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Point de presse de Mme Dominique Anglade, cheffe de l’opposition officielle, et Mme Monique Sauvé, porte-parole de l’opposition officielle pour les aînés et les proches aidants

Version finale

Le mardi 15 février 2022, 9 h 40

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Neuf heures quarante-cinq minutes)

Mme Anglade : Alors, bonjour. Bonjour à tous. Et merci, Monique, de m'accompagner ce matin pour ce point de presse.

Dans les dernières semaines, François Legault a été dur à suivre : couvre-feu, pas de couvre-feu, taxe contre les antivaccinés, pas de taxe contre les antivaccinés, passeport vaccinal qui devait être déployé, maintenu, maintenant levé. Les messages contradictoires de François Legault ont été nombreux, et ça doit cesser.

Demain, le Conseil des ministres va adopter, pour la 100e fois, un décret sur l'état d'urgence au Québec. Ça fait maintenant deux ans que l'on vit en état d'urgence. Ça, ça veut dire que François Legault gouverne seul, qu'il peut octroyer les contrats qu'il veut à qui il veut, qu'il peut décider des mesures qu'il veut mettre en place, comme le couvre-feu, qu'il a des pouvoirs extraordinaires. François Legault a oublié ce que c'était que de gouverner en démocratie. Et je le mets aujourd'hui au défi, je mets au défi François Legault de lever l'état d'urgence sanitaire au Québec dès cette semaine.

Je vais maintenant céder la parole à Monique Sauvé pour parler de nos aînés.

Mme Sauvé : Bon matin. Depuis la première vague jusqu'à aujourd'hui, on n'a pas juste oublié nos CHSLD, on a oublié nos aînés. Dans la première vague, le gouvernement du Québec, la ministre des Aînés et son gouvernement n'ont même pas suivi leurs propres directives, qui étaient claires, dans un guide, deux jours avant l'interdiction des proches aidants. Et, dans ce guide, on pouvait lire : «Dès l'apparition de la COVID, il faut maintenir l'implication des personnes proches aidantes.» Ça, c'était le 12 mars, et, le 14 mars, le gouvernement a décidé d'interdire l'accès aux proches aidants. On sait ce que ça a donné, des aînés qui sont morts seuls, loin des leurs, dans la souffrance, seuls au monde. Ça, c'était la première vague.

Aujourd'hui, on lit l'article de Thomas Gerbet, on regarde ce qui se passe, la semaine passée et aujourd'hui, avec cet article, le surconfinement, le manque d'humanité, c'est clair, là, on a oublié qu'il y a des aînés qui vivent dans les CHSLD. Alors, on ne leur donne absolument aucun accès aux soins d'hygiène de base, sous prétexte qu'il y a des règles. Mais, à un moment donné, là, il faut lâcher les règles puis il faut regarder l'humanité, il faut penser à nos aînés. Et ce qu'on lit, ce matin, là, c'est complètement, complètement inhumain pour nos aînés en CHSLD : confinés dans leur chambre lorsqu'ils ont la COVID, ne même pas avoir accès à une salle de bains, aux soins d'hygiène de base. De la première vague à aujourd'hui, le gouvernement du Québec a oublié complètement ses aînés. Merci.

M. Lavallée (Hugo) : ...dans les installations où il n'y a pas de toilette individuelle, par exemple.

Mme Sauvé : Bien, honnêtement, là, puis un peu comme dans la situation des RPA la semaine dernière, il faut regarder les directives puis essayer de prévoir des assouplissements, une protection, s'assurer que du personnel peuvent les accompagner à la salle de bains régulièrement. Il faut trouver des façons, il faut regarder des allègements des directives en place. Il y a des comités qui sont en place, dans les CHSLD, des comités de résidents qui connaissent bien les leurs, qui connaissent bien les aînés. Pourquoi ne pas leur demander conseil? Pourquoi ne pas regarder à alléger, et ça presse, alléger les directives qui sont en place pour donner plus d'humanité? Ça n'a juste pas de bon sens, ce qu'on lit ce matin, ça n'a juste pas de bon sens pour nos aînés.

M. Lacroix (Louis) : Mais qui manque d'humanité?

Mme Sauvé : Bien, en fait, c'est tous les gestionnaires, tous ceux qui prennent les décisions de suivre à la lettre des directives sans assouplir, sans humaniser. Ils prennent une page, ils regardent la directive puis ils disent : C'est ça, c'est ça, c'est ça. Mais la situation évolue, et, pendant ce temps là, on oublie complètement que ces règles s'appliquent à des aînés, des aînés vulnérables.

M. Pilon-Larose (Hugo) : Mme Anglade, M. Legault, hier, a dit, essentiellement, que l'état d'urgence au Canada, pour le Québec, il n'en voulait pas. Ma question, en deux temps, pour vous : Est-ce que ça change quelque chose à la situation au Québec, ce que Justin Trudeau a déclaré hier par rapport à l'état d'urgence? Et vous, est-ce que vous trouvez que c'est opportun de faire ce qu'il a fait?

Mme Anglade : Bien, écoutez, d'abord, je vais vous dire que j'ai parlé avec le maire de Québec, j'ai parlé avec la mairesse de Gatineau, on a également été en communication avec le bureau pour le Québec pour le gouvernement de Justin Trudeau, et ils m'ont exprimé leurs grandes préoccupations par rapport à ce qui se passe. Alors, pour nous, ce qui est clair, c'est qu'il n'y a pas besoin d'une application de la loi des mesures sanitaires pour le Québec. Cela dit, il ne faut pas se mettre la tête dans le sable, là, on est à un pont, un pont d'un débordement sur le territoire québécois. Moi, je pense présentement aux résidents qui sont à Hull, je pense à toute cette région-là. On n'est pas loin d'un débordement, alors il faut vraiment veiller au grain.

M. Pilon-Larose (Hugo) : Est-ce que vous voyez d'un bon oeil que le gouvernement semble, à ce moment-ci, vouloir établir un calendrier de retrait du passeport sanitaire? Le passeport sanitaire, de le retirer progressivement, pour vous, est-ce que ça va apaiser les tensions?

Mme Anglade : Au-delà de tout, la semaine dernière, je disais qu'il fallait revoir la pertinence du passeport vaccinal, d'ailleurs, je le demandais, qu'on revoie la pertinence du passeport vaccinal et qu'on ait clairement des directives de la part du gouvernement. Par contre, demain, encore une fois, on va renouveler l'état d'urgence au Québec, alors qu'il n'y a pas de raison qui justifie le renouvellement de l'état d'urgence pour la 100e fois. Je ne connais aucune juridiction qui fonctionne de cette manière-là.

Mme Côté (Claudie) : Le passeport sanitaire, pourquoi est-ce qu'on décide là de jeter un peu de leste puis de procéder avec un déconfinement... avec un retrait par étapes? Est-ce que c'est parce que la situation sanitaire le permet? Est-ce que c'est un calcul politique parce qu'on s'en va en élections prochainement?

Mme Anglade : Bien, c'est pour ça que je disais, tout à l'heure, que les propositions de François Legault sont complètement contradictoires. Rappelez-vous que, la semaine dernière, on disait qu'il était là pour rester, François Legault disait, il était là pour rester. Il disait également qu'on pouvait l'étendre à d'autres endroits, aux petits commerces. C'était ça, le message qui était envoyé. Puis, cette semaine, on arrive puis on dit : Ah! bien, finalement, le passeport vaccinal, on va le revoir. Donc, les messages sont contradictoires, on ne sait pas comment ils prennent leurs décisions. Et c'est pour ça que, la semaine dernière, j'ai demandé, sur le passeport vaccinal, d'envoyer ça au Scientifique en chef, qu'on soit capable d'avoir une réponse claire, étayée d'un point de vue scientifique.

M. Lavallée (Hugo) : Mais, vous, est-ce que vous estimez qu'il a fait son temps, le passeport vaccinal, qu'il faudrait s'en débarrasser ou qu'il faut le conserver? Votre position à vous, c'est quoi?

Mme Anglade : La semaine dernière, encore une fois, je questionnais la pertinence du passeport vaccinal, voyant ce qui se passait à l'extérieur du Québec, voyant ce qui se passait dans les applications puis les contradictions, qu'il y avait des questions sérieuses qui devaient se poser par rapport à son application. Je reviens quand même au fait qu'encore une fois nous sommes, ici, par contre, en urgence sanitaire au Québec.

M. Lacroix (Louis) : J'essaie de comprendre, parce que vous dites : Il faut l'enlever. On regarde ce qui se passe ailleurs, tout le monde l'enlève, nous autres, on ne l'enlève pas. Là, on l'enlève, puis ça ne fait pas votre affaire encore.

Mme Anglade : Ce que je dis, c'est que les propositions du gouvernement sont contradictoires. La semaine dernière, le gouvernement nous a dit : Il est là pour rester. La semaine dernière, on demandait l'évaluation de la pertinence du passeport vaccinal. Ils vont nous expliquer aujourd'hui ce qu'ils entendent par rapport au passeport vaccinal. Mais c'est les contradictions du gouvernement : couvre-feu, pas de couvre-feu, taxe, pas de taxe, passeport vaccinal élargi, maintenu, maintenant enlevé. C'est ça aussi qui rend le message très confus, de la part du gouvernement, et qui fait en sorte que les gens respectent de moins en moins les règles. Il y a ça aussi qu'il faut prendre en considération.

M. Bellerose (Patrick) : Qu'est-ce qui vous préoccupe, du côté du renouvellement de l'état d'urgence? Vous dites : Les contrats, on peut les donner sans appel d'offres, de gré à gré. Qu'est-ce qui vous préoccupe, là-dedans? Avez-vous vu des choses qui sont, disons, matière à préoccupation?

Mme Anglade : Je ne comprends pas, aujourd'hui encore, au Québec, qu'on soit obligés de fonctionner sous un état d'urgence qui fait en sorte qu'il y a plein de contrats sur lesquels on n'a pas de visibilité, sur lesquels vous, les journalistes, vous n'avez aucune visibilité, également, qui peuvent être octroyés pour cinq ans, pour 10 ans, comme on a vu dans le cas de PetalMD, où ça a été accordé à un ami du premier ministre. C'est ça, la réalité. Comme on voit des sondages qui sont payés aux frais des contribuables pour, visiblement, des positions qui sont des positions qui sont partisanes. Il y a énormément de questions qui sont posées. Ça permet au premier ministre de dire, par exemple, qu'il peut imposer quand il veut un couvre-feu, quand, même, ce n'est pas recommandé par la Santé publique. Il y a plein de décisions, il a tous les pouvoirs. Je pense que François Legault a oublié c'était quoi, de gouverner en démocratie.

Mme Côté (Claudie) : Peut être un mot sur la Loi sur les mesures d'urgence. Je veux juste être sûre de votre position. Elle ne devrait pas s'appliquer au Québec, mais quel est le pouvoir du Québec de refuser qu'elle s'applique ici, là? Si on décide de l'appliquer, on l'applique.

Mme Anglade : Bien, je pense que le Québec a le droit de dire qu'on n'a pas besoin d'avoir l'imposition des mesures sanitaires du côté fédéral. Ça, c'est la première des choses. Ce que je dis, par contre… Puis je suis d'accord avec le fait qu'on n'ait pas besoin de le faire au Québec. Cela dit, encore une fois, pour avoir parlé avec la mairesse de Gatineau, il ne faut pas qu'on se mette la tête dans le sable. Il y a un pont qui nous sépare entre ce qui se passe comme débordements à Ottawa et le territoire québécois. Donc, il va falloir que les efforts soient coordonnés puis il va falloir qu'on surveille ce qui se passe de manière étroite.

Mme Côté (Claudie) : Donc, vous êtes en faveur, finalement, c'est ce que je comprends, de son application ici. Parce que François Legault ne veut pas la Loi sur les mesures d'urgence, il a été clair.

Mme Anglade : Non, on n'est pas en faveur, ce que j'ai dit… on n'est pas en faveur pour l'application sur le territoire québécois, parce que les enjeux sont en Ontario, présentement. Donc, je ne suis pas en faveur. Ce que je dis, par contre, c'est qu'il faut qu'on reste prudent. Et moi, j'ai des préoccupations aussi pour les citoyens qui vivent présentement à Hull, qui regardent ce qui se passe. C'est juste à côté du territoire québécois, et on doit garder ça en tête.

M. Bellerose (Patrick) : ...québécoise a tous les pouvoirs, la capacité de gérer ça si jamais ça déborde du côté québécois?

Mme Anglade : Je pense qu'il faut assurer une très bonne coordination avec ce qui se passe au niveau fédéral. Puis, je pense que c'est aussi le message qu'a envoyé la mairesse.

M. Bellerose (Patrick) : ...manifester à Québec la semaine prochaine avec ses amis, est-ce que ça vous préoccupe? Est-ce que vous considérez que ça s'est bien passé la dernière fois puis que ça peut bien se passer cette fois-ci aussi?

Mme Anglade : Encore une fois, toutes les personnes qui souhaitent manifester de manière pacifique, c'est oui. Toutes les personnes qui souhaitent prendre en otage les résidents de Québec, c'est non, et ils peuvent rester chez eux. Je les invite à rester chez eux si c'est pour venir prendre en otage la Ville de Québec et les résidents de Québec.

M. Lavallée (Hugo) : Est-ce que vous êtes satisfaite de la façon dont le gouvernement Trudeau gère la situation actuellement?

Mme Anglade : Bien, écoutez, je pense qu'il y a eu... Ça a pris un certain temps avant qu'on se rende à des mesures claires. Regardez les débordements qui ont lieu présentement. Les résidents, visiblement, sont plus qu'exaspérés par rapport à la situation. Alors, est-ce qu'on aurait pu agir plus tôt? Oui. Maintenant, il faut passer à l'action puis régler les problèmes avant que ça déborde partout.

M. Bellerose (Patrick) : ...est-ce que Jean Charest ferait un bon premier ministre pour le Canada?

Mme Anglade : Alors, je ne ferai pas une François Legault de moi-même, ce qui veut dire que je ne vais pas intervenir dans une éventuelle course au leadership au niveau fédéral.

M. Bellerose (Patrick) : ...de son passé, de son... c'est un bon libéral, il est apprécié par votre base libérale. Est-ce que vous considérez que c'est une personne qui devrait faire le saut en politique au fédéral et qui pourrait être une bonne candidature?

Mme Anglade : Écoutez, c'est un choix qui lui appartient. Et, encore une fois, je ne vais pas m'immiscer dans une course au leadership.

M. Lacroix (Louis) : ...lui avez-vous parlé, récemment, à M. Charest? Est-ce que ça vous arrive de lui parler?

Mme Anglade : Je n'ai pas parlé avec M. Charest récemment.

M. Robillard (Alexandre) : Est-ce que ce serait un atout de l'avoir sur la scène fédérale, de retour sur la scène fédérale?

Mme Anglade : Encore une fois, je ne vais pas m'immiscer dans une course au leadership pour un parti fédéral. Je vais leur laisser faire leur travail, et nous, on fera le nôtre.

M. Bellerose (Patrick) : Est-ce qu'il devrait, par contre, se désister, vu que l'enquête Mâchurer est toujours en cours?

Mme Anglade : Je vais vous répondre la même chose, je vais vous répondre la même chose que tout à l'heure : Je ne vais pas m'insérer, je ne vais pas m'immiscer dans une campagne au leadership, et ce, peu importe les partis politiques.

M. Lacroix (Louis) : ...poser une question plus large. Peu importe le parti politique, est-ce que vous croyez que M. Charest peut apporter quelque chose à la politique en général?

Mme Anglade : Alors, en général, dans l'univers, pour reprendre vos mots, je ne vais pas m'insérer dans une course au leadership, pour quelque formation politique que ce soit. Je pense que les Québécois et les Canadiens vont être tout à fait aptes à prendre leurs décisions par rapport à ça.

M. Bellerose (Patrick) : Est-ce que M. Charest a laissé un bon bilan en politique provinciale?

Mme Anglade : Écoutez, M. Charest, si je pense… Premier conseil des ministres paritaire, c'est un exemple de choses auxquelles il a contribué. Mais, encore une fois, on n'est pas là pour évaluer le bilan de Jean Charest, on est... Je réponds à votre question, sur une éventuelle course au leadership, je pense que les Québécois et les Canadiens auront à se prononcer qu'il soit d'allégeance conservatrice.

M. Robillard (Alexandre) : De manière plus générale, là, est ce qu'il y a des questions qui se posent sur quelle importance on doit accorder aux enquêtes policières quand vient le cas de décider une candidature? De votre point de vue de cheffe du Parti libéral du Québec, est-ce que vous pensez que ça, c'est un obstacle à une candidature au sein de votre parti, quand quelqu'un est visé par une enquête policière?

Mme Anglade : Encore une fois, je pense qu'on veut avoir... Nous, on a un processus clair, au Parti libéral, d'ailleurs, on l'a annoncé, le processus que l'on suit, puis je n'ai rien d'autre à ajouter.

M. Bellerose (Patrick) : C'est quoi, les règles, de ce point de vue là?

M. Lacroix (Louis) : Quand une personne a un dossier criminel, par exemple, est sous enquête, est ce que vous les écartez d'emblée?

Mme Anglade : Écoutez, on a des règles, on a des règles, au sein de notre formation politique, et on est en train...

Des voix : ...

Mme Anglade : On a des règles, au sein de notre formation politique, et on s'assure de regarder si la candidature correspond aux valeurs que l'on veut mettre de l'avant.

M. Bellerose (Patrick) : ...accepteriez-vous d'avoir un candidat qui est sous enquête de la police?

Mme Anglade : Écoutez, moi, je ne pense pas que ce soit souhaitable pour notre formation politique d'aller dans cette direction là.

Mme Côté (Claudie) : Est-ce qu'un retour de Jean Charest, ça vous nuirait ou ça vous aiderait pour les élections?

Mme Anglade : La semaine dernière, nous avons eu une rencontre avec plus de 300 des personnes impliquées avec notre formation politique, très motivées pour la campagne, et moi, je pense que c'est là-dessus qu'on concentre toutes nos énergies. Donc, non.

Mme Côté (Claudie) : …qu'il soit de retour sur la scène politique?

Mme Anglade : Donc, je pense, au contraire, que les gens sont très mobilisés par la campagne actuelle qui se passe au Québec, d'abord et avant tout.

M. Robillard (Alexandre) : Mme Anglade, juste pour bien comprendre...

Le Modérateur : Dernière en français, s'il vous plaît.

M. Robillard (Alexandre) : ...parce que vous dites que vous ne souhaitez pas que quelqu'un qui est sous enquête policière soit candidat dans votre parti, je veux juste savoir, est-ce que ça, c'est un critère d'exclusion automatique?

Mme Anglade : Nous, ce que l'on veut, c'est avoir des gens, dans notre formation politique, qui non seulement épousent la vision moderne que l'on met de l'avant, mais qui également amènent quelque chose comme contribution, de manière significative. C'est ça que l'on souhaite avoir comme candidat et c'est ce que l'on fait présentement.

Le Modérateur : Merci.

M. Robillard (Alexandre) : ...pas sûr de bien comprendre si c'est un critère d'exclusion.

M. Bellerose (Patrick) : Ce n'est pas clair. C'est ferme ou pas?

Mme Anglade : Écoutez, encore une fois, je pense qu'il est clair que lorsque l'on fait... lorsqu'on choisit des candidats, on veut des candidats pour lesquels… on a tolérance zéro pour les candidatures. Je l'ai dit à plusieurs reprises, la question de tolérance zéro, je le répète.

Le Modérateur : On passe en anglais.

Mme Greig (Kelly) : Good morning.

Mme Anglade : Good morning.

Mme Greig (Kelly) : I wanted to start maybe with the vaccine passport. We're hearing that it could be softened today, and less than a month ago, we had it strengthened… it needed to be in more businesses. How do you think this is being handled right now? It's confusing?

Mme Anglade : How do you think…

Mme Greig (Kelly) : How do you think it's being handled right now? Because we, less than a month ago, had it strengthened, and now we're talking about taking it out.

Mme Anglade : To me, it is very confusing, because we came up with the idea that… Well, because the Government said, first of all, that they wanted to have a tax against the non vaccinated, then they came out without it. They came out with the idea of a curfew, then removed it. They now… They said, last week, that it was there to stay, now, they're saying it's no longer there to stay. So, at the end of the day, it's extremely confusing. But again, what is really mind-boggling is that, tomorrow, we're going to be renewing the state of emergency in Québec for absolutely no reason.

Mme Greig (Kelly) : Speaking of the state of emergency, a lot of people who are protesting against measures, for instance in the freedom convoy, are calling these softening of rules a win, saying, you know : We're getting what we want. Do you think this is encouraging the people who are protesting, that they're seeing provinces go back?

Mme Anglade : I think the objective is really to take the best decision for Quebeckers. Last week, we came up and we said that we wanted to have an analysis around the vaccine passport, because we thought we were overdue in terms of analysing this requirement, and… So, I think it's the right thing to reassess the whole thing. But again, it's also the message that we have to stop sending confusing messages around that.

Mme Greig (Kelly) : Do you think this is encouraging people like the truckers who are saying : Well, Québec's taking the measures away?

Mme Anglade : I certainly hope that it's not encouraging people not to get vaccinated. I certainly hope that these are the things that would be assessed by Public Health.

Mme Senay (Cathy) : Mrs. Anglade, the vaccine passport, when it was introduced, at some point, it was to protect the vaccinated versus the unvaccinated and protect the hospital network. Do you have the proof that it did work?

Mme Anglade : We haven't looked at any data that was provided to us. What we see, though… we see reports from outside, in the world, and that's the reason why we came up last week saying that, given the information that we had seen abroad, given what's happening in other jurisdictions, they should be reassessing the need of the vaccine passport.

Mme Senay (Cathy) : What's the danger for Government putting in place a vaccine passport, lifting it gradually without having... providing proof that it did work and in which circumstances, that citizens might feel that the passport is not a public health measure anymore, but a political tool to punish the unvaccinated?

Mme Anglade : Well, it's exactly why you need to have a full assessment of that measure. Again, last week, when the Government goes and says : It could be extended to other businesses, at the same time, they're saying : We could maintain it, and then, this week, they came up with yet another perspective, that's why I believe that it should be done independently with the Scientific in Chief. And we would have had the results by now if we had done it that way.

Des voix : ...

M. Authier (Philip) : I just get hell if I don't talk near the microphone.

What is your view on Mr. Legault's decision to ask that the Emergencies Act not apply in Québec? Do you think that's wise? A few minutes ago, you said that we're basically one bridge from Ontario. Is it dangerous what... do you think Québec could theoretically need these measures or does the SQ have things under control?

Mme Anglade : Well, I believe, at this point, after speaking with the mayor of Gatineau, the mayor of Québec City as well, I believe, at this stage, that it doesn't need to be applied to Québec. So, I've been clear on that. But what we have to be careful… we just have to think ahead, look at what's going on. We're just one bridge away from Québec, from our own border, so we just need to be extremely careful, and the work has to be well coordinated with what's happening in Ontario.

M. Authier (Philip) : Do you think Québec City will be ready for this weekend? It seems they're coming back.

Mme Anglade : Well, I certainly hope so and I think they have to identify all the tools that would be at their disposal, in order to make sure that it happens peacefully. But again, I know that the mayor has concerns about that, but we need to be... they need to be prepared.

M. Robillard (Alexandre) : Mme Anglade, pour faire un suivi sur ce que Philip vous a demandé, est ce vous trouvez que c'est responsable, la position de M. Legault, à l'heure actuelle, vis-à-vis l'application des mesures d'urgence?

Mme Anglade : En date d'aujourd'hui, oui. En date d'aujourd'hui. Cela dit, ce que je mentionne, encore une fois, après avoir parlé avec la mairesse de Gatineau, après avoir parlé avec le maire de Québec, je pense qu'on peut... encore une fois, on ne pas faire semblant qu'on ne sait pas ce qui se passe. On ne peut pas faire semblant qu'il ne pourrait pas y avoir des débordements. Si jamais il y a des gens qui décident de traverser un pont, ils sont en territoire québécois, automatiquement, alors il faut s'assurer qu'il y ait une extrêmement bonne coordination, pour ne pas qu'il y ait de débordement sur le territoire québécois. Il faut juste penser à ça à l'avance.

Mme Côté (Claudie) : Cette coordination-là ne peut pas passer par la Loi sur les mesures d'urgence?

Mme Anglade : Cette coordination-là peut très bien passer par la Sûreté, par la ville, elle peut très bien se faire, présentement, avec ce que nous avons. Je fais juste mentionner qu'on n'est pas... ce n'est pas quelque chose qui se passe à des kilomètres et à des kilomètres de nous, c'est quelque chose qui se passe juste à côté de la frontière québécoise.

Le Modérateur : Merci beaucoup. Merci beaucoup.

M. Robillard (Alexandre) : ...que le gouvernement fédéral ait recours à la Loi sur les mesures d'urgence?

Mme Anglade : Merci beaucoup.

(Fin à 10 h 7)

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