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Point de presse de M. Frédéric Beauchemin, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’économie et d’innovation, et Mme Madwa-Nika Cadet, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi

Version finale

Le mercredi 31 janvier 2024, 8 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures deux minutes)

M. Beauchemin : Bonjour. Bon matin à tous. Je suis accompagné de ma collègue Madwa Cadet. On va parler d'économie, des PME.

Donc, il y a 262 000 PME au Québec dans 17 régions. C'est le cœur de notre économie, c'est le cœur de nos villages, c'est le cœur du Québec. La situation économique actuellement est difficile. Deuxième trimestre, troisième trimestre : ralentissement. Quatrième trimestre risque d'être exactement dans la même lignée. Écoutez, si on veut relancer nos... notre économie, si on veut relancer nos PME, ce qui est important, c'est de s'assurer d'avoir des crédits d'impôt qui sont... qui reflètent leur réalité. On a à peu près une quarantaine de crédits d'impôt, dont les deux tiers approximativement sont là pour faire de la création d'emplois. On a 200 000 postes vacants au Québec, pénurie de main-d'oeuvre. Ça sert quoi vraiment de faire des... créer des postes quand on n'en a pas, de main-d'oeuvre? On fait plus de postes vacants. Donc, on est dans cette situation-là où est-ce que ce qu'on devrait faire, le focus devrait être de l'amélioration de la productivité de nos PME. Moi, ce que je veux faire, c'est aider nos PME, je veux m'assurer qu'on puisse être compétitif contre l'ensemble de l'OCDE. Puis, quand je pense à un des pays qui est très motivé, qui a pris le virage il y a une dizaine d'années, c'est l'Allemagne, et aujourd'hui l'Allemagne a une amélioration de sa productivité de façon incroyable. Donc, ça, c'est le genre de leadership qu'on devrait avoir ici, au Québec. Je suis prêt à répondre à vos questions.

Journaliste : Êtes-vous satisfait de la couverture que vous avez eue hier avec votre sortie durant la période de questions concernant les petites et moyennes entreprises? Trouvez-vous que c'est un bon sujet pour faire l'actualité et faire partie du... faire parler du Parti libéral?

M. Beauchemin : Je n'ai pas regardé spécifiquement par rapport à ma sortie spécifique, là, le... je ne suis pas...

Journaliste : Globalement… que ça pogne les PME puis l'aide aux PME? Vous êtes sur le même sujet depuis l'automne passé, vous recommencez la session, vous êtes encore là-dessus.

M. Beauchemin : Oui. Bien, ce qui est... ce qui est important, O.K., c'est de rejoindre tout le monde au Québec. Puis comment qu'on peut rejoindre tout le monde au Québec? 2 250 000 d'employés travaillent dans le secteur privé pour les PME, O.K.? C'est 80 % de la main-d'oeuvre du secteur privé qu'ils rejoignent là. C'est important.

Journaliste : ...M. Beauchemin, là. Ce que je vous demande, c'est : Trouvez-vous que vous performez, pour faire parler du Parti libéral, puis cet enjeu-là actuellement, en répétant jour après jour, là, en étant sur le dossier des PME?

M. Beauchemin : Bien, je crois sincèrement qu'on est crédibles en PME parce qu'on a une expérience passée. Moi, j'ai une expérience personnelle dans le marché des capitaux. Je pense que ce qui est important, c'est de s'assurer justement que les gens... Moi, je ne connais pas personne qui ne veut pas réussir dans la vie, tout le monde veut réussir dans la vie. Puis je pense que c'est important que toutes nos PME puissent compétitionner, être plus productives, faire plus avec ce qu'ils ont. Puis c'est ça qui est le message le plus important. Améliorer la productivité quand tu es en pénurie de main-d'oeuvre, bien, il y a juste une façon de le faire, c'est de... pour les manufacturiers, par exemple, avoir du meilleur équipement. On doit investir pour s'assurer qu'ils puissent générer plus. Puis ça, ça va rejoindre tout le monde parce que ça va nous aider à... justement à avoir les moyens de nos ambitions, à avoir les services de l'État qu'on veut avoir.

Journaliste : ...conformer à la motion qui a été adoptée hier à l'unanimité sur la mise en œuvre, en fait, de l'article 57... de la recommandation 57 de la commission Charbonneau. Si jamais le Parti libéral revenait au pouvoir, est-ce que vous vous conformeriez à cet article-là, tel que souhaité par 113 députés hier à l'Assemblée nationale?

M. Beauchemin : Dont moi, j'ai voté pour, dont le Parti libéral a voté pour. Puis, effectivement, je pense que ce qui est important ici de comprendre, là, O.K., c'est que les règles, elles ont été... déjà été... il y a eu la commission Charbonneau, les recommandations, elles ont été appliquées. Ça fait six ans que la CAQ est au pouvoir. Ça serait important qu'eux autres leur interprétation de l'application soit la bonne puis qu'ils agissent ainsi. Moi, je trouve que c'est ça, le problème, là, c'est un problème d'interprétation.

Journaliste : Donc, le Parti libéral sous votre gouverne, exemple...

M. Beauchemin : On appliquerait les règles... On appliquerait les règles de façon intelligente.

Journaliste : ...il n'y aurait pas de ministre qui participerait à des cocktails de financement?

M. Beauchemin : Pour nous, là, la chose la plus importante, O.K., c'est de s'assurer que les gens puissent avoir accès à tous les élus n'importe quand. Puis l'accessibilité aux élus, ça se fait de par des rencontres, il y a des... Il y a des façons plus officielles que ça. On n'achèterait pas un lien directement, là, avec une contribution, ce n'est pas... ce n'est pas comme ça que ça se fait. L'interprétation de la CAQ de la réglementation qui découle de la commission Charbonneau, elle est clairement, là, mal comprise par les membres de la CAQ.

Journaliste : Est-ce que vous... est-ce... excusez, voyons. Élection Québec a indiqué aujourd'hui qu'ils seraient prêts, eux, à resserrer les règles concernant, donc, le financement des partis politiques...

M. Beauchemin : On est plus que... on est plus que... on en a... Oui, on va absolument participer avec Élection Québec pour justement s'assurer que tout ça, ça avance. Il n'y a aucun problème là-dessus, on est là.

Journaliste : Si vous me permettez de finir ma question.

M. Beauchemin : Excusez, j'ai...

Journaliste : Si vous me... Mais donc Élection Québec dit : Si le législateur est intéressé, nous, on serait prêts, donc, à proposer des façons de resserrer les règles actuelles de la Loi électorale. Mais, par contre, il faut que le législateur soit intéressé, il faut qu'il y ait une initiative de législateur. Est-ce que vous, par exemple, vous seriez prêt à entendre Élection Québec, à lancer un mandat d'initiative, par exemple, en commission parlementaire pour entendre Élection Québec sur ses propositions pour resserrer les règles?

M. Beauchemin : Ça fait partie de l'ensemble de très bonnes suggestions. Puis, oui, on est prêts à travailler avec le DGEQ pour s'assurer justement que tout ça, ça soit clair. On est en 2024, là, c'est le temps d'avancer. Ça fait que oui, absolument.

Journaliste : Vous, avez-vous des propositions pour resserrer la Loi électorale, les règles en place?

M. Beauchemin : Bien, il faudrait quand même commencer par bien interpréter les recommandations de la commission Charbonneau. Je pense qu'en partant, ça, c'est un problème. La CAQ interprète, de toute évidence, mal les recommandations, en partant, c'est la... Le reste, on est ouverts. Je veux dire, je ne suis pas pour vous suggérer un paquet de trucs en ce moment, là, que... on n'a pas eu le temps de s'asseoir puis de discuter avec l'ensemble des parties prenantes. Mais la réalité c'est que, oui, effectivement, il faut donc faire une meilleure interprétation.

Journaliste : Mais hier il y a deux autres cas...

M. Beauchemin : Oui.

Journaliste : ...de députés caquistes qui ont sollicité des gens en faisant miroiter la présence d'un ministre. Est-ce qu'à quatre, tu sais... un, on pouvait dire que c'est l'exception, deux, on pouvait dire... là, à quatre, là, est-ce que c'est... à votre avis, c'est une façon de faire? Est-ce que c'est un modus operandi qu'ils ont?

M. Beauchemin : Je ne peux pas vraiment conclure sur quatre par rapport à 90, là, mais, tu sais, c'est quoi? C'est 5 % de la députation caquiste. Peut-être, là, je ne sais pas. Je ne peux pas vous... Je ne peux pas conclure là-dessus, mais...

Journaliste : Pourquoi la moitié des maires contribuent à la caisse électorale de la CAQ?

M. Beauchemin : Écoutez, les maires, là, O.K., moi, je suis prêt à les rencontrer. Tout le monde est prêt à rencontrer les maires. Ils peuvent nous rencontrer n'importe quand, qu'on soit un ministre ou pas, la porte est ouverte, O.K.? En fait, la démocratie, là, elle sert à ça, à entendre le monde puis à appliquer ce que le monde veulent. Des fois, ça peut être peut-être difficile à faire des choses qui ont... qui ne sont peut-être pas pour le bien du commun, là, O.K., mais, en bout de piste, là, la porte est ouverte, puis c'est ça qui devrait être fait.

Journaliste : ...coïncidence si la moitié des maires contribuent à la caisse électorale de la CAQ?

M. Beauchemin : ...c'est une statistique, là.

Journaliste : ...M. Beauchemin, j'ai l'impression que vous êtes sur les breaks, vous... alors que vous avez... on vous lance des balles, là, en plein milieu du marbre, puis là vous êtes... vous pourriez l'envoyer l'autre bord de la clôture, puis vous ne swingez même pas.

M. Beauchemin : Bien, écoutez, moi, je pense que ce qui se passe actuellement, ce n'est pas ce qui devrait se passer. Ça, c'est clair, O.K.? Ce qui se passe actuellement, de demander des contributions de 100 $ pour rencontrer des ministres, ce n'est pas la chose à faire, point final. Il y a-tu un plus grand débat à avoir là-dessus? Je pense que, là, on va... on va pouvoir mijoter encore plus là-dessus si on en parle, évidemment, c'est sûr et certain, mais la réalité, c'est que, si le DGEQ propose de faire effectivement une revisite de toutes ses... la réglementation par rapport aux contributions politiques, on est plus que...

Journaliste : Et vous, Mme Nika Cadet, qu'est-ce que vous pensez du fait que la moitié des maires contribuent à la caisse électorale de la CAQ? Est-ce que c'est une coïncidence?

Mme Cadet : Bien, moi, je ne pense pas que c'est une coïncidence que la moitié des maires contribuent à la caisse électorale de la CAQ, manifestement, on a une certaine tendance au niveau des députés caquistes quant à la sollicitation. On voit que... on a vu quatre exemples, quatre exemples publics dans la manière dont les citoyens, et dont des élus, donc, ont été sollicités pour pouvoir aller à la rencontre, donc, des ministres du gouvernement. La problématique, ce n'est pas tant la présence en tant que telle de ces ministres-là, mais c'est vraiment, donc, la sollicitation, puis qu'est-ce qu'on fait miroiter autour de ça.

Nous, on a voté... comme mon collègue vient de l'expliquer, donc, nous étions conjoints sur la motion du Parti québécois hier, et manifestement, donc, toutes les recommandations... bien, d'abord, donc, le dernier gouvernement libéral, donc, a mis en œuvre, donc, la grande majorité, la quasi-totalité des recommandations de la commission Charbonneau lors du dernier gouvernement. Puis on va continuer de les mettre en place puis de suivre toutes les recommandations puis de collaborer avec le DGEQ.

Journaliste : Pensez-vous que ceux qui suivent la formation accélérée en construction auraient dû être obligés de travailler dans le domaine ensuite?

Mme Cadet : Moi, je pense que le programme aurait définitivement dû être mieux créé dès le départ. Vous m'avez vu ici au mois de novembre, dès le jour de l'annonce des formations accélérées en construction, parler de tout ce qui ne fonctionnait pas là-dedans, là. D'abord, le fait... par exemple, là, le choix des programmes, là, les... le choix de programme de frigoriste à l'encontre de la décision de la Commission de la construction du Québec, le manque de profs. Puis hier, juste hier, en Chambre, au Salon bleu, alors que la ministre, donc, nous réitérait encore que c'était, bon, un bon programme, là, pour pallier le manque de main-d'oeuvre, le déficit de main-d'oeuvre dans l'industrie de la construction, une industrie qui est extrêmement névralgique sur le plan économique au Québec, on... bon, elle nous a rétorqué que ça fonctionnait bien. Et manifestement, bien, ce qu'on voit, c'est qu'il y a des gens qui participent, qui prennent part à ces programmes-là pour rénover leur cabanon. Ce n'est pas normal. Moi, quand j'ai lu votre article, ce matin, j'ai été vraiment choquée.

Journaliste : M. Boulet, excusez-moi, il dit que ça aurait été compliqué de vérifier que ces gens-là travaillent bel et bien sur les chantiers, puisque Québec n'est pas l'employeur.

Mme Cadet : J'ai bien entendu cet argumentaire-là, même l'automne dernier, mais l'ACQ, elle-même, de... l'Association de la construction Québec, bien... elle a fait des commentaires, donc, inverses... dire : Bien, ça aurait été possible, plausible, donc, de pouvoir vérifier à la suite de la fin du programme de formation que ces gens, donc, travaillent dans le secteur, en collaboration avec le ministère de l'Éducation. Il n'y a tout simplement pas eu de volonté politique de la part du gouvernement de faire ces vérifications-là. C'est comme si on a voulu monter le programme sur un coin de table, et là on se ramasse avec exactement ce qu'on a dénoncé, ce que j'ai dénoncé au jour un de l'annonce du programme de formation, qu'on a des gens qui non seulement, donc, n'auront pas, donc, de durabilité dans le secteur, parce que c'est ça aussi, là, parce que, d'une part, on peut bien avoir des gens qui intègrent le secteur, mais il y a une bonne partie… il y a une certaine partie de ces gens-là qui ne... qui risquent donc de ne pas perdurer, mais là on voit des classes, des profs qui eux-mêmes se disent... bien, comme citoyens, ils voient qu'il y a un problème avec ça, que les contribuables québécois se mettent à payer pour que des gens rénovent leur chalet.

Journaliste : M. Beauchemin, juste avoir une précision, la recommandation 57 de la commission Charbonneau s'adresse juste aux ministres et à leur personnel de cabinet. Donc, en quoi est-ce que ça changerait les choses si la recommandation 57 était bel et bien appliquée par la CAQ, comme vous le dites?

M. Beauchemin : Pour ce qui est de demander à des maires de venir, vous dites, là, c'est ça?

Journaliste : Oui parce que la recommandation parle uniquement des ministres et des cabinets, puis là on parle… les cas qu'on connaît, ça… ça concerne des députés.

M. Beauchemin : Qui invitent des gens à venir pour rencontrer un ministre qui va venir participer dans la soirée. Ça fait que c'est cet angle-là qu'effectivement, donc, si le DGEQ veut ouvrir des consultations pour faire en sorte qu'on puisse y participer, on va être plus que…   

Journaliste : Vous, vous croyez qu'actuellement la recommandation 57 n'est pas respectée, malgré le fait que ça...

M. Beauchemin : Bien, l'interprétation que la CAQ en fait, d'après moi, elle est étirée.

Journaliste : Puis vous, c'est quoi votre interprétation de toute ça?

M. Beauchemin : Bien, qu'il y a des places justement pour rencontrer tous les participants de la société civile, que ce soient les maires, que ce soient des propriétaires d'entreprises, que ce soient des groupes religieux, que ce soit n'importe qui, là, O.K., il y a des endroits, il y a des façons de faire. Puis je ne pense pas que c'est en demandant 100 $ à quelqu'un que c'est la bonne... la bonne façon de faire. Je pense qu'il y a un problème d'éthique quand on parle de même.

Journaliste : Puis la recommandation 57, est-ce qu'elle a été assez claire? Parce qu'effectivement ce qu'elle dit, c'est : vise à interdire aux ministres et à leur personnel de cabinet de solliciter des contributions politiques aux fournisseurs, aux bénéficiaires de l'aide financière de leur ministère. Comme mon collègue l'a dit, dans les cas qui nous intéressent tout récemment, là, ce sont surtout des députés ou leur personnel qui ont envoyé des invitations à des gens. Ce n'est pas si clair que ça, la recommandation 57, non?

M. Beauchemin : Avec l'intention de faire en sorte que les gens venant à ces cocktails de financement là puissent rencontrer les ministres. Donc, il y a eu comme une interprétation de la part des...

Journaliste : ...vous reconnaissez que cette recommandation laisse place à beaucoup d'interprétations.

M. Beauchemin : Bien, en fait, de... de ne pas faire directement ce qui est empêché de faire quand la réglementation est en place, c'est comme un peu la détourner pour rien. Moi, je pense que ce qui est important, ici, c'est qu'on puisse avoir, par exemple, le DGEQ qui décide de faire une revitalisation de l'ensemble de la réglementation là-dessus. Puis, à partir de ce moment là, on pourra contribuer puis rendre les choses encore plus claires.

Journaliste : If I can jump in, a question for you. Yesterday, Québec solidaire came out and revealed a text message of the CAQ MNA of René-Lévesque saying : Je sais que nous n'avons pas toujours fait ce que tu voulais, mais c'est une belle occasion pour parler à un ministre. That was in his text, text message to a person, inviting this person to his cocktail.

Mme Cadet : …to a cocktail.

Journaliste : Yes. Brigitte Legault, the executive director of the CAQ, said this morning : Well, the person, the mayor has the choice to go or not. So, it was… She was basically backing the text message. Is this normal?

Mme Cadet : No, it's not normal. I understand her position… to back this type of text message, but I don't think that this is normal, I don't think that this is acceptable. It's… we clearly see, for the type of solicitation that was made by the MNA of René Lévesque, that they are trying to solicitate donors like in a certain… with a certain perspective of exchange and a certain perspective that they will get something back from meeting with the minister. Then when they say : Well, we didn't always do what you wanted, and then invite them to a fund-raising event for la CAQ, well, they are essentially implying is that, well, if you do come here, maybe we will do what you want. And this is exactly what is prohibited by the electoral law.

Journaliste : And do you have the impression, as the Québec Liberal party, that Élection Québec needs to jump in?

Mme Cadet : Well, with what we have… Well, we definitely have the impression that… Well, right now, like there is our investigation. Like we backed the different investigations from la Commissaire à l'éthique. We will wait for the different results that come from la Commissaire à l'éthique to see, like, what are the recommendations from him. And from there, like, we'll see, like, what is the role of Élections Québec.

Journaliste : Is there anything you feel the Government should be doing while they wait for these results to come out? Because there's now been four accusations in total.

Mme Cadet : Well, best practices. Like, it's always about… like, to make sure to maintain best practices. Like, this is why I said : Like, well, I understand Brigitte Legault's position, but I don't think that it was acceptable like for her, or normal to back what would happen because this is definitely not a best practice type of… demonstrated, well, a lack of judgment here.

Journaliste : Merci.

M. Beauchemin : Merci beaucoup.

(Fin à 8 h 18)

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