Journal des débats (Hansard) of the Committee on Public Finance
Version préliminaire
43rd Legislature, 1st Session
(début : November 29, 2022)
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Tuesday, March 28, 2023
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Vol. 47 N° 17
Clause-by-clause consideration of Bill 9, An Act amending mainly certain Acts establishing public sector pension plans
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Intervenants par tranches d'heure
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Simard, Jean-François
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LeBel, Sonia
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Beauchemin, Frédéric
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Simard, Jean-François
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LeBel, Sonia
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Beauchemin, Frédéric
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Simard, Jean-François
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LeBel, Sonia
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Beauchemin, Frédéric
11 h (version révisée)
(Onze heures une minute)
Le Président (M. Simard) : ...je
constate que nous avons quorum. Nous pouvons donc entreprendre nos travaux.
Comme vous le savez, notre commission est
réunie afin de procéder à l'étude détaillée du projet de loi n° 9, Loi
modifiant principalement certaines lois instituant des régimes de retraite du
secteur public.
M. le secrétaire, bienvenue parmi nous.
Le Secrétaire : Merci.
Le Président (M. Simard) : Heureux
de vous retrouver. Est-ce qu'il y a des remplacements ce matin?
Le Secrétaire : Oui, M. le
Président. Mme Abou-Khalil (Fabre) est remplacée par M. Bernard (Rouyn-Noranda—Témiscamingue);
M. Montigny (René-Lévesque) est remplacé par M. Thouin (Rousseau); et
M. Bouazzi (Maurice-Richard) est remplacé par M. Grandmont
(Taschereau).
Remarques préliminaires
Le Président (M. Simard) : Merci
beaucoup. Alors, comme le veut notre tradition, comme le veulent nos règles,
nous allons d'abord débuter par les remarques préliminaires. Et, pour ce faire,
je cède la parole à la ministre de l'Administration publique. Madame, à vous l'honneur.
Mme Sonia LeBel
Mme LeBel : Bien, merci, M.
le Président. Ça va me permettre de souhaiter la bienvenue à tout le monde,
tous ceux qui sont présents, à tous mes collègues, et particulièrement à mon
collègue de Marguerite-Bourgeoys, avec qui c'est la première fois que j'aurai
le plaisir de faire une étude de projet de loi. Alors, bienvenue. On devrait
avoir beaucoup de plaisir avec ce dossier.
Naturellement, je veux en profiter pour
présenter les gens qui m'accompagnent. On a eu l'occasion de le dire pendant
les consultations, c'est un projet de loi qui est hautement important mais
également hautement technique. On parle des régimes de retraite et de
différentes modifications, six blocs de modifications, d'ailleurs, qui
découlent, pour la plupart, sinon l'entièreté, d'une entente qui a eu lieu avec
les gens qui sont dans les comités de retraite. Ce sont des comités qui sont
paritaires, où le gouvernement est, certes, représenté, mais il y a aussi tous
les gens, tous les retraités, tous les groupes qui sont partie aux régimes de
retraite particuliers qui sont représentés, ou qui découlent d'ajustements qui
doivent être faits dans la loi actuelle eu égard à la loi sur le revenu, à
titre d'exemple, pour les biens non réclamés.
Alors, j'en profite pour vous présenter
particulièrement les gens qui m'accompagnent, parce que je suis convaincue, M.
le Président, qu'on aura besoin, dans des questions peut-être plus pointues de
compréhension, de leur éclairage fort important. Et je ne voudrais pas, moi,
par mes remarques, induire, dans des dossiers qui sont si précis, les gens en
erreur, les gens qui nous écoutent et qui sont fort intéressés par ce qui va
arriver, l'impact qui aura lieu dans leurs régimes de retraite respectifs.
Donc, il y a avec moi Alexandre Hubert, qui est secrétaire associé aux
ressources humaines gouvernementales, également, M. Benoit Dufresne, qui
est le directeur des analyses actuarielles, des assurances et des régimes
collectifs, Isabelle Garneau, conseillère, Direction des analyses actuarielles,
des assurances et des régimes collectifs, Jade Girard, qui est actuaire
également, Direction des analyses actuarielles, des assurances et des régimes
collectifs, enfin, un avocat pour m'appuyer, Me Ugo Chaillez, avocat, Direction
des affaires juridiques, une autre, Me Marie-Christine Fournier, avocate, Direction
des affaires juridiques — je me sens moins seule parmi tous ces
actuaires comme... avec... entourée de ces gens-là — Sonia Potvin et
Alain Jacob, de Retraite Québec, qui pourront certainement nous éclairer sur
certains sujets si le besoin s'en fait sentir et, naturellement, toujours avec
le consentement des collègues, M. le Président, et, avec moi, Emilie Vallée,
là, qui est ma conseillère politique, là, qui m'assiste dans ces dossiers-là.
Naturellement, j'en profite toujours pour
remercier les groupes qui sont venus nous voir, la CFPQ et le RACAR, pour nous
faire leurs commentaires, mais particulièrement sur les dossiers qui découlent
de l'entente.
On a eu aussi des mémoires, il faut le
souligner, parce que, même si les gens ne viennent pas en consultations, on
prend connaissance de tous les mémoires et on tient une note de tous les
commentaires, M. le Président. Donc, il y a un mémoire qui a été déposé par l'AREQ
(CSQ), et je veux les rassurer, bien qu'ils ne se soient pas présentés pour
diverses raisons en commission parlementaire, on a pris connaissance de leurs
commentaires avec beaucoup d'intérêt.
Donc, on a des... deux enjeux, entre
autres, qui ont été soulevés, auxquels on pourra... auxquels on pourra s'adresser,
discuter. On les a analysés et on aura des commentaires et/ou des solutions à y
apporter, probablement avec mes collègues. Mais je pense que ce devrait être,
en principe, un projet de loi qui puisse fonctionner le plus rondement
possible, compte tenu, comme je l'ai mentionné, qu'il découle d'une entente qui
a été prise et d'un... donc, d'un contrat qui a été signé par rapport à ça et
qu'on... si la mise en oeuvre était... est nécessaire au niveau législatif.
Donc, comme je commence à mâcher mes mots,
c'est le temps que j'arrête, et je vous remercie, et qu'on puisse aller de l'avant
pour procéder à l'étude détaillée. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Merci
à vous, Mme la ministre. M. le député de Marguerite-Bourgeoys. Non? Vous
disposez... Non? Très bien.
Alors, comme notre collègue de Taschereau
n'est pas encore parmi nous, nous allons passer à l'étape des motions
préliminaires. Y aurait-il une motion préliminaire que quelqu'un souhaite
déposer?
Étude détaillée
Sans quoi nous allons <immédiatement...
Le Président (M. Simard) :
...à
l'étape des motions préliminaires. Y aurait-il une motion préliminaire que
quelqu'un souhaite déposer?
Sans quoi nous allons >immédiatement
procéder à l'étude du projet de loi article par article. Et j'aurais besoin,
pour ce faire, de votre consentement afin que nous puissions procéder à l'étude
de ce projet de loi par blocs, selon la feuille de bingo qui a été distribuée
préalablement. Il y a consentement? Consentement.
Alors, Mme la ministre, la parole vous
appartient. Et, si je suis bien votre nomenclature, nous allons débuter par
l'étude de l'article 19.
Mme LeBel : Oui. Et, pour
fins de compréhension, simplement pour que tout le monde comprenne bien, il
s'agit du bloc qui fait référence à toutes les modifications qu'on doit faire
sur l'entente par rapport aux crédits de rente RCR, et l'article central, si on
veut, à ces modifications-là est l'article 19.
Donc, article 19 sur la Loi modifiant
principalement certaines lois instituant des régimes de retraite du secteur
public, au sixième alinéa de l'article 19 du projet de loi :
1° remplacer «au montant de 208 384 000 $
ajusté par Retraite Québec en fonction» par «à la somme de 252 884 000 $
ajusté par Retraite Québec en fonction de la somme»;
2° insérer, à la fin...
Une voix : ...
Mme LeBel : Ah! je suis en
train de lire l'amendement. Désolée. Ça ne va pas bien, mon affaire. O.K. On
reprend, si vous permettez.
Le Président (M. Simard) : ...du
projet de loi.
Mme LeBel : Coup de théâtre.
Le Président (M. Simard) : Mme
la ministre, à vous la parole.
Mme LeBel : Article 19.
Je reprends. Il est beaucoup plus substantiel, alors je reprends mon souffle
également.
Une voix : ...
Mme LeBel : Oui, voilà. Soyez
patients. Les crédits de rente obtenus en vertu des articles 101 et
158 de la Loi sur le régime de retraite du personnel employé du gouvernement et
des organismes publics, visés par l'évaluation actuarielle du RREGOP au 31 décembre
2018 à l'égard des crédits de rente acquis à la suite de transferts de régimes
complémentaires de retraite, sont augmentés en utilisant une partie du surplus
actuariel afférent à ces crédits de rente, selon les conditions et modalités
déterminées par le comité de retraite visé à l'article 163 de cette loi,
après consultation du comité de retraite visé à l'article 196.2 de la Loi
sur le régime de retraite du personnel d'encadrement.
Le comité de retraite visé à l'article 163
de la Loi sur le régime de retraite du personnel employé du gouvernement et des
organismes publics, après consultation du comité de retraite visé à l'article 196.2
de la Loi sur le régime de retraite du personnel d'encadrement, peut également
utiliser une partie du surplus actuariel afférent à ces crédits de rente pour
prévoir des dispositions particulières pouvant différer de celles prévues aux
articles 91, 92 et 107 de la Loi sur le régime de retraite du personnel
employé du gouvernement et des organismes publics et verser des sommes à des
personnes qui ont obtenu ces crédits de rente, selon les conditions et
modalités qu'il détermine.
Les conditions et modalités déterminées en
application des premier et deuxième alinéas prennent effet le 1er janvier
2021, peuvent varier en fonction de la nature des crédits de rente et du régime
complémentaire de retraite en vertu duquel ils ont été obtenus et sont publiées
sur le site Internet de Retraite Québec.
Les sommes dues en application du présent
article sont prises sur le fonds des cotisations des personnes employées du Régime
de retraite du personnel employé du gouvernement et des organismes publics à la
Caisse de dépôt et placement du Québec.
Aux fins de l'article 151 de la Loi
sur le régime de retraite du personnel employé du gouvernement et des
organismes publics, les sommes dues en application du présent article
deviennent exigibles à la date de la résolution du comité déterminant les
conditions et modalités de l'augmentation.
Aux fins des premier et deuxième alinéas,
le surplus actuariel afférent aux crédits de rente correspond au montant de 208 384 000 $
ajusté par Retraite Québec en fonction des gains et des pertes actuariels liés
au rendement des fonds qui ont été transférés aux fins de ces crédits de rente
après le 31 décembre 2020, mais avant le (indiquer ici la date de la
sanction de la présente loi).
• (11 h 10) •
L'article 19, M. le Président, du
projet de loi vise, donc, à régir l'augmentation des crédits de rente RCR en
prévoyant que c'est le Comité de retraite du RREGOP qui détermine les
conditions et modalités de cette augmentation. Cette modification est faite en
lien avec l'article 4 du projet de loi, lequel abroge l'article 107.1
de la Loi sur le RREGOP et qui confiait au gouvernement cette même
responsabilité.
Il est divisé en plusieurs alinéas. Si
vous me permettez, peut-être, une explication, là, à plus haut niveau, dans le
premier alinéa, on parle de la mécanique qui va régir, là, l'augmentation... la
mécanique de l'augmentation des crédits de rente RCR, qui est par le comité de
retraite.
Dans le deuxième alinéa, outre le
mécanisme d'augmentation des crédits de rente, on est... on propose que le
comité de retraite puisse utiliser une partie du surplus actuariel qui
appartient aux participants pour prévoir des dispositions particulières.
Dans le troisième alinéa, ce qu'on fait,
c'est qu'on vient dire que les pouvoirs exercés par le comité de retraite
prennent effet au 1er janvier 2021.
Et, dans le quatrième alinéa, on prévoit
que les sommes nécessaires au paiement de l'augmentation des crédits de rente
RCR sont prises sur le fonds des cotisations des personnes employées du RREGOP.
Dans le cinquième alinéa, ce qu'on fait,
c'est qu'on parle des intérêts qui vont être courus... qui vont être dus à
partir du... 61e journée.
Et, dans le sixième alinéa, bien, on vient
déterminer le montant des surplus dont... auxquels on fait référence, là.
Donc, ça donne un peu la structure de
l'article, qui a l'air volumineux, mais chaque alinéa ayant <une...
Mme LeBel :
...ça
donne un peu la structure de l'article, qui a l'air volumineux, mais chaque
alinéa ayant >une fonction particulière. Et je suis prête à répondre aux
questions de mes collègues.
Le Président (M. Simard) : Merci.
M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Merci, M. le
Président. Peut-être, pour le bénéfice des gens que... qui nous écoutent, aussi
nombreux peuvent-ils être, j'aimerais ça, quand même, essayer de peut-être
avoir une définition plus simple, qu'est-ce que c'est, vraiment, là, le RCR,
parce qu'on le mentionne souvent, juste pour que ce soit plus simple, là, pour
que tout le monde puisse comprendre.
Mme LeBel : Bien, je... Si...
À ce moment-ci, si le président et la commission le permettent, je vais passer
la parole à des gens qui vont être plus à même de le définir correctement, là,
pour s'assurer que la compréhension de tous, elle est bien... elle est à la
bonne place.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Simard) : Consentement.
Alors, madame, bienvenue parmi nous. Pour les fins de nos travaux, auriez-vous
d'abord l'amabilité de vous présenter, s'il vous plaît?
Mme Garneau (Isabelle) : Oui.
Isabelle Garneau, conseillère en régimes collectifs au Secrétariat du Conseil
du trésor.
Le Président (M. Simard) : Nous
vous écoutons, madame.
Mme Garneau (Isabelle) : Oui.
Donc, les crédits de rente RCR font référence à des régimes complémentaires de
retraite. Avant que le RREGOP entre en vigueur en 1973, il y a, par exemple,
des hôpitaux et des écoles qui offraient des régimes de retraite à leurs
employés. Quand le RREGOP est arrivé, les nouveaux employés ont commencé à
participer au RREGOP, mais ceux qui étaient déjà dans un régime de retraite ont
eu la possibilité de transférer, et, quand ils ont transféré au RREGOP... ce
qui leur a donné... Le bénéfice, c'est un crédit de rente, qui est une façon
particulière de calculer, de reconnaître des années de service. Puis après ça
ils ont continué leur participation au RREGOP. Donc, c'est vraiment associé aux
bénéfices qu'ils ont fait transférer de leur régime antérieur.
M. Beauchemin : O.K. Merci.
O.K. Puis en fait ma question, c'est que, maintenant... Par rapport à ça,
pourquoi faire ce changement-là maintenant?
Mme LeBel : Peut-être qu'on
peut plus en... Vous avez discuté, j'imagine, au comité de retraite, donc,
peut-être demander à Me Fournier de pouvoir répondre, là, avec le
consentement de tout le monde.
Des voix : ...
Mme Garneau (Isabelle) : Bien,
ce qu'on fait avec l'article 19, c'est qu'on vient confier au comité de
retraite le pouvoir de verser les bonifications. Donc, il y a des surplus dans
la caisse des crédits de rente RCR. Donc, pour les redistribuer, c'est le
comité de retraite, maintenant, qui va déterminer de quelle façon ça va être
redistribué. Actuellement, dans la loi, c'est le gouvernement qui a ce
pouvoir-là. On a discuté avec les syndicats. On est venus à une entente que,
désormais, ça va être le comité de retraite qui va avoir le pouvoir de
distribuer les surplus.
M. Beauchemin : O.K. Donc,
c'était d'un commun accord.
Mme Garneau (Isabelle) : Oui.
M. Beauchemin : Parfait.
Mme LeBel : Oui. Bien oui,
j'aurais pu répondre que ça découle de l'entente, mais, à l'origine, donc, c'est
une discussion qui a eu lieu, là, au comité de retraite, et ça découle,
effectivement, de l'entente qui a eu lieu à ce moment-là pour ce qu'on fait
avec les surplus actuels puis comment on se gère dans le futur, finalement.
M. Beauchemin : Parfait. Je
n'ai pas plus de questions, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Conséquemment, l'article 19 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons à l'étude de l'article 1.
Mme LeBel : Oui. Je vais
peut-être vous demander, M. le Président... je sais que la carte de bingo était
très claire, mais peut-être d'aller à l'article 17, parce que les deux
articles sont intimement liés. Il aurait dû apparaître en gras dans votre nomenclature.
Ça va nous permettre une meilleure...
Le Président (M. Simard) : Madame...
Il y a consentement? Alors, madame, à vous la parole pour l'article 17.
Mme LeBel : Parfait.
Une voix : ...
Mme LeBel : Oui. Merci.
Article 17 : Retraite Québec transfère, du fonds des cotisations des
personnes employées du Régime de retraite du personnel employé du gouvernement
et des organismes publics au fonds consolidé du revenu, la somme de 44 500 000 $.
Ce transfert est effectué au plus tard le (indiquer ici la date qui suit de 60 jours
celle de la sanction de la présente loi).
Donc, l'article 17 du projet de loi
prévoit le versement de la somme... la somme mentionnée au fonds consolidé de
revenu à partir des fonds de cotisation des personnes employées du RREGOP,
conformément à... toujours, à l'entente qui avait été conclue avec les
syndicats. Cette somme représente la part du gouvernement à l'égard des surplus
relatifs aux crédits de rente RCR.
On doit... Je dois vous dire, peut-être pour
fins de compréhension et faire un lien avec ce qu'il y a eu lieu en
consultations, dans la situation actuelle, qui va maintenant être modifiée,
mais, dans la situation actuelle, avant l'adoption du projet de loi, c'est le
gouvernement qui assumait tous les risques par rapport à, naturellement, un
déficit. Donc, s'il y avait eu un manque à gagner, c'est le gouvernement qui
assumait 100 % des risques.
Quand on en est venus à la fermeture des
comptes, ce ne sont pas les bons termes, je le sais, je ne veux pas faire
défriser tout le monde, mais on s'est rendu compte, donc, qu'il y a un surplus,
et il a fallu qu'une entente soit faite sur le partage de ce surplus-là.
Naturellement, la position de départ du
gouvernement était, ayant assumé 100 % des risques, qu'il devait avoir une
part substantielle des surplus. Suite aux négociations et aux discussions, il
en est venu à l'entente que le gouvernement récupérerait autour, je dirais, environ,
là... Ce n'est pas ça que... L'entente est sur un chiffre bien précis,
d'ailleurs. L'entente est très claire à cet aspect-là. Mais ça donne à peu près
une proportion de 20 %, si je veux y aller très grossièrement, là, pour le
gouvernement, et 80 %, donc, de ces surplus-là, bien que le gouvernement
ait assumé 100 % des risques jusqu'à présent, allaient retourner, là, au
fonds de cotisation des personnes employées du RREGOP.
Donc, encore une fois, il s'agit de la
mise en œuvre de l'entente qui a été dûment signée par tous les membres du
comité de retraite, et incluant les syndicats avec lesquels on a négocié.
Le Président (M. Simard) : ...des
commentaires?
M. Beauchemin : En fait, oui,
parce que j'ai comme <entendu...
Le Président (M. Simard) :
...des commentaires?
M. Beauchemin :
En
fait, oui,
parce que j'ai comme >entendu comme quoi qu'il y avait,
effectivement, des questionnements, à savoir, à propos de ce
44 millions de dollars là, s'il y avait une ouverture de la part du
gouvernement pour en retourner une partie aux gens. Est-ce que c'est quelque
chose qui est...
Mme LeBel : Bien, je dois
dire qu'en consultations on a eu un échange... un bon échange avec le syndicat
du SFPQ, et ce que j'ai semblé démontrer, c'est beaucoup... et avec raison, là,
c'est un questionnement, effectivement, sur : Est-ce qu'il y avait quelque
chose à faire ou est-ce qu'il y avait de l'espace dans l'entente? Parce que
j'étais très ferme sur le fait que, quand on négocie une entente, de part et
d'autre... Si c'est le gouvernement, aujourd'hui, qui voulait changer les
données de l'entente, on aurait une attitude, je pense, avec raison, très ferme
de la part des syndicats.
Je suis présentement en négociation avec
les syndicats. Pour moi, les conventions collectives, on se doit de les
respecter, de part et d'autre, une fois qu'elles sont signées. Et ce qui a été
très clair de la part du SFPQ, c'est qu'ils étaient bien représentés par la CSN.
Ils ont été consultés, et la CSN a signé en leur nom.
L'interrogation que j'avais, pour avoir eu
des discussions au préalable avec les gens : Est-ce qu'il y avait un
espace, dans l'entente, pour être capable de bouger? À titre d'exemple, est-ce
qu'on parlait d'un certain pourcentage? Est-ce qu'on parlait d'une fourchette?
Est-ce qu'on parlait... Mais, suite... Avec vérification de l'entente, je dois
vous dire que...
Et je vais me permettre de lire une partie
de l'entente, et avec beaucoup de... Je ne pourrai pas déposer l'entente au
complet parce qu'il y a des choses qui ne peuvent pas être déposées, mais
j'aurai... je serai très... très disposée à vous exhiber l'entente pour que
vous en preniez connaissance, et lire... Mais je vais lire une partie de
l'entente, et il n'y a pas d'espace. Il n'y a pas... C'est sans équivoque.
C'est marqué : «La partie de ce surplus qui appartient au gouvernement
correspond à 44 500 000 $.» Et j'ai même... Je pense, ça a même
été confirmé, c'est à la demande des syndicats, parce que je pense que les
syndicats anticipaient, à l'époque, que, peut-être, leur part pourrait... la
part du gouvernement pourrait augmenter, donc, voulaient caper le gouvernement
à... ou c'est le contraire. En tout cas, ils anticipaient peut-être d'avoir
moins.
Là, présentement, le marché n'a pas réagi
comme ils le voulaient, et ils veulent réouvrir l'entente pour avoir plus. Mais
leur demande, à l'origine, était... C'est eux qui ont demandé d'inscrire le
montant fixe et de ne pas donner de marge de manœuvre ou d'ajustement dudit
montant en fonction de l'évolution du marché. Donc, on ne peut pas conclure une
entente et demander qu'elle soit fixe quand on pense que le marché risque de
nous nuire ou de nous... de nous léser, et que... quand on voit que le marché
risque de nous avantager, demander de réouvrir l'entente.
Donc, à ce moment-ci, je dois vous dire
que, compte tenu qu'il s'agit d'une entente qui a été dûment négociée et signée
par les parties, mon ouverture, elle n'est pas... elle revient à la case départ
de mes discussions avec la SFPQ. Mais je m'étais engagée à le regarder avec
beaucoup de sérieux, ce que j'ai fait.
M. Beauchemin : O.K. Je pense
qu'il y avait comme l'esprit, aussi, alentour de cette entente-là.
Mme LeBel : Bien oui, c'est
ça que j'ai regardé. J'ai regardé... C'est parce que, pour que l'esprit... Pour
qu'une entente me donne l'esprit de l'entente, bien, il faut que l'entente ait
une certaine marge de manœuvre. Mais, quand l'entente est rédigée : «Le
surplus qui appartient au gouvernement correspond à 44 500 000 $»,
bien, l'esprit rejoint pas mal le libellé, je vous dirais.
• (11 h 20) •
M. Beauchemin : Dans ce
contexte-là, oui. Je pense qu'il y avait aussi quelque chose qui n'a peut-être
pas été bien exprimé à l'époque, en 2021, lors de la négociation, puis c'était
plus au niveau de... le nombre de mois et/ou d'années que ça allait prendre
pour faire le «merge», si on peut dire, d'une certaine façon, et donc, à ce
moment-là, rendre plus optimal, pour les bénéficiaires, d'être sur le nouveau
programme. Donc, il y a un certain manque à gagner de leur part à cause du
délai. Ça fait que c'était dans cet environnement-là que je me demandais s'il y
avait eu...
Mme LeBel : Bien, l'impact du
délai reste à calculer, parce que le marché, bon, ça va se calculer au jour de
la sanction, là, dans : Indique «la date qui suit de 60 jours celle
de la sanction» de la loi. Peut-être que le marché peut rebouger dans
l'évaluation actuarielle.
Mais je vais un peu... je vais un peu
contredire, avec beaucoup de respect, votre interprétation pour la raison
suivante. La raison pour laquelle les syndicats ont été très fermes sur leur
demande d'être si étroit, disons, dans le libellé, tellement étroit qu'il n'y a
pas beaucoup de marge de manœuvre pour une interprétation, disons, plus large
de l'entente, c'est parce qu'ils voulaient faire en sorte de caper le montant à
leur avantage. Si j'avais la même demande aujourd'hui, en disant : Bien,
le gouvernement serait beaucoup plus... est désavantagé par l'entente, etc.,
ou, en tout cas, le contraire, bien, on me dirait : Je m'excuse,
gouvernement, mais vous avez signé l'entente à tel montant. Donc, à un moment
donné, ce qui est bon pour un est bon pour l'autre quand on est partie à une
entente qui est dûment négociée.
Je peux comprendre qu'aujourd'hui on
réalise peut-être... Parce que c'est encore théorique. On verra. On aura la
réponse exacte au moment où <le...
Mme LeBel :
...on
réalise peut-être... parce que c'est encore théorique, on verra... on aura la
réponse exacte au moment où >le calcul se fera, 60 jours après la
date de la sanction. On peut anticiper une tendance, et j'imagine que c'est
cette tendance qu'on anticipe qui demande qu'on réouvre une entente, mais, moi,
il en va de la pérennité de toutes les discussions du gouvernement et de toutes
les ententes qui vont être faites dans de tels comités. Je ne peux pas, moi,
dire : Bien, vous faites des ententes, mais, à un moment donné, si ça ne
fait plus votre affaire, venez le dire en commission parlementaire, puis on va
tout changer. Il ne faut pas oublier que le projet de loi est la... Je dirais
que le but du projet de loi est de mettre en œuvre une entente, là, et de ne
pas refaire l'entente.
Mais je comprends très bien. C'est pour
cette raison-là que je m'étais engagée à le regarder sérieusement. Mais le
message est qu'ils ont insisté pour un libellé serré. Bien, maintenant, on est
pris avec le libellé serré.
M. Beauchemin : Je comprends.
Puis c'était... En fait, ma question était plus, je dirais, dans le sens
peut-être un peu plus philosophique de la chose, dans l'esprit où est-ce qu'il
était peut-être anticipé, de la part des intervenants, comme quoi qu'entre
l'entente puis la naissance finale du... la signature du projet de loi,
l'exécution du projet de loi, la... la mise en œuvre du projet de loi — je
vais le trouver — la mise en œuvre du projet de loi... que ce
délai-là allait être beaucoup plus concis. C'était peut-être juste ça qui a
peut-être été erreur dans tout ça, de ne pas avoir déjà mis une date, un nombre
de jours limité, ou peu importe : À partir de tel moment, il aurait dû y
avoir... Mais ça, c'était comme un petit peu, là, le....
Mme LeBel : Bien, je pense
que c'est une leçon pour les prochaines discussions.
M. Beauchemin : Dans ma façon
de penser, je pense que oui, parce que l'optionnalité du temps est toujours en
défaveur de la personne qui y perd.
Puis ce qui m'amène à l'autre point...
J'ai passé quelques années de ma vie dans les marchés des capitaux, et puis
comment ça, ça se traduit de façon plus... non actuarielle, mais plus marché,
plus quotidien, dans les marchés des capitaux, d'une certaine façon, c'est
qu'il y a eu, de la part du gouvernement, la vente d'un put ou, si on peut
dire, de la part des intervenants, un achat d'un put pour se protéger contre
une baisse de l'actif, O.K., contre quoi le paiement a été fait en donnant
20 % du «upside», O.K., de la plus-value. Pour avoir transigé pendant,
comme je disais, au-dessus d'une trentaine d'années, malheureusement, dans les
marchés des capitaux, je peux juste vous dire que le prix qui a été payé est un
multiple de ce qui aurait dû être payé. Je n'ai jamais vu une option put être vendue
à 10 % du «upside» dans n'importe quelle structure financière quelconque.
Selon moi, il y aurait peut-être eu place à une évaluation plus représentative
du vrai risque, parce que je comprends que le risque était entier de la part du
gouvernement, O.K.?
Dans des marchés boursiers, quand on
regarde l'évolution sur les 100 dernières années, oui, il y a de la
volatilité, mais l'optionnalité d'être «short put» ou de donner le put aux
intervenants, ici, ça ne vaut pas grand-chose. Puis je vous le dis en toute
honnêteté, dans le sens que, oui, dans le quotidien, dans la volatilité
quotidienne, des fois, il y a des jours : Ah! j'aurais dû acheter mon
assurance, mais, étant donné le concept même de notre économie, qui est une de
croissance, la valeur des placements aurait... Parce que c'est quand même une
bonne gestion que la Caisse de dépôt fait. Il y aurait eu, normalement, donc,
une croissance régulière. Donc, sur un horizon court terme, oui, il y a plus de
valeur au put, mais, sur un horizon long terme, le put ne vaut, en fait, pas
souvent grand-chose.
Ça fait que c'est pour ça que moi, je me
suis dit... Mon premier réflexe quand j'ai pris note comme quoi j'allais venir
ici, c'est... J'ai regardé ça puis j'ai mis mes lentilles régulières que j'ai
tout le temps. Je me suis dit : Ça m'apparaît extrêmement dispendieux,
comme prix d'option, de payer en donnant... en laissant aller 20 % du
«upside», mais 20 % étant 44...
Donc, je me demandais si, dans tout
l'exercice... Je sais qu'on est a posteriori maintenant, là, mais, dans tout
l'exercice, n'aurait-il pas été peut-être plus opportun d'avoir eu une
évaluation... une évaluation marché de ce que cette... de cette
optionnalité-là, finalement? Parce qu'une évaluation marché aurait été...
tierce partie aurait été indépendante. Il n'y aurait pas eu vraiment de «bien,
le gouvernement a fait ci, les syndicats ont fait ça». C'est comme : On
s'entend tous les deux, on va voir à l'extérieur un mécanisme neutre, hein,
pour en arriver à un prix, un «pricing», une tarification appropriée. Ça fait
que, donc, c'est juste ça.
Je sais que des modèles actuariels vont
avoir une tendance à augmenter de façon très significative la valeur d'un put, <mais...
M. Beauchemin :
...des
modèles actuariels vont avoir une tendance à augmenter de façon très
significative la valeur d'un put, >mais la réalité dans les marchés,
c'est qu'ils sont souvent contredits. Puis mon expérience a été que... Il y a
un arbitrage, en fait, en tout temps, entre ce que le milieu actuariel va dire
puis le milieu financier va dire au niveau du prix, au niveau de la
tarification d'un put, et malheureusement pour les actuaires. J'adore les
actuaires, en partant, là. Je ne veux pas me faire d'ennemis. J'adore, parce
que....
Mme LeBel : Bien, on est deux
à avoir fait une remarque les concernant. Il va falloir...
M. Beauchemin : J'adore. Mais
la réalité, c'est qu'en réalité de marché, malheureusement, ce n'est souvent
pas le cas. Donc, c'est juste ça. Mon point, c'est plus qu'il y aurait valeur
ajoutée d'avoir eu une tierce partie qui aurait pu évaluer la vraie
tarification, parce que 20 % du «upside» contre un put, ça m'apparaît...
Mme LeBel : Je ne prétendrai
pas mettre en doute ou vouloir challenger ce que vous dites, au contraire,
j'entends très bien, dans les marchés probablement réguliers. Mais il faut
comprendre qu'en matière de régimes de retraite, en règle générale, le partage
du risque et des surplus est de 50-50. Donc, la règle est établie à 50-50.
Dans ce cas-ci particulier, la règle était
100 % des risques au gouvernement. Donc... Et on n'avait pas prévu de
règle en cas de division des surplus. Donc, je pense... Et, si, effectivement,
les règles actuarielles démontrent ou le marché démontre que, dans le fond, le
gouvernement assume un risque qui est... Ce que je comprends de votre
commentaire, c'est qu'en fin de compte c'est un risque théorique qui ne s'avère
pas, dans la plupart des cas, je paraphrase...
M. Beauchemin : Pas aussi
dispendieux.
Mme LeBel : ...pas aussi
dispendieux qu'on le prétend dans la plupart des cas. Je paraphrase,
naturellement, et je simplifie votre commentaire, mais...
Alors, bien, moi, je n'ai pas de problème
à ce qu'on partage 50 %... 50-50 les risques, et c'est ça qui se fait
d'habitude, mais, ici, cette règle-là n'était pas établie. La division des
surplus n'était pas établie. Donc, ce qu'on a fait, c'est qu'avec les
discussions on en est venus à ne plus avoir ce 100 %. Donc, on a abandonné
100 % des risques pour repartir sur un nouveau modèle. Maintenant, ça va
être 50-50... Non?
Une voix : ...
Mme LeBel : Maintenant, c'est
tout dans la caisse, pas dans ce cas-là, mais effectivement le gouvernement...
Bien, on a eu une entente, on a discuté. Maintenant, on verra, pour les
prochaines, s'il y a quoi que ce soit, là...
M. Beauchemin : Bien, puis
c'est... Oui.
Mme LeBel : ...mais elle a
été dûment négociée à partir de la prémisse de base qu'habituellement c'est
50-50 dans les deux cas, là.
M. Beauchemin : Je comprends,
mais... Puis c'est normal que ce soit dans la caisse, parce que c'est là où, en
fait, le risque doit être porté, normalement. Puis je n'ai aucun problème avec
ça, en fait. Au contraire, c'est... je salue cet avancement-là. Mais c'est plus
dans un contexte où est-ce qu'il n'y avait pas... Parce que, justement, c'est
peut-être 50-50, puis le réflexe de dire : Bien, O.K, ça va être
100 % contre 20 % du «upside»...
Mon point est vraiment technique, dans le
sens que la tarification de ça gagnerait, dans d'autres négociations peut-être
un jour, à être utilisée par des intervenants, des tierces parties qui font ça
de façon régulière comme exercice pour que, justement, cet... Imaginez si
l'argument avait été établi à l'époque. Bien, aujourd'hui, ça... il n'y aurait
pas de résistance, parce que ça aurait été en plus évalué, tandis que, là, il
n'y a pas eu d'évaluation. Il y a juste eu... Bien, c'était 100 %, c'était
50 %, donc, c'est maintenant 100 % contre 20 %, sans vraiment
avoir de fondement marché des capitaux en tant que tel en arrière.
Le Président (M. Simard) : Mme
la ministre, d'autres commentaires?
Mme LeBel : Non, mais je
comprends que c'est un... C'est sûr que c'est un commentaire de mon collègue
qu'on entend.
Le Président (M. Simard) : D'accord.
Y aurait-il d'autres remarques sur l'article 17? Sans quoi nous allons
procéder à la mise aux voix. Cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Une voix : Sur division.
Le Président (M. Simard) : Adopté
sur division. Mme la ministre, nous poursuivons et nous reprenons, si je ne
m'abuse, à l'article 1.
• (11 h 30) •
Mme LeBel : Absolument.
Merci, M. le Président. Alors, article 1, on est dans la Loi sur le régime
de retraite de certains enseignants : L'article 37.1 de la Loi sur le
régime de retraite de certains enseignants est abrogé.
On doit... Bon, il s'agit d'un ajustement de
concordance, M. le Président, puisque cette norme se retrouve dorénavant à
l'article 22 du présent projet de loi. Et ce que ça fait, donc, ça abroge
une disposition qui concerne l'augmentation des crédits de rente acquis par les
participants à la suite d'un transfert de leur régime complémentaire de
retraite, donc, les crédits de rente RCR obtenus par une personne qui participe
au régime de rentes de certains enseignants, une pensionnée de ce régime. Et on
va voir, à l'article 22, qu'on a finalement introduit cette notion-là.
Le Président (M. Simard) : D'accord.
Des remarques? L'article 1 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous poursuivons par l'étude de l'article 4.
Mme LeBel : Oui. Merci.
Article 4 : L'article 107.1 de cette loi est abrogé.
Donc, ce que le projet... cet article
propose d'abroger, c'est, donc, l'article 107.1 de la Loi sur le RREGOP,
qui prévoit que le gouvernement a le pouvoir d'augmenter certains crédits de
rente, couramment appelés les crédits de rente RCR. Et cette modification est
faite en lien avec l'article 19 du projet de loi, qu'on a vu précédemment,
lequel confierait maintenant au Comité de retraite du RREGOP la responsabilité
de déterminer les conditions et modalités relatives à l'augmentation des
crédits de rente RCR.
Donc, ça donne suite à l'entente, là, et l'article 19
qu'on vient <d'étudier...
>
11 h 30 (version révisée)
<17847
Mme LeBel :
...donc, ça donne suite à l'entente, là, et l'article 19 qu'on
vient >d'étudier.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Des remarques? L'article 4 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous poursuivons avec l'étude de l'article 5.
Mme LeBel : Merci. Alors,
l'article 128 de cette loi est modifié par le remplacement de «provenant
du service antérieur d'une personne employée en vertu d'un régime de retraite
auquel elle a participé» par «en vertu des articles 86, 100, 104, 113 et
115.5.1».
Donc, ce que l'article 105 prévoit, c'est
que les sommes liées aux crédits de rente RCR ne fassent plus l'objet d'une
comptabilité distincte et que seuls les crédits de rente rachat fassent l'objet
d'une telle comptabilité.
Donc, c'est la suite logique qui découle
de toutes les décisions qu'on a prises, entre autres, dans 19.
Le Président (M. Simard) : Cher
collègue.
M. Beauchemin : ...éclaircissement,
la différence entre les crédits de rente RCR puis les crédits de rente rachat,
en un mot, la différence entre les deux.
Mme LeBel : Peut-être Me Fournier,
si vous permettez.
Le Président (M. Simard) : Alors,
Mme Garneau.
Mme LeBel : Surtout si c'est
en un mot.
M. Beauchemin : Consentement.
Le Président (M. Simard) : Mme Garneau.
M. Beauchemin : Ça paie,
plus de mots.
Mme Garneau (Isabelle) : Oui,
c'est ça. Donc, tantôt, je vous expliquais qu'il y avait des écoles, des
hôpitaux qui offraient des régimes de retraite, puis il y en avait d'autres qui
ne l'offraient pas, mais ils sont devenus visés par le RREGOP aussi, en 1973.
Et ce qu'on a permis aux employés, c'est de faire reconnaître les années où ils
travaillaient dans l'école et qu'il n'y avait pas de régime de retraite en leur
donnant un crédit de rente. Donc, les employés rachetaient, faisaient
reconnaître les années antérieures, et ça leur donnait un bénéfice quand ils
venaient pour prendre leur retraite. Donc, c'est une autre façon de faire
reconnaître des années passées.
M. Beauchemin : O.K.
Puis est-ce que ma compréhension est bonne? On veut, donc, deux méthodologies
comptables pour les deux? Puis pourquoi, donc, deux méthodologies comptables
différentes?
Mme Garneau (Isabelle) : Bien,
en fait, tout l'argent se retrouvait dans la caisse du RREGOP, même... à la
même place que les cotisations qui sont versées des employés, mais il y a des
comptabilités distinctes pour les deux types de crédit de rente. Ça, ça
permettait d'avoir des évaluations actuarielles distinctes dans... dépendant du
type de crédit de rente. Après ça...
M. Beauchemin : Ah! O.K.
Pour pouvoir isoler, actualiser.
Mme Garneau (Isabelle) : C'est
ça, c'est ça.
M. Beauchemin : O.K. Je
comprends. O.K.
Le Président (M. Simard) : D'autres
remarques sur l'article 5? Sans quoi nous allons procéder à sa mise aux
voix. Cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Article 6.
Mme LeBel : Article 6 :
L'article 131 de cette loi est modifié par le remplacement de «le paiement
du crédit de rente est fait, en premier lieu, sur les fonds qui ont été
transférés à Retraite Québec à cette fin et, par la suite, sur le fonds
consolidé du revenu» par «les sommes nécessaires au paiement du crédit de rente
sont prises sur le fonds des cotisations des personnes employées à la Caisse de
dépôt et placement du Québec».
Donc, ce que ça fait, l'article 6, ça
vient modifier la source de paiement des sommes liées au crédit de rente RCR.
Ainsi, ces sommes-là seraient maintenant prises, là, comme on l'a mentionné, à
la Caisse de dépôt et placement du Québec. C'est en continuité avec la
modification de l'article 5.
Le Président (M. Simard) : Des
commentaires?
M. Beauchemin : Aucun.
Le Président (M. Simard) : L'article 6
est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous poursuivons par l'étude de l'article 8.
Mme LeBel : Oui.
Peut-être, avant la lecture de l'article 8, si vous permettez, l'article 8
va faire deux modifications, à l'article 13.1°, qui
concerne les crédits RCR, le bloc dans lequel nous sommes, mais fait également
une modification à l'article 11.3.1°, qui va
concerner les crédits de rente achat, le prochain bloc. Mais on va faire l'article 8,
si vous permettez, en une seule fois, pour fins de compréhension.
Donc, l'article 134 de cette loi...
Le Président (M. Simard) : Consentement?
Des voix : Consentement.
Mme LeBel : Et, quand je
dis «de cette loi», c'est toujours la Loi sur le RREGOP, pour fins d'enregistrement.
Donc, l'article 134 de cette loi est modifié par la suppression des
paragraphes 11.3.1° — comme je viens de mentionner — et
de l'article 13.1° du premier alinéa.
Donc, ainsi, le gouvernement n'aurait plus
le pouvoir de réglementer pour régir l'augmentation des crédits de rente rachat
et des crédits de rente RCR.
Comme on fait des modifications et on
ramène ça au comité, bien, le gouvernement n'a plus besoin de ces pouvoirs de
réglementation. On verra, dans le prochain bloc, que ça va être le cas
également pour les crédits de rente rachat — je me mêle toujours
entre rachat et RCR. Donc, c'est la même modification. On vient, donc, enlever
au gouvernement le pouvoir de prendre des règlements sur ces matières.
Le Président (M. Simard) : Y
aurait-il des commentaires sur l'intégralité de l'article de 8?
M. Beauchemin : Aucun.
Le Président (M. Simard) : Sans
quoi, cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons à l'étude de l'article 10.
Mme LeBel : Oui. Mon
Dieu! J'en ai sauté un. Désolée, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Concernant
l'article 158.
Mme LeBel : Exact. L'article 10,
effectivement, qui concerne toujours... L'article 10, donc, l'article 10...
Voyons! J'ai comme un... Je «lag», comme dirait ma fille. Donc, l'article 158.0.1
de cette loi est abrogé.
On parle toujours de la Loi sur le RREGOP.
Et c'est pour des raisons de concordance qu'on fait cette abrogation. Cet
article-là faisait référence à l'article 107.1 <de la Loi sur le...
Mme LeBel :
...
abrogation. Cet article-là faisait référence à l'article 107.1 >de
la Loi sur le RREGOP, qui... lequel est abrogé par l'article 4 du présent
projet de loi.
Donc, on est dans la concordance, là,
de... au travers la loi.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Des commentaires? L'article 10 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous poursuivons par l'étude de l'article 20.
Mme LeBel : Oui.
Article 20 : Les personnes qui participent au Régime de retraite de
certains enseignants et les pensionnés de ce régime, qui ont obtenu des crédits
de rente en vertu des articles 101 et 158 de la Loi sur le régime de
retraite du personnel employé du gouvernement et des organismes publics,
bénéficient des mêmes conditions et modalités que celles déterminées en
application de l'article 19 de la présente loi.
Les conditions et modalités déterminées en
application de l'article 19 de la présente loi ne s'appliquent que si
elles sont, pour la personne ou le pensionné concerné, plus avantageuses que
les dispositions prévues par le Régime de retraite de certains enseignants. Ces
conditions et modalités s'appliquent avec les adaptations nécessaires.
Donc, ce que l'article du projet de loi
vient faire, c'est prévoir que l'augmentation des crédits de rente RCR qui ont
été obtenus par une personne qui participe au Régime de retraite de certains
enseignants, qui est le RRCE, ou un pensionné de ce régime est faite selon
l'augmentation prévue par l'article 19 du projet de loi si c'est plus
avantageux, finalement.
Le Président (M. Simard) : L'article 20
est-il adopté? Adopté?
Des voix
: ...
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Mme LeBel : Et
l'article 20 est en lien avec l'article 22. Oui, adopté.
M. Beauchemin : Puis il faut
que je le dise aussi?
Le Président (M. Simard) : Oui,
ce serait préférable.
Des voix : ...
Mme LeBel : Oui. Et 22 va
compléter la pensée de l'article 20, les deux étaient en lien, et aussi
avec l'article 1, qu'on a vu précédemment, qui faisait une référence à 22.
Donc, l'article 22, le premier alinéa est une concordance avec
l'article 8, le second, avec l'article 1, qu'on a déjà étudié.
Donc, 22 : Les dispositions du
Règlement concernant la revalorisation des crédits de rente obtenus en
application des articles 101 et 158 de la Loi sur le régime de retraite du
personnel employé du gouvernement et des organismes publics, telles qu'elles se
lisent le (indiquer ici la date qui précède celle de la sanction de la présente
loi), continuent de s'appliquer à l'égard des crédits de rente obtenus en vertu
des articles 101 et 158 de la Loi sur le régime de retraite du personnel
employé du gouvernement et des organismes publics qui y sont visés.
Et ces mêmes dispositions
s'appliquent, avec les adaptations nécessaires, aux personnes qui participent
au Régime de retraite de certains enseignants et aux pensionnés de ce régime,
qui ont obtenu un crédit de rente en vertu des articles 101 et 158 de la
Loi sur le régime de retraite du personnel employé du gouvernement et des
organismes publics, si elles sont, pour la personne ou le pensionné concerné,
plus avantageuses que celles prévues par le Régime de retraite de certains
enseignants.
Donc, on fait un arrimage, mais avec une
modalité particulière.
Le Président (M. Simard) : Des
remarques? Pas de remarque. L'article 22 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Alors, nous demeurons dans le bloc 1, mais nous changeons de section et nous
allons étudier l'article 18.
Mme LeBel : Oui. Alors, c'est
la section qui va concerner le sujet des crédits de rente rachat qui découlent,
encore une fois, toujours de l'entente, là, qui... à laquelle on fait référence
depuis le début.
Et l'article 18 se lit, donc, comme
suit : Les crédits de rente obtenus en vertu des articles 86, 100,
104, 113 et 115.5.1 de la Loi sur le régime de retraite du personnel employé du
gouvernement et des organismes publics sont augmentés au 1er janvier 2021
en utilisant la somme de 28 031 100 $... — voyons! c'est
ça, hein, je vous disais tantôt, hein, que les chiffes étaient... — selon
les conditions et modalités déterminées par le comité de retraite visé à
l'article 163 de cette loi, après consultation du comité de retraite visé
à l'article 196.2 de la Loi sur le régime de retraite du personnel
d'encadrement. Ces conditions et modalités peuvent différer selon les
catégories de crédits de rente et de personnes qu'il détermine et sont publiées
sur le site Internet de Retraite Québec.
• (11 h 40) •
L'augmentation ne s'applique qu'à la
partie des crédits de rente dont le paiement provient des sommes payées par des
personnes employées pour les crédits de rente.
Malgré l'article 130 de la Loi sur le
régime de retraite du personnel employé du gouvernement et des organismes
publics, les sommes nécessaires au paiement de l'augmentation des crédits de
rente sont prises sur l'actif net disponible relatif aux crédits de rente
obtenus en vertu des articles 86, 100, 104, 113 et 115.5.1 de cette loi,
lequel actif fait partie du fonds des cotisations des personnes employées à la
Caisse de dépôt et placement du Québec.
Aux fins de l'article 151 de cette
loi, les sommes dues en application du présent article deviennent exigibles à
la date de la résolution du comité déterminant les conditions et modalités de
l'augmentation.
Et, malgré l'article 58 de la Loi sur
Retraite Québec, les sommes nécessaires au paiement des frais d'administration
relatifs à l'augmentation des crédits de rente sont prises sur le fonds des
cotisations des personnes employées du Régime de retraite du personnel employé
du gouvernement et des organismes publics.
Donc, cet article prévoit que c'est le
Comité de <retraite...
Mme LeBel :
...
gouvernement et des organismes publics.
Donc, cet article prévoit que c'est le
Comité de >retraite du RREGOP qui détermine les conditions et modalités
de l'augmentation. Et cet article s'applique pour le surplus actuel ainsi que
les surplus futurs, qui sont régis par l'article 3 qu'on va voir par la
suite.
Le Président (M. Simard) : Des
commentaires sur cet article?
M. Beauchemin : Non, aucun.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. L'article 18 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous poursuivons par l'étude de l'article 3.
Mme LeBel : En effet. Donc,
on est toujours dans la Loi sur le régime de retraite du personnel employé au
gouvernement et des organismes publics, le RREGOP : L'article 89 de
la Loi sur le régime de retraite du personnel employé du gouvernement et des
organismes publics est remplacé par le suivant :
«89. À moins que le Comité de retraite
n'en dispose autrement, le crédit de rente est augmenté lorsque l'évaluation
actuarielle des crédits de rente obtenus en vertu des articles 86, 100,
104, 113 et 115.5.1 identifie des sommes disponibles à cette fin. Le Comité
détermine les conditions et modalités de cette augmentation, lesquelles peuvent
prévoir la partie des sommes disponibles qui y est affectée, différer selon les
catégories de crédits de rente et de personnes qu'il détermine et prendre effet
à toute date non antérieure au 1er janvier qui suit la date de la
production de l'évaluation actuarielle. Ces conditions et modalités sont
publiées sur le site Internet de Retraite Québec.
«L'augmentation ne s'applique qu'à la
partie du crédit de rente dont le paiement provient des sommes payées par des
personnes employées pour le crédit de rente.
«Aux fins de l'article 151, les
sommes dues en application du présent article deviennent exigibles à la date de
la résolution du Comité déterminant les conditions et modalités de
l'augmentation si celles-ci prennent effet avant la date de la résolution.»
Donc, ce que ça vise, M. le Président,
c'est qu'on confie maintenant au Comité de retraite du RREGOP la responsabilité
de déterminer les conditions et modalités, et cette responsabilité-là, donc,
est actuellement conférée au gouvernement. Et je pense que c'est la
modification qu'on faisait à 8 tantôt, d'ailleurs, si je ne me trompe pas, mais
je vais... On verra. Mais la modification... Elle était au gouvernement. Maintenant,
elle est au comité. C'est ça, hein? Oui. C'est en lien avec le 8 qu'on a fait,
quand je vous ai dit qu'il y avait un rapport avec les crédits de rente, qu'on
ne refera pas, qui est déjà fait, où on enlevait le pouvoir réglementaire.
M. Beauchemin : C'est la
bonne chose à faire.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Merci. L'article 3 est donc adopté?
Mme LeBel : Sur ces sages
paroles.
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Et nous poursuivons par l'étude de l'article 7.
Mme LeBel : Oui. Donc,
l'article 7 : Cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 131.1,
du suivant :
«131.2. Malgré l'article 130, les
sommes nécessaires au paiement de l'augmentation des crédits de rente obtenus en
vertu des articles 86, 100, 104, 113 et 115.5.1 sont prises sur l'actif
net disponible relatif à ces crédits de rente, lequel actif fait partie du
fonds des cotisations des personnes employées à la Caisse de dépôt et [de]
placement du Québec.»
L'article 7 du projet de loi vise,
donc, à prévoir que le paiement de l'augmentation des crédits de rente soit
pris sur l'actif net disponible. Et on est toujours à modifier la Loi sur le
RREGOP.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Y aurait-il des commentaires? Sans quoi, l'article 7 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Alors, nous avions déjà fait l'étude de l'article 8 préalablement, dans la
section précédente, et nous poursuivons avec l'étude de l'article 11.
Mme LeBel : Merci, M. le
Président. Alors, l'article 11 : L'article 165 de cette loi est
modifié par l'insertion, après le paragraphe 3° du premier alinéa, des
paragraphes suivants :
«3.1° d'établir, conjointement avec
la Caisse de dépôt et placement du Québec et après consultation du Comité de
retraite visé à l'article 196.2 de la Loi sur le régime de retraite du
personnel d'encadrement, une politique de placement à l'égard des sommes payées
par des personnes employées pour les crédits de rente obtenus en vertu des
articles 86, 100, 104, 113 et 115.5.1 de la présente loi;
« 3.2° après consultation du Comité
de retraite visé à l'article 196.2 de la Loi sur le régime de retraite du
personnel d'encadrement, de déterminer les conditions et modalités de
l'augmentation d'un crédit de rente prévue à l'article 89 de la présente
loi ou de déterminer que le crédit de rente ne fait pas l'objet d'une telle
augmentation;».
Donc, on vise à régir les nouveaux
pouvoirs du Comité de retraite du RREGOP. Donc, premièrement, il est prévu que
le comité établisse une politique de placement, et, deuxièmement, le pouvoir du
comité de déterminer les conditions et modalités à l'égard de l'augmentation
des crédits de rente rachat, que l'on va voir... qu'on a vu en détail, là, à
l'article 3, je pense, du projet de loi, qu'on vient de voir, est aussi
mentionné dans l'énumération des fonctions. Donc, on ajuste les fonctions du
comité de retraite en fonction des modifications qu'on vient de faire.
Le Président (M. Simard) : Des
commentaires?
M. Beauchemin : Aucun.
Le Président (M. Simard) : Cet
article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Mme LeBel : Donc, article 12,
je crois.
Le Président (M. Simard) : Oui,
tout à <fait.
Mme LeBel :
Merci.
Donc, 12 : L'article 173 cette loi...
Le Président (M. Simard) :
Cet
article est-il adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M. Simard) :
Adopté.
Mme LeBel :
Donc,
article 12, je crois?
Le Président (M. Simard) :
Oui,
tout à >fait.
Mme LeBel : Merci. Donc, 12 :
L'article 173 cette loi est modifié par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «et 3°» par «, 3° et 3.1°».
Donc, ça permet au Comité de retraite du
RREGOP de déléguer à un sous-comité le pouvoir d'établir la politique de
placement qu'on... dont on vient de parler à l'article précédent. On est dans
l'ajustement de la loi au fur et à mesure qu'on procède.
Le Président (M. Simard) : L'article 12
est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons à l'étude de l'article 16.
Mme LeBel : Oui. Là, on entre
dans la Loi sur Retraite Québec. Donc, l'article 58 de la Loi sur Retraite
Québec est modifié par l'insertion, après le deuxième alinéa, du suivant :
«Malgré les premier et deuxième alinéas,
les sommes nécessaires au paiement des frais d'administration relatifs à
l'augmentation des crédits de rente obtenus en vertu des articles 86, 100,
104, 113 et 115.5.1 de la Loi sur le régime de retraite du personnel employé du
gouvernement et des organismes publics sont prises sur le fonds des cotisations
des personnes employées du régime de retraite du personnel employé du
gouvernement et des organismes publics.»
Donc, ça prévoit l'endroit où les sommes
nécessaires aux frais d'administration seront prises, et ces sommes seraient
ainsi versées à Retraite Québec en tant qu'administrateur du régime de
retraite.
Le Président (M. Simard) : Des
commentaires sur cet article? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Oui. Merci.
Dans le mémoire du SFPQ — merci, M. le Président — il y
avait... ils mentionnaient la chose suivante : «L'article 16
mentionne que les sommes nécessaires au paiement des frais d'administration
relatifs à l'augmentation des crédits de rente sont prises sur les fonds de
cotisation des employés du RREGOP. Ainsi, contrairement à la pratique
habituelle prévue à la Loi sur Retraite Québec, où les fonds d'employés et
l'employeur se divisent les frais administratifs de manière égale, le
gouvernement tient ici à se dédouaner de toute participation financière à la
redistribution des sommes engagées.» Qu'est-ce que vous en pensez?
Mme LeBel : Bien, je n'adhère
pas au commentaire. D'ailleurs, on a eu l'occasion d'en discuter. Mais ça
découle également de l'entente qui a été prise et signée par les syndicats. Je
peux vous dire... qui se lit comme suit, là : «Les frais d'administration
de Retraite Québec liés à la bonification des crédits de rente rachat sont
entièrement payés par les participants.» Donc, je n'ai pas participé aux
discussions, mais il y a des gens qui ont participé aux discussions. Donc,
c'est très... Ça fait partie de l'entente, là. Je peux juste dire ça. Mais
effectivement on le voit, que ce n'est pas habituel, parce qu'il y a une
modification qui doit suivre l'entente, mais on met en œuvre l'entente qui a
été discutée. Merci.
Le Président (M. Simard) : D'autres
remarques sur l'article 16? Sans quoi, cet article est-il adopté? Adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Nous
passons à l'étude de l'article 21.
Mme LeBel : Merci, M. le
Président. 21, alors : Les dispositions de la section IX.2.1 du
Règlement d'application de la Loi sur le régime de retraite du personnel
employé du gouvernement et des organismes publics, telles qu'elles se lisent le
31 décembre 2023, continuent de s'appliquer à l'égard des crédits de rente
obtenus en vertu des articles 86, 100, 104, 113 et 115.5.1 de la Loi sur
le régime de retraite du personnel employé du gouvernement et des organismes
publics qui y sont visés.
Donc, ce que ça fait, c'est que ça vise à
maintenir en vigueur les dispositions relatives à l'augmentation des crédits de
rente rachat. Ça découle, donc, de l'abrogation du pouvoir habilitant à
l'article 8. Et c'est un peu une transition, si on veut, là, une
adaptation.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Des remarques sur 21? Sans quoi, cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons à l'étude de l'article 24.
Mme LeBel : Oui. 24. La
politique de placement établie en vertu du paragraphe 3° du premier alinéa de
l'article 165 de la Loi sur le régime de retraite du personnel employé du
gouvernement et des organismes publics s'applique à l'égard des sommes payées
par des personnes employées visées par le Régime de retraite du personnel
employé du gouvernement et des organismes publics pour les crédits de rente
obtenus en vertu des articles 86, 100, 104, 113 et 115.5.1 de cette loi,
et ce, jusqu'à ce qu'une nouvelle politique de placement soit établie en vertu
du paragraphe 3.1° du premier alinéa de l'article 165 de cette loi, tel
qu'édicté par l'article 11 de la présente loi.
Donc, il s'agit d'une règle transitoire
pour ne pas être entre deux politiques de placement.
• (11 h 50) •
Le Président (M. Simard) : L'article 24
est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous poursuivons par l'étude du bloc 2, avec l'étude de l'article 2.
Mme LeBel : Oui. Merci.
Article 2 : L'article 42 de la Loi sur le régime de retraite des
agents de la paix en services correctionnels est modifié par la suppression du
quatrième alinéa.
Donc, l'article 2 du projet de loi
prévoit que la retenue annuelle au régime de retraite des agents de la paix
dans le service correctionnel que l'employeur fait sur le traitement admissible
versé à la personne employée peut excéder 9 %.
Donc, ça abroge, finalement, la limite de
9 %. Il n'y a pas d'autres régimes de retraite qui ont <cette
limite-là...
Mme LeBel :
...
limite de 9 %. Il n'y a pas d'autres régimes de retraite qui ont >cette
limite-là, j'ai eu l'occasion d'en discuter, et ça va faire en sorte... C'est
qu'on va pouvoir, pour la pérennité du régime, ajuster les cotisations et se
permettre, quand le scénario le demande, de dépasser le cadre du 9 %. Il y
a eu des consultations, les gens ne sont même pas venus, d'ailleurs, en
discuter, là, et ça n'a pas soulevé de tollé. Il faut ajuster, là, cette... je
ne dirais pas anomalie, là, mais cette précision de plafond, qui n'existe pas,
d'ailleurs, dans les autres lois, dans aucune loi de régime de retraite.
M. Beauchemin : ...de ça dans
les autres lois?
Mme LeBel : Bien, c'est
plutôt pourquoi il y en a une ici, honnêtement, qu'il faudrait se poser la
question. Parce que Retraite Québec fait une évaluation aux cinq ans, je
pense...
Une voix : ...
Mme LeBel : ...aux trois ans,
bon, actuarielle de la pérennité des régimes de retraite. Quelquefois, on a des
congés de cotisation. Quelquefois, on doit ajuster à la hausse. Dans ce cas-ci,
l'évaluation nous démontre que, pour la pérennité du régime, il faut faire une
évaluation à la hausse. Jusqu'à présent, dans les années antérieures, la
question ne s'était pas posée, parce qu'on était toujours dans la fourchette.
Mais c'est le seul. Et je vais vous dire
que j'ai posé la question, et je ne sais pas pourquoi, historiquement, dans
celui-là, il y a un plafond, alors que la règle est de ne pas en mettre, je
vous dirais, habituellement. Donc, c'est plutôt la question à l'inverse :
Pourquoi il y en avait une ici, là? Mais on doit le faire, et c'est pour la
pérennité du régime pour tous les cotisants, là.
M. Beauchemin : O.K.
Le Président (M. Simard) : D'autres
remarques sur l'article 2? Sans quoi, cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons à l'étude de l'article 25.
Mme LeBel : Donc, les
dispositions de l'article 2 de la présente loi — qu'on vient de
voir — ont effet depuis le 1er janvier 2022.
Donc, ça prend effet au 1er janvier
2022. Ça prévoit la rétroaction pour que les ajustements nécessaires soient
faits en équité entre tous.
Le Président (M. Simard) : ...commentaires
sur l'article 25? Cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous entamons l'étude du dernier bloc de ce projet de loi, le bloc 3, avec
la lecture de l'article 9...
Mme LeBel : J'en ai six,
blocs, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Vous
en avez six? Bien là, écoutez...
Mme LeBel : Je vivais
d'espoir à vos propos, mais...
Le Président (M. Simard) : Là,
vous... Oui, mais là vous... C'est ça, vous...
Mme LeBel : Du prochain bloc,
vous vouliez dire...
Le Président (M. Simard) : Vous
me réservez des surprises de manière perpétuelle, Mme la ministre.
Mme LeBel : Vous vouliez dire
«le prochain».
Le Président (M. Simard) : En
tout cas, c'est le dernier bloc dans la présente feuille.
Mme LeBel : Exact.
Le Président (M. Simard) : À
vous la parole pour l'article 9.
Mme LeBel : Oui. Alors, un
seul article. Je peux vous dire que ça... C'est pour la... Ça prévoit, là, la
question des sommes transférées à Revenu Québec en application de la Loi sur
les biens non réclamés.
Et l'article 9 sera modifié comme
suit... L'article 147.0.6 de cette loi est modifié, dans le premier alinéa
:
1° par l'insertion, après «personne»,
de «ayant participé à un régime de retraite»;
2° par l'insertion, après «ces
sommes», de «et en raison de sa participation à ce régime» de retraite.
Donc, ce que ça prévoyait, c'est que toute
personne pouvait demander la récupération des sommes, mais pas juste la
récupération des sommes, mais aussi de pouvoir être rétablie dans les droits du
régime de retraite.
L'enjeu, c'est qu'on ne peut pas, quand on
est décédé, être rétabli dans les droits. Donc, il faut que l'on comprenne que
seul un ancien participant peut rétablir ses droits ou un ancien participant
représenté, dûment représenté, s'il est dans un régime quelconque au sens large
de tutelle. On en avait parlé dans la consultation, là. Il n'y a pas de
problème, si la personne est toujours en vie, elle pourrait être rétablie dans
ses droits. Mais, si un descendant ou un héritier vient réclamer les sommes des
biens non réclamés, qui sont transférées à Revenu Québec après un certain
temps, les sommes vont être récupérables, mais on ne pourra pas rétablir les
droits dans le régime de cotisation de retraite, la personne étant décédée.
Donc, c'est pour faire... Il y avait cette
anomalie-là entre les deux qu'il fallait ajuster. Donc, je veux juste rassurer
tout le monde, les sommes ne sont pas perdues. Les sommes sont transférées,
mais, naturellement, le droit de cotiser s'éteint avec la personne, là.
M. Beauchemin : J'avais une
question, mais j'ai eu la réponse.
Mme LeBel : C'est ça, le
pouvoir de l'anticipation.
M. Beauchemin : C'est ça.
Le Président (M. Simard) : Alors,
d'autres commentaires sur l'article 9? Sans quoi, cet article est-il
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Ah! bien, tiens donc, il y a un bloc 4, Mme la ministre.
Mme LeBel : Coup de théâtre.
Le Président (M. Simard) : Coup
de théâtre.
Mme LeBel : Coup de théâtre.
Le Président (M. Simard) : Alors,
nous poursuivons par l'étude de l'article 13.
Mme LeBel : Oui. Donc, un
seul article dans cet article 4. On entre dans la section des ajustements
pour les membres du personnel de cabinet, ajustements qui doivent être faits
entre le RRPE et le RREGOP.
Et l'article se lit comme suit, donc,
c'est sur la Loi sur le régime de retraite du personnel d'encadrement : L'article 2
de la Loi sur le régime de retraite du personnel d'encadrement est modifié par
la suppression, dans le paragraphe 5°, de «dans les 12 mois qui
suivent la date à laquelle il est devenu un tel membre».
Donc, dans les faits, quand on parlait du
RRPE, il exigeait qu'on fasse la demande après... dans un maximum de
12 mois, alors que le RREGOP ne prévoyait pas ce maximum de 12 mois.
Donc, après 12 mois, une personne pouvait demander dans le RREGOP mais <ne
pouvait...
Mme LeBel :
...
après 12 mois, une personne pouvait demander dans le RREGOP mais >ne
pouvait plus demander dans le RRPE. On ajuste les deux régimes et on enlève la
période d'élimination, si on veut, de 12 mois. Donc, dans les deux cas, il
n'y aura plus de limite de temps pour faire la demande.
Le Président (M. Simard) : Merci.
D'autres remarques sur l'article 13? Cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons à l'étude de l'article 14 dans le bloc 5.
Mme LeBel : Encore une
fois, donc, un seul article dans le bloc 5, c'est la disposition
particulière en matière d'emplois occupés simultanément et de période de
qualification au RRPE, un peu plus technique peut-être, mais ce sont des... C'est
un arrimage avec une modification réglementaire qui a été faite en 2021, je
dois le préciser d'entrée de jeu.
L'article est très simple. Il se lit comme
suit : L'article 19.1 de cette loi est abrogé.
Donc, ce qu'on fait, c'est qu'on vient
abroger l'article 19.1 de la Loi sur le RRPE, qui avait été introduit en
2002. Maintenant, en 2021, une modification réglementaire a prévu que les
emplois occupés temporairement ne se qualifient pas en fonction... de
fonction... ne se qualifient pas de fonction temporaire lorsque la personne
occupe déjà une fonction régulière d'encadrement, et ce, indépendamment du
réseau.
Donc, l'article 19.1, là, il faut
l'abroger pour revenir avec la décision de 2021. C'est un peu une concordance
avec ce qui a été fait précédemment dans les règlements.
Le Président (M. Simard) : Des
remarques sur l'article 14? Cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons à l'étude de l'article 15 dans le bloc 6.
Mme LeBel : Oui, bloc 6,
qui... On entre dans la composition du comité de retraite. Donc,
l'article 15 : L'article 196.3 de cette loi est modifié, dans le
paragraphe 1° du premier alinéa :
1° par le remplacement, dans le
sous-paragraphe a, de «une personne représentant les personnes employées du
secteur de la fonction publique nommée» par «deux personnes représentant les
personnes employées du secteur de la fonction publique nommées»;
2° dans le sous-paragraphe c :
a) par le remplacement de
«quatre» par «trois»;
b) par la suppression de «une [représentante]»...
une représente... C'est ça?
Une voix : ...une personne
qui représente.
Mme LeBel : Ah! O.K. C'est
pour ça. O.K. C'est parfait. Donc, «une représente les directeurs généraux,».
L'article 15 du projet de loi vise,
donc, à modifier l'article 196.3 de la Loi sur le RRPE afin de revoir la
composition des membres du comité de retraite. Ainsi, il est proposé de retirer
les membres représentant les directeurs généraux du secteur de services de
la... services sociaux et d'ajouter un membre qui représente des personnes
employées de secteur de la fonction publique.
Cette modification-là a fait l'objet d'une
discussion par les membres. D'ailleurs, c'est le RACAR, je pense, qui est venu
témoigner à cet effet-là. Il n'y avait pas d'enjeu sur cette modification-là.
Maintenant, je vais me permettre d'élargir
mes commentaires. Il y a eu une discussion sur l'opportunité de mettre deux
observateurs. Les deux observateurs, il y a une entente avec le comité de
retraite, et l'enjeu était que le RACAR était, disons... voulait solidifier
l'entente par une modification législative. Je m'étais engagée à étudier la
question.
On a trouvé une façon de le solidifier par
loi... Au lieu que ce soit une directive ou une décision du comité de retraite,
on va le faire par voie réglementaire. C'est plus solide que la précédente,
mais ça demande moins qu'une modification législative, parce que, si on fait
une modification législative, là, dans ce sens-là, on est coulé dans le béton et,
à chaque fois qu'on voudra faire bouger un peu les choses, on sera pris avec
une modification du projet de loi. On a discuté par la suite avec le RACAR, qui
est d'accord avec la voie réglementaire.
Donc, ce n'est pas eu égard avec
l'article 15, mais je voulais régler la discussion. Sur l'article 15,
il n'y avait pas d'enjeu. Sur la... On demandait d'ajouter pour être capables
de solidifier l'entente, de... l'ajout de deux membres observateurs. Et l'offre
qu'on a faite, donc, au RACAR, c'est de le faire par la voie réglementaire au
lieu de législative. Donc, on n'aura pas de modification au projet de loi ou
d'amendement, mais on s'est engagés à le faire par voie réglementaire avec eux.
M. Beauchemin : ...ça va
être quand? Le processus, ça marche comment?
Mme LeBel : Bien là, le
processus réglementaire devra suivre son cours, mais c'est un règlement interne
du comité. Donc, c'est moins onéreux en termes de temps, si je comprends bien.
Le Président (M. Simard) :
...Mme Garneau?
Mme LeBel : Oui, mais
peut-être juste la procédure, oui.
Mme Garneau (Isabelle) : Oui.
Donc, c'est un règlement intérieur du comité de retraite qui va être confirmé
par le gouvernement par la suite, en l'occurrence le Conseil du trésor. Donc,
c'est pour ça qu'on dit que c'est plus sécuritaire que juste une directive, là,
mais...
M. Beauchemin : Oui, je
comprends.
Mme LeBel : Mais on
garde une certaine agilité si jamais le comité décide de faire d'autres
modifications. Parce qu'on s'entend qu'ils ont eu des consensus depuis
15 ans, ça fait qu'on ne voudrait pas briser cette belle harmonie, là.
M. Beauchemin : Mais ça
va être fait rapidement, donc.
Mme Garneau (Isabelle) : ...très
rapidement.
Mme LeBel : Oui.
• (12 heures) •
Le Président (M. Simard) : D'autres
commentaires ou questions sur l'article 15? Sans quoi, cet article est-il
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Et nous passons à l'étude de l'article 23.
Mme LeBel : 23. La
personne qui représente les directeurs généraux du secteur de la santé et des
services sociaux au sein du comité de retraite visé à l'article 196.2 de
la Loi sur le régime de retraite du personnel d'encadrement en <fonction...
>
12 h (version révisée)
<17847
Mme
LeBel :
...visé à l'article 196.2 de la Loi sur le régime
de retraite du personnel d'encadrement en >fonction le (indiquer ici la
date qui précède celle de la sanction de la présente loi) est réputée avoir été
nommée en vertu du paragraphe adu paragraphe 1° du premier
alinéa de l'article 196.3 de cette loi, modifié par l'article 15 de
la présente loi.
Donc, c'est de nature transitoire. Ça
prévoit que la personne qui représente le directeur général du service de la
santé, là, le poste qu'on a aboli pour le transformer, garde son siège, là, si
elle est toujours en fonction à ce moment-là. C'est pour faire une transition.
Le Président (M. Simard) : L'article 23
est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Et là, Mme la ministre, à moins que vous n'ayez d'autres surprises, nous
amorçons l'étude du dernier bloc.
Mme LeBel : Le dernier bloc,
qui est le bloc Entrée en vigueur.
Le Président (M. Simard) : Ah!
bien.
Mme LeBel : Bien oui, donc, l'article 26 :
Les dispositions de la présente loi entrent en vigueur le (indiquer ici la date
de la sanction de la présente loi), à l'exception des articles 3 et 7, de
celles de l'article 8, dans la mesure où elles concernent le paragraphe 11.3.1°
du premier alinéa de l'article 134 de la Loi sur le régime de retraite du
personnel employé du gouvernement et des organismes publics, de celles de
l'article 11, dans la mesure où elles concernent le paragraphe 3.2°
du premier alinéa de l'article 165 de cette loi, et de celles des articles 16
et 21, qui entrent en vigueur le 1er janvier 2024.
Donc, l'article 26, là, précise deux
entrées en vigueur différentes, une entrée en vigueur particulière du 1er janvier
2024, qui s'explique par le fait que la prochaine évaluation actuarielle du
RREGOP va avoir lieu... à l'égard des crédits de rente devra être produite par
Retraite Québec autour de l'automne 2023 sur la base des données du 31. Donc,
dans... C'est pour arrimer avec la prochaine évaluation. Dans l'intervalle, on
est sur l'ancien régime.
M. Beauchemin : Pas de
commentaire.
Le Président (M. Simard) : Pas
de commentaire. Cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Alors, chers collègues, nous en sommes maintenant rendus à la fin de l'étude
détaillée. Comme le veut la tradition, j'ai quelques questions à vous adresser.
Est-ce que le titre du projet de loi est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Je propose que la commission adopte une motion d'ajustement des références.
Cette motion est-elle adoptée?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Remarques finales
Et nous en sommes maintenant rendus à l'étape
des remarques finales. M. le député de Marguerite-Bourgeoys, à vous la parole.
M. Frédéric Beauchemin
M. Beauchemin : Bien, en
fait, je n'ai pas grand remarques additionnelles à faire. Je trouve que ça a
été une étude qui a été faite avec vigueur, autant avec ma collègue, qui est
absente aujourd'hui, que toute l'équipe du gouvernement. Puis je pense que
ça... Pour moi, ça va finir là, mais je trouve ça... Puis je vois quand même le
travail qui a été fait, ça fait que...
Mais, le commentaire que j'avais mentionné
à propos de l'évaluation de marché, pour la suite des choses, là,
définitivement.
Le Président (M. Simard) : Alors,
je cède maintenant la parole à Mme la ministre responsable de l'Administration
publique.
Mme Sonia LeBel
Mme LeBel : Bien, je vais me
permettre de conclure en remerciant tout le monde, remercier surtout les
équipes, parce qu'on a fait quand même une étude détaillée qui s'est écoulée
rondement, mais, derrière un projet de loi aussi technique, il y a quand même
beaucoup de travail. Donc, c'est toujours mon occasion de remercier tous ceux
qui sont derrière les articles de loi ou des décisions qui semblent simples à
prime abord mais qui sont quand même assez complexes, on l'a vu.
Merci à tout le monde. Merci à mes
collègues d'avoir été patients à travers tout ça quand... Ce sont des projets
qui sont peut-être un peu moins... qui donnent lieu à moins de discussions,
disons, politiques mais qui sont quand même fort importants et essentiels pour
les gens qui sont concernés. Donc, merci à tout le monde.
Le Président (M. Simard) : Alors,
merci à vous, chers collègues, pour votre précieuse collaboration. Merci
également aux membres du secrétariat pour leur efficience légendaire.
Sur ce, chers collègues, comme notre
commission a accompli son mandat, j'ajourne nos travaux sine die. Au revoir.
(Fin de la séance à 12 h 05)