, s'en aller à 89. On en avait fait quand même pas mal, la
semaine dernière, là, ça fait que si on pouvait... En tout cas, moi, je les ai
regardés ce matin, avec les équipes, puis 89, là, à moins d'une surprise, on
serait capable d'aller là-dedans.
Le Président (M. Provençal)
:Alors, consentement pour réouvrir
l'article 89 qui avait été suspendu, consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Provençal)
:Alors, je vous cède la parole, M. le
ministre, pour l'article 89.
• (9 h 40) •
M. Dubé : Bon, puis je pense
qu'il n'y avait pas de règle spécifique, on était juste... on voulait que tout
le monde puisse en discuter, je pense que c'était ça qui était... Alors, je ne
me souviens pas, par exemple, si je l'avais lu ou pas.
Le Président (M. Provençal)
:S'il est suspendu, c'est parce que
vous l'aviez lu, mais pour... Non? On va le relire.
M. Dubé : On va le relire
avec...
Le Président (M. Provençal)
:Avec commentaires.
M. Dubé : ...avec
commentaires. Merci. Alors, l'article 89 se lit comme suit :
«Le ministre établit annuellement les
règles budgétaires particulières applicables à Santé Québec quant à sa gestion,
lesquelles doivent prévoir une comptabilité par programme-service.
«De plus, le ministre établit annuellement
des règles budgétaires particulières applicables à l'octroi par Santé Québec de
subventions aux organismes communautaires de même qu'à toute personne ou tout
groupement qui y est admissible et qui remplit une obligation particulière
résultant de la présente loi ou d'une entente conclue conformément à celle-ci.
«Les règles budgétaires visées au deuxième
alinéa doivent être soumises à l'approbation du Conseil du trésor et sont <publiques...
M. Dubé :
...deuxième
alinéa doivent être soumises à l'approbation du Conseil du trésor et sont >publiques.
«Dans la présente loi, on entend par "organisme
communautaire" une personne morale constituée en vertu d'une loi du Québec
à des fins non lucratives dont les affaires sont administrées par un conseil
d'administration composé majoritairement d'utilisateurs des services de
l'organisme ou de membres de la communauté qu'il dessert et dont les activités
sont liées au domaine de la santé et des services sociaux.»
Le commentaire, c'est que cet article prévoit
que le ministre établit annuellement des règles budgétaires particulières.
D'abord, il précise, à son premier alinéa,
que ces règles sont applicables à Santé Québec et qu'elles portent sur sa
gestion.
Ensuite, il ajoute, à son deuxième alinéa,
que le ministre établit également des règles budgétaires applicables à Santé
Québec lorsqu'elle octroie des subventions aux personnes ou aux groupements qui
y sont admissibles. Il prévoit que ces règles doivent être soumises à
l'approbation du Conseil du trésor et qu'elles ont un caractère public.
Enfin, il prévoit une définition
d'organisme communautaire.
Puis peut-être, je voudrais... les membres
de la commission commencent à être familiers avec les gens qui nous accompagnent,
à moins... Ce matin, on a M. Pierre-Albert Coubat, que plusieurs... qui
est le grand argentier du ministère. Alors, ça tombe bien, on va parler de
règles budgétaires. Alors, je voulais le saluer...
Le Président (M. Provençal)
:Très bien.
M. Dubé : ...le remercier
d'être là.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il des interventions sur
l'article 89? Oui, M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Oui, merci, M.
le Président. Bien, rebonjour aux collègues, content d'être là, surtout à ceux
et celles qui se joignent à nous. Il y a une rotation impressionnante, de
l'autre côté, on a de la misère à tenir le compte.
Je veux d'abord vous remercier, M. le
Président et les collègues, des accommodements de la semaine dernière. C'est
des choses qui risquent d'arriver à l'occasion. On a beau avoir une aile
parlementaire dûment formée, on n'est que 12 et puis on est quand même au mois
d'août, encore pour quelques jours. Alors, merci pour ça.
Je vais... question d'annoncer mes
couleurs, là, j'aurai un amendement à 89. Je ne sais pas si on l'a déjà envoyé.
Non. Ça doit être dans le pipeline. Mais peut-être, avant d'arriver là,
«programme-service», moi, c'est la première fois que je vois ça dans le projet
de loi. C'est un nouveau terme ou c'est quelque chose que vous avez déjà
employé? Puis qu'est-ce que... Bien, je comprends «programme-service», là, mais
pouvez-vous élaborer un peu là-dessus, juste pour qu'on sache de quoi on parle,
puisque ça vient d'arriver dans le décor?
M. Dubé : Je vais demander à
M. Coubat, mais ma réaction initiale, là, c'est, lorsqu'on a... dans nos
livres de crédits, vous avez différents programmes, en santé, là, il y en a
plus qu'une vingtaine qui totalisent tout ça, mais, si je ne me trompe, je
pense que c'est une expression qui nous vient des crédits, quand vous avez le
total de tous ces programmes-là. Mais, justement, M. le Président, pour être
certain qu'on répond correctement, je laisserais M. Coubat.
Le Président (M. Provençal)
:Alors, M. Coubat, pourriez-vous
vous nommer, et donner votre titre, et par la suite répondre à M. le député?
M. Coubat (Pierre-Albert) : ...dire
bonjour à toutes et tous. Pierre-Albert Coubat, sous-ministre adjoint
Financement, allocation des ressources et budget au ministère de la Santé et
des Services sociaux.
C'est tout à fait exact, ce qu'indique M.
le ministre. C'est, dans le fond, dans le cadre des crédits, l'organisation des
crédits du portefeuille de la Santé et des Services sociaux, on a, dans le
fond, des programmes-services, donc programmes... éléments qu'on retrouve à
l'intérieur du programme 2, qui sont les soins et services octroyés à la
population, donc, dans lesquels on va pouvoir suivre, d'année en année, les
budgets qui sont octroyés aux différentes sphères d'activités cliniques, donc
on en a 20. Par exemple, le programme 2-01, c'est Santé publique, le
programme 2-05, c'est la déficience intellectuelle, les troubles du
spectre de l'autisme, 2-06, Jeunes en difficulté. Donc, on va retrouver toutes
les grandes catégories de dépenses en santé et services sociaux à l'intérieur
de ces 20 programmes-services. Donc, c'est important d'être capable de
rendre compte et de faire un suivi de l'évolution de ces dépenses-là et des
budgets, de leur utilisation par Santé Québec.
M. Marissal : O.K. C'est
clair. Puis juste pour être sûr, là, de ce que je lis ici, là, les règles
budgétaires, c'est ce qu'on appellerait le budget, là, autrement dit, c'est ce
qu'on va étudier notamment aux crédits. Et je présume qu'il va de soi que Santé
Québec sera convoquée aux crédits chaque année. Ça, c'est dans la... sur la
loi...
M. Dubé : Moi, pour moi,
c'est clair, on en a déjà parlé, puis... voilà.
M. Marissal : Très bien.
J'avais un amendement, mais, comme je fais souvent avec vous, M. le ministre,
et chers collègues, là, peut-être qu'avant de le lancer, et tout, je peux
peut-être vous poser la question. Il y a eu une préoccupation qui a été faite
quant à l'ajout des coopératives de santé, qui ne se retrouvaient pas
nommément, expressément, là, dans cet article-là. C'est des <demandes...
M. Marissal :
...santé,
qui ne se retrouvaient pas nommément, expressément, là, dans cet article-là.
C'est des >demandes qui nous ont été faites, notamment, de l'ajouter.
Pourquoi ce n'est pas là? Et est-ce que vous avez une ouverture à l'ajouter ou,
selon vous, c'est déjà couvert?
M. Dubé : Coopératives de
santé, vous voulez dire, au même titre qu'une GMF, là, un groupement de
personnes qui font une coopérative de santé? C'est de ça dont on parle?
M. Marissal : À but non
lucratif, hein...
M. Dubé : À but non lucratif,
merci.
M. Marissal : ...juste pour
faire la différence avec les GMF, là.
M. Dubé : Je voudrais juste
vérifier si, dans nos définitions, elles ne sont pas incluses indirectement. Ça
fait que peut-être que je demanderais à Me Paquin, si vous êtes capable de
répondre à ça ou si vous voulez prendre une petite... Vous êtes correct?
M. Paquin (Mathieu) : Oui.
M. Dubé : Comme d'habitude?
M. Paquin (Mathieu) : Oui.
Le Président (M. Provençal)
:Alors, maître, je vais vous demander
de vous renommer, et par la suite vous répondez.
M. Paquin (Mathieu) : Oui, M.
le Président. Mathieu Paquin, de la Direction des affaires juridiques au
ministère de la Santé et des Services sociaux.
Alors, essentiellement, quand on lit
l'article 89, au deuxième alinéa, on y parle de subventions aux organismes
communautaires de même qu'à toute personne ou à tout groupement. En fait, les
coopératives sont visées sous deux titres : ce sont des personnes morales,
donc ce sont des personnes, et ce sont aussi, en tant que personnes morales,
des groupements. Donc, même si on ne les nomme pas expressément, elles sont
comprises dans les dispositions du deuxième alinéa, donc il n'y a pas lieu de
les y ajouter.
Le Président (M. Provençal)
:Merci. M. le député de Rosemont.
M. Marissal : O.K. Donc, je
comprends que selon la définition que vous faites, c'est déjà couvert.
Pourquoi, dans le deuxième alinéa, vous sentez le besoin, justement, de...
puisqu'il est question, là, dans le premier alinéa, du budget complet et
global, là, de Santé Québec, là, les règles budgétaires, c'est ce que je
comprends, c'est le budget global, pourquoi vous sentez le besoin de préciser
«subventions aux organismes communautaires»?
Le Président (M. Provençal)
:Maître.
M. Paquin (Mathieu) : Si vous
me donnez un instant, M. le Président, je vais vérifier dans mes notes pour ne
pas vous induire en erreur.
(Consultation)
M. Paquin (Mathieu) : En
fait, c'est qu'on a déjà... et ici, on a essayé de... Actuellement, ce qui
s'applique dans... en matière budgétaire, c'est une combinaison de règles de la
Loi modifiant l'organisation et la gouvernance du réseau de la santé et des
services sociaux notamment par l'abolition des agences et de la Loi sur les
services de santé et les services sociaux. Et ces dispositions-là parlent déjà
expressément d'organismes communautaires. Et donc on a reconduit cette
pratique-là, qui avait été retenue précédemment, de parler d'organismes
communautaires. Mais, tel que c'est libellé, à la rigueur, les organismes
communautaires, qui, selon la définition qui en est faite là, sont des
personnes morales, auraient pu ne pas être spécifiquement nommés à
l'article 89. On les a reconduits là parce que c'est une forme de statu
quo avec ce qui existe actuellement.
• (9 h 50) •
Le Président (M. Provençal)
:M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Oui. Bien, allons-y
rapidement, là, je vais déposer l'amendement dont j'ai parlé parce que, moi, je
préférerais le voir dans la loi, puis vous en disposerez.
Le Président (M. Provençal)
:Alors, on va projeter votre
amendement, s'il vous plaît. Alors, je vous invite à nous en... à nous faire
lecture, M. le député de Rosemont.
M.
Marissal : Oui. Merci. Article 89. L'article 89 est modifié
comme suit : Au deuxième... 1° au deuxième alinéa, après «aux organismes
communautaires», insérer «, aux coopératives de santé exploitées à des fins non
<lucratives»...
M. Marissal :
...communautaires»,
insérer «, aux coopératives de santé exploitées à des fins non >lucratives»;
2° après le quatrième alinéa, ajouter
l'alinéa suivant :
«Dans la présente loi, on entend par
"coopérative de santé" une personne morale constituée en vertu de la
Loi sur les coopératives dont les activités sont liées directement ou indirectement
au domaine de la santé et des services sociaux.»
Est-il nécessaire que je lise le texte
amendé ou ça va pour tout le monde?
Le Président (M. Provençal)
:Je pense qu'on voit très bien où est
votre modification, à moins que vous... M. le ministre désire qu'on relise au
complet.
M. Dubé : Non, je pense que
ça va. Est-ce que les gens qui sont... qui nous suivent sur le canal de
l'Assemblée voient ce qu'on voit à l'écran?
Le Président (M. Provençal)
:Oui, oui, on peut aller...
Pourriez-vous...
M. Dubé : On voulait juste
être sûr, parce que...
Le Président (M. Provençal)
:...soulever un petit peu plus pour
qu'on voie la dernière partie qui est en caractères... Non, dans l'autre sens,
s'il vous plaît, parce qu'il y a cette... ah, non, c'est sur deux pages, il y
avait ça aussi qui était ajouté en termes de définition.
M. Dubé : Est-ce que les gens
voient ça, ce qu'on voit à l'écran? C'est parce que des fois je pense que vous
me demandez de relire pour que les gens aient une compréhension, mais, si
c'est...
Le Président (M. Provençal)
:Non, pas nécessairement.
M. Marissal : On peut prendre
deux minutes pour le lire, si vous permettez, là.
Le Président (M. Provençal)
:Oui, allez-y.
M. Dubé : Allez-y.
M. Marissal : Bon point, M.
le ministre.
«Le ministre établit annuellement des
règles budgétaires particulières applicables à Santé Québec quant à sa gestion,
lesquelles doivent prévoir une comptabilité par programme-service.
«De plus, le ministre établit annuellement
des règles budgétaires particulières applicables à l'octroi par Santé Québec de
subventions aux organismes communautaires, aux coopératives de santé exploitées
à des fins non lucratives de même qu'à toute personne ou tout groupement qui y
est admissible et qui remplit une obligation particulière résultant de la
présente loi ou d'une entente conclue conformément à celle-ci.
«Les règles budgétaires visées au deuxième
alinéa doivent être soumises à l'approbation du Conseil du trésor et sont
publiques une fois approuvées.
«Dans la présente loi, on entend par
"organisme communautaire" une personne morale constituée en vertu
d'une loi du Québec à des fins non lucratives dont les affaires sont
administrées par un conseil d'administration composé majoritairement
d'utilisateurs des services de l'organisme ou de membres de la communauté qu'il
dessert et dont les activités sont liées au domaine de la santé et des services
sociaux.
«De plus, on entend par "coopérative
de santé" une personne morale constituée en vertu de la Loi sur les
coopératives dont les activités sont liées directement ou indirectement au
domaine de la santé et des services sociaux.»
Alors, je précise que cette demande a été
faite, notamment et avec raison, là, par la Fédération québécoise des
coopératives de santé, qui y voyait une façon d'assurer leur pérennité. C'est
tout pour moi.
Le Président (M. Provençal)
:Ça va? M. le ministre.
M. Dubé : Comme vous voyez,
là, j'étais en train de discuter avec Me Paquin, il n'a pas changé son
opinion, à savoir : Est-ce que sont déjà incluses les coopératives sans
avoir à faire cette spécification-là? La réponse, c'est oui. Moi, ce que je
vous dirais, vu qu'on en discute et que vous avez suggéré l'amendement, je
pense qu'on peut prendre la clarification ou l'engagement qu'elles le sont, parce
que moi, je me fie à notre légiste. C'est parce que ce qu'il me disait en même
temps, M. le député, c'est que, si on commence à dire ça, il va falloir dire
aussi, quand on va arriver, que peut-être les fiducies qui sont utilisées pour
faire le même genre... C'est là qu'on commence à dire : Est-ce qu'on a
besoin de le spécifier? Moi, ce n'est pas parce que... Je veux juste être
clair, elles sont comprises.
Mon deuxième commentaire, puis je l'ai
dit, on va avoir un lexique, à un moment donné, qui est en préparation puis
qu'on m'a dit qui serait pour la mi-septembre, quand on revient. C'est
peut-être là que la définition de coopérative pourrait aller.
Alors, c'est ma suggestion, pas parce que
je ne trouve pas l'amendement important, au contraire, mais je dis juste que,
quand j'écoute l'opinion de nos légistes, plus le fait qu'on veut arriver avec
un lexique qui aura ça, je pense qu'on serait couvert, autrement, sans... sans
l'amendement. C'est ma suggestion.
M. Marissal : O.K. Je vous
comprends bien, et j'avais compris la première fois aussi, j'ai néanmoins
déposé... j'ai néanmoins déposé l'amendement, ce n'est pas pour vous vexer,
c'est parce que je pense que ça irait... ça aurait sa place là. Puis, bien,
comme je dis, ensuite, nous disposerons, moi, j'ai proposé.
M. Dubé : D'accord.
Le Président (M. Provençal)
:M. le député des Îles.
M. Arseneau : Oui. Bien, en
fait, si mon collègue de Rosemont n'avait pas déposé l'amendement, je l'aurais
fait moi-même pour justement obtenir cette explication, cette clarification-là.
Ma question pour le ministre, ce serait à
savoir, quand vous parlez de lexique, est-ce que ça veut dire qu'on va définir
ou identifier, comme dans le cas présent, ce que ça veut dire lorsqu'on parle
de groupement ou de... Donc, un peu <comme...
M. Arseneau :
...ce
que ça veut dire lorsqu'on parle de groupement ou de... Donc, un peu >comme
on avait vu la semaine dernière, lorsqu'il était question des organismes
représentant les usagers, on ne les nommait pas, on a posé la question, il y en
avait trois, est-ce que c'est ça qu'on... Parce que le... je voyais comme
lexique une définition des termes. Là, ce serait davantage ou ce serait en plus
l'identification d'un certain nombre de partenaires?
M. Dubé : Bien, on verra, là,
parce que je ne veux pas m'engager pour quelque chose que je n'ai pas encore vu
puis qui est en préparation, mais, je pense, premièrement, d'avoir les grands
thèmes. On parlait, rappelez-vous, quand on a eu les discussions sur domaine de
la santé, puis etc., je pense que c'est là qu'on veut aller. Mais, comme on va
se revoir à la mi-septembre, là, je... vous le regarderez, puis on verra s'il
va aussi loin que vous voulez, là. Je pense qu'on gagnerait tous à avoir un
lexique qui...
Le Président (M. Provençal)
:D'ailleurs, c'est un engagement que
vous avez pris en début.
M. Dubé : Oui.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres interventions sur
l'amendement déposé par M. le député de Rosemont? S'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix par appel nominal, s'il
vous plaît. Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Oui. Alors, M. Marissal
(Rosemont)?
M. Marissal : Pour.
La Secrétaire : M. Dubé
(La Prairie)?
M. Dubé : Là, je vais dire
poliment : Contre.
La Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
Mme Lachance : Contre.
La Secrétaire
: Mme Picard
(Soulanges)?
Mme Picard : Contre.
La Secrétaire
: Mme Gendron
(Châteauguay)?
Mme
Gendron
:
Contre.
La Secrétaire
: M. St-Louis
(Joliette)?
M. St-Louis : Contre.
La Secrétaire
: M. Rivest
(Côte-du-Sud)?
M. Rivest : Contre.
La Secrétaire
: M. Chassin
(Saint-Jérôme)?
M. Chassin :
Contre.
La Secrétaire
: Mme Setlakwe
(Mont-Royal—Outremont)?
Mme Setlakwe : Pour.
La Secrétaire
:M. Fortin (Pontiac)?
M. Fortin :
Pour.
La Secrétaire
: M. Arseneau
(Îles-de-la-Madeleine)?
M. Arseneau : Pour.
La Secrétaire
: Et M. Provençal
(Beauce-Nord)?
Le Président (M. Provençal)
:Abstention. L'amendement déposé par
M. le député de Rosemont à l'article 89 est rejeté. Maintenant,
l'article... on revient à l'article 89. Y a-t-il d'autres interventions à
l'article 89? M. le député de Pontiac.
M. Fortin :Peut-être juste... peut-être juste une question. Je ne sais
pas si ça s'adresse au ministre, que je salue en même temps que tous les
collègues, là, ou au sous-ministre adjoint, mais, quand on dit : Le
ministre établit annuellement des règles budgétaires particulières pour les
organismes communautaires et tous les autres groupes, là, je comprends que le
budget vient annuellement, hein, ça, c'est... on sait ça. Au gouvernement, le
budget vient annuellement, mais souvent les organismes communautaires, une de
leurs grandes préoccupations ou doléances, c'est justement la prévisibilité
d'année en année. Alors, le budget, il vous vient annuellement, mais est-ce que
d'établir annuellement des règles pour ces subventions-là, c'est une façon de
faire habituelle ou est-ce qu'il n'y a pas moyen de le faire à intervalles
moins fréquents pour leur permettre une plus grande prévisibilité dans leurs
opérations?
M. Dubé : Oui, je pense que
je comprends très bien où vous voulez aller là-dedans. Je pense que les règles
budgétaires pour les organismes communautaires, c'est une chose. La répétition
de revenir à chaque année pour faire la reddition de comptes, je pense que
c'est plus ça, l'enjeu. Puis vous avez raison, parce que nos organismes
communautaires, bien, par définition, ils n'ont pas beaucoup de ressources, ils
n'ont pas la chance d'avoir une grosse équipe, puis tout ça, pour faire le
travail. Ça fait que moi, je vous dirais qu'on est peut-être plus... on a
peut-être plus un problème du côté de la reddition de comptes que des règles
budgétaires.
Mais je voudrais entendre peut-être M. Coubat,
parce qu'on a eu souvent ces discussions-là, comment on pourrait... Est-ce
qu'on pourrait les subventionner à la mission, qu'on dit, là, plutôt que de... Ça
fait que, peut-être, j'aimerais ça entendre M. Coubat, parce qu'on a déjà
eu ces discussions-là, mais c'est une très bonne question.
• (10 heures) •
Le Président (M. Provençal)
:M. Coubat, s'il vous plaît.
M. Coubat (Pierre-Albert) : Merci.
Donc, effectivement, on a une gestion décentralisée des budgets associés au Programme
de soutien à des organismes communautaires, le PSOC. Donc, dans le fond, chaque
région travaille avec le regroupement des organismes communautaires de sa
région. Et c'est sûr que, dans ce travail-là, les régions vont travailler avec
les organismes communautaires pour leur donner une prévisibilité. Puis les
budgets dédiés aux organismes communautaires ont été en croissance importante,
là, au cours des dernières années. Donc, il y a... c'est... les organismes
communautaires ont cette prévisibilité-là dans le cadre de la gestion qui est
faite dans chacune des régions.
Après, comme le souligne M. le ministre,
c'est sûr qu'il y a un défi au niveau de la reddition de comptes. On s'entend
que les organismes communautaires n'ont pas toujours des grosses structures
avec des équipes de comptables importantes. Donc, on veut s'assurer, là, de la
meilleure utilisation possible des fonds publics dans l'intérêt des usagers et
de la population. Donc, on travaille beaucoup avec le Regroupement provincial
des organismes communautaires dans ce volet-là pour trouver le bon niveau de
reddition de comptes, de suivi pour s'assurer, là, qu'on a une utilisation qui
permet de maximiser les effets, là, de ce qu'on donne aux organismes
communautaires, tout en assurant la prévisibilité avec les établissements...
10 h (version révisée)
M. Coubat (Pierre-Albert) : ...qui
permet vraiment de maximiser les effets, là, de ce qu'on donne aux organismes
communautaires, tout en assurant la prévisibilité avec les établissements et
dans chaque région. Puis, encore une fois, c'est vraiment une gestion
décentralisée. On veut maintenir et renforcer cette gestion-là décentralisée
dans le cadre du projet de loi.
M. Fortin :Est-ce qu'elle... Si le ministre nous dit : La
question est plus du côté de la reddition de comptes, est-ce qu'elle a diminué,
cette reddition de comptes? Parce que, ce qu'on entend des organismes, c'est
que, dans certains ministères, elle aurait diminué, dans d'autres, elle a
augmenté. Alors, côté santé, vous, vous pensez que ça a diminué au fil des ans?
M. Coubat (Pierre-Albert) : Elle
s'est simplifiée. Elle s'est simplifiée pour aller vraiment sur des éléments
qui illustrent, dans le fond, la différence qui est faite par le milieu
communautaire pour les usagers. Donc, je dirais, on a vraiment un meilleur
focus. On a réduit la quantité d'information pour simplifier le travail. Mais c'est
sûr qu'on veut appuyer les organismes communautaires pour faire la différence
pour la population. Donc, il y a un niveau minimum. Au même titre qu'on fait
des tableaux de bord, là, transparents pour la population, c'est important, là,
que l'action communautaire nous permette de suivre et puis de mettre chaque
dollar à valeur ajoutée maximum.
Le Président (M. Provençal)
:M. le député, ça va?
M. Fortin :Ça va. Merci.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres interventions sur l'article 89?
Oui, M. le député de Rosemont.
M. Marissal : O.K., là, on
a dit tantôt que, dans le premier alinéa, là, «règles budgétaires particulières
applicables à Santé Québec», c'est le budget total, là. On peut penser que,
pour la première année… J'ai l'impression que vous allez baser ça sur ce qu'on
dépense en ce moment, puis vous allez transférer tout simplement les fonds, ou
il me manque quelque chose, là?
M. Dubé : On en a parlé
un petit peu, mais, comme ça fait un bout de temps, là... En fait, la façon
dont le ministre ou le ministère va négocier avec les Finances ne change
absolument pas. Alors, les 20 catégories dont on parlait tout à l'heure,
ça, c'est et le Trésor et les finances qui vont dire au ministre : Cette
année, vous avez une enveloppe de 50 milliards qui se divise dans ces 20 programmes-services
là. Le ministre établit annuellement... Maintenant, il se retourne de bord, le
ministre. M. Coubat va appeler le P.D.G. de Santé Québec puis il va lui
dire : Maintenant, comment on alloue... comment vous allez allouer cette
enveloppe-là de 50 milliards? On va le faire différemment parce qu'on veut
refléter, je vous donne l'exemple, le financement par activités dont je vous ai
parlé l'autre fois.
Alors là, c'est là qu'on dit que «le
ministre établit des règles particulières applicables à Santé Québec quant à sa
gestion» pour être capable d'aller beaucoup plus vers l'usager lui-même, O.K.,
donc, financer sur le patient. Ça fait que c'est comme s'il y avait, je vais le
dire comme ça, une comptabilité, qui ne change pas du tout, interministérielle,
que Finances fait pour les 26 ou 27 ministères, mais nous, on veut aller
plus loin. Quand je dis «nous», Santé, on va aller plus loin avec Santé Québec
pour être capables d'avoir des règles budgétaires qui suivent nos objectifs, par
exemple, d'amélioration de services aux patients, puis etc. Est-ce que je suis
clair?
M. Marissal : Oui.
M. Dubé : Alors, ce sont
ces règles budgétaires là dont on parle, et non les règles budgétaires, qui
sont très connues, du ministère envers Finances ou Trésor.
M. Marissal : O.K., et,
comme Santé Québec, c'est une bibitte neuve et assez unique, là, dans la structure,
là, j'essaie d'en trouver une, là, société d'État qui a ce profil-là. Tu sais, des
fois, on fait le parallèle avec Hydro-Québec, mais Hydro-Québec, c'est une
entreprise commerciale essentiellement là. Où se situe... Puis c'est peut-être
ailleurs dans le projet de loi, vous me le direz, là, on fait ça souvent, là. Où
se situe l'interaction avec le ministre? Si Santé Québec dit : Bien, tu ne
m'en donnes pas assez, vous ne m'en donnez pas assez pour ça aussi ou vous m'avez
baissé dans tel programme, service, où se situe cet arbitrage-là? Parce que Santé
Québec, on l'a voté dans des articles précédents, là, elle a le mandat et le
devoir de rendre les services à la population. Donc, je présume qu'il va y
avoir un échange ici, là.
M. Dubé : je me rappelle
qu'on en avait parlé, mais ça ne me fait rien de le répéter, là. Il y a des
différences, mais le principe est le même, de la discussion qui se fait avec
les établissements en ce moment. Oublions Santé Québec pour une minute, là.
Lorsque M. Coubat prépare son budget, il a eu quand même une interface
avec les présidents et les P.D.G. des établissements pour dire : Écoutez,
par exemple, on en a discuté, votre population, est-ce qu'elle est en
croissance et est-ce que vous êtes capables de vivre avec une augmentation de 3 %,
ou 4 %, ou 5 % avec l'an dernier? Ça va? Ça, cette discussion, elle a
<lieu...
M. Dubé :
...elle a >lieu
en ce moment. Il y aura une différence, peut-être, moi, que… selon moi,
importante.
Comme j'avais expliqué, c'est que,
maintenant, on va vouloir aller, avec Santé Québec, regarder globalement est-ce
qu'il y a des règles plus appropriées que juste la croissance de 5 %,
6 %, par exemple le financement par activité, pour mieux... puis je pense
qu'on en avait parlé, de ça, pour mieux rejoindre croissance de population,
vieillissement de la population qui serait particulier à une région, mais ce
principe-là d'interface, c'est Santé Québec qui va le présenter. On va faire un
budget préliminaire, puis là, quand on reçoit la commande du Trésor au mois de
décembre, là, on dit : Oh boy! On a un problème. Et là ils commencent une
négociation, mais la négociation se fait entre le ministère et Finances, mais
elle se fait aussi entre Santé Québec et le ministère. Mais je dirais qu'avec
des outils qui vont se sophistiquer, qui vont être orientés vers, je dirais,
une meilleure analyse populationnelle, on va le dire comme ça…
M. Marissal : O.K., et
dernier point, la liste des 20 programmes-services, elle est accessible, on
peut la voir?
M. Dubé : Oui, je pourrais
même... Peut-être, M. Coubat doit connaître la page par cœur, mais, si vous
regardiez le manuel des crédits, vous allez le voir, là, il y a un endroit où
on voit très bien les 20 programmes, là, puis il va vous dire le numéro du
volume puis la page.
M. Marissal : Pas de
pression, M. Coubat.
M. Coubat (Pierre-Albert) : …des
crédits, donc, utilisé dans le cadre de nos études des crédits, nous est très
familier, et c'est à la page 2, donc, budget de dépenses par programme, vous
allez avoir, dans le fond, tous les programmes-services à l'intérieur du
programme 2, Services dispensés à la population.
M. Marissal : Très bien,
merci.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres interventions à
l'article 89? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à
la mise aux voix. Est-ce que l'article 89 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Adopté. Merci. Article 90, M. le
ministre.
M. Dubé : Avec plaisir, 90 se
lit comme suit :
«Les règles budgétaires particulières
visées au deuxième alinéa de l'article 89 peuvent prévoir que l'allocution
d'une subvention :
«1° peut être faite sur la base de normes
générales visant tous ceux qui y sont admissibles ou sur une base de normes
particulières ne visant que certains d'entre eux;
«2° peut être assujettie à des conditions
générales applicables à tous ceux qui y sont admissibles ou à des conditions
particulières à l'un ou certains d'entre eux;
«3° peut être assujettie à l'autorisation
du ministre;
«4° peut n'être faite qu'à l'un ou à
certains de ceux qui y sont admissibles.»
Alors, le commentaire se lit comme suit :
Cet article détermine des modalités pouvant être prévues par les règles
budgétaires relatives à l'allocation par Santé Québec de subventions à
certaines personnes ou certains groupements, dont les organismes
communautaires. Ainsi, il précise que l'allocution d'une subvention peut, par
exemple, être assujettie à l'autorisation du ministre ou être assujettie à des
conditions générales ou particulières.
Je vous rappelle, parce que ça fait
longtemps qu'on n'en a pas parlé… mais, dans nos documents internes qu'on vous
a soumis, on voit très bien, là, que l'article 90 reprend l'essentiel de
466 dans la LSSSS, l'article 106 dans la LMRSSS. Et je ne vois pas
vraiment d'enjeu de ce qu'on... En fait, on reprend essentiellement ce qui est
dans la... à moins que je me trompe, M. Coubat. M. le Président, je voulais
juste faire cette mention-là.
• (10 h 10) •
Le Président (M. Provençal)
:Merci. Y a-t-il des interventions
concernant l'article 90? S'il n'y a pas d'intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix de l'article 90. Est-ce que l'article 90
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Adopté. Merci. Article 91, M. le
ministre.
M. Dubé : J'apprécie quand on
est dans presque le copier-coller, là. C'est la discussion qu'on a eue. Je
n'aime pas peut-être pas l'expression, mais, en tout cas, si jamais vous n'êtes
pas à l'aise avec ça, on y reviendra. 91, alors juste me dire à l'avance s'il y
a un amendement.
Le Président (M. Provençal)
:Oui, il y a un amendement, M. le
ministre.
M. Dubé : C'est ça, il me
semble, de mémoire, on avait préparé quelque chose. Donc, je vais lire 91, M.
le Président, puis je lirai l'amendement par la suite, d'accord? O.K.
Alors, 91 : «Les règles budgétaires visées
aux articles 88 à 90 peuvent aussi porter sur :
«1° l'utilisation des revenus qui peuvent <être...
M. Dubé :
...qui
peuvent >être perçus et des contributions financières qui doivent être
exigées conformément à la présente loi et leur incidence sur le calcul ou le
paiement des subventions;
«2° la fréquence des versements et autres
modalités de paiement d'une subvention.»
Le commentaire : Cet article prévoit
des éléments sur lesquels les règles budgétaires visées aux articles 88 à
90 peuvent porter, notamment les modalités de paiement d'une subvention.
Alors, si vous êtes d'accord, je vais lire
l'amendement de 91, qui dit : Remplacer, dans ce qui précède le premier
paragraphe de l'article 91 du projet de loi, «88 par 90» par «88 et 89».
Cet amendement vise à remplacer le renvoi
aux règles budgétaires particulières visées aux articles 88 à 90 du projet
de loi par un renvoi à celles visées aux articles 88 et 89 du projet de
loi. Il n'est pas nécessaire de viser l'article 90 puisque les règles
budgétaires particulières qui y sont visées sont celles du deuxième alinéa du
projet de loi... de l'article 89 du projet de loi. D'ailleurs, est-ce que
c'est ça qu'on voit à l'écran? Oui, merci beaucoup, madame.
Le Président (M. Provençal)
: …soulever un petit peu, c'est ça.
M. Dubé : Donc, on a enlevé la
référence à 90, c'est aussi simple que ça. Ça, c'est l'amendement.
Le Président (M. Provençal)
:Interventions? Non? Alors, s'il n'y a
pas d'intervention, est-ce que l'amendement déposé par M. le ministre à
l'article 91 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Adopté. Merci. Alors, au niveau de
l'article 91 amendé, y a-t-il des interventions? Oui, M. le député de
Pontiac.
M. Fortin :Alors là, je veux juste comprendre, là. Quand on parle de
l'utilisation des revenus, là, vous pouvez parler, par exemple, des revenus
tirés, je ne sais pas, moi, des frais qu'on charge pour l'utilisation de la
télévision, par exemple, là, dans certains hôpitaux, là, ou des trucs comme ça,
là. Alors, j'imagine, même les revenus tirés des usagers en CHSLD, par exemple,
là, qui doivent payer un certain montant. Alors, quand on dit les... Ça, ça
veut dire que vous pouvez, à partir de ces revenus-là, faire quoi exactement?
J'essaie de comprendre le terme «règles budgétaires», là, qu'est-ce que vous
entendez par ça, quand vous parlez de revenus, parce que, quand ça vient
directement des Finances ou du Trésor, je comprends, là, mais ça veut dire des
règles d'utilisation de ces revenus-là, essentiellement?
M. Coubat (Pierre-Albert) : …ça
veut dire. Donc, vous avez bien nommé, là, plusieurs des grandes catégories, la
contribution des adultes hébergés, notamment, là, en longue durée, les lits,
dans les hôpitaux, de courte durée, là, qui font l'objet de facturation aussi.
Donc, ce qu'on dit, c'est que les règles budgétaires, bien, viennent aussi
baliser l'utilisation de ces revenus-là, dans le fond, qui ne sont pas... qui
doivent faire l'objet, là, de grandes balises quant à l'utilisation de ces
sommes-là qui ne sont pas des subventions gouvernementales, mais qui sont
notamment en provenance des usagers.
M. Fortin :Donc, quand vous dites «les grandes balises», ça reste dans
le réseau de la santé, là, ça reste à Santé Québec. Ça ne va pas au fonds
consolidé pour qu'on s'en serve en culture, en éducation ou ailleurs.
M. Coubat (Pierre-Albert) : Exact,
non, c'est comment on les utilise au meilleur escient possible pour les usagers
et la population.
M. Fortin :Ça va.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres interventions sur
l'article 91 amendé? Oui, M. le député des Îles-de-la-Madeleine.
M. Arseneau : Je voulais
juste une précision. Concernant l'application de l'article 91, c'est
strictement pour le financement qui est accordé par le gouvernement à Santé
Québec et non pas ce que Santé Québec peut accorder, par exemple, à des
organismes communautaires. Ce n'est pas... On ne parle pas de la même chose.
M. Dubé : Bien, c'est les
deux... En fait, c'est les deux. Santé Québec devient le mandataire de ce que
le ministère a décidé pour les organismes communautaires. Vous me suivez? Donc,
le ministre, comme il le fait chaque année, exemple... Puis je veux faire
attention, parce que ce n'est pas juste PSOC, mais c'est beaucoup à ça qu'on
réfère, le fameux programme PSOC. Le ministère décide combien va être alloué,
mais, comme c'est Santé Québec et dans les établissements, etc., puis, en ce
moment, bien, c'est les établissements qui font l'allocation du PSOC, ce
principe-là n'est pas changé, là. Ça fait qu'on travaille autant sur l'argent
qui est envoyé pour le fonctionnement des chirurgies, etc., mais aussi pour les
organismes communautaires. C'est pour ça qu'il était mentionné dans 89 tout à
l'heure.
M. Arseneau : C'est que la
question qui nous était posée par certains, c'était à savoir si est-ce que ça,
c'est exactement ce qui est appliqué aujourd'hui.
M. Dubé : Bien oui, vous avez
la réponse, même <chose…
M. Dubé :
…même >chose,
il n'y a pas de changement, là.
M. Arseneau : D'accord. C'est
en regard de l'incidence sur le calcul ou le paiement des subventions.
M. Dubé : Là, est-ce que vous
êtes... Vous êtes toujours dans 91?
M. Arseneau : Oui, toujours
dans 91, c'est ça. En fait, ma question est la suivante : Si un organisme
communautaire ou un organisme subventionné par le PSOC ou par le gouvernement
augmente ses revenus autonomes, est-ce que cette règle-là a pour effet, pour
incidence, justement, d'affecter les subventions qu'elle pourrait recevoir?
M. Coubat (Pierre-Albert) : Dans
ma compréhension, non, là, parce qu'on n'est pas dans la sphère, dans le
périmètre comptable, là, des établissements publics.
M. Arseneau : C'est ça, c'est
ça. Bien, c'était ça, l'inquiétude qu'on nous avait soulevée, c'est si cette
règle-là avait pour but de décourager les organismes à développer leurs revenus
autonomes.
M. Coubat (Pierre-Albert) : Non.
On est vraiment dans le périmètre comptable du gouvernement du Québec.
M. Arseneau : D'accord, c'est
ça. C'était ça, ma question. Merci.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres interventions sur
l'article 91 amendé? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 91 amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Adopté. Merci.
M. Dubé : Merci beaucoup. Ça
avance bien, j'apprécie.
Le Président (M. Provençal)
:92.
M. Dubé : Alors, 92, O.K., puis
il n'y a pas d'amendement, ça fait qu'allons-y, 92 se lit comme suit : «Aux
fins de l'allocution...» L'allocation, pardon, c'est lundi matin, hein?
Alors : «Aux fins de l'allocation de
subventions aux organismes communautaires, Santé Québec élabore, dans le
respect des règles budgétaires applicables, un programme d'aide financière.
Santé Québec doit également élaborer un tel programme pour l'allocation de
subventions à toute personne… à tout groupement que peut désigner le Conseil du
trésor parmi ceux visés au deuxième alinéa de 89.
«Un programme d'aide financière prévoit
des critères d'admissibilité aux subventions, leurs barèmes et leurs limites
ainsi que leurs modalités d'attribution.
«Tout programme d'aide financière élaboré
en vertu du présent article est soumis à l'approbation du Conseil du trésor et
du ministre.»
Le commentaire. Donc, cet article prévoit
que Santé Québec élabore un programme d'aide financière aux fins de
l'allocation de subventions aux organismes communautaires, et ce, dans le respect
des règles budgétaires applicables. Il précise que Santé Québec doit également
élaborer un tel programme à l'égard des subventions octroyées à toute personne
ou tout groupement qui remplit une obligation particulière résultant de la
présente loi ou d'une entente conclue à celle-ci qui est désignée par le
Conseil du trésor.
Et peut-être pour aider les députés dans
la réflexion, M. Coubat, ce serait... Si vous permettez, M. le Président...
Le Président (M. Provençal)
:Allez-y.
M. Dubé : ...ce serait bon
que M. Coubat explique comment ça fonctionne en ce moment parce que, quand
nous, le ministère, on donne l'argent aux établissements dans le cadre du PSOC,
bien, c'est un peu le même principe qu'on veut respecter, mais c'est pour ça
que ça, c'est écrit comme ça, mais peut-être je vous laisserais…
M. Coubat (Pierre-Albert) : Exactement,
exactement, c'est le principe, là, qui est actuellement géré en fonction du
PSOC, où on transmet l'argent à chaque région, dans le fond, pour la gestion
régionale décentralisée au niveau de l'octroi des subventions aux organismes
communautaires, donc, aux membres des regroupements régionaux d'organismes
communautaires. Et puis là, dans le fond, c'est qu'on vient ajouter un élément
de coordination opérationnelle décentralisée avec Santé Québec, qui va être
plus proche du terrain, plus proche de la réalité du communautaire, pour
effectuer, dans le fond, ces mécanismes d'allocation là non seulement pour les
organismes communautaires, mais, comme on le précise, pour toute personne ou
tout regroupement qui serait désigné par le Conseil du trésor en vertu, là, de
ce qui est prévu à l'article 89. Donc, en gros, on reconduit la pratique actuelle,
mais en bénéficiant, là, de l'apport que peut apporter Santé Québec en matière
de coordination opérationnelle et de rapprochement du terrain.
• (10 h 20) •
Le Président (M. Provençal)
:Interventions? M. le député des Îles.
M. Arseneau : …quand on dit «créer
un programme» ou «doit mettre en œuvre un programme», en fait, c'est reconduire
le programme actuel, essentiellement.
M. Coubat (Pierre-Albert) : …on
précise le rôle de Santé Québec dans la définition des programmes en question.
Donc, plutôt que ce soit le ministère, là, de façon très stratégique puis, des
fois, un peu plus éloignée du terrain, là, dans le fond, ce sera Santé Québec,
là, avec plus de proximité.
M. Arseneau : D'accord.
Est-ce que... Quand on dit : Un programme d'aide financière pour les organismes
<communautaires...
M. Arseneau :
...les
organismes >communautaires, vous savez qu'on discute souvent, là, du
fait qu'on soutient la mission de ces organismes-là, mais il y a aussi des
subventions qui sont accordées de façon ponctuelle. Est-ce qu'il serait
envisageable d'inscrire un programme d'aide financière à la mission, préciser
qu'il faut soutenir la mission de ces organismes-là?
M. Dubé : Est-ce que vous
voulez commenter? M. le Président, je vois que M. Paré voulait peut-être
intervenir.
Le Président (M. Provençal)
:M. Paré, s'il vous plaît, vous vous nommez
avant toute chose puis allez-y.
M. Paré (Daniel) : Oui,
bonjour, Daniel Paré, sous-ministre à la santé et services sociaux.
Encore là, au niveau de la loi en tant que
telle, ce que cet article-là vient définir, c'est que, si le Conseil du trésor,
là, un gouvernement voudrait développer des nouveaux services de soutien, Santé
Québec le ferait. Ça fait que, comme vous parlez du… Au niveau des organismes
communautaires, ce programme-là existe déjà. Ce que vous soulignez, là,
peut-être de dire… bien, changer la notion à la mission globale ou des ententes
spécifiques, bien, ça, c'est plus dans le cadre de référence entre le PSOC et
les établissements que ça se ferait et non au niveau de la loi.
M. Arseneau : …comprendre,
ce qui veut dire que la loi… Quand on parle d'un programme d'aide financière,
le programme, il peut être composé de multiples volets, ainsi de suite, de
multiples mesures, dont une mesure d'aide à la mission, et d'autres pour
d'autres fins, j'imagine, plus spécifiques. C'est ce qu'on doit comprendre de
la terminologie actuelle, plus large, et un programme, en fait, ça sous-tend
plusieurs mesures, mais ça fait partie d'un seul et même programme. C'est ça?
M. Dubé : Très bien
résumé, voilà.
M. Arseneau : D'accord.
Merci.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres interventions sur
l'article 92? Oui, M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Merci, M.
le Président. Je vais vous lire le commentaire… on va gagner du temps parce que
c'est lundi matin pour moi aussi, là… un commentaire qui nous a été fait, là,
par écrit, dans un des mémoires, par la table des regroupements d'organismes
communautaires et bénévoles, là, c'est évidemment la table de toutes les
tables, là : «L'article 92 précise aussi qu'un programme d'aide
financière prévoit les critères d'admissibilité aux subventions, leurs barèmes
et leurs limites ainsi que leurs modalités d'attribution.» Ça… de ce qui est
sorti du projet de loi ici, de l'article, donc, 92.
«Le PSOC — continue la table — existant
depuis 1973, nous ne comprenons pas qu'il ne soit pas nommé et que
l'élaboration d'autres programmes soit ainsi évoquée sans que des discussions
aient eu lieu. Ajoutons que, contrairement à la LSSSS, qui fut adoptée avant la
politique gouvernementale de l'action communautaire, le p.l. n° 15 a la possibilité de référer aux balises qu'elle
contient.» Donc, de ce que je comprends de l'inquiétude soulevée ici par la
table, c'est qu'on ne nomme pas précisément PSOC. Pouvez-vous commenter
effectivement sur cette inquiétude-là?
M. Dubé : On a pris ce
commentaire-là en ligne. Ce qu'on m'a expliqué, puis que je suis prêt à expliquer
en ondes ce matin, c'est très difficile pour la loi de prendre un programme
spécifique et d'y référer, je pense qu'on... pas parce qu'on ne voulait pas le
faire, mais c'est parce qu'imaginez-vous, si, par exemple, les règles de ce
programme-là changeaient dans deux ans, toutes les implications que ça a… ou
que ce programme-là était... encore pire, était remplacé par un autre. Alors,
je pense que nous, on a regardé puis on a dit : Assurons-nous des
principes de règles. Mais on a pris la décision de ne pas référer au PSOC comme
tel, bien que ça soit un programme qui soit très connu, là, mais on a... Je ne
sais pas si Me Paquin veut ajouter quelque chose, mais c'était très clair pour
nous que... On a regardé cette suggestion-là, mais, pour les raisons que je
viens d'expliquer, on n'est pas allés plus loin.
Le Président (M. Provençal)
:Est-ce que vous avez des commentaires
à ajouter?
M. Paquin (Mathieu) : Non,
M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
:Merci.
M. Marissal : Je
comprends l'explication, là, qu'on vise plus large plutôt que spécifiquement… Puis
le ministre a raison que le programme pourrait changer. Ce qu'on nous dit
souvent, puis je pense que tous les députés aussi autour de la table, là, le
savent, là, le PSOC, c'est un peu compliqué, des fois, là, c'est un peu... Il y
a des méandres administratifs là-dedans. Ce n'est pas parfait, là, comme
programme, loin de là.
Alors, la table nous dit aussi : «Nous
craignons également que Santé Québec ne dispose pas des leviers pour faire
respecter les fondements du PSOC issus des orientations du ministre par chacune
de ses divisions régionales, ce qui ne ferait que reproduire l'écueil actuel,
les directions du ministère se réfugiant derrière le concept de la régionalisation
pour ne pas faire respecter les règles harmonisées du <PSOC...
M. Marissal :
...harmonisées
du >PSOC.»
Quand je dis que, parfois, c'est un peu
complexe, là, le fonctionnement, là, certains groupes l'ont, d'autres groupes
ne l'ont pas. On réfère ces organisations-là ou ces groupes communautaires là
au PSOC, qui se font dire : Non, toi, tu ne fittes pas dedans pour telle
région, la région d'à côté... Donc, vous comprenez la préoccupation que ces
gens-là nous envoient ici?
M. Dubé : Non seulement je la
comprends, mais je pense que, si on a à améliorer le PSOC, ce n'est pas par le p.l. n° 15, je vais être très clair. Ce que je comprends aussi,
c'est qu'en ce moment il y a certaines attributions qui sont faites par le
ministère et d'autres par des établissements. Là, ce qu'on veut, c'est avoir la
vue globale qui va se faire par Santé Québec, mais avec l'orientation du
ministère, plus d'argent qui vient du ministère comme... À moins que je me
trompe, là, on veut vraiment ramener ça à Santé Québec pour qu'il ait une vue
globale. Alors, si vous me dites : Est-ce que ça va simplifier les règles,
puis pourquoi, dans une région, des fois, il y en a qui en ont plus pour un
service équivalent?, ça aussi, je pense qu'il est important, pour Santé Québec,
de s'assurer que les pratiques sont... tiennent compte des critères qui sont
mis et non, des fois, de l'argent du ministère versus un établissement. Alors,
oui, ça tient compte de ça aussi.
M. Marissal : De ce que je
comprends de leurs craintes, puis, comme je le dis, là, comme député, pour...
ayant souvent des échanges avec des organisations, des organismes, des groupes,
ils ne souhaitent pas s'éloigner davantage encore de la prise de décision, là,
donc, complexifier encore par une couche de bureaucratie leur lien, parce que,
tu sais, vous savez, là, des fois, on traverse au salon bleu, on va vous voir
avec une enveloppe, pas brune, là, mais une enveloppe avec un dossier, avec un
dossier, je précise, puis on a colligé les trucs dans la circonscription. Un
groupe essaie de se faufiler, de trouver une voie de passage vers le PSOC, et,
des fois, on va vous voir directement, vous ou votre collègue le ministre
Carmant, parce que, justement, ces gens-là ne sont pas capables de se trouver
un chemin. Il ne faudrait certainement pas compliquer l'affaire, là.
M. Dubé : …de ramener tout ça
à des règles d'un groupe, comme je viens de dire, Santé Québec, au lieu d'avoir
cette dualité-là, je pense que ça va aider beaucoup. Moi… En tout cas, c'est la
décision qu'on a pris. On a dit : Quant à la création, est-ce que Santé
Québec peut améliorer l'efficacité de l'application du programme? Je fais
attention parce que le ministère pourrait décider de changer le programme ou
d'en mettre un autre, mais, pour le moment, on a trouvé que c'était mieux
d'avoir un groupe qui s'occupe de... Ça va?
M. Marissal : C'est une
hypothèse que vous venez d'émettre.
M. Dubé : Bien, moi, c'est
plus qu'une hypothèse, parce que vous avez deux personnes qui administrent un
même programme, là, ça a des grosses chances d'être plus compliqué que d'une
seule... un seul groupe qui l'administre dans mon livre à moi, là.
M. Marissal : Quand je dis
que c'est une hypothèse quand vous dites : Le ministère pourrait changer
le programme...
M. Dubé : Ah! l'hypothèse,
excusez-moi, non, non, vous dites... C'est parce qu'aujourd'hui, pour votre
première question, j'y ai déjà répondu, je vous ai dit : On ne veut pas
référer au programme parce que ce programme-là, il n'est peut-être plus... mais,
écoutez, on a quoi, 50 % d'augmentation du PSOC depuis, quoi, trois ans.
L'intention, ce n'est pas de l'enlever, là, mais il est rendu à combien, le
montant total du PSOC? C'est assez important, là. Alors...
M. Coubat (Pierre-Albert) : Le
montant total pour les organismes communautaires et les autres organismes, dans
le fond, on est rendus à 1,55 milliard dans le budget 2023‑2024, c'est
le programme Services, 2-13, là, dans le cahier explicatif des crédits.
M. Dubé : 2-13, à la
page 2.
M. Marissal : C'est bon pour
moi.
Le Président (M. Provençal)
:Ça va? Y a-t-il d'autres
interventions sur l'article 92? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous
allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 92 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Adopté. Merci. Article 93, M. le
ministre.
• (10 h 30) •
M. Dubé : Avec plaisir, bon,
93 se lit comme suit :
«Santé Québec voit à la répartition
interrégionale des ressources nécessaires au financement du système de santé et
des services sociaux en fonction des populations à desservir et de leurs
caractéristiques sociosanitaires.
«Elle établit des mécanismes d'allocation
des ressources afin de permettre aux établissements de gérer les enveloppes
budgétaires qui leur sont allouées.»
C'est un peu ce que j'ai expliqué tout à
l'heure, hein? Le commentaire : Cet article prévoit que Santé Québec doit
prendre en considération les populations à desservir et leurs caractéristiques
sociosanitaires dans la répartition des ressources. Il ajoute qu'elle doit
établir des mécanismes d'allocution... d'allocation, pardon, des ressources
dans l'objectif que l'établissement puisse gérer leurs enveloppes budgétaires.
C'est un peu ce que j'ai expliqué tout à l'heure, peut-être, à l'avance de 93...
10 h 30 (version révisée)
M. Dubé : ...expliqué tout à l'heure,
peut-être à l'avance, de 93.
Le Président (M. Provençal)
:M. le député de Pontiac.
M. Fortin :Oui, merci... merci, M. le Président. Je suis content qu'on
arrive à l'article 93. Puis, ce n'est pas une surprise pour le ministre, là,
moi, je représente une région qui a des grands défis en matière de santé, qui a
une population qui est en évolution rapide, en augmentation rapide, un peu
comme le ministre, d'ailleurs. La Montérégie n'est pas très différente de l'Outaouais
en ce sens-là, c'est une population qui augmente rapidement. On pourrait parler
des Laurentides, de Lanaudière, d'autres régions. Et c'est souvent ces
régions-là, M. le ministre, où on a de la misère à offrir un certain niveau de
services et... ou à maintenir un certain niveau de services.
Alors là, quand on vient parler de
répartition interrégionale des ressources, il y a beaucoup de gens dans ces
régions-là, la vôtre, la mienne et celles qu'on a nommées, là, qui se posent
des questions par rapport à l'évolution des budgets, comment ça marche,
pourquoi on n'a pas l'argent nécessaire. Et, vous l'avez vu... Bien, vous l'avez
vu, M. le Président, vous avez voté là-dessus comme tous les députés de l'Assemblée
nationale en 2019. Je sais qu'il y a des nouveaux députés autour de la table,
mais M. le ministre était là, vous étiez là, moi, j'étais là, et on a tous voté
une résolution ou une motion, à l'époque, pour dire que l'Outaouais méritait un
statut particulier, on a fait la même chose avec les Laurentides l'année d'après,
et qu'à travers ce statut-là, qu'on devait avoir une amélioration de certains
niveaux de services.
Quand l'observatoire de l'Outaouais fait
aujourd'hui une analyse sur où on est rendus quelques années plus tard, bien,
on voit que cet écart-là entre le financement en santé, entre autres, mais c'est
vrai dans d'autres domaines aussi, dans notre région, la différence ou le
manque à gagner, il a augmenté depuis... depuis cette fameuse motion-là il y a
quatre ans. Alors, il y a beaucoup de gens dans ma région qui se posent des
questions à savoir comment ça se fait. C'est vrai ailleurs aussi, mais là,
puisqu'on est justement dans la répartition interrégionale des ressources, il
me semble que c'est l'occasion d'en parler, et on aura un amendement plus tard.
Mais pourquoi, M. le ministre, là... Comment
on peut expliquer que la répartition interrégionale, quand on parle des
Laurentides, de l'Outaouais, de régions à statut particulier, quand on vote
là-dessus, que ces enjeux-là non seulement demeurent mais deviennent encore
plus importants qu'ils l'étaient par le passé?
Le Président (M. Provençal)
:M. le ministre.
M. Dubé : Bien, écoutez, il y
a plusieurs raisons qui peuvent expliquer ça. Je veux juste... Peut-être que j'ai
fait une erreur tantôt — puis je vais répondre quand même à votre
question, là — j'aurais dû lire l'amendement à 93.1, parce qu'on
avait... Ou c'est... Et ce n'est pas un amendement, c'est un ajout?
Une
voix : ...
M. Dubé : O.K. Donc, c'est un
ajout. O.K. Parfait. Alors, excusez-moi, là. Je pensais qu'on avait un
amendement qu'on n'avait pas fait. Donc, je vais continuer l'explication.
Je veux juste dire que, dans la LSSSS
actuelle ou la MRS, on est vraiment dans la même chose. Ce que je pense, M. le
député, c'est que — puis on l'a discuté aux crédits — oui,
c'est vrai qu'il y a des augmentations importantes en Outaouais, vous l'avez
dit, en Laurentides, puis tout ça, mais malheureusement, dans les règles
actuelles, il y a aussi nos grandes régions comme Montréal... Quand on était
aux crédits puis on a discuté, on a vu qu'il y a des critères, en ce moment,
qui font que... par exemple, quand on était dans la COVID, qu'il y avait des
augmentations importantes de services qui devaient être données dans la grande
région de Montréal, ce qui faisait que les règles qu'on avait devaient aussi...
je ne dirais pas favoriser, mais en donner plus à ces grandes régions là. Ça
fait que vous avez raison qu'il n'y a pas eu de... on n'a pas réglé le
problème, mais il y a d'autres problèmes ailleurs.
Alors, moi, ce que... c'est pour ça que je
veux que ça soit clair dans la loi ici, puis c'est ça que 93 dit, qui était
quand même là dans la loi, mais je veux que ça soit partie d'un processus — comment
je vous dirais ça sans répéter ce que j'ai dit tout à l'heure, là — que
lorsque l'Outaouais va venir présenter son budget à Santé Québec, bien, il va
dire : Moi, là, je vous le dis, ce n'est pas 5 % d'augmentation que j'ai
besoin, c'est de tenir compte que j'ai 7 % d'augmentation de population.
Vous me suivez? Et, ça, je veux que ça soit clairement dans les règles
intérieures de Santé Québec pour répondre à l'article 93, ce qui n'est
peut-être pas aussi clair que ça aujourd'hui. Alors, moi, c'est ça que je
voudrais... répondrais aujourd'hui, puis pour être certain que l'équilibre que
M. Coubat a à <faire...
M. Dubé :
...moi,
c'est ça que je voudrais... répondrais aujourd'hui, puis, pour être certain que
l'équilibre que M. Coubat a à >faire en tant que sous-ministre adjoint
avec le ministre, c'est de dire : Maintenant, quand on transfère ça au
Trésor, est-ce que j'ai assez d'argent pour tout le monde en fonction de ça?
Alors, moi, je pense que ça vient clarifier cette approche-là.
Et, quand on aura la discussion aux
crédits cette année... Rappelez-vous, c'est la première fois, je pense, on le
présentait, les déficits par région, puis on voyait... Je me souviens, il y
avait quelqu'un qui avait dit : Oui, mais il y a un surplus à Montréal. Mais
il y a un surplus à Montréal, mais en raison de toutes les demandes qui ont été
faites. Vous comprenez? Tu sais, rien ne se perd, rien ne se crée, mais il y a
un budget x, là.
M. Fortin :Mais l'enjeu, ce n'est pas juste le surplus montréalais,
là. Tout le monde comprend, tout le monde au Québec va comprendre ça, là, qu'il
y a des grandes institutions à Montréal, là, qui... Notre hôpital pour enfants,
il est à Montréal, hein? On a des institutions...
M. Dubé : Et voilà. C'est un
très bel exemple. C'est un très bel exemple.
M. Fortin :...des institutions de soins spécialisés qui font en sorte
qu'on n'a pas ces soins-là ailleurs, dans d'autres régions au Québec. Puis, ça,
tout le monde le saisit, mais la différence entre la répartition régionale en
Outaouais et... versus, par exemple, le Saguenay, l'Estrie ou d'autres régions,
elle existe. Puis c'est vrai avec la Montérégie, c'est vrai avec les
Laurentides, Lanaudière, etc.
Donc, on a un enjeu à régler ici, et c'est
pour ça que, M. le Président, je vais présenter l'amendement, qui n'est pas...
et pour lequel je n'ai pas de mérite, à part si les groupes me l'offrent, là,
parce qu'il a été écrit par les gens d'Action Santé Outaouais, d'Équité
Outaouais et de SOS 07. Alors, M. le Président, à ce moment-ci, si vous le
permettez, je présenterais un amendement à ce niveau-là.
Le Président (M. Provençal)
:Alors, on va le projeter, on va
projeter votre amendement à l'écran. Alors, je vais vous inviter à nous en
faire la lecture, M. le député.
M. Fortin :Oui, merci... merci, M. le Président. Alors, l'article 93
du projet de loi est modifié :
1° par l'insertion, après le premier
alinéa, des suivants :
«Selon un calcul qu'elle rend public, elle
alloue aux différentes régions sociosanitaires du Québec, en fonction de leur
proportion de la population provinciale, leur démographie, leurs particularités
géographiques et frontalières, les ressources humaines, financières et
infrastructurelles pour assurer l'intégrité et l'efficacité du système de
santé.
«Les chiffres employés dans le calcul des
ressources régionales sont mis à jour tous les deux ans à la suite de
consultations publiques avec les intervenants, les organismes et les citoyens
dans chaque région sociosanitaire.» Et
2° par la suppression du deuxième alinéa.
Et, M. le Président, je le disais, là, je
n'ai pas de mérite, sauf celui de porter leur voix, mais... Et ce n'est pas non
plus une surprise pour le ministre, parce qu'on l'avait dit publiquement, qu'on
déposerait cet amendement-là en leur nom, en fait, au nom des gens de la région.
Mais voici ce qui est un des grands enjeux qui sous-tend leur demande. C'est
qu'en ce moment, là, on n'a aucune espèce... comme population, comme citoyens,
on a aucune espèce d'idée de comment ça marche. Et effectivement, là, dans la
façon que les budgets sont alloués, oui, il y a des modifications qui sont
faites aux règles, on a parlé de financement à l'acte, et ainsi de suite, là, au
cours des dernières semaines, mais est-ce qu'il y a réellement une consultation
publique avec les gens qui sont impliqués dans le milieu pour comprendre la
réalité de chaque région?
Là, je pense, entre autres, par exemple, à
l'observatoire de l'Outaouais, qui peut informer le ministère, qui peut
informer les gens, les gens aux Finances, aux différents ministères de la
réalité régionale, de l'évolution régionale, de ce qui est en train de se
passer, du vieillissement de la population, etc. Alors, je pense, la demande
d'avoir une certaine transparence, là, nous apparaît tout à fait logique,
d'avoir un calcul régulier, parce que les régions changent plus que jamais. On
l'a vu au cours de la COVID, les déplacements de population, bien, il y a des
régions qui ont des besoins qui grandissent : il y en a qui ont plus de
vieillissement, il y en a qui ont plus d'immigration, il y en a qui ont des
besoins différents de ce qu'ils étaient.
Alors, pour nous, la demande qui est faite
ici, d'avoir une plus grande transparence au niveau de comment ces règles
budgétaires là sont allouées à chaque établissement, à chaque région, ça nous
apparaît une bonne chose, et c'est pour ça qu'on demande au ministre s'il est
ouvert à se plier à leur demande.
• (10 h 40) •
Le Président (M. Provençal)
:M. le ministre.
M. Dubé : Bien, la réponse,
c'est que, bien, premièrement, aux crédits... aux crédits, on a cette
discussion-là, puis je pense qu'on a été très transparent, par exemple, aux
crédits, l'an dernier, pour expliquer c'était quoi, les règles. Je pense qu'on
s'entend.
Là, vous me demandez de mettre dans la loi
ce niveau de détail là, qui est une procédure de Santé Québec qui pourrait...
Puis là il faudrait que je voie : Est-ce que ça serait mieux dans un
règlement de... un règlement intérieur de Santé Québec? Je ne sais pas. Ce que <je...
M. Dubé :
...ça
serait mieux dans un règlement de... un règlement intérieur de
Santé
Québec? Je ne sais pas. Ce que >je ce que je vais faire... Parce que je
respecte ça, je respecte la demande, vous comprenez, là, d'avoir ce détail-là,
qu'on a commencé à... qu'on a commencé à faire, que j'ai expliqué. Vous allez
me donner quelques minutes, puis je vais voir où est-ce que ça pourrait être.
Parce que je reconnais le besoin, mais je veux juste être certain, comme on
discute souvent, M. le député, puis je comprends votre rôle, je veux juste être
sûr qu'il est au bon endroit. Ça fait que...
Le Président (M. Provençal)
: ...
M. Dubé : On va suspendre puis
on va...
Le Président (M. Provençal)
:On suspend les travaux, s'il vous
plaît.
(Suspension de la séance à 10 h 41)
11 h (version révisée)
(Reprise à 11 h 14)
Le Président (M. Provençal)
:Nous reprenons nos travaux. Il y a eu
certaines discussions hors ondes, mais, cependant, je vais laisser la parole au…
à la personne qui avait déposé l'amendement, le député de Pontiac. Alors, M. le
député.
M. Fortin :Oui, merci. Merci, M. le Président. De fait, comme vous l'avez
mentionné, là, on a eu une discussion, au cours des dernières minutes, avec le
ministre et l'équipe gouvernementale. Ce qui en ressort, essentiellement, et
corrigez-moi si j'ai tort, M. le ministre, là, c'est que, sur l'objectif, de
façon générale, vous êtes… vous êtes d'accord avec l'objectif visé par... du
moins des grandes parties de ce qui est présenté. Cependant, il y a peut-être
une meilleure façon de s'y prendre, dans le texte de loi, là, selon ce que je
comprends de votre côté.
La seule chose avant de peut-être... avant
de voter sur cet article-là et de revenir avec d'autres modifications ou
amendements, la partie sur la consultation. Les gens ici, là, demandent d'avoir
une consultation aux deux ans pour s'assurer qu'avant de prendre les décisions
ou les... sur des budgets, qu'il y a un mécanisme très clair d'établi, de
consultations régulières avec les organismes concernés et les gens de la
région, là. Je pensais, j'ai mentionné tantôt l'observatoire de l'Outaouais,
qui pourrait être un intervenant… un intervenant clé. Je comprends que vous
avez une perspective là-dessus, peut-être… peut-être nous l'offrir, là, avant
qu'on passe au vote sur la première motion.
M. Dubé : Avec plaisir, parce
que, je pense, l'endroit où on va atterrir, là... Puis j'apprécie la suggestion
qui a été amenée par l'opposition. Je vous dirais que, sur le principe de la
consultation, il faut aussi se rappeler comment on change le mandat. On modifie
le mandat de nos conseils d'établissement, qui, eux, vont devoir faire
exactement ce genre de consultation là avec les comités d'usagers et d'autres
groupes. Ça fait que moi, je suis très confortable que le conseil d'établissement…
sur la partie consultation du <mécanisme...
M. Dubé :
...avec
les comités d'usagers et d'autres groupes. Ça fait que moi, je suis très
confortable que le conseil d'établissement… sur la partie consultation du >mécanisme,
qui est suggéré ici, elle va se faire, cette consultation-là. Alors, c'est ça
que je vous répondrais, mais, pour le reste de ce qui est demandé, transparence
du processus, on va trouver la bonne terminologie. Mais je pense qu'on va... on
va trouver le bon compromis, là.
M. Fortin :O.K. Alors, sur la… sur la consultation, là, ce que vous me
dites, c'est que vous laissez ça dans les mains des P.D.G., de faire leurs
consultations internes...
M. Dubé : Avec les conseils
d'établissement et des membres des conseils d'établissement.
M. Fortin :O.K… ce n'est pas… ce n'est pas ce que les gens d'Équité
Outaouais, d'Action Santé Outaouais et de SOS 07 souhaitaient. Je comprends que
vous me dites : Ça va arriver, mais il faut juste s'assurer que ça arrive,
qu'il n'y ait pas des P.D.G. qui ne le font pas, là, que ça... que cette
consultation-là a bien lieu quand même, là.
M. Dubé : Mais le fait de
l'avoir dans... un 93 modifié...
M. Fortin :Oui.
M. Dubé : Moi, je vois très
bien des gens, comme la table de consultation, de dire : Est-ce qu'on peut
l'avoir? On peut-tu discuter ça, ou de demander à leurs représentants de le
discuter. Alors, c'est pour ça, je dis, le processus de consultation, pour moi,
il se fait soit directement par le conseil d'établissement ou par un groupe
qu'il pourrait donner... à qui il pourrait le déléguer, je devrais dire. Je ne
sais pas si ça répond à votre...
M. Fortin :Je pense que ça... Pour la… pour la consultation, ça va,
moi, M. le Président, j'ai fait mon plaidoyer en faveur des gens de
l'Outaouais. Puis la... le point principal, puis on va y revenir, là, dans les
prochains articles, c'est que la répartition interrégionale, en ce moment, elle
n'est pas satisfaisante aux yeux de plusieurs. Puis, en fait, il n'y a pas
beaucoup de citoyens en Outaouais qui vous diraient qu'elle est satisfaisante.
Alors, il faut améliorer le système, il faut trouver une façon de faire. Alors,
moi, je suis prêt à voter, là, sur l'amendement initial qui avait été proposé
par les gens de la région, et on reviendra par la suite, là, avec certaines des
modifications qui sont proposées par l'équipe gouvernementale.
Le Président (M. Provençal)
:Désirez-vous qu'on fasse par appel
nominal?
M. Fortin :Oui, bien sûr.
Le Président (M. Provençal)
:Alors, Mme la secrétaire, s'il vous
plaît.
La Secrétaire : Oui. Alors, M. Fortin
(Pontiac)?
M. Fortin :Pour.
La Secrétaire : Mme Setlakwe
(Mont-Royal—Outremont)?
Mme Setlakwe : Pour.
La Secrétaire : M. Dubé
(La Prairie)?
M. Dubé : ...je veux juste
être certain, là...
Le Président (M. Provençal)
:…on vote sur le précédent.
M. Dubé : O.K. Bien, c'est
pour ça, parce que je veux... Vous, vous êtes pour; moi, je suis contre. Parce
que je veux juste qu'on se comprenne bien.
Le Président (M. Provençal)
:Bien oui, on avait... C'est l'autre,
c'est celui-ci, là.
M. Dubé : Oui, oui, je
comprends très bien, je voulais juste qu'on se comprenne.
Le Président (M. Provençal)
:...
M. Dubé : Non, non, il n'y a
pas de problème.
Le Président (M. Provençal)
:...je n'ai pas été assez clair.
M. Dubé : Non, non, non.
C'est lundi pour tout le monde.
Le Président (M. Provençal)
:Oui, c'est ça. Alors, on vote sur le
premier amendement qui a été déposé par le député Pontiac. Alors, on est rendu
à vous, M. le ministre.
M. Dubé : Contre, pour être
clair.
Des voix : ...
La Secrétaire : ...Mme Lachance
(Bellechasse)?
Mme Lachance : Contre.
La Secrétaire
: Mme Picard
(Soulanges)?
Mme Picard : Contre.
La Secrétaire
: Mme Gendron
(Châteauguay)?
Mme
Gendron
:
Contre.
La Secrétaire
: M. St-Louis
(Joliette)?
M. St-Louis : Contre.
La Secrétaire
: M. Rivest
(Côte-du-Sud)?
M. Rivest : Contre.
La Secrétaire
: M. Marissal
(Rosemont)?
M. Marissal : Pour.
La Secrétaire
: M. Arseneau
(Îles-de-la-Madeleine)?
M. Arseneau : Pour.
La Secrétaire
: M. Provençal
(Beauce-Nord)?
Le Président (M. Provençal)
:Abstention. Donc, le premier
amendement déposé à l'article 93 par le député de Pontiac est rejeté.
Maintenant, M. le député de Pontiac, je vous recède la parole pour un nouvel
amendement.
M. Fortin :Oui, merci, merci, M. le Président. Et, peut-être juste
pour les gens de l'Outaouais qui nous écoutent, là, il y a... dans ce qui reste
de la demande, là, la partie consultation, disons que le ministre a... où on a
échangé avec le ministre, là, mais il reste la partie sur la transparence et il
reste la partie sur la répartition, comment sont réparties les ressources, là, le
mode de calcul des… de la répartition.
Ce que je comprends, et corrigez-moi si
j'ai tort, soit M. le ministre ou Me Paquin. O.K.? Oui, monsieur... merci, je
ne sais pas pourquoi, ça fait assez longtemps qu'on se voit, je ne sais pas
comment j'ai oublié ça. La partie sur la transparence, ce que vous me dites,
c'est que c'est plus facile d'y arriver à l'article 101 qu'à
l'article 93, c'est ça? Alors, on aura d'autres modifications à
l'article 101. Exact? Oui?
• (11 h 20) •
Le Président (M. Provençal)
:...modifications à l'article 102.
Une voix : 101.
Le Président (M. Provençal)
:101. Merci.
M. Fortin :Pour faire en sorte, comme M. le ministre le disait, que ce
soit dans le rapport annuel que ce mécanisme-là soit dévoilé. Alors, moi, ça me
convient. Ce qu'on voulait, à travers ça, c'est que le mécanisme de
répartition, là, soit publiquement étalé à une place ou un autre. Dans le
rapport annuel, on n'a pas de problème. Alors, on y reviendra à 101, mais là, à
ce moment-ci, M. le Président, on va, après discussions, redéposer un
amendement, là, à l'article 93, qui se lit comme suit :
Remplacer, dans le premier alinéa de
l'article 93 du projet de loi, «et de leurs caractéristiques
sociosanitaires» par «de leurs caractéristiques sociosanitaires et des
caractéristiques et des <besoins…
M. Fortin :
...l'article 93, qui se lit comme suit :
Remplacer, dans le premier alinéa de
l'article 93 du projet de loi, «et de leurs caractéristiques
sociosanitaires» par «de leurs caractéristiques sociosanitaires et des
caractéristiques et des >besoins régionaux.».
Alors, l'article se lirait comme suit :
«Santé Québec voit à la répartition interrégionale des ressources nécessaires
au financement du système de santé et de services sociaux en fonction des
populations à desservir, de leurs caractéristiques sociosanitaires et des
caractéristiques et besoins régionaux. Elle établit des mécanismes d'allocation
des ressources afin de permettre aux établissements de gérer les enveloppes
budgétaires qui leur sont allouées.»
Alors, juste peut-être... Puis peut-être
que les gens de la partie... pas nécessairement, bien, le ministre ou les
avocats, là, qui sont présents et qui sont toujours très exacts dans leur
terminologie, pour s'assurer qu'on respecte tout. Le point... un des points que
les… qui est important aux… aux yeux des gens de l'Outaouais, c'est la question
de la réalité frontalière. Moi, on m'a donné une explication à savoir pourquoi
ce n'était pas possible de le mettre dans la loi, mais je suis certain que les
légistes peuvent le faire de façon bien plus… bien plus détaillée que moi,
j'aurais pu le faire. Là, en fonction des besoins régionaux et des
caractéristiques, je comprends que ça peut inclure les caractéristiques
géographiques et frontalières, là, qui étaient discutées, mais le terme
«frontalier» est important aux yeux des gens de ma région. Alors, peut-être
qu'on peut juste, au micro, expliquer pourquoi ce n'est pas possible de faire
ça.
Le Président (M. Provençal)
:Me Paquin, s'il vous plaît.
M. Paquin (Mathieu) : Oui, M.
le Président. En fait, ici, c'est qu'on ne veut pas parler de frontière, en ce
sens où la frontière, elle est la frontière internationale. Donc, elle ne se… ce
ne sont pas forcément les notions de frontalière que les gens du comté du
député de Pontiac ont en tête, mais c'est… assurément, cette délimitation-là
fait partie des caractéristiques de la région en question. Alors, on essaie de
le couvrir avec un vocabulaire un peu plus général dans «caractéristiques et
besoins régionaux».
M. Fortin :Bon, moi, je suis d'accord que ce n'est pas une frontière
internationale, je ne sais pas trop si les gens en face sont d'accord. Je sais
que les collègues à ma gauche ne le sont pas, mais, pour les besoins de la
chose, j'irai me rallier aux arguments de Me Paquin. J'espère qu'ils vont tous
se rallier aux arguments de Me Paquin pour l'instant.
Et, ceci étant, la question... Là, quand… dans
l'amendement qu'on a devant nous, on parle de besoins régionaux, là. Donc là, ça,
c'est pour tenir compte des ressources qui sont déjà en place. Donc, par
exemple, une région qui est... qui a déjà toutes les ressources nécessaires en
matière de ressources humaines, il n'y en a pas, au Québec, là, mais qui a… qui
est plus proche de l'objectif que d'autres, aurait peut-être moins de besoins
régionaux qu'une région comme la mienne, qui fait face à un plus important
déficit en matière de ressources humaines ou un plus important déficit en
matière de ressources informationnelles, ou autres. Donc, en tenant compte des
besoins régionaux, moi, je comprends que c'est moins précis que ce qui était
proposé, mais que ça englobe le même concept. C'est bien ça? O.K.
M. Dubé : Exactement.
M. Fortin :
Alors, moi, avec ça puis avec ce qui est à l'article 101, je comprends que
c'est un compromis. C'est moins précis, mais ça englobe et ça donne une
obligation au ministre de tenir compte, justement, des réalités géographiques,
frontalières, démographiques et des ressources humaines, d'infrastructures, et
autres, là, qui étaient dans l'amendement initial proposé par des gens de
l'Outaouais.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va?
M. Dubé : J'aurais peut-être
juste un point à rajouter.
Le Président (M. Provençal)
:Oui, allez-y, M. le ministre.
M. Dubé : Parce que je suis
tout à fait d'accord avec ce que le député de Pontiac vient de mentionner et...
Puis on discutera pourquoi je pense qu'en termes de transparence le fait d'être
dans le rapport annuel, quand on fera 101, va répondre au besoin de transparence.
Je veux juste dire un mot sur
«transition». Transition, c'est qu'on a, en ce moment, des endroits où on a
pris des gestes, que ce soit dans nos grands centres ou même ailleurs, où il va
falloir non seulement avoir des calculs, mais des calculs de transition,
c'est-à-dire qu'on ne peut pas, du jour au lendemain, changer complètement la
méthode sans tenir compte de décisions qui ont déjà été prises. Alors, je fais
juste rajouter ça pour être sûr que, quand on publiera, la première fois, le
calcul qui a été fait, donc on parlera du rapport annuel, il faudra bien
démontrer aussi que... voici les règles budgétaires qu'on a utilisées, mais
aussi qu'il y a de l'argent qui est là pour la transition à l'extérieur de ces
règles-là. Je pense qu'on se comprend bien puis je voulais juste le mentionner,
parce que c'est un point important pour le sous-ministre.
M. Fortin :O.K. Peut-être, dernière chose de mon côté, là, sur cet
amendement-là. L'objectif de tous ces groupes-là, Action Santé Outaouais, et
Équité Outaouais, et les autres, c'est de faire en sorte que la différence du
financement des opérations, là... Puis les infrastructures, c'est une chose,
mais les opérations, c'est-à-dire… puis là je ne parle pas de chirurgies, mais
des opérations du réseau de la santé, soit… le déficit soit moins grand envers
d'autres régions. J'espère qu'avec ces amendements-là c'est ce vers quoi on va
tendre, parce que, comme ils le disent avec <raison...
M. Fortin :
...le déficit soit moins grand envers d'autres
régions. J'espère qu'avec ces amendements-là c'est ce vers quoi on va tendre,
parce que, comme ils le disent avec >raison, ce déficit-là, il existe
déjà et puis il ne s'en va pas dans la bonne direction. Ce qu'on veut, c'est
inverser la tendance, là.
M. Dubé : Voilà. On est
tous d'accord avec l'objectif.
Le Président (M. Provençal)
:Ça va?
M. Fortin :Ça va.
Le Président (M. Provençal)
:Très bien. Autres... est-ce qu'il y a
d'autres interventions concernant l'article… l'amendement déposé par M. le
député de Pontiac? Oui, M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Oui. M. le
Président, pouvez-vous me donner une seconde ou deux, que je confère avec mon
collègue de Pontiac, là? Je veux être sûr de la séquence, là. On n'est pas en
train de comploter, M. le ministre, je veux juste m'assurer de bien suivre, là,
pour ne pas répéter des affaires ou m'en aller...
(Consultation)
Le Président (M. Provençal)
:Oui, M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Oui. Bien,
merci, là, de la petite parenthèse, là, ça m'a permis de le voir exactement...
parce que je n'ai pas fait partie de toutes les discussions, tout à l'heure,
hors micro, là. Alors, là, je pense que je suis pas mal à jour. J'avais... ce
n'est pas un grand secret, là, puis probablement que mon collègue des Îles
aussi, j'avais exactement le même amendement qui a d'abord été déposé, et je
n'ai pas plus de mérite que mon collègue, en plus, je ne suis même pas de
l'Outaouais, vraiment aucun mérite ici, là, mais j'avais exactement la même
formulation. Je comprends que vous ne voulez pas aller là. Ces groupes-là ne
seront pas satisfaits, on s'entend, hein? Parce qu'il y avait quand même des
demandes particulières qui datent depuis un moment.
Puis, pour fins de discussion, là, mais je
ne m'éterniserai pas, là, je vous lis ici une citation qui date… qui date de
juillet 2020, ça fait trois ans : «Par le passé, un statut particulier
était accordé, un projet mis de l'avant, mais il n'y a pas de financement.
C'est comme promettre aux enfants de leur acheter une PlayStation pour Noël,
mais sans jamais passer la carte dans la machine enregistreuse.» Bon, on
présume qu'il veut dire : On a promis une PlayStation, mais on ne l'a pas
achetée, finalement, là. Ça, c'est votre collègue de Papineau qui disait ça, le
ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, pour ne pas le
nommer. Donc, c'est une préoccupation depuis très, très longtemps, là. Puis, je
l'ai déjà dit ici, là, on peut voter toutes les motions qu'on veut à
l'Assemblée nationale, on dilue leur importance, qui est déjà parfois mise à
mal, si on n'en donne pas, de suite. C'est... On ne se rend pas service puis on
ne rend certainement pas service à la population. Les gens sont heureux le jour
où on vote ça à l'Assemblée nationale, puis après ça ils sont super déçus parce
qu'ils s'aperçoivent qu'il n'y a pas de suite. Je précise que c'est pareil dans
les Laurentides, beaucoup, surtout Laurentides aussi.
Donc, voilà, c'est le point que je voulais
faire. Puis je comprends que, sur la reddition, on ira plus à
l'article 101 avec le rapport annuel. Bon, ça, c'est déjà une avancée, là,
dont on pourra discuter tout à l'heure.
• (11 h 30) •
Le Président (M. Provençal)
:Il y aura des amendements pour venir
le préciser.
M. Dubé : Tout de suite
après celui qu'on fait là.
Le Président (M. Provençal)
:Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'amendement déposé par le député de Pontiac? S'il n'y a pas
d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix de cet
amendement.
M. Fortin :Par appel nominal.
Le Président (M. Provençal)
:Oui. Alors, Mme la secrétaire, s'il
vous plaît.
La Secrétaire : Oui. Alors, M. Fortin
(Pontiac)?
M. Fortin :Pour.
La Secrétaire : Mme Setlakwe
(Mont-Royal—Outremont)?
Mme Setlakwe : Pour.
La Secrétaire : M. Dubé
(La Prairie)?
M. Dubé : Pour.
La Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
Mme Lachance : Pour.
La Secrétaire : Mme Picard
(Soulanges)?
Mme Picard : Pour.
La Secrétaire : Mme Gendron
(Châteauguay)?
Mme Gendron : Pour.
La Secrétaire : M. St-Louis
(Joliette)?
M. St-Louis : Pour.
La Secrétaire : M. Rivest
(Côte-du-Sud)?
M. Rivest : Pour.
La Secrétaire : M. Chassin
(Saint-Jérôme)?
M. Chassin :Pour.
La Secrétaire : M. Marissal
(Rosemont)?
M. Marissal : Pour.
La Secrétaire : M. Arseneau
(Îles-de-la-Madeleine)?
M. Arseneau : Pour.
La Secrétaire : Et M. Provençal
(Beauce-Nord)?
Le Président (M. Provençal)
:Abstention. Alors, l'amendement
déposé par le député de Pontiac est adopté à l'article 93. Maintenant
est-ce que l'article 93, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Adopté. Merci. Donc, on avait… je
pense qu'il a été convenu que les articles 94 à 98, qui portent notamment
sur des fondations...
11 h 30 (version révisée)
Le Président (M. Provençal)
:...donc on avait... je pense qu'il a
été convenu que les articles 94 à 98, qui portent notamment sur les
fondations, sont suspendus pour le moment. Alors, ça va? Consentement pour tout
le monde?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Provençal)
:Merci. Ce qui nous amène... 99 avait
été traité, et 100, ce qui nous amène à l'article 101, M. le ministre.
M. Dubé : Très bien. Et je
prends la peine de rajouter que ce qui a été suggéré, entre autres, je dirais,
de façon globale, par l'opposition, là, avec le consensus de l'opposition, est un
très bel ajout. Alors, je veux dire merci beaucoup. C'est comme ça qu'on va y
arriver. Merci, très apprécié.
Alors, j'y vais pour 101, puis on va avoir
un amendement dans 101... Oui, c'est bien ça, hein? Parce qu'avec ce qu'on
vient de discuter ça nous prend un amendement de ce que va contenir le rapport
annuel. Ne bougez pas, là, j'y viens.
101. Bon : «Santé Québec doit, au
plus tard le 30 juin de chaque année, produire au ministre ses états
financiers ainsi qu'un rapport annuel de gestion pour l'exercice précédent.
«Le rapport annuel de gestion doit, en
outre des renseignements nécessaires en vertu de la Loi sur la gouvernance des
sociétés d'État, présenter :
«1° les effectifs de Santé Québec;
«2° la rémunération moyenne y compris
la rémunération variable et les autres avantages à ses salariés de même que
l'écart type;
«3° un sommaire du rapport présenté
au conseil d'administration de Santé Québec par le comité national de vigilance
et de la qualité.
«Le rapport annuel de gestion doit, de
plus, faire état du suivi des indicateurs visés au paragraphe 4° de l'article 99.
«Les états financiers et le rapport annuel
de gestion doivent également contenir tout renseignement exigé par le ministre.»
Le commentaire : Cet article prévoit
l'obligation pour Santé Québec de produire au ministre des états financiers
ainsi qu'un rapport annuel de gestion, et ce, au plus tard le 30 juin de chaque
année.
Il précise ensuite le contenu devant être
intégré au rapport annuel de gestion, en outre de ce que la Loi sur la
gouvernance des sociétés d'Étatprévoit. Ainsi, il indique que ce
rapport doit notamment présenter les effectifs de Santé Québec et un sommaire
du rapport présenté par le comité national de vigilance et de la qualité.
Bon, si vous me permettez, je vais aller
voir pour...
Le Président (M. Provençal)
:Votre amendement.
M. Dubé : ...l'amendement.
Bon, maintenant, est-ce que j'ai la dernière version de l'amendement?
Le Président (M. Provençal)
:On va le projeter.
Une voix : ...
M. Dubé : Travail d'équipe.
Alors, 101, l'amendement : Ajouter, à la fin du deuxième alinéa de
l'article 101 du projet de loi, les paragraphes suivants :
«4° les mécanismes mis en place
conformément au paragraphe 7° du premier alinéa de l'article 24;
«5° les difficultés rencontrées en
cours d'exercice concernant l'accès aux services de santé et aux services
sociaux requis par les usagers de ses établissements.»
Cet amendement vise à ce que le rapport
annuel de gestion de Santé Québec mentionne les mécanismes relatifs à la
consultation et à la mobilisation de la population qui ont été mis en place.
Il vise également à ce que ce rapport
mentionne des difficultés rencontrées au cours d'exercices concernant l'accès
aux services de santé et aux services sociaux requis par les usagers de ses
établissements.
Alors, on peut voir, peut-être, à l'écran...
Encore une fois, là, je ne sais pas si les gens nous suivent avec cet écran-là.
Une voix : ...
M. Dubé : Ils ne les voient
pas?
Le Président (M. Provençal)
:Ça va plus loin, la modification, s'il
vous plaît.
M. Dubé : Oui, il faut aller
un petit peu plus bas, oui. Et voilà. Alors, on rajoute un quatrième alinéa,
les mécanismes mis en place. Alors, ça dit : «...ainsi qu'un rapport
annuel de gestion pour l'exercice précédent... doit présenter :
«4° les mécanismes mis en place
conformément au paragraphe 7° du premier alinéa de l'article 24 — puis
on se rappelle que l'article 24, c'était en fonction de ses fonctions,
hein; et
«5° les difficultés rencontrées au cours
de l'exercice concernant l'accès aux services de santé et aux services sociaux».
Alors, c'est deux ajouts que l'on fait,
qui ne tiennent pas compte de la discussion qu'on a eue à 93, il y a quelques
minutes, qu'il faudra rajouter.
Le Président (M. Provençal)
:Oui. Interventions?
M. Fortin :...
Le Président (M. Provençal)
:Oui, pas de problème, M. le député de
Pontiac. Oui, puis M. le député des Îles-de-la-Madeleine voulait faire une
intervention.
M. Arseneau : Oui, peut-être
juste nous expliquer qu'est-ce qu'on entend par «les difficultés <rencontrées
en...
M. Arseneau :
...
nous expliquer qu'est-ce qu'on entend par «les difficultés >rencontrées
en cours d'exercice». Est-ce que c'est un rapport de plaintes?
Le Président (M. Provençal)
:...
M. Dubé : Oui, j'aimerais ça.
Le Président (M. Provençal)
:Alors, Me Paquin, s'il vous plaît.
M. Paquin (Mathieu) : Oui, M.
le Président. En fait, cet amendement-là fait suite à des discussions qui ont
eu lieu en juin dernier, et essentiellement, lorsqu'on parle des difficultés
rencontrées en cours d'exercice, ici, ce qu'on vise, c'est les mesures de
transparence relatives aux bris de service.
M. Arseneau : Aux bris de
service. Par exemple, le service d'obstétrique a été fermé pendant trois fins
de semaine ou... ainsi de suite, à travers l'ensemble du réseau?
M. Dubé : ...cette
discussion-là, on a dit : Comment on va faire pour s'assurer que ces
éléments-là sont à quelque part?, puis on a dit que la meilleure place, c'était
dans le rapport annuel. Alors, c'est l'engagement qu'on avait pris, de
transparence, de mettre ça là.
M. Arseneau : D'accord. Donc,
ça, c'est sans lien avec, par exemple, tout le traitement des plaintes
individuelles des usagers? Ça, c'est vraiment rupture de service?
M. Dubé : Oui, oui.
M. Arseneau : D'accord.
Merci.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres interventions? Oui,
M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Bien, dans
l'amendement, là, au cinquième, on parle des établissements. Je comprends très
bien ce que c'est, là, mais donc est-ce que ça ne couvrirait pas, par exemple,
le service préhospitalier? Il est peut-être ailleurs aussi, là.
Le Président (M. Provençal)
:...il y avait un article dans le
journal, en fin de semaine, par rapport à ça.
M. Dubé : C'est un très bon
point, ça. Je peux-tu juste voir... Merci de l'avoir soulevé, M. le député. Je
veux juste voir si... Je vais prendre un point avec Daniel là-dessus.
Le Président (M. Provençal)
:Voulez-vous qu'on suspende?
M. Dubé : Oui, j'aime mieux.
Le Président (M. Provençal)
:Oui, on va suspendre, s'il vous
plaît.
(Suspension de la séance à 11 h 38)
(Reprise à 11 h 41)
Le Président (M. Provençal)
: Nous <reprenons nos...
Le Président (M. Provençal)
:
... suspendre, s'il vous
plaît.
(Suspension de la séance à
11 h 38)
(Reprise à 11 h 41)
Le Président (M. Provençal)
:
Nous >reprenons nos travaux. Alors, M. le
ministre, suite aux discussions que vous avez eues, est-ce qu'il y a une voie
de passage?
M. Dubé : Toujours. Il s'agit
juste de s'entendre. M. le député, premièrement, merci de l'avoir soulevé. La
raison pour laquelle j'hésitais avant de dire oui ou non, ce n'est pas une
question de... Le principe, je suis d'accord qu'on va l'avoir, il va falloir
que ça inclue. Sauf qu'il y a une loi spéciale sur le préhospitalier, qui est
indépendante de la LSSSS. Alors, ce qu'on va faire, si vous êtes d'accord, si
cette mission vous plaît, ce serait qu'on en tienne compte, quand on va faire
les articles, en fin, pour dire quelle loi doit être modifiée, et on
modifierait la loi du service préhospitalier pour être en accord avec
l'article 101.
M. Marissal : ...
M. Dubé : Ce qui n'est pas
fait en ce moment. Et c'est pour ça que je trouve que votre suggestion est très
bonne. Mais est-ce qu'on est d'accord que ces faits-là soient portés dans le
rapport annuel, la réponse, c'est oui. Donc, je vous dis : Ça va, mais on
n'a pas besoin de le mentionner ici, on veut le faire dans la loi sur le
préhospitalier, qui va devoir répondre à la publication du rapport annuel. Ça
va-tu?
M. Marissal : Oui.
M. Dubé : Je pense qu'on a
trouvé une solution et opérationnelle et légale, en faisant ça de cette
façon-là. Puis c'est l'engagement de... Notre président prend des bonnes notes,
ça fait qu'on aura...
Le Président (M. Provençal)
:J'ai une bonne mémoire de papier, M.
le...
M. Dubé : C'est parce qu'on a
beaucoup de lois, hein, qui viennent travailler ensemble. Puis c'est pour ça
que, tantôt, je me disais : Où est-ce qu'on peut le tenir compte? Mais je
pense qu'on a trouvé la solution, si vous êtes d'accord avec ça.
M. Marissal : De mémoire, il
y a 38 lois ou, enfin, au moins trois douzaines de lois qui sont touchées.
M. Dubé : Et voilà, et voilà.
M. Marissal : O.K. Alors, on
en rajoute une. Moi, ça me va pour ça.
M. Dubé : Non, la loi sur le
préhospitalier est déjà là. C'est un article supplémentaire, c'est ça.
M. Marissal : Oui, oui. Non,
ce que je disais, c'est que le projet de loi n° 15...
M. Dubé : Touche.
M. Marissal : ...impacte...ce
n'est pas français, là, mais affecte au moins 38 lois par ailleurs.
M. Dubé : Oui. Voilà.
Le Président (M. Provençal)
:M. le député Pontiac.
M. Fortin :...vous êtes... vous êtes «sharp», M. le Président, vous
êtes allumé. Mais, parlant de trouver une solution, là, si j'ai bien compris,
là, le point qui a été présenté par... ou la question qui a été posée par le
député des Îles-de-la-Madeleine, dans le cinquième alinéa, ce que vous dites,
c'est, par exemple... et il a utilisé l'exemple des obstétriques fermées, là,
vous allez dire : Voici les difficultés. Mais il n'y a pas de : Voici
comment on va y remédier, là, c'est vraiment juste un état de fait, là? O.K.
M. Dubé : Mais, dans un
rapport annuel, comme vous savez, il y a aussi une partie qui dit : Voici
ce qu'on fait, c'est quoi, le plan de match, mais qui tiendra compte des états
de fait aussi, mais pas chacun, là, qui va être là.
M. Fortin :O.K. Donc, pour l'obstétrique fermée, dans la région que je
ne saurais nommer, depuis plusieurs années, il n'y aura pas de plan de match
particulier, mais on va répéter, année après année, que c'est encore fermé?
M. Dubé : Bien là, je vous
laisse dire ça comme ça, là, je vous dirais que... Je ne veux pas faire de...
Non.
M. Fortin :Non, je... Mon propos partage une certaine frustration de
la part des gens de chez nous.
M. Dubé : Non, mais avec
raison, avec raison. On a des enjeux très particuliers à votre région, vous le
savez, là, je ne commenterai pas plus là-dessus.
M. Fortin :C'est bon.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres interventions sur
l'amendement de M. le ministre? S'il n'y a pas d'autre intervention... Oui,
excusez-moi, M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Oui, oui, bien,
je ne vais pas faire exprès, là, de retourner toutes les pierres pour voir si
vous avez oublié quelque chose, là, mais là «de ses établissements», est-ce que
ça comprend aussi, parce qu'il est question d'accès pour les usagers... est-ce
que ça touche aussi les... je ne me souviens plus du terme, là, mais des
établissements du domaine de la santé, par exemple, l'accès à un médecin de
famille dans une région ou... Je vais vous laisser cogiter.
(Consultation)
M. Dubé : Juste comprendre
votre question. C'est quoi, votre question? Pouvez-vous la répéter?
M. Marissal : Bien, «par les
usagers de ses établissements »,
là, «établissements», là, moi, j'entends ce qui est l'équivalent des CISSS et
des CIUSSS, en ce moment. Mais on a rajouté... bon, pas rajouté, on a défini
une nouvelle catégorie, là, qui est le domaine de la santé, là, j'oublie juste
le terme avant, là, ce n'est pas les...
Une voix : ....
M. Marissal : ...les services
du domaine — merci — les services du domaine de la santé,
parce que, là aussi, il y a un accès. Si c'est ça qu'on veut... si c'est là où
on veut trouver, là, pourquoi ça ne <fonctionne pas ou ça...
M. Marissal :
... aussi,
il y a un accès. Si c'est ça qu'on veut... si c'est là où on veut trouver, là,
pourquoi ça ne >fonctionne pas ou ça n'a pas fonctionné, pour telle,
telle raison, je crois qu'ils devraient être couverts. Et le sont-ils?
M. Dubé : Bien là, je vais le
vérifier, parce que, moi, je comprenais que c'était ça, l'objectif de
l'amendement qu'on faisait. Mais, s'il y a une technicalité comme ce que vous
venez de soulever, là, je vais demander à...
Le Président (M. Provençal)
:Me Paquin... Bien, voulez-vous en
discuter avec le ministre auparavant? Je vous laisse discuter avec le ministre.
(Consultation)
M. Dubé : ...
Le Président (M. Provençal)
:On va suspendre, s'il vous plaît.
Merci.
(Suspension de la séance à 11 h 47)
(Reprise à 11 h 59)
Le Président (M. Provençal)
:Alors, nous reprenons nos travaux.
Alors, je vais demander... Suite aux discussions qu'il y a eu hors caméra, M.
le ministre, est-ce que vous acceptez de retirer votre amendement?
M. Dubé : Avec plaisir.
Le Président (M. Provençal)
:Alors, consentement pour retirer
l'amendement de M. le ministre? Merci. Maintenant, M. le député de Pontiac,
vous allez amener une proposition d'amendement.
M. Fortin :Oui. Merci, M. le Président. Alors, ce qu'on propose, ici,
c'est : Ajouter, à la fin du deuxième alinéa de l'article 101 du
projet de loi tel qu'amendé le paragraphe suivant :
«4° la description du mode de
répartition interrégionale des ressources employé en application du premier
alinéa de l'article 93 et les motifs expliquant son choix.»
Alors, M. le Président, ça, c'est le suivi
de l'article 93 de tout à l'heure, là, la demande pour une meilleure
répartition interrégionale et d'une transparence par rapport au processus d'octroi
de ces sommes-là. Il y avait une demande, tout à fait justifiée, là, selon
nous, d'avoir une certaine transparence quant à savoir comment on choisissait
les sommes qui étaient octroyées à chaque région. Alors là, ici, ce qu'on vient
demander, c'est que, dans le rapport annuel de gestion, donc, le mot le dit,
là, un rapport qui sort à chaque année, on vient expliquer ou on vient décrire
le mode de répartition interrégionale des ressources qui a été utilisé et, ce
qui est particulièrement important, là, les raisons derrière cette façon de
faire là.
• (12 heures) •
Alors là, pour tous les items, là, qui ont
été énoncés un peu plus tôt, là, et M. le ministre pourra me le confirmer, là,
qui font partie ou qui feront partie du calcul, là, c'est-à-dire les réalités
populationnelles, démographiques, géographiques, frontalières, les ressources
existantes, qui font partie du calcul, là, ici, vous allez venir décrire
comment ça s'est produit?
Le Président (M. Provençal)
:M. le ministre.
M. Dubé : Exactement ça...
12 h (version révisée)
M. Fortin :...décrire comment ça s'est... ça s'est produit.
Le Président (M. Provençal)
:M. le ministre.
M. Dubé : Exactement ça, ce
qu'on a discuté tout à l'heure.
M. Fortin :Parfait. Je suis... Moi, ça me... Du point de vue
transparence, là, et sur toutes les demandes qu'on avait plus tôt, là, je vous
dirais que cette partie-là... cette partie-là nous convient tout à fait parce
que c'est le processus de transparence qu'on demandait. Il y avait la partie
consultation, là, qui, je ne pense pas, disons, satisfait l'entièreté de la
demande, il y avait la partie descriptive, qui choisit d'utiliser d'autres
mots. Mais, si le ministre me confirme maintenant au micro, là, que toutes ces
choses-là sont... vont être prises en compte dans le mode de répartition et qu'on
va l'expliquer ici, dans le rapport annuel de gestion, c'est ce qu'on soumet
au... à l'ensemble des parlementaires pour leur approbation.
Le Président (M. Provençal)
:C'est le cas, M. le ministre?
M. Dubé : C'est exact. C'est
très bien résumé.
Le Président (M. Provençal)
:Merci. Y a-t-il d'autres
interventions sur l'amendement déposé par le député de Pontiac?
S'il n'y a pas d'autre intervention, nous
allons procéder à la mise aux voix.
Une voix : ...
Le Président (M. Provençal)
:Oui. Mme la secrétaire, s'il vous
plaît.
La Secrétaire : Oui. M. Fortin (Pontiac)?
M. Fortin :Pour.
La Secrétaire : Mme Setlakwe
(Mont-Royal—Outremont)?
Mme Setlakwe : Pour.
La Secrétaire : M. Dubé
(La Prairie)?
M. Dubé : Pour.
La Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
Mme Lachance : Pour.
La Secrétaire : Mme Picard
(Soulanges)?
Mme Picard : Pour.
La Secrétaire : Mme Gendron
(Châteauguay)?
Mme Gendron : Pour.
La Secrétaire : M. St-Louis
(Joliette)?
M. St-Louis : Pour.
La Secrétaire : M. Rivest
(Côte-du-Sud)?
M. Rivest : Pour.
La Secrétaire : M. Chassin
(Saint-Jérôme)?
M. Chassin :Pour.
La Secrétaire : M. Marissal
(Rosemont)?
M. Marissal : Pour.
La Secrétaire : M. Arseneau
(Îles-de-la-Madeleine)?
M. Arseneau : Pour.
La Secrétaire : Et M. Provençal
(Beauce-Nord)?
Le Président (M. Provençal)
:Abstention. Alors, l'amendement
déposé par le député de Pontiac à l'article 101 est adopté.
Maintenant, y a-t-il des interventions sur
l'article 101 tel qu'amendé? Oui, M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Dans la LSSSS,
il y a l'article 177 qui assure aussi une reddition de comptes, y compris
publique, par les conseils d'administration de chaque établissement.
M. Dubé : Vous dites... Dans
le p.l. n° 15, on parle, ou dans la LSSSS?
M. Marissal : La LSSSS, 177.
Je pourrais le lire, là, mais il est relativement long, puis peut-être que ça
peut aller plus vite.
M. Dubé : C'est parce que...
C'est quoi, le numéro de l'article?
M. Marissal : 177.
M. Dubé : 1-7-7.
M. Marissal : 1-7-7.
Des voix : ...
M. Dubé : On est en train de
regarder. L'article va être remplacé par lequel, là? C'est ça, votre question,
finalement, là.
M. Marissal : Oui. Peut-être
que je peux le lire en attendant, M. le Président, c'est pour les gens qui nous
écoutent, notamment qui sont peut-être moins... moins féru qu'on peut l'être,
là, et je les comprends.
«Le conseil d'administration doit tenir,
au moins une fois par année, une séance publique d'information à laquelle est
invitée à participer la population. Cette séance peut être tenue en même temps
que l'une des séances prévues à l'article 176.»
(Interruption) Pardon. Excusez-moi. «Un
avis public d'au moins 15 jours, qui indique la date, l'heure et le lieu de la
tenue de cette séance, doit être donné à la population par le conseil
d'administration.
«Les membres du conseil d'administration
doivent alors présenter à la population, conformément au règlement pris par le
ministre en vertu de l'article 487.1, les renseignements prescrits relativement
au rapport d'activités et au rapport financier annuel de chaque établissement
que le conseil administre. Ils doivent aussi répondre de leurs priorités et de
leurs nouvelles orientations conformément à l'article 171 ainsi qu'aux
questions qui leur sont adressées relativement au rapport financier annuel, à
la gestion de chaque établissement que le conseil administre et aux services
que chacun des établissements fournit.
«Le rapport sur l'application de la
procédure d'examen des plaintes, la satisfaction des usagers et le respect de
leurs droits visé à l'article 76.10 doit également être présenté à la
population lors de cette séance publique d'information.
«Le mode de convocation de cette séance de
même que la procédure qui doit y être suivie sont déterminés par règlement de
l'établissement.» Bon.
M. Dubé : M. le député, je
veux juste bien comprendre, là, parce que c'est ça que je suis en train de
questionner nos légistes, là. Là, en ce moment, vous faites <référence...
M. Dubé :
...je
suis en train de questionner nos légistes, là. Là, en ce moment, vous faites
>référence à la reddition de comptes, je cherchais le mot, que le
conseil d'administration, comme conseil d'établissement, fait. C'est à eux
qu'on fait référence, bon. Comme vous savez, on remplace le conseil
d'administration par le conseil d'établissement. Je ne vous apprends rien.
Là, je veux voir où est-ce qu'on traite de
la reddition de comptes du conseil d'établissement.
M. Marissal : C'est ça.
M. Dubé : Parce que c'est ça
qu'il faut... Puis là je me dis : Est-ce qu'on y est? On n'est peut-être
pas rendus encore parce qu'on a mis... ou, dans quelques secondes, on va mettre
ça sous... en attente parce qu'on avait des éléments du conseil d'établissement
qui sont... Ça fait que c'est ça que je suis en train de demander pour bien
répondre à votre question, là. Vous me suivez?
M. Marissal : Oui, oui. Bien,
en fait, il s'agit de savoir si ces dispositions sont maintenues avec ce qui
sera maintenant le conseil d'établissement puisqu'il n'y aura plus de...
M. Dubé : Bien, je vais dire,
un équivalent, là, parce que l'idée... l'idée de la reddition de comptes du
conseil d'établissement... Puis là rappelez-vous toutes les questions qu'on a
eues avec M. Clair, la participation, pourquoi que ça nous prend des usagers
puis une reddition de comptes. Là, j'essaie juste de voir où est-ce qu'on va le
faire.
M. Marissal : Mais je
comprends bien, M. le ministre, que l'article 177, tel que je viens de le lire,
ne peut plus s'appliquer, puisque ça commence par «le conseil d'administration»
et qu'il n'y en aura plus. Alors, on cherche l'équivalent ailleurs.
Des voix : ...
M. Dubé : M. le député...
puis, non, mais c'est un très bon point, mais 347 puis 347.1, là, c'est les
amendements qu'on aura pour justement ce qui a été demandé par M. Clair, là,
dans la reddition de comptes. Ça fait que ce qu'on va demander, si ça répond à
votre demande, à notre président, de tenir compte qu'on devrait avoir ces
éléments-là de reddition de comptes quand on discutera de ces articles-là.
Le Président (M. Provençal)
:Article 347?
M. Dubé : Oui. On avait... Est-ce
qu'ils ont été déposés dans notre première liasse de documents? Je ne me
souviens pas. Qui peut me dire ça? Les amendements sur la reddition de comptes
qui viennent remplacer la reddition de comptes que le conseil d'administration
faisait par la loi n° 10, est-ce que ces
amendements-là ont déjà été déposés dans les...
M. Desharnais (Daniel) : ...qui
a été adopté...
M. Dubé : ...
M. Desharnais (Daniel) : ...déposé,
article 24. Tout le reste, ça va être plus tard, 347.1 et 347.2.
Une voix : C'est dans la
liasse...
M. Desharnais (Daniel) : Dans
la liasse...
M. Dubé : Bon. Parfait.
Est-ce que ça va, M. le député?
M. Marissal : Oui. Donc,
c'est là qu'on aura...
M. Dubé : C'est là qu'on
aura, je vais dire, l'équivalent, là, mais qui vient dire le rôle du conseil
d'établissement dans la reddition de comptes, un peu ce que le conseil
d'administration avait avant. Ça va?
M. Marissal : Oui, je pense
que ça va aller.
M. Dubé : Excellent.
Le Président (M. Provençal)
:Donc, y a-t-il d'autres
interventions? Vous, M. le ministre, vous avez un dernier amendement à déposer,
il me semble.
M. Dubé : Oui, mais je ne
sais pas s'il est prêt. Est-ce qu'il est prêt? Oui, il est prêt.
Le Président (M. Provençal)
: Oui, il est prêt.
M. Dubé : Il a passé
Drummondville? O.K. Allons-y. Voulez-vous le... Vous êtes bien gentille.
Le Président (M. Provençal)
:Oui, on va vous le projeter.
M. Dubé : Efficace. Donc, ça,
c'est l'amendement qui suit le quatrième du député de Pontiac, puis là on va
rajouter 5° et 6°. C'est ça? O.K. Excellent. Donc, merci beaucoup.
• (12 h 10) •
Ajouter, à la fin du deuxième alinéa de
l'article 101 du projet de loi tel qu'amendé, les paragraphes suivants :
«5° les mécanismes mis en place
conformément au paragraphe 7° du premier alinéa de l'article 24; et
«6° les difficultés rencontrées en cours
d'exercice concernant l'accès aux services de santé et aux services sociaux
requis par les usagers des établissements, de même que celles relatives aux
services du domaine de la santé et des services sociaux aux mécanismes d'accès
qu'elle a mis en place.»
C'est là qu'on a rajouté.
Alors, le commentaire. Cet amendement vise
à ce que le rapport annuel de gestion de Santé Québec mentionne les mécanismes
relatifs à la consultation et à la mobilisation de la population qui ont été
mis en place. Alors là, au moins, on en a les leviers. Je dis ça, là, c'est le
commentaire, on a les leviers pour ce qui n'était pas précisé, notamment avec
les groupes de médecine <familiale...
M. Dubé : ...on a les
leviers pour ce qui n'était pas précisé, notamment avec les groupes de médecine
>familiale.
Le Président (M. Provençal)
:Interventions sur l'amendement de M. le
ministre?
Et cette modification est un petit peu en
lien avec les commentaires qui avaient été... Oui, est-ce qu'on peut aller, madame...
pour qu'on puisse voir l'amendement correctement? Non, plus haut. Ça. Parce que
ça faisait suite à une remarque qui avait été faite par le député de Rosemont.
Est-ce qu'il y a des interventions?
M. Marissal : ...
Le Président (M. Provençal)
:Sur le 5° et le 6°, là, qui sont
amenés, qui étaient suite à votre intervention, M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Bien, c'est ce
qu'on avait dit, là. C'est conforme.
Le Président (M. Provençal)
:Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'amendement?
S'il n'y a pas d'autre intervention, nous
allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement déposé par M. le
ministre est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Adopté. Maintenant, est-ce que
l'article 101, tel qu'amendé... Oui, M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Parce que, là,
on est en train d'essayer de se démêler dans nos pinceaux ici, là. Je veux
juste être sûr, là, de bien comprendre, là, sur la reddition de comptes qui
était prévue par 177. De ce que je comprends des amendements que vous... dont
vous nous avez parlé, sous-ministre, et ministre, et les juristes, ça ne couvre
pas la même chose. C'est-à-dire que le conseil d'établissement ne publiera pas
les rapports financiers des établissements. C'est ce que je comprends. Ça ne
fait pas ça, alors que 177 faisait ça.
M. Dubé : Daniel, si tu veux répondre,
vas-y, parce que moi...
Le Président (M. Provençal)
:M. Desharnais, je vais demander, vu
qu'on recommence à... de vous nommer, puis votre fonction, s'il vous plaît.
M. Desharnais (Daniel) : Oui,
Daniel Desharnais, sous-ministre associé à la coordination réseau et ministérielle
et aux affaires institutionnelles. Effectivement, il y a des variantes dans le
libellé, puisque la reddition de comptes que vous nommez faisait référence aux
conseils d'administration des établissements de santé. Donc là, maintenant,
puisqu'ils deviennent des entités de Santé Québec, la reddition de comptes est
différente à cet égard-là.
M. Marissal : Elle est
différente.
M. Desharnais (Daniel) : Bien,
elle est différente, c'est parce qu'on ne demande pas... La reddition de
comptes de l'entité juridique... d'une entité de Santé Québec est faite au
conseil d'administration de Santé Québec, mais la reddition et les articles qui
sont... que je vous ai mentionnés tantôt sont en lien avec les nouvelles
fonctions qui sont en lien avec les fonctions d'un conseil d'établissement.
M. Marissal : O.K. Ma
préoccupation ici, là, c'est que, dans la reddition de comptes qui a lieu en ce
moment, là, avec l'article 177, là, on retrouve une foule d'informations
qui devraient être publiques, qui touchent directement la gestion des
établissements : par exemple, le coût de certaines activités, évidemment
l'effectif, le coût des services achetés, par exemple, ce qu'on appelle les
services achetés, là, vous comprenez le jargon, et d'autres données qui sont
particulières à un établissement. Ils sont différents les uns des autres. Ça,
vous me dites qu'on ne le retrouve pas, puisque ce n'est pas le conseil
d'établissement qui va nous donner ça.
Le Président (M. Provençal)
: ...
M. Desharnais (Daniel) : Le
conseil d'établissement pourra toujours avoir accès à ces informations-là. Mais
là il faudrait que je fasse la distinction entre les deux libellés. Mais ce que
je vous dis, c'est qu'étant donné que ce n'est plus des fonctions de conseil
d'administration, des fonctions de conseil d'établissement il y a un
réaménagement, mais cette reddition de comptes là va se retrouver en quelque
part, là.
M. Marissal : Quelque part?
M. Desharnais (Daniel) : Bien,
je veux dire, cette reddition de comptes là va être faite...
M. Marissal : Aidez-moi un
peu, là.
M. Desharnais (Daniel) : Non,
non, mais cette reddition de comptes là va être faite, mais là, s'il y a des
spécifications à avoir à d'autres articles en lien avec les fonctions du
conseil d'établissement, là je ne peux pas, moi, comme sous-ministre associé,
faire le débat là-dessus actuellement, là.
M. Marissal : Je comprends,
je comprends. Est-ce que le ministre a une...
M. Dubé : ...on va garder ça
simple, là. Moi, je veux juste être certain... Je vais prendre un petit peu de
recul. C'est ça que j'ai demandé Me Paquin. La... C'est parce que, là, notre
problème, là, c'est qu'on saute beaucoup de choses sur les conseils
d'établissement en ce moment, puis c'est correct de le faire, leur mandat, tout
ça, là, qu'on a dit qu'on mettait sur la glace, parce qu'il y a d'autres
implications ailleurs.
Prenons deux minutes. Je vais aller voir
qu'est-ce qui va se <faire...
M. Dubé :
...ailleurs.
Prenons deux minutes. Je vais aller
voir qu'est-ce qui va se >faire en reddition de comptes pour être sûr...
Parce que, la reddition de comptes, il va y en avoir, on s'entend. Alors, votre
question est bonne. Je veux juste être sûr que je comprends où est-ce qu'on va
le faire.
M. Fortin :Puis, si ça ne vous dérange pas, M. le député...
M. Marissal : ...
M. Fortin :
Juste avant que vous preniez deux minutes pour aller voir qu'est-ce qui va être
fait, là, tu sais, de notre côté, on veut s'assurer que toute l'information qui
est publique restera publique d'une façon ou d'une autre. Alors, tu sais, là,
aujourd'hui, je pense à nos amis journalistes régionaux, là, que ce soit au Droit,
au Nouvelliste, à La Voix de l'Est, ou peu importe, ils sont en
mesure de voir les déficits, ils sont en mesure de voir tout ce que le collègue
de Rosemont a nommé tantôt par rapport aux effectifs ou au coût de certains
achats dans leurs établissements régionaux. Il ne faut pas que ça se perde, ça.
Il y a quelque chose d'important, à savoir si, au-delà de ce qu'on a dit tantôt
comme méthode de calcul du budget, bien, est-ce qu'on le dépasse, ce budget-là,
est-ce qu'on l'excède, ce budget-là, pourquoi, pourquoi pas. C'est toutes des
choses qu'on va vouloir s'assurer, qui sont... que ça... oui, ça se retrouve en
quelque part, mais que c'est public aussi, là.
M. Dubé : M. le député, là,
c'est... Ce que vous dites, là, c'est évident, c'est évident. Ce que je dis,
c'est qu'en ce moment, malheureusement, on est rendus à l'article 101,
puis là je regarde 117, les obligations du conseil d'établissement, on n'est
pas rendus là. Et, s'il faut avoir des précisions dans ça, on regardera tout à
l'heure.
Moi, je dis juste que c'est sûr que la
reddition de comptes qu'on demandait à un conseil d'administration va devoir
tenir compte du mandat qu'on leur donne. S'il y a des changements à faire, on
fera ces changements-là. Mais on est comme une étape trop tôt, mais c'est
correct, là.
M. Marissal : Bien, je vous
explique pourquoi je suis peut-être une étape trop tôt. C'est que je me
demande, et ça nous a été suggéré, là, que ce soit dans le rapport annuel de Santé
Québec. Donc, oui, on est peut-être trop tôt sur quel sera... quels seront les
équivalents plus loin avec le conseil d'établissement, mais la question est de
savoir : Est-ce que cela devrait se retrouver dans le rapport annuel de Santé
Québec?
M. Dubé : Là, vous voulez
dire que chacun des rapports financiers de tous les établissements soit dans le
détail de... ou... Non, mais c'est ça que je veux comprendre.
M. Marissal : Bien, on a à
peu près l'équivalent en ce moment.
M. Arseneau : Bien,
actuellement, chacun des CISSS remet son rapport annuel, puis, ça, on ne
voudrait pas que ça se perde, essentiellement, là, donc que la reddition de
comptes ne se fasse pas uniquement à l'interne puis qu'on n'en entende jamais
parler dans nos régions respectives.
M. Dubé : Bien, si c'est ça,
la question, bien, à ce moment-là, quand on le fera, on s'assurera qu'on peut
le répéter au niveau du rapport annuel. Mais...
M. Arseneau : ...qu'on perde
les entités juridiques, on le comprend, mais on ne veut pas perdre la reddition
de comptes, évidemment, qu'ils font, actuellement, là.
M. Dubé : Non, non, non, ce
n'est pas l'intention de la perdre, là. J'essaie juste de voir à quel endroit
c'est mieux de le faire.
M. Arseneau : Oui. C'est ça.
M. Dubé : C'est ça que... Et
c'est pour ça que... Je vois l'heure qui file, là.
Le Président (M. Provençal)
:Parce qu'il ne faut pas oublier aussi
que les articles 106 à 137 sont des... c'est le bloc sur les conseils
d'établissement.
M. Dubé : Bien, c'est ça.
Mais je comprends ce que le député de Maisonneuve-Rosemont dit. C'est parce
que, là, on est dans le rapport annuel. O.K.
M. Marissal : ...ça existe
déjà. Je comprends que c'est lourd, mais le réseau est lourd. C'est une grosse
affaire, là.
M. Dubé : On essaie de
l'alléger, là.
M. Marissal : Ça fait que, tu
sais, le fait que le réseau soit lourd et d'une grande ampleur ne devrait pas
nous permettre de faire l'économie de la reddition de comptes. C'est de
l'argent public.
M. Dubé : Vous parlez à la
mauvaise personne si vous parlez d'une économie de reddition de comptes ici.
M. Marissal : Très bien.
M. Dubé : Je pense qu'on
s'entend là-dessus.
Des voix : ...
M. Dubé : Écoutez... parce
que 102 était très inclusif. En tout cas, prenons juste quelques minutes parce
que je veux juste qu'on ait la discussion avant. Bien, on va suspendre parce
que...
Le Président (M. Provençal)
:...suspendre, s'il vous plaît.
(Suspension de la séance à 12 h 20)
(Reprise à 12 h 30)
Le Président (M. Provençal)
:Nous reprenons les travaux. On
travaille sur une voie de passage pour répondre à la demande du député de
Rosemont.
Ceci étant dit, merci de votre
collaboration. Je suspends les travaux jusqu'à 14 heures pour la période
du dîner. Merci beaucoup.
(Suspension de la séance à 12 h 31)
13 h 30 (version révisée)
(Reprise à 14 heures)
Le Président (M. Provençal)
:À l'ordre, s'il vous plaît! La Commission
de la santé et des services sociaux reprend ses travaux. Nous poursuivons l'étude
détaillée du projet de loi n° 15, Loi visant à rendre
le système de santé et de services sociaux plus efficace.
Lors de la suspension de nos travaux, ce
midi, les discussions portaient sur l'article 101 amendé. Mais, avant de
finaliser l'article 101, je vais suspendre les travaux parce que M. le
ministre voudrait donner certaines explications hors ondes.
Alors, on suspend, s'il vous plaît.
(Suspension de la séance à 14 h 01)
14 h (version révisée)
(Reprise à 14 h 08)
Le Président (M. Provençal)
:Nous reprenons nos travaux. Nous
sommes toujours sur l'article 101 amendé. Et il y avait des points qui
avaient été soulevés par l'opposition. Et, M. le ministre, vous avez une
proposition à faire.
M. Dubé : Oui. D'ailleurs, c'était
une excellente question, parce que souvent on prend pour acquis que dans le...
des fois on veut simplifier, mais des fois il faut clarifier. Alors, moi, j'ai
discuté avec nos gens, là, durant l'heure du lunch, et je pense que 101 n'a pas
besoin d'être modifié, bien, sauf ce qu'on a déjà mis dedans. Par contre, sur,
je vais dire, l'obligation d'un conseil d'établissement de publier un rapport
annuel, c'est évident qu'on ne veut pas en donner moins, il faut donner au
moins ce qui était dans les situations actuelles. Alors, on aura un article...
on aura une section, même, juste après 281, qui porte sur la reddition de
comptes des conseils d'établissement, dans lequel on viendra clarifier le
besoin de publier un rapport annuel sous la forme demandée par le ministre.
Alors donc, il n'y aurait aucun
changement, sauf qu'au lieu de se faire, en ce moment, par un conseil d'administration,
ce sera fait par le conseil d'établissement qui décidera de la bonne façon de
communiquer avec la population. Mais le rapport sera public, etc., il n'y aura
pas de changement à ce qu'on discute là. Et on aura la chance, quand on fera 281,
de discuter l'amendement. C'est bon?
Le Président (M. Provençal)
:Est-ce qu'il y a des commentaires ou
des interventions? Oui, M. le député de Pontiac.
M. Fortin :Sur le 101, là, j'essaie de comprendre les trois trucs que
vous avez nommés expressément, là : les effectifs de Santé Québec, la
rémunération moyenne puis le sommaire du rapport présenté au conseil d'administration
par le comité national de vigilance. La rémunération moyenne, qu'est-ce que... qu'est-ce
que ça amène, ça, dans un... de savoir que la rémunération moyenne aux employés
du réseau de la santé, c'est 64 000 $, ou 52 000 $, ou 71 000 $?
J'essaie de comprendre ça donne quoi d'avoir une moyenne de l'ensemble des
choses.
• (14 h 10) •
M. Dubé : Bien, peut-être que
je vais passer la parole...
M. Fortin :Ou comment vous le voyez, qu'est-ce que ça veut dire, ça,
là.
M. Dubé : Oui, mais je vais
laisser répondre la partie technique, puis après ça je pourrai compléter au
besoin.
Le Président (M. Provençal)
:...la parole à M. Coubat?
M. Dubé : S'il vous plaît.
Le Président (M. Provençal)
:M. Coubat.
M. Coubat (Pierre-Albert) : Oui,
bonjour à toutes et tous. Donc, c'est sûr que la rémunération moyenne, bien,
tantôt, on parlait de l'information, là, qui est fournie puis qui est suivie
par les médias, bien, on le sait, là, c'est suivi, là, savoir quelle est la
rémunération octroyée aux infirmières, quels ont été les montants versés, les
plus payés, les moins payés. Donc, la rémunération, quand on parle de la
rémunération variable, bien, c'est sûr qu'il y a un salaire annuel qui est fixé
en fonction de l'échelle du type d'emploi, puis la rémunération variable, on va
avoir les primes, le temps supplémentaire, etc., qui va dépendre, là, de l'occupation,
là, qu'a eu chaque employé. Donc, c'est des informations qui sont actuellement
fournies, on veut garder la... un bon niveau d'information. Donc, c'est dans
cette logique-là de transparence puis de <maintien...
M. Coubat (Pierre-Albert) :
...un
bon niveau d'information. Donc, c'est dans cette logique-là de transparence
puis de >maintien d'un niveau d'information qui existe actuellement.
M. Fortin :Ça va être par type d'emploi, par région, par... comment ça
fonctionne, là? Qu'est-ce que vous allez... Parce que, là, juste de la façon
que c'est écrit là, je ne peux pas dire que c'est particulièrement clair ou, je
vous avoue, même intéressant. Ce que vous venez de me dire, là, par exemple, là,
il y a matière à intérêt public. Mais juste comme ça, là, la rémunération
moyenne, O.K., de qui, dans quel format? Qu'est-ce que vous allez nous donner
ou qu'est-ce que vous allez donner au public spécifiquement?
M. Coubat (Pierre-Albert) : C'est
sûr que, là, on n'était pas dans le spécifique, là, au niveau du projet de loi,
là, ça va être défini, là, dans les travaux de Santé Québec, le niveau de
précision, mais c'est ce type d'information là, là, qu'on voulait... qu'on
voulait amener, là, puis, en même temps, on va laisser Santé Québec, là,
définir, définir les éléments.
M. Dubé : Pierre-Albert,
c'était quoi... parce que ça, ce n'est pas dans la LSSSS en ce moment, ça été
quoi, l'inspiration? Je pense, j'ai la réponse, mais j'aimerais ça ne pas
souffler, là, la réponse à l'oreille.
M. Coubat (Pierre-Albert) : Je
vais me tourner, là-dessus, là, je ne sais pas, Daniel, Daniel Desharnais,
Daniel Paré... avez-vous l'info, là, sur le volet ressources humaines associé à
ça?
M. Dubé : Daniel, ça a été
quoi, l'inspiration pour dire : Au moins, ça... parce qu'avant il n'y
avait pas ça, dans la LSSSS, d'avoir mis... les effectifs, là, je pense, c'est
assez clair, la... Est-ce qu'il y a une autre société d'État qui a été
l'inspiration de ça?
M. Paré (Daniel) : Non, mais,
je pense, mon collègue, là, M. Coubat a bien répondu, là, ça... on
voulait, d'une certaine façon, inclure la rémunération. Quand on dit «moyenne»,
bien, ultimement, c'est total, un peu comme ça a été présenté, là. Et c'est des
choses qui nous sont demandées, là, régulièrement, au niveau... que ce soit au
niveau des établissements, que ce soit au niveau du ministère.
M. Coubat (Pierre-Albert) : Mais
c'est effectivement... puis je regarde, effectivement, c'est une... on retrouve
ces formulations-là dans les différentes lois sur les sociétés d'État, là. Je
vois la Loi sur Investissement Québec, notamment, là, qui fait mention, là,
d'une formulation assez similaire. Donc, je pense, c'est quelque chose d'assez
standard qu'on va retrouver.
M. Dubé : Puis je pense
qu'Hydro est dans ça aussi.
M. Coubat (Pierre-Albert) : Hydro
doit être dans ça aussi.
M. Dubé : Ça fait que les
grandes sociétés qui ont... il y a souvent un avantage de présenter ces
informations. Mais, encore une fois, M. le député, là, on revient à la fin, «et
tout autre renseignement demandé par le ministre», mais on s'est fié un peu sur
ce qui était le minimum demandé par d'autres sociétés d'État, si ça répond à
votre question.
M. Fortin :Ça va.
M. Dubé : O.K., c'est beau.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres interventions sur
l'article 101 tel qu'amendé? M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Oui, merci, M.
le Président. Premier paragraphe, les effectifs de Santé Québec, je comprends
que c'est pour donner une idée, là, il y a combien de monde, parce que,
curieusement, parfois, on ne le savait même pas, là, c'est déjà arrivé, là,
mais est-ce que ça comprend les prévisions? Est-ce que ça comprend ce qu'on
pourrait appeler une PMO? Quoiqu'il ne s'en fait pas vraiment, là, de ce que je
comprends, depuis des années, là, en tout cas, pas comme c'est réclamé,
parfois, notamment par les instances syndicales, une planification de la
main-d'oeuvre, là, PMO. Est-ce qu'autrement dit on fait un suivi ou on fait
juste dire : Il y a tant de monde dans le réseau? Parce que «tant de monde
dans le réseau», ça ne dit pas grand-chose, là. Vous avez fait des sorties
vous-même, là, dans les derniers mois, pour dire : Bon, il manque tant
d'infirmières, il en manquera tant dans les prochaines années.
M. Dubé : Mais, encore une
fois, je vais le redire, là, c'est le minimum d'information qui est demandé là.
Si, dans un rapport annuel qui vient... qui est un complément avec le plan
stratégique, hein, rappelez-vous, on va aussi publier un plan stratégique, moi,
je pense que ce qu'on veut faire, au niveau des ressources humaines puis le
plan de... quand vous appelez le PMO, le plan de la main-d'oeuvre, etc., pour
moi, ça va être aussi dans le plan stratégique. Alors, on est plus... on est
plus dans le factuel, quand on est dans le rapport annuel, que dans le
prévisionnel, qui est le plan stratégique. Ça va?
M. Marissal : Oui.
M. Dubé : O.K.
M. Marissal : Merci.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres interventions sur
l'article 101 tel qu'amendé? Oui...
M. Fortin :Une dernière affaire pour moi, là. Puis le ministre nous a
dit tantôt, pendant le lunch, il est allé voir le rapport annuel de son CISSS,
là, Montérégie-Ouest, je l'ai en avant de moi, là, puis effectivement, là, ça
donne un... ça donne un portrait global de tout ce qui se passe dans le réseau,
là, de La Prairie, à Ormstown, Napierville, etc., mais ce que je veux...
Donc, ce que vous dites, là, c'est que tout ce qui est là, là, les effectifs,
la rémunération, ça, c'est déjà inclus dans nos rapports régionaux, disons,
d'établissements, là.
M. Dubé : Non, ce qui est
demandé ici, là, ça, c'est pour Santé Québec.
M. Fortin :Ça, c'est pour Santé Québec.
M. Dubé : C'est pour Santé
Québec.
M. Fortin :Oui. O.K.
M. Dubé : Tantôt, quand on
regardera le contenu dont vous faites référence, Montérégie ou le vôtre en
Outaouais, il y a de cette information-là. Est-ce qu'on a le salaire moyen? Je
ne me souviens pas, dans... je ne pense pas, mais on pourra... on pourra le
discuter, parce que moi, vu que la... comment je vous... c'était évident que
c'était <inclus...
M. Dubé :
...on
pourra le discuter, parce que moi, vu que la... comment je vous... c'était
évident que c'était >inclus, mais, quand on arrivera à 281, on pourra le
discuter. Mais, à ce moment-là, prenons quelques minutes, là, quand on sera
rendus là, pour prendre un de ceux que vous voudrez, puis ça nous donnera une
bonne idée de... Parce qu'encore une fois, moi, je vous le répète, là, ce n'est
pas pour enlever de l'information, c'est...
M. Fortin :Non, puis je vous le dis comme ça, mais votre tableau de
bord, là, que vous avez en ce moment, quand on clique sur la... puis là j'y
vais de mémoire, mais j'ai regardé il n'y a pas longtemps, là, mais, quand on
clique sur les ressources humaines, on dit le nombre de personnel en emploi à
travers le réseau, puis là on nous dit le nombre de personnel manquant, mais on
parle juste des infirmières, des infirmières auxiliaires, des inhalos puis des
préposés aux bénéficiaires. On parle juste de la catégorie 1, là, on ne
parle pas de tous les autres. Ça, avez-vous l'intention de l'inclure, à un
moment donné, les autres? Parce que les techniciens, on n'a aucune idée combien
il en manque puis...
M. Dubé : Il faut aller
partout, c'est... effectivement, on a pris, on a pris ceux qui étaient... je
dirais, qui ont été très impactés par la pandémie, toute la question de la
main-d'œuvre indépendante. C'est pour ça qu'on a focusé sur ceux-là, PAB et
infirmières, mais l'objectif, c'est d'avoir cette même vision-là.
M. Fortin :Oui, mais est-ce que vous l'avez, cette information-là,
est-ce que vous le savez?
M. Dubé : Pas toute, pas
toute.
M. Fortin :O.K.
M. Dubé : Très bonne question.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres interventions sur
l'article 101 amendé? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 101, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Adopté. Merci. 104.
M. Dubé : 104. Alors,
rappelez-moi s'il y a un amendement. Non?
Le Président (M. Provençal)
:Je n'en ai pas reçu.
M. Dubé : O.K. Moi non plus,
si vous, vous n'en avez pas reçu... Bon, j'ai perdu mon affaire.
Des voix : ...
M. Dubé : On réglera ça
tantôt. «Le ministre dépose les états financiers et le rapport annuel de
gestion de Santé Québec visés à l'article 101 de l'Assemblée nationale
dans les 30 jours de leur réception ou, si elle ne siège pas, dans les
30 jours de la reprise de ses travaux.»
Cet article prévoit le dépôt par le
ministre des états financiers et du rapport annuel de gestion de Santé Québec à
l'Assemblée nationale. Il précise que ce dépôt s'effectue dans les
30 jours suivant la réception des états financiers et du rapport annuel de
gestion. Voilà. Ça, je pense que c'est assez simple, c'est la procédure
actuelle.
Le Président (M. Provençal)
:M. le député de Pontiac.
M. Fortin :Puis là je fais un lien avec les articles précédents qu'on
a vus, là, mais ça me vient en tête en ce moment parce qu'on parle encore du
rapport annuel de gestion de Santé Québec, là, mais les données par rapport au
ministère, celles-là, on va continuer de les avoir aussi, là, le nombre d'employés
du ministère, puis tout le reste, là.
M. Dubé : Il va y avoir un
rapport annuel du ministère.
M. Fortin :O.K.
M. Dubé : Prenons un exemple,
je ne sais plus comment ça s'appelle, Ressources naturelles, là, je ne sais pas
c'est quoi le... mais vous savez, vous savez de quoi je parle...
M. Fortin :Oui.
M. Dubé : ...puis vous avez
Hydro-Québec, ce serait la même comparaison : le ministère puis les
opérations.
M. Fortin :Ça marche. C'est bon.
M. Dubé : C'est bon?
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres interventions sur
l'article 104? S'il n'y a pas d'autre intervention... Oui, excusez. M. le
député de Rosemont.
M. Marissal : Bien, merci, M.
le Président. C'est standard. D'expérience, là, par expérience, normalement,
les sociétés d'État mettent combien de temps après la fin de leur année
financière pour le pondre?
M. Dubé : Excusez-moi.
M. Marissal : Par expérience,
là, dans la machine des sociétés d'État et du gouvernement, les sociétés d'État
remettent leur rapport annuel combien de temps après la fin de leur exercice
financier?
M. Dubé : Pierre-Albert.
• (14 h 20) •
M. Coubat (Pierre-Albert) : Deux
mois, à peu près deux mois, habituellement, là. Donc, on est dans les délais
standards, puis c'est les délais qui sont requis pour la consolidation des
états financiers du gouvernement avec la Vérificatrice générale du Québec.
M. Marissal : O.K. Donc,
normalement, on est dans les délais à peu près prescrits de session
parlementaire. C'est assez rare qu'on va utiliser le 30 jours après, là.
M. Coubat (Pierre-Albert) : Exact.
M. Marissal : O.K.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres interventions sur
l'article 104? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 104
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Merci. Je vous rappelle qu'il y a une
section, 106 à 137, qui porte sur les établissements, les conseils
d'établissement. Il a été convenu qu'on mettait en veilleuse ces articles-là
pour le moment parce qu'il y a des consultations qui ne sont pas terminées,
puis des réflexions, ce qui nous amènerait à l'article 138.
M. Dubé : C'est bon?
Une voix : Oui.
M. Dubé : Merci beaucoup. Ça
avance bien. Alors, 138, puis je me pose toujours la même question, maintenant,
premièrement, il y a... on est... un article équivalent dans la LSSSS, on
regardera les <différences...
M. Dubé :
...question,
maintenant, premièrement,
il y a... on est... un article équivalent dans
la LSSSS, on regardera les >différences après, puis il n'y a pas
d'amendements qui ont été déposés récemment, là, hein? On est sur 138. C'est
bon? O.K., puis, si je me trompe, vous me le direz.
Alors, 138, qui est dans la... la section,
c'est le comité de gestion des risques. On va parler beaucoup, cet après-midi,
du comité des usagers et du comité des résidents. Mais commençons par la section
sur la gestion des risques.
«138. Un comité de gestion des risques est
institué pour chaque établissement de Santé Québec. Le président-directeur
général de l'établissement en nomme les membres.
«Le règlement intérieur de Santé Québec
prévoit le nombre de membres et les règles de fonctionnement du comité.»
Le commentaire : Cet article prévoit
la création d'un comité de gestion des risques pour chaque établissement. Il
ajoute que la nomination des membres de ce comité est effectuée par Santé Québec.
En outre, il précise que le nombre de
membres et les règles de fonctionnement du comité sont établies par le
règlement intérieur.
Et j'inviterais mes collègues à regarder
ce qu'on a déjà dans la LSSSS à 183.1, qui parle de la formation d'un comité de
gestion des risques, que le nombre des membres est par règlement. Puis est-ce
qu'il y avait autre chose? Non. Alors, je laisse les questions au besoin.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il des interventions sur
l'article 138?
M. Fortin :Les règles de fonctionnement, là, je comprends qu'elles
vont être partout pareilles, donc tous les comités de gestion de risques, dans
tous les établissements, vont avoir les mêmes règles de fonctionnement?
M. Dubé : Oui.
M. Fortin :O.K. Puis eux n'ont pas besoin de changer ça localement, là,
d'après vous, là, ça n'a pas besoin d'être quelque chose qui évolue avec le
comité.
M. Dubé : Bien,
habituellement, est-ce qu'il y a une... O.K. De mon expérience, c'est que, dans
la règle de base, tu dis qu'il peut y avoir des dispositions qui sont propres,
par exemple, à la taille d'un certain établissement, hein, parce que tu dis :
Voici mes règles générales, mais, en raison de la taille ou de la population,
il pourrait y avoir peut-être des niveaux de granularité qui sont différents.
Mais les règles, tu sais, d'avoir un plan de gestion du risque, tout ça, là,
c'est assez standard, là.
M. Fortin :Mais parce qu'en ce moment les règles de fonctionnement
sont déterminées par le conseil d'administration de l'établissement, alors
j'imagine qu'elles ne sont pas toutes pareilles. Là, on va se retrouver avec,
d'un établissement à l'autre, les mêmes règles de fonctionnement.
M. Dubé : Mais je
pourrais demander à... C'est une bonne question, mais comme... quand je n'ai
pas la réponse, je ne l'ai pas, mais Daniel... Étant donné, M. le Président,
que Daniel a été P.D.G. puis il en a fait, des comités de risques, peut-être de
voir comment ça peut varier.
Le Président (M. Provençal)
:M. Paré, s'il vous plaît.
M. Paré (Daniel) : Oui.
Daniel Paré, sous-ministre, Santé et Services sociaux.
Effectivement, en réponse à votre
question, chacun des C.A. adopte. Cependant, lors de la... lors de la dernière
réforme, il y avait quand même eu un canevas qui avait été, là, donné aux
établissements. Mais, encore là, des fois, on va vouloir quand même jouer sur
la composition lorsqu'on a une particularité, plus d'incidents dans une région
que dans une autre, donc on va essayer des fois, peut-être, de faire un comité
spécial sur tel événement. Ça fait que, dans le projet de loi, là, qui vous est
présenté, il y a quand même cette latitude-là, là, qui est là, puis, je pense,
qui est importante...
M. Fortin :Il y a cette latitude-là?
M. Paré (Daniel) : ...pour
avoir la couleur locale.
M. Fortin :Je m'excuse, M. Paré, je ne voulais pas vous
interrompre, mais il y a cette latitude-là? Parce que moi, je ne la vois pas,
là, dans...
M. Paré (Daniel) : Bien,
vous verrez plus loin, le P.D.G. peut signer, là, ça va être plus au niveau
de... Attendez une minute. Bien, lorsqu'on parle du... plus au niveau de la
composition équilibrée, là. C'est plus là, des fois, si on aurait plus
d'incidents en pharmacie, pour dire quelque chose, bien, on s'assure... Et,
dans le fond, là, le personnel, là, le nombre qui est là... quand même, a quand
même assez de latitude pour s'assurer, là, de... Puis, encore là, les membres
du comité viennent et partent, ça fait que, ça aussi, là, c'est pris en
considération, lorsqu'on a des nouvelles personnes.
M. Dubé : Je pense
que... Si vous permettez, M. Paré, je pense que Me Paquin voulait
rajouter quelque chose là-dessus.
Le Président (M. Provençal)
:Oui. Me Paquin, s'il vous plaît.
M. Paquin (Mathieu) : Oui,
M. le Président. En fait, ce que le projet de loi prévoit avec
l'article 138, c'est que le règlement intérieur prévoit le nombre de
membres ainsi que les règles de fonctionnement. Donc, j'ai un seul règlement
intérieur de Santé Québec, mais le règlement intérieur de Santé Québec, lui,
pourrait prévoir des règles qui vont varier selon les caractéristiques des
différents établissements. Donc, ce n'est pas forcément du mur-à-mur.
M. Fortin :O.K., mais c'est eux qui décident, ce n'est pas les gens de
l'établissement comme tel. Comme là, aujourd'hui, là, c'est le conseil
d'administration de l'établissement qui fait les règles avec un canevas, qui a
fait les règles, là, en 2016, là, ou 2015, avec un canevas. Là, <aujourd'hui...
M. Fortin :
...avec un canevas, qui a fait les règles, là, en
2016, là, ou 2015, avec un canevas. Là, >aujourd'hui, ce que vous me
dites, c'est : C'est Santé Québec qui va mettre les règles en place, elles
peuvent varier, mais les gens du comité de gestion de risques ne peuvent pas
les changer par la suite, là, ou les P.D.G. d'établissement ne peuvent pas les
changer par la suite.
M. Paquin (Mathieu) : Tel que
c'est rédigé, M. le Président, c'est quelque chose qui est dans le règlement
intérieur, et le règlement intérieur, il est adopté par le conseil
d'administration de Santé Québec qui ne peut déléguer ce pouvoir-là. Donc,
effectivement, les règles sont déterminées par le conseil d'administration de
Santé Québec.
M. Fortin :O.K. Puis, si un P.D.G. dit qu'il a besoin, comme M. Paré
vient de nous dire, là, c'est arrivé, qu'on a besoin de changer ci, ça, ça, si
un P.D.G. voit ou des membres d'un comité de gestion d'établissement se rendent
compte qu'on a besoin de changer quelque chose, comment ils s'y prennent? Il
faut qu'ils convainquent le C.A. de Santé Québec?
Le Président (M. Provençal)
: Maître.
M. Paquin (Mathieu) : M. le
Président, je ne sais pas si le travail de convaincre sera particulièrement
difficile, mais le pouvoir est entre les mains du conseil d'administration.
C'est quelque chose qui devra cheminer par le président et chef de la direction
et le conseil d'administration de Santé Québec.
M. Fortin :Dernière question. Pourquoi? Pourquoi on prend...
M. Dubé : Bien, moi, ça, je
peux répondre à ça.
M. Fortin :Oui.
M. Dubé : Ce qui est
important dans un comité de... puis je suis certain que vous êtes au courant de
ça, là, ce qui est important dans un comité de gestion du risque, c'est de
respecter le minimum. Et, quand je dis le minimum, c'est, tout le monde doit
s'entendre qu'ils ont un même risque, hein, il y a un risque commun à tout le
monde, c'est plutôt ça que je devrais dire. Je pense au PCI, les infections, je
peux penser à tout ce qui se rapporte à, de façon plus large, une pandémie.
Qu'est-ce qui se rapporte... Est-ce que vous avez les bonnes assurances sur le
building? Est-ce que vos employés sont bien protégés pour la fraude? Il y a
vraiment une communalité d'éléments que tout le monde doit faire. Alors, ça,
pour moi, c'est le rôle de Santé Québec de dire : Le minimum, là, tout le
monde doit l'avoir.
Ce que vous demandez, c'est : Est-ce
qu'il pourrait y avoir de la latitude? Tantôt, je vous ai dit oui, je n'ai
peut-être pas été assez clair, mais d'un établissement plus petit qui dirait :
Moi, en plus, je voudrais être capable d'avoir une certaine flexibilité, mais
il va devoir être défini, au début, par le règlement antérieur... le règlement
intérieur de Santé Québec, c'est juste ça que je dis. Alors, ça va être à Santé
Québec de s'assurer qu'il y a de la flexibilité pas pour en enlever, mais pour
des raisons de taille ou de granularité.
M. Fortin :O.K. Je le dis quand même, je trouve ça particulier que,
bien, régionalement, là, ou par établissement, il n'y a aucun moyen de changer
ou d'ajouter même, si vous voulez, là, une quelconque mesure à l'intérieur du
fonctionnement du comité de gestion de risques de l'établissement.
M. Dubé : Je ne vous dis pas
qu'il n'y en a pas, au contraire. Quand Santé Québec, là, dans son comité de
transition, va dire : Voici c'est quoi, les règlements intérieurs, il va
dire : Regardez, là, pour ce qui est de la question de gestion du risque,
voici les éléments que vous devez répondre. S'il y a un P.D.G., à ce moment-là,
qui dit : Moi, ça ne s'applique pas ou j'aimerais ça avoir... ça va être
discuté, là, ce ne sera pas imposé comme ça. Alors, c'est comme ça qu'on veut
fonctionner, là, c'est que les gens vont donner leur input sur ces différents règlements
intérieurs là, c'est pour ça qu'on a un comité de transition, puis c'est pour
ça que les gens vont... Sur le comité de transition, il va y avoir quelques
P.D.G. Alors, toute cette information-là va être discutée avant d'être
finalisée dans un règlement intérieur.
M. Fortin :C'est correct, M. le Président, mais on ne fait pas... Le
projet de loi, ce n'est pas juste pour la transition, là, c'est pour tout ce
qui vient après. Puis le ministre nous dit : Bien, le P.D.G. a un pouvoir,
pendant la transition, de le dire, qu'on a besoin de quelque chose
d'additionnel, sauf que ce projet de loi mammouth là, là, il est valide pour
des années puis des années, puis c'est moins clair, pour nous, le cheminement.
Ça me semble un pouvoir qu'on a localement qui ne sera plus disponible
localement. Enfin, je... notre point est fait, M. le Président.
• (14 h 30) •
Le Président (M. Provençal)
:D'autres interventions? Oui, M. le
député des Îles.
M. Arseneau : Bien, un peu
dans le même sens, là. Si je comprends bien, on élimine de l'article de la
LSSSS qui prescrivait un certain nombre de membres, tu sais, dans la... en
fait, qui nous parlait de la composition de ce comité pour donner les pleins
pouvoirs au P.D.G.
Une voix : ...
M. Arseneau : Il est à 139.
D'accord.
M. Dubé : Non, non, mais
c'est ça, parce qu'on le voyait que, dans le 139, on reprenait les deux mêmes
articles, vous avez absolument raison.
M. Arseneau : D'accord. O.K.
Je ne l'avais pas vu. Merci.
M. Dubé : Non, mais on est là
pour ça, là, des fois...
Le Président (M. Provençal)
:M. le député de Rosemont.
M. Marissal : ...pas mal la
même chose, là, le canevas dont parlait...
14 h 30 (version révisée)
M. Arseneau : …d'accord, O.K. Je
ne l'avais pas vu. Merci.
M. Dubé : Non, mais on est là
pour ça, là, des fois.
Le Président (M. Provençal)
:M. le député de Rosemont.
M. Marissal : …pas mal la
même chose, là. Le canevas dont parlait M. Paré tout à l'heure, là, c'est ce
qui était dans la LSSSS, là. C'est ce que je comprends, là? On disait : Représentativité
équilibrée des employés, de l'établissement, les usagers, les personnes qui
exercent leur profession. C'est le cadenas dont... le canevas dont vous parliez
tantôt?
M. Paré (Daniel) : Oui, mais,
encore là, juste pour être encore plus précis, le canevas… que ce qui est… qu'est-ce
qui s'est fait lors de la dernière réforme, ce n'était pas dans la loi, c'est
ce qui s'est effectué, parce qu'il y avait un gain à faire, mais 139, que vous
allez discuter, j'assume, tantôt, vient déterminer les types de personnes qu'on
veut sur le comité, et c'est là aussi qu'on peut voir la latitude que chacun
des établissements pourra mettre selon sa couleur, selon ses enjeux.
M. Marissal : C'est bien.
Le Président (M. Provençal)
:Ça va? Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur 138? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 138 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Adopté. 139, maintenant, M. le
ministre.
M. Dubé : Avec plaisir, merci
beaucoup. Alors, 139 se lit comme suit :
«La composition du comité de gestion des
risques doit assurer une représentativité équilibrée des catégories de
personnes suivantes :
«1° le personnel de Santé Québec affecté à
la réalisation des tâches au sein de l'établissement de cette dernière;
«2° les usagers;
«3° les personnes qui exercent leur profession
au sein de l'établissement de Santé Québec; et
«4° les personnes qui, en vertu d'un
contrat de service, fournissent au sein de l'établissement et pour le compte de
Santé Québec des services aux usagers.
«Le président-directeur général ou la personne
qu'il désigne est membre d'office de ce comité.»
Cet article prévoit qu'une
représentativité équilibrée de certaines catégories de personnes doit être
assurée dans la composition du comité de gestion des risques. Et, pour
reprendre les commentaires qu'on avait tout à l'heure, bien, le 139 vient
chercher l'essentiel de ce qu'on avait dans 183.1 de la LSSSS, puis je dis bien
l'essentiel. Ce n'est pas la même terminologie, mais c'est l'essentiel.
Le Président (M. Provençal)
:Oui, M. le député de Pontiac.
M. Fortin :Quand on dit, au troisième point, là, «les personnes qui
exercent leur profession au sein de l'établissement», ça, j'imagine, c'est pour
inclure des médecins parce que ce n'est pas du personnel de Santé Québec
directement. C'est ça, oui?
M. Dubé : Très bon point,
exactement.
M. Fortin :O.K., ça me va.
Le Président (M. Provençal)
:Oui, M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Oui, bien,
quatrième paragraphe, «s'il y a lieu, les personnes qui, en vertu d'un contrat
de service», s'il y a eu lieu, pourriez-vous me donner un exemple de ça
viserait qui et dans quelles circonstances?
M. Desharnais (Daniel) : Un
exemple qui vient à l'esprit, les sages-femmes.
M. Marissal : O.K., mais il
ne s'agit pas ici de fournisseurs privés. Je sais qu'on veut éliminer les
agences, et, quant à moi, le plus tôt sera le mieux, là, mais on ne pourrait
pas se retrouver dans la situation absurde où un représentant d'une agence
siège là-dessus, là. Il y a un contrat de service, là.
M. Desharnais (Daniel) : Je
ne sais pas si Me Paquin peut m'éclairer là-dessus…
Le Président (M. Provençal)
:…à la question qu'il vient de
soulever, maître.
M. Paquin (Mathieu) : M. le
Président, en fait, l'exemple qui me serait venu en tête est exactement le même
que celui qui a été donné avec les sages-femmes, de sorte que je n'aurais pas
rien à ajouter, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
:D'autres interventions sur le 139?
M. Dubé : On me souffle à l'oreille,
puis je vais vous les lire, des exemples de gens qui sont à contrat de service,
par exemple : certains chefs de la prévention des infections — ça,
c'est ce qui est en ce moment dans le réseau — un adjoint à la
direction du programme, un coordonnateur du service de génie biomédical, un
pharmacien chef adjoint. Alors, il y a une liste comme ça de gens qui, parfois,
sont à contrat plutôt qu'employés.
M. Marissal : Ce n'est pas
une confusion, là, mais ma question vient du fait que contrat de service, ça
peut nous ramener à fournisseur, mais ce n'est pas de ça dont il est question.
M. Dubé : Oui, ce n'est pas
de ça dont on parle.
M. Marissal : C'est des contrats
de service professionnel par quelqu'un qui est dans l'établissement.
M. Dubé : Voilà.
Le Président (M. Provençal)
:M. le député des
Îles-de-la-Madeleine.
M. Arseneau : Oui, une question
peut-être plus générale pour les néophytes. Qu'est-ce que ça mange en hiver
exactement, là, un comité de gestion de risque, tu sais, ses grandes fonctions
un petit <peu, là, pour le…
M. Arseneau :
...un
petit >peu, là, pour le bénéfice de ceux qui nous écoutent, mais sans
entrer dans le fin détail? Puis je pose la question, je vais vous dire tout de
suite, là, en lien avec la gouvernance d'un tel comité, si on veut, parce que
ce que je constate, là, ce qu'on vient d'adopter à l'article 138, c'est
allé un peu rapidement, là, c'est que le président-directeur général,
maintenant, va nommer les membres de ce comité gestion de risque. Je me pose la
question pourquoi auparavant ce n'était pas le P.D.G. qui nommait les gens,
mais plutôt le conseil d'administration. Puis je veux juste poser la question
sur l'équilibre des pouvoirs et des responsabilités. Est-ce que c'est une bonne
chose de donner au P.D.G. toute la latitude de nommer qui il veut, qu'il soit
dans la catégorie qu'on veut, en fonction de ce qu'on a à faire sur un comité
de gestion de risque? Est-ce qu'il n'y a pas un risque justement de donner tous
les pouvoirs au P.D.G.? C'est pour ça que je pose la question, à savoir jusqu'à
quel point ce comité-là est d'une importance capitale.
M. Dubé : O.K., bien, je vais
répondre en deux fois, en deux parties, peut-être même trois.
Premièrement, à votre question, de façon
générale, ça mange quoi en hiver, un comité de gestion des risques, on élabore
trois points à l'article 140 qui suit. Ça fait que vous allez voir qu'on
dit… puis ça le dit, là, c'est «analyser... identifier et analyser les risques».
Tantôt, je vous disais de quels risques on parle : risques d'infection,
etc., les risques d'assurance, les risques pour les employés. Vous voyez le
deuxième point, «s'assurer qu'un soutien est apporté à la victime et à ses
proches, assurer la mise en place d'un système de surveillance», etc.
Bon, à votre deuxième... Alors donc, c'est
ça, un comité de gestion du risque qui, habituellement, va se rapporter à un
conseil d'administration, quand il y a conseil d'administration, parce que la
responsabilité des administrateurs, en ce moment, on est au niveau de Santé
Québec. Et, quand je répondais au député de Pontiac… Les administrateurs de
Santé Québec, là, ils vont dire c'est quoi, le minimum de gestion du risque que
vous avez demandé à tous vos établissements, vous me suivez, parce que c'est
eux autres qui commandent le conseil d'administration, vont être responsables
envers la population qu'on n'a pas oublié tel ou tel risque. Ça va-tu
jusque-là?
Bon, quand on verra le comité des usagers,
qui s'en vient, là, le comité des usagers puis, après ça, le... Excusez-moi,
quand on va voir les conseils d'établissement, vous allez voir que ce n'est pas
dans leurs risques à eux de gérer le comité des risques. Ils doivent s'assurer
de l'application, mais ce n'est pas à eux de déterminer les risques, vous voyez
la différence, parce que ça, ça relève du conseil d'administration, O.K.?
Donc, je vous dis ce que ça fait, à qui ça
se rapporte puis qui va s'en assurer de l'exécution. Maintenant, l'enjeu, puis
ça, c'est parce qu'on a décidé, pour les bonnes raisons, là, de reporter la
discussion sur les établissements et leurs responsabilités…
M. Arseneau : Donc, si je
comprends bien la différence, maintenant, qui est instituée avec la création de
Santé Québec, c'est que la gestion du risque, elle repose sur les épaules du
conseil d'administration de Santé Québec, et c'est la raison pour laquelle on
va demander aux P.D.G. de chacun des établissements de s'assurer que tout soit
mis en œuvre pour éviter les risques, alors qu'auparavant c'était le C.A.
local, si on veut, ou régional qui, lui, avait cette responsabilité-là et c'est
pour ça qu'il était mis à contribution pour nommer les membres, notamment.
• (14 h 40) •
M. Dubé : C'est ça, mais le
conseil d'établissement... Puis on le verra plus tard, là, mais le conseil
d'établissement va s'assurer de l'exécution quand même. Mais la détermination
du risque, pour les raisons que j'ai expliquées tout à l'heure, de s'assurer
que le minimum est fait, là, c'est la discussion qu'on avait tantôt… C'est ça.
M. Arseneau : En d'autres
mots, encore une fois, le P.D.G. devait répondre devant son propre C.A. des
travaux du comité, alors que, maintenant, le P.D.G. répondra envers le C.A. de
Santé Québec.
M. Dubé : Bien, premièrement,
il répond toujours de son conseil d'établissement dans l'exécution des choses.
C'est parce qu'il faut faire attention, puis c'est ça peut-être que, des fois,
il faut revenir… c'est qu'est-ce qu'on demande au P.D.G. en termes de reddition
de comptes, qu'est-ce qu'on demande en termes de responsabilités, mais la
gestion du risque, le P.D.G. de... le P.C.D., le président et chef de la
direction, lui, délègue à ses 16 établissements ou à ses
36 établissements, et ce travail-là se fait... l'exécution, et je le
répète, l'exécution se fait par le conseil d'établissement, ce qu'on verra, là,
plus tard parce qu'on a reporté cette discussion-là.
M. Arseneau : D'accord. Encore
une <fois…
M. Arseneau :
...d'accord.
Encore une >fois, parce qu'on parlait de composition, là, pour valider… La
question de la validation de la composition puis des usagers, bon, le
fonctionnement, et tout ça, ça revient essentiellement au conseil
d'administration de Santé Québec de s'assurer que... bien, le conseil
d'administration du grand patron de Santé Québec de s'assurer que ses P.D.G.
fassent le travail région par région.
M. Dubé : Avec la
collaboration du conseil...
M. Arseneau : …du conseil
d'établissement. J'ai compris.
M. Dubé : Et voilà, c'est ça.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres interventions sur
l'article 139? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 139
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Adopté. 140, M. le ministre.
M. Dubé : Avec plaisir, merci
beaucoup. Ça fait que je vais lire 140 puis j'irai à 141… à l'amendement,
pardon.
Le Président (M. Provençal)
:C'est ça.
M. Dubé : Alors, 140 : «Le
comité de gestion des risques a notamment pour fonction de rechercher, de
développer et de promouvoir les moyens visant à :
1° identifier et analyser les risques
d'incident ou d'accident en vue d'assurer la sécurité des usagers et, plus
particulièrement dans le cas des infections nosocomiales — c'est
l'exemple, excusez-moi — en prévenir l'apparition et en contrôler la
récurrence;
2° s'assurer qu'un soutien est apporté à
la victime et à ses proches;
3° assurer la mise en place d'un système
de surveillance incluant la constitution d'un registre local des incidents et
des accidents aux fins d'analyse de leurs causes et de recommander au conseil
d'établissement la prise de mesures visant à en prévenir la récurrence et, s'il
y a lieu, la prise de mesures de contrôle.»
Le commentaire : Cet article prévoit
les fonctions du comité de gestion des risques, notamment de développer des
moyens visant à identifier les risques d'incidents et d'accidents, d'assurer
qu'un soutien est apporté à la victime et de créer un registre des incidents et
des accidents. Voilà pour 140.
Le Président (M. Provençal)
:Faites-vous votre amendement?
M. Dubé : Avec plaisir.
Le Président (M. Provençal)
:S'il vous plaît.
M. Dubé : L'amendement pour
140 se lit comme suit :
1° remplacer, dans le paragraphe 1°,
«nosocomiales» par «associées à la prestation de services»;
2° remplacer, dans le paragraphe 2°, «la
victime» par «l'usager qui subit les conséquences de l'accident».
Cet amendement vise à ce que tout type
d'infection pouvant découler de la prestation de services soit visé par ce
paragraphe et non uniquement les infections nosocomiales. Il vise également à
retirer le terme «victime» dans un souci de s'inscrire dans une logique de
non-blâme.
Le Président (M. Provençal)
:Merci. Alors, interventions sur
l'amendement déposé par M. le ministre? On va le soulever, là, pour bien voir
les… Merci. Oui, M. le député des Îles-de-la-Madeleine.
M. Arseneau : Non, je vais
revenir sur l'article. Là, c'est sur l'amendement?
Le Président (M. Provençal)
:Là, on est sur l'amendement.
M. Arseneau : O.K., je n'ai
rien à dire sur l'amendement.
Le Président (M. Provençal)
:O.K. S'il n'y a pas d'autre
intervention sur l'amendement, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce
que l'amendement de M. le ministre est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Adopté. Maintenant, on revient sur
l'article 140 amendé. M. le député des Îles-de-la-Madeleine.
Une voix : ...
M. Arseneau : Oui, c'est ça,
si on pouvait voir le…
Le Président (M. Provençal)
:Vous irez à la section du texte
modifié, s'il vous plaît. Merci.
M. Dubé : Oui, merci
beaucoup.
Le Président (M. Provençal)
:Alors, le texte modifié est à l'écran.
M. le député des Îles-de-la-Madeleine.
M. Arseneau : Oui, juste un
petit instant, là, au troisième paragraphe, lorsqu'on dit que l'un des rôles du
comité de gestion des risques est de recommander au conseil d'établissement la
prise de mesures, peut-être que je me trompe, mais le conseil d'établissement
a-t-il le pouvoir de prendre des mesures? Parce qu'on a passé par-dessus, là,
les pouvoirs du conseil d'établissement, mais je me pose la question. Est-ce
qu'un conseil d'administration peut prendre des mesures? Est-ce qu'un <conseil...
M. Arseneau :
...est-ce
qu'un >conseil d'établissement peut prendre des mesures?
M. Dubé : Je comprends, mais
je vais juste prendre en différé votre question parce que je voudrais aller
voir… quand on... la section qu'on a sautée.
M. Arseneau : C'est ça, moi
aussi.
M. Dubé : C'est pour ça que
je demanderais à mes collègues ou soit au niveau légiste de voir... Je ne
répondrai pas n'importe quoi. Alors, on va aller voir le... pas à 106… Je veux
voir les fonctions… On peut peut-être s'interrompre juste quelques minutes, pas
faire attendre les gens. Qu'est-ce que vous en pensez?
Le Président (M. Provençal)
:Oui.
M. Dubé : Je veux juste être
sûr que je prends le temps parce que, là, c'est une section qu'on a sauté. Alors...
Le Président (M. Provençal)
:C'est le désavantage d'être obligé de
toujours s'y référer, mais c'est plus une notion de recommandation, hein, qui
est marquée dans 140.
M. Arseneau : Bien, c'est ça,
il donne des avis de recommandation, mais prendre des mesures, ça me semblait
être de l'ordre du C.A. ou de la direction, là, mais...
M. Dubé : Ce que je veux
regarder, là... parce qu'il y en a, des petites affaires à corriger des fois,
là, bien, ça, c'en est une où je pense, selon moi... puis votre question est très
à-propos, c'est peut-être plus la responsabilité du P.D.G. que du conseil
d'établissement. Ça fait que c'est ça que je vais... Daniel, tu hoches de la
tête, là.
M. Arseneau : C'est ce que je
demandais de vérifier aussi.
M. Dubé : Ça fait que ce que
je ferais, M. le Président, c'est que je vous demanderais d'interrompre la
session, puis on va aller voir, mais mon idée, c'est que c'est probablement...
Le Président (M. Provençal)
:Oui, votre réflexe.
M. Dubé : Mon réflexe,
c'est...
Le Président (M. Provençal)
:On va suspendre, s'il vous plaît.
(Suspension de la séance à 14 h 48)
(Reprise à 14 h 54)
Le Président (M. Provençal)
:Nous reprenons les travaux. Suite aux
questionnements du député des Îles-de-la-Madeleine, M. le ministre va redéposer
un amendement pour essayer de rejoindre la préoccupation des îles de... du
député des Îles-de-la-Madeleine. Alors, je vous demanderais, M. le ministre, de
lire votre amendement qui est projeté à l'écran présentement.
M. Dubé : Ah! O.K., mais j'aurais
pu le laisser aux députés des Îles, mais avez-vous des meilleurs yeux que moi?
Oui?
M. Arseneau : Il n'y a rien
de garanti. Bien, vous voulez que je le lise, c'est ça?
M. Dubé : Bien, c'est votre
amendement.
M. Arseneau : D'accord.
Alors, c'est de remplacer, dans le paragraphe 3° de l'article 140 du
projet de loi tel qu'amendé, « conseil
d'établissement » par « président-directeur général ».
Donc, on lirait le paragraphe 3° ainsi :
«Assurer la mise en place d'un système de surveillance incluant la constitution
d'un registre local des incidents et des accidents aux fins d'analyse de leurs
causes et recommander au Président directeur général la prise de mesures visant
à en prévenir la récurrence et, s'il y a lieu, la prise de mesures de contrôle.»
Le Président (M. Provençal)
:Ce qui répond à...
M. Arseneau : Donc, c'est le
rôle, effectivement, du président-directeur général de mettre en œuvre des
mesures...
M. Dubé : Qui, lui, a les
leviers pour le faire.
M. Arseneau : Exact.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il des interventions concernant
l'amendement des îles de la… du député des Îles-de-la-Madeleine? Oui, M. le
député de Pontiac.
M. Fortin :Pour la bonne gouverne du projet de loi, là, et la
constance d'un article à l'autre, ça fait du sens, mais, je le dis tout de
suite, c'est malheureux que les conseils d'établissement perdent des pouvoirs
comme ceux justement d'avoir un certain nombre de responsabilités comme celles
des conseils d'établissement. Puis je comprends qu'on n'a pas vu des articles,
là. On est... On a fait un peu... On a sauté quelques articles, mais ce n'est
pas leur job de prévenir la récurrence… ou la prise de mesures de contrôle. Ça
fait partie des responsabilités qu'ils perdent un peu, que les conseils
d'administration ont, mais que les conseils d'établissement n'ont pas. Alors,
pour la bonne gouverne du projet de loi et la constance, ça fait du sens, cet
amendement-là, mais c'est malheureux que les conseils <d'administration…
M. Fortin :
...les
conseils >d'administration perdent
ces pouvoirs-là.
Le Président (M. Provençal)
:Merci.
M. Dubé : Mais je ne peux pas
m'empêcher de faire un commentaire, c'est qu'ils en prennent d'autres. C'est
juste ça que je voudrais dire. Quand on aura eu la chance de passer, là, de 106
à 130, là, vous allez voir que, oui, il y a un focus plus spécifique sur les
employés et les usagers, puis c'était ça qui était notre... Mais vous avez le
droit de dire ce que... Je respecte ça, là, mais je vous dis juste qu'ils
prennent des responsabilités qu'ils n'avaient pas avant. Mais, ça, on pourra en
rediscuter quand on sera dans cette section-là.
Le Président (M. Provençal)
:M. le député des
Îles-de-la-Madeleine, c'est votre amendement.
M. Arseneau : Oui, bien, en
fait, moi, c'était par devoir de cohérence, là, de la commission, je pense,
pour faire notre travail de façon logique et rationnelle, c'est effectivement
ce qu'il faut faire, là, adopter cet amendement-là. Moi, la question que je me
posais au moment de proposer l'amendement, c'est de quelle façon est-ce que le
conseil d'établissement sera minimalement mis au fait des travaux du comité de
gestion des risques et des recommandations qui sont formulées.
Alors, que l'on mette en œuvre des
mesures, je comprends que c'est le P.D.G., mais que le conseil d'établissement
soit mis au fait des événements et des mesures, et tout ça, ça me semble aussi
incontournable. Mais, parce qu'on n'a pas encore abordé le rôle du conseil
d'établissement, je ne sais pas si c'est ici qu'il faudrait l'ajouter, ou
ailleurs, ou c'est déjà inclus quelque part, mais il faut que le conseil
d'établissement soit informé, soit au courant de ce qui se passe, quand même,
là, il me semble, quand il est question de la gestion des risques, notamment pour
les usagers, principalement, en fait, pour les usagers.
Une voix : …
M. Dubé : Oui, mais je suis
en train de...
M. Arseneau : Oui, mais
juste... puisqu'on n'a pas encore suspendu, en fait, mon questionnement... Je
n'avais pas d'amendement supplémentaire à ajouter, là, mais en mode
exploratoire… Est-ce que le comité de gestion ne pourrait pas avoir notamment
comme mandat de déposer un rapport ou faire rapport de son travail auprès du
conseil d'établissement et ensuite les mesures sont prises par le P.D.G.? Mais
quelque chose du genre me semblerait intéressant.
M. Dubé : Avant de demander,
là, encore une fois, on est un peu dépendants d'avoir sauté toute une section,
là, puis c'est ça que je suis en train de regarder pour voir... On va devoir
suspendre, parce que je veux juste être certain que je ne vous dis pas quelque
chose qui était déjà prévu lorsqu'on a fait le rôle du comité de... du conseil
d'établissement. C'est ça qui est mon enjeu, là. Ça fait qu'on va suspendre, M.
le Président, parce que je veux juste être sûr que...
Le Président (M. Provençal)
:On suspend les travaux.
(Suspension de la séance à 15 heures)
15 h (version révisée)
(Reprise à 15 h 10)
Le Président (M. Provençal)
:Alors, on reprend nos travaux.
Dans un premier temps, suite à une
recommandation de Me Paquin, on va traiter l'amendement qui est déjà déposé par
le député des Îles-de-la-Madeleine et on aura un nouvel amendement qui va s'ajouter,
pour répondre à la reddition de comptes. Alors, sur l'amendement qui a été
déposé par le député des Îles-de-la-Madeleine, est-ce qu'il y a d'autres
interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement est
adopté?
Une voix : ...
Le Président (M. Provençal)
:Oui.
La Secrétaire : Oui. Alors, M. Arseneau
(Îles-de-la-Madeleine)?
M. Arseneau : Pour.
La Secrétaire : M. Dubé
(La Prairie)?
M. Dubé : Pour.
La Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
Mme Lachance : Pour.
La Secrétaire : Mme Picard
(Soulanges)?
Mme Picard : Pour.
La Secrétaire : Mme Gendron
(Châteauguay)?
Mme Gendron : Pour.
La Secrétaire : M. St-Louis
(Joliette)?
M. St-Louis : Pour.
La Secrétaire : M. Rivest
(Côte-du-Sud)?
M. Rivest : Pour.
La Secrétaire : M. Chassin
(Saint-Jérôme)?
M. Chassin :Pour.
La Secrétaire : Mme Setlakwe
(Mont-Royal—Outremont)?
Mme Setlakwe : Abstention.
La Secrétaire : M. Fortin
(Pontiac)?
M. Fortin :Abstention.
La Secrétaire : M. Marissal
(Rosemont)?
M. Marissal : Pour.
Le Secrétaire : Et M. Provençal
(Beauce-Nord).
Le Président (M. Provençal)
:<
Abstention...
La Secrétaire :
M. Fortin
(Pontiac)?
M. Fortin :
Abstention.
La Secrétaire :
M. Marissal
(Rosemont)?
M. Marissal :
Pour.
Le Secrétaire :
Et
M. Provençal
(Beauce-Nord).
Le Président (M. Provençal)
:>
Abstention. Alors l'amendement
du député des Îles-de-la-Madeleine à l'article 140 est adopté. Maintenant,
il y aura un nouvel amendement qui va être déposé. Est-ce que l'amendement est
prêt, Mme la secrétaire? O.K. Il est toujours en attente. Est-ce qu'on a besoin
de suspendre... Oups! Non, je pense qu'il est en train d'apparaître à l'écran.
Non?
M. Dubé : ...
Le Président (M. Provençal)
:Ah! O.K.
M. Dubé : Est-ce qu'on peut
suspendre puis...
Le Président (M. Provençal)
:Puis c'est ce que je veux vérifier
avec Me Paquin. Est-ce qu'on pourrait suspendre l'amendement qui va s'ajouter?
Et y a-t-il inconvénient à aller traiter 141?
M. Paquin (Mathieu) : En
fait, on suspendrait l'article au complet, moi, je n'ai pas d'objection. C'est
vous, le maître des règles, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
:O.K. Oui.
M. Dubé : ...dans 141, qui
nous empêche de le faire. C'est ça, je pense, qui est la question, là. Je ne
pense pas, là.
Une voix : ...
M. Dubé : Oui, il y a une
séquence, mais je ne sais pas si... Ce qu'il nous dit, c'est qu'il n'y a pas
d'enjeu d'aller à 141, mais...
Le Président (M. Provençal)
:Alors, avec consentement, nous allons
suspendre le 140, pour le temps que l'amendement soit rédigé, et nous allons
traiter le 141.
M. Dubé : ...à la fin, bon...
Le Président (M. Provençal)
:On le surprendra aussi.
M. Dubé : Et, pendant ce
temps-là, il va apparaître dans le nuage.
Le Président (M. Provençal)
:Au moins, les explications auront été
données.
M. Arseneau : M. le
Président, est-ce que je peux...
Le Président (M. Provençal)
:Oui, M. le député des Îles.
M. Arseneau : Juste avant
qu'on suspende la discussion de 140, j'avais une question autre à poser puis,
puisqu'on est en train de rédiger un amendement, je veux savoir si c'est
pertinent. On parle de la gestion de risques d'incident et d'accident, pour
assurer la sécurité des usagers, on ne parle pas du personnel. Est-ce que c'est
volontaire qu'on... Il y a un autre lieu où on parle de la sécurité du
personnel?
M. Dubé : On a eu cette
discussion-là, puis, vous vous rappelez, là, il y a le rôle de la CNS, puis
tout ça? On n'est pas dans ça ici, là.
M. Arseneau : D'accord.
M. Dubé : Alors, je vais
essayer de me souvenir, parce qu'on l'a discuté, ça, il faudrait que je vous
retrouve l'article, là, où on a eu cette discussion-là. Mais ce n'est pas dans
ça, là.
M. Arseneau : Mais est-ce que
ça veut dire, juste pour ma compréhension, que le comité de gestion des
risques, lui, ne veille pas à s'assurer qu'il n'y ait pas de risque pour
d'autres catégories de gens que les usagers? Est-ce que c'est ça?
M. Desharnais (Daniel) : Non,
c'est en lien avec la prestation de services comme telle. Si vous parlez des
employés, c'est les bureaux de santé, santé et sécurité, qui s'occupent de ça
dans les établissements.
M. Arseneau : Donc, ça ne
relève pas du comité de gestion des risques, c'est ça?
M. Desharnais (Daniel) : Exactement.
M. Arseneau : O.K. C'est que
je voulais...
Une voix : ...
M. Desharnais (Daniel) : Oui,
oui, comité de gestion des ressources humaines.
M. Dubé : C'est le comité de
gestion des ressources humaines qui s'occupe de ces questions-là.
M. Arseneau : D'accord. C'est
bien. Merci.
M. Marissal : C'est parce
que... Non, bien...
Le Président (M. Provençal)
:Oui, allez-y, M. le député de
Rosemont.
M. Marissal : Je voulais dire :
Ce n'est pas moi qui ai commencé, mais je ne vous dirai pas ça. Bien, c'est
parce que le député des Îles vient d'aller à 140 au complet; moi, j'avais
compris qu'on le suspendait, parce que moi aussi, j'ai des discussions à faire
sur 140.
Le Président (M. Provençal)
:Il est suspendu, c'est pour ça que...
M. Marissal : En tout respect
pour mon collègue des Îles, je voulais juste être sûr d'avoir compris la
séquence. On suspend 140...
Le Président (M. Provençal)
:140, et on traite...
M. Marissal : Oui, on revient
régler l'amendement.
Le Président (M. Provençal)
:Oui. Puis, si, à 141, il y a une zone
d'inconfort, on suspendra le 141. Ça nous permet au moins de l'expliquer.
M. Marissal : Je comprends
bien.
Le Président (M. Provençal)
:Puis c'est ça. Alors, consentement
pour avoir suspendu 140.
M. Dubé : ...je trouve ça
bien.
Le Président (M. Provençal)
:Lecture du 141, M. le ministre.
M. Dubé : Avec plaisir.
Alors : «Les réponses d'une personne, dans le cadre des activités de
gestion des risques, et notamment tout renseignement ou document fourni de
bonne foi par elle en réponse à une demande d'un gestionnaire de risques ou
d'un comité de gestion des risques, ne peuvent être utilisées ni ne sont
recevables à titre de preuve contre cette personne ou contre toute personne
devant une instance judiciaire ou une personne ou un organisme exerçant des
fonctions juridictionnelles.
«Malgré toute disposition contraire, un
gestionnaire de risques ou un membre d'un comité de gestion des risques ne peut
être contraint devant une instance judiciaire ou une personne ou un organisme
exerçant des fonctions juridirectionnelles de témoigner sur un renseignement
confidentiel obtenu dans l'exercice de ses fonctions, ni de produire un
document contenant un tel renseignement, si ce n'est aux fins du contrôle de sa
confidentialité.
«Aucun élément de contenu du dossier de
gestion des risques, y compris les conclusions motivées et, le cas échéant, les
recommandations qui les accompagnent, ne peut constituer une déclaration, une
reconnaissance ou un aveu extrajudiciaire d'une faute professionnelle,
administrative ou autre de nature à engager la <responsabilité...
M. Dubé :
... faute
professionnelle, administrative ou autre de nature à engager la >responsabilité
civile d'une partie ou devant une instance judiciaire.»
Le commentaire, c'est : Cet article prévoit
diverses mesures favorisant la découverte de la vérité dans le cadre des
activités de gestion de risques, notamment, en prévoyant que les réponses d'une
personne ne peuvent être utilisées ni être recevables à titre de preuve contre
une personne devant une instance judiciaire ou une personne ou un organisme
exerçant des fonctions juridictionnelles... oui, c'est ça, juridictionnelles. Voilà.
Et peut-être, pour fins de discussion,
avant de commencer, de dire encore une fois que le parallèle entre le 141, que
je viens de lire, et la LSSSS est, à quelques mots près, la même chose, qu'on
voit très bien dans le tableau comparatif.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il des interventions? Oui, M.
le député de Rosemont.
M. Marissal : «Un gestionnaire
de risque ou un membre d'un comité de gestion des risques ne peut être
contraint devant une instance», ça, c'est clair, «ne peut être contraint». Mais
est-ce que cette personne peut, par ailleurs, décider d'elle-même d'y aller, de
se constituer en témoin, par exemple?
M. Dubé : ...attendez une
minute, là.
M. Marissal : On ne peut pas
la contraindre dans une poursuite, par exemple, c'est ce que je comprends, mais
est-ce que cette personne a... Autrement dit, est-ce qu'on pousse, par exemple,
le devoir de loyauté jusqu'à interdire à cette personne de témoigner? Puis là
je ne parle même pas d'un renseignement anonyme, là, dans le cas des lanceurs
d'alerte, là, je parle de quelqu'un qui se constituerait carrément en témoin. Est-ce
qu'il irait à l'encontre de son employeur?
M. Dubé : Avant de répondre,
là, je ne suis vraiment pas avocat, là, je vais juste... C'est quoi, votre... c'est
quoi, qui est derrière votre question? Prenons... essayons de mettre un exemple,
là, pour bien comprendre votre question.
M. Marissal : Bien, mettons
qu'il y a une situation qui dégénère, puis qu'il y a mort, mort d'homme, dans
la prestation d'un service, puis qu'il y a enquête, et qu'il y a un ou une
membre du comité de gestion de risques qui considère qu'on a échappé le ballon,
qu'on n'a pas fait ce qu'il aurait fallu faire, qui a peut-être même sonné
l'alarme en cours de route, puis qui s'est fait dire : C'est correct, ça
va aller, passez à un autre appel, que cette personne, en son âme et
conscience, se dise : Bien, non, moi, je ne peux pas vivre avec ça, je
vais aller témoigner puis dire qu'est-ce qui s'est passé pour vrai. Je
comprends qu'on ne peut pas la contraindre.
M. Dubé : J'essaie de voir la
différence entre son rôle de gestionnaire puis son rôle de... C'est peut-être
ça que j'ai de la misère à évaluer dans votre question, là.
M. Marissal : Le rôle de
gestionnaire et rôle de quoi, vous dites?
M. Dubé : Bien, c'est parce
qu'on fait vraiment la différence entre le gestionnaire de risques, ou un
membre d'un comité de gestion, ou une personne exerçant des fonctions
juridictionnelles. J'essaie juste de voir il est où, votre... Est-ce que... de
contraindre quelqu'un de ces trois-là? C'est-tu ça, votre question?
M. Marissal : Non. Regardez,
peut-être que je m'exprime mal, là, mais ce que je comprends de cet article-là,
c'est qu'on ne peut pas... Mettons qu'il y a une poursuite ou... qu'il y a une
poursuite judiciaire qui est prise, on ne peut pas contraindre quelqu'un qui
était sur ce comité-là. Et il y a des dispositions de ce genre dans le réseau
de la santé, là.
M. Dubé : C'est déjà là, ça,
là, là, en place, là.
M. Marissal : D'accord, mais
ma question, puis elle est théorique, mais pas tant, là, c'est : Je
comprends qu'on ne pourrait pas lancer une poursuite, Me Ménard ne pourrait pas
contraindre un gestionnaire de risques d'aller témoigner ou de donner des
informations, mais, si cette personne, d'aventure, décide de le faire
volontairement, est-ce qu'on lui interdit?
M. Dubé : Là, c'est plus
clair. Je vais laisser... Merci, merci pour la précision.
• (15 h 20) •
Le Président (M. Provençal)
:Me Paquin, s'il vous plaît.
M. Paquin (Mathieu) : Oui, M.
le Président. Alors, en fait, il faut lire les dispositions dans leur ensemble,
les unes par rapport aux autres. Effectivement, le deuxième alinéa de 141 fait
en sorte que le gestionnaire de risques ou le membre d'un comité de gestion des
risques ne peut pas être contraint. Peut-il lui-même être témoin? Bien, en
fait, il faut voir. D'abord, il y a le premier alinéa qui va s'appliquer, quand
on dit que les «renseignements ou les documents fournis de bonne foi en réponse
à une demande d'un gestionnaire de risques ou d'un comité de gestion des
risques, ne peuvent être utilisées ni ne sont recevables à titre de preuve
contre cette personne ou contre toute autre personne devant une instance...»
Donc, ce dont la personne voudrait témoigner, bien, il y en a une bonne partie
qui ne sera pas recevable, en vertu du premier alinéa.
Et 142 vient prévoir que «les dossiers et
les <procès-verbaux du comité...
M. Paquin (Mathieu) :
...
premier alinéa.
Et 142 vient prévoir que «les dossiers
et les >procès-verbaux du comité de gestion de risques sont
confidentiels.» Donc, mon membre de comité de gestion de risques a un devoir de
confidentialité quant à ce qui va se retrouver dans les dossiers et les procès-verbaux,
de sorte que, de façon générale, on devrait en conclure que la personne ne peut
pas d'elle-même décider d'aller témoigner.
Là où la question... peut-être qu'à un
moment donné il y a des choses qui pourraient sortir, c'est si la situation
constitue un acte répréhensible au sens de la Loi facilitant la divulgation
d'actes répréhensibles à l'égard des organismes publics. Il existe un régime de
protection des dénonciateurs qui s'applique, malgré la plupart des obligations
de confidentialité, à l'exception du secret professionnel des avocats et
notaires. Peut-être que, dans ce cas-là, il serait possible, pour un membre du
comité ou un gestionnaire de risques, de faire une divulgation.
M. Marissal : En vertu de la
loi, ce qu'on appelle communément la loi sur les lanceurs d'alerte?
M. Paquin (Mathieu) : Oui, M.
le Président.
M. Marissal : Ça me va.
Merci.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres interventions
concernant l'article 141? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
141 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Adopté. Est-ce que vous avez reçu
l'amendement? Ah! O.K. Merci. Alors, j'ai besoin de votre consentement pour
revenir à l'article 140, qui était amendé. Consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Provençal)
:Maintenant, M. le député des
Îles-de-la-Madeleine, on va projeter à l'écran le nouvel amendement qui est ajouté.
Alors, je vous demanderais d'en faire la lecture, s'il vous plaît.
M. Arseneau : Oui. Ajouter, à
la fin de l'article 140 du projet de loi tel qu'amendé l'alinéa suivant :
«Le comité de gestion des risques achemine
une reproduction de ses recommandations au comité de vigilance et de la qualité
visé à l'article 120.»
Je pourrais le relire, là, mais ça
s'ajoute après, à la fin de l'article 140, comme on le voit bien affiché.
Le Président (M. Provençal)
:Est-ce que Me Paquin a besoin de
commenter?
M. Dubé : ...la chance de
discuter de la terminologie avec nos légistes.
M. Arseneau : Bien, «une
reproduction de ses recommandations», là, je... c'est ses recommandations,
essentiellement, là. Je suis un peu surpris de voir le mot «reproduction», mais
sinon...
M. Dubé : ...
M. Arseneau : C'est une copie,
oui.
M. Dubé : Est-ce que vous
avez besoin d'une explication entre «copie» puis «reproduction» ou...
M. Arseneau : Non, on a déjà,
je pense, eu cette discussion-là.
M. Dubé : Il n'y tient pas,
d'ailleurs. Je fais juste vous le dire d'avance.
M. Arseneau : Mais simplement,
le point de départ, là, juste pour s'assurer qu'on se comprenne, le point de
départ était à savoir si les recommandations du comité de gestion des risques
allaient être soumises aux membres du conseil d'établissement. Et là on ne voit
pas, là, mention du conseil d'établissement, tout simplement parce que le comité
de vigilance et de la qualité visé à l'article 120 a pour rôle de
soumettre ses... Je ne me souviens plus comment c'était écrit, là, mais il rend
compte de son travail au conseil d'établissement, donc il fera la même chose
avec les recommandations du comité de gestion des risques. C'est ça?
M. Dubé : Voilà.
M. Arseneau : Voilà.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il des interventions concernant
l'article 140? Oui, Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Oui. Merci, M.
le Président. C'est peut-être moi qui ai juste besoin d'explications, mais
juste pour faire la chaîne, là. Parce qu'on a 140 qui prévoit, au niveau local,
qu'il y a un comité de gestion des risques puis qu'il y a un registre local qui
doit être tenu, puis là on est en train de dire que les recommandations sont
soumises ou sont transmises au comité de vigilance et de qualité visé à 120.
Là, il y a aussi le jeu de l'article... de 70. Ça fait qu'au niveau local c'est
le comité de gestion des risques, après ça il y a le comité de vigilance et de
la qualité de chaque établissement, puis là ce qui chapeaute tout ça, c'est
Santé Québec qui va prendre en compte tous les registres locaux qui sont tenus
en vertu de 140. C'est comme ça que je le comprends. C'est comme ça que ça fait
le... C'est comme ça que l'information monte?
M. Dubé : C'est exactement
ça. Votre compréhension est exacte.
Mme Setlakwe : O.K. Mais
c'était quand même nécessaire d'ajouter cette disposition-là?
M. Dubé : Bien, tantôt, je
l'ai bien dit avant, ça n'aurait peut-être pas été nécessaire, parce que
c'était implicite, mais on a jugé bon, après discussion et la demande du député
qu'il préférait que ce soit là. Je pense que, dans des cas de gestion de risques,
j'aime mieux qu'on soit un petit peu plus prudents, mais je pense que...
Le Président (M. Provençal)
:Est-ce que vous aimeriez ajouter
quelque chose, Me Paquin?
M. Paquin (Mathieu) : Je n'y
tiens pas, M. le <Président.
Le Président (M. Provençal)
:
Ça va...
Le Président (M. Provençal)
:
... Est-ce que vous aimeriez
ajouter quelque chose, Me Paquin?
M. Paquin (Mathieu) :
Je
n'y tiens pas, M. le >Président.
Le Président (M. Provençal)
:Ça va? Y a-t-il d'autres
interventions sur l'amendement de l'article 140? M. le député des Îles.
M. Arseneau : Bien, juste
pour aller au bout de l'exercice. L'article 121... à l'article 121, «le
comité de vigilance et de la qualité est responsable principalement d'assurer,
auprès du conseil d'établissement, le suivi de recommandations», et là il y a
les recommandations du commissaire aux plaintes, les recommandations du
protecteur des usagers. Puis là je comprends qu'avec l'amendement à
l'article 140 il y aura également la reproduction des recommandations du
comité de vigilance... du comité de gestion, je veux dire, des risques.
Le Président (M. Provençal)
:Parce qu'ici on est dans la gestion
des risques.
M. Arseneau : C'est ça.
Est-ce que c'est implicite, à l'article 121?
M. Dubé : Moi, je me le
garderais quand on va le discuter à 121, là, si vous me permettez, parce que,
là...
Le Président (M. Provençal)
:M. le député, vous savez qu'il y a un
bloc qu'on... Là, on essaie de s'interrelier, mais là vous êtes déjà en train
de traiter l'article 121.
M. Arseneau : Non, mais c'est
simplement parce qu'on a référé à l'article 120 qui dit simplement :
Le comité existe. Mais, à 121, on dit ce à quoi sert le comité. C'est pour ça
que je le soulignais, mais je ne veux pas modifier l'article, actuellement, je
veux juste qu'on réfléchisse à savoir s'il faudra faire quelque chose ou pas.
Le Président (M. Provençal)
:Quand on sera rendus à 121.
M. Arseneau : D'accord.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres...
M. Dubé : ...à réfléchir, on
va dire ça comme ça.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres interventions sur
l'amendement de l'article 140? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce
que l'amendement du député des Îles-de-la-Madeleine à l'article 140 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Adopté. Maintenant, est-ce que
l'article 140 amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Adopté.
Une voix : ...
Le Président (M. Provençal)
:Oh! Excuse. J'étais en train d'écrire
une note parce que...
M. Marissal : Vous étiez en
train d'écrire : «Adopté».
Le Président (M. Provençal)
:Non, je me mettais une note pour 121,
par rapport au commentaire du député des Îles. Excusez-moi, M. le député de
Rosemont.
M. Marissal : Je vous en
prie. On va prendre quelques minutes encore sur le fond de 140. J'avais la même
question que mon collègue des Îles, tout à l'heure, quant à la protection du
personnel, là, s'assurer qu'un soutien est apporté aux usagers et à ses
proches, mais je comprends que ça, on rentre dans la CNESST, et ça, ça va, ça
me convient. Mais qu'en est-il de la population desservie par un établissement?
Je vais vous donner un exemple, là.
Il y a deux ans, environ, il y a eu une
éclosion de légionellose, à HMR, il y en a peut-être eu d'autres depuis, hein,
ce n'est pas impossible, et il y en aura peut-être d'autres aussi, là, et on a
été obligé, notamment, de fermer en partie l'obstétrique et une partie de la
gériatrie. Parce que moi, j'ai appris, à ce moment-là, que la légionellose, ça
se propage par le système d'eau, entre autres. C'est un sacré problème, là.
Mais moi, je l'ai appris parce que j'ai des sources, évidemment, au sein du
réseau de la santé et dans l'hôpital, là, mais la population ne l'a jamais su, ça.
Puis est-ce qu'on a continué d'envoyer des gens? Est-ce qu'on a fait preuve de
transparence envers la population? Est-ce qu'on avait un plan de contingence
pour envoyer les gens ailleurs? Est-ce qu'on s'est assuré aussi que les gens
qui étaient passés par l'hôpital avaient été bien suivis? Ça, je n'en sais
rien.
Alors, j'essaie de voir où est-ce qu'on
protège la population, là-dedans, la population en général, là.
M. Dubé : Je vais regarder
avec Me Paquin, mais rappelez-vous, quand on... Puis peut-être que... Je veux
juste être sûr que ça permet de préciser votre question, M. le député. Mais
l'article 70, quand on a traité du registre national des incidents et
accidents, c'est là qu'on disait qu'il fallait que ces incidents-là ou accidents
soient reportés. Alors, peut-être que j'ai mal compris votre question.
• (15 h 30) •
M. Marissal : Bien, moi,
j'avais compris que, le registre, on colligeait puis on allait rapporter,
éventuellement, soit dans un rapport annuel... Mais je parle d'une situation
qui nécessite un plan de contingence immédiat, comme quand on le fait, par
exemple, quand les urgences débordent, on dit aux gens : Essayez de ne
plus venir ici. On ne peut pas leur dire : Ne venez plus ici, puis on ne
peut pas fermer carrément les urgences.
M. Dubé : Quand est-ce qu'on
a... Il me semble, ça ne fait pas si longtemps, là, quand on a regardé 72... En
même temps, là, je veux que mes gens m'aident, à l'arrière, si...
(Consultation)
M. Dubé : ...la question
qu'il pose, c'est : À part la section qu'on a faite, de 70 à 72, qui
répond en partie, mais qui ne répond pas immédiatement... Ce que je comprends
de la question du député, c'est de dire : S'il y a un cas, là, sur lequel
il faut agir immédiatement... Est-ce que c'est bien ça que vous demandez?
M. Marissal : Oui. Un cas
immédiat...
15 h 30 (version révisée)
M. Dubé : ...lequel il faut
agir immédiatement. Est-ce que c'est bien ça que vous demandez?
M. Marissal : Oui. Un cas
immédiat qui touche, oui, un ou des usagers, comme c'est écrit au deuxième
paragraphe, ça, ça va, les proches, peut-être qu'ils étaient dans la situation
aussi, mais, beaucoup plus largement que ça, si ça affecte un service complet,
il faut que la population le sache, là.
M. Dubé : Oui, oui, puis c'est
d'ailleurs pour ça... Peut-être, Daniel, tu peux répondre à ça, s'il vous plaît?
M. le Président, excusez-moi.
Le Président (M. Provençal)
:M. Desharnais.
M. Desharnais (Daniel) : Oui.
Donc, dans un cas de ce type-là, bon… que ça se produit dans un établissement
de santé, il y a des officiers prévention, contrôle des infections qui sont
dans l'établissement, donc les infirmières en prévention, contrôle des
infections, les médecins microbiologistes, qui vont être chargés de la mise en
place, avec l'ensemble du personnel, des mesures appropriées en lien avec l'infection.
Et ce travail-là va se faire également en collaboration avec la santé publique
de l'établissement, donc, au niveau… au niveau des mesures à mettre en place
pour contenir l'infection.
M. Marissal : O.K.
Le Président (M. Provençal)
:Est-ce que ça va, M. le député?
M. Marissal : Oui, je pense
que ça peut aller. Je vois des cas où l'information circule mal. Alors, il y a
peut-être un… peut-être une obligation de communication ou de publication, là,
que je ne vois pas là, mais, si vous la voyez, M. le sous-ministre, éclairez ma
lanterne.
M. Desharnais (Daniel) : Au
niveau du comité de gestion de risques?
M. Marissal : Oui.
Des voix : ...
M. Dubé : Est-ce que votre
question, selon vous, a été répondue ou pas?
M. Marissal : Bien, moi,
comme je vous dis, je ne suis pas totalement rassuré quant à la divulgation d'une
situation précise, et des moyens de mitigation, et même du plan de contingence
qui doit s'ensuivre, là.
M. Dubé : Même pas avec 140,
le troisième alinéa, là, qu'on… qui est dans l'article, qui dit «un système de
surveillance incluant la constitution d'un registre local des accidents»? Puis
là on revient avec la prise de mesures visant à prévenir.
M. Marissal : C'est parce que,
la façon dont je le comprends, là, le registre local, là, des incidents, c'est
en aval, c'est une fois qu'il y a eu un incident. Évidemment, on ne peut pas le
consigner s'il n'y a pas eu d'incident, ça fait qu'on consigne, dans le
registre, les incidents qui ont eu lieu. Mais moi, je parle d'éviter la
propagation des incidents s'il y a une situation qui nécessite une mesure d'urgence.
M. Dubé : Bien, c'est parce
que c'est... Je m'excuse, puis peut-être que le légiste pourra préciser, mais,
quand je lis 3°, «d'un système de surveillance incluant la constitution d'un
registre», ce n'est pas uniquement le registre.
M. Marissal : Oui, vous l'incluez
dans le système de surveillance aussi en amont.
M. Dubé : Bien, c'est là que
le système de PCI rentre en fonction, là. Si vous me dites qu'il y a un système
de surveillance de gestion du risque pour dire : Est-ce que le comité de
protection et de contrôle des infections fait son travail?, ça devrait être… ça
devrait être le travail de gestion du risque de s'assurer que le système de PCI
est en place. Et c'est pour ça que je pense qu'à votre question ce n'est pas
juste le registre lui-même qui arrive après, mais le groupe de surveillance. Ça
va? Moi, je le lis comme ça, en tout cas.
M. Marissal : O.K. Alors, je
peux le lire comme ça aussi.
M. Dubé : O.K. Bon. Je l'apprécie.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres interventions
sur...
M. Dubé : Bon, mais, allons
plus loin, on me dit... Puis prenez juste deux minutes pour lire 331. 331,
quand on est dans la section, là... je vous le dis pendant que vous faites la
recherche avec votre équipe, on est dans les dispositions applicables aux
établissements publics et privés, puis c'est l'obligation de déclarer un
accident. Ça fait que je pense qu'avec ça puis la surveillance je pense qu'on
fait le tour. Est-ce que ça va?
M. Marissal : Oui, c'est bon,
merci.
M. Dubé : C'est bon?
Excellent.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres interventions sur l'article 140
amendé? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 140 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Adopté. Maintenant, 142. M. le
ministre.
M. Dubé : Puis là on a réglé
avant, hein... on a réglé toute la liste des amendements de 140, 141 est réglé <aussi...
Le Président (M. Provençal)
:
...142. M. le ministre.
M. Dubé :
Puis là
on a réglé avant, hein... on a réglé toute la liste des amendements de 140, 141
est réglé >aussi. O.K., excellent. 142. Ne bougez pas, je vais me
retrouver dans mes papiers ici. Puis est-ce qu'il y a un amendement qui va avec
142?
Des voix : Non…
M. Dubé : Bon.Vous
êtes... vous avez un bon humour. Et on est dans un parallèle assez fort avec la
LSSSS, c'est ça? O.K., parfait, excellent. L'article est là. 142 : «Malgré
la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection
des renseignements personnels, les dossiers et les procès-verbaux du comité de
gestion du risque sont confidentiels.
«Nul ne peut prendre connaissance des
procès-verbaux du comité de gestion de risques, sauf les membres de ce comité,
les personnes responsables d'évaluer l'application du programme national sur la
qualité des services visé à l'article 65 ou les représentants d'un ordre
professionnel dans l'exercice de leurs fonctions prévues par la loi.»
Le commentaire. Cet article prévoit la
confidentialité des dossiers et des procès-verbaux du comité de gestion des
risques. Il prévoit une exception à cette règle. Ainsi, il précise que les
personnes responsables d'évaluer l'application du programme national sur la
qualité des services, ainsi que les représentants d'un ordre professionnel
peuvent prendre connaissance des procès-verbaux du comité de gestion des
risques.
Et, encore une fois, c'est
l'article 183.4 de la Loi sur les services de santé, la LSSSS.
Le Président (M. Provençal)
:Est-ce qu'il y a des interventions
sur l'article 142? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'article 142 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Adopté. Article 143, pour lequel
vous aurez un amendement. M. le ministre
M. Dubé : Bon, alors là, on
tombe dans la section du comité des usagers, c'est ça?
Des voix : ...
M. Dubé : Moi, je ne pense
pas qu'on a un... C'est ça que je cherchais dans mon document, je ne le vois
pas. Est-ce qu'il y avait quelqu'un qui avait déposé un amendement à l'avance?
M. Fortin :Oui, on a un amendement, mais je veux voir... on va
discuter avant de voir si on veut le déposer.
M. Dubé : Bon, ce que
j'aimerais faire, M. le Président, suite à un engagement que j'avais pris, je
pense, vendredi passé, j'aimerais ça qu'on suspende la…
Le Président (M. Provençal)
:…vendredi, on a... vendredi…
M. Dubé : On était ailleurs,
on était ailleurs, excusez-moi. Le temps passe tellement vite. Je suspendrais,
je voudrais avoir une discussion en dehors des caméras avec la commission, puis
on reviendra pour commencer la section sur les usagers.
Le Président (M. Provençal)
:D'accord. Suspension des travaux,
s'il vous plaît.
(Suspension de la séance à 15 h 39)
16 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 16 h 38)
Le Président (M. Provençal)
:On reprend nos travaux. Il y a eu
beaucoup de discussions hors ondes sur la section qui porte sur le comité des
usagers et le comité des résidents. Maintenant, on va... on débute avec le 143
et suivants, mais, au fur et à mesure, on donnera les explications devant la
caméra que les gens qui nous écoutent aimeraient entendre. Alors 143, M. le
ministre.
M. Dubé : Très bien. Merci
beaucoup pour cette discussion-là. Alors, 143, il est simple :
«Un comité des usagers est institué pour
chaque établissement de Santé Québec.»
Donc, cet article prévoit l'institution d'un
comité des usagers pour chaque établissement, et le commentaire additionnel que
je ferais : Ça n'exclut pas les comités par installation, dont on
discutera plus tard.
Le Président (M. Provençal)
:Et d'ailleurs vous avez votre
amendement qui va introduire la notion d'installation.
M. Dubé : Et voilà.
M. Fortin :Le ministre nous dit : On va discuter des
installations plus tard, là. Parfait. Je vous le dis tout de suite, nous, on en
avait, un amendement, qu'on aurait présenté au 143 pour faire ça, mais on va
attendre de voir ce que vous avez à nous proposer un petit peu plus tard dans les
articles subséquents, là. Nous, ce qu'on aurait proposé, c'est bien simple :
«Un comité des usagers est institué pour chaque établissement et pour chaque
installation de Santé Québec.» Ça aurait été clair. Mais on va attendre ce que
vous avez en tête, là, pour les installations. Pour les... Puis, en fait, la
raison pour laquelle on aurait présenté ça, c'est parce que les comités d'usagers
qui existent dans les installations, ils sont inquiets, puis vous le savez,
puis c'est pour ça que vous allez arriver à quelque chose à 145, puis on en
parlera, rendu là.
Sur 143, puis... c'est bien, il faut
constituer un comité des usagers pour chaque établissement. On est bien
évidemment d'accord avec ça. Puis ça, ça inclut... Là, on parle des
établissements comme le CISSS de l'Outaouais, on parle aussi des établissements
comme Philippe-Pinel, par exemple, ou Sainte-Justine, ou... et on parle aussi
des établissements autres, c'est-à-dire le Jewish, Saint Mary's et tous les
autres, là, qui ne sont pas fusionnés.
• (16 h 40) •
M. Dubé : Territoriaux, non
territoriaux et regroupés.
M. Fortin :O.K. Alors, pour eux, les comités d'usagers, là, à travers
143, ils restent, ils ne bougent pas, il n'y a pas de menace pour eux, là, pour
tous ces groupes-là, les trois catégories qu'on vient de nommer?
M. Dubé : Exactement.
M. Fortin :O.K. Quand je regarde l'article 209 de la LSSSS, ça
commence exactement de la même façon, là : «Un comité des usagers est
institué pour chaque établissement.» Mais, tout de suite après, dans la LSSSS,
ça dit : «...et ce dernier doit, dans le cas d'un établissement public ou
d'un établissement privé conventionné, lui accorder le budget particulier fixé
à cette fin dans son budget de fonctionnement.» Alors là, cette partie-là ne se
retrouve pas. Là, il n'y a pas de... il ne semble pas y avoir de garantie de ce
budget-là.
Pourquoi vous avez choisi d'enlever cette
garantie que le budget va suivre pour que le comité d'usagers puisse faire son
travail de représentation des préoccupations d'usagers?
M. Dubé : ...mais, Daniel, tu
veux-tu commenter là-dessus, ou c'est parce que tu es...
M. Dubé : ...quand on va
respecter ceux qui sont... En tout cas, je te laisse répondre.
M. Desharnais (Daniel) : Bien,
je ne peux pas dire pourquoi ça a été... Comme je vous le mentionne, c'est un
article qui date depuis plusieurs, plusieurs années. Le budget... Il n'y a pas
d'intention de couper les budgets puis, je veux dire, on va faire en sorte que
les comités d'usagers puissent avoir leurs budgets de fonctionnement. Mais je
ne sais pas pourquoi, ça n'a pas été retenu comme libellé comme tel, là.
M. Fortin :O.K. Mais il y a beaucoup de comités d'usagers, là, qui ont
une personne-ressource, il y en a qui ont des comptes de banque, et cetera.
Mais tout ça, tout ce travail-là qu'ils font, ils peuvent le faire, parce que,
dans la loi, aujourd'hui, il y a une garantie que les établissements vont leur
donner le budget dont ils ont besoin.
Alors, est-ce... selon nous, ce serait
utile de reconduire la même clause qu'on a déjà, pour que les comités
d'usagers, ceux, du moins, qui sont protégés par le 143, ceux des
établissements, on ne parle pas de... locaux, on y arrivera, mais ceux des
établissements puissent continuer à fonctionner de la même façon?
M. Dubé : Oui, mais...
M. Fortin :Parce que c'est un retrait, là, de ce qui est dans la loi.
Dans la loi, aujourd'hui, on dit qu'on leur protège un financement.
M. Dubé : Je suis en train de
regarder où est-ce que c'est, là, puis on me dit que c'est 151, deuxième
alinéa, parce que... «Lorsque l'établissement reçoit des sommes destinées à
l'un de ses comités, le président doit mettre sans délai à la disposition du
comité. Il doit également permettre l'utilisation d'un local pour les activités
et donner la possibilité aux membres de conserver les dossiers.»
M. Fortin :Bien, ce n'est pas la même chose. En fait, je ne crois pas,
Me Paquin pourra me corriger si j'ai tort. Mais ici, au 209, là, de LSSSS, on
dit que «l'établissement doit lui accorder le budget particulier fixé à cette
fin», alors aux fins du comité des usagers. Ce qu'on vient dire au 151, c'est,
quand il y a des sommes qui sont destinées au comité, bien, il faut qu'elles soient
remises tout de suite. Mais ce n'est pas la même chose, là, moi, je lis le...
De la façon que nous, en tout cas, on lit le 209, donc la loi qui es,t en ce
moment, en vigueur, c'est de dire que l'établissement est obligé de donner...
d'accorder le budget.
M. Dubé : Je vous comprends,
là, j'essaie juste de voir... Quand on a fait.... Puis là je ne me souviens pas
de l'article, quelqu'un va m'aider, là, à dire qu'on va s'assurer qu'ils ont
les moyens de leurs ambitions. L'expression qu'on avait utilisée "statut
sur les comités d'usagers d'établissement" , quand on disait, au lieu de
faire la surveillance... Rappelez-moi c'était quoi, l'article... C'était au
comité national?
M. Fortin :De mémoire, c'est le Comité national des usagers.
M. Dubé : Comme il y avait
une terminologie qu'on a changée, là, parce qu'on voulait être sûr qu'il y
avait justement...
Des voix : ...
M. Dubé : Mais ça, on a fait
ça quand, jeudi dernier? On va le trouver, après ça, on regardera. 69. Puis on
a remplacé «veiller à la surveillance de l'exercice et fonctions», c'est
«veiller à la... En tout cas, on l'a retrouvé, là. Alors, vous, ce que vous
dites : Est-ce qu'on qu'on a une clause... Parce que je ne sais pas
pourquoi ça n'a pas été repris comme ça. Il y en a une partie qui est dans 151.
Le Président (M. Provençal)
:Ce que vous recherchez, je pense, M.
le ministre, c'est que l'amendement qui avait été fait à l'article 69, plutôt
que de dire "veiller à la surveillance", on avait inclus... on a
remplacé ça par le mot "soutenir l'exercice des fonctions et des
comités". Et on nous avait expliqué que soutenir...
M. Dubé : Incluait le
financement.
Le Président (M. Provençal)
:Incluant le financement, c'est ça.
M. Fortin :...M. le Président, corrigez-moi si j'ai tort, il vise
uniquement le comité national des usagers...
M. Dubé : ...je ne sais
pas si...
Le Président (M. Provençal)
:...au fonctionnement du comité. 69,
on était avec le comité national des usagers.
M. Dubé : Mais dans sa
globalité, avec les comités d'établissement, c'est ça que j'essaie de voir, est
ce qu'il y a un lien? Si on n'a pas de lien, on va trouver l'autre place, là.
Le Président (M. Provençal)
:Bien, ça va être plus maître qui
pourrait nous dire s'il y a un lien, là, dans... à 69 avec l'amendement qui a
été fait, là. Ça, je ne me risquerai pas. Merci.
M. Dubé : Ça marche.
Cependant, Daniel... les deux Daniel, je sais que vous cherchez, là. Puis, M. le
Président, si vous permettez, parce que... est-ce que 151... Puis là je soumets
la question au député de Pontiac, là, c'est une bonne question, le président
directeur doit favoriser le bon fonctionnement du comité des usagers,
c'est-à-dire ce dont on parle à 151, après, et de tout comité des... Il doit
voir à ce que chaque usager soit informé. Mais là, le bon fonctionnement...
reçoit des données, na, na, na... Je n'ai pas encore la réponse, là, M. le
député, là. Je suis en train de... Je suis en train de chercher.
M. Fortin :Parce que nous, notre lecture, là, notre compréhension du
151, c'est, par exemple, si un comité des usagers reçoit un don, un don de
l'externe, là, qui est en... qui est donné au comité des usagers. Bien, ça, ça
passe par l'établissement. Alors là, il doit remettre ce don-là. Mais le budget
initial, là... Donc, aujourd'hui, le budget particulier qui est fixé pour le
comité des usagers du CISSS de l'Outaouais lui est donné, octroyé par le CISSS
de l'Outaouais.
M. Dubé : Ce que
j'aimerais vous dire, puis là, Daniel, une question de philosophie, quand on
était dans la LSSSS, il n'y avait pas de comité national des usagers. O.K. Puis
c'était... il n'y avait pas Santé Québec non plus. O.K. Donc là, on est en
train de dire si on a besoin qu'un établissement, parce que, là, on parle d'un
comité d'usagers d'établissements, se donne son propre budget? J'aurais de la
misère. Vous comprenez ce que je veux dire?
Une voix : ...
M. Dubé : Non, non, non.
Mais ce que je veux dire, là, qu'un établissement qui se crée un comité
d'usagers... Je ne sais pas, j'essaie de voir c'était quoi, la philosophie de
l'enlever. Puis s'il faut le rajouter, on va le rajouter, pour qu'il se donne
les moyens... Mais vous comprenez pourquoi? Parce que c'est comme si quelqu'un
dans un établissement, de n'importe quel genre de comité, il est de base qu'il
va se donner du financement pour le faire. Est-ce que c'est pour ça qu'on l'a
enlevé? Parce que ça vient... Là, c'est l'établissement qui décide. Ce n'est
plus Santé Québec, là, on s'entend. Un comité des usagers est institué pour
chaque établissement de Santé Québec. J'essaye juste de voir pourquoi qu'on l'a
enlevé. C'est ça que j'essaye de comprendre.
Le Président (M. Provençal)
:M. Paré.
M. Paré (Daniel) : Bien,
si je peux me risquer. Quand je regarde l'article 151, «lorsque
l'établissement reçoit des sommes destinées», à ma lecture, c'est de l'argent
que l'établissement va recevoir de Santé Québec ou via... ou du... puis Santé
Québec va la recevoir du ministère, là. Versus peut-être la compréhension, là,
que vous mentionniez, là, que ça peut être un don, etc., là. C'est vraiment des
sommes destinées pour... Là, c'est... Quand on dit «destiné», c'est des...
c'est des lignes comptables où est-ce qu'on donne ces sous-là, là.
• (16 h 50) •
M. Fortin :...je vous entends, M. Paré, que ça peut être ça, là.
Par exemple, «lorsque l'établissement reçoit de Santé Québec des sommes
destinées, le P.D.G. doit les mettre sans délai...». Ça, on s'entend là-dessus.
S'il y a une somme de prévue, il faut que ce soit donné sans délai. Pas de
problème avec ça. C'est bien normal. Le P.D.G. de l'établissement n'en a pas
besoin. Ce n'est pas pour eux, c'est pour le comité. Mais ce que vous dites
dans le... ce qui est dit en ce moment dans le 209, c'est que l'établissement
doit accorder le budget particulier fixé à cette fin dans son budget de
fonctionnement. Donc, les comités d'établissement sont financés par leur
établissement aujourd'hui. Alors là, Santé Québec doit financer ces mêmes
établissements-là... ces mêmes comités-là.
M. Dubé : Je pense
que... M. le Président, Me Paquin a une intervention peut-être. Puis on verra
si on a trouvé une solution.
Le Président (M. Provençal)
:Me Paquin, s'il vous plaît.
M. Paquin (Mathieu) : Oui,
M. le Président. En fait, quand on lit 209 de... En fait, soit 203 de la LMRSSS
ou 209 de la Loi sur les services de santé et les services sociaux,
essentiellement, il faut faire attention parce que lorsqu'on parle des montants
qui sont fixés dans le budget, il n'y a nulle part dans la loi qui dit «le
budget doit fixer des montants». Donc, c'est implicite. Maisil y a un «lorsque
le montant est fixé...
M. Paquin (Mathieu) : ...par
le budget, alors ça doit y aller. L'article 151 du projet de loi va dans
la même foulée. Il est un peu plus général dans son libellé parce qu'on ne
réfère pas forcément à des sommes reçues par l'établissement dans le cadre de
son budget ou dans le cadre d'une donation. Mais ce que ça dit, c'est que
lorsque l'établissement reçoit des sommes destinées à un comité, ça doit être
mis sans délai à sa disposition.
M. Fortin :La différence, Me Paquin, c'est que dans
l'article 209, on affirme qu'il y a un budget particulier fixé à cette fin
aux fins des fonctionnements du comité. Là, ce qu'on veut s'assurer, là, c'est
qu'on n'est pas en train de mettre en place des comités d'usagers par
établissement, puis qu'il n'y ait pas de financement rattaché à ça. L'État a
une obligation, si on met en place un comité d'usagers dans chaque
établissement, de s'assurer que les sommes nécessaires à son fonctionnement
suivent, puis de la même façon qu'on l'a dit au 69 pour le Comité national des
usagers. C'est ça qu'on ne retrouve pas.
M. Dubé : Je comprends.
M. Fortin :C'est cette obligation de financer ces comités-là pour leur
bon fonctionnement.
M. Dubé : Mais en tout cas,
moi, j'ai entendu l'explication de Me Paquin. Voulez-vous repréciser ce que...
parce que vous, vous ne trouvez pas que ce n'est pas nécessaire. Est-ce qu'on
aurait une précision à faire à 151 quand on sera rendu là? Parce que, là, tout
ce qu'on vient ici à 143, c'est le créer, là. On s'entend, hein?
M. Fortin :Oui.
M. Dubé : On n'est pas... on
n'est pas obligé de respecter le même ordre que dans la LSSSS. Mais peut-être
que votre explication est meilleure que la mienne, là.
Le Président (M. Provençal)
: Me Paquin, s'il vous plaît.
M. Paquin (Mathieu) : Bien effectivement,
les choses n'ont pas forcément à être présentées dans le même ordre que dans la
LSSSS. Mais lorsqu'on dit...
M. Dubé : À 209, là.
M. Paquin (Mathieu) : ...à
209, l'établissement, parce qu'on dit «ce dernier doit», donc l'établissement
doit lui accorder le budget particulier fixé à cette fin dans son budget de
fonctionnement, ça implique... encore faut-il que le budget de fonctionnement
de l'établissement prévoie effectivement que le montant fixé pour le
fonctionnement du comité d'usagers et tout ça remonte dans les budgets qui sont
faits chaque année. Mais on n'a pas écrit dans la loi : Le budget de
fonctionnement doit prévoir un montant pour le fonctionnement du comité. Si on
reprend le libellé tel quel dans 209, ça maintient le statu quo et ça va dans
le même sens que le «lorsque» qui est déjà prévu là.
M. Fortin :Sur l'ordre des choses, là ça ne me fait pas un pli d'une
façon ou d'un autre qu'on le présente là ou au 151. Je n'aime pas beaucoup
l'idée de créer un comité sans s'assurer qu'il puisse avoir le financement
nécessaire, mais que ce soit là ou au 151, ça m'importe peu. Ça nous importe
peu. La différence... Et en fait, la différence... ce dont on va vouloir
s'assurer comme on l'a fait au 69, c'est que, si on crée un comité, il faut que
Santé Québec lui alloue les ressources nécessaires à son bon fonctionnement.
Alors, qu'on présente un amendement tout de suite ou 151, là, moi, ça ne change
rien dans ma vie, mais ça va prendre un amendement en ce sens-là.
M. Dubé : Bien, on... je
pense qu'il faut clarifier à 151. Moi, je serai à l'aise de... On a eu la
discussion. On veut qu'il soit financé parce qu'on ne créera pas quelque chose
qui ne sera pas financé. Mais je pense qu'on pourrait le faire à... Mais le principe
de créer un comité d'usagers pour chaque établissement, ça, c'est 143, puis ça
on pourrait.
M. Fortin :Alors, ça nous donne, chers collègues, huit articles pour
préparer un amendement en conséquence. Voilà.
M. Dubé : Ça nous donne huit
articles?
M. Fortin :Non, non, mais ça nous donne le temps d'étudier huit
articles pour qu'on prépare un amendement en conséquence.
M. Dubé : Ah, oui, oui.
Excusez-moi, là, je pensais à votre amendement. O.K. O.K.
M. Fortin :Très bien, merci.
M. Dubé : O. K.
Le Président (M. Provençal)
:On est toujours sur
l'article 143.
M. Dubé : Oui.
Le Président (M. Provençal)
:Il n'y a aucun amendement déposé.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur le 143?
M. Arseneau : Mais moi, je
voudrais quand même mentionner que l'article 143 dit que le comité des
usagers est institué pour chaque établissement par Santé Québec. C'est ce qu'on
dit. Mais nulle part ne voit-on l'obligation imposée à Santé Québec de financer
ou d'accorder à l'établissement le montant. Est-ce que ce n'est pas le moment
de le faire là? Parce que plus loin, quand on parlait de 151, on parle de
l'établissement, on ne parle plus de Santé Québec. Alors, mettre en
application...
Le Président (M. Provençal)
:La création?
M. Dubé : Je pense que j'ai
répondu au député de Pontiac, là. Réglons la question de la création, et le
financement, on va le régler à 151. Si on est... je pense que je n'ai pas
besoin de répéter ça, là.
M. Arseneau : Non, non, je
comprends. Mais moi, je voulais simplement dire qu'en termes de logique,
lorsqu'on dit que c'est Santé Québec qui met un comité, on devrait dire à mon
sens que Santé Québec le finance. Puis, quand on vient à 151, on ne parle plus
de Santé Québec, on dit l'établissement...
M. Arseneau : ...supporte un
comité et, lorsqu'il reçoit de l'argent de Santé Québec où c'est mentionné
ailleurs, bien, il va le soutenir. Moi, je...
M. Dubé : ...je ne comprends
pas votre point de vue, mais je pense qu'on a... on s'est parlé, là.
M. Arseneau : O.K., mais...
Le Président (M. Provençal)
:Mais présentement je veux juste nous
rappeler qu'avant de parler d'un financement il faudra à tout le moins créer le
comité.
M. Arseneau : Mais, si vous
avez une formulation pour réintroduire le fait que Santé Québec va devoir
donner de l'argent et soutenir, moi, je n'ai pas de problème avec ça.
Le Président (M. Provençal)
:M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Oui, bien, si
mes collègues ont liquidé le premier point, là, sur... Oui, c'est bon? Parce
que sinon, on va faire des allers-retours. Juste pour être sûr de la suite,
parce que, là, on s'apprête à voter 143, ce dont on a discuté hors d'ondes,
c'est-à-dire de reprendre essentiellement la photo et de reconduire les comités
qui sont déjà existants, vous mettez ça où déjà?
M. Dubé : 145.
M. Marissal : C'est bon.
M. Dubé : Ce n'est pas loin.
Puis je vais l'expliquer en présentant 145, tel qu'il est libellé en ce moment,
puis de dire que, cet amendement-là, voici ce qu'on cherche dedans sans donner
le détail pour que je puisse avoir, dans ma rencontre demain ou mercredi, on
m'a dit...
Une voix : ...
M. Dubé : ...demain matin,
avec les représentants, être capable de dire : Voici ce qu'on a discuté en
commission, puis on est capable d'écrire ça, est-ce que ça répond à vos
questions? C'est ce que je discuterai dans quelques minutes quand on aura fini
144.
M. Marissal : Très bien. 143,
hein?
Le Président (M. Provençal)
:Là, on était toujours à 143.
M. Dubé : 143. Si on vote
143, on passe à 144. Puis après ça... Ça va bien.
M. Marissal : Vous êtes
perspicace.
M. Dubé : Ça va bien.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres interventions sur
le 143? M. le député de Pontiac, ça-tu?
M. Fortin :Ça va, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
:O.K. S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'article 143 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Merci. 144. M. le ministre.
M. Dubé : Avec plaisir.
Alors, 144 se lit comme suit : «Lorsqu'un établissement de Santé Québec
offre des services à des usagers qui sont hébergés dans ses installations, un
comité des résidents est institué dans chacune des installations où ces usagers
sont hébergés.
«Toutefois, dans le cas d'une installation
pouvant héberger moins de 10 usagers ou durant la... ou dont la durée
prévue de l'hébergement de la majorité des usagers est moins de six mois, le
président-directeur général peut, après avoir consulté le comité des usagers de
l'établissement, selon le cas :
«1° confier l'exercice de ses fonctions au
comité des usagers, sans que soit institué dans cette installation un comité de
résidents;
«2° former un comité des résidents commun
à plusieurs installations que regroupe le président-directeur général.
«Le président-directeur général doit
annuellement évaluer l'efficacité de la mesure choisie en application du
deuxième alinéa et, au besoin, la modifier conformément au présent article.»
Cet article prévoit l'institution d'un
comité des résidents dans chacune des installations d'un établissement et dans
lesquelles sont hébergés des usagers. Il prévoit également la possibilité de ne
pas instituer un tel comité lorsque l'installation peut héberger moins de
10 usagers ou lorsque la durée prévue de l'hébergement est moins de six
mois.
• (17 heures) •
Le Président (M. Provençal)
:Vous avez un amendement, M. le
ministre.
M. Dubé : Je vais le lire.
Merci beaucoup. Ça, c'est bien celui-là ici. Insérer... Alors, l'article...
l'amendement à l'article 144, que je viens de lire : Insérer, dans ce
qui précède le paragraphe 1° du deuxième alinéa de l'article 144 du projet
de loi et «après six mois», «ou lorsque la mise en place d'un comité des
résidents est difficilement réalisable dans les circonstances».
C'est... Puis là le commentaire, c'est que
cet amendement vise à permettre la mise en place d'un comité des résidents
commun à plusieurs établissements où l'exercice des fonctions d'un tel comité
par le comité des usagers d'un établissement lorsque la mise en place du comité
des résidents est difficilement réalisable.
Alors, oui, je pense qu'on peut voir ce
que l'article 144 modifié pourrait avoir l'air si on acceptait
l'amendement. Voilà.
M. Fortin :O.K. Sur sur la partie initiale, là, quand il y a
10 usagers ou moins, ou encore quand la durée prévue de l'hébergement est
très courte, là, je pense aux centres de soins palliatifs probablement, c'est
probablement ce qui est visé par cet article-là, et donc ou même les membres...
17 h (version non révisée)
M. Fortin :...de la famille qui pourrait participer ne sont membres de
la famille de résidents que pour un très court laps de temps. Mais, quand vous
dites : ou lorsque la mise en place est difficilement réalisable. Qu'est-ce
que ça veut dire, ça «est difficilement réalisable»?
M. Paré (Daniel) : Ça serait
vraiment en cas de... vulnérabilité, excusez, au niveau des personnes âgées des
fois, là, qu'il y aurait une grosse rénovation, construction, mise en place. On
est vraiment dans des cas exceptionnels, là, ça, c'est clair.
M. Fortin :...réalisable, c'est parce que c'est... Il y a toutes
sortes d'interprétations qu'on peut donner à ça, tu sais. On a eu des
discussions, puis je comprends que ce n'est pas directement là-dessus, là, sur
le fait que... Ah bien, on a de la difficulté peut-être à trouver un... quelqu'un
pour être sur le comité des usagers. Alors, il ne faudrait pas qu'on se serve
de ça, que c'est difficilement réalisable, pour dire : Bon, bien, on n'en
mettra pas là parce qu'on n'a pas trouvé la bonne personne ou on n'en mettra
pas là parce que c'est... x, y raisons, là. Tu sais, nous, on la lit celle-là,
puis elle est tellement vague, disons... difficilement réalisable, c'est
tellement large d'application que, pour nous, ça ouvre une brèche, à savoir est
ce qu'on permet dans certaines circonstances où on juge... où un P.D.G. juge
que c'est difficilement réalisable de ne pas mettre en place un comité de
résidents.
M. Dubé : Mais ça serait
peut-être bon qu'on écoute notre légiste, oui.
Le Président (M. Provençal)
:Me Paquin, s'il vous plaît.
M. Paquin (Mathieu) : Oui, M.
le Président. En fait, effectivement, il y a une marge de discrétion qui est
accordée, là, au niveau de savoir qu'est-ce qui est difficilement réalisable
dans les circonstances, mais ce n'est pas une décision unilatérale du président
directeur général, parce que lui, il va devoir consulter le comité des usagers
avant de prendre sa décision. Et par ailleurs les fonctions...
M. Dubé : ...ce qui suit, là,
l'amendement, ça, ça n'a pas changé. C'est ça que vous dites, là.
M. Paquin (Mathieu) : Exactement,
M. le Président. Et par la suite les fonctions du comité de résidents ne
disparaissent pas. Elles vont soit être exercées par le comité des usagers ou
il y aura un comité de résidents commun à plusieurs installations.
Le Président (M. Provençal)
:Merci.
M. Fortin :Y en a-tu en ce moment des comités des résidents communs à
plusieurs installations? Ça existe-tu?
Le Président (M. Provençal)
:Me Paquin.
M. Paquin (Mathieu) : Personnellement,
je n'en ai pas connaissance, ce qui ne veut pas dire que ça n'existe pas. Mais
la possibilité, elle existe déjà parce que les règles qu'on a là, si ma mémoire
est bonne, pour les installations pouvant héberger moins de 10 usagers ou
dont la durée de l'hébergement est moins de six mois, ça existe déjà. Donc,
cette possibilité-là existe.
M. Fortin :...M. Paré, qui avez été P.D.G., le savez-vous? Ça
existe-tu à quelque part?
M. Paré (Daniel) : ...justement
ma collègue ici me confirme que, oui, ça existe déjà. Et souvent on va voir ces
exemples-là au niveau de la jeunesse, au niveau de la déficience
intellectuelle, où est ce que les résidences sont plus petites et par la nature
même des résidences. C'est plus difficile d'avoir des comités de résidents,
donc on les met... des fois, il y a une volonté... de jumeler justement.
M. Fortin :Mais là vous... O.K. Parfait. Tant mieux puis tant mieux si
ça fonctionne. Mais là vous nous arrivez avec quelque chose... Puis je
comprends, là, ce que vous avez décrit, la situation, là, c'est ce qui était
dans le premier texte de loi, c'est-à-dire les moins de 10 usagers ou les
moins de six mois. Mais là vous nous arrivez aujourd'hui avec une proposition d'amendement
qui dit que c'est difficilement réalisable, qui, pour nous, ouvre la porte
assez large. Même après notre discussion, je vous avoue que ce n'est pas clair
dans notre tête à savoir pourquoi vous introduisez ça puis qu'est ce que vous
voyez comme circonstances qui pourraient amener à ça.
Le Président (M. Provençal)
:M. Paré.
M. Paré (Daniel) : Un autre
exemple, que justement ma collègue me dit, c'est que des fois au niveau d'une
nouvelle résidence où est-ce qu'on a des gens qui ont des problèmes cognitifs,
où est ce que c'est... parce qu'on parle d'un comité de résidents, on parle des
résidents eux-mêmes, où est ce que ça peut être... selon encore là, le niveau,
là, que c'est plus difficile. Donc, c'est vraiment d'origine plus clinique et
non d'une volonté d'en avoir un ou de ne pas en avoir un.
M. Fortin :...pour l'instant, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres... Oui, M. le
député de Rosemont, toujours sur l'amendement.
M. Marissal : Sur l'amendement,
oui. Lorsque la mise en place d'un comité des résidents est difficilement
réalisable dans les circonstances... C'est déjà le cas en ce moment, de...
M. Marissal : ...quand il
n'est pas possible de créer un comité. Quoique chez les résidents, là, où il y
a des résidants, ça doit être assez rare, comme on vient de le dire, là, mais
je suis sûr que ça existe, là, pour plein de raisons, notamment le roulement ou
la démobilisation. Mais ma question est : Puisque c'est déjà le cas, que
c'est l'exception, pourquoi faut-il le préciser? Ce que je veux dire, c'est
que, de facto, si ce n'est pas réalisable, il n'y en aura pas. Puis on doit non
pas jeter la serviette puis dire qu'il n'y en aura pas, on doit plutôt essayer
de faire en sorte qu'il y en ait un. La nuance est là. Est-ce que ça, ça ouvre
la porte à : Ah! bien, c'est difficilement réalisable, on ne le fera pas,
il n'y en aura pas?
M. Dubé : Allez-y, allez-y.
M. Paquin (Mathieu) : Oui, M.
le Président, en fait, c'est qu'on peut... si on a l'obligation de créer un
comité et qu'on n'y parvient pas, il n'y a personne qui en exerce les fonctions
pendant ce temps là, alors que le mécanisme ou la mesure qui est permise à 144
va faire en sorte que, tandis qu'on n'est pas capable de former le comité parce
que c'est difficilement réalisable dans les circonstances, les fonctions de
comité de résidents vont pouvoir quand même être exercées, plutôt que d'avoir
un comité qui ne peut pas exister, parce qu'en pratique, je n'ai pas de
membres, et je cherche à en créer un, sans que les fonctions soient exercées
par quelqu'un. Et par ailleurs, le comité des usagers de l'établissement, le
comité des résidents, va devoir se prononcer à évaluer l'efficacité de la
mesure mise en place en application de ces dispositions-là. Donc, ça fait
l'objet d'une révision périodique par le comité des usagers. Ça fait que ce
n'est pas une décision qui est irréversible non plus. Ça, c'est prévu à 149.
M. Marissal : O.K., mais
j'abonde dans le sens de mon collègue de Pontiac, difficilement réalisable, ça
ouvre la porte à plein d'interprétations. Vous pouvez imaginer par exemple, que
les gens qui se présentent au comité des usagers ne soient pas en odeur de
sainteté avec les gestionnaires, parce qu'ils font leur travail ou parce qu'il
y a un conflit de personnalités, puis que, là, le P.D.G. décide que c'est
difficilement réalisable dans les circonstances, parce qu'il jugerait, par
exemple, que le comité est inopérant ou belliqueux ou quérulent. J'ai rencontré
un groupe récemment dans les Laurentides, dans une résidence. Ils ont des gros,
gros, gros problèmes avec... et moi, je ne me fais pas l'arbitre, là, je ne connais
pas assez le dossier pour savoir qui a tort, qui a raison, mais il y a des
conflits, hein, il peut y avoir des conflits comme ça. Alors, il ne faudrait
pas que difficilement réalisable, c'est : Ah! bien, les gens qui sont
suggérés sur le comité... pas capable de les... ceux-là. Je ne veux pas que...
tu sais, vous comprenez ce que je veux dire? C'est que le P.D.G. pourrait très
bien dire : C'est difficilement réalisable, voire impraticable, parce que
je ne peux travailler avec ces gens.
M. Dubé : O.K., mais je
comprends. Mais rappelez-vous ce qu'on a dit tout à l'heure, il peut, mais
après avoir consulté le comité des usagers de l'établissement. Si le comité
d'usagers des établissements n'est pas d'accord, il ne pourra pas le faire. Je
pense que... C'est parce que, là, tantôt, je pense que la réponse de Me Paquin
était claire. Est-ce que c'est mieux de n'avoir pas de comité ou d'avoir une
solution intérimaire pendant qu'on cherche le groupe? Parce que moi, je pense
que ça, c'est le commentaire important. Puis tantôt, quand on va arriver dans
le nouveau 145, on va dire comment on fait pour en créer un, quand les
gens sont là. Moi, je pense qu'ici c'est une solution intérimaire, en attendant
que le personnel... qu'il y ait des usagers pour le faire, et c'est pour ça que
je pense que sachant... puis peut-être que je peux le redire, ce qu'on veut
voir dans 145... on sait qu'on établit deux nouveaux principes dans 145, suite
aux longues discussions qu'on a eues tantôt. Moi, je vous le dis, je suis assez
confortable avec ça parce que j'aime mieux une solution intérimaire que pas de
comité du tout.
• (17 h 10) •
M. Marissal : Je vous
comprends, je... oui, à supposer que les solutions et les options alternatives
proposées soient les bonnes. Je n'ai pas fait ma tête complètement là-dessus,
là. À supposer que ce soit les bonnes, je vais être d'accord avec vous. C'est
mieux d'avoir une...
M. Dubé : Bien, c'est pour
ça. Il n'y a pas de solution miracle, là, on a une situation où... et surtout
moi, je pense pour des... Là, on est ici pour des gens de... on ne parle pas de
gros établissements, de grosses installations, là, on parle de...
M. Dubé : ...l'installation
de 10 personnes ou moins. Ou, comme on a dit tout à l'heure, l'exemple que
le député de Pontiac donnait pour les soins palliatifs. En tout cas, moi, je
pense qu'à l'impossible, nul n'est tenu, puis c'est ça qu'on dit, mais après
avoir consulté les comités d'usagers, je pense qu'on a...
M. Marissal : Bien,
juste pour être sûr, là, lorsque la mise en place d'un comité des résidents est
difficilement réalisable, ce n'est pas seulement dans les petites... Non, non,
non, c'est, il y a un «ou», là, ça peut être une installation de
150 résidents, là.
M. Dubé : Est-ce que
les... ne bougez pas, là, ce n'est pas... non, c'est mon erreur, ça. Vous avez
raison, moi, je le lisais comme étant exclusif, mais ce n'est pas exclusif.
M. Marissal : Non, non,
non.
M. Dubé : Vous avez
raison, mais le principe est là pareil, je veux dire, on s'entend, le principe
est là que si vous n'avez pas personne... Puis c'est pour ça que je vous
disais : Quand on va discuter 145. Je pense que 145 vient compléter ça
avec l'amendement qu'on veut proposer, mais moi je ne veux pas vous forcer non
plus, mais j'essaie qu'on avance, là. En tout cas, je pense qu'une solution est
meilleure que celle de ne pas avoir de comités, ça, moi, je suis convaincu de
ça.
M. Marissal : O.K. Ça va
pour le moment.
M. Dubé : O.K. Merci de
votre...
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres interventions
concernant l'amendement? S'il n'y a pas d'autres interventions sur l'amendement
déposé par M. le ministre à l'article 144, nous allons procéder à la mise
aux voix. Oui, Mme la Secrétaire, s'il vous plaît.
La Secrétaire : M. Dubé
(La Prairie)?
M. Dubé : Pour.
La Secrétaire : Mme Lachance...
Non, excusez-moi, Mme Picard (Soulanges)?
Mme Picard : Pour.
La Secrétaire : Mme Gendron
(Châteauguay)?
Mme Gendron : Pour.
La Secrétaire : M. St-Louis
(Joliette)?
M. St-Louis : Pour.
La Secrétaire : M. Rivest
(Côte-du-Sud)?
M. Rivest : Pour.
La Secrétaire : M. Chassin
(Saint-Jérôme)?
M. Chassin :Pour.
La Secrétaire : Mme Setlakwe
(Mont-Royal—Outremont)?
Mme Setlakwe : Abstention.
La Secrétaire : M. Fortin
(Pontiac)?
M. Fortin :Abstention.
La Secrétaire : M. Marissal
(Rosemont)?
M. Marissal : Abstention.
La Secrétaire : M. Arsenau
(Îles-de-la-Madeleine)?
M. Arseneau : Abstention.
La Secrétaire : Et
M. Provençal (Beauce-Nord)?
Le Président (M. Provençal)
:Abstention. Alors, l'amendement
déposé par M. le ministre à l'article 144 est adopté à la majorité.
Maintenant, y a-t-il des interventions sur
l'article 144 tel qu'amendé? S'il n'y a pas d'intervention, nous allons
procéder à la mise aux... Oui, excusez-moi, M. le député de Pontiac.
M. Fortin :Une petite chose, M. le Président, je reconnais encore une
fois à l'article 209, là, de la LSSSS, là... je veux juste qu'on n'oublie
pas, rendus au 151, que ces comités de résidents là ont aussi besoin du budget
de la même façon que les... que ceux créés au 143. Alors, rendus au 151, qu'on
se souvienne qu'il n'y a pas juste des comités d'usagers, il y a des comités de
résidents aussi.
Le Président (M. Provençal)
:Alors...
M. Fortin :Et j'en profite, M. le Président, puisqu'on arrive à
l'article 145, là, pour dire qu'ici on reconnaît, au 144, dans son article
général, on reconnaît le besoin dans chacune des installations, c'est-à-dire
qu'il y ait un comité des résidents. Et ça, c'est logique, là, c'est un endroit
où les gens habitent, mais qu'on reconnaît que, dans chacune des installations,
il doit y avoir un comité des résidents. Je vous soumets bien humblement que le
même argument qu'on utilise au 144 serait probablement utile lorsqu'on arrivera
au 145. Si on reconnaît le besoin d'avoir un comité pour chaque installation où
des gens sont hébergés, je vous soumets que les... peut-être pas les
installations, mais au moins des RLS, là, où les gens sont soignés devrait
avoir le même traitement.
M. Dubé : Mais on le
verra dans 145, là, mais je fais juste dire que vous n'avez pas du tout la même
clientèle, là.
M. Fortin :Je suis d'accord. Je suis d'accord.
M. Dubé : O.K., mais
c'est pour ça qu'on peut en discuter à 145, vous avez raison.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres interventions sur
l'article 144 tel qu'amendé? S'il n'y a pas d'autres interventions, est-ce
que l'article 144 tel qu'amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Merci.
M. Dubé : Alors, 145. Bon,
je vais lire... M. le Président, faire une suggestion, là, qui reflète la
longue et bonne discussion qu'on a eue tout à l'heure hors d'ondes. Je vais
lire 145 puis je vais lire aussi une proposition d'amendement qu'on a, là, mais
que je pense qui a été discutée longuement hors d'ordre... hors des ondes. Hors
d'ordre?
M. Fortin :Pas encore...
M. Dubé : Pas encore, ça
va... Je vous en...
M. Dubé : ...n'en manquez pas
une. Et ce que j'aimerais, quand on l'aura lu, j'expliquerai un peu pourquoi
qu'on suggère cet amendement-là, mais laissez-moi faire peut-être l'article,
l'amendement, quelques principes, puis on aura la discussion. Et probablement
qu'on arrivera que c'est... voici ce qu'on aimerait soumettre lors de la
rencontre de demain qui se fait avec les comités d'usagers. Ça va-tu? Ça fait
qu'allons-y comme ça, si vous êtes d'accord.
Le Président (M. Provençal)
:Allez-y, M. le ministre.
M. Dubé : Parce qu'on avance
bien, je trouve. Alors : «145. Sous réserve de l'article 146, le
règlement intérieur de santé Québec détermine la composition des comités des
usagers et les comités des résidents. Il peut prévoir la formation, au sein de
ces comités, de sous-comités.»
Alors, c'est évident que, dans la mouture
initiale, celle qu'on a dans le projet de loi, notamment la question des
sous-comités a créé beaucoup de questions, et aussi leur nombre. Alors, on a...
on avait présenté un amendement...
Une voix : ...
M. Dubé : Pardon?
Une voix : ...
M. Dubé : Il n'y a pas de
problème. Et j'aimerais qu'on voie l'écran, parce que, là, je veux être sûr
qu'on parle du bon amendement qu'on a envoyé tout à l'heure suite à la longue
discussion. Est-ce que vous...
Le Président (M. Provençal)
:On va vous...
Une voix : ...
Le Président (M. Provençal)
:La nouvelle version.
M. Dubé : La nouvelle
version, pas celle qui avait été discutée.
Le Président (M. Provençal)
:Non, non, on va vous la projeter.
M. Dubé : On n'a pas
travaillé pour rien, on est arrivés avec d'autres choses. Quand on l'aura...
Merci de votre patience, Mme la secrétaire.
Le Président (M. Provençal)
:C'est parce que c'est un nouvel... il
remplace l'entièreté du 145.
M. Dubé : Je vais le lire,
puis après ça on regardera les principes qu'on... j'espère qu'on retrouve dans
cette nouvelle mouture là. Alors, se lirait comme suit :
«Sous réserve de l'article 146, un
comité des usagers détermine, avec l'approbation du comité national des
usagers, sa composition. Il en est de même d'un comité des résidents. Un comité
des usagers peut, avec l'approbation du Comité national des usagers, prévoir la
formation en son sein de d'autres comités, la fusion ou la dissolution de
comités existants. Le comité national des usagers prévoit des règles selon
lesquelles un comité est créé au sein d'un comité des usagers de même que
celles selon lesquelles ils peuvent être fusionnés.»
Bon, O.K.
Des voix : ...
M. Dubé : Ou dissous, oui. Je
pensais à 0,10 $, excusez-moi.
Bon, comment qu'on prend ça pour garder ça
simple? Il y a deux principes qui sont importants que j'espère qu'on retrouve
ici.
• (17 h 20) •
Dans le questionnement, puis c'est pour ça
qu'on a une longue discussion hors d'ondes, c'est que, dans les commentaires
qu'on a reçus des gens des comités des usagers, qui disent : Nous, là, on
ne veut pas qu'il y ait l'abolition des comités existants... Puis là on parle,
je m'excuse, des comités d'usagers, puis là je dis par installation, parce que
plusieurs sont par installation depuis qu'il y a eu la réforme de 2015, il y en
a plusieurs qui sont déjà par installation. Et ce que je pense ici, c'est que,
puis à moins que nos légistes me disent le contraire, on vient préciser, ce qui
n'était pas le cas avant, que tous les comités... puis on dit qu'il y en a à
peu près 600, mais c'est autant du côté des usagers 300 quelque, selon un
document que je vous ai présenté un peu plus tôt, puis à peu près le même
nombre du côté des résidents. Et ce qu'on viendrait faire, contrairement à ce
qui n'était pas dans le 145 initial, on vient protéger que, jour un de
l'application de la loi, les comités existants, puis là je parle des comités
d'installation, ce n'est plus des sous-comités, c'est des comités qui seraient
là. Donc, il y a une protection, un peu ce que M. Desharnais mentionnait, il y
a un cliché, là, qui est pris à la date x puis qui dit : Les 600 quelque,
là, vont continuer d'exister. Ça va?
La deuxième chose que, puis surtout dans
l'opposition, vous avez relayé le message des comités... Mais, maintenant, si
on veut en créer d'autres, parce que nous, on se disait : Si on ne veut
pas...
M. Dubé : ...obligé de créer
un comité s'ils ne sont pas capables de le faire. Maintenant, ce qu'on dit,
c'est que le Comité national des usagers va prévoir des règles. Comment un
comité des usagers peut être créé en sus, encore une fois, des
600 existants? Et c'est ces deux gros changements-là qu'on fait dans 145.
Et c'est ça, moi, que... on peut le discuter entre nous, là, mais avant de le
voter, si ça reflète les discussions qu'on a eues tout à l'heure hors d'ondes,
bien, moi, c'est ce que je pourrais... On le suspendrait à la fin. Il serait
présenté au comité des usagers demain. Puis, si eux nous disent : Bien,
maintenant, là, c'est nos deux grandes préoccupations, il n'y aura pas une
diminution du nombre de comités. Puis, en plus, on va avoir des règles très
claires que c'est nous autres qui décidons de la procédure. Parce qu'ils sont
sur le Comité national des usagers, qui va mettre une procédure, comment ça...
comment un nouveau comité d'usagers pourrait être créé. Je pense qu'on répond
aux deux demandes, mais j'arrête ça là. Discutons-en, puis on verra si on est
capable de s'entendre sur le 145 amendé qu'on pourrait présenter demain
aux trois comités d'usagers.
Le Président (M. Provençal)
:Moi, je comprends, là, vous avez
donné vos... les grands principes de votre amendement. Par contre, la
discussion, on peut avoir... Vous pouvez avoir des... quelques questions de la
part des oppositions, mais, je dirais, la discussion de fond va se faire une
fois que vous l'aurez présenté, par exemple.
M. Dubé : Oui, mais, si, par
exemple... regardez, là, on a eu un effort assez important de la part de nos
légistes de mettre ça par écrit. Moi, j'aimerais quand même entendre les
oppositions pour me dire : Non, ça ne reflète pas du tout ou oui, on est à
la bonne place pour... Moi, là, je veux juste être le plus proche possible
d'une bonne proposition demain matin. C'est ça qui est ma question à mes
collègues.
Le Président (M. Provençal)
:M. le député de Pontiac.
M. Fortin :Merci, M. le Président. Bon, je vais commencer avec la...
Je vais commencer avec la dernière partie, là, il faut être capable de prévoir
l'ajout de comités d'usagers. Je pense à l'hôpital de Vaudreuil, entre autres,
là, qui va ouvrir dans les prochaines années. Il faut prévoir un mécanisme pour
qu'ils puissent avoir un comité d'usagers. Ça, c'est... puis ça, je pense que
la dernière partie, c'est ce que ça fait, le comité national des usagers
prévoit les règles selon lesquelles est créé un comité. O.K. ça, moi, je pense
que de ce côté-là, il faut le faire, puis ça me convient.
Là, le plaidoyer qu'on a fait tantôt hors
d'ondes et non hors d'ordre, c'était pour dire : Il faut absolument
s'assurer que les comités qui sont en ce moment en place sont protégés. Le
fameux cliché, là, ou le... dont parle... qu'a mentionné le ministre, il faut
que ce soit protégé, il faut que ces comités-là puissent continuer d'opérer, il
faut qu'ils continuent d'avoir les moyens d'opérer. Il faut que... Il n'y a pas
de raison... et là, c'est un peu ce que les gens ressentent, c'est que ces
comités-là sont... selon leur interprétation, ils sont à risque, là, pourraient
perdre leur comité avec le texte en ce moment de la loi qu'ils ont. Alors, ce
qu'ils nous disent, c'est : Trouvez un moyen de protéger mon comité
d'usagers local et avec raison, parce que... et je le soumets à la commission, les
usagers sont plus à même de se tourner vers un comité local, selon moi,
particulièrement en ruralité, que vers un comité d'usagers régional. Mais je
regarde le 145 tel qu'il est écrit et tel que Me Paquin l'a mis sur papier, là,
il y a quelques instants avec son équipe, je vois mal comment ce cliché-là est
protégé.
M. Dubé : O.K. Vous apportez
toujours de très bons points. 145 dit exactement, vous avez bien fait de parler
du dernier alinéa. Maintenant, ce qu'on avait dit tout à l'heure hors d'ondes,
puis je n'ai pas pensé le rappeler, c'est que, dans la mesure de transition, ce
que M. Desharnais avait expliqué, moi, je vous soumettrais tout de suite, si le
président est d'accord, la section dans 1094 de ce que... le cliché serait
pris. Alors, vous avez raison, il n'est pas dans 145, mais le principe... on
avait dit : On va le reconnaître en ondes, rappelez-vous, dans notre
discussion, mais, si M. le Président est d'accord, on pourrait tout de suite
regarder ce que vous... Parce qu'il l'est, on l'a préparé en même temps, nos
légistes l'ont préparé. Est-ce que vous l'avez reçu? C'est 1094, c'est ça? Ça
fait qu'à ce moment-là, peut-être que ça répondrait exactement à votre
question.
M. Fortin :En fait, ça nous semble une bonne façon, disons, de
fonctionner pour l'instant, parce que ça... vous ne pouvez pas soumettre un
sans l'autre aux groupes demain, alors regardons les tous ensemble.
M. Dubé : Est-ce que ça vous
va, M. le Président?
Le Président (M. Provençal)
:Oui, on...
Le Président (M. Provençal)
:...On va projeter le 1094 pour que
vous puissiez... pour que les membres de la commission puissent...
M. Dubé : On a d'excellents
légistes, qui ont fait un bon travail. Puis là je ne sais pas si je respecte
les règles, mais je pourrais le lire, parce que les gens ne le voient pas à
l'écran. C'est ça, l'enjeu.
Le Président (M. Provençal)
:...projeter, mais on va le lire de
toute façon. Mais, ce qui est important, c'est que là, c'est à titre informatif
qu'on le présente. Il n'y a pas de dépôt de cette motion... de cet
amendement-là.
M. Dubé : Non, mais, comme
l'a si bien dit le député de Pontiac... les gens qui vont les rencontrer, parce
que pendant ce temps-là, on va continuer nos autres sections. Mais dans... Ils
vont les rencontrer puis ils vont présenter un 145 suspendu et le 1094, que je
vais lire là. Ça va?
Le Président (M. Provençal)
:Oui.
M. Dubé : O.K.
Le Président (M. Provençal)
:Alors, je vous invite à nous en faire
la présentation, M. le ministre.
M. Dubé : O.K. 1094 se lirait
comme suit : Les comités des usagers et les comités des résidents qui, la
veille du jour de la fusion étaient institués pour un établissement fusionnant,
continuent d'exister après la fusion, comme s'ils avaient été institués pour un
établissement fusionné en vertu respectivement des articles 143 et 144 et
ils exercent avec les adaptations nécessaires les responsabilités que la
présente loi leur confère jusqu'à ce que les nouveaux comités soient institués.
Les comités des usagers et les comités des
résidents mentionnés au premier alinéa sont ceux qui ont été institués en
application de l'article 209 de la Loi sur les services de santé et les
services sociaux. De plus, les comités des usagers, dont l'existence a été
maintenue en application de l'article 203 de la Loi modifiant
l'organisation et la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux,
notamment par l'abolition des agences régionales, continuent d'exister après la
fusion, comme s'ils avaient été formés au sein du comité des usagers de
l'établissement fusionnant concerné en vertu du deuxième alinéa de
l'article 147.
Je ne savais pas où faire ma pose. C'était
une longue phrase. Je cherchais la virgule puis je ne la trouvais pas.
M. Fortin :Donc, ça ici, ce que vous venez dire... Puis là ce me fait
rire parce que je regarde le titre des lois puis je trouve que le titre de la
loi à l'époque était pas mal plus... disons, était moins chargé politiquement
que le titre de la loi d'aujourd'hui, mais ça, c'est un autre débat.
M. Dubé : Ça a quand même
fait un débat politique intéressant, mais, voilà, je ne commenterai pas.
Le Président (M. Provençal)
:C'est une parenthèse qu'il voulait
apporter.
M. Dubé : Oui, c'est ça.
C'est correct. Il a le droit.
M. Fortin :Ce qu'on vient dire ici, c'est, tout ce qui était... tous
les comités d'usagers qui ont été maintenus par le Dr Barrette à l'époque et
qui sont encore en place vont être maintenus.
M. Dubé : Oui.
M. Fortin :Il n'y aura pas de changement à ces comités-là. C'est comme
ça que vous l'interprétez, là, ce qui est là.
M. Dubé : Pour les
explications, entre autres, que M. Desharnais a données plus tôt,
qu'est-ce qui... parce qu'on a fusionné 180 quelques agences qui sont devenues
les 36 établissements qu'on connaît... pour toutes ces raisons-là, exactement.
• (17 h 30) •
M. Fortin :Donc, les comités d'usagers qui étaient dans les RLS avant,
là, qui... avant la loi de 2015, sont toujours protégés et vont continuer
d'avoir leur comité d'usagers dans leur établissement fusionné. Cette
partie-là, si je... si on l'interprète convenablement, là, c'est-à-dire que
tous les comités d'usagers, qui avaient été protégés dans le cadre de la
réforme de 2015 et qui sont encore en place, vont continuer d'être protégés. Si
c'est l'interprétation de tout le monde, moi, je pense que ça me convient.
M. Dubé : J'apprécie ça parce
que, pour nous, encore une fois, c'était évident, mais, comme ça a créé cette
incertitude-là, je pense, de faire cette précision-là aujourd'hui vient
rassurer beaucoup de gens. C'est ce qu'on saura demain matin, là, mais...
Le Président (M. Provençal)
:Mais complémentaire à ce que vient de
dire le député de Pontiac, ce que vous amenez, c'est que les comités existants,
d'une part, sont maintenus et, d'autre part, sont reconnus pendant toute la...
lorsque vous allez arriver au protocole de transition.
M. Dubé : Oui. Puis si...
17 h 30 (version non révisée)
M. Dubé : ...si jamais,
mettons qu'on est jour 2 de la transition, le deuxième alinéa du nouveau 145
permet de dire, si on veut faire des changements, des regroupements, bien, ça
sera avec le comité des usagers qui aura déterminé la procédure. Ça fait que,
là, vous avez, M. le député, non seulement qu'on respecte l'ordre actuel, mais
qu'on dit voici comment on va procéder quand on en veut des nouveaux. Puis je
pense que c'était ça les deux objectifs des demandes qui nous étaient faites.
M. Fortin :Oui. Ça, là, quand tout le monde aura eu la chance de
parler sur le 1094, on reviendra au 145 pour l'éclaircir comme il faut, là.
M. Dubé : Ça vous va?
Le Président (M. Provençal)
:Oui, M. le député de Rosemont.
M. Marissal : C'est vrai
que la loi intitulée Loi modifiant l'organisation et la gouvernance du réseau
de santé et des services sociaux a livré ses promesses. Ça a vraiment
modifié... De toute façon, on pourrait discuter des mérites de la chose, mais
en attendant est-ce qu'on peut revenir au libellé de l'article 145, le
nouvel article 145, s'il vous plaît? Merci. Oui, c'est... Là, on se
retrouve dans une situation un peu particulière, en ce sens que... Le génie est
sorti de la bouteille, là. On sait qu'il y a une rencontre demain. On sait que
les groupes sont en demande. D'habitude, on essaie de ne pas négocier sur la
place publique. Puis moi, je ne travaille pas... je ne suis pas payé par les
groupes pour faire leur travail. Je relaie leurs demandes quand je les juge
valables et légitimes. Donc, je le dis, là, pour fins de discussion, je me
retrouve dans une... et nous nous retrouvons dans une situation inusitée et
quelque peu inconfortable.
Alors... Mais comme la pâte à dent est
sortie du tube, là, vous savez ce qu'ils ont dit des premiers amendements la
semaine dernière. Je lis, par exemple, ça, c'était dans La Presse, sous la
plume de Fanny Lévêque, mais l'amendement n'est pas accompagné d'une
obligation, et je cite ici : «...un comité qui est militant, ce n'est pas
le meilleur ami d'habitude de l'administration, et l'administration va avoir
le choix d'en former un ou pas, on parle d'un comité, illustre M. Brunet».
C'est évidemment Me Brunet, là, du CPM, le Conseil de protection des malades.
Bon, est-ce qu'on peut discuter de ça, là, vu que c'est sur la place publique,
là? Ces gens-là, ils nous disent, et Mme Tremblay disait à peu près la
même chose. Il n'y a pas d'obligation, tu sais, on pourra ou non en créer d'autres.
Comme vous allez avoir ces discussions-là ou vous émissaires auront ces
discussions-là et que le sort de ces articles-là dépend un peu de ça, qu'est ce
que vous leur répondez à ces gens qui disent : On est, c'est l'expression
de Mme Tremblay, on est sur une patte parce qu'on ne sait pas trop si...
M. Dubé : Regardez, je
vais être honnête, parce que vous me demandez, puis je ne veux pas justement
négocier sur la place publique, je pense que dans... Si... J'ai toujours dit
que le p.l. no 15, c'est pour les usagers puis pour les employés. C'est
ça, le p.l. no 15. Puis on s'est fait reprocher que dans le cas des
usagers peut-être que des choses, de la façon dont il est écrit, ont envoyé un
mauvais message. Moi, j'ai voulu être très transparent, là, puis de dire :
Je pense qu'on peut amener un autre amendement puis aller... Mais je ne m'engage
pas à dire que c'est ça. On n'a pas voté dessus, là. C'est...
M. Marissal : Non, non.
M. Dubé : On s'entend?
Je peux aller là. Puis je vais être assez transparent. Je n'irai pas vous dire
qu'ils sont d'accord ou pas d'accord. Je vais vous le dire clairement. On leur
a parlé. Voici. Parce qu'ils peuvent vous appeler puis dire : On n'est pas
d'accord avec ce qu'ils nous ont présenté. Ça fait que je vais être
transparent. Moi, ce que je vous dirais, c'est que je pense qu'ici,
exceptionnellement, en raison de l'importance des usagers, il y avait un
mauvais message qui était passé, qui n'était pas celui qu'on voulait faire. Il
y a des fois que je vous dis : Écoutez. Ça, là, je vais... je vais être...
je vais être ferme. Puis c'est notre position. Puis c'est quand même très rare
que je dise ça, là. Mais dans celle-là, ici, je pense qu'il avait... il y avait
une mauvaise perception de ce qu'on voulait faire. Ça fait que j'aime mieux la
clarifier avec vous. Moi, ce que je vous demande aujourd'hui, là, M. le député,
et puis aux autres : Êtes-vous confortable?
Vous n'êtes pas obligé de me dire que vous
votez à l'avance là-dessus. Là, ça ne serait pas correct. Ce que je dis, c'est :
Est-ce que les deux principes de reconnaître le... premièrement, le principe de
respecter ce qui est déjà en place et de l'avoir dans une transition, une
mesure transitionnelle? Ça, on est... on le met sur la table. Puis,
deuxièmement, est-ce qu'ils peuvent avoir leur mot à dire? Puis je le répète,
les conditions du comité national des usagers ont été modifiées depuis le...
M. Dubé : ...p.l. 15,
hein? Parce qu'on a dit que le Comité national des usagers était à leur choix,
là. Rappelez-vous. Ça aussi, c'est un changement. Je pense qu'avec les
changements qu'on a faits dans le Comité national des usagers, ce qu'on propose
en 145, moi je suis assez à l'aise d'aller leur dire : Est-ce que ça va?
Mais je viendrai vous dire le 12, ou je ne sais pas lequel, septembre, quand on
va recommencer la commission... Mais vous avez raison, je ne veux pas commencer
à faire ça dans tous les cas. Mais ici, pour les usagers, je trouvais qu'il
était important peut-être de faire cette mouture-là.
M. Marissal : Et pour les
fins de discussion justement, vous avez dit, et peut-être le répéter, il n'y a
pas d'intention de réduire le nombre des comités.
M. Dubé : Bien, là...
M. Marissal : Ce n'est pas un
but visé, là?
M. Dubé : Non, c'est... Oui,
c'est vrai, c'est un bon point. Non seulement on le prouve par la règle
transitionnelle de 1094, mais je vous ai expliqué hors d'ondes. Parce que c'est
assez... le financement de ces groupes-là, des fois peut sembler un peu complexe.
J'ai pris la peine de vous expliquer qu'en ce moment, il y a 600 quelques
comités, 300 d'usagers, 300 quelques de résidents qui demandent un
budget annuel d'à peu près 8,5 ou 8,6 millions. Puis j'ai dit : On
n'est pas ici dans un budget de la santé de 50 milliards. On n'ira pas
jouer... On n'est pas là pour réduire de 100 000 $ ou 200 000 $,
parce qu'on enlèverait quelques comités, parce que les comités sont financés à
même les budgets des établissements. Ça fait qu'à votre question, merci de
l'avoir posée, mais on n'est pas là pour réduire le nombre de comités pour un
montant qui est important mais qui ne... Notre objectif, ce n'est pas réduire
la dépense de 8,9 millions pour 600 comités. Ça, c'est clair pour
moi.
Le Président (M. Provençal)
:M. le député des Îles.
M. Arseneau : Question
technique : Est-ce qu'à l'heure actuelle, les comités d'installation sont
définis comme des comités qui sont créés au sein des comités des
établissements? L'expression «au sein de», est-ce que ça veut dire que les
comités d'installation sont subordonnés aux comités d'usagers des
établissements ou ils sont autonomes et indépendants?
M. Dubé : Je veux juste être
sûr que je ne me mêle pas dans la terminologie, là. Reprenez. Qu'est-ce que
vous lisez quand vous... je veux juste être sûr que je comprends bien ce que
vous demandez, là.
M. Arseneau : Bien, on dit
qu'il y a des règles selon lesquelles...
M. Dubé : Vous êtes dans quel
alinéa?
M. Arseneau : Le dernier
alinéa.
M. Dubé : Oui.
M. Arseneau : Pardon, le
troisième, «les règles selon lesquelles un comité est créé au sein d'un comité
des usagers». On voit ça depuis le début qu'on en discute, là, comme si le
comité d'usagers d'une installation était un sous-comité du comité
d'établissement, comme s'il y était subordonné.
M. Dubé : Oui, mais on a
enlevé la notion de sous-comité, là.
M. Arseneau : Mais oui, c'est
ça. On a enlevé la notion de sous-comité, mais on a gardé la notion de créer,
au sein d'un comité des usagers d'établissement, un comité d'installation. Je
veux juste voir s'il y a une relation d'autorité ou de pouvoir du comité des
usagers d'établissement par rapport au comité d'installation. Ce qui m'amène à
poser une autre question. Bien, on pourrait y répondre, mais sur le deuxième
alinéa, «le comité des usagers peut», ce qui veut dire que ce n'est pas les
gens de l'installation qui peuvent le faire, mais bien le comité
d'établissement qui a le...
M. Dubé : Mais, iI y a deux
questions, là. Je vais laisser...
M. Arseneau : Oui.
M. Dubé : Est-ce que vous
êtes... Voulez-vous répondre, M. Paré?
Le Président (M. Provençal)
:...
M. Dubé : Si ça vous va, M.
le Président?
Le Président (M. Provençal)
:Oui. Allez-y, Me Paré.
• (17 h 40) •
M. Paré (Daniel) : Un comité
des résidents, parce que les mots sont... là, on a beaucoup de mots, est...
oui, est sous le comité des usagers, puis il y a une raison, le comité
d'usagers a plus de ressources, ils les soutiennent, ils s'assurent de
l'harmonisation, etc. Il y a ce lien-là qui existe. Et dans l'article qu'on
peut voir, bien, le comité national va avoir aussi un lien de soutien,
d'harmonisation, encore là, auprès des comités des usagers.
M. Arseneau : Et vous avez
parlé d'un comité de résidents. Mais un comité d'usagers d'une installation
versus un comité d'usagers d'établissement, c'est la même chose?
M. Paré (Daniel) : Oui.
Aujourd'hui, là, dans la loi actuelle, on appelle ça un CUCI, là, un comité des
usagers, là, intégré, dans le fond qui intègre les autres comités usagers. Oui,
il y a cette notion-là, là qui s'assure, encore là, je me répète, là, d'avoir
la même responsabilité de soutenir, de s'assurer des bonnes pratiques, s'assurer
de la formation. Ça fait que oui, il y a cette, entre guillemets, là,
hiérarchie- là entre un comité de résidents et comité d'usagers, le CUCI qui
est l'équivalent du comité de l'établissement qui est proposé, puis il va avoir
un comité national aussi.
M. Arseneau : D'accord. Donc
il y a cette espèce de hiérarchie-là actuellement, et elle demeurerait dans...
M. Arseneau : ...dans la
mouture qu'on est en train de discuter.
Maintenant, le deuxième alinéa,
lorsqu'on... je comprends le troisième, c'est-à-dire où il y a des règles qui
prévoient comment créer ou fusionner ou dissoudre, mais je vois mal pour...
la... comment dire, la raison pour laquelle, au deuxième alinéa, on dit que le
comité des usagers d'établissement, un comité des usagers d'établissement peut
prévoir la formation. S'il ne le faisait pas, parce que c'est une option, là,
il peut, il peut le faire, il peut ne pas le faire, pourquoi est-ce qu'on donne
l'option de ne pas le faire?
M. Paré (Daniel) : Bien là,
c'est beaucoup de spéculations, là, mais exemple qu'un autre comité de... je ne
sais pas moi, un comité dans une installation voudrait en créer un deuxième
parce que, justement, il y a une... il y a quelqu'un qui n'aime pas un autre
comité, etc., j'exagère, là, mais encore là, mais il va y avoir des règles, il
va y avoir des règles qui vont venir statuer, j'assume encore là qu'il va y
avoir un comité par installation, etc. Ça fait que ce serait cette notion-là,
là, que... qui pourrait, là, qui pourrait venir être définie pour ne pas avoir
une mauvaise compétitivité ou... qui soit créée pour les mauvaises raisons.
M. Arseneau : Mais est-ce que
ça veut dire, à ce moment-là, que le deuxième alinéa, c'est pour chacun des
comités, ou ce sont des règles générales, prévoir la formation de façon
générale ou de façon précise pour chacun des comités? Quand on dit «prévoir la
formation, en son sein, d'autres comités» à... pour chaque comité, on doit
prévoir... on doit le prévoir, ou bien ce sont des règles générales là aussi au
sein de l'établissement?
M. Paré (Daniel) : Quand
vous... peut-être, question complémentaire, quand vous parlez de formation...
M. Arseneau : Oui. Mais on
dit que le comité des usagers d'établissement peut prévoir la formation en son
sein, moi, si je prévois ça, je peux prévoir pour la semaine prochaine ou d'ici
10 ans, selon les circonstances et le contexte, je veux savoir si c'est
quand il y a une volonté... Il y a un nouvel hôpital de construit à Vaudreuil,
bon, les gens veulent former un comité d'usagers, est-ce que les règles sont...
est-ce qu'on a prévu à l'avance, ça, ou on prévoit à chaque fois qu'il y a une
demande ou il y a une initiative? C'est ça que je veux savoir.
M. Paré (Daniel) : J'assume
encore là qu'il va y avoir une... dans le cadre des règles, là, dans le cadre
des politiques, procédures qui seront créées avec l'exemple, là, que ce que je
pense, ça va être un des premiers exemples, là, qui va être cité, là, comment
qu'on peut le créer, mais, encore là, ça va être une règle que le comité, là,
va vouloir se donner, là. Parce qu'encore là, beaucoup en spéculation, là,
mais, en même temps, on va vouloir s'assurer sûrement de la non-compétitivité,
ça fait du sens, ça... c'est-u complémentaire? Mais dans l'exemple qu'on se
donne de l'hôpital Vaudreuil-Soulanges, je pense que celle-là va être
relativement simple, là, à répondre parce que c'est une nouvelle installation.
M. Arseneau : C'est bon pour
l'instant.
Le Président (M. Provençal)
:Oui, Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Je ne suis pas
sûr qu'on est assez limpide, là, puis moi, je reçois des commentaires, je veux
juste qu'on ait un échange, là. Quelqu'un qui regarde ça sans avoir assisté à
la discussion qu'on a eue tout à l'heure puis qui ne fait pas nécessairement
l'interaction avec 1094 peut se demander... Moi, ce que je comprends, c'est que
le régime de 145 s'applique après la mise en vigueur ou l'entrée en vigueur de
la loi. O.K., mais encore là, je veux dire, pour tout nouveau comité, quelqu'un
lit ça puis il se dit : Mais qu'est-ce que le comité national des usagers
comprend à la réalité locale ou régionale? On doit aller chercher leur
approbation. Puis je comprends qu'on a changé la composition du comité
national, mais les comités des usagers ne sont pas au comité national,
seulement le regroupement, qui ne connaissent pas bien le fonctionnement et le
lien entre un comité d'usagers et l'établissement territorial. Là, je suis en
train de penser à tous les comités qui existent, encore une fois, je parlais
tout à l'heure, là, du CIUSSS Centre-Ouest... C'est que 1094 qui est, selon
vous, assez clair, comme quoi tous les comités qui existent déjà sont maintenus
puis... si je pourrais juste le revoir, là, ce n'est pas le premier alinéa qui
s'applique parce que le premier alinéa parle du... ils sont maintenus, mais
pour une certaine période de temps, c'est le dernier. Donc, comité des usagers
dont l'existence a été... Ça, c'est la loi, là, de 2015. Tous ceux qui existent
en vertu de la loi de...
Mme Setlakwe : ...sont
maintenus, comme s'ils avaient été formés au sein du comité des usagers de
l'établissement fusionnant concerné en vertu du deuxième alinéa de 145.
Pourquoi il fallait ajouter... il continue d'exister après la fusion. Il
fallait ajouter le reste, comme s'ils avaient été formés au sein du comité des
usagers en vertu de ce qu'on vient de regarder. Donc, O.K., on vient préciser
qu'on n'a pas besoin de passer à travers le processus de 145, le processus
d'approbation, c'est que ça vient dire?
M. Dubé : C'est ça que ça
veut dire.
Mme Setlakwe : O.K.
M. Dubé : Moi, je pense que
ça répond, là, parce que... bon, en tout cas, l'inquiétude que vous...
Mme Setlakwe : Oui, oui, je
suis en train de...
M. Dubé : Mais c'est vrai, je
me mets à la place... puis c'est pour ça que je pense qu'on va avoir un gros
avantage demain de présenter par écrit les deux, là, et avec les changements
qu'on a faits au Comité national des usagers. Encore une fois, comme disait
tantôt le député de Rosemont, il ne faut pas négocier chaque mot, mais je pense
que les deux principes qui étaient demandés, ils sont là. Alors, on aura la chance
de voir leur réaction par rapport à ça.
Mme Setlakwe : Mais je pense
que ça peut fonctionner ici, là.
M. Dubé : Moi aussi, je pense
que ça peut fonctionner.
Le Président (M. Provençal)
:À ce stade-ci, moi, je suggérerais
qu'on suspende l'article 45 avec l'amendement, donc... et qu'on suspende
par la suite l'article 45 sur lequel il y a un amendement. On pourrait
aller à 146 sans problème.
M. Fortin :Juste un petit point sur 145, avant de suspendre.
Le Président (M. Provençal)
:Oui, allez-y, M. le député.
M. Fortin :Vous avez changé le terme qui était utilisé initialement,
là, les sous-comités pour parler d'autres comités, pour ne pas, justement, que
ça ait l'air, tu sais, d'un sous-comité qui est sous la gouverne d'un comité
régional qui est sous la gouverne du comité national, sauf qu'avec le début de
l'article 145, en demandant l'approbation du comité national pour sa
composition, je me demande si on ne vient pas recréer cette espèce de classe-là
de comité quand même.
Pour la deuxième partie, là, à la limite,
tu sais, je pense que ça se comprend parce que, là, au moins, il y a une
instance. Un comité des usagers régional ne peut pas unilatéralement
décider : Je mets fin au comité local parce que je n'aime pas la personne
qui est en charge, parce qu'elle me donne du trouble, parce que, peu importe,
là, là, ça prend l'approbation d'un comité national qui dirait pourquoi tu fais
ça? Explique-le-moi, etc. Mais la première partie, pourquoi on a besoin de
l'approbation du comité national pour composer un comité d'usagers? J'avoue que
c'est moins clair dans ma tête puis ça donne l'impression d'une structure très
hiérarchique.
M. Dubé : Bien, ça,
j'aimerais ça parce que ça enlèverait le doute que l'on vient d'entendre. Je
vais résumer ça, vous allez aimer ça, je pense. Je ne devrais jamais
présupposer ça. Je ne devrais jamais dire ça. Ça, c'est... hein? Je n'ai rien
dit.
Ce que Me Paquin vient de me dire,
c'est quand on avait écrit ça, on n'avait pas fini d'écrire 1094. Puis, à la
lumière de votre commentaire, c'est pour ça que j'écoutais avec beaucoup
d'intérêt, dans le deuxième alinéa, on pourrait enlever «avec l'approbation du
Comité national des usagers», parce que, de reconduire tout ça est comme... un,
c'est indépendant de ça, et, deux, le comité national va prévoir les règles. Ça
fait qu'on n'a pas besoin de rementionner ça au deuxième. Puis là je pense que
ça vient de régler peut-être un commentaire que vous avez eu parce que vous êtes
en ligne directe avec le terrain.
• (17 h 50) •
Mme Setlakwe : Non, non, mais
ça fait longtemps que ces faits-là ont été communiqués, là. Tu sais, j'ai fait
attention, on est préoccupés puis on veut garder notre autonomie...
M. Dubé : Non, non, ce n'est
pas un reproche, ce que je vous dis.
Mme Setlakwe : Non, non, non,
tu sais, la Voie citoyenne, tu sais, on nous a dit depuis longtemps de faire
très, très attention.
M. Dubé : Alors, est-ce que
j'ai été clair, Mme la députée?
Mme Setlakwe : Oui.
M. Dubé : Le deuxième alinéa,
là, là... puis je pourrais même, là... on pourrait même le modifier avant de
partir, mais, en tout cas, on le corrigera quand on va le montrer demain, mais
on enlèverait «avec l'approbation du... Ça fait qu'un comité des usagers peut
prévoir la formation... d'autres comités, la fusion ou la dissolution de
comités existants, parce que, ça, c'est fait en fonction des règles du Comité
national des usagers, sur lesquels ils ont six représentants sur sept. Je pense
que ça vient enlever une autre...
M. Fortin :...le premier.
M. Dubé : Avec le premier?
M. Fortin :Au premier alinéa, là...
M. Dubé : C'est parce qu'il
faut regarder 146, là.
M. Fortin :Oui, oui, c'est ça. Bien, ce que... oui, celle-là, là,
merci, Mme la secrétaire. Est-ce que ça, c'est encore utile? Parce que ça, ça
donne l'impression qu'il y a une structure hiérarchique, là, que les comités
des usagers se rapportent au comité national.
M. Dubé : Oui, mais...
M. Fortin :Pourquoi est-ce qu'un comité ne pourrait pas déterminer de
sa composition?
Le Président (M. Provençal)
:...dans 146, présentement, on ne voit
pas la notion du Comité national des usagers, dans les écritures.
M. Dubé : Parce
qu'effectivement, quand on l'a écrit initialement...
(Consultation)
M. Dubé : Non, mais c'est un
bon point parce que... en tout cas, je vais...
(Consultation)
Le Président (M. Provençal)
:Moi, je suis... Avec les discussions
qu'on a présentement, je pense vraiment... à moins que Me Paquin puisse nous
donner une réponse.
M. Dubé : Bien, moi, je vais
vous dire, j'aimerais ça y réfléchir parce qu'il y a peut-être... il y a
peut-être un enjeu de coordination, là, pour être sûr que, quand même, le
Comité national des usagers a quand même, je dirais, un rôle administratif dans
ça, de s'assurer que les règles... Alors, ce n'était pas dans une règle de
subordination, c'est plus qui fait les règles, puis etc. Ça fait que je pense
que celui où il était important, c'était de l'enlever au deuxième.
Le Président (M. Provençal)
:Dans le deuxième.
M. Dubé : Dans le premier,
d'ici à ce qu'on rencontre... bien, surtout d'ici à ce qu'on revienne, on aura
vu... Oui.
M. Fortin :...M. le Président... En fait, le député de Rosemont ou le
député des Îles-de-la-Madeleine peut peut-être l'amener, là, mais je pense même
dans le deuxième, il y a peut-être un petit enjeu là.
Le Président (M. Provençal)
:M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Bien, tu sais,
en fait, dans... étant donné, là, que le troisième alinéa, dit : Le Comité
national des usagers prévoit les règles selon lesquelles, donc c'est le Comité
national des usagers qui établit les règles du jeu... Est-il utile... là, on
l'a enlevé, là, de dire que c'est avec approbation? Parce que ça répond ou ça
ne répond pas aux règles. Vous me suivez? C'est-tu clair, ce que je raconte?
C'est le comité des usagers qui détermine les règles de création ou de
dissolution ou de fusion. Alors, si tu remplis ces règles-là ou que tu les...
M. Dubé : Mais lequel...
Excusez-moi, lequel vous questionnez, là, des trois composantes qu'il y a là,
là?
M. Marissal : Bien, on a
enlevé... Au deuxième alinéa, on a enlevé "avec approbation", moi, je
pense qu'il est superfétatoire, en effet, parce que ce sont des règles qui sont
créées par le comité.
M. Dubé : Pour le deuxième,
on est d'accord, on l'enlève.
M. Marissal : Oui, le premier
cause le même problème sémantique, puisque, de toute façon, il est créé par...
mais, cela dit, sur le deuxième. Moi, je suis à l'aise à ce qu'on l'enlève pour
la création d'un comité. Je suis moins à l'aise qu'on l'enlève pour la
dissolution, parce que qui détermine la dissolution? Il n'y a comme plus de
mécanisme d'appel à ce moment-là. C'est... le Comité national des usagers pourrait
très bien dire : Non, non, vous n'allez pas dissoudre ce comité-là en
particulier, essayez de le reformer, essayez de le faire vivre, peu importe...
M. Dubé : ...là vous me
surprenez un peu, là.
M. Marissal : Donc, je n'ai
pas la poudre de perlimpinpin pour régler le problème sémantique ici. J'ai
quasiment envie d'être un peu Salomon puis vous dire : Allez, présentez
ça, là, puis on verra.
M. Dubé : Arrange-toi avec
ça.
M. Marissal : Arrange-toi
avec ça.
M. Dubé : Bien, je pense qu'à
date on s'est arrangé ensemble, mais je pense qu'on a assez envoyé les bons
messages que je vais attendre... Je vous l'ai dit, je serai transparent, on ne
fera pas de négociation publique. Mais je pense que là on est dans, je ne
dirais pas les virgules, là, mais on est dans... On a discuté des principes,
puis je pense qu'avec ça je suis capable de... Puis nos équipes, on a quand
même une bonne discussion avec eux, autant sur le comité national, qu'ici.
Puis avec ce qu'on amène, je pense qu'on
est capable, quand on revient le 12 ou le 13 septembre, je ne me souviens plus
quand est-ce qu'on va commencer, on sera avancé pour faire ça. Mais je pense
qu'on a réglé l'article, puis on a eu la chance de discuter, je trouvais l'article
important, le 145.
Le Président (M. Provençal)
:Une dernière intervention parce que
je vais supendre.
M. Arseneau : Oui, moi, je
voulais juste simplifier le deuxième alinéa, là, "le comité des usagers
peut prévoir la formation". En fait, ce qu'on dit, c'est : Le comité
des usagers d'un établissement peut créer un comité, le fusionner ou le
dissoudre. C'est ça que ça veut dire, hein, n'est-ce pas?
M. Dubé : Bien, on n'a pas
besoin...
M. Arseneau : On peut le
faire si on respecte les règles, c'est ça, si on respecte les règles, au
troisième alinéa.
M. Dubé : Oui, oui, vous le
dites dans des mots plus simples, là. Oui.
M. Arseneau : C'est ça, mais
c'est ce que je voulais bien comprendre. C'est vraiment ça qu'on dit : On
a le pouvoir de créer, de fusionner ou de dissoudre, pourvu qu'on suive les
règles du troisième alinéa...
M. Dubé : C'est poru ça que
je ne comprenais pas le commentaire du député de Rosemont, puis habituellement
il est très clair, là. Pourquoi il ne donne pas au comité des usagers... Ah!
c'est de l'établissement...
M. Arseneau : Le pouvoir de
se dissoudre.
M. Dubé : O.K. De
l'établissement, parce qu'on dit ici "le comité des usagers...
M. Arseneau : ...de
l'établissement".
M. Dubé : O.K. Tantôt, je ne
comprenais pas la question. Là, je comprends pourquoi vous vous voudriez faire
quelque chose pour la dissolution. Là, je comprends. Bon. Bien, mettons ça dans
la boîte à réflexions qu'on pourra discuter avec eux demain. Je pense, votre
question... Désolé, je n'avais pas compris.
Des voix : ...
Le Président (M. Provençal)
:Dans un premier temps, consentement
pour suspendre l'amendement de l'article 145. Dans le deuxième temps,
consentement pour suspendre aussi l'article 145 qui a... sur lequel il y a un
amendement. Et, troisièmement, je tiens à vous remercier de votre
collaboration.
Et j'ajourne les travaux à demain, mardi
29 août, à 9 h 30. Merci beaucoup.
(Fin de la séance à 17 h 59)