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Version préliminaire

43e législature, 1re session
(début : 29 novembre 2022)

Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.

Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions

Le mercredi 5 février 2025 - Vol. 47 N° 83

Étude détaillée du projet de loi n° 87, Loi concernant principalement le développement et la mise en valeur de terrains industriels et la gouvernance de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour


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Journal des débats

11 h (version non révisée)

(Onze heures vingt-neuf minutes)

Le Président (M. Allaire) : Alors, bonjour à tous. Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission de l'économie et du travail ouverte.

La commission est réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 87, Loi concernant principalement le développement et la mise en valeur de terrains industriels et la gouvernance de la Société du parc industriel portuaire de Bécancour.

Mme le Secrétaire, est-ce qu'il y a des remplacements?

La Secrétaire : Oui, M. le Président. Mme Cadet, Bourassa-Sauvé est remplacée par M. Beauchemin, Marguerite-Bourgeoys, et M. Fontecilla, Laurier-Dorion, est remplacé par Mme Massé, Sainte-Marie-Saint-Jacques.

• (11 h 30) •

Le Président (M. Allaire) : Parfait. Merci. Si vous vous souvenez, hier, avant de terminer, on a adopté, tout juste avant la fin, l'article 13, donc on est rendus à l'article 14. M. le ministre, vous pouvez en faire la lecture, s'il vous plaît, et après va s'enchaîner une période d'échange. Allez-y.

M. Skeete : Merci beaucoup, M. le Président, au plaisir de vous retrouver.

Le Président (M. Allaire) : Merci.

M. Skeete : Et les collègues de la partie gouvernementale, les oppositions, les équipes, merci encore de votre présence.

L'article 26 de cette loi est modifié par l'ajout, à la fin, des alinéas suivants :

«Le gouvernement peut déterminer qu'une disposition du premier alinéa s'applique à l'ensemble des filiales de la Société ou à l'une d'entre elles seulement.

«L'autorisation du gouvernement n'est toutefois pas requise à l'égard des transactions effectuées entre la Société et ses filiales, ni à ces... pardon, ni entre ces filiales.»

L'article 26 de la Loi sur la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour précise certains pouvoirs qu'il peut exercer... que peut exercer la Société dans la mesure où elle obtient l'autorisation du gouvernement. Suivant cet article, le gouvernement pourrait établir, par décret, des limites auxquelles serait assujettie la société, principalement en ce qui concerne sa capacité financière.

L'article 14 du projet de loi fait en sorte que ceux... pardon, fait en sorte que, sur décision du gouvernement, l'exercice de ces pouvoirs par les filiales de la société pourrait aussi être soumis à l'autorisation du gouvernement.

Le Président (M. Allaire) : Merci. M. le député de Marguerite-Bourgeoys.

M. Beauchemin : Merci beaucoup, M. le Président. Merci à tous d'être ici ce matin. M. le ministre, pourriez-vous peut-être nous... comme expliquer... un peu plus, là, le genre de flot de décisions que, ça, ça peut représenter, un exemple plus concret, peut-être, là, pour que M. et Mme Tout le monde comprennent, là.

M. Skeete : Avec votre permission, Me Hudon pourrait prendre la question.

Le Président (M. Allaire) : M. Hudon, prenez le temps de vous présenter avec votre titre, mais j'ai besoin du consentement de tout le monde avant. Est-ce que j'ai votre consentement?

Des voix : Consentement.

Le Président (M. Allaire) : Consentement. Donc, allez-y.

M. Hudon (Alain) : Merci, M. le Président. Alors, Alain Hudon, légiste au ministère de la Justice, pour le ministère de l'Économie, Finances et Tourisme. Alors, l'article 26 de la Loi sur la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour confère, dans le fond, déjà à la société des pouvoirs en matière, on va dire, contractuelle. Donc, il y a notamment d'acquérir, détenir des actions d'une autre entreprise, de contracter des emprunts ou de conclure des contrats. Ces dispositions-là prévoient que l'exercice de ce pouvoir-là peut être limité ou encadré par décret du gouvernement. Donc, on prévoit ici la possibilité que le gouvernement... notamment pour les emprunts, on... ce serait au-delà d'un montant, là... au-delà du montant déterminé par le gouvernement. Ça fait que le gouvernement pourrait donner un plafond en disant : Si vous voulez emprunter au-delà de ce montant-là, ça va prendre une autorisation du gouvernement, mais, en deçà de ce plafond-là, vous n'avez pas besoin d'autorisation du gouvernement.

M. Beauchemin : Et c'est quoi, le «threshold»? On a-tu une idée c'est quoi, le montant?

M. Hudon (Alain) : Actuellement, ce que j'ai dans le décret, le dernier décret, c'est un décret, puis là je veux donner la bonne information, là, de 2023, on dit que la société est autorisée à contracter des emprunt à court terme pour un montant de 12 millions jusqu'au 31 mars 2025, dont 3 millions pour ses besoins opérationnels, 9 millions pour ses projets d'infrastructure. Donc, si on voulait contracter des emprunts au-delà de ces seuils, il faudrait retourner au gouvernement pour obtenir une autorisation. Mais, si on respecte ces seuils-là, bien, la SPIPB a... elle a la compétence pour la capacité juridique de contracter. Puis même chose au niveau de trois, l'article trois prévoit qu'à l'égard de la conclusion d'un contrat pour acquérir ou vendre un bien...


 
 

11 h 30 (version non révisée)

M. Hudon (Alain) : ...le gouvernement pourra mettre une limite au niveau monétaire. Il y en a déjà eu une, cette limite-là été supprimée. Actuellement, il n'y en a pas, de limite, au niveau contractuel.

M. Beauchemin : Puis pourquoi qu'on mettrait une limite...

M. Hudon (Alain) : Bien, on pourrait dire que, quand vous contractez au-delà de 10 millions, bien, tu viens... On veut voir ça... puis ça demande l'autorisation du gouvernement. Les contrats, dont la valeur est en bas de 10 millions, bien, vous avez carte blanche.

M. Beauchemin : C'est quoi, l'objectif, M. le ministre, du gouvernement dans ça, exactement, là, juste pour qu'on soit clair?

M. Skeete : Bien, l'idée, c'est de réduire la paperasse et des suivis qui peuvent avoir lieu. Donc, la société, lorsqu'elle transige avec ses filiales, c'est de consentir que les filiales sont le bras, l'extension de la société. Donc, on veut réduire l'administration entre les filiales et la société principale, c'est tout.

M. Beauchemin : Mais on doit quand même garder un œil sur cet aspect-là de la chose.

M. Skeete : Ça va de soi.

M. Beauchemin : Donc, il y a comme, quand même, un suivi au niveau de la paperasse, un suivi, je veux dire, que ce soit décidé en haut ou dans les filiales. C'est sûr que, si on le descend en bas, ça va rajouter de l'opérationnel, donc.

M. Skeete : Oui, mais, en le faisant ainsi, on veut réduire les barrières, comme ça, chaque fois qu'une filiale fait quelque chose, elle n'est pas obligée de venir au gouvernement, elle peut aller à la SPIPB. Nous, notre relation va demeurer avec la SPIPB qui, elle, gère ses filiales.

M. Beauchemin : O.K. Ça fait qu'il y a vraiment une délégation du pouvoir qui est fait, là.

M. Skeete : Bien, en fait, nous on est toujours intéressés par ce qui se passe par la SPIPB, son travail, sa mission, la livraison de sa mission. Là, après ça, la SPIPB peut décider d'avoir des filiales, pour elle-même, qui l'aident à gérer sa mission et à faire atterrir ses projets. Nous, on se fie sur la SPIPB de gérer ses filiales. Nous, on s'occupe, à 30 000 pieds, de qu'est-ce que la SPIPB va faire. Donc, le contrôle se fait sur les différents niveaux, dépendamment de qui, qui est responsable. Mais, ultimement, on garde toujours un œil dessus indirectement par la vision qu'on a sur la SPIPB.

M. Beauchemin : Puis le «reporting» qui se fait des filiales à la SPIPB, là, ça se fait au trois mois ou...

M. Skeete : Mais les règles continuent...

M. Beauchemin : C'est quoi, les règles...

M. Skeete : Mais les règles de comptable. Donc, la filiale va être une entité par actions, va avoir des années financières, va avoir des audits, va avoir des...

M. Beauchemin : Donc, c'est annuel, parce que ce n'est pas dans... Ce n'est pas trimestriel.

M. Skeete : Ça va être... Toute société par actions a des obligations selon son domaine, certains domaines, c'est aux trois mois, certains domaines, c'est par année, mais on ne change rien...

M. Beauchemin : ...présent.

M. Skeete : Je ne pourrais pas vous le dire. Peut-être, M. le Président de la SPIPB peut vous donner un exemple.

Le Président (M. Allaire) : ...mais j'ai besoin de votre consentement pour permettre à M. Olivier d'intervenir auprès cette commission.

M. Beauchemin : Consentement.

Le Président (M. Allaire) : Donc, j'ai votre consentement. M. Olivier, prenez-le temps de vous présenter, votre titre, puis la parole est à vous.

M. Olivier (Donald) : Oui. Bonjour. Donald Oliver, P.D.G. de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour. Donc, on a une filiale - je vous donne l'exemple concret - on a une filiale, jusqu'à maintenant, la Société portuaire du Bas-Saint-Laurent, Gaspésie. Ce qui se fait, c'est... Évidemment, il y a des gestes que la SPBSG doit venir nous voir, qui doivent être approuvés par le C.A. de la SPIPB. Mais, minimalement, c'est une fois par année. Et puis ce qui est prévu aussi, c'est que le rapport annuel de la SPIPB va devoir inclure des éléments clés de notre filiale SPBSG.

M. Beauchemin : Donc, il n'y a un rapport qu'annuel. 

M. Olivier (Donald) : Il y a déjà un rapport annuel, la SPBSG fait son rapport annuel. Et, nous, on va intégrer certains éléments de ce rapport-là dans notre rapport annuel aussi.

M. Beauchemin : D'accord. Mais en termes de «reporting», il y a juste cette fréquence annuelle là qui est faite. Ça fait qu'il n'y a pas de suivi par rapport à... comme les montants dans la caisse, comment ça va bouger, est-ce qu'on est sur... Tu sais, deux mois dans l'année, on est déjà rendus à la limite presque ou pas, ou peu importe. Il n'y a pas de... Il n'y a pas comme - comment il appelle ça, le ministre, «dashbord», mais...

Une voix : Tableau de bord.

M. Beauchemin : ...tableau de bord, il n'a pas son tableau de bord.

M. Olivier (Donald) : Ce qu'on a, c'est, on a clarifié des mécanismes de gestion entre les deux sociétés, des trucs qui sont déjà clairs dans la loi, mais d'autres mécanismes aussi qu'on a ajoutés. Genre, s'il y a une modification au plan stratégique, évidemment, on va en avoir une copie. Le plan de développement durable, toutes des choses comme ça qu'on leur demande de nous fournir pour information.

M. Beauchemin : O.K. Puis, quand vous parliez tantôt, M. le ministre, «la société ne peut, sans l'autorisation - en fait, c'est Me Hudon qui mentionnait ça tantôt -  acquérir, détenir ou céder des actions ou des parts d'une société, contracter un emprunt qui porte, au-delà du montant déterminé par le gouvernement, le total de ses emprunts, en cours, non remboursés et, troisièmement, conclure un contrat, acquérir ou vendre un bien ou fournir un service au-delà des limites ou contrairement aux modalités déterminées par le gouvernement», est-ce que... Quel paragraphe... Est-ce que tout ça...

M. Beauchemin : ...ça s'applique aux filiales ou y a-tu plus un que l'autre ou...

Le Président (M. Allaire) : Me Hudon.

M. Hudon (Alain) : Merci, M. le Président. La réponse est dans le premier paragraphe qu'on ajoute dans l'article, là, on dit que ça va prendre un décret du gouvernement pour décider que ces paragraphes-là, 1°, 2°, 3°, ces pouvoirs-là, 1°, 2°, 3°, ça s'applique aux filiales.

M. Beauchemin : Les trois vont s'appliquer aux filiales.

M. Hudon (Alain) : Bien, il pourrait... ça pourrait être une ou d'autres dispositions, mais ça pourrait être juste une sur les trois, mais c'est le gouvernement qui va décider dans quel cas, ça va s'appliquer aux filiales. Donc, pour l'instant, pour l'instant...

M. Beauchemin : O.K. On parle ici du ministère de l'Économie. 

M. Hudon (Alain) : Mais c'est-à-dire le gouvernement, c'est le Conseil des ministres, là. 

M. Beauchemin : C'est le Conseil des ministres. Ça fait que ça, ça va aller jusqu'au Conseil des ministres.

M. Hudon (Alain) : Oui, ça va prendre un décret du gouvernement qui va décider : Bien là, maintenant, on veut que les filiales, s'ils veulent acquérir ou céder des actions, des parts d'une société, ça prend l'autorisation du gouvernement. Ça va prendre un geste particulier pour ça.

Le Président (M. Allaire) : Merci. D'autres interventions?

M. Beauchemin : Oui.

Le Président (M. Allaire) : Allez-y.

M. Beauchemin : Donc, «acquérir, détenir ou céder», de ce qu'on pourrait permettre, par exemple, à une filiale comme le Bas-Saint-Laurent par exemple, et potentiellement à une autre filiale, on pourrait-tu faire... elle pourrait faire directement l'acquisition, par exemple, d'un port fédéral qui est sous-financé? On pourrait-tu dire : Ce sont des investissements qui sont très, très, très importants? Est-ce qu'une filiale pourrait donc faire cela?

Le Président (M. Allaire) : Me Hudon.

• (11 h 40) •

M. Hudon (Alain) : Ça dépend pour quelle raison la filiale serait constituée. Donc, le pouvoir de constituer...le pouvoir, pour la société, d'avoir des filiales, il est encadré. C'est dans l'exercice de ses activités qu'elle peut constituer des filiales. Donc, ça dépend pour quelle raison la filiale serait constituée. Puis, dans l'éventualité où une filiale serait constituée pour gérer un port, bien, elle aurait la capacité d'acquérir, détenir ou céder des actions parce qu'elle a les mêmes droits que la société.

M. Beauchemin : O.K. Donc, peut-être, M. le ministre, la prochaine question est plus pour vous. Je m'attends à ce que la réponse soit dans l'ordre de la mission de l'État, quelque chose du genre, là. Mais ce serait quoi, le mécanisme d'acceptation de ce que la filiale peut faire? Parce que, tu sais, il y en a, effectivement...

M. Skeete : Vos instincts ne vous trahissent pas. 

M. Beauchemin : Oui, mais encore, est-ce que vous pourriez mettre un peu plus que de la viande que, moi, j'ai mis sur l'os? Y a -tu d'autres choses qui pourraient... par exemple, en port, par exemple, mais pas en fédéral, qui est abandonné ou peu financé, mais qui pourrait peut-être être sous le radar pour vous?

M. Skeete : En fait, il y a une part sur le territoire qui est de propriété québécoise, donc, on l'exploite en lien avec la mission. Je ne fais pas par exprès pour être obtus avec le collègue, mais, vraiment, on est très limités dans les rôles qu'on peut avoir lorsqu'on donne une mission à une société d'État. Elle ne peut pas excéder son rôle et les contrôles vont avec le financement du Conseil du trésor, qu'on va apporter à la SPIPB. Si, mettons, la SPIBP veut faire des choses qui sont à l'extérieur de son mandat, mais elle va se faire refuser du financement parce que ce n'est pa dans sa mission. Donc, les contrôles internes existent à ce niveau-là. Donc c'est impossible que la SPIPB ou autre entité gouvernementale puisse se faire financer si elle excède sa mission.

D'ailleurs, pas pour réouvrir une plaie, là, mais dans l'article 1 et 2, d'où l'importance pourquoi c'est important de le mentionner que, dans notre mission, on voulait donner le pouvoir de faire l'acquisition de terrains parce que ce n'était pas expressément écrit dans notre mission. Donc, maintenant c'est entendu. Alors, c'est le genre de chose qui facilite le financement et qui nous aide, justement, à mesurer les impacts. Donc, oui, c'est exactement parce que c'est en lien avec sa mission et ça ne peut pas déroger de ça.

M. Beauchemin : Donc, vous, les aspects qualitatifs qui sont à l'extérieur du quantitatif, parce qu'on s'entend une mission de développement économique, on est dans le quantitatif, là, ça fait que tout le qualitatif de la chose : Ça va être bon pour la circulation routière, ça va être bon pour CI, ça va être bon pour ça, ça ne fait plus partie du processus de décision. 

M. Skeete : Ça pourrait, ça pourrait dans l'optique où est-ce que... N'oubliez pas, le modèle d'affaires de la SPIPB, c'est de préparer en amont les terrains pour recevoir les projets. Donc, elle fait actuellement des projets d'infrastructure, elle fait... elle prépare des routes pour être sûr qu'on peut recevoir des chantiers. Donc, ça pourrait, mais il faudrait que la SPIBP explique que «je fais ces travaux en lien avec ma mission pour la raison telle, telle, telle». C'est à son conseil d'administration de s'assurer qu'elle reste sur la mission. Et le gouvernement, dans son financement, s'assure que le conseil d'administration agit en ce sens. 

M. Beauchemin : O.K. Donc, l'aspect qualitatif qui serait un peu champ gauche, là, il ne serait pas porté... J'apporte ça parce qu'on a quand même discuté hier, justement, dans l'article - je ne me souviens pas si c'est 13 - grosso modo, on parlait de ce qui pourrait être éventuellement considéré pour faire... pour considérer...

M. Beauchemin : ...en fait, les intérêts des Premières Nations pour considérer l'intérêt de... etc. Tout ce genre-là, on tasse ça de là, parce que c'est vraiment la mission économique qui va être le «driver» en arrière de la décision. 

M. Skeete : On doit toujours rester sur notre mission, faute d'être refusé d'un financement. Puis...

Le Président (M. Allaire) : Ça va?

M. Beauchemin : Dernière question. Qui serait, au final, responsable, tu sais, du financement dans un achat potentiel? Parce que là, on parle des filiales qui semblent donc avoir une certaine liberté jusqu'à un certain montant, mais le financement, il se fait directement à partir du compte d'Eric Girard, si on peut dire ça comme ça, avec l'argent directement des missions. On n'a pas les facilités bancaires indépendantes dans chacune des filiales, c'est vraiment du financement gouvernemental. Qui est responsable de tout ça, de façon concédée, à la SPIPB? 

M. Skeete : Bien, la SPIPB génère des revenus par l'exploitation de son port, et c'est la vente de terrains, et ainsi de suite, donc, elle génère des revenus. Donc, dans les situations où elle génère assez de revenus, ça ne rentre pas en ligne de compte. Dans l'optique où est-ce que, pour... ses activités, elle a besoin de l'argent du gouvernement du Québec, mais, à ce moment-là, le véhicule, ce serait de passer par le ministère des Finances qui lui octroie des crédits.

M. Beauchemin : Qui est responsable de ça? C'est ma question...

M. Skeete : Ultimement, la SPIPB se rapporte à un ministre. L'imputabilité se fait au ministre au moment des crédits.

M. Beauchemin : La SPIPB a une limite de ce qu'elle peut faire comme emprunt.

M. Skeete : Oui, bien oui.

M. Beauchemin : Donc, tout ça est respecté, puis, quand ça va au-delà de ça, ça tombe...

M. Skeete : Ça nécessite une décision ministérielle.

M. Beauchemin : O.K.

Le Président (M. Allaire) : Ça va? Continuez, si vous avez d'autres questions, c'est correct.  

M. Beauchemin : Je peux en pondre une autre, là, mais...

Le Président (M. Allaire) : Si vous avez terminé, c'est correct. Est-ce qu'il y a d'autres interventions concernant l'article 14? Pas d'autre intervention, on est prêt à procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'article 14 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Allaire) : Adopté. Parfait. On poursuit. L'article 15, M. le ministre.

M. Skeete : L'article 27 de cette loi est modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de «fonctions qui lui sont conférées... confiées -  pardon - par la loi» par «activités qu'elle exerce en application de la présente loi».

L'article 15 du projet de loi propose essentiellement une modification de concordance à l'article 27 de la Loi sur la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, avec, notamment, les articles 41 et 54 de cette loi, qui renvoie aux activités exercées par la société, ainsi qu'avec la notion de territoire d'activité qui circonscrit les limites à l'intérieur desquelles la société opère.

Le Président (M. Allaire) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions concernant l'article 15?

M. Beauchemin : Peut-être une, pour m'éclairer, M. le ministre, j'essaie de comprendre, peut-être, je n'ai pas compris, c'est peut-être pour ça. Mais en quoi est -ce que la formulation actuelle... bien, ce qui est proposé est différent de la précédente en termes de... comme pouvoirs qui seraient offerts à la société et ses filiales, que l'ancienne formulation ne permettait pas?

M. Skeete : Bien, si le collègue regarde le cahier, on va voir qu'on a biffé «fonctions qui lui sont conférées par la loi» à «activités qu'elle exerce en application de la présente loi». Je ne suis pas juriste, peut-être, maître...

Le Président (M. Allaire) : Me Hudon.

M. Hudon (Alain) : Oui, merci, M. le Président. La modification ici est vraiment technique. Le libellé actuel qui renvoie à des fonctions, quand on regarde dans la loi, la SPIPB, elle n'exerce pas de fonction. Elle a un territoire d'activité, donc, un territoire d'activité, ce territoire à l'égard desquels elle peut exercer ses pouvoirs... Elle peut exercer des activités... avec ses pouvoirs, à l'intérieur de ce territoire-là. Puis, quand on regarde les autres dispositions de la loi, notamment, 41 et 54, là, on parle de faire rapport au gouvernement sur ses activités. Donc, la notion de fonction n'apparaît pas ailleurs dans la loi que là. Ça fait que c'est essentiellement de la concordance, là, qui vient donner... je dirais, qui vient plus préciser avec justesse sur quoi pourrait porter, éventuellement, une directive qui pourrait être prise par le ministre, qui s'appliquerait à la société. Donc, cette directive-là, elle ne concernait pas les fonctions... pas vraiment les fonctions, mais ça concernerait essentiellement les activités qu'elle exerce à l'intérieur de son territoire qui, lui, est déterminé par la loi.

M. Beauchemin : O.K. C'est bon.

Le Président (M. Allaire) : D'autres interventions? S'il n'y a pas d'intervention, on va procéder à la mise aux voix de l'article 15. Est-ce que l'article 15 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Allaire) : Parfait. Poursuivez, M. le ministre, l'article 16.

M. Skeete : L'article 36 de cette loi est modifié par l'insertion, à la fin du deuxième alinéa, de «être accompagnés des états financiers distincts de chacune des filiales».

L'article 36 de la Loi sur la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour précise les règles de reddition de comptes applicables à la société. L'article 16 du projet de loi modifie cet article...

M. Skeete : ...afin d'en faire... de faire en sorte que les états financiers de la société doivent dorénavant accompagner... doivent, pardon, soit dorénavant accompagnés de ceux de chacune de ses filiales.

Le Président (M. Allaire) : Des interventions sur l'article 16? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.

M. Beauchemin : Bien, je le comprends, oui, mais la question que je me pose, on parle de gouvernance : Pourquoi qu'il n'y a pas le rapport de gestion de chacune des filiales aussi? Ça se fait-tu? Ou comment se fait-il qu'il ne l'aurait pas ou...

M. Skeete : Le collègue parle ici d'une obligation légale versus une bonne pratique, c'est le genre de choses que, normalement, on ne trouve pas dans un dans un projet de loi. On parle de pratiques de gestion, on parle d'être efficace, efficient, mais ce n'est pas le genre de chose qu'on trouve dans un projet de loi. Ici, on vient dire : Tu dois accompagner tes états financiers avec les filiales lorsque vous faites reddition de compte au...

M. Beauchemin : Je comprends. Mais ma question, elle est plus peut-être d'ordre général, là, mais il y a eu quelques exemples que vous savez, là, où est-ce qu'il y a des rapports qui n'ont pas été donnés à temps dans un... dans une livraison de rapports de gestion, de dire : Voici... Tu sais, ça accompagne généralement, là, les notes financières, ça accompagne généralement les états financiers. Je crois comprendre que ce n'est pas le cas actuellement.

M. Skeete : Je ne pourrais pas vous dire. Si c'est le cas...

M. Beauchemin : Moi, je me pose la question comment...

M. Skeete : ...peut-être, M. le Président, vous pouvez nous dire...

Le Président (M. Allaire) : M. Olivier, la parole est à vous.

• (11 h 50) •

M. Olivier (Donald) : Oui, M. le Président. Merci. Donc, aujourd'hui, on a une filiale, la SPBSG, qui fait son propre rapport annuel. Donc, ici, ce que ça va impliquer, c'est que nous, on intègre la portion résultats financiers. Ça fait que, donc, la SPBSG émet son rapport annuel, comme en bonne pratique de gestion, mais nous, vraiment, ici, on va intégrer la portion résultats financiers dans notre rapport annuel dorénavant.

M. Beauchemin : Laissez-moi vous poser une question d'abord. Les états financiers que vous recevez, là, de la succursale actuelle, là... de la filiale actuelle, excusez, c'est les chiffres, c'est des tableaux, c'est états financiers, états des résultats, c'est... comment on pourrait... peut le dire autrement, c'est cru, là, il n'y a pas... ce n'est pas digeste, là, il n'y a pas comme un texte explicatif, les notes, rapport de gestion, voici, qui a été fait, c'est vraiment les chiffres, voici, ce qui en est, c'est ça?

M. Olivier (Donald) : On reçoit quand même les états financiers complets. Donc, il y a un vérificateur qui est nommé à chaque année pour vérifier les états financiers de la SPBSG. Donc, on a accès à tout ce rapport-là.

M. Beauchemin : Mais il n'y a pas d'explication pourquoi la variabilité dans telle, telle, telle ligne du rapport financier? J'imagine que c'est plus les chiffres sont bons, on l'a vérifié, voici ce qui en est.

M. Olivier (Donald) : Oui, mais il faut voir que le contexte de la SPBSG est quand même assez simple, ils sont mandatés par le ministère des Transports, ça fait que, donc, ils ont un budget puis ils doivent respecter le budget...

M. Beauchemin : Ça fait que, donc, il n'y a pas de rapport de gestion qui est fait en tant que tel.

M. Skeete : Les rapports de gestion sont obligatoires dans... selon la...

Une voix : ...

M. Skeete : ...la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État. Donc, elle est prévue, la SPIPB doit la remettre.

M. Beauchemin : C'est la raison pour laquelle je pose la question. Donc, au niveau des filiales?

M. Skeete : Donc, les filiales vont... doivent monter ça aussi. Est-ce que c'est inclus?

M. Beauchemin : Il y a-tu des rapports de gestion qui vont être faits au niveau des filiales? C'est la raison pour laquelle on pose la question.

M. Skeete : Je comprends.

Le Président (M. Allaire) : ...

M. Olivier (Donald) : Oui. Donc, les... le conseil... il y a un conseil d'administration pour la Société portuaire Bas-Saint-Laurent Gaspésie, ça fait que, donc, leur rendre compte est fait au conseil d'administration. Et nous, on a deux personnes, deux membres du conseil d'administration de la SPIPB qui siègent sur ce conseil d'administration là aussi. Ça fait que, donc, c'est la façon qu'on maintient le lien entre les deux sociétés au quotidien.

M. Beauchemin : O.K. Bien, je vous entends. Je ne trouve pas ça... je ne trouve pas ça suffisant, mais on se comprend, là, je pense que c'est la loi, ce devrait être le fait. Est-ce que la loi s'applique autant filiale, là, qu'à la SPIPB? La réponse devrait être oui pour le rapport de gestion, la livraison d'un rapport de gestion, pour faire... pour que la bonne gestion se fasse dans la machine, là, O.K., il me semble ce serait... il faudrait suivre.

M. Skeete : Je mets... je vais prendre un exemple dans le secteur privé, si j'ai un organisme qui a une multitude de filiales à travers le monde, le rapport consolidé de gestion doit inclure toute notion aberrante ou toute crainte qui découlerait d'une des filiales. On impose que, dans l'organisme principal, qu'on nous donne le rapport de gestion qui devrait être transparent, auditer et vérifier toutes les filiales qui pourraient exister. Moi, je pense qu'on est à la bonne place.

M. Beauchemin : Je comprends l'exemple que vous donnez. Puis, dans le privé, il y a la carotte-bâton qui est un petit peu plus facile à s'assurer que la gestion se fasse de façon efficace. Dans le public, ce n'est pas pareil. Ça fait que c'est pour ça que je me dis...

M. Skeete : ...

M. Beauchemin : Bien, dans le public, ce n'est pas pareil, dans le sens qu'il n'y a pas cette obligation-là de le faire. Donc, c'est possible que ça ne se fasse pas puis il n'y aura pas de... vraiment de conséquence. Ça fait que, moi, pour moi, c'est important qu'on mette ici l'obligation...

M. Beauchemin : ...de livrer le rapport de gestion des filiales. Puis, en passant, dans une compagnie privée, ce rapport de gestion là se fait dans le quotidien, dans le quotidien de toutes les succursales que... J'avais du monde qui nous appelait puis qui nous envoyait des rapports à toutes les semaines, de gestion : voici ce qui s'est passé, etc., ce qui ne semble pas être le cas.

Donc, je repose ma question : Annuellement, hein, c'est des rapports financiers annuels, annuellement, il devrait y avoir un rapport de gestion, surtout que c'est la loi au niveau des sociétés d'État.

M. Skeete : Moi, je persiste à croire que la somme de toutes les activités des filiales sont regroupées dans le rapport de gestion consolidé de la SPIPB.

M. Beauchemin : Oui, mais il n'y a pas de mécanisme pour le faire, pour s'en assurer.

M. Skeete : C'est dans la loi de la gouvernance des sociétés d'État, qui le prévoit, qui l'oblige. Puis, après ça, le contrôle qui vient suivre, c'est les crédits. À toutes les années, on a le droit de demander l'information sur les... on a le droit de valider et de vérifier.

M. Beauchemin : Je comprends.

M. Skeete : Toute aberration est sujette à contrôle. Moi, je ne vois pas l'enjeu que le collègue voit.

M. Beauchemin : Bien, c'est parce que l'enjeu est très simple : là, on donne des pouvoirs à une filiale, à des filiales qui n'existaient pas avant.

M. Skeete : Non. Ce n'est pas ça qu'on fait.

M. Beauchemin : Ça fait que, là, on le fait, là.

M. Skeete : Non. On délègue un pouvoir existant.

M. Beauchemin : On délègue, on délègue des pouvoirs existants à une filiale, qui n'existaient pas avant. Ça fait que, là, maintenant qu'on fait ça vient avec ça des obligations.

M. Skeete : Je vais donner un exemple au collègue. Hier, on parlait, puis on a parlé un petit peu longtemps, sur les signatures des personnes qu'on délègue pour signer pour nous, mais, ultimement, le nombre de personnes qu'on délègue est secondaire à la personne qui a délégué, ultimement, qui est responsable et imputable.

Dans ce cas-ci, la personne qui délègue la signature, c'est la SPIPB, les personnes en dessous d'elle sont responsables à la SPIPB. Donc, le contrôle ultime, l'imputabilité ultime retombe sur la... personne qu'on contrôle avec la loi sur la gouvernance. Donc, je ne suis pas d'accord qu'on doit contrôler aussi étroitement les filiales.

M. Beauchemin : Bien, moi, je comprends ce que vous me dites, M. le ministre, mais je vois tellement de possibilités que ça tombe entre les craques que je me dis, dans le fond, ici, ce n'est pas complexe, là, c'est une obligation que les sociétés d'État ont qui, normalement, devrait découler dans les filiales des sociétés d'État aussi. On demande des rapports financiers, on devrait avoir des rapports de gestion.

M. Skeete : Je ne suis pas d'accord.

M. Beauchemin : En tout cas...

Le Président (M. Allaire) : Alors, d'autres interventions?

M. Beauchemin : Bien là...

Le Président (M. Allaire) :  On a une impasse?

M. Beauchemin : On s'entend qu'on ne s'entend pas, là.

M. Skeete : Mais je l'adore, mon collègue, M. le Président.

Le Président (M. Allaire) : Ah! ça, je n'en doute pas, c'est évident.

M. Skeete : C'est un homme rigoureux et dédié.

Le Président (M. Allaire) : Mais j'ai peut-être... J'ai la députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques qui souhaite intervenir. Allez-y.

Mme Massé : Oui, c'est une question, parce qu'il m'apparaît y avoir... C'est juste de clarification. Quand vous parlez, autant vous que M. le Président, vous utilisez le terme «consolidés», «intégrés», quand vous parlez des états financiers, alors que, dans l'article... dans l'amendement, on dit «accompagné des états financiers». Ma lecture... je ne suis pas juriste, et c'est les juristes ont toujours raison, mais, en bout de ligne, si je produis mes états financiers, comme SPIPB, et que j'accompagne, on n'est pas en train de parler d'états financiers consolidés, dans ma compréhension.

M. Skeete : Quand je disais consolides, je ne parlais pas de... qu'on consolidait tout, je voulais dire qu'on prenait en vrac tous les états financiers dans un paquet, pas qu'on faisait un consolidé de tout ce qui était reçu.

Mme Massé : Bien, c'est ce que je voulais me faire clarifier parce que le terme «intégrés» aussi... 

M. Skeete : C'est effectivement...

Mme Massé : Non, ça veut dire que je suis, ce n'est pas pire.

M. Skeete : Non, non, mais ce n'est pas pire, puis, tu sais, si les avocats ont toujours raison, ceux qui écrivent les lois doivent être pas loin.

Le Président (M. Allaire) : ...M. le député de Marguerite-Bourgeoys.

M. Beauchemin : Peut-être donner un autre exemple, M. le ministre, puis je... Parce que j'ai eu à faire affaire avec ce client-là pendant des années, je peux vous dire, la caisse a des succursales qui font des rapports financiers et des rapports de gestion, et le tout est consolidé dans le rapport annuel de la Caisse de dépôt. On a un lien sur CDPQ Infra, on a toute l'information de la gestion de CDPQ Infra à l'intérieur du rapport de la Caisse de dépôt. Ça fait que c'est dans ce contexte... On ne parle pas du même gabarit, là, je suis d'accord.

M. Skeete : ...multinationale avec des actifs dans les milliards.

M. Beauchemin : Oui, mais, M. le ministre, M. le ministre, ce n'est pas... ce n'est pas quelque chose qui est irrationnel, c'est quelque chose qui se fait. On met les meilleures pratiques en place pour la soutenabilité à long terme. Il me semble qu'en tout cas...

Des voix : ...

M. Beauchemin : On peut-tu entendre?

Le Président (M. Allaire) : Oui, bien, c'est le ministre... Le ministre, est-ce qu'il souhaite que M. lui réponde?

Des voix : ...

Le Président (M. Allaire) : ...souhaitez-vous qu'on suspende les travaux? Ça va? M. le ministre.

M. Skeete : Juste pour donner un ordre de grandeur... Désolé, M. le Président, j'avais besoin d'une précision, la faute est la mienne, de retarder nos projets, mais dans... Quand on regarde les filiales, on parle des projets d'à peu près 5 millions. Le collègue évoque la Caisse de dépôt, là. On n'est pas du tout dans la même grandeur d'ordre de projet ou de filiale, là, on parle d'un bras qui est très proche, sur un territoire restreint, dont la SPIPB a le plein contrôle en tout temps et qui gère étroitement. Humblement, je ne vois pas le problème.

M. Beauchemin : Je comprends le point de vue du ministre, mais il y a quand même des entités avec du personnel qui est spécifique à chacune des filiales, n'est-ce pas? Donc, si c'est le cas, ils ont des responsabilités. Ils ont un 24 heures par jour, sept jours par semaine de temps, en assumant qu'ils travaillent tout ce temps-là, de disponible à rendre des comptes si besoin il y a, ça fait que...

Le Président (M. Allaire) : M. Olivier souhaite intervenir ou M. le ministre, non? Pas d'autre intervention? M. le député de Marguerite-Bourgeoys, vous souhaitez poursuivre?

M. Beauchemin : Non.

Le Président (M. Allaire) : Non, il n'y a pas d'autres questions. D'autres interventions sur l'article 16? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'article 16 est adopté?

Des voix : Adopté.

Une voix : ...

Le Président (M. Allaire) : Bien, sur division, plus? Sur division, O.K., parfait. Merci. Donc, on poursuit. Article 17. M. le ministre.

• (12 heures) •

M. Skeete : Oui. «L'article 37 de cette loi est modifié par l'insertion, après «Société» de «ainsi que les états financiers distincts de chacun... pardon, chacune de ses filiales».»

L'article 17 du projet de loi apporte une modification de concordance à l'article 37 de la Loi sur la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, en lien avec l'obligation proposée par l'article 16 du projet de loi de joindre aux états financiers de la société ceux de chacune de ses filiales.

Le Président (M. Allaire) : Merci. Est-ce qu'il y a des... Oui, allez-y. Excusez-moi.

M. Skeete : J e n'avais pas terminé. Désolé, j'avalais ma salive.

«L'ensemble de ces documents devront être déposés annuellement à l'Assemblée nationale par le ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie.» Désolé.

Le Président (M. Allaire) : Ça va. Pas de souci. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 17? Pas d'intervention. Nous allons procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'article 17 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Allaire) :  Adopté. Excellent. Article 18. M. le ministre.

M. Skeete : L'article 41 de cette loi est modifié par l'insertion, à la fin, de «et celles de ses filiales».

L'article 18 du projet de loi modifie l'article 41 de la Loi sur la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour afin de conférer à la ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie le pouvoir d'exiger que la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour lui fournisse des renseignements concernant ses filiales.

Le Président (M. Allaire) : Merci. Des interventions sur l'article 18? Pas d'intervention. Nous allons procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'article 18 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Allaire) : Adopté. M. le ministre, un autre test de lecture, l'article 19. Allez-y. Oui?

M. Beauchemin : ...en bas de trois minutes.

Le Président (M. Allaire) : Même un défi, en bas de trois minutes. Allez-y, M. le ministre.

M. Skeete : L'annexe I de cette loi est remplacée par la suivante :

«Annexe I (article 21)

«Territoire d'activités de la société

«Le territoire compris dans celui de la ville de Bécancour à l'intérieur duquel la société exerce sa mission comprend :

«1° l'ensemble des lots ou partie de lots du cadastre du Québec compris à l'intérieur du périmètre partant du point situé à l'intersection des lots 3  294  083 et 3 000 294 et 3 294 et... voyons, 3 294 086 et du fleuve Saint-Laurent; de la suivant une direction sud-est jusqu'à l'emprise nord-ouest du lot 3 540 448 (autoroute 301) et borne... et borné au nord-est par la partie de la partie du lot 3 294 86 décrite au paragraphe 2°, ainsi que par le lot; de là suivant la direction... de là suivant la direction et le long de l'emprise nord-ouest des lots 3 540 448 et 3 540 447 (autoroute 30) jusqu'au centre-ville... non, jusqu'au centre de la rivière Gentilly; de là vers le sud le long du centre de la rivière Gentilly jusqu'à la branche sud-ouest de la rivière Gentilly; de là, vers le sud-ouest, le long du centre de la branche sud-ouest de la rivière Gentilly jusqu'à la limite sud-est du lot 3 294 550; de là vers le sud-ouest en suivant le centre de la rivière de Grand-Saint-Louis jusqu'à la limite sud-ouest du lot 3 295 082...


 
 

12 h (version non révisée)

M. Skeete : ...vers le sud-ouest et en suivant le centre de la rivière de Grand-Saint-Louis jusqu'à la limite sud-ouest du lot 3 295 082; de là suivant une direction nord-ouest jusqu'à la limite sud-est du lot 3 294 469 et borné au sud-ouest par les lots 2 295...

Une voix : ...

M. Skeete : ...excuse moi, 3 295 083, 3 294 480 et 3 294 479 et traversant le lot 3 416 982 suivant cette même direction; de là suivant une direction sud-ouest et borné par le sud-est par le lot 3 294 479; de là suivant une direction nord-ouest jusqu'à l'emprise nord-ouest du lot 5 991 590 (chemin Louis-Riel) et borné au sud-ouest par les lots 3 294 479, 3 294 485, 3 294 486, 3 294 487, 3 294 488, 5 068 804 et 6 450... pardon, 6 459 050 et traversant les lots 3 294 467 et 5 991 590 (chemin Louis-Riel) suivant cette même direction; de là suivant une direction nord-est le long de l'emprise nord-ouest du lot 5 991 590 (chemin Louis-Riel) et borné au nord-ouest par les lots 3 294 588, 3 294 604, 3 294 587, et je vous entends rire, collègue, 3 294 589, 3 544 463, 3 294 603 et 3 294 602; de là suivant une direction nord-ouest jusqu'à l'emprise nord-ouest du lot 3 295 200 (rue Desormeaux) et borné au sud-ouest par les lots 3 294 602, 6 507 485, 6 507 483, 3 417 073, 3 535 673 et 3 295 200; et de là suivant une direction sud-ouest le long de l'emprise nord-ouest du lot 3 295 200 (rue Desormeaux) et borné au nord-ouest par les lots 3 294 848, 3 416 872, 3 294 890 et 3 294 892; de là suivant une direction nord-ouest jusqu'à la limite sud-est du lot 3 293 752 et borné au sud-ouest par les lots 3 294 884, et 2... et 3... pardon, 373 293 623, 3 293 606 et 3 293 609 et traversant les lots 3 417 055 (autoroute 30), 6 008 489, 3 295 196 (avenue Nicolas-Perrot) et 3 293 947 suivant cette même direction; ça ne sera pas long, de là suivant une direction sud-ouest jusqu'à la limite sud-ouest du lot 3 293 961, 3 293 951 et 3 293 950; de là suivant une direction nord-ouest jusqu'au centre du fleuve Saint-Laurent et borné au sud-ouest par les lots 3 293 738, 3 293 736 et 3 293 407 et traversant...

M. Skeete : ...le lot 3 295 206 (boulevard Bécancour) suivant cette même direction; de là vers le nord-est suivant le centre du fleuve Saint-Laurent jusqu'au point de rencontre du prolongement de la limite nord-est de la partie du lot 3 294 086 décrite au paragraphe 2°; de là suivant une direction sud-est le long du prolongement de la limite nord-est de la partie du lot 3 294 086 décrite au paragraphe 2° jusqu'à la limite nord-ouest de ce lot; de là suivant une direction sud-ouest jusqu'au point de départ et borné vers le sud par la partie du lot 3 294 086 décrite au paragraphe 2°;

2° la partie du lot 3 294 086 du cadastre du Québec comprise à l'intérieur du périmètre partant du point situé à l'intersection du lot 3 294 083 et 3 294 086 et du fleuve Saint-Laurent; de là suivant direction nord-est sur une distance d'environ 800 mètres et borné au nord-ouest par le fleuve Saint-Laurent, au nord-est par la partie résiduelle du lot 3 294 086, au sud-est par le lot 3 294 102 et au sud-ouest par le lot 3 294 083;

3° le lot 3 540 188 du cadastre du Québec.

«Il comprend également les lots et parties de lot ci-après visés par une acquisition effectuée en vertu du deuxième alinéa de l'article 22 de la Loi sur la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour (chapitre S-16.001) :».

L'article 19 du projet de loi remplace l'annexe I de la Loi sur la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour afin principalement de décrire le territoire d'activités de la société en fonction de la rénovation cadastrale le concernant et d'y intégrer le territoire du Parc Laprade de l'article 24 du projet de loi transféré... pardon, du Parc Laprade que l'article 24 du projet de loi transfère à la société.

• (12 h 10) •

Le Président (M. Allaire) : Oui. Merci, M. le ministre, vous pouvez prendre une gorgée d'eau, mais défi non réussi, mais on n'aurait pas fait mieux. Est-ce qu'il y a des interventions concernant l'article 19. Oui, Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques.

Des voix : ...

Le Président (M. Allaire) : Allez-y. Oui, allez-y, Mme la députée.

Mme Massé : Merci, M. le Président. En fait, je ne critiquerai pas les chiffres, parce qu'il y en a beaucoup trop. Félicitations pour votre lecture, mais ce qui me frappe, vraiment, à la lecture, et je tenais à vous le partager, c'est comment, dans notre culture, tout ça est des numéros de lots et comment il y en a pour qui c'est leur territoire ancestral. Juste ça que je voulais dire.

Le Président (M. Allaire) : Merci pour votre intervention. M. le député de Marguerite-Bourgeoys.

M. Beauchemin : Oui, merci beaucoup, M. le Président. Pareillement, félicitations, M. le ministre. Trois minutes, j'étais vraiment trop optimiste, là, mais quand même, là, c'est... en fait, peut-être, si jamais il y a un autre exercice du genre, on est... On est tous d'accord que le 3 millions répétitif presque partout, il y avait une exception, c'était 5 millions, ça fait qu'on aurait peut-être pu... je ne sais pas si c'est possible, une exemption de... pas besoin de dire la première décimale, mais, en tout cas, à voir.

La ville, la municipalité de Bécancour avait quand même fait une demande pour exempter un ensemble de lots. Puis je peux peut-être les lire, si vous voulez.

Des voix : ...

M. Beauchemin : Il y en a quelques-uns, comme...

M. Skeete : ...peut-être que le collègue peut le lire.

M. Beauchemin : Bien, je pourrais peut-être le faire. On va... En fait, il y a des lots là, qui commencent avec, 6 millions. Il y a des lots... oui, plusieurs avec des 6 millions, donc, qui sont inclus, donc, dans... Il y en a-tu qui ont été exemptés, puis pourquoi ils n'ont pas été exemptés, ceux qui n'ont pas été exemptés?

M. Skeete : On va répondre présent à la demande de la ville de Bécancour dans un amendement qu'on va déposer plus tard.

M. Beauchemin : Ah bon!

M. Skeete : Ici, on vient juste définir les nouveaux territoires qu'on va faire à l'acquisition en guise de...

M. Beauchemin : O.K. Donc, les exemptions que telle ville demandait vont être...

M. Skeete : Vont être incluses dans un amendement plus tard.

M. Beauchemin : Ça... Merci de m'avoir évité de faire la lecture de.

M. Skeete : Tout ce que je peux faire pour vous aider, collègue.

Le Président (M. Allaire) : Ça va? Est-ce qu'il y a d'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, on va être prêts à procéder à la mise aux voix de l'article 19. Est-ce que l'article 19 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Allaire) : Adopté sur division. Parfait. Alors, on poursuit, l'article 20. M. le ministre.

M. Skeete : Section II : Dispositions modificatives concernant l'exercice d'un droit de préemption. Article 20, Loi sur les cités et villes :

«20...

M. Skeete : ...article 572.0. 3 de la Loi sur les cités et villes (chapitre C-19) est modifié par le remplacement, dans le quatrième alinéa, de «dans un tel cas, la municipalité en informe la Société d'habitation du Québec» par «ou par la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, en vertu de la Loi sur la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, chapitre S-16.001. Dans un tel cas, la municipalité en informe la société visée».

L'article 20 du projet de loi modifie l'article 572.0.3 de la loi sur la cité et villes, afin de confirmer la prépondérance du droit de préemption d'une municipalité sur laquelle... excuse-moi, d'une municipalité sur celui de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour. Ainsi, la société sera éventuellement tenue de radier l'avis d'assujettissement d'un immeuble au droit de préemption qu'elle aura inscrit au registre foncier si la ville de Bécancour se prévaut, par ce même immeuble, du doit de préemption que lui confère la loi sur la cité et villes.

Le Président (M. Allaire) : Merci. Des interventions sur l'article 20? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.

M. Beauchemin : Merci beaucoup, M. le Président. En fait, je vais avoir la même question pour 20, 21, 22 et 23, parce qu'on a des entités qui sont différentes dans chacun des quatre articles, là, O.K., mais la question reste la même. Ça fait que, donc, de quelle façon est-ce que les droits de préemption vont se réaliser? Dans quel ordre? Là, qui, qui a comme préséance par rapport à l'autre? Puis juste pour qu'on puisse l'avoir enregistré, bien expliquer à tous ceux qui nous regardent. Donc, c'est ça pour la situation actuelle, mais ça va être... ça va être une société différente, là, 21, 22 et 23.

M. Skeete : Dans la loi... comment qu'elle s'appelle... de la loi sur les cités et villes, on a donné le droit aux villes d'avoir un droit de préemption. Dans le cas ici qui nous occupe, la ville va maintenir son droit primaire de préemption, arrive après ça la Société d'habitation du Québec. Puis après ça, il y a qui d'autres? Il y a la ville, la société... société de transport, SHQ, puis, en dernier, il va y avoir la SPIPB, donc elle passe après tout ce monde-là.

M. Beauchemin : O.K.... Ça fait qu'en haut c'est la ville.

M. Skeete : La ville.

M. Beauchemin : Le premier. Après ça, c'est?

M. Skeete : C'est le ministère du Transport ou... bien, peut-être Me Hudon pourrait nous le dire, là, ça va éviter le fait que je fais le...

M. Beauchemin : Oui, la chronologie.

Le Président (M. Allaire) : Me Hudon, allez-y, la parole est à vous.

M. Hudon (Alain) : Merci, M. le Président. Si je peux juste apporter une précision par rapport à ce que... le ministre a dit, là, ce qui... Il y a des organismes municipaux qui ont un droit de préemption et la société d'habitation, puis maintenant la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour. Au niveau des organismes municipaux, donc, on parle cités et villes, code municipal, sociétés de transport en commun, c'est le premier arrivé, premier servi. Donc, aussitôt que... dans ces trois-là. Donc, s'il y a une municipalité ou... qui est régie par la loi sur les cités et villes ou par le code municipal, enregistre un avis d'assujettissement par rapport à un lot, bien, une autre ville ou la société de transport peut ne pas arriver après, c'est premier arrivé, premier servi.

M. Beauchemin : Donc, dans le premier groupe...

M. Hudon (Alain) : Dans le premier groupe, là...

M. Beauchemin : ...c'est le premier qui arrive.

M. Hudon (Alain) : Entre les trois types d'organisations, c'est le premier qui enregistre l'avis qui a... qui a prépondérance.

M. Beauchemin : Puis ça, le projet loi ici, il ne change rien là-dessus, c'est déjà... ça fait que ça, c'est déjà la réalité.

M. Hudon (Alain) : Il ne change rien à ça. On l'a... c'est dans l'alinéa qui... juste à... qui précède celui qu'on modifie.

M. Beauchemin : D'accord.

M. Hudon (Alain) : On ne change pas ça du tout.

M. Beauchemin : Après ça.

M. Hudon (Alain) : À l'égard de la Société d'habitation puis de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, la ville a prépondérance. Ça veut dire que, même si la Société du parc industriel a enregistré un avis... un droit de préemption, son avis d'assujettissement, si la ville après veut elle-même prendre possession de l'immeuble, elle va enregistrer son propre avis, puis la société va être obligée de radier le sien. Donc, à l'égard de la municipalité, des sociétés de transport en commun, la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, à l'égard de son droit de préemption, elle peut se faire tasser n'importe quand.

M. Beauchemin : O.K. Ça fait qu'ici on parle de la Société d'habitation du Québec.

M. Hudon (Alain) : 19307Exact. Puis, quand on va arriver dans la loi sur la société d'habitation, on va voir que même la Société d'habitation du Québec a prépondérance par rapport à la lo sur la... par rapport à la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour.

M. Beauchemin : O.K. Je vais vous reposer la question à l'article 22... 21.

Le Président (M. Allaire) : Ça va? Pas d'autres interventions sur l'article 20... rêts à procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'article 20 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Allaire) : Adopté. Merci. Donc, on poursuit. Article 21. M. le ministre.

M. Skeete : L'article 11... Pardon, oui, 11.04.1.3 du Code municipal du Québec, chapitre C-27.1, est modifié par le remplacement, dans le quatrième alinéa de «dans un tel cas, la municipalité en informe la Société d'habitation du Québec» par «ou par la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, en vertu de la Loi sur la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, chapitre S-16.001, dans un tel cas, la municipalité en informe...

M. Skeete : ...la société visée.»

L'article 21 du projet de loi modifie l'article 1104.1.3 du Code municipal de Québec afin de confirmer la prépondérance du droit de préemption d'une municipalité régie par le Code municipal du Québec sur celui de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour. Ainsi, la société sera, éventuellement, tenue de radier l'avis d'assujettissement d'un immeuble au droit de préemption qu'elle aura inscrit au Registre foncier si une municipalité régie par le Code municipal du Québec se prévaut sur ce même immeuble, du droit de préemption que lui confère cette loi.

Le Président (M. Allaire) : Merci. Des interventions concernant l'article 21? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.

M. Beauchemin : ...M. le Président. Peut-être, si M. Hudon... juste pour, encore une fois, simplement donner la chronologie, là, l'ordre pour tous dans cet exemple-là.

Le Président (M. Allaire) : Me Hudon, la parole est à vous.

M. Hudon (Alain) : ...M. le Président. Alors, c'est exactement comme la disposition précédente. Donc, dans la loi... le Code municipal, on prévoit que l'exercice d'un droit de préemption par un organisme municipal est accordé, de façon prépondérante, à l'organisme municipal le premier qui aura enregistré un avis d'assujettissement. Si jamais la Société d'habitation du Québec ou la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour enregistre un avis d'assujettissement pour exercer son droit de préemption sur un immeuble, puis que, par la suite, une municipalité qui est régie par le Code municipal désire elle-même exercer un droit de préemption sur le même immeuble, bien, elle va pouvoir avoir prépondérance, et on va exiger que le droit... l'avis d'assujettissement qui a été enregistré par la société soit radié du Registre foncier.

M. Beauchemin : Excellent. Merci.

• (12 h 20) •

Le Président (M. Allaire) : ...pas d'autre intervention? Prêt à procéder à la mise aux voix de l'article 21. Est-ce que l'article 21 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Allaire) : Adopté. L'article 22, M. le ministre.

M. Skeete : L'article 68.18 de la Loi sur la Société d'habitation du Québec (chapitre S-8) est modifié par l'insertion, après le troisième alinéa, du suivant :

«Un avis d'assujettissement peut parfois... peut toutefois être inscrit à l'égard d'un immeuble qui a fait l'objet d'un tel avis inscrit par la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour en vertu de la Loi sur la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour (chapitre S-16.001). Dans un tel cas, la Société en informe la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, qui fait alors radier cet avis au registre foncier. La Société rembourse à cette dernière les dépenses qu'elle a engagées relativement à cet avis.»

L'article 22 du projet de loi modifie l'article 68.18 de la Loi sur la Société d'habitation du Québec à fait de confirmer la prépondérance du droit de préemption de la Société d'habitation du Québec sur celui de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour. Ainsi, la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour sera éventuellement tenue de radier l'avis d'assujettissement d'un immeuble du droit... au droit de préemption qu'elle aura inscrit au registre foncier si la Société d'habitation du Québec prévoit du droit du droit de préemption que lui confère sa loi constitutive sur ce même immeuble.

Le Président (M. Allaire) : Merci, M. le ministre. M. le député Marguerite-Bourgeoys. Même chose que tantôt?

M. Beauchemin : Merci, M. le Président. Si MM. les juristes, encore une fois...

Le Président (M. Allaire) : Me Hudon, la parole est à vous.

M. Hudon (Alain) : Merci, M. le Président. Alors, on peut voir que dans la disposition 68.18, là, avant le paragraphe qu'on introduit, on voit que la société, elle, elle ne peut pas inscrire un avis d'assujettissement pour exercer un droit de préemption s'il y a déjà un avis qui est inscrit par une municipalité ou une société transport en commun. Donc, on voit qu'elle passe en dernier. Là, ce qu'on prévoit dans l'amendement, c'est qu'on dit que si jamais il y a eu un avis d'assujettissement ou un droit de préemption qui a été enregistré par la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, bien, la Société d'habitation va pouvoir avoir prépondérance et exiger que cet avis-là soit radié pour qu'elle-même, elle puisse exercer son propre droit. Donc, on voit ici, là, qu'on arrive, on étant à la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, là, dans toute la pyramide de ceux qui détiennent un droit, arrive vraiment un dernier.

M. Beauchemin : En dernier. C'est ça. Ça fait que toutes les autres sociétés.

M. Hudon (Alain) : Peuvent avoir prépondérance, dans l'éventualité où ils veulent exercer leur propre droit de préemption sur le même immeuble.

M. Beauchemin : C'était juste pour clarifier ce qui est acquis pour tous, l'ordre, nonobstant les villes, l'ordre dans les sociétés, c'est lequel encore?

M. Hudon (Alain) : Ça va être Société d'habitation, Société du parc industriel et portuaire de Bécancour en deuxième...

M. Beauchemin : Merci.

Le Président (M. Allaire) : Pas d'autres interventions concernant l'article 22? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'article 22 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Allaire) : Adopté. On poursuit à l'article 23. M. le ministre.

M. Skeete : L'article 92.0.3 de la Loi sur les sociétés de transport en commun (chapitre S-30.01) est modifié par le remplacement, dans le quatrième alinéa, de «. Dans un tel cas, la société en informe la Société d'habitation du Québec» par «ou par la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour en vertu de la Loi sur la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour (chapitre S-16.001). Dans un tel cas, la société en informe, selon le cas, la Société d'habitation du Québec ou la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour,».

L'article 23 du projet de loi modifie l'article 92.03... .0.3...

M. Skeete : ...de la Loi sur les sociétés de transport en commun afin de confirmer la prépondérance du droit de préemption d'une société de transport en commun sur celui de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour. Ainsi, la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour sera éventuellement tenue de radier l'avis d'assujettissement d'un immeuble au droit de préemption qu'elle aura inscrit au registre foncier si une société de transport en commun se prévaut du droit de préemption qui lui confère la loi sur ce même immeuble.

Le Président (M. Allaire) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions concernant l'article 23?

M. Beauchemin : Merci, M. le Président, la dernière fois.

Le Président (M. Allaire) : Me Hudon.

M. Hudon (Alain) : Merci, M. le Président. Alors, ici, c'est la dernière concordance qui est nécessaire en matière d'exercice du droit de préemption. Donc, on vient confirmer ici que, pour les sociétés de transport en commun qui disposent de ce même droit de préemption là, si jamais elles veulent l'exercer sur un immeuble à l'égard desquels la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour a elle-même enregistré un avis d'assujettissement au registre foncier, elle pourra exiger la radiation de cet avis-là pour que la société de transport puisse exercer son propre droit de préemption.

M. Beauchemin : Merci, M. Hudon. Donc, dernière question par rapport à ça, c'est qu'au niveau des municipalités, on a compris le mécanisme, c'est le premier arrivé, premier servi dans la première échelle.

M. Hudon (Alain) : C'est exactement ça.

M. Beauchemin : O.K. Maintenant, entre la Société d'habitation du Québec et la société de transport en commun, il y a-tu un ordre?

M. Hudon (Alain) : C'est la société d'habitation qui passe en deuxième en raison du paragraphe qui est déjà existant ici.

M. Beauchemin : O.K. Donc, la société de transport en commun est prioritaire?

M. Hudon (Alain) : Oui.

M. Beauchemin : O.K. Ensuite vient la Société d'habitation du Québec?

M. Hudon (Alain) : Exact.

M. Beauchemin : Ensuite vient le SPIPB?

M. Hudon (Alain) : Bien, je veux juste rectifier un aspect. Quand on parle de la... les sociétés de transport en commun sont au même niveau que les cités et villes et les municipalités régies par le Code municipal. C'est premier arrivé, premier servi entre les trois parce que c'est considéré comme un organisme municipal au sens de la loi. Donc, dans les organismes municipaux, il y a les villes régies par le cités et villes, les municipalités régies par le Code municipal puis il y a les sociétés de transport en commun. Donc, pour ces trois catégories là, c'est premier arrivé, premier servi.

M. Beauchemin : Dans cette catégorie-là, premier arrivé, premier servi. Ensuite, c'est la Société d'habitation du Québec. Ensuite, c'est le SPIPB.

M. Hudon (Alain) : Exactement, M. le Président.

M. Beauchemin : Merci.

Le Président (M. Allaire) : Ça va? Il n'y a pas d'autre intervention? Oui, Mme la députée de Marie... Sainte-Marie—Saint-Jacques, excusez.

Mme Massé : On va y arriver.

Le Président (M. Allaire) : Oui.

Mme Massé : Encore une question de clarification. Je vois où l'amendement vient se situer dans le texte et je me demande pourquoi la dernière phrase dit : «Dans un tel cas, la société en informe, selon le cas, la Société d'habitation ou la Société...» Pourquoi on met la Société d'habitation ici? Puisque ça doit déjà exister dans la Loi sur l'habitation, justement, avec leur droit de... la loi du... En tout cas, pourquoi on les voit apparaître ici tout d'un coup?

M. Hudon (Alain) : Merci, M. le Président. C'est qu'ici il y a les deux cas de figure possibles. Donc, il peut y avoir un immeuble dans un endroit où la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour n'a pas enregistré un avis d'assujettissement, mais que la Société d'habitation l'a fait. Donc là, ce que ça vient dire, bien, si c'est le cas puis qu'une société de transport veut exercer son propre droit de préemption sur cet immeuble là, bien, il devra en informer la Société d'habitation qui devra radier son avis au registre. Puis l'autre cas, c'est le cas de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, donc on vise les deux cas de figure ici. Mais pour déterminer la prépondérance entre la Société d'habitation et la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, bien là, il faut se référer à la Loi sur la Société d'habitation qu'on a vue précédemment.

Mme Massé : O.K., donc ce n'est pas une redondance parce que ça doit être écrit à quelque part dans la Loi sur la Société d'habitation que, justement, le transport a... ou l'habitation... le transport a prépondérance sur l'habitation?

M. Hudon (Alain) : Oui, c'est exact, c'est écrit, oui.

Mme Massé : C'est déjà inscrit.

M. Hudon (Alain) : Oui, oui.

Mme Massé : Alors, c'était un peu ça m'a surprise, de dire : O.K., on suit la loi, donc ça, c'est déjà inscrit. Alors, je ne comprenais pas pourquoi ici on venait le... Tu sais, souvent, je me suis fait dire : Le législateur ne parle pas pour rien. Ça fait que je me demandais si on est en train de parler pour rien.

M. Hudon (Alain) : Non, M. le Président, on ne parle pas pour rien dire. Je vais vous donner les deux cas de figure qui sont visés. Dans la Loi sur la Société d'habitation, ce qui est prévu, c'est que la Société d'habitation ne peut pas enregistrer un avis d'assujettissement à son droit de préemption s'il y a déjà un avis qui est enregistré par une municipalité ou la société de transport en commun.

Mme Massé : Ah, d'accord.

M. Hudon (Alain) : Donc là, on voit que si déjà quelqu'un a levé la main au niveau des organismes municipaux, là, la Société d'habitation ne peut rien faire. Et c'est ce qu'on vient dire, c'est que si la Société d'habitation a levé la main puis elle a enregistré un avis d'assujettissement, puis que, là, la société de transport veut elle-même, par la suite, enregistrer le sien, bien là on lui donne prépondérance. Donc, dans les deux cas, le résultat est le même, mais c'est deux cas de figure différents.

Mme Massé : O.K., je comprends. En fait, ma compréhension est celle-ci : C'est à dire qu'on vient effectivement, à travers cette loi qui ne regarde pas l'habitation... on vient modifier quelque chose dans...

Mme Massé : ...la Loi sur l'habitation qui vient rectifier ou peut-être pas rectifier, mais qui vient clarifier l'ordonnancement des priorités de préemption.

M. Hudon (Alain) : Exactement, M. le Président, c'est à partir du moment où on confère un nouveau droit de préemption à une nouvelle entité, bien, si on veut intégrer l'exercice de droit là à l'intérieur de ceux qui peuvent déjà l'exercer, bien, oon n'a pas le choix de modifier les lois constitutives de chacun de ces organismes-là.

Mme Massé : Oui.

M. Hudon (Alain) : Donc, ici en le faisant, bien, on vient vraiment donner... confirmer le fait que, mais dans l'exercice de son droit de préemption, la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, malheureusement ou heureusement...

Mme Massé : C'est ça, la vie.

M. Hudon (Alain) : ...en tout cas, peu importe, va être toujours un dernier au niveau de l'exercice de son droit prépondérant si jamais quelqu'un d'autre, un autre organisation qui dispose du même droit, décide de se prévaloir de son droit à elle.

Mme Massé : J'avais bien compris ce bout-là. Merci.

Le Président (M. Allaire) : Ça va? Merci, Me Hudon. Mme... merci, Mme la députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques. Est-ce qu'il y a d'autres interventions concernant l'article 23? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à sa mise aux voix. Es-ce que l'article 23 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Allaire) : Adopté. Donc, nous sommes rendus au chapitre III, dispositions générales, transition... transitoires et finales, pardon. Donc, article 24, M. le ministre.

• (12 h 30) •

M. Skeete : Oui. «Le gouvernement cède à la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, selon la valeur et aux conditions convenues dans une entente, l'immeuble industriel désigné comme étant le lot 3 540 188 du cadastre du Québec. Circonscription foncière de Nicolet (Nicolet 2), dans une superficie d'environ 101,97 hectares, incluant le terrain et tous les bâtiments et infrastructures qui y sont érigées, immeuble dont la Société assure la gestion en vertu d'un mandat confié par le gouvernement par le décret 116-2023 du 12 juillet 2023.

«La Loi considérant les lois sur les mutations immobilières (chapitre D-15.1) ne s'applique pas aux transferts effectués en vertu du premier alinéa.».

L'article 24 du projet de loi prévoit la cession de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour du lot 3 540 188 du cadastre du Québec, lequel correspond à un immeuble identifié comme étant le Parc LaPrade. Aucun droit de mutation ne sera payable à la Ville de Bécancour par la société à la suite de ce transfert.

Le Président (M. Allaire) : Est-ce qu'il y a des... Ça va? Est-ce qu'il y a des interventions concernant l'article 24? S'il n'y a pas d''intervention, nous allons procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'article 24 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Allaire) : Adopté. Parfait. M. le ministre, l'article 25.

M. Skeete : «Le décret numéro 1162-2... pardon, 1162-2022 du 12 juillet 2023 concernant la gestion par la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour de l'immeuble industriel désigné comme étant le lot 3  540 188 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Nicolet (Nicolet 2) est abrogé.»

L'article 25 du projet de loi abroge le décret par lequel le gouvernement a confié à la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour le mandat de gérer le Parc LaPrade. En effet, à partir du moment où la société devient propriétaire de cet immeuble en vertu de l'article 24 du projet de loi, le mandat de gestion qu'il lui a... qui lui a été conféré n'est plus requis.

Le Président (M. Allaire) : Merci. Est ce que les interventions concernant l'article 25? S'il n'y a pas intervention, nous allons procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'article 25 est adopté?

Des voix : ...

Le Président (M. Allaire) : Adopté. Bon, maintenant, parce que puisque l'article 26 fait référence à l'article 10, et que nous avons suspendu l'article 10, je dois avoir votre consentement pour ouvrir l'article 10. Est-ce que j'ai votre consentement?

Des voix : ...

Le Président (M. Allaire) : Consentement. Donc, on retourne à l'article 10.

M. Skeete : En fait... en fait, non...

Le Président (M. Allaire) : Oui, M. le ministre, je vous laisse la parole.

M. Skeete : En fait, notre souhait, M. le Président, c'est de garder en suspend l'article 10. Je comprends qu'on réfère à l'article 10 ici, Donc, je propose qu'on suspende l'article 26.

Le Président (M. Allaire) : Parfait. Donc, ça va. Donc, est-ce que... Parce que tantôt je vous ai demandé votre consentement pour l'ouvrir, vous me l'avait donné quand même, donc j'ai besoin de votre consentement pour le suspendre à nouveau.

M. Skeete : S'il vous plaît.

Le Président (M. Allaire) : J'ai besoin de votre consentement pour suspendre à nouveau l'article10 et j'ai besoin de votre consentement pour suspendre l'article 26.

M. Skeete : Oui.

Le Président (M. Allaire) : ...Est ce que j'ai votre consentement? Excellent! Merci. Maintenant, l'article 27. M. le ministre.

M. Skeete : «Les dispositions de la présente loi entrent en vigueur le (indiquez ici la date de sanction de la présente loi), à l'exception de celles de l'article 25 qui entrent en vigueur à la date déterminée par le gouvernement».

Le Président (M. Allaire) : Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'article 27? S'il n'y a pas de commentaires, nous allons procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'article 27 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Allaire) : Adopté. Nous allons suspendre les travaux quelques instants. Parfait. Merci.

(Suspension de la séance à 12 h 34 )


 
 

12 h 30 (version non révisée)

(Reprise à 12 h 44)

Le Président (M. Allaire) : Alors, nous allons reprendre les travaux. Compte tenu des discussions, je vais présenter une motion d'ajournement.

Donc, en vertu de l'article 165 du règlement, je fais motion pour que la commission ajourne ses travaux. Est-ce qu'il y a des interventions concernant la motion? Donc, elle est adoptée? Adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Allaire) : Adopté. Excellent. Donc, je vous remercie pour votre belle collaboration ce matin.

La commission ajourne ses travaux au mardi 11 février 2025, à 9 h 45, où elle entreprendra un autre mandat. Merci, tout le monde.

(Fin de la séance à 12 h 44)


 
 

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