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Point de presse de Mme Manon Massé, cheffe du deuxième groupe d’opposition, et M. Vincent Marissal, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de finances

Version finale

Le jeudi 15 avril 2021, 8 h

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures deux minutes)

Mme Massé : Oui. Bonjour, tout le monde. Hier, le premier ministre a reculé sur sa décision absurde d'imposer le port du masque aux couples à l'extérieur de la maison. On était contents d'apprendre cette nouvelle-là, on était contents qu'il le fasse. C'est la bonne décision à prendre. Ça montre que, des fois, lorsqu'on met le focus sur des incohérences, bien, ça permet de reculer.

Mais encore une fois le premier ministre n'explique pas pourquoi hier c'était nécessaire puis aujourd'hui, bien, ça ne l'est plus. Moi, je regarde ça, les Québécois et Québécoises regardons ça, puis ça ressemble, là, vraiment à de l'improvisation. Plus le premier ministre rajoute des règles, des contraintes, moins il prend le temps de les expliquer ou de les justifier, et ça, ça rend ça dur à comprendre, dur à suivre, et bien sûr ça nuit à l'adhésion.

Mais, pendant ce temps-là, parallèlement à ça, on voit les éclosions, elles sont dans milieu de travail et sont dans les écoles mal ventilées. Ils sont là, les foyers d'éclosion, de façon très majoritaire.

Alors, est-ce que le premier ministre a agi pour que nos enfants respirent de la bonne air dans nos écoles? Non. Il couvre la négligence de son ministre. Pendant que les horaires de vaccination peinent à se remplir et que le premier ministre a décrété une pause… Est-ce que le premier ministre a décrété une pause vaccin pour maximiser le succès de la campagne de vaccination? Non.

Ce matin, d'ailleurs, on apprenait dans LaPresse, de la voix d'une directrice de vaccination à Laval, qui pointait précisément du doigt l'horaire de travail des gens comme étant un… comme empêchant la possibilité de prendre des rendez-vous.

Alors, est-ce que le premier ministre, lui, remplit sa part du contrat moral qu'il demande, qu'il exige aux Québécois et Québécoises? Est-ce qu'il fait le bout qui lui appartient? Bien, la réponse est non. Si François Legault se demande pourquoi, là, les gens décrochent, pourquoi les gens ont de plus en plus de difficulté à faire confiance, à faire une confiance aveugle, bien, c'est parce que c'est ça qu'il nous demande, de faire une confiance aveugle, mais lui, de son côté, ne fait ce qu'il a à faire pour intervenir là où ça compte énormément, c'est-à-dire au niveau de la ventilation dans les écoles. Et prenons, par exemple, offrir une pause vaccin à l'ensemble de Québécois et Québécoises qui travaillent pour leur dire : Oui, tu peux te dégager pour aller te faire vacciner. Et, il me semble, c'est dans l'avantage aussi des employeurs puisque 55 % des éclosions sont en milieu de travail. Il n'y a pas un employeur qui veut ça dans son milieu de travail.

Alors, ça serait gagnant-gagnant pour tout le monde. Nous, on veut que les mesures sanitaires marchent, donc j'implore aujourd'hui de lâcher, M. Legault, le «papa Legault» et de laisser un peu de lumière entrer. Vous allez voir, ça désinfecte.

M. Marissal : Bonjour, merci d'être là. Vous avez probablement remarqué, hier, que j'ai soulevé des questions d'ordre éthique sur les liens d'affaires entre M. Guy LeBlanc et une entreprise qui s'appelle Goodfood. J'ai posé des questions à l'Assemblée nationale, hier, au ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, qui a nommé lui-même M. LeBlanc à la tête d'Investissement Québec.

J'ai posé des questions parce que ce qui me trouble là-dedans et ce qui devrait nous troubler là-dedans, c'est la séquence des événements. M. LeBlanc, jusqu'à la veille de son arrivée à la tête d'Investissement Québec, était administrateur de Goodfood. Il est entré chez Investissement Québec, je ne sais pas, on ne sait pas assurément s'il a gardé ses actions. Il en avait à hauteur de 200 000 $ à l'époque, 60 000 actions. Il avait aussi une option d'achat de 25 000 autres actions chez Goodfood. Tout ça aurait été mis en fiducie sans droit de regard, sauf que, et le «sauf que» est assez essentiel ici, dans l'histoire et dans l'échéancier, dans la séquence, c'est que, tout d'un coup, dans les premiers mois de la direction de M. LeBlanc, Investissement Québec s'intéresse à Goodfood, fait une opération de financement de Goodfood à 45 millions de dollars. Investissement Québec aurait mis de l'argent là-dedans, et on ne sait toujours pas si M. LeBlanc a gardé, a vendu. On ne sait pas s'il aurait pu profiter d'une hausse des actions de Goodfood.

J'ai présenté hier, à l'Assemblée nationale — je vais vous le présenter dans le bon sens — la hausse et la fluctuation des actions de Goodfood, c'est probablement trop petit pour que vous le voyez ici, mais vous pourriez le consulter, de toute façon, c'est public, c'est une action publique. Il y a eu des variations, à la hausse, assez spectaculaires à partir du moment où Investissement Québec s'est investi, c'est le cas de le dire, dans l'entreprise Goodfood, et ça va de soi, ça va de soi. Sauf que M. LeBlanc, lui, a des liens très, très, très particuliers avec cette entreprise-là, et, quant à moi, ça soulève des questions.

J'ai posé des questions hier à M. Fitzgibbon, en lui demandant de clarifier cette histoire-là pour nous assurer d'un certain nombre de choses, d'abord, nous assurer que M. LeBlanc n'a pas profité, de façon aveugle ou de façon volontaire, à la fluctuation à la hausse des actions de Goodfood, de nous assurer qu'il a bel et bien fait ses déclarations d'intérêt parce qu'à Investissement Québec les déclarations d'intérêt ne sont pas publiques, elles sont privées, contrairement à ce qu'on fait pour les élus et les ministres, et aussi, et surtout, s'assurer que M. LeBlanc, à tout le moins, là, minimalement, a érigé un mur coupe-feu entre lui et toute forme de discussion à Investissement Québec touchant Goodfood.

À ce jour, je n'ai pas eu de réponse. J'ai eu droit à une attaque personnelle comme c'est généralement le modus operandi du ministre Fitzgibbon. Mais, pour le moment, en ce qui me concerne, il y a toujours apparence de conflit d'intérêts. Il y a des articles qui disent, ce matin, que M. LeBlanc serait toujours actionnaire, je ne le sais pas. Ce que je sais, par contre, c'est que, dans la charte d'Investissement Québec, un dirigeant, un haut-dirigeant, et c'est clairement le cas de M. LeBlanc, doit se départir de ses actions avec une entreprise liée à Investissement Québec dans les deux ans suivant son arrivée. Ça va faire deux ans, là, ces jours-ci, là, je crois, le 19 avril. Est-ce que Goodfood est une entreprise liée? Je crois comprendre que oui, parce qu'il y a eu de l'argent d'Investissement Québec, ou est-ce que ce n'est pas une entreprise liée?

Puis, à ce moment-là, bien, il n'y a à peu près aucune règle qui s'applique. Et si... Je suis désolé, c'est un peu technique, là, mais il faut suivre la séquence. Si c'est une entreprise liée, M. Leblanc doit les vendre au plus tard le 19 avril. Est-ce qu'il les a déjà vendues? Et si oui, là, la question à 200 000 $, quand les a-t-il vendues? Parce que c'est là où il peut y avoir apparence de conflit d'intérêts.

Je vous signale qu'une fiducie sans droit de regard, là, dans ce cas-ci, ce n'est pas un mur de Chine, ça ressemble plus à un paravent de papier de riz, et ça fait pas mal trop de proximité pour qu'on ne pose pas de question. Je vous remercie.

La Modératrice : On va prendre vos questions, une question, une sous-question.

Mme Côté (Claudie) : Mme Massé, sur le port du masque ou le non-port du masque, là, j'aimerais vous entendre sur la façon que ça a été annoncé. Bon, d'abord, il y a eu le communiqué la semaine dernière, ensuite, plusieurs jours plus tard, on vient expliquer, justifier la mesure, et 24 heures plus tard, c'est via les réseaux sociaux que le premier ministre a rectifié le tir. Est-ce que ça ne crée pas de la confusion pour les Québécois? Est-ce que c'est comme ça qu'on doit rejoindre la population par ces mesures aussi importantes? Parce que je rappelle qu'en bout de piste, là, il y a quand même un ticket de 1 500 $ quand on ne respecte pas cette règle-là.

Mme Massé : Vous avez absolument raison. Ce qui est confondant, c'est que le premier ministre bénéficie, à chaque semaine, des fois quelques fois par semaine, d'une tribune officielle devant vous pour le questionner, pour émettre les directives que vous vous empressez de propager à l'ensemble des Québécois et Québécoises. Est-ce que le premier ministre trouvait que ça pressait vraiment beaucoup, beaucoup pour ne pas appeler à une conférence de presse? Est-ce qu'il avait peur de vos questions? Je ne sais pas. C'est sûr que les réseaux sociaux, ça touche un certain nombre de personnes. Mais vous le savez comme moi, là, c'est des algorithmes.

Alors donc, c'est, oui, problématique. Et, ceci étant dit, ça contribue, et c'est mon point ce matin, ça contribue à la confusion et ça contribue au sentiment de plus en plus partagé, malheureusement, d'improvisation de la part du premier ministre.

M. Lacroix (Louis) : Mais qu'est-ce que vous faites du fait que le premier ministre, en conférence de presse, a admis que, pendant la conférence de presse, il n'était même pas au courant de cette directive de la Santé publique qui a été inscrite ensuite dans un communiqué de presse qui est venu après, alors, lui, il dit : Moi, je n'étais même pas au courant. Alors, un, est-ce que, ça, c'est normal que la Santé publique n'ait pas mis le premier ministre au courant d'une mesure aussi importante?

Mme Massé : Bien, écoutez, vous le savez, puis on vous le dit depuis le début, on suit ça un peu comme vous, en spectateur. Alors, quelle est la séquence réelle? Est-ce que c'est un oubli du premier ministre, bon, etc.? Moi, je suis incapable d'en témoigner. Je suis, comme vous, une spectatrice. C'est souvent grâce à vous que je réussis à avoir les détails de ces choses-là. Mais ceci étant dit, il y a plein de solutions qui ont été amenées, là, par nos collègues des oppositions, par nous-mêmes. Vous savez, quand on parle d'une enquête publique, là, c'est parce qu'on ressent profondément le besoin de répondre à toutes ces questions-là avec l'ensemble des réponses.

M. Lacroix (Louis) : Mais le premier ministre a toujours dit qu'il se fie à la science pour prendre ses décisions. Dans ce cas-ci, quand on pose la question au Dr Arruda s'il existe des études à savoir quel est le risque, par exemple, de contamination à l'extérieur, bien, il admet qu'il n'y a aucune étude qui a été faite, qu'ils ont pris ça... ils ont fait un consensus ensemble, là, entre les intervenants, puis ils ont dit : On est arrivé à un consensus puis on a décidé de le faire, mais il admet lui-même qu'il n'y a aucune étude qui démontre ça. Qu'est-ce que ça vous... alors on se base sur quoi, là? Est-ce que la science a failli? Est-ce que ça remet en question l'idée de dire : Bien, nous autres, on se fie à la science? Comment vous accueillez ça quand vous apprenez, de la bouche du Dr Arruda, qu'il n'y a aucune étude qui démontre l'efficacité de ça?

Mme Massé : Oui. Je pense que... puis, écoutez, moi, je réitère notre confiance à la Santé publique, là. Je pense que l'expérience de la pandémie fait qu'il y a des éléments qu'on a été capable d'asseoir et de documenter, et que le gouvernement n'écoute pas. Les décisions politiques ne vont pas dans le sens de la science. Et il y a l'exemple dont vous nous amenez où le directeur de la santé publique dit : On n'a peut-être pas d'étude, on en a discuté entre scientifiques et on est arrivé à cette conclusion-là.

Mais, moi, je suis toujours avec le même enjeu : Ça s'est fait quand? Qui était autour de la table? Ça, je ne sais pas, je ne sais pas, ce n'est pas... je veux dire, la voie qui a été privilégiée il y a un an n'est pas de rendre l'information accessible à la population de façon transparente qui pourrait permettre à la population de faire des choix.

Puis l'exemple pétant que nous avons aujourd'hui dans la face, c'est concernant le CO2 dans les écoles. Hein, depuis plusieurs mois, à Québec solidaire, on vous dit une mesure simple, simple, simple, c'est de prendre des détecteurs de CO2, de les installer dans les classes et faire confiance à nos enseignantes, nos enseignants pour faire la lecture et d'agir directement, de faire la lecture en temps réel, là, pas juste quand le vérificateur va passer, en temps réel, et de poser les gestes nécessaires pour aérer les classes en temps réel.

Ça, là, c'est des gestes, là, simples qui… de l'information simple que les citoyens, citoyennes, notamment nos enseignantes, seraient capables d'agir au quotidien. Ça, ça serait cool.

Mme Gamache (Valérie) : …sur la ventilation, là, puisque vous êtes là-dessus, là, quand on se rend compte qu'il y a 61 % des tests qui présentent des irrégularités et qu'à peu près n'importe qui fait ces tests-là en classe, qu'est-ce qu'on doit faire à ce moment-ci pour rassurer, quand même, les parents qui envoient ces enfants dans ces classes-là? On ne le sait pas, en réalité, là, quelle est la qualité de l'air.

Mme Massé : Bien, c'est normal que, ce matin, les parents se disent : Voyons, voyons, c'est quoi? Le gouvernement du Québec, là, met beaucoup de poids sur les épaules des citoyens et des citoyennes, exige une adhésion aux enlignements qui sont mis de l'avant par le premier ministre, mais en même temps, quand il est temps de répondre à cette demande aussi simple que d'avoir un air… que l'air de nos écoles soit adéquat pour nos enfants pour éviter les éclosions, là, c'est le cafouillage, là, on n'a pas de mesure... Alors que, je le réitère, des choses très simples pourraient être faites, donner du pouvoir aux profs.

Les profs, là, sont dans la classe à longueur de journée. Ils sont capables de lire c'est quoi sur le détecteur de CO2, c'est quoi les particules par million. Puis si la Santé publique donne des consignes simples comme : 1 000… en bas de 1 000, ça va, 1 500, on ouvre la fenêtre, 2 000, on fait flasher, on sort les… Aïe! eux aussi, ils sont impliqués là-dedans, là, c'est leur propre santé.

Ça fait que c'est ça, la part du contrat que le gouvernement doit faire au lieu de cacher son ministre puis le protéger.

M. Bergeron (Patrice) : Précisément, là, sur ce que M. Legault choisit ou pas ou oublie d'aborder dans les conférences de presse, il est arrivé souvent que M. Arruda est arrivé à côté puis a dit : Oh! j'oubliais, je veux ajouter une consigne, et il prenait la parole.

Or, jamais il n'a pris la parole la semaine dernière pour nous dire : Ah! on a des nouvelles mesures importantes en matière de masque. Jamais on ne l'a entendu pour dire, encore, hier, là, c'est M. Legault qui a pris la décision d'annoncer sur les masques. Jamais on ne l'a entendu dire, non plus, en ce qui a trait aux écoles, à l'aération : Écoutez, moi, j'ai des réserves là-dessus.

Est-ce que c'est encore l'homme de la situation ou est-ce qu'il a vraiment les coudées franches dans la situation actuelle?

Mme Massé : Écoutez, le Dr Arruda ainsi que l'ensemble des directions de la santé publique, hein, il faut se rappeler, c'est tout un réseau au Québec, ce réseau-là travaille avec les moyens qu'ils ont. Et, dans ce sens-là, quand vous...

M. Bergeron (Patrice) : Ils ont les moyens, actuellement, là, je veux dire, ils ont beaucoup, beaucoup de moyens, là, la Santé publique, là...

Mme Massé : Bien, c'est sûr qu'on peut considérer qu'ils ont beaucoup de moyens parce qu'il y a de l'argent qui a été investi dans le cadre de la pandémie, mais il faut aussi se rappeler les coupures sauvages qui ont été faites dans les années pré-CAQ, pour ne pas dire dans les années libérales. Mais ceci était dit, ce n'était pas votre question.

Et donc, c'est certain que le fait que la science doit guider les pas et qu'après ça M. Legault le dit et n'arrête de le répéter qu'«anyway», après, c'est lui le boss, c'est lui qui prend les décisions, moi, je pense que c'est ça qu'il démontre depuis un an, puis ça n'a pas l'air à vouloir changer.

La Modératrice : Une dernière question en français.

Mme Lévesque (Fanny) : Au sujet de la vaccination, là, bon, vous disiez : On constate que, dans le Grand Montréal, il y a plein de plages vides, les centres de vaccination sont vides, et, en région, on voit un peu l'effet inverse, les gens se présentent. Est-ce que le gouvernement doit changer sa stratégie de vaccination à ce stade-ci? Qu'est-ce qu'il devrait faire à votre avis? Est-ce qu'on doit ouvrir la vaccination à tout le monde à Montréal, par exemple?

Mme Massé : Bien, moi, je pense que c'est au comité de vaccination, là. Ça, nous, encore là, on vous revient, là. Tu sais, je veux dire, pour une fois, c'est clair, c'est un comité qui dirige ces opérations-là, qui met de l'avant les priorités, etc.

Ceci étant dit, il faut que le gouvernement reconnaisse qu'il y a des gens, là, qui ne peuvent pas manquer de travail parce que ça va avoir un impact direct dans leurs revenus et donc direct dans leur qualité de vie, leur capacité de se nourrir, de nourrir la famille, de payer le logement, de payer les... Alors, c'est pour ça que nous, on vient avec la pause vaccin. C'est... Quand tu veux que les gens puissent adhérer, tu leur donnes les moyens. Et ça, la pause vaccin, c'en est un moyen où les gens pourraient, dans le cadre de leur travail, pour se protéger eux, protéger leur environnement, protéger leur environnement de travail aussi, pouvoir aller se faire vacciner. Et honnêtement ce n'est pas tout le monde qui l'utiliserait. Mais ceux et celles qui en ont besoin pourraient le faire.

Parce que, là, je rajoute une couche. Quand vous revenez de votre journée de travail, si vous n'êtes pas en télétravail — parce qu'il y a quand même plusieurs personnes, beaucoup sont en télétravail, mais beaucoup pas — et que vous avez les enfants qui sont là, là, tu sais, on dit : Ah! ils iront se faire vacciner en dehors des heures de travail. Oui, mais... ça aussi, là, on a les enfants, on a l'école, l'école à la maison, là.  Écoutez, se donner tous les moyens, se donner tous les moyens de faire vacciner les Québécois et Québécoises serait, entre autres, très responsable de la part du gouvernement du Québec, d'offrir cette pause vaccin dont on vous parle depuis une semaine.

M. Carabin (François) : Mais qu'est-ce que vous dites, Mme Massé, contre... quant aux réactions de la Santé publique? Parce que, là, à chaque fois, ce dont on a l'impression, c'est qu'il y a une première vague de vaccination, puis tranquillement, ça s'étiole avec le temps. Puis là, une semaine après ou deux semaines après avoir ouvert AstraZeneca, on n'en a presque plus, là, de personnes qui se présentent. Donc, est-ce qu'on ne devrait pas aller plus rapidement pour couvrir les ordres de priorité?

Mme Massé : Votre question, elle est excellente, et, moi, j'invite vraiment le comité à revoir parce que c'est des dizaines et des dizaines, des centaines, des milliers de places. Ça fait que, oui, je pense que j'invite le comité à le revoir, mais ce n'est pas moi qui va vous dire : Il faut qu'il le fasse. Ce que je pense, c'est qu'il faut que le gouvernement du Québec donne les conditions aux travailleurs, travailleuses, parce que c'est là qu'on est rendus, aux travailleurs et travailleuses de pouvoir aller se faire vacciner.

La Modératrice : On va passer en anglais.

Mme Senay (Cathy) : Just to get… Good morning, first of all, Ms. Massé. We learned with Thomas Gervais from Radio-Canada that the tests for the quality of air in the classes, they were not done properly for the majority of that. This… that we have now on the quality of air in classes, how do you think parents will react when they'll see another story on this? It's been months that…

Mme Massé : Of course. I'm pretty sure that Quebeckers will just say : Oh! Wow! What happened? I do all my possible to protect by respecting the directives and the place where 24% of the «éclosion» is coming, it's in the classrooms. And the Government don't do what needs to be done. Of course, it's hard for people and it is this kind of action or non-action of a government put doubts in the head of people. It will be so easy to do one thing, it's to have confidence in the teachers and put some «détecteurs de» CO2 in the classroom. Let the teachers see the results every day on time, always on time, and the teachers can have and take the decision : Oh! it's 1,050... 15,000... no, 1,500, I will open the window. Oh! it's 2,000, I will get children out. It's 2,000 for a second day, I will call my director and ask for a purificateur d'air. This is simple things to do, and I don't understand why Mr. Legault don't do it.

Mme Senay (Cathy) : And one last question. Last week, just for the methodology, experts did not agree with the Education Minister. Liberals were asking Jean-François Roberge to leave. Now, we know that, according do this investigation from Radio-Canada, that tests were badly done, like, more than 60% of cases, do you have the impression that Jean-François Roberge has done enough and has to leave his job as the Education Minister?

Mme Massé : Of course, it's a good question. It's the question that a lot of parents this morning, when they read this article, asked.

Let me tell you something. If I understand well, the leader, the boss of the situation, it's Mr. Legault. And Mr. Legault protected in the last week Mr. Roberge. Did we still... Did he still protect him today? Maybe it's a good question to ask to him.

M. Grillo (Matthew) : What are your thoughts on this back-and-forth on outdoor masks, and then we just get a release on Facebook about this, when it was, you know, omitted last week, backtracked earlier this week, and now we see this change, and it comes throughout Facebook, what are your thoughts on that?

Mme Massé : Let's say, it's... for us, it's a good decision. I mean, it was unexplictable... non, ce n'est pas le mot... c'était inexplicable.

Journaliste : Unexplainable.

Mme Massé : Unexplainable. It's was unexplainable why you can be with your girlfriend or boyfriend inside of the house and not outside without mask. So, that was the good decision. But, as you said, the back-and-forth have an impact on the Quebeckers' adhesion to the measures. And, when Mr. Legault decides to get a step back on than one, he decides not to go in front of medias, as he does every week, and he decides to do it by Facebook. Maybe it's because he doesn't want your questions. I don't know. But, let's say it was a good decision, but it not helps, this kind of attitude, to bring the adhesion to the population.

M. Grillo (Matthew) : Do you thinks it hurts the credibility of the Government and the Public Health when they are sort of forgetting about this really important measure and they come back, they reiterated the message earlier in the week and then, pretty much the next day or within 48 hours, they changed it again? Do you think it hurts the credibility of the Government and Québec Public Health?

Mme Massé : Let's say, we don't really know because we're asking for a long time now to have transparency in this process of decision, to have the… «les avis de la Santé publique» publicly exposed. We don't have this kind of information. So, it's very hard to follow it.

La Modératrice : Merci beaucoup.

M. Marissal : As a former journalist, I just want to add something to what Manon said. At some point, I think Mr. Legault should stop with the one-liners like the light at the end of the tunnel and the marathon, and he should focus on the message and make sure that the message is clear, it's understandable, and it's based on science. So, please, stop the one-liners and focus on the message. Thank you.

La Modératrice : Merci.

(Fin à 8 h 29)

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