Journal des débats (Hansard) of the Committee on Labour and the Economy
Version préliminaire
43rd Legislature, 2nd Session
(début : September 30, 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
Tuesday, March 17, 2026
-
Vol. 48 N° 22
Clause-by-clause of Bill 11, An Act to amend various provisions for the main purpose of reducing regulatory and administrative burden
Aller directement au contenu du Journal des débats
15 h 30 (version non révisée)
(Seize heures deux minutes)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
à l'ordre s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la
Commission de l'économie et du travail ouverte.
La commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 11, Loi
modifiant diverses dispositions principalement aux fins d'allègement du fardeau
réglementaire et administratif.
Mme la secrétaire, est-ce qu'il y a des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. Mme McGraw (Notre-Dame-de-Grâce) est remplacée par M. Kelley
(Jacques-Cartier), et M. Fontecilla (Laurier-Dorion), par Mme Zaga
Mendez (Verdun).
Le Président (M. Allaire) : Parfait,
merci. Alors, nous avons commencé peut-être un petit peu plus tard que prévu,
parce qu'on avait à démêler un nouveau plan de travail que nous avons reçu. Il
est maintenant disponible sur Greffier. Pour être sûrs qu'on suit tous le même
document, vous pouvez aller le consulter, il est disponible et classé dans le
dossier Cahier de députés. Donc, ça va être plus facile à suivre pour tout le
monde, parce que les blocs ont... ont changé, là, au niveau de la numérotation.
Alors, si vous vous souvenez, lors de l'ajournement
des travaux le 26 février dernier, la commission était rendue à l'article n° 55, dans le bloc 11. Donc, comme je disais tantôt, dans
l'ancien document, c'était le bloc 8. Maintenant, on est rendus dans le bloc 11,
à l'article 55. M. le ministre, je vous cède la parole pour lecture et
commentaires.
M. Poulin : Bon retour, tout
le monde. L'article 55 :
L'article 65.1 de la Loi sur les mines
(chapitre M-13.1) est modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de
«aux» par «au ministre ainsi qu'aux».
Commentaires. Cet article propose, en
concordance avec l'article 57 du projet de loi, que la planification annuelle
des travaux soit transmise au ministre des Ressources naturelles et des Forêts
dans le même délai que la transmission de celle-ci aux représentants des
municipalités locales et des nations ou des communautés autochtones visées par
l'article... à l'article 65.1 de la Loi sur les mines. En effet, l'article 57
du projet de loi propose de retirer l'obligation de transmettre le compte-rendu
des travaux d'exploration exigé en vertu de l'article 71.1 de la Loi sur les
mines. Ce compte-rendu n'est plus requis, dans la mesure où le ministre est
informé des travaux par la planification des travaux.
Alors, j'ai une note additionnelle. À l'heure
actuelle, le ministre des Ressources naturelles et des Forêts peut obtenir la
planification annuelle des travaux, rendue publique conformément au troisième
alinéa de l'article 65.1 de la Loi sur les mines. De plus, le titulaire de
droit exclusif d'exploration doit faire rapport des travaux effectués avant la
date de son expiration afin de renouveler son droit, voir l'article 61, alinéas
1°, 3° et 72° de la...
16 h (version non révisée)
M. Poulin : ...Loi sur les
mines.
Le Président (M. Allaire) : Merci,
M. le ministre. Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'article 55? S'il n'y
a pas de commentaire, nous allons procéder à sa mise aux voix. Ça va pour tout
le monde? Mme la députée de Jeanne-Mance—Viger.
Mme Rotiroti : ...juste un
instant. Bon. L'article que vous venez de proposer, M. ministre, le 65.1, tel
que rédigé, correspond en tout point à l'alourdissement administratif sans
valeur ajoutée réelle. On impose des répétitions formelles et coûteuses qui
augmentent les délais, les coûts et les titulaires des droits, en particulier
pour les PME. Ça, c'est... Ça a été dans l'association de l'exploration minier
dans leur mémoire. Alors, peut-être... Pourquoi qu'eux ils ont cette perception-là?
Tandis que je pense que vous, qu'est-ce que vous voulez faire, l'intention de
législateur ici, c'est de dire : Bien, vous n'avez pas à transmettre le
compte rendu de l'exploration, parce que le ministre peut le demander en tout temps
dans la planification. Eux, la compréhension qu'ils ont, c'est... ce n'est pas
ça du tout.
M. Poulin : ...qu'on pourra le...
le relire simplement pour vous dire que l'association a proposé de retirer
cette obligation, jugeant qu'elle créait un fardeau administratif sans valeur
ajoutée. Alors, le MRNF était déjà en réflexion pour retirer cette obligation,
puisqu'elle est... puisqu'il était au fait que les informations colligées dans
ce rapport annuel l'étaient également dans d'autres documents, notamment dans
la planification annuelle des travaux d'exploration. Alors, je... je ne sais
pas à quelle phrase on fait référence, peut-être que nous disons presque tous
la même chose, mais ça venait du milieu, là, cette... cette notion d'abolition.
Mais je suis intéressé à peut-être voir c'est à quelle page du mémoire ou quel...
quel passage du mémoire.
Mme Rotiroti : On va vous le
trouver.
M. Poulin : C'est ça, on
vient leur retirer, mais il faudrait se baser sur l'article 57 qui va suivre,
oui, c'est ça, qui est le prochain avant... pas le prochain prochain, mais l'autre
d'après.
Mme
Rotiroti
:
...
Une voix : ...
M. Poulin : 57 qui est l'article 71.1.
C'est, ça parce qu'on...
Mme Rotiroti : ...complètement.
M. Poulin : ...on vient l'enlever.
C'est ça.
Mme
Rotiroti
:
Complètement. OK.
Une voix : ...
M. Poulin : À la demande de l'association.
C'est comme une concordance sur une abolition à venir.
Mme Rotiroti : Oui, je
comprends. C'est bon. On aurait dû le traiter.
Le Président (M. Allaire) : M.
le député Jean-Talon, allez-y.
M. Paradis : Oui. Bien, j'avais
des questions similaires à celle de ma collègue, parce qu'en fait la
modification ici, elle a du sens dans l'optique où on fait la modification aussi
où on opère la modification à l'article 57.
M. Poulin : ...57, puis ça
aurait été plus simple.
M. Paradis : Peut-être...
peut-être qu'on pourrait discuter de 57.
M. Poulin : C'est pour ça qu'on
les avait regroupés. Donc, on peut... on peut... on peut le faire.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
J'ai besoin de votre consentement pour suspendre 55. Est-ce qu'il y a votre
consentement? Parfait. Merci. L'article 55 est suspendu. M. le ministre, allez-y
pour 57.
M. Poulin : Oui. Alors, je
vais lire l'article 57 : L'article 71.1 de cette loi est abrogé.
Alors, le commentaire : Cet article
abroge l'article 71.1 de la Loi sur les mines afin de retirer l'obligation
pour le titulaire de droits exclusifs d'exploration de transmettre un compte
rendu des travaux effectués pendant la période allant du 1er janvier au 31 décembre
de l'année précédente. En effet, le ministre des Ressources naturelles et des
Forêts obtiendra les informations sur les travaux d'exploration dans la
planification annuelle des travaux transmis conformément à l'article 65.1
de la Loi sur les mines, modifié par l'article 55 du projet de loi.
Alors, si on a à faire une référence à...
au... à la... au 57 que nous venons enlever, l'article 55 devient
donc un élément de concordance.
Le Président (M. Allaire) : Des
interventions? M. le député Jean-Talon. Allez-y.
M. Paradis : Donc, ici, je
comprends que c'est la... c'est la philosophie que vous avez bien sûr annoncée
au début de l'étude de ce projet de loi, que vous voulez voir là où on peut
simplifier et s'épargner des étapes administratives. Cependant, vous aurez peut-être
noté, M. le ministre, que plusieurs des mémoires qui ont été déposés, dont ceux
de la Coalition Québec, meilleure mine, du Comité consultatif de l'environnement
de Kativik et du Comité consultatif pour l'environnement de la Baie-James ont
des... ont des objections, en fait, au retrait de cette obligation, parce que
les rapports produits par les détenteurs de claims ou de titres miniers sur les
travaux qu'ils font sont notamment utiles pour la traçabilité de ces travaux-là
et le suivi de l'état des sites et de... donc des responsabilités des
promoteurs. J'aimerais vous entendre sur ces commentaires d'au moins trois des
organisations qui se sont prononcées sur le projet de loi n° 11.
C'est aussi un des moyens, pas le seul...
M. Paradis : ...mais, un des
moyens qui permettait au gouvernement de faire un suivi des obligations qui
viennent avec un titre minier, c'est-à-dire de s'assurer que les claims qui
sont détenus par une organisation ne sont pas dormants pendant de... pendant
une certaine période de temps et donc qu'il y a effectivement des travaux qui
sont effectués donc au bénéfice du développement minier, mais dans le respect
aussi des obligations environnementales, etc., là, des détenteurs de claims.
J'aimerais vous entendre là-dessus, là, sur ces inquiétudes, que je trouve très
légitimes et très pertinentes, qui ont été exprimées.
• (16 h 10) •
Le Président (M. Allaire) : M.
le ministre.
M. Poulin : Oui. Et vous
comprendrez qu'en notions de mines je suis accompagné d'une brigade de gens qui
sont experts. Alors, si vous n'y voyez pas d'inconvénient, je vais faire un
début de réponse, mais il y aura un complément que je vais... Je vais céder la
parole pour la suite. Vous êtes à l'aise avec ça, M. le député?
M. Paradis : Oui.
M. Poulin : Parce que vous
comprenez qu'on est dans des enjeux techniques. Alors, il est important de dire
que «le titulaire de droits exclusifs n'aura plus à remplir le formulaire de
compte rendu annuel sur GESTIM, qui est le système. Toutefois, en contrepartie
de ce retrait, le titulaire devra transmettre au MRNF une copie de la
planification annuelle des travaux d'exploration qu'il transmet actuellement
seulement aux représentants des communautés locales et autochtones.» Et ça,
c'est en vertu de l'article 65.1 de la Loi sur les mines. Donc, la planification
annuelle contient les informations qui sont actuellement dans le compte rendu
annuel. Donc, on fait simplement diminuer un doublon.
Et j'ai Mme Garon, là, qui est avec nous,
du MRNF, qui peut-être peut compléter à ce niveau-là, si vous êtes d'accord.
Le Président (M. Allaire) : Avant
que vous n'interveniez, j'ai besoin de votre consentement pour permettre à
Maître Garon d'intervenir auprès de cette commission. Est-ce que j'ai votre
consentement? Juste avant? Non. Vous ne voulez pas votre consentement tout de
suite? Ça va être fait.
M. Paradis : Oui, je donne
mon consentement.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
M. Paradis : Mais j'aimerais
juste clarifier une partie de votre réponse, M. le ministre. Donc, vous dites que
l'objectif, c'était donc d'éliminer un doublon, parce que, dans la
planification qui est déposée, disons, pour, disons, l'année 2027, il y a
un rapport sur ce qui s'est fait dans l'année 2026. C'est ce que vous me
dites?
M. Poulin : Il y a le doublon.
Et Mme Garon sera en mesure de vous donner la meilleure information.
M. Paradis : Très bien. On
vous écoute, madame.
Le Président (M. Allaire) : Mme
Garon, peut-être, prenez soin de vous présenter avec votre titre. Et la parole
est à vous.
Mme Garon (Renée) : Bonjour?
Le Président (M. Allaire) : Ça
marche. Allez-y.
Mme Garon (Renée) : Renée
Garon, directrice générale de l'administration minière au ministère des
Ressources naturelles et des Forêts.
On a un article qui demeure, qui n'a pas
été touché, qui est l'article 72, qui nous permet... qui oblige le
titulaire des droits de déposer un rapport de travaux pour obtenir le
renouvellement de son droit. Donc, la réalité des travaux terrain, si vous
voulez, va être dans ce rapport-là.
Par ailleurs, le 71.1 était déposé plutôt
dans un objectif de statistiques pour le ministère. Donc, on utilisait ça pour
recueillir diverses informations qu'on obtient maintenant de façon plus...
Une voix : ...
Mme Garon (Renée) : ...merci,
précise, sur le 65.1, qui est la planification annuelle des travaux. Donc, le
titulaire de la société, le titulaire de droits, a l'obligation de déposer une
planification annuelle des travaux au moins 30 jours avant le début de ces
travaux à chaque année avec ce... avec cette information-là, dont on ne
disposait pas auparavant, parce qu'avant c'était transmis juste aux
représentants des communautés autochtones et locales. Maintenant, la copie sera
transmise au ministère. On aura ainsi l'information sur la... sur les travaux
qui seront réellement effectués sur le terrain.
Le 71.1 permettait de délimiter certains
travaux, incluant des travaux qui étaient faits dans les... dans les
recherches, par exemple, bibliographiques ou des choses comme ça. Mais le 65.1
vise vraiment les travaux sur le terrain.
M. Paradis : Oui. À la
lecture de l'article 72, là, je comprends que vous faites référence au
deuxième paragraphe de l'article 72. Mais celui-ci fait état d'une
obligation de faire rapport sur les travaux... exécutés avant la fin de
l'expiration de la durée du titre minier.
Mme Garon (Renée) : Oui, oui,
c'est ça.
M. Paradis : Est-ce que vous
pouvez nous rappeler quelle est la durée des titres miniers en question?
Mme Garon (Renée) : Oui.
Le... Pour la première année d'un droit exclusif d'exploration, là, lors de son
émission, c'est trois ans. Puis, par la suite, au renouvellement, c'est deux
ans.
M. Paradis : Bon. Et donc on
parle de durée de trois ans. Ici, ce n'est pas exactement la même chose, parce
qu'à l'article 57 c'est un rapport annuel. L'article...
Mme Garon (Renée) : 71.1? Ah!
oui, oui, oui. C'est ça.
M. Paradis : L'article 57,
dont on... dont on veut l'abrogation par le biais du projet de loi... du projet
de loi 11, lui, il prévoit des rapports annuels.
Mme Garon (Renée) : Il
prévoit des rapports... C'est un compte rendu annuel de travaux qui sont
effectués, mais qui sont... qui sont... ceux qui sont davantage prévus. Mais
les vrais travaux, c'est ceux qui vont se faire dans la planification annuelle
des travaux, qui est à l'article 65.1.
M. Paradis : Bon. Là, je
reviens à la question que je posais à M. le ministre. Je lui disais : Je
comprends que votre intention, donc, c'est d'éliminer s'il y a des doublons.
Moi, vous comprenez, là, il n'y a pas de secret dans ma ligne de questions.
J'essaie de voir si on perd quelque chose parce que des intervenants s'en
inquiètent pour des raisons tout à fait légitimes. Je fais référence aussi à
mon ancienne vie d'avocat qui a notamment exercé dans le domaine minier et...
M. Paradis : ...et sur
l'importance, vu le nombre de claims qui existent au Québec, vu le nombre de
titres miniers, vu qu'il arrive souvent, de fait, qu'il n'y a pas de travaux,
ou, parfois, bien, c'est dans zones... c'est dans des zones très éloignées.
Donc, l'information qu'on reçoit de l'entreprise qui est détentrice du titre
minier sur la nature des travaux qu'elle effectue ou qu'elle n'effectue pas,
c'est important pour le suivi de ces titres, qui sont quand même importants
puis qui visent, hein... qui sont des titres de surface qui sont parfois
juxtaposés à d'autres titres de propriété. Donc, c'est important, cette
information-là. Je veux m'assurer qu'on ne... qu'on ne perd rien.
Le ministre m'a dit : Bien, c'est
parce que l'information, elle se trouvait dans la planification de l'année
suivante, si... Je ne veux pas vous mettre des mots dans la bouche, mais, je
pense, c'est ce que vous m'avez répondu. Donc, il y avait déjà une partie de
l'information qui était transmise annuellement. Mais vous, vous me dites :
Oui, mais c'est déjà contenu à l'article 72, mais 72, c'est le rapport à la fin
de l'existence du titre minier, donc ce n'est pas la même chose. Est-ce qu'on
est d'accord là-dessus?
Mme Garon (Renée) : On
est d'accord là-dessus.
M. Paradis : Donc,
annuellement, pendant la durée de vie du titre minier, est-ce qu'on perd
quelque chose en éliminant l'article 7 sur l'obligation des détenteurs de
titres miniers de faire rapport, non pas de la planification de leurs travaux,
mais des travaux qui ont, de fait, été exécutés?
Mme Garon (Renée) : Non,
parce que la planification annuelle de travaux, ils ont l'obligation de nous
transmettre l'ensemble des travaux qu'ils vont effectuer.
M. Paradis : Donc, je
repose... je repose...
Mme Garon (Renée) : Mais ça,
c'est nouveau, là. Ce que je veux juste... excusez-moi de préciser, mais ça,
c'est nouveau, ça a été introduit dans la loi 36 en novembre 2024. On n'avait
pas cette planification annuelle de travaux là avant. C'est... Ça existe depuis
novembre 2024.
M. Paradis : Fort bien, je
vous suis. Mais je veux bien distinguer la planification des travaux... parce
que moi, je peux annoncer que je rénove ma maison de bord en bord puis ne pas
effectuer les travaux de rénovation, hein, puis je veux prendre un exemple que
les Québécois vont comprendre. Mais là je vous demande la même chose sur les
travaux d'exploration minière en vertu d'un titre exclusif d'exploration
minière, un claim. Vous me dites : Il va y avoir une planification des
travaux, mais, dans la... dans le rapportage annuel, est-ce qu'on perd quelque
chose sur le rapportage quant aux travaux qui ont de fait été effectués, dire
pas : Je prévois faire ça en 2028, j'ai fait ceci en 2027, avec les
informations requises... est-ce qu'on ne perd pas quelque chose avec l'article
57 quand on... quand on le... quand on l'abroge?
Mme Garon (Renée) : En toute
honnêteté, je ne crois pas, parce que, la planification annuelle, ils doivent
le faire sur une base annuelle. Le compte rendu annuel des travaux, là,
honnêtement, il y avait là-dedans toutes sortes de travaux qui n'étaient pas
nécessairement faits sur le terrain. Ce qu'il est important de savoir pour les
communautés locales puis pour le ministère, ce sont vraiment les travaux qui
sont faits sur le terrain, et ça, on l'a dans la planification annuelle de
travaux, qu'on n'avait pas auparavant.
M. Paradis : Est-ce que vous
pourriez nous préciser? Parce que vous le dites, là, c'est... il y a une partie
de nouveauté dans cette obligation d'indiquer la planification des travaux.
Est-ce que vous pouvez nous dire où sont les normes là-dessus et qu'est-ce
qu'elles disent sur cette partie de faire un bilan sur ce qui a été fait? Parce
que c'est vraiment la partie qui m'intéresse, hein, parce que je comprends
qu'il y a une obligation de rapportage à la fin, mais ce qu'on arrive souvent,
bien... puis vous le savez, que ça arrive, là, parce que, des titres, il y en a
des milliers au Québec, là. Le Québec est tapissé de titres miniers, puis il y
en a où il y a des zones de forte activité, parce que, de fait, on a découvert
des gisements ou des possibilités fortes qu'il y ait un gisement, il y en a
d'autres où il ne se passe pas grand-chose, d'autres pourraient investir dans
ces titres-là. Donc, on veut s'assurer qu'il y a de l'activité là où il doit y
en avoir. Et, comme les groupes sont venus nous le dire, bien, nous aussi, on
veut savoir ce qui se passe, parce que, vous savez, il y a plusieurs sites
miniers, après ça, qui sont laissés, puis il faut qu'on sache dans quel état
ils sont, etc.
Donc, mes questions visent vraiment à
savoir si, pendant la durée de vie du titre, il y a suffisamment d'information
qui vous est transmise ou si la loi va prévoir encore suffisamment
d'obligations pour qu'on arrive aux fins voulues par l'octroi d'un titre minier
exclusif. Donc, au-delà de la planification, est-ce que, pendant l'année ou en
vertu des normes que vous pourriez nous expliciter, c'est clair qu'à chaque
année, quand tu fais ta planification ou qu'au moment où tu fais ta
planification, tu dois aussi indiquer ce qui a été réalisé ou pas par rapport à
ta planification passée?
Mme Garon (Renée) : Bien là,
le... la... l'article... la planification annuelle, c'est une partie des
obligations auxquelles sont assujettis les titulaires de... On a aussi,
maintenant, qui a été introduit en 2024, l'autorisation de travaux à impact.
Puis, par l'autorisation de travaux à impact, ce sont aussi des travaux qui
sont effectués sur le terrain. Donc, lorsqu'on octroie une autorisation de
travaux à impact pour des types de travaux, on ajoute à ça des obligations,
notamment sur le fait qu'ils doivent, par exemple, retirer les éléments qui
sont sur le terrain avant la fin du titre. Donc, on a davantage d'outils
maintenant, depuis la nouvelle Loi sur les mines, pour suivre l'activité
minière sur le terrain.
M. Paradis : Est-ce que...
Est-ce que vous faites référence, par exemple, à l'article...
M. Paradis : ...65.1 tel qu'il
a été modifié en 2024 et qui prévoit la planification annuelle. Est-ce que
c'est... c'est à ça que vous... je vois votre collègue qui...
Mme Garon (Renée) : ...c'est
69.2, puis la nouvelle... excusez-moi, je... la nouvelle possibilité pour nous
de mettre des exigences, c'est 216?
• (16 h 20) •
Des voix : ...
Mme Garon (Renée) : 216.
M. Paradis : Est-ce qu'il y a
un endroit dans ces nouveaux articles? Parce que moi, je ne le vois pas à 65.1
ni à...
Mme Garon (Renée) : Non,
c'est dans la Loi sur les mines.
M. Paradis : Oui, OK, dans la
Loi sur les mines, dans la Loi sur les mines ou ici ou ailleurs dans la
réglementation, est-ce qu'il y a quelque chose qui... à l'effet qui indique
clairement ce que vous m'indiquez puis ce que le ministre ministre m'indiquait,
c'est-à-dire que, dans la planification, on doit parler des travaux qui ont été
effectués? Parce que c'est ça que je cherche. Je vous dis 57, c'est un rapport
sur les travaux qui ont été effectués. Est-ce qu'on retrouve ça ou on a éliminé
quelque chose?
Mme Garon (Renée) : Bien,
moi, je vous dis qu'on n'a rien éliminé parce qu'on n'avait pas avant la
planification annuelle de travaux. Ça fait que, là, ils doivent maintenant
compléter un formulaire où ils indiquent les travaux qu'ils vont réaliser puis
ils doivent en plus le transmettre aux communautés.
M. Paradis : Est-ce que ce
formulaire comprend une section sur les travaux déjà effectués?
Mme Garon (Renée) : Bien...
M. Paradis : Est-ce qu'il y a
une obligation réglementaire de rapporter... ces travaux déjà effectués?
Mme Garon (Renée) : Ils
doivent le faire à chaque année.
M. Paradis : ...ces travaux
déjà effectués?
Mme Garon (Renée) : Bien,
pour ce qui est des travaux qui ont été effectués, ça, ça va aller lorsqu'ils
vont renouveler leur titre.
M. Paradis : Je réitère,
hein, parce que, là, je veux...
Mme Garon (Renée) : Oui, je
comprends votre question.
M. Paradis : ...je ne suis
pas en train... il n'y a pas de surprise, là, dans ce que je fais, là.
Mme Garon (Renée) : Non, je
comprends votre question.
M. Paradis : Compte tenu des
préoccupations légitimes qui ont été exprimées, comme législateur, je veux...
je veux évaluer si, oui ou non, ici, on change le droit de telle sorte qu'on
enlève quelque chose, tout simplement, ou si, comme le ministre l'indique, puis
je le crois sur parole, là, je ne suis pas en train de remettre en doute du
tout ce qu'il m'a dit, mais si, dans le fond, c'est parce qu'on a déjà ça
quelque part ailleurs, bien là, vous savez, on peut répondre au groupe :
Bien, voici votre préoccupation, elle trouve sa réponse ici.
Vous me parlez constamment de
planification. Moi, je vous parle de rapportages sur ce qu'il y a, de fait, été
effectué, parce que c'est souvent ça, la question, pour les deux raisons
principales que je réitère, s'assurer que les travaux, ils sont faits, parce
que c'est pour ça qu'on octroie des titres miniers, mais aussi faire un suivi
puis avoir une traçabilité pour les groupes de ce qu'il y a été effectué. Donc,
ce que vous me dites... est-ce qu'il y a, quelque part, dans la nouvelle
réglementation, dans les lois, dans les politiques ou dans les formulaires,
quelque chose qui dit : Bien, quand vous me faites votre planification,
profitez-en pour me faire rapport sur ce que vous avez fait ou non les années
précédentes. Est-ce que ça, c'est prévu quelque part? Est-ce qu'objectivement
on est capable de s'assurer : Oui, pas d'inquiétude, ça va arriver.
Mme Garon (Renée) : Donnez-moi
une seconde.
Des voix : ...
Mme Garon (Renée) : Dans la
planification annuelle des travaux, à chaque année, ils doivent nous redire ce
qu'ils font puis ils doivent nous dire ce qu'ils ont effectué.
M. Paradis : OK, et
pouvez-vous m'indiquer, donc, c'est en vertu de quoi, en vertu de quel...
Mme Garon (Renée) : Bien, le
formulaire est prévu comme ça. Mais là le formulaire je ne l'ai pas, là, il est
dans...
M. Paradis : Et ce formulaire
prévoit ça parce que, vous savez, demander quelque chose dans un formulaire ou
prévoir par décret les règlements ou lois qu'il y a une obligation de le faire,
ce sont deux choses différentes.
Mme Garon (Renée) : Oui, je
comprends.
M. Paradis : Et je veux voir
s'il y a une réponse, donc, actuellement, aux préoccupations exprimées par au
moins trois groupes sur le retrait de cette obligation de la loi. Parce que si
c'est de fait, on élimine un doublon, il n'y en a pas, de problème. On le sait
qu'on va avoir le rapport annuel puis je pense que le ministre convient que
c'est important de s'assurer que les gens font les travaux ou qu'on a un suivi
des travaux. Là, il n'y en a pas, de problème. Si, par contre, on a enlevé
l'obligation et qu'elle n'est pas remplacée nulle part ou qu'elle... ou elle
n'est pas énoncée véritablement ailleurs, je soumets que, là, à ce moment-là,
le retrait de l'obligation de l'article 57 cause problème. Donc, c'est ça
que je veux vérifier avec vous, là, il n'y a vraiment pas de piège. Je cherche
factuellement à m'assurer qu'il y a quelque part quelque chose qui dit :
Quand vous nous faites votre planification annuelle à tous les 12 mois,
vous nous rapportez sur ce qui a été effectué de ce que vous nous aviez dit
l'année précédente.
Mme Garon (Renée) : Le
formulaire sera ajusté, il va être ajusté, il va être prévu en conséquence. De
toute façon, l'article dit bien que c'est sur la formule prévue par le
ministre.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
M. le ministre souhaite compléter. M. le ministre.
M. Poulin : Bien, je pense
que vous alliez ajouter quelque chose, mais le formulaire j'estime, un peu
comme madame vient de le dire, le compte rendu annuel est dans la planification
annuelle, puisque maintenant nous avons la planification annuelle. Alors, il y
avait un doublon. Là, on se sert de la planification annuelle pour faire le
compte rendu annuel des travaux qui ont été faits. Et les entreprises,
lorsqu'ils font une planification annuelle, doivent également faire leur compte
rendu annuel à l'intérieur de ça. Je comprends la question très légitime du
député, puis je pense qu'on vient de réussir à y répondre.
Le Président (M. Allaire) :
...
M. Paradis : ...Je... bien, je
dirais que non, parce que là, il y a une obligation de rapporter sur les
travaux, et là il n'y aura plus d'obligation de rapporter sur les travaux. On
va se fier sur ce qui est écrit et/ou demandé ou non dans un formulaire, qui se
change de manière administrative, sans autorisation de personne. C'est deux
choses. Puis, je le répète, M. le ministre, moi, s'il s'agit d'éliminer les
doublons, on se l'ai dit au début de cette commission-là, on est là pour ça,
puis là tout ce qu'on peut faire pour simplifier la vie de tout le monde c'est
bien. Mais le rapportage sur les travaux, je le réitère ici, les organisations
nous disent : Il y a des questions, il y a des considérations de gestion
du territoire, notamment pour les Premiers Peuples, dont plusieurs... plusieurs
activités d'exploration minière et d'exploitation minière sont dans des
territoires ancestraux, et donc ils veulent avoir le plus d'informations
possible sur ce qui se passe ou ne se passe pas.
Mais, vous le savez aussi, c'est parce
que, dans le nombre, le très grand nombre de claims miniers au Québec, il y en
a souvent qui sont assis sur leurs claims puis qui ne font rien dessus. Puis
quand on veut favoriser l'exploration, puis vous le savez, là, votre collègue,
aussi, a le projet de loi n° 5 sur la table, pour
dire : Bien, on veut que les projets qui doivent arriver puis qui font
consensus, sur lesquels il y a une mobilisation, bien, on veut qu'ils sortent,
bien on ne veut pas que des gens soient assis sur des claims miniers où il ne
se passe rien. Donc, c'est important pour le gouvernement, puis c'est important
pour les communautés, puis c'est importé pour... c'est important pour les gens
des communautés visées. Donc, je vous dirais, s'il n'y a plus d'obligation
nulle part, moi, je suis... là, je peux difficilement être en faveur de
l'article 57 puis.... puis je pense que vous devriez faire la vérification
avant, parce que c'est important, le suivi des travaux.
M. Poulin : Mais moi, dans...
Mais oui, mais dans les notes qui me sont fournies par le ministère, là, parce
qu'on l'a regardé, donc, l'article 71.1 prévoit que le titulaire doit
transmettre annuellement un compte-rendu des travaux pendant l'année
précédente. Actuellement, le titulaire respecte l'obligation en remplissant le
formulaire accessible via GESTIM. Or, les informations qui sont demandées dans
ce formulaire sont également demandées dans le formulaire de la planification
annuelle des travaux de l'article 65.1, qui est ce que Mme la professionnelle
vient de mentionner. Ainsi, cette mesure vise simplement à éviter que le
titulaire doive transmettre deux fois les mêmes informations.
En outre, il est proposé de modifier
l'article 65.1 pour venir préciser qu'une copie de la planification annuelle,
qui contient entre autres, ces mêmes informations que le compte-rendu annuel,
soit transmise directement au MRNF, et là je ne répéterai pas qu'on vient de
dire qu'il doit être au moins 30 jours avant le début des travaux. Mais c'est
l'assurance qu'on nous a donnée et c'est l'assurance qui est mentionnée à
nouveau, aujourd'hui, par les professionnels du ministère.
M. Paradis : Très bien. Ce
qui veut dire, M. le ministre... Donc, si je repose la même question que tout à
l'heure, là, puis je comprends qu'il fallait s'assurer de faire le tour de la
question, mais avec 71.1 qui n'est pas modifié autrement par le projet de loi,
le présent projet de loi n° 11, on a déjà cette
obligation, puis on ne perd rien, on ne change rien à cette obligation? Donc,
il y a, à travers 71.1, une obligation de rapporter annuellement sur les
travaux effectués?
M. Poulin : Dans le
formulaire de la planification annuelle de GESTIM, il doit y avoir les mêmes
informations que le compte-rendu annuel. Et nous avons l'assurance, au micro,
aujourd'hui, du ministère des Mines et nous avons l'assurance, aujourd'hui, du
gouvernement, au micro, alors...
M. Paradis : Donc, en ce
sens, l'article 57, vous le confirmez par votre réponse, actuellement, serait
un doublon, donc il y a quand même une obligation de rapporter.
M. Poulin : C'était l'esprit,
effectivement, de cette modification réglementaire.
M. Paradis : Très bien,
merci.
Le Président (M. Allaire) :
Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : ...je veux
juste, pour bien comprendre... Bien, bonjour à toute l'équipe du ministère des
Ressources naturelles. Il le disait, on a eu la chance de travailler sur un
projet qui mettait à jour, justement, ces articles-là il n'y a même pas un an
et demi.
Ma question générale, quand j'ai regardé
cette section-là, puis je vais aller plus dans le spécifique, là, mais on
aurait pu faire ça en même temps qu'on était en train de regarder la Loi sur
les mines. Il n'y a même pas un an et demi, là, on a parlé en détail... mon
collègue de... il était là, mon collègue de Jacques-Cartier... et on avait
regardé puis on avait posé des questions sur tout, parce que ceci se situait
dans une... dans un contexte, là, que je sais que les membres du ministère
connaissent bien, et que le député de Jean-Talon l'a très bien dit aussi, c'est
que les communautés, les communautés autochtones, les municipalités ont besoin
de savoir en détail la planification, mais aussi le nombre... le type de
travaux qui sont effectués. Et ça, c'était comme au cœur, au cœur de ce qu'on a
dégagé comme consensus à ce moment-là, pour faire certaines avancées, même si,
puis je m'inclus là-dedans, ce n'est pas tout le monde qui a donné une carte
blanche à la réforme. Mais on s'est dit : Au moins, le suivi va être là.
Moi, je veux juste m'assurer sur une chose
dans l'application de l'article 57, parce que, tout à l'heure, puis vous
m'excuserez si jamais vous le répétez, vous avez dit que, chaque année, bon, il
y a ledit formulaire sur GESTIM qui... on déclare la planification...
Mme Zaga Mendez : ...des
travaux. Cette information-là, elle est importante pour vous, mais elle est
importante aussi... puis on l'a vu avec le rapportdu comité consultatif
Katimavik ou les comités consultatifs pour l'environnement de la Baie-James,
qui ont besoin de ces... de ces informations-là.
• (16 h 30) •
Dans le formulaire, ce que j'ai compris,
puis c'est là où c'est moins clair, c'est qu'il y a une obligation de dire
chaque année les travaux qui sont réalisés. Mais maintenant, si on enlève
l'article 71.1, est-ce que... le formulaire va-t-il changer? Parce que,
quand quelque chose se trouve dans un formulaire, c'est parce qu'il y a quelque
part un article qui dit que cette information doit être là, c'est-à-dire...
Mais ma question c'est : Est-ce que ledit formulaire a juste jumelé deux
obligations? La première, de dire la planification des travaux sur un claim,
pour la durée du claim, et donc l'obligation de faire rapport de façon annuelle
des travaux effectués dans ce titre minier, ou que le formulaire a donc le
mandat de faire les deux. C'est ça qui, pour nous, n'est pas clair, parce que
je... on ne sait comment ça... Vous connaissez le ministère, il faut que la...
l'obligation soit là, quelque part. Et c'est là que c'était moins clair, parce
que quand vous avez dit «les règlements», ça, c'est pour la durée des claims
miniers. En tout cas, j'aimerais ça comme juste bien comprendre, l'obligation,
elle se trouve où? Parce que, si on l'enlève, est-ce que ledit formulaire va
changer?
Le Président (M. Allaire) :
Allez-y, M. le ministre.
M. Poulin : ...je peux
peut-être paraphraser ce que... ce qu'on mentionnait tout à l'heure, il y a un
nouvel outil qui a été donné en 2024, qui est la planification annuelle. La
planification annuelle exige les mêmes choses que le compte rendu annuel.
Aujourd'hui, on vient dire : Puisque, dans le formulaire, j'estime, le
compte-rendu annuel se trouve dans la... la planification annuelle, nous
retirons le compte rendu annuel parce qu'on a le compte rendu annuel qui se
trouve dans la planification annuelle, et le pouvoir devient légal également
puisqu'il est enchâssé dans un article de loi. Je ne sais pas si les gens du
ministère ont autre chose à ajouter à ce que je viens de mentionner ou... OK.
Mme Zaga Mendez : Je comprends
ce que vous dites. Je comprends l'objectif d'enlever le doublon. Ceci étant
dit, est-ce qu'il y a quelque part d'autre dans la loi que l'obligation est
écrite? Parce que le formulaire reflète l'obligation. Oui, on introduit un
nouvel... aux nouveaux outils. Moi, j'étais là dans les discussions, c'était la
planification annuelle et pour la durée du claim. Mais moi, ma question, c'est
plus : Est-ce que le formulaire de la planification ajoute la déclaration
des travaux dans les 12 derniers mois? Parce que c'est sous la commande des...
des notions de la planification, ou c'est parce que justement
l'article 71.1 le dit? Vous comprenez ce que je veux dire? Est-ce qu'il y
a une obligation quelque part d'autre qui dit, mot par mot, on doit déclarer
les travaux effectués, puis c'est pour ça qu'on... ou est-ce qu'il y avait un
autre formulaire spécifique pour l'article 71.1?
Le Président (M. Allaire) :
Madame... Mme Garon... souhaitez... Oui, effectivement. Souhaitez-vous intervenir
ou... Peu importe. Vous allez intervenir? Simplement, j'ai besoin de votre
consentement, comme tantôt. Est-ce que j'ai votre consentement? Consentement.
Parfait. Prenez soin de vous présenter avec votre titre, s'il vous plaît. La
parole est à vous.
Mme Labonté (Sara) : Oui,
bonjour, Me Sara Labonté, juriste pour le MRNF. Donc, je crois que la question
était : est-ce que c'est le même formulaire pour 71.1 et les autres
informations en... en doublon, là? Puis effectivement, c'est tout des formulaires
différents. Donc, on a un formulaire pour la planification des travaux. Donc,
ça, c'est avant le début des travaux. On avait 71.1, donc un compte rendu
qui... qui... qui dit brièvement, là, quels sont les travaux qui ont été
effectués. Puis là on a un autre rapport, donc un autre document qui vient
détailler qu'est-ce qui a effectivement été fait sur le... sur le territoire.
Puis ça, le contenu de ces rapports-là sont prévus par règlement. Puis vous
pourrez voir, là, de nombreux articles avec un long détail, là, plus sur la
position et tout ça. Puis c'est à ce moment-là qu'on constate si les
obligations du titulaire ont été effectuées.
Mme Zaga Mendez : ...juste, si
j'ai bien compris, donc vous avez un formulaire pour la planification, un formulaire
attaché au 71.1, puis un troisième qui est, dans le fond, le rapport complet à
la fin de la durée du claim. Donc, si on enlève le formulaire 71.1, on se
ramasse, puis c'est ça qui... c'est un peu la question de mon collègue, on se
ramasse avec le formulaire de planification. Donc, il détaille seulement les
travaux qui vont être effectués. Et, à la fin, on se ramasse avec un... On a
aussi un rapport des travaux d'exploration, c'est-à-dire qu'il nous manque une
information. Et c'est là où je... on rejoint la préoccupation, c'est parce que
la fin d'un claim, c'est trois ans...
16 h 30 (version non révisée)
Mme Zaga Mendez : ...que se
dire : Bien, le premier... la première fois. Trois ans après, on... on
renouvelle, au deuxième... mais on y va avec l'exemple de trois ans. Donc,
mettons, si on a un nouveau claim, puis il y a des travaux d'exploration qui
sont faits pendant trois ans, en enlevant 71.1, il n'y a plus de deuxième
formulaire qui déclare chaque année. Et c'est ça que les communautés nous
disent. C'est parce que, sur un espace de trois ans, surtout qu'on a des zones
critiques et que des communautés doivent suivre aussi ces travaux-là, on saute,
là, de l'information.
Le Président (M. Allaire) : Maître...
Mme Labonté (Sara) : Oui.
Donc, sur la formule pour la planification des travaux annuels, là, il va y
avoir l'information, comme précisé... par Mme Garon, le sur l'année précédente.
Puis, si les travaux se poursuivent, il va aussi y avoir une indication que,
pendant l'année, ils vont être réalisés. Puis le contrôle, en vertu de la Loi
sur les mines, là, c'est vraiment prévu à la fin de la période de validité qui,
sauf pour la première période, là, est limitée à deux ans. Donc, ça revient
quand même rapidement.
Le Président (M. Allaire) : Mme.
Mme Zaga Mendez : Je vous
remercie. Mais, encore pour... pour... de mon côté, ce n'est pas clair comment
on est en train d'enlever un doublon où est-ce que justement on va voir un
trou, là, entre, mettons, la première puis la troisième année, surtout pour les
communautés autochtones, mais aussi pour l'ensemble de municipalités qui
vont... En fait, c'est... puis ce que je me souviens, là, en fait, du
processus, c'est que ces informations-là, est-ce qu'elles sont transmises
directement aux municipalités, aux MRC? Non. Elles peuvent demander. C'est ça?
Elles peuvent faire la demande pour des questions spécifiques. Je vous laisse y
aller là-dessus.
Le Président (M. Allaire) : Mme
Caron.
Mme Garon (Renée) : En fait,
la planification annuelle des travaux, elle est transmise systématiquement aux
communautés locales et autochtones. Ce qui est... Ce qu'elles peuvent demander,
c'est une présentation. Puis, de façon générale, la planification est assez
claire pour que les gens sachent qu'ils n'ont pas besoin de faire de.... Il ne
se tient pas de rencontre, là, à la demande des communautés, mais au besoin, la
société n'a pas... n'a pas le choix de le faire. De façon générale, les
sociétés qui travaillent... qui travaillent sur le terrain le savent qu'ils
doivent rencontrer les communautés, ça fait qu'ils le font, là.
Mme Zaga Mendez : Ils le font
dans certains cas.
Mme Garon (Renée) : Dans la
majorité des cas.
Mme Zaga Mendez : On a vu des
cas malheureusement, puis... la majorité des cas, mais malheureusement, dans
les derniers trois ans au Québec, on a vu des cas dans lesquels les
communications n'étaient pas aussi fluides. Et certaines communautés se sont
ramassées, du jour au lendemain, en voyant des hélicoptères par-dessus leurs
têtes sans avoir eu un... une présentation complète. Et c'est là où vous
comprenez nos craintes, là. Nos craintes... On était là, puis je me souviens
très bien des débats qu'on avait autour de la table avec les différents types
des travaux d'exploration qu'ils peuvent avoir. Donc, je vous laisse compléter.
Mme Garon (Renée) : Bien, la
planification annuelle de travaux vise à répondre justement à ça. Parce que
dans le dossier dont vous parlez, et je sais très bien de quoi vous parlez, c'était
avant la nouvelle Loi sur les mines. Maintenant, quand on parle de travaux sur
le terrain, on parle aussi de travaux en hélicoptère, même s'ils ne sont pas
sur le terrain. Ça fait qu'effectivement les communautés locales et autochtones
vont avoir l'information annuellement sur l'ensemble des travaux qui sont
prévus se réaliser sur le territoire. Ça fait que ce genre de dossier là ne
devrait plus arriver. Et je vous dirai...
Mme Zaga Mendez : C'est pour
ça qu'on a travaillé. C'est pour ça qu'on a travaillé.
Mme Garon (Renée) : Oui. Puis
je vous dirai également que, si jamais... si jamais ça se produisait, il y a
toujours la possibilité de... de dénoncer au niveau du ministère, puis le
ministère va agir.
Mme Zaga Mendez : Je laisse
le collègue. Je... Je reviendrai.
Le Président (M. Allaire) : M.
le député de Jean-Talon. Allez-y. Ah! bien, attendez, M. le ministre, vous
pouvez... voulez préciser. Allez-y, M. le ministre.
M. Poulin : Peut-être en
complément, puis peut-être que les gens du ministère également. Lorsque nous
sommes sur la planification annuelle des travaux d'exploration, moi, depuis
tantôt, je dis : Sortez donc le document, puis on va le voir, si c'est
écrit de revenir, pour répondre à votre question, sur le compte rendu annuel.
Puis déjà à la page... à la section cinq, on doit faire un sommaire des travaux
antérieurs sur l'état d'avancement des projets d'exploration. Alors, il est
déjà à... dans le formulaire. Et le formulaire, là, il est accessible, il est
disponible. Tantôt, on disait : Il est sur GESTIM, mais il est sur le
site. Et il y a déjà, à la section cinq, le sommaire des travaux antérieurs qui
doit être fait par l'entreprise. Et il est là présentement.
Le Président (M. Allaire) : ...après,
Mme la députée de Jeanne-Mance-Viger.
M. Poulin : Donc, je pense,
ça répond à votre... à votre question et à votre interrogation.
M. Paradis : Très bien. Bien,
merci, merci de référer au formulaire. Mais on va essayer de mettre de l'ordre
un peu dans notre discussion. Il y a la planification d'un côté et il y a ce
qui a été effectué de l'autre. Ce n'est pas la même chose. On peut indiquer qu'on
va planifier quelque chose, je vais faire tels travaux, en fait, c'est ça, un
titre minier te donne des droits exclusifs de faire des travaux, mais il faut
que tu fasses des travaux. Mais tu peux ne pas les faire. Et, si tu les fais,
les gens affectés par les travaux veulent être capables de les connaître. Puis
le gouvernement veut savoir aussi...
M. Paradis : ...sont les
détenteurs de titres miniers qui satisfont à leurs obligations puis ceux qui ne
satisfont pas à leurs obligations. C'est important, puis je pense que le
ministre en convient.
Moi, j'ai compris que l'intention de
l'article 57, qui élimine l'article 71.1 de la Loi sur les mines, c'est
d'éliminer un doublon. J'ai l'impression, M. le ministre, qu'actuellement on
n'est pas en train d'éliminer un doublon, parce que la question, c'est :
Est-ce qu'il y a ailleurs une obligation de rapporter sur les travaux effectués
l'année précédente? Et je vous ai posé la question, j'ai posé la question à
l'équipe. Je pense que tout le monde, ici, on cherche la réponse, sincèrement,
là, mais, en tout cas, nous, on ne la trouve pas ailleurs.
• (16 h 40) •
Il y a une obligation de faire une
planification, et vous nous répondez que, dans le formulaire, on dit :
Dites-nous ce que vous avez fait comme travaux, mais un formulaire, ce n'est
pas encadré ni par la loi ni par la réglementation de la même façon, un
formulaire, ça se change du jour au lendemain. Donc, en l'absence d'obligation
légale de rapportage sur les travaux, le formulaire, demain, pourrait changer
parce que la loi ne prévoit pas une obligation de rapportage. Et tout le monde,
ici, on convient que c'est important qu'il y ait un rapportage.
Donc, voici l'explication de mes questions
puis de celles de ma... de ma collègue de Verdun. On a la même préoccupation,
c'est : s'il s'agit d'éliminer un doublon, moi, en tout cas, je suis là,
je n'ai pas de problème, mais si ça élimine l'obligation de rapporter sur les
travaux, j'ai un problème. Puis je pense que le ministre aussi devrait avoir un
problème, parce que tout le monde, on veut ça, mais si ça défend... si ça tient
uniquement sur ce qui est écrit dans un formulaire, alors il n'y a plus
d'obligation légale de faire ça, et ça peut se changer.
Donc, est-ce qu'il y a ailleurs que dans
ce formulaire... parce que je l'indique, ce n'est pas assez, un formulaire, ça
se change, de la volonté même de l'appareil gouvernemental, est-ce qu'il y a,
ailleurs qu'à l'article 71.1, qui est abrogé par le projet de loi... est-ce
qu'il y a une obligation de faire un rapportage de... excusez-moi, est-ce qu'il
y a un... ailleurs une obligation de rapporter sur les travaux effectués autrement
qu'à la toute fin de l'existence du titre minier, tel que prévu par l'article
65.1, si je me souviens bien? Est-ce qu'il y a ailleurs une obligation de faire
un rapport sur les travaux effectués? Pas la planification, une obligation de
faire rapport sur les travaux effectués, est-ce qu'il y a ça ailleurs?
Le Président (M. Allaire) : Mme
Garon.
Mme Garon (Renée) : Bien, en
fait, je pense que vous allez peut-être devoir faire un peu confiance à la
machine. Je suis obligée de vous répondre ça comme ça. Dans le formulaire, qui
est la... Parce que, dans le fond, l'article, il dit : C'est sur la
formule exigée par le ministre. Sur la formule exigée par le ministre, c'est
indiqué que vous devez faire le sommaire des travaux antérieurs.
M. Paradis : Oui, mais ça,
c'est un formulaire. Bien, moi, je pose la question, M. le ministre, est-ce que
l'intention, c'est éliminer un doublon puis de faciliter... de faire de
l'allègement administratif ou, ici, l'objectif, c'est d'éliminer l'obligation
de faire un rapport annuel? Parce que, là, actuellement, ce que c'est... Selon
les réponses qu'on a eues jusqu'à maintenant, ça élimine l'obligation de tous
les détenteurs de titres miniers de faire un rapport annuellement sur les
travaux qu'ils ont effectués ou pas, puis je ne suis pas sûr que c'est votre
intention.
Le Président (M. Allaire) : ...
M. Poulin :
Bien, deux,
trois éléments, là. Les titulaires doivent produire des rapports de travaux
d'exploration avant la date d'expiration en vertu de l'article 72. Donc, il y a
des obligations légales pour les titulaires de devoir faire des comptes-rendus
de ce qu'ils ont fait. Exact. Ensuite, nous avons enchâssé dans la loi, en
2024, la production du rapport annuel. À l'intérieur de ce rapport-là, il y a
le sommaire des travaux antérieurs qui y sont produits. Vous, vous nous
dites : Légalement, il devrait être inscrit la notion qui est à
l'intérieur du formulaire. C'est ce que j'en comprends. Alors, je vais
suspendre, M. le Président. Merci.
Le Président (M. Allaire) :
...suspendre les travaux quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 16 h 44)
(Reprise à 16 h 46)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
nous allons reprendre les travaux. M. le ministre.
M. Poulin : ...évidemment, on
est en mode construction, écoute et discussion. J'ai bien entendu les
oppositions, qui souhaitent avoir une garantie légale de revenir sur les
travaux antérieurs et de non pas seulement se fier à une section du formulaire.
Alors, avec l'accord des oppositions, je suspendrais ces articles-là avec
l'intention de déposer un amendement, d'ici la fin de la séance, qui va
répondre à ce qu'ils souhaitent.
Des voix : ...
Mme Zaga Mendez : OK. Juste
pour bien comprendre, on suspendrait l'article 57?
M. Poulin : En fait, je
suspendais l'article 55 et 57, parce qu'ils sont ensemble, alors...
Le Président (M. Allaire) :
...donc juste 57.
M. Poulin : Oui, donc, 57,
pour vous proposer un amendement qui viendrait donner une garantie légale de la
force de ce qui est déjà dans le formulaire.
Le Président (M. Allaire) : M.
le député de Jean-Talon.
M. Paradis : Oui. Ça me va de
suspendre. Il y a... Si je peux me permettre, humblement, une solution simple
serait de renoncer à l'abrogation de l'article 71.1. Mais, si vous voulez être
dans la... dans l'esprit, je pense, du projet de loi n° 11, qui est de
simplifier, j'étais en train de discuter de la possibilité d'amender
l'article 65.1, qui parle de cette fameuse planification annuelle. Ça
pourrait être de prévoir, à l'intérieur de cet article-là, M. le ministre, une
obligation que la planification fasse rapport sur les travaux effectués dans la
période de 12 mois précédents, auquel cas tout est concentré, vous évitez le
fameux doublon puis vous avez, à l'intérieur de votre planification, le
rapportage sur les travaux.
M. Poulin : Bien, c'est
exactement là qu'on s'aligne, que la planification annuelle puisse garantir ce
que vous souhaitez légalement au niveau des travaux passés. Alors, on est en
train de le libeller, puis j'ai... on a l'intention de le faire dans la séance
existante. Alors, on vous... on vous a bien entendus.
Le Président (M. Allaire) : ...j'ai
donc besoin de votre consentement pour suspendre l'article 57. Est-ce que
j'ai votre consentement? Consentement. Parfait. L'article 57 est maintenant
suspendu, comme le 55. Donc, on change de bloc, on s'en va au bloc 12. M.
le ministre...
M. Poulin : Est-ce que...
Moi, j'ai l'article 56... OK, il est dans l'autre bloc. Excusez-moi.
Le Président (M. Allaire) : Il
est dans l'autre bloc, exact.
M. Poulin : Désolé. C'était
l'ordonnancement.
Le Président (M. Allaire) :
Non, non, ce n'est pas grave.
M. Poulin : Parfait.
Le Président (M. Allaire) :
Donc, je vous cède la parole pour l'article 56 et vos commentaires.
M. Poulin : Oui. Alors :
56. L'article 69.2 de cette loi est
modifié par :
1° par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «deux»par «trois»; et 2° par la suppression du deuxième
alinéa.
Commentaire : Cet article fixe à
trois ans la durée de l'autorisation de travaux d'exploration à impact qui est
actuellement de deux ans. Cette période plus longue permet de retirer
l'obligation pour un titulaire de droit exclusif d'exploration de renouveler
l'autorisation pour une période de 12 mois lorsque les travaux ne sont pas
complétés au cours de la période de validité de l'autorisation.
Note additionnelle : Les autorisations
des travaux à impact sont valides pour une période de deux ans et sont
renouvelables pour une seule période de 12 mois. Dans un souci d'allègement du
fardeau administratif des titulaires de droits exclusifs d'exploration et de
l'administration, il est proposé de prévoir d'emblée une période de validité de
trois ans et ainsi de retirer le processus de renouvellement. Cette
modification permettrait aux sociétés minières une meilleure planification de
leurs travaux et permettrait aux milieux d'accueil une meilleure prévisibilité
de l'activité projetée. Dans le cadre de cette autorisation, le ministre des
Ressources naturelles et des Forêts autorise la réalisation d'une activité
d'exploration spécifique sur un périmètre déterminé. Ainsi, la prolongation de la
période de...
M. Poulin : ...n'a aucune
incidence sur l'ampleur de l'activité autorisée. Rappelons que le titulaire de
droits exclusifs d'exploration a également l'obligation de présenter sa
planification annuelle des travaux aux milieux d'accueil afin que ceux-ci
disposent d'informations actualisées chaque année.
• (16 h 50) •
Le Président (M. Allaire) : Merci.
M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : ...M. le
ministre, pourquoi trois ans? Pourquoi pas quatre, cinq?
M. Poulin : Oui, bien,
évidemment, ces amendements-là ont été bâtis avec l'association pour trouver
une façon d'alléger. Vous savez, quand on passe de 2 à 5 ans, on va dire,
il y a peut-être un trois ans où on n'est pas capables de voir l'industrie, on
n'est pas capables de faire des allers-retours, on n'est pas capables de se
parler. En ajoutant une année, vous savez comme moi que c'est très long, les
travaux d'exploration, l'acceptabilité sociale, le processus jusqu'à la mise en
vigueur de... et l'exploitation, finalement, de la mine, alors de passer de 2 à
3 ans, je pense que c'était léger comme allègement, tout en ayant les
sensibilités également reliées à... au processus que l'industrie se dote.
M. Kelley : Parfait. Je
comprends tout ça. Et je me souviens quand les différents groupes étaient ici
et présents dans la salle, ils ont bien indiqué que c'est une bonne avancée. Ce
n'est pas juste pour critiquer ça, mais aussi, j'imagine ce changement de trois
ans, un peu de si peu en lien avec qu'est-ce qui est noté, il faut quand même
regarder pour le 12 mois après. C'est... c'est qu'est-ce que mon collègue
de Jean-Talon a soulevé, c'est quand il y a certains permis qui ne sont pas
utilisés, comme présentement votre collègue a déposé une stratégie pour les
minéraux stratégiques. Alors, encore, comment on peut aussi empêcher que des
gens ne siègent pas sur certains droits de... droits qui sont ne sont pas
utilisés.
M. Poulin : Qui ne siègent
pas sur certaines lois qui...
M. Kelley : Oui, mais dans le
sens qu'on a des permis qui sont autorisés, on va en donner eux autres un autre
an, que c'est bien correct, mais, quand même, s'il n'y a pas des travaux qui
sont effectués. Est-ce que ça, c'est un enjeu en considération, comment on peut
peut-être aussi mieux s'assurer que quand quelqu'une fait un claim minier qu'il
sait bien utiliser? Tout comme dire ça comme ça, M. le ministre.
M. Poulin : Oui. Bien,
absolument, bien, je comprends votre... votre interrogation qui est super pertinente.
Vous dites : Bien là, si on passe de 2 à 3 ans, c'est une année de
plus avec une utilisation d'un claim qui a été octroyé puis qui n'est peut-être
pas exploité pour différentes raisons. Je ne sais pas s'il y avait une
réflexion derrière ce que le député mentionnait dans... dans votre expertise.
Le Président (M. Allaire) :
...
Mme Garon (Renée) : La...
Encore là, on est dans les nouveautés. L'autorisation de travaux à impact, ça
existe depuis 2024, c'est en phase depuis mai 2024. Ce qu'on constate
actuellement, c'est que la première année de l'autorisation, ça permet beaucoup
aux sociétés d'entrer en communication avec les communautés locales, tout ça,
puis de présenter leur projet. Ils réalisent... actuellement, on en a à peu
près 200 par année, 200, 235 autorisations, puis on a... on estime à
10 % le nombre d'autorisations de travaux à impact qui pour lesquels ils
vont avoir besoin d'un renouvellement. Donc, ce n'est pas l'ensemble des... Ce
n'est pas la majorité qui a besoin de plus de deux ans pour faire leurs
travaux, mais quelques-unes. C'est la raison pour laquelle on extensionne d'une
année actuellement. Le fait d'extensionner née d'une année semble correspondre
aux besoins de l'industrie.
M. Kelley : Ça répond à ma
question pour l'instant, M. le Président. Merci.
Le Président (M. Allaire) : D'autres
interventions sur l'article 56? Oui, Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Merci. Je
m'en souviens quand on a eu ce débat-là, encore une fois, dans les nouvelles...
des nouveaux encadrements. On comprend que là, on n'est pas dans les... les
travaux dits d'exploration classiques, là, on parle des forages ici, on parle
de ce qui est excavation, bref, tous les... pour lesquels il fallait maintenant
avoir un permis supplémentaire, en tout cas, ce que j'avais compris,
l'autorisation des travaux d'exploration. C'est là où vous venez de dire, puis
je veux juste bien comprendre, qu'en ce moment, dans les autorisations qui ont
été données depuis 2024, tu sais, ce que je comprends bien, c'est seulement
10 % qui vont avoir besoin d'un renouvellement. Donc, le reste devrait
rentrer à l'intérieur de deux ans. Mais la façon que c'est écrit ici, c'est
automatiquement pour tout le monde, on s'en va aux trois ans. Donc, pourquoi on
va aller à trois ans quand c'est une minorité, 10 %, qui doit passer par
un processus de révision au bout de deux ans et que c'est ce processus de
révision, de ma compréhension, l'objectif, ce n'était pas seulement de voir si
les travaux avaient eu lieu ou pas, c'est de comprendre l'impact de ces
travaux-là. Parce que ce n'est pas des... ce n'est pas des petits impacts, là.
On a vu, en tout cas, on a eu quand même a eu tout un débat là-dessus, c'est
d'être capable d'évaluer, au bout de deux ans, si les impacts tels que mesurés,
que ce soit.
Mme Zaga Mendez : ...des
forages, des détonations, etc., quelles ont été les répercussions, et, de
l'autre côté, renouveler le permis pour continuer. Parce que dans mon intention
de le revoir, c'est donner un an de plus... Bien là, j'essaie de me... de
replonger, c'était comme dans le cas où ça ne marchait pas, bien, on se donne
aussi le pouvoir de dire qu'après deux ans, on ne va pas de l'avant. Tandis
qu'ici, on donne à tout le monde trois ans dans ma compréhension, puis il n'y a
pas de renouvellement qui est possible, donc il n'y a pas de suivi entre les
premières... la première partie de l'exploration avec impact.
Mme Garon (Renée) : Ce que je
veux préciser ici, c'est que, dans le fond, ce que ça nous permet de faire, ça
répond à deux besoins. Un premier, je vous dirais que c'est un allègement au
niveau des communautés parce que les communautés, souvent, nous disent qu'ils
sont surconsultées. L'ATI, dans le fond, qui est prolongé sur une période de trois
ans, ce sont pour les travaux qui ont été autorisés ou pour lesquels la
communauté a été consultée il y a trois ans. Ce ne sont pas de nouveaux
travaux, ce sont exactement les mêmes travaux pour lesquels ils ont été
consultés. S'il y avait de nouveaux travaux, ils devraient demander à ce
moment-là une ATI. Mais dans... ce que ça nous permet de faire, c'est de
réduire la pression sur les communautés locales et autochtones notamment.
Mme Zaga Mendez : OK. Donc,
de ce que je comprends... c'est juste pour bien comprendre l'article 69.2.
OK, je vais juste prendre un moment. Je ne sais pas si mon collègue de
Jean-Talon avait des questions, je veux juste bien comprendre la référence avec
l'autre article, là.
M. Paradis : Bon, ici, on
parle de l'autorisation pour ce qui est des travaux à impact prévus par le
règlement pour que les gens qui nous écoutent ou nous regardent comprennent. On
parle de travaux d'excavation, de décapage de roc, d'échantillonnages en vrac,
de sondages réalisés en terrain meuble ou dans le roc, des relevés... des
levées géophysiques, sismiques, de réfraction, des travaux avec des pompes
hydrauliques à des fins d'orpaillage, c'est des travaux généralement lourds,
là, c'est les vrais travaux d'exploration, en tout cas, des travaux d'impact,
on va les appeler comme ça, les travaux d'impact. Ici, en fait, c'est que, là,
vous allez modifier la validité de cette autorisation-là. J'aimerais savoir...
bien, en fait, de la part du ministre ou de la vôtre, dans quelle mesure c'est une
harmonisation.
Parce que je comprends l'intention, c'est
de dire : Bien, c'est d'éviter qu'il y ait des renouvellements constants,
là, mais parlez-moi de l'harmonisation avec le titre minier ou les titres
miniers en question, d'une part, puis j'aurai d'autres questions ensuite, là.
Mais d'abord, est-ce que ça fait que c'est harmonisé? Parce que la
simplification, ce n'est pas juste d'étendre le délai, c'est de s'assurer que
tu as des obligations et des procédures de demande qui arrivent en même temps ou
qui n'arrivent pas dans des périodes de temps qui ne sont pas harmonisées, d'où
ma question sur l'harmonisation de cette mesure-là avec la durée des titres
d'une part.
Le Président (M. Allaire) :
Mme Garon.
Mme Garon (Renée) : Oui. Bon,
en ce qui est... pour ce qui est de l'harmonisation, c'est sûr qu'en termes de
titres miniers, là, ça prend des titres mini actifs pour pouvoir faire les
travaux d'autorisation à impact. Donc, s'il n'y a plus de titres miniers, il
n'y a plus de travaux. L'autorisation de travaux à impact, on le rappelle, puis
vous vous en souvenez sans doute, c'était pour des travaux pour lesquels il n'y
a pas... C'est sous les seuils, actuellement, des autorisations qui sont
requises en termes de La Loi sur la qualité de l'environnement. Ça fait que ce
sont certains travaux à impacts, oui, mais ils ont été appelés comme ça parce
qu'on voulait permettre aux communautés locales, autochtones de pouvoir faire
part de leurs commentaires par rapport à l'insertion d'un nouveau projet dans
leur milieu.
Je rappelle qu'il y aura toujours la 65.1,
la planification annuelle des travaux, qui va pouvoir confirmer lesquels
travaux seront réalisés au cours de la prochaine année.
M. Paradis : Donc, est-ce que
la mesure que vous proposez ici est une mesure qui permet une meilleure
harmonisation ou ce n'est pas tellement harmonisé avec la durée des titres
miniers? C'est ça, ma question. Parce que, là, une autorisation, s'il y a un
titre minier, comme vous le dites, avec beaucoup d'à-propos, mais donc est-ce
que ça harmonise ou ça complexifie par rapport à la durée des titres miniers en
question?
Mme Garon (Renée) : En fait,
je ne suis pas certaine de voir le besoin de l'harmonisation dans l'activité
dont vous parlez.
M. Paradis : Bien, c'est
parce que...
Mme Garon (Renée) : Parce que,
dans les faits, s'ils n'ont pas... Tu sais, que l'autorisation que le titre ait
une durée de deux ans ou de trois ans, il sera renouvelé sur une période qui va
faire en sorte... tu sais, sur le dépôt des travaux. Donc, il peut durer
plusieurs années. L'ATI, elle, est gérée dans une période de temps x pour la...
Mme Garon (Renée) : ...des
travaux qui sont prévus, point à la ligne.
M. Paradis : Bien, l'objectif
du projet de loi, c'est de simplifier la vie du monde.
Mme Garon (Renée) : Oui.
M. Paradis : La question que
je vous pose : Est-ce qu'on est en train de se simplifier de la vie ou de
la compliquer? Parce que, si tu as une autorisation de travaux à impacts qui se
termine à ce moment-là, mais que ton claim va là où il était avant, puis là tu
fais une demande ici puis tu fais une demande là, on n'est pas à atteindre...
on n'est pas en train d'atteindre l'objectif. C'est ça, l'objectif de ma
question, parce qu'il faut voir en pratico-pratique qu'est-ce que ça veut dire.
Parce qu'avant il y avait une certaine harmonisation. Là, est-ce que vous êtes
en train de la changer ou pas? C'est ça, ma question.
• (17 heures) •
Le Président (M. Allaire) : Oui,
Mme Bouet... Me Bouet.
Mme Labonté (Sara) : Oui. En
fait, il faut voir la durée de vie, là, du droit exclusif d'exploration, là,
sur un continuum, là. Donc, tu sais, un titulaire peut faire... peut vouloir
commencer ses travaux à impacts la deuxième année de son titre, là, donc... et
demander que ça s'échelonne sur trois ans. Puis, entre temps, il va y avoir le
renouvellement de son titre. S'il n'est pas renouvelé, ça va tomber, tu sais,
l'entièreté, là, de l'autorisation en travaux à impacts, ils ne pourront pas
continuer comme le trois ans qui a été accordé. Mais il n'y avait pas de
plus-value, là, à renouveler, après deux ans, l'autorisation pour la même...
les mêmes travaux, il y a... c'est plus à la fin des travaux qu'on va voir si
les conditions ont été respectées puis est-ce qu'il peut continuer à avoir son
titre minier, par exemple.
M. Paradis : Je vais poser ma
question autrement : Est-ce qu'il risque d'y avoir plus de démarches de
demande, soit pour obtenir une autorisation de travaux à impacts ou pour
obtenir ou renouveler un titre minier avec cette modification, ou il y en aura
moins, ou ça ne change rien? C'est ça, ma question.
Mme Garon (Renée) : Ça... Il
n'y en aura pas plus, nous, on espère qu'il y en aura moins, parce que, dans
les faits, ce sont les mêmes travaux qui sont prévus. Il n'y a pas de nouveaux
travaux qui sont prévus sur l'autorisation de travaux à impacts. Donc, ce qui
est prévu au niveau de la demande initiale, c'est exactement les mêmes travaux
à la fin du trois ans.
M. Paradis : Donc, est-ce que
la modification proposée par le projet de loi va simplifier la vie du monde,
oui ou non, selon ce qui se passe en pratique? À la fin, c'est ça, la question.
Mme Garon (Renée) : Bien, au
niveau des communautés locales et autochtones, certainement.
M. Paradis : Pourquoi?
Mme Garon (Renée) : Parce
qu'on n'aura pas à les reconsulter pour l'extension de l'année en cours pour
des travaux pour lesquels ils ont déjà été consultés.
M. Paradis : Très bien, je
vous suis. Sur les deuxièmes... Ma deuxième série de questions porte... bien,
il n'y en aura peut-être seulement une. Les travaux d'impact, c'est des
travaux, donc le nom le dit, qui ont des impacts. Le fait que vous allongiez la
durée de la validité, comment vous voyez ça, par rapport à... ou je pose la
question au ministre peut-être, là. Je m'excuse, je ne voulais pas vous...
M. Poulin : ...des experts.
M. Paradis : Bien, je vous...
Non, c'est vrai, je dois poser la question au ministre, puis vous pourrez y
référer... voudrez, mais ça permet aussi... la durée plus courte permet aussi
d'obtenir les rapports, de voir ce qui se passe sur le terrain, d'évaluer
comment ça se passe et de corriger ou de réorienter. Est-ce que le fait d'avoir
une durée plus longue met à risque cette capacité pour le gouvernement de voir
ce qui se passe, s'agissant donc de travaux avec... qui peuvent avoir des
impacts majeurs sur le territoire? Est-ce que, donc, il y a... Est-ce que vous
avez évalué ce risque, que la durée prolongée ne permette pas de se réorienter,
ou d'évaluer, ou de stopper des travaux qui vont mal ou qui ont trop d'impacts
à temps?
Le Président (M. Allaire) : M.
le ministre.
M. Poulin : Comme on le
mentionnait tout à l'heure... Mais merci, M. le Président. Comme on le
mentionnait tout à l'heure, c'est une proportion d'à peu près 10 % des
235 permis qui sont octroyés par année. Mais ce n'est pas parce que c'est
seulement 10 %, on parle quand même d'une vingtaine de projets qui ont
obtenu un permis, qui ont été consultés, qui ont passé un processus rigoureux
que l'on connaît afin d'obtenir leur permis de... qui est régi par le
gouvernement du Québec. Alors, même si on parle d'une vingtaine de projets,
vous savez comme moi que, dans certains cas, ça peut être assez long, le
démarrage. Alors, de pouvoir laisser cette année supplémentaire là, on pense
que c'est bon aussi pour l'État dans notre agilité, dans notre fonctionnement,
par rapport à l'entreprise et au milieu, et ça peut aussi être bon pour
l'entreprise.
Alors, on ne partage pas d'inquiétudes de
faire passer de 2 à 3 ans la durée compte tenu des délais qui sont déjà
très longs, compte tenu qu'on parlerait d'un ordre d'à peu près 10 % de
projets que ça concernait. Alors, on est rassurés par la modification
réglementaire que l'on propose aujourd'hui, compte tenu qu'il y a eu tout un
processus d'analyse et de... et de certification qui a été fait avant.
M. Paradis : C'est vrai, que
la...
17 h (version non révisée)
M. Paradis : ...la
certification puis l'autorisation des travaux comptent beaucoup. Parce que c'est
là qu'on cadre, justement, la nature des travaux qui peuvent être effectués.
Mais, vous le savez, puis on a malheureusement des... des expériences là-dessus,
les travaux peuvent être faits différemment de ce qui est annoncé. Ils peuvent
avoir aussi un impact beaucoup plus grand de... que ce qui était prévu, par
exemple, quand on se met à décaper du roc puis quand on se met à gratter la
terre, si... vous savez, là, du... des travaux d'exploration minière, ça peut
être... ça peut être intrusif. Donc, prenons le cas d'un... d'un projet qui ne se
déroule pas bien, qui n'est pas conforme, par exemple, à l'autorisation de
travaux à impact, ou dont les impacts, vraiment, sont... sont... sont plus
grands qu'attendu pour les communautés concernées. Est-ce que le fait que la
validité de l'autorisation soit sur trois ans plutôt que sur deux ans... ce qui
permet donc de les évaluer et de prendre une décision sur leur renouvellement
ou non, pourrait arriver plus tard que nécessaire quand ça ne va pas bien?
M. Poulin : Qu'ils soient à l'intérieur
de deux ans ou de trois ans, il y a toujours un processus de surveillance, il y
a toujours une notion où, si ce n'est pas respecté, il peut y avoir une
suspension en cours de route. Peut-être que les équipes peuvent nous parler du
processus de surveillance, mais il y en a un qui le demeure, qu'il soit de 2 à
3 ans, le processus demeure le même, là. Je ne sais pas si vous souhaitiez
ajouter.
Le Président (M. Allaire) :
...
Mme Labonté (Sara) : Oui,
exactement. Donc, si on prend le cas où les travaux d'exploration à impact
autorisés sont différents, donc qui… qu'ils ne répondent pas aux conditions de
l'octroi initial, on va considérer que c'est des travaux qui n'ont pas été
autorisés, donc qui auraient nécessité en eux-mêmes, là, de leur manière
différente, une autorisation. Donc, si cette autorisation-là n'est pas demandée
pour ce nouveau travail à impact, bien, on va pouvoir, par exemple, appliquer
une sanction ou révoquer le droit totalement, là, de ce titulaire de claim là.
Donc, le renouvellement de l'autorisation à travaux à impact, dans le cas où
les conditions n'ont pas été respectées, il n'y a pas une plus-value, parce
que, comme on... on le répétait tantôt, tu sais, là, au moment du
renouvellement, c'est les mêmes travaux qui sont censés continuer de manière
correcte. Donc, si on sort de ce... de ça, bien, il faut une nouvelle
autorisation ou on est en infraction à la Loi sur les mines.
Le Président (M. Allaire) :
...de Jean-Talon.
M. Paradis : Donc, vous
référez aux outils que vous... ou aux leviers que vous disposez par ailleurs
pour faire cesser des travaux non conformes. Mais n'est-il pas vrai que le rapportage,
au moment d'une demande de renouvellement, est un moment où le gouvernement
peut prendre conscience du fait que les travaux sont non conformes? Si, par
exemple, il n'y a pas eu de plainte ou s'il n'y a pas eu d'action publique, donc
là, vous reculez quand même le moment où vous pouvez être mis au courant du
fait que les travaux sont non-conformes. Est-ce que... n'est-il pas vrai que le
rapportage est une façon de se rendre compte de la non-conformité?
Mme Labonté (Sara) : Oui, bien,
il faut quand même garder en tête tous les autres moyens de la Loi sur les
mines. Il y a des inspections, il va y avoir les demandes de renouvellement
applicables aux droits exclusifs d'exploration. Puis il y a aussi la planification
annuelle, qu'on parlait un peu plus tôt, là, qui nous permet de rappeler les
travaux qui vont être faits au cours de l'année. Donc, on a d'autres moyens de
savoir qu'est-ce qui est planifié puis dans quelle mesure.
M. Paradis : Et donc ce que
vous nous dites, c'est que ces moyens-là sont suffisants, parce que, là, des
fois, on parle de travaux dans des zones très éloignées. Je ne sais pas combien
vous avez d'inspecteurs actuellement puis où est-ce qu'ils vont, mais je
soupçonne encore une fois, de mon expérience passée, que souvent le rapportage
de l'entreprise est le seul vrai moyen concret que vous avez de savoir ce qui
se passe sur le terrain. Parce que, quand on est proche d'une zone, quand on
est proche d'une communauté, je comprends, mais il y a des travaux qui se font
en... en zone éloignée. Est-ce que vous ne craignez pas que dans ces cas-là,
quand les travaux ne se passent pas conformément à ce qui est annoncé ou quand
les impacts sont plus grands qu'attendu sur un cours d'eau en zone éloignée,
mais qui finit par se déverser dans un autre cours d'eau, puis dans un autre
cours d'eau, que là on perd une façon d'être mis au courant de ce qui se passe
sur le terrain en retardant le rapportage? Parce qu'encore une fois, je le
redis, on parle de travaux à impact, on ne parle pas de n'importe quoi, là, on
parle d'une autorisation de faire les travaux qui sont les plus... souvent les...
parmi les plus intrusifs.
Mme Garon (Renée) : Bien, n'oublions
pas qu'on a le rapport annuel des travaux, là, sur lequel il va y avoir le
rapport, mais nous aussi, on dispose... Nous aussi, on dispose de certaines...
Quand on octroie l'ATI, on pose des conditions d'exercice, dans certains cas on
demande un plan de restauration, ça dépend de la nature des travaux, mais on
fait aussi de l'inspection, on peut leur demander des photos. Il existe quand
même pas mal de façon, là, de savoir ce qui se passe sur le terrain...
Mme Garon (Renée) : ...dont on
dispose maintenant et qu'on n'avait pas avant, là.
M. Paradis : Bien, avec
égard, Mme, c'est que, là, vous venez de répondre que vous allez avoir
l'obligation de rapportage annuel. Je comprends que le ministre va travailler
probablement sur un... sur un amendement, mais, actuellement, elle est abrogée,
cette obligation-là, par le projet de loi n° 11.
• (17 h 10) •
Mme Garon (Renée) : Non, non.
Elle va être dans le 65.1, avec la planification annuelle des travaux.
M. Paradis : Actuellement,
elle ne s'y trouve pas.
Mme Garon (Renée) : Actuellement,
elle ne s'y trouve pas, mais on va présenter un amendement.
Une voix : ...
Mme Garon (Renée) : Oui, c'est
ça.
M. Paradis : Donc,
l'amendement, l'amendement, M. le ministre, va être véritablement attendu parce
qu'il va répondre en partie aussi à cet... à ces questions-là.
M. Poulin : ...là, on est sur
le deux à trois ans, les mécanismes demeurent. Vous m'avez sensibilisé à
renforcer un processus sur lequel on s'engageait à vous remettre quelque chose,
mais là on est vraiment dans l'allègement réglementaire pour une portion des
projets qui, on considère, prennent du temps, pour alléger la vie, et du
gouvernement, et de l'entreprise. Parce que je suis très sensible aux
questions que vous posez, M. le député, puis je sais que vous avez fait des
lois sur les mines dans le passé puis qu'on s'est replongés. C'est sûr qu'à
chaque sujet on peut se replonger dans l'industrie, puis son mécanisme, puis
son processus, je n'enlève pas ça, mais, dans ce cas, c'était le deux à trois ans
qui était... qui était surtout mis de l'avant.
Le Président (M. Allaire) :
...
M. Paradis : Mais disons que
ce qui a été exprimé par plusieurs intervenants comme préocupation, encore une
fois, trouverait sa réponse dans l'amendement que vous allez proposer. Là, on
ne l'a pas encore, mais comme madame l'a dit, c'est une des principales
réponses, c'est que, bien oui, mais le rapport sur les travaux, on va l'avoir
annuellement dans la planification si vous déposez l'amendement.
M. Poulin : Bien, il s'y
trouvait, mais vous nous avez demandé de mettre la ceinture et les bretelles,
et on va y répondre.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Je voulais
revenir sur le fait que, tout à l'heure, on nous disait que c'est juste un
10 % des ATI, là, pour lesquels on fait ça. Moi, je trouve toujours que,
quand on change quelque chose pour un... pour un... si peu de nombre des cas,
c'est parce que... Si tu m'avais dit : C'est 80 %, c'est 90 %
des cas qu'on voit que, justement, ça ne rend pas dans les deux ans... Parce
que je me souviens qu'on avait introduit ça, on... Bon, les deux ans ont semblé
corrects, ça semble marcher pour la plupart, on est dans une minorité, mais
aussi le fait qu'on parlait de consultation, c'est-à-dire, quand on vient faire
le renouvellement de 12 mois, au bout de deux ans, puis on ouvre pour vrai
la période de 12 mois, les communautés ont l'obligation d'être consultées
à... Ce n'était pas clair.
Est-ce qu'il y a une obligation de le
faire pour le renouvellement, la consultation, ou est-ce que c'est une option?
Parce que je comprends, s'il y a une acceptabilité sociale, peut-être, là, la
communauté va dire : Pourquoi je dois retourner? Parce que l'activité
scolaire existe, puis elle était mesurée au début. Mais il y a certaines
communautés dans lesquelles il n'y en a pas, d'acceptabilité sociale. Je peux
vous en nommer, là. En ce moment, on a des cas dans Lanaudière, dans
l'Outaouais, où l'opposition est là, et là il y a des référendums, là, des
régions au complet.
Et puis on le sait, comment ça marche, c'est-à-dire,
après un claim, puis on est dans les... on est dans l'étape de l'exploration,
on n'est pas encore dans l'étape d'aller vers le permis d'exploitation, même
pas d'un BAPE, là, mais dès là, dans l'exploration, on n'a pas d'acceptabilité
sociale, les communautés ne sont pas consultées autres... ce n'est pas elles
qui ont le dernier mot, là, pour dire oui ou non aux travaux, elles doivent
suivre, comme on s'est entendu, un certain nombre de critères. Mais, pour ces
communautés-là, avoir l'opportunité de revenir après deux ans... peut-être
pas pour toutes, parce qu'on le sait, au Québec, ce n'est pas la même réalité
dans certaines régions, mais, pour elles, c'est important d'avoir cette
plateforme-là.
Ça fait que c'est là où ma question,
c'était : Est-ce que, pour le renouvellement, c'est une obligation, des
consultations? Est-ce que c'est un outil que les communautés peuvent sortir,
peuvent utiliser? Puis pourquoi leur enlever ça? Parce que j'entends, puis je
suis de même avis, que ça se peut très bien qu'on bute deux ans,
deux ans, on n'arrive pas à l'objectif, puis les travaux... Bien sûr, vous
avez... Là, on a parlé des deux... d'un an, mais c'est là où les
communautés veulent aussi comprendre ce qui va arriver pendant trois ans,
quand c'est des travaux aussi importants, comme le forage, puis qui ont des
impacts sur la... peuvent avoir des impacts, par exemple, sur le territoire ou
la qualité de l'eau.
Mme Labonté (Sara) : Oui.
Dans le Règlement sur les mines, là, qui prévoit les conditions de
renouvellement, il y a une obligation d'aller justement, là, parler avec les
communautés autochtones et d'en rendre un compte-rendu au ministère au niveau,
là, du renouvellement. Par contre, comme on le mentionnait tantôt, comme c'est
les mêmes travaux qui ont déjà fait l'objet d'une consultation, ça fait que...
tu sais, il n'y a pas vraiment de nouveaux éléments puis la Loi sur les mines
ne nous permet pas d'ajouter des conditions pour faire suite à cette
consultation-là. Donc, l'ajout d'un an, c'est vraiment pour les mêmes
travaux....
Mme Labonté (Sara) : ...la
consultation, là... bien là, je ne veux pas m'étendre sur ce que le... les
pratiques du ministère, mais ils ont déjà eu cette obligation-là, les
titulaires, d'aller à la rencontre des communautés autochtones au moment de
l'obtention de l'autorisation de travaux à impact. Donc, ce démarchage-là a
déjà été fait au niveau de la délivrance de l'autorisation de travaux à impact.
Mme Zaga Mendez : Merci.
Donc, l'obligation s'applique pour les communautés autochtones, mais ne
s'applique pas pour d'autres communautés, mettons des MRC ou de... Et vous
dites : Bien sûr, on n'a pas... il n'y a pas là un ajout de conditions...
Mme Labonté (Sara) : Oui, il
y a aussi les municipalités locales.
Mme Zaga Mendez : Les municipalités
locales. Et, quand vous nous dites que, dans les cas que vous voyez jusqu'à
maintenant, juste pour bien comprendre le lever de boucliers ou l'allègement
souhaité, ça vient des communautés autochtones elles-mêmes ou est-ce que ça
vient des municipalités? Parce que ça peut être... je ne veux pas généraliser,
mais les municipalités que j'ai pu rencontrer dans ces régions-là, ils
souhaitent d'avoir le plus de mécanismes de consultation puis d'échanges tout
le long, même s'il y a un renouvellement après deux ans, parce qu'il faut
construire l'acceptabilité sociale du projet. Dans certains cas, cette
accessibilité acceptabilité n'existe pas puis ça devient aussi des forums
nécessaires pour comprendre le fait des travaux d'exploration.
Mme Garon (Renée) : Ça nous
vient des deux.
Le Président (M. Allaire) :
Allez-y.
Mme Garon (Renée) : Excusez.
Je peux y aller?
Le Président (M. Allaire) : Oui,
oui, allez-y...
Mme Garon (Renée) : Ça nous
vient des communautés locales et des communautés autochtones. Et rappelons...
puis là vous allez trouver que j'insiste, mais la planification annuelle de
travaux offre à toutes les communautés locales et autochtones la possibilité
d'avoir une rencontre avec le promoteur qui souhaite faire des travaux au cours
de la prochaine année. Donc, si elle souhaite être consultée, ce mécanisme-là,
il existe déjà maintenant.
Mme Zaga Mendez : Oui, je
comprends, mais encore une fois... puis on le dit, on n'a pas d'ajout de
condition. Puis, quand on voit des travaux qui doivent être renouvelés ou pas,
ce n'est pas la communauté qui dit si les travaux vont être renouvelés, ça
appartient au ministère. Mais est-ce que, là, il y a un forum pour dire :
Non, on ne veut plus continuer avec ça et que ça peut sensibiliser les
ministères parce que ça ne vient pas cacher certains... certaines conditions ou
pas du tout? Cette consultation, dans le fond, au bout de deux ans, ne sert pas
à revoir si les communautés sont satisfaites ou pas des travaux?
Mme Garon (Renée) : Non.
Mme Zaga Mendez : OK. Donc,
ces consultations-là sont seulement pour présenter les impacts puis la nature
des travaux. Donc, il n'y a pas là une...
Mme Garon (Renée) : Bien, il
y a une rétroaction parce qu'on... les travaux sont ajustés en fonction des
commentaires ou des demandes qui ont été faites par les municipalités...
Mme Zaga Mendez : Voilà.
Mme Garon (Renée) : ...lors
de l'autorisation de travaux à impact, lors de l'émission.
Mme Zaga Mendez : Lors de
l'autorisation. Mais lors du renouvellement, est-ce que cette autorisation-là
pourrait être changée selon les demandes des municipalités?
Mme Garon (Renée) : Non.
Mme Zaga Mendez : Non. Donc,
c'est juste une continuité à ce moment-là du même permis. OK. Moi, je pense...
en tout cas, dans ma tête, on... là, on avait une opportunité de changer des
choses puis c'est pour ça qu'il y avait une étape des consultations qui avait
été ajoutée, là. Mais là, ce que je comprends, c'est juste pour présenter le
même projet puis demander 12 mois de plus sans...
Une voix : ...
Mme Zaga Mendez : OK.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
Mme Zaga Mendez : Oui, ça va.
Je ne suis pas satisfaite de la nature que pourquoi on a fait ça comme ça, là?
Genre, j'entends, mais dans le principe... puis je trouve... Bon, je ne suis
pas d'accord avec les changements, mais vous répondez à mes questions.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
D'autres interventions sur l'article 56? S'il n'y a pas d'autre
intervention, on va procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'article 56
est adopté?
Des voix : Adopté.
Une voix : Par appel nominal.
Le Président (M. Allaire) :
Par appel nominal, Mme la secrétaire, s'il vous plaît.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Poulin (Beauce-Sud)?
M. Poulin : Pour.
La Secrétaire : Mme Hébert
(Saint-François)?
Mme Hébert : Pour.
La Secrétaire
: Mme Jeannotte
(Labelle)?
Mme Jeannotte : Pour.
La Secrétaire
:
Mme Mallette (Huntingdon)?
Mme Mallette : Pour.
La Secrétaire
:
M. Thouin (Rousseau)?
M. Thouin : Pour.
La Secrétaire
:MmeRotiroti (Jeanne-Mance—Viger)?
Mme
Rotiroti
:
Pour.
La Secrétaire
: M. Kelley
(Jacques-Cartier)?
Des voix : ...
La Secrétaire
: Mme Zaga
Mendez (Verdun)?
Mme Zaga Mendez : Contre.
La Secrétaire
: M. Paradis
(Jean-Talon)?
M. Paradis : Contre.
La Secrétaire
: M. Allaire
(Maskinongé)?
Le Président (M. Allaire) :
Abstention. L'article 56 est donc adopté. On poursuit, M. le ministre. 60.
M. Poulin : L'article 306
de cette loi est modifié, dans le paragraphe 8.4°:
1° par le remplacement de «des
articles 69 et 69.2» par «de l'article 69»;
2° par la suppression de «et de
renouvellement».
Commentaires : Cet article retire
l'habilitation réglementaire pour le renouvellement de l'autorisation de
travaux à impact par concordance avec l'abrogation du deuxième alinéa de
l'article 69.2 de la Loi sur les mines, modifié par l'article 56 du
projet de loi. Là, on est en concordance avec ce que nous venons de faire.
Le Président (M. Allaire) : Merci,
M. le ministre. Des interventions sur l'article 60? S'il n'y a... Oui, M.
le député de Jean-Talon.
M. Paradis : ...
Le Président (M. Allaire) :
Ah! vous voulez prendre le temps. Ça va, allez-y.
Des voix : ...
M. Poulin : ...
• (17 h 20) •
Le Président (M. Allaire) :
60. Là, on est à l'article 60.
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. S'il n'y a pas d'intervention, on va procéder à la mise aux voix de
l'article 60. Est-ce que l'article 60 est adopté?
Une voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Par appel nominal. S'il vous plaît, Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Poulin (Beauce-Sud)?
M. Poulin : Pour.
La Secrétaire
: Mme Hébert
(Saint-François)?
Mme
Hébert
:
Pour.
La Secrétaire
: Mme Jeannotte
(Labelle)?
Mme Jeannotte : Pour.
La Secrétaire
: Mme Mallette
(Huntingdon)?
Mme Mallette : Pour.
La Secrétaire
: M. Thouin
(Rousseau)?
M. Thouin : Pour.
La Secrétaire
:MmeRotiroti (Jeanne-Mance—Viger)?
Mme
Rotiroti
:
Pour.
La Secrétaire
: Mme Zaga
Mendez (Verdun)?
Mme Zaga Mendez : Contre.
La Secrétaire
: M. Paradis
(Jean-Talon)?
M. Paradis : Abstention.
La Secrétaire
: Et
M. Allaire (Maskinongé)?
Le Président (M. Allaire) : Abstention.
L'article 60 est donc adopté. 62, M. le ministre.
M. Poulin : «62. L'article 13
du Règlement sur les mines (chapitre M-13.1, r. 2) est abrogé.»
Commentaires. Cet article abroge l'article
13 du Règlement sur les mines, qui détermine les conditions de renouvellement
de l'autorisation pour travaux d'exploration, impact, par concordance, avec
l'abrogation du deuxième alinéa de l'article 69.2 de la Loi sur les mines,
modifié par l'article 56 du projet de loi. En effet, la durée de validité de
l'autorisation sera plus longue, et donc son renouvellement ne sera plus
nécessaire.
Nous sommes, encore une fois, en
concordance.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions sur 62? Oui, Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : ...juste...
dans la façon de faire, peut-être juste pour comprendre. Parce que là, on est
dans le Règlement sur les mines, mais c'est à l'intérieur de la loi. Là, on
modifie le règlement à l'intérieur de la loi. C'est juste pour moi, dans ma
compréhension, parce que là, on modifie un règlement. C'est rare qu'on... qu'on
modifie des règlements, à moins que je sois complètement dans les... perdue.
D'habitude, c'est une loi qu'on modifie. Là, on modifie un règlement. C'est
juste...
Le Président (M. Allaire) : M.
le ministre.
M. Poulin : C'est... c'est
nécessaire pour la concordance avec la loi, en fait.
Mme Zaga Mendez : Je
comprends.
M. Poulin : Alors... Mais vous
avez raison, dans certains cas, il y a des lois qui s'en vont...
Mme Zaga Mendez : Mais c'est
rare.
M. Poulin : Bien, écoutez,
c'est extraordinaire, effectivement.
Mme Zaga Mendez : ...
M. Poulin : Mais il y a... il
y a, par moments, des règlements qui passent ici, oui.
Mme Zaga Mendez : ...ça fait
longtemps. Je ne pensais pas voir ça.
M. Poulin : Mais c'est... tu
sais, en fait, c'est que la loi édictait un règlement. On vient... on vient...
on profite de...
Mme Zaga Mendez : Non, non,
je comprends la logique.
M. Poulin : ...on profite de
l'occasion, je pense que c'est à juste titre, de faire l'harmonisation du
règlement ici.
Mme Zaga Mendez : OK, je
comprends la logique. Maintenant, je n'ai pas de question sur le fond. J'avais
une question sur ce qu'on est en train de faire.
M. Poulin : Mais votre
question est pertinente sur le plan législatif et parlementaire.
Mme Zaga Mendez : Parfait.
Le Président (M. Allaire) :
C'est bien. Ça vous va? On poursuit. Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention,
on va procéder à la mise aux voix de l'article 62. Est-ce que l'article 62 est
adopté?
M. Poulin : Adopté.
Une voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Par appel nominal, s'il vous plaît.
La Secrétaire
: Pour,
contre, abstention. M. Poulin (Beauce-Sud)?
M. Poulin : Pour.
La Secrétaire
: Mme Hébert
(Saint-François)?
Mme
Hébert
:
Pour.
La Secrétaire
: Mme Jeannotte
(Labelle)?
Mme Jeannotte : Pour.
La Secrétaire
: Mme Mallette
(Huntingdon)?
Mme Mallette : Pour.
La Secrétaire
: M. Thouin
(Rousseau)?
M. Thouin : Pour.
La Secrétaire
:MmeRotiroti (Jeanne-Mance—Viger)?
Mme
Rotiroti
:
Pour.
La Secrétaire
: M. Kelley
(Jacques-Cartier)?
M. Kelley
: Pour.
La Secrétaire
: Mme Zaga
Mendez (Verdun)?
Mme Zaga Mendez : Contre.
La Secrétaire
: M. Paradis
(Jean-Talon)?
M. Paradis : Abstention.
La Secrétaire
: Et
M. Allaire (Maskinongé)?
Le Président (M. Allaire) :
Abstention. L'article 62 et donc adopté. 63, M. le ministre.
M. Poulin : ...63.
Alors :
«La période de validité de toute
autorisation de travaux d'exploration à impacts délivrée avant (indiquer la
date de la sanction de la présente loi) en vertu de l'article 69 de la Loi sur
les mines (chapitre M-13.1) est prolongée d'un an. Une telle autorisation ne
peut être renouvelée.»
Commentaires. Cet article prolonge la
période de validité des autorisations de travaux d'exploration à impacts
délivrées avant la sanction du présent projet de loi à trois ans, par
concordance avec les modifications imposées à l'article 69.2 de la Loi sur les
mines, proposées par l'article 56 du projet de loi. Toutefois, cette
autorisation ne pourra être renouvelée.
Le Président (M. Allaire) : Merci,
M. le ministre. Des interventions? Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : ...juste
pour comprendre les implications. Tout à l'heure, on avait eu quelques
exemples. De combien d'ATI qu'on parle qui seront renouvelés, là, de deux à
trois ans?
M. Poulin : ...
Le Président (M. Allaire) :
Oui, allez-y.
Mme Garon (Renée) : On estime
à environ 10 %. Actuellement, on a trois demandes.
Mme Zaga Mendez : Donc... OK,
donc, ça, c'est pour trois demandes, on... à partir de maintenant. OK.
Mme Garon (Renée) : Oui, sauf
que, tu sais... excusez-moi... sauf que ça ne fait pas longtemps que cette
mesure-là est en force. Donc, on va avoir le réel effet de ça au cours de
l'année qui s'en vient et la suivante.
Mme Zaga Mendez : Puis, juste
pour bien comprendre, parce qu'on... c'est... c'est un exemple, justement,
qu'on introduit des nouvelles demandes. Et, au bout de ça, est-ce qu'il y a une
intention de revenir... Parce que je continue à croire que c'est deux ans, mais
est-ce qu'il y a une intention de refaire l'exercice? Comme vous le dites, là,
là, c'est juste trois demandes, là, qu'on va... on va amener des deux à trois
ans. Vous allez faire un bilan de la durée, justement, combien... pour combien
d'ATI ceci va être la norme, là, c'est-à-dire combien vont finir en bas de
trois ans, en fin de compte. Est-ce que ce bilan-là, ça va être présenté
quelque part par le ministère ou par le... c'est-à-dire, l'efficacité, là? Je
rappelle, on est en train de le faire pour trois demandes en ce moment.
M. Poulin : ...
M. Poulin : ...puis
j'apprécie votre question. On a traité de cet enjeu-là puis on comprend que
vous aviez des interrogations sur le nombre de personnes que ça pourrait
toucher. La professionnelle vous a répondu, dans une transparence élémentaire,
où elle vous a dit : Bien, actuellement, j'ai trois demandes pour
lesquelles ils pourraient être assujettis.
Mme Zaga Mendez : Je
comprends.
M. Poulin : Et là vous nous
dites : De quelle façon on va le savoir, ceux qui passent de deux à trois
ans puis le nombre de projets en question? On a l'étude des crédits, on a les
rapports annuels, on a différents outils. Nous allons revenir tantôt à ce que
vous nous avez demandé, pour lequel j'ai démontré une ouverture. Alors, je vous
dirais que les processus de transparence du gouvernement du Québec continuent à
tout moment, et c'est cohérent avec l'ensemble des questions que vous nous avez
adressées il y a quelques minutes.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
Mme Zaga Mendez : C'est beau.
Bien, j'ai ma... j'ai réponse à ma question sur les trois demandes.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Monsieur... M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : ...autorisation
ne peut être renouvelée.» Peut-être juste... expliquez-nous c'est... c'est
quoi, la logique d'ajouter cette partie-là.
M. Poulin : Oui. Bien,
c'est... c'est très pertinent, mais, pour être certain de la réponse,
peut-être... j'imagine, parce que la durée est donnée de x nombre de temps,
puis il y a tout le processus si jamais il y a un renouvellement. Donc, la
durée plus le processus qui va s'appliquer, puisqu'il aura atteint la limite de
temps, j'imagine que c'est ça? OK, excellent.
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
M. Kelley
: Parfait...
Le Président (M. Allaire) : Qui
va répondre?
M. Kelley : Ou est-ce que
c'est une... je pense que...
M. Poulin : Bien, je pensais
avoir répondu.
Le Président (M. Allaire) :
Ah! ça va? C'est complet?
M. Poulin : Bien, est-ce que
votre réponse...
M. Kelley : Et j'imagine,
pour l'industrie, ça, ce n'est pas un enjeu parce qu'on ne parle jamais d'une
situation où ils ont commencé peut-être à faire des travaux d'exploration.
Comme le collègue de Jean-Talon a mentionné, il y a des actions très précises,
mais c'est juste de s'assurer qu'on ne mette aucune barrière devant une
entreprise, je ne parle pas nécessairement les plus grands, mais peut-être des
moyens joueurs, que cette façon de refuser un renouvellement pour créer un
enjeu pour un entrepreneur ici, au Québec.
M. Poulin : Tout à fait.
Entièrement d'accord avec vous.
M. Kelley
: OK.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
M. Kelley
: Oui.
Le Président (M. Allaire) : D'autres
interventions? Oui, M. le député de Jean-Talon.
M. Paradis : Je veux... Je
veux être sûr que je comprends bien la portée, là, de cet article-là puis de
celui qui vient d'être adopté précédemment, là, avec un commentaire qui dit
qu'en fait l'article précédent qui est abrogé, ça dit simplement qu'il n'y aura
plus de renouvellement nécessaire. Puis là, ici, on fait juste dire qu'on
allonge la durée de... des autorisations de travaux à impact qui ont déjà été
délivrées. Mais est-ce qu'on... est-ce que vous êtes sûr, M. le ministre,
qu'avec l'effet conjugué de ces articles-là il n'y a plus aucun renouvellement
qui est nécessaire même en période de transition après l'adoption de la loi?
Le Président (M. Allaire) :
...
M. Poulin : C'est
l'harmonisation de l'article que nous venons de faire plus tôt, qui dit que,
lorsque c'est octroyé d'un an, il n'y a pas le renouvellement qui est
nécessaire. Alors, puisqu'on passe de deux à trois ans, le cadre devient trois
ans d'octroi, donc le renouvellement de 12 mois n'est plus nécessaire puisque
l'année supplémentaire a été octroyée. Donc, c'est en concordance avec ce que
nous avons voté au 1. Vous, vous dites : Ça ne peut pas être renouvelé.
Donc, vous pensez que c'est comme si, après le deux ans, on ne le renouvelait
pas? Je veux juste bien comprendre votre question.
M. Paradis : Bien, j'essaie,
en fait, de comprendre c'est quoi, la logique, là. Je vois que les notes
essaient de l'expliquer, mais là il y a des... il y a des... il y a des
autorisations de travaux à impact qui sont actuellement en vigueur, elles sont
toutes automatiquement allongées d'un an. Mais là, ensuite, il y a un article
qui dit que toutes les conditions de renouvellement n'ont plus besoin d'exister
parce qu'il n'y aura plus de renouvellement des autorisations de travaux à
impact. Je veux juste comprendre la mécanique de la période de transition à
la... à la nouvelle... au nouveau cadre légal et... législatif et
réglementaire.
M. Poulin : Excellent. Parce
qu'il y a aussi la notion sans possibilité de renouvellement, là, qui était...
qui est enchâssée dans l'article. Alors, l'autorisation des travaux sera
automatiquement valide pour trois ans sans possibilité de renouveler. Après
trois ans aussi, des travaux qui n'étaient pas visés par l'ATI sont prévus, le
titulaire devra obtenir une nouvelle autorisation. Donc, le processus se remet
en branle parce qu'il y a un changement à ce niveau-là. Les nouvelles
autorisations délivrées avant l'entrée en vigueur de cette modification
seraient automatiquement prolongées d'un an, ce qui éliminerait d'office
l'obligation pour le titulaire d'en demander le renouvellement.
M. Paradis : Ce qui veut dire
qu'en plus d'être prolongées d'un an automatiquement par l'effet de la... de
l'amendement précédent ou de la modification législative précédente, les
autorisations existantes aussi cessent d'être susceptibles de renouvellement,
elles ne peuvent pas être renouvelées non plus, c'est ça?
M. Poulin : En fait, parce
qu'ils passent à trois ans. Donc...
M. Poulin : ...c'est ce
processus-là qui se met en place.
M. Paradis : C'est ça. Mais,
sous l'ancien régime, elle pouvait être renouvelée. Là, ils ne le peuvent, non
plus.
M. Poulin : C'était deux ans
avec renouvellement de 12 mois.
M. Paradis : Donc là, c'est
trois ans, mais sans possibilité de renouvellement aussi.
M. Poulin : Sans possibilité
de renouvellement, parce que le processus se met en branle à ce niveau-là.
• (17 h 30) •
M. Paradis : Par l'effet
conjugué des deux dispositions... en fait, des trois dispositions nouvelles.
M. Poulin : D'harmonisation.
Effectivement. Je ne sais pas si, Mme la directrice... générale, vous aviez un
élément à mentionner ou... Non. D'accord. Parfait.
M. Paradis : Donc, vous
confirmez qu'elles deviennent d'une durée de trois ans non renouvelables,
toutes les autorisations existantes?
M. Poulin : C'est la
concordance que nous venons dire : «une telle autorisation ne peut être
renouvelée».
M. Paradis : Très bien.
Le Président (M. Allaire) : ...s'il
n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix de
l'article 63. Est-ce que l'article 63 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Parfait. On poursuit. On change de bloc. Un seul article dans ce bloc. 58. M.
le ministre.
M. Poulin : Si vous voulez,
M. le Président, nous pourrions revenir à l'amendement précédent... à l'article
précédent parce que l'amendement est déposé.
Une voix : ...
M. Poulin : Ah! Pas celui-là?
Bien, pourtant, je viens de le voir. Oui.
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) : Pour
56?
Une voix : ...
M. Poulin : Bien oui. Je suis
à l'aise.
Le Président (M. Allaire) : OK.
Bien, on n'a pas reçu... en tout cas jusqu'à maintenant.
M. Poulin : Ah, vous ne
l'avez pas reçu. Bon. Ah! OK. Désolé. Je n'avais peut-être pas donné mon
autorisation, mais je l'avais vu.
Le Président (M. Allaire) : Ça
fait qu'on...
M. Poulin : Alors, sachez que
c'est prêt et que nous pourrons en discuter. Alors, pendant cette période-là,
on peut peut-être aller à l'autre partie, oui?
Le Président (M. Allaire) : C'est
ce que je vous propose. 58, s'il vous plaît.
M. Poulin : Alors, 58.
L'article 226 de cette loi est modifié par le remplacement, dans le
premier alinéa, de «six mois» par «un an».
Commentaire : Cet article propose que
les documents et avis prévus à l'article 226 de la Loi sur les mines
doivent uniquement être transmis au ministre des Ressources naturelles et des
Forêts en cas de suspension des travaux dans la mine pour une période d'au
moins un an. À l'heure actuelle, ceux-ci doivent être transmis en cas de
suspension d'au moins six mois.
Note additionnelle : Comme cette
obligation visée à l'article 226 n'a pas pour objectif de cibler les
suspensions hivernales, mais plutôt les suspensions anormales, la prolongation
du délai à un an permettrait de tenir compte du fait que la suspension des
travaux durant les mois d'hiver peut être supérieure à six mois dans certains
cas. Par exemple, dans le Nord-du-Québec, une suspension de plus d'un an est
moins fréquente. Je pense que ça dit pas mal tout.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions sur 58? M. le député de Jean-Talon.
M. Paradis : Bon. Bien, ce
que je cherchais, là, le sens de cet amendement-là, donc, si je comprends bien,
corrigez-moi si ce n'est pas le cas, M. le ministre, donc c'est que, là, il y
avait des... travaux suspendus pour la période d'hiver, qui est parfois très
longue dans le... dans le Nord-du-Québec, et là, ça obligeait à envoyer un avis
de suspension. Vous ne voulez plus qu'il y ait une obligation... de transmettre
un avis quand c'est uniquement en raison de l'hiver, que les travaux sont
suspendus. Puis là vous dites : Je vais le fixer en un an. C'est ça?
M. Poulin : Puis, quand on
lit le texte actuel, ils disent : «En cas de suspension des travaux dans
la mine pendant au moins six mois, le titulaire de droits miniers qui effectue
des travaux souterrains d'exploration et d'exploitation... transmettre au
ministre au moins 10 jours avant le début de la suspension un avis écrit
les informant de la suspension des travaux.» Alors, on est dans l'allègement
réglementaire. On dit : Si vous le faites pour six mois, parce que les
conditions météorologiques vous ne le permettent pas, bien, vous n'avez pas
besoin de nous en aviser, si c'est plus d'un an, vous nous en avisez.
M. Paradis : Mais donc, le
motif de cette modification-là, c'est vraiment celui-là, là, les travaux
suspendus en raison de l'hiver. Ça fait que, là... Ou, en fait, ce que vous
êtes en train de nous dire, c'est que l'expérience démontre qu'il y avait
plusieurs compagnies qui devaient faire toutes sortes d'avis puis de remplir
des formulaires parce qu'année après année ils suspendaient pendant l'hiver. Ce
n'est pas ce que vous voulez savoir. En fait, ce qu'on veut savoir, c'est quand
il y a une suspension pour des motifs autres que simplement l'hiver québécois,
qui arrive généralement à peu près à la même date puis qui finit à peu près à
la même date à chaque année.
M. Poulin : À la même
période, absolument.
M. Paradis : Est-ce qu'il y a
d'autres types de travaux, est-ce qu'il y a d'autres cas pratiques qui peuvent
être visés, par contre, par cette... Parce que, là, de six mois à un an, c'est
un... Tu sais, vous auriez pu viser neuf mois, puis là, tu es sûr que ça ne
couvre pas l'hiver, mais ça ne couvre peut-être pas une modification pour des
travaux. Est-ce qu'il y a d'autres cas pratico-pratiques qui sont visés par
cette modification?
M. Poulin : Bien, dans
l'article de loi, on dit quand même «un avis écrit les informant de la
suspension des travaux, et, dans les quatre mois du début de la suspension, une
copie certifiée par un... un ingénieur ou un géologue, des plans, des ouvrages
souterrains, des minières, des installations sur le sol et des dépôts de
résidus miniers existants à la date et à la cessation des travaux.»
Puis, M. le sous-ministre, vous me
mentionniez que l'association minière a proposé cet allègement dans le cadre du
comité, oui, stratégique qui a été mis en place. Évidemment, je ne veux pas
mettre de cas de figure particulier, mais il pourrait, oui, y avoir certaines
mesures autres qui puissent être faits.
Je ne sais pas s'il y a des exemples très
précis que vous souhaiteriez nous partager, Mme la directrice générale.
Mme Garon (Renée) : Dans le
cas de maintenances, par exemple, qui ont... ils ont des travaux à faire dans
la mine...
17 h 30 (version non révisée)
Mme Garon (Renée) : ...qui n'était
pas prévu, qui nécessite plus de périodes que six mois d'arrêt, par exemple.
Oui, ça peut arriver. C'est très rare, mais ça peut arriver. Mais c'est une
grande lourdeur pour l'industrie.
M. Paradis : Donc, vous
répondez en partie à ma deuxième question aussi, c'est qu'on ne parle pas de
beaucoup de dossiers, parce qu'en fait ce qu'on dit, c'est que là, quand...
quand tu suspends tes travaux pour un an ou plus, là on s'interroge vraiment :
Envoie-nous un avis, parce que là, il se passe de quoi, on... ça nous intéresse
d'en jaser avec vous. Mais, en bas d'un an, on comprend que c'est généralement
en raison de l'hiver ou en raison de travaux de maintenance. C'est ça, les
exemples que vous avez eus, là. Il n'y a pas d'autres cas majeurs, là, qui
échapperaient à l'écran radar du Québec, alors qu'on devrait les avoir parce
que là, woops! il se passe de quoi, pour lequel on veut être informés. C'est
vraiment ces deux cas d'hypothèses puis ce n'est pas souvent.
Mme Garon (Renée) : Ce n'est
pas souvent.
M. Paradis : Pas souvent,
comme dans... Vous n'avez pas de chiffres par hasard?
Mme Garon (Renée) : Je pense
qu'on en a eu un cas dans les trois dernières années, quelque chose comme ça. C'est
très, très rare.
M. Paradis : Très bien.
Mme Garon (Renée) : Mais ça
demande le dépôt de plans et devis, rapports signés par les ingénieurs. C'est
très lourd administrativement.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Oui, Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : J'ai
plusieurs questions concernant cette... ce délai-là. Le premier, c'est que,
quand on passe de six mois à un an, donc, pendant cette période-là, le
gouvernement n'est pas avisé s'il y a des activités des... de savoir quels sites
sont réellement actifs. Est-ce qu'il y a un impact pour vous de ne pas savoir
quels sites ne sont pas réellement actifs puis qu'est-ce... est-ce qu'il peut y
avoir des... des enjeux d'abandon technique, par exemple, si on passe de six
ans à un an?
Mme Garon (Renée) : Mais,
comme je disais, il y a très peu de cas. Généralement, quand une mine cesse ses
activités ou interrompt ses activités, on le sait toujours. Là, ce qu'on fait, dans
le fond, c'est qu'on leur donne un petit peu d'air pour éviter d'avoir à faire
l'ensemble des... des exigences qui sont requises pour la... la suspension des
activités.
Mme Zaga Mendez : OK. Puis, est-ce
qu'il y a des risques, par exemple, dans un arrêt pendant... Parce que là, on passe
de 6 à 1 an, est-ce qu'il y a des risques dans ce délai-là? Exemple, là,
je dis d'entreposage technique, là je vous entends mal, ou de... du fait que l'entreprise...
Bien, vous dites si l'après-crise fait faillite ou l'entreprise n'est plus...
ne va plus être active, vous allez le savoir de façon immédiate, ça, ça...
Parce qu'il y a une autre... d'autres dérogations pour ça. Mais en termes d'incertitude,
en termes d'incertitude pour les municipalités, est-ce qu'eux ont besoin aussi
de... est-ce qu'eux ils sont... il y a une... il y a un lien qui se fait quand
il y a un arrêt entre, admettons, huit mois, neuf mois, 10 mois? C'est comme
j'essaie de me voir des cas, vous dites «c'est des exceptions», mais qui aurait
un impact sur la prévisibilité des activités minières pour les municipalités ou
autour.
Mme Garon (Renée) : Bien, le
ministère ne fait pas de communication avec les municipalités dans... dans ce
genre de situation là, là, mais une mine qui est... Écoutez, il y a 21 mines
au Québec, là, ça fait que quand il y en a une qui cesse ses opérations, les
gens savent. Mais, quand on dit «cesser les opérations», ça ne veut pas dire
fermer la mine, là, c'est... c'est la productivité qui est arrêtée, mais il y a
toujours des employés sur place pour faire la maintenance.
Mme Zaga Mendez : OK. Donc,
pendant ce temps-là, il y a des obligations de maintenance. D'où était ma
prochaine question. Je commence sur des suivis, des risques de dégradation,
bassin de sédimentation, tout ça.
Mme Garon (Renée) : On ne
parle pas d'une fermeture permanente, on parle vraiment d'une fermeture pour
des opérations qui sont anormales, mais la... il demeure toujours des... des
employés sur le site.
Mme Zaga Mendez : Donc, il n'y
a pas de risques associés comme... Parce que s'il n'y a pas d'activité, il y
a... est-ce qu'il y a certains sites, puis là j'ai... je vais au-delà de mes
connaissances, donc j'essaie de me projeter, en termes d'entreposage des
carottes, des barrières de sécurité, et tout ça, que... est-ce qu'il y a une
surveillance qui est faite de ça entre pendant les arrêts d'activité minière? Parce
qu'on parle des activités d'extraction, donc ces activités d'extraction qui
arrêtent.
Mme Garon (Renée) : Pour ce
qui est de... pour ce qui est des mesures de sécurité, là, ils doivent
continuer à les appliquer. Ça, c'est certain que ça va... ça va demeurer. Il y
a toutes les mesures qui sont liées à d'autres lois qui ne sont pas juste la
Loi sur les mines.
Mme Zaga Mendez : OK. Donc,
tout ça, mais le fait que... Parce que là, on... Je comprends.
Mme Garon (Renée) : Parce que
je pense qu'il ne faut pas le voir comme une fermeture, c'est plus un... un
arrêt temporaire d'opération.
Mme Zaga Mendez : Un arrêt
temporaire, mais pour lequel vous n'allez pas être mis au courant de façon
formelle.
Mme Garon (Renée) : On va
être informés, mais...
Mme Zaga Mendez : Mais au
bout d'un an.
Mme Garon (Renée) : ...ils n'auront
pas le fardeau administratif de transmettre tous les documents qui sont requis
lorsqu'il y a une fermeture temporaire, une fermeture d'opération.
Mme Zaga Mendez : Puis, rappelez-nous
les... les documents qui sont requis.
Mme Garon (Renée) : Plans et devis,
plan de la mine, plusieurs documents qui doivent être des...
Mme Garon (Renée) : ...documents
d'ingénierie.
Mme Zaga Mendez : OK. Puis je
reviens sur les risques. Donc, est-ce qu'il y a un enjeu de ne pas avoir les
documents, mettons, au bout de six mois?
• (17 h 40) •
Mme Garon (Renée) : Non. Non,
parce que, de toute façon, au niveau du plan de restauration, vous les avez sur
une base régulière. Ça fait que, tu sais, les plans... on dispose de ces
plans-là.
Mme Zaga Mendez : Ça fait que
c'est les mêmes plans qui sont présentés dans un plan de restauration et que
vous avez déjà dans les dossiers.
Mme Garon (Renée) : Bien, tu
sais, c'est les plans de mines.
Mme Zaga Mendez : Que vous
avez déjà dans les dossiers d'autorisation. OK. Parce que... je vous pose
toutes ces questions-là, il y a quand même des groupes qui nous ont soulevé des
préoccupations, là, concernant transparence, supervision, les opérations
réelles. Si vous nous dites qu'il y a encore des choses qui sont faites...
parce que, bon, il y a plus d'un minerai qui va être extrait de façon active,
vous avez... vous... Juste pour rassurer les personnes qui nous écoutent,
quelles sont les autres façons? Vous avez nommé quelques-unes, là, pour la
surveillance puis les obligations sur les sites. Tout ça continue?
Mme Garon (Renée) : Oui.
Mme Zaga Mendez : OK. Ça
répond à ma question. Je ne sais pas si vous avez d'autres...
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Merci. D'autres interventions sur l'article 58? S'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à sa mise aux voix? Est-ce que l'article 58
est adopté?
Une voix : ...
Le Président (M. Allaire) : Par
appel nominal, s'il vous plaît, Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Poulin (Beauce-Sud)?
M. Poulin : Pour.
La Secrétaire : Mme Jeannotte
(Labelle)?
Mme Jeannotte : Pour.
La Secrétaire
: Mme Mallette
(Huntingdon)?
Mme Mallette : Pour.
La Secrétaire
: M. Thouin
(Rousseau)?
M. Thouin : Pour.
La Secrétaire
: M. Kelley
(Jacques-Cartier)?
M. Kelley
: Pour.
La Secrétaire
: Mme Zaga
Mendez (Verdun)?
Mme Zaga Mendez : Contre.
La Secrétaire
: M. Paradis
(Jean-Talon)?
M. Paradis : Pour.
La Secrétaire : Et M. Allaire
(Maskinongé)?
Le Président (M. Allaire) : Abstention.
L'article 58 est donc adopté. J'ai donc besoin de votre consentement pour
revenir à l'article 55 et l'ouvrir. Donc, est-ce que j'ai votre consentement?
Est-ce que j'ai votre consentement?
Des voix : Oui.
Le Président (M. Allaire) :
Merci, c'est gentil. On va mettre à l'écran l'amendement proposé par la partie
gouvernementale. M. le ministre, je peux vous céder la parole pour la lecture
et commentaire.
M. Poulin : Bien, absolument.
Alors il va s'afficher à l'écran dans les prochaines secondes, mais je vais le
relire. Alors :
Remplacer l'article 55 du projet de loi
par le suivant :
55. L'article 65.1 de la Loi sur les mines
(chapitre M-13.1) est modifié par :
1° par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «aux» par «au ministre ainsi qu'aux»;
2° par l'insertion, après le premier
alinéa... le premier alinéa du suivant :
«La planification doit inclure un compte
rendu des travaux réalisés au cours de l'année précédente, le cas échéant.»
Alors, la... Donc, comment se lirait
l'article, l'article 65.1 de la Loi sur les mines, tel que modifié... Je n'ai
pas besoin?
Le Président (M. Allaire) :
Non. C'est... C'est à votre discrétion.
M. Poulin : Alors, pourquoi
avoir dit revenir sur l'année précédente? C'est parce que c'est un rapport
annuel. Alors, on vient donner la garantie légale... Mme la députée de Verdun,
c'est majeur, on vient donner la garantie légale de faire en sorte que de...
Non, non, moi aussi, je fais ça, mais c'est parce que je voulais juste être
certain du moment que nous vivions ensemble, où nous venons en mode écoute.
Vous me dites tout le temps au début : Il faut que tu sois à l'écoute, je
le suis. Alors, on vient le mettre à l'intérieur. C'est annuel. Nous aurons cette
garantie légale là de s'assurer que non seulement on allège le règlement, il y
a un allègement réglementaire, mais on vient rassurer sur le fait que ça se
trouve à l'intérieur.
Le Président (M. Allaire) :
...des interventions? M. le député de Jean-Talon.
M. Paradis : Merci, M. le
ministre. De fait, vous êtes à l'écoute et réactif parce que ça répond à
plusieurs des questions qu'on posait tout à l'heure relativement aux articles
56 et 57 de votre projet de loi, modifiant respectivement les articles 69.2 et
71.1. Donc là, il y a une obligation de rapportage sur les travaux qui est
annuelle et qui sera incluse dans la planification. Donc, ça simplifie les
choses. Il n'y a pas un dédoublement des affaires, ça fait qu'on est contents,
on a simplifié, mais on garde le rapportage.
Ce qui m'intrigue ici, c'est la
signification des mots «le cas échéant» à la fin, parce que ça peut vouloir
dire que peut-être que l'année précédente il n'y avait pas de travaux à
réaliser parce que c'était la première année, mais ça pourrait être aussi
interprété comme voulant dire : Bien, si jamais il y a eu des travaux,
vous rapportez puis, s'il n'y en a pas eu, vous ne rapportez pas. Par exemple,
si on est dans la deuxième ou dans la troisième année, il devrait y avoir eu
des travaux. Donc là, je ne voudrais pas que ça ouvre la porte à dire :
Bien, si tu as des travaux, tu rapportes puis, si tu n'en as pas, tu ne
rapportes pas.
Donc, quelle est la signification du «le
cas échéant » ici? On est en train de fixer l'intention du législateur.
Est-ce que c'est A ou B? J'espère que la réponse, c'est A, c'est uniquement
dans le cas de la première année de validité, c'est-à-dire que tu as... tu n'as
pas de travaux à rapporter parce que c'était ta première année.
M. Poulin : Oui...
M. Poulin : ...on ne peut pas
rapporter des travaux qui ne se sont pas tenus. Alors, c'est pour ça qu'on dit,
lors de votre demande, si les travaux se sont tenus, vous devez les rapporter
au gouvernement du Québec, le cas échéant.
M. Paradis : Pour éviter
toute confusion, est-ce que les mots «le cas échéant», sont absolument
nécessaires dans cette phrase? Je me le demande. Parce que, si, de fait, il n'y
avait pas d'obligation, tu n'as rien à rapporter, mais dès qu'il y a une
obligation tu rapportes.
M. Poulin : Bien, puisqu'on
vient quand même le mettre légalement puis qu'on vient quand même l'en chasser
dans la législation, pour avoir les garanties légales que vous me demandiez sur
l'année d'avance, il y a une certaine marge de manœuvre dans la mesure ou la
planification va inclure un compte-rendu des travaux réalisés au cours de
l'année précédente, le cas échéant, si des travaux se sont tenus. Donc là, si
on le met puis la personne n'a pas tenu de travaux, elle va dire «je n'en ai
pas fait», alors on lui donne l'opportunité de dire «vous n'en avez pas fait.
Donc, les trois mots, «le cas échéant», sont là pour ça. Moi, je pense qu'on va
assez loin dans ce que vous nous demandiez. Mais oui, par moment, il y a des
travaux qui ne peuvent pas s'être tenus, donc de ne pas le faire.
Il pourrait arriver peut-être, certains
moments où il y a eu une suspension de travaux pendant trois ans, bien, ils
vont écrire suspension de travaux pendant trois ans ou mes travaux ne se sont
pas tenus. Je vois le député d'Abitibi-Est, là, qui... qui vit avec cette
industrie-là à chaque année, à chaque jour, bien, peut-être que, par moment, il
y a de la suspension, il n'y a pas de suspension.
Alors, moi, je pense que la planification
doit inclure un compte-rendu des travaux réalisés au cours de l'année
précédente. Puis, des travaux, par moment, ce n'est peut-être pas de
l'exploitation, c'est peut-être une suspension temporaire pendant 12 mois
ou autre. Alors, moi, je pense, le cas échéant laisse une liberté de pouvoir
obtenir et de capter toute l'information nécessaire sur ce qu'on souhaite avoir
de l'année précédente.
M. Paradis : Très bien.
Alors, dans ce merveilleux exercice auquel nous sommes en train de nous prêter,
vous et moi, M. le ministre, d'établir l'intention du législateur, donc vous
confirmez, pour la postérité de nos débats, que l'intention n'est pas de rendre
optionnelle le rapportage des travaux, mais simplement d'indiquer si obligation
et si travaux il y a eus.
M. Poulin : Surtout qu'il y a
plusieurs types de travaux. Alors, le cas échéant vient encapsuler le plus
possible le type de travaux qui peut s'être tenu l'année précédente, qui ne
sont pas nécessairement que des travaux d'exploitation ou d'exploration. Le cas
échéant vient encapsuler le tout, je trouve, et ça vient enlever cette
ambiguïté-là.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
D'autres interventions sur l'amendement? Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : ...je relis
en même temps l'article qu'on a discuté, là, l'article 57 puis ce qu'on
est en train d'enlever, là, c'est juste une question de formulation, peut-être,
mais de comprendre les effets, là. Titulaire... Au plus tard le
31 janvier, ça fait que ma première question, c'est qu'avant il y avait
une obligation au 31 janvier, donc ma question pour la...
M. Poulin : ...
Mme Zaga Mendez : Non, au
plus tard le 31 janvier de chaque année, transmettre au ministre un
compte-rendu des travaux, ça fait que je vais dans la première partie, donc. Le
31 janvier de chaque année, est-ce que la planification, elle est faite?
C'est juste une question de concordance, là, pour qu'on... On s'entend, la
planification d'habitude, elle doit arriver quand, là, dans l'année?
M. Poulin : L'année civile,
la planification est à...
Mme Labonté (Sara) : ...tu
sais, l'est l'obligation de fournir une planification annuelle, c'est
30 jours avant le début des travaux. Donc, ça peut arriver un peu
n'importe quand dans l'année. Donc, l'année de référence par la suite, bien, va
continuer à être... mais selon le début des travaux, finalement.
Mme Zaga Mendez : OK. Donc,
la planification est annuelle?
Mme Labonté (Sara) : Oui.
Mme Zaga Mendez : Elle est
annuelle puis elle arrive 30 jours avant les travaux. Donc, admettons, je
fais des travaux en novembre, la planification va arriver en octobre pour
chaque année. Et donc, à partir de là, on compte les 365 jours, puis ça
nous... ça nous amène en novembre, où est-ce qu'il peut y avoir une
planification qui arrive plus tôt, s'il y a des nouveaux... C'est ça que je
veux comprendre en termes des dates puis de... Est-ce qu'on se ramasse dans les
mêmes obligations ou pas du tout? C'est juste des détails.
Mme Labonté (Sara) : Oui,
bien, c'est exact.
Mme Zaga Mendez : Ça fait
qu'après, dès qu'on dépose, admettons, en octobre, 365 jours, et la
nouvelle planification.
Mme Labonté (Sara) : Exact.
Mme Zaga Mendez : Ça fait
qu'OK, d'où la question de ne pas être capable de... d'où la question des dates
de la période allant du 1er janvier au 31 décembre, ça, ça saute
parce que ça va suivre un nouveau cycle. OK. Ça, ça répond à ma question.
J'avais la même doute sur «le cas
échéant». Moi, je l'aurai peut-être enlevé parce qu'ici on a aucun cas échéant.
Dans la façon que c'est écrit, 71.1, il y a... on dit clairement que, si
j'enlève la question des dates, là, l'exploration doit être... pardon, un
compte-rendu des travaux effectués pendant la période, puis le compte-rendu
doit te présenter... Bon, on a... là, le formulaire saute parce qu'il est
jumelé, mais ici, on n'a pas de... de cas échéant, dans la façon que c'est
écrit à 71.1, d'aussi mon doute.
M. Poulin : Sauf que l'esprit
du législateur, un peu comme je le mentionnais tout à l'heure au député de Jean-Talon,
c'est de ne laisser aucune ambiguïté...
M. Poulin : ...sur le type de
travaux qui puisse être tenu dans l'année à vent. Alors, s'il n'y en a pas eu,
ils peuvent l'écrire. Et puis on veut peut-être le savoir aussi, s'il n'y en a
pas eu.
• (17 h 50) •
Alors, moi je trouvais que vous aviez une
piste très intéressante en laissant l'obligation légale. Alors, on y va au
maximum en mettant la mention «le cas échéant» pour qu'au moins on puisse avoir
l'information sur le type de travaux qui s'est peut-être tenu avant, dans
l'année précédente.
Mme Zaga Mendez : On
s'entend... on s'entend que c'est... On parle tout le temps des travaux
d'exploration ici, là, il n'y a pas d'autres types de travaux qui vont être...
M. Poulin : Bien, s'il y a
des travaux qui ne se sont pas tenus...
Mme Zaga Mendez : Comme
d'aménagement.
M. Poulin : Tu sais, est-ce
qu'il y aurait pu avoir une suspension, tu sais? Tu sais, on fait de la
législation comme telle. Alors, l'objectif, c'était la planification d'inclure
un compte rendu des travaux réalisés au cours de l'année précédente, le cas
échéant, si les travaux se sont réalisés. S'il y a des travaux qui ne se sont
pas réalisés, est-ce qu'on peut savoir aussi ou s'il y a eu une suspension
quelconque que, tout à l'heure, on notait des raisons économiques, on notait
des raisons de suspension de travaux, par exemple lors de la période hivernale.
Moi, je pense qu'on vient, comme législateurs, se mettre encore une fois la
ceinture et les bretelles de la façon dont l'amendement est écrit.
Mme Zaga Mendez : Bon, ça
répond à mes questions. De toute façon, après, on va revenir sur... peut-être
l'amendement et après on revient sur l'article. C'est juste pour bien
comprendre. Là, on... Parfait, on va revenir sur l'autre... l'autre changement
que c'est au ministre de...
Le Président (M. Allaire) : Allons-y.
Allons-y étape par étape. Donc, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté. On revient
donc à l'article 55 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme Zaga Mendez : ...
Le Président (M. Allaire) :
...à 57, mais là on est à 55 tel qu'amendé.
Mme Zaga Mendez : Juste pour
bien comprendre, cet article-là est suspendu, mais l'ajout ici, c'est que le
titulaire va donner au ministre ainsi qu'au représentant tous ces... donc toute
la documentation. Là, on parle des travaux... En tout cas, là, c'est parce
qu'on a traité plusieurs choses en même temps, là, mais on parle des comptes
rendus des travaux, la planification. Mais ce n'était pas le cas? Pourquoi...
C'est ça, je ne comprenais pas. Ce n'était pas le cas avant, que le ministre
recevait ces informations du titulaire du droit exclusif? Parce qu'ici on
vient... c'est ça qu'on vient de... on vient de changer.
M. Poulin : C'est ça. C'est
que, vu que la planification annuelle est arrivée en 2024 avec ces
exigences-là...
Mme Zaga Mendez : On ne l'a
pas fait. On n'a pas fait la concordance. C'est ça que ça veut dire?
M. Poulin : En fait, la...
Bien, en fait, c'est ça, c'est la différence comme telle. Mais je veux juste
être bien conscient de saisir votre question, parce que, vu que maintenant les
exigences sont dans la planification annuelle, ça, ça demeure. Nous venons,
avec l'amendement que nous venons de voter, ajouter la mention que la
planification annuelle doit le prendre. Donc, l'amendement fait office de
concordance... en fait, fait office de complément de concordance.
Mme Zaga Mendez : OK,
j'entends... parce qu'on n'a pas... Là, je viens le mettre dans l'ordre. On
enlevait le 57, et comme on enlève le 57 par la suite, le 55 vient faire office
de concordance.
M. Poulin : Oui, là je ne
l'ai plus sous les yeux, mais oui, oui, tout à fait.
Mme Zaga Mendez : Oui, c'est
ça, parce que, là, comme on traite 55, 57, j'essayais de voir si dans 55, avec
une... quelque chose d'autre, parce que je suis comme : Là, ce n'est pas
le cas.
M. Poulin : L'amendement...
l'amendement vient introduire cette notion-là. Là, je l'ai sous les yeux.
Mme Zaga Mendez : Souligne.
Donc, dans le fond, on jumelle les obligations dans 57.
M. Poulin : C'est ça, vu que
le 65.1 demeure en tout temps.
Mme Zaga Mendez : OK. C'est
bon, c'est plus clair, là, l'exercice qu'on vient de faire.
Le Président (M. Allaire) : Pas
d'autres interventions? On va procéder à la mise aux voix de l'article 55
tel qu'amendé. Est-ce que l'article 55, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté? Parfait. Alors, j'ai besoin de votre consentement pour ouvrir
l'article 57. Est-ce que j'ai votre consentement?
Des voix : Consentement?
Le Président (M. Allaire) :
Consentement? Parfait. M. le ministre, donc pas obligé de le relire. Peut-être
nous... juste refaire un petit commentaire sur le sens de l'article 57.
M. Poulin : En fait, on est
dans... on abroge le rapport en question puisque maintenant on se tourne vers
la planification annuelle qui, maintenant, a des garanties de compte rendu
annuel.
Le Président (M. Allaire) : Des
interventions sur 57? S'il n'y a pas d'intervention, on procède à sa mise aux
voix. Est-ce que l'article 57 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté, parfait. M. le ministre, on change de bloc. Donc, on s'en va à 59. La
parole est à vous.
M. Poulin : L'article 291
de cette loi est modifié par le remplacement de «des articles 142.0.1,
142.0.2,» par «de l'article 142.0.1, des paragraphes 1°, 3° et 4° du
premier alinéa de l'article 142.0.2, des articles».
Commentaires : Cet article retire de
la liste des décisions visées à l'article 291 de la Loi sur les mines la
décision du ministre des Ressources naturelles et des Forêts de subordonner la
conclusion et le renouvellement d'un bail d'exploitation de substances
minérales de surface à des conditions et à des obligations...
M. Poulin : ...prise en vertu
du paragraphe 2° du premier alinéa de l'article 142.0.2 de cette loi.
Les décisions visées à l'article 291
de la Loi sur les mines peuvent être contestées devant la Cour du Québec
conformément aux articles 295 à 300 de cette loi. La contestation suspend
l'exécution de la décision. Or, la décision d'imposer des conditions ou
obligations peut être suspendue alors que le bail est conclu. Il est donc
proposé d'éliminer le risque que des activités d'exploitation soient réalisées
avant que des conditions ou des obligations soient imposées aux titulaires de
bail.
Note additionnelle. Les recours du droit
commun et les principes de la Loi sur la justice administrative s'appliqueront
à la décision prise en vertu du paragraphe 2° du premier alinéa de l'article 142.0.2
de la Loi sur les mines en l'absence d'un droit de contestation devant la Cour
du Québec.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions sur 59? Oui, M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : Oui. M. le
ministre, je sais que vous avez lu une note, mais difficile de juste lire ça
rapidement puis bien comprendre c'est quoi, l'objet. Puis aussi c'est... on
enlève des amendes, c'est ça que je comprends, puis, j'imagine, c'était une
demande qui a été faite par l'industrie, mais peut-être juste nous expliquer un
peu c'est quoi, l'inspiration de l'article. Quand même, si ce n'est pas un
énorme changement en termes de texte, ça semble que... y avoir les impacts pas
mal majeurs sur le code de... excusez-moi, sur la Loi sur les mines puis aussi,
comme vous avez... on vient juste mentionner, sur les potentielles amendes
et... En tout cas, je vous laisse, M. le ministre, peut-être de mieux expliquer
ça pour nous. Merci.
M. Poulin : Non, non, mais...
M. le député de Jacques-Cartier, vous avez entièrement raison. Alors, je vais
céder la parole ou le Président cédera la parole à Me Labonté, mais la
modification de la Loi sur les mines est pour corriger une conséquence
involontaire qui a été créée lors de la modification dans le processus de
contestation judiciaire. On veut ici simplifier et accélérer le processus
d'octroi des baux d'exploitation des substances minérales et de surfaces. Mais,
puisqu'on est effectivement dans un enjeu très juridique, très précis, d'une
industrie très précise, il y a Me Labonté qui est avec nous.
Le Président (M. Allaire) : Merci,
Me Boutet ou Mme Garon. Me Boutet, la parole est à vous.
Mme Labonté (Sara) : Oui.
Donc, je vais débuter par rappeler, là, que... Bien, le commentaire l'expliquait
brièvement, là, mais 291, c'est une liste de décisions qui peuvent être
contestées de manière simplifiée devant la Cour du Québec, mais... Donc, la
note additionnelle le précisait, là, tous les recours de droit commun demeurent
disponibles. Mais, dans le cas de l'émission, là, de bail d'exploitation de
substances minérales de surface, bien, pour accélérer le processus de
délivrance, là, on veut éliminer le délai qui peut... mais... Je recommence,
là, je pense que... je ne l'explique pas de manière claire, je m'excuse. Mais,
dans le fond, on se rend compte que, quand la décision est contestée, donc la
décision d'imposer des obligations, il y a une suspension de cette décision-là,
mais les baux peuvent être conclus, donc, pour éviter que les baux sont conclus
puis que, théoriquement, là, les conditions sont suspendues, donc, il y aurait
des exploitations, là, sans respecter les conditions, bien, on...
administrativement, on ajoute des délais, là, d'environ 60 jours pour
laisser passer le délai de 30 jours pour contester la décision, tout ça
pour... Ça fait que, finalement, il y a des délais supplémentaires
administratifs avant de... tu sais, conclure les baux puis les exploitants sont
retardés dans leur début des travaux. Donc, en enlevant cette décision-là dans
l'article 291, on peut enlever les délais administratifs et conclure plus
rapidement les baux.
M. Kelley : Merci pour
l'explication. J'ai... Mais est-ce que c'est possible d'avoir comme un exemple?
Et, comme... c'est difficile pour moi de voir ça, comme législateur, quelle
situation, quand... ça arrive quand, ça arrive souvent, on règle quoi
exactement avec ça. Alors, j'ai compris qu'est-ce que vous avez me dit, mais en
même temps je dis : Donnez-moi un exemple pratique, si c'est possible.
Mme Garon (Renée) : Je
vais... je ne vais pas y aller avec l'aspect juridique, je vais vous expliquer.
Il y a... On a une demande de bail d'exploitation de substances minérales de
surface, en bon français, un pit de sable, ça fait que, là, on a un exploitant
qui veut l'exploiter, puis on discute avec lui, puis on lui impose certaines
conditions d'exercice, mais on discute avec la personne, donc la personne
accepte nos conditions d'exercice. Dans l'état actuel du droit, la façon dont
ça fonctionnait, c'est que moi, je devais faire un avis de projet de décision,
lui transmettre ça, attendre 30 jours pour qu'il y ait son délai de
réponse, et après analyser ça, et là émettre mon droit. Donc, en tout et
partout, ça faisait à peu près 60 jours. Si vous êtes un exploitant de
substances minérales de surface puis que le 60 jours est au mois de juin,
ça ne vous donne pas grand temps pour faire votre exploitation...
Mme Garon (Renée) : ...durant
l'été. Ça fait que, dans le fond, on vient rapetisser ce délai-là pour faire en
sorte d'être plus proactifs, mais les conclusions... les conditions d'exercice
qu'on a transmises... on s'est entendus avec la société, ça fait que, dans le
fond, il les a acceptées, mais moi, je n'avais pas la façon, je n'avais pas le
pouvoir de lui transmettre le bail de cette façon-là, je devais passer par un
exercice légal. Puis, s'il ne l'accepte pas, je ne l'émets tout simplement pas,
là, c'est... entre vous et moi, là.
• (18 heures) •
M. Kelley : Je pense que la
députée de Verdun...
Le Président (M. Allaire) :
Pas de problème. Mme la députée de Verdun, allez-y.
Mme Zaga Mendez : Oui, la
façon... Quand j'ai lu cet article, et c'est aussi l'interprétation d'autres
groupes, là, puis là on va... on va aller dans qu'est-ce que c'est,
l'interprétation... que j'ai lu auparavant, puis ce qu'on a entendu aussi en
commission, c'est que, là, on modifie l'article... la Loi sur les mines. Là,
vous nous dites que ça s'applique seulement pour les cas d'exploitation de surface,
mais la façon qu'on le lit, c'est de... c'est «retirer l'obligation du ministre
de rendre de manière écrite et motivée une décision prise en vertu de l'article
142.02... 142.02». Parce que, là, on voit les articles... des articles 142.01,
142.02 de la... on enlève. Puis, juste dans l'interprétation, est-ce qu'on est
en train d'enlever l'obligation de rendre de manière écrite et motivée une
décision prise en vertu de l'article... des articles 142.02 ou c'est juste
parce qu'il fallait le relire, là... modifiant... Puis... dit, là, des...
subordonné à la conclusion de renouvellement d'un bail d'exploitation, pour
moi, ce n'est pas clair, là, si on est en train d'enlever une obligation de
justification écrite.
Mme Labonté (Sara) : Non, ça,
c'est une obligation qui est prévue par une autre loi. Donc, la Loi sur la
justice administrative, là vient un peu encadrer comment est rendue... sont
rendues les décisions par un ministère, là, ou un organisme. Puis ça va
continuer de s'appliquer à la décision qu'on vient retirer ici. Donc, 291,
c'était comme, tu sais, un petit plus qui était prévu par la Loi sur les mines,
mais il y a encore les principes généraux qui vont s'appliquer pour la décision
de subordonner à des conditions et des obligations.
Mme Zaga Mendez : Donc, avec
les changements... parce qu'il y a beaucoup d'articles, puis il faut comprendre
chacun des articles, avec les changements que vous proposez, c'est le délai qui
vous permet, justement... entrer les décisions pendant que les décisions sont
prises. Quelles dispositions continuent à avoir lieu pour avoir l'obligation de
rendre de manière écrite et motivée les décisions qui sont prises en vertu de
l'article 142.02, alinéa 1, paragraphe 2, puis des... Parce que cette
disposition, là, dans ce que moi, j'ai dans mes notes, là, c'est la décision
qui vient de subordonner la conclusion ou le renouvellement d'un bail à des
conditions, des obligations qu'il détermine. Est-ce que c'est ça qu'on enlève
ou c'est... C'est là où, je veux vous entendre sur la question, ça vient de
nous enlever le délai, mais est-ce qu'on enlève aussi l'obligation de justifier
les conclusions et le renouvellement d'un bail à des conditions que le ministre
détermine?
Mme Labonté (Sara) : Non. Le
processus administratif applicable à une décision de cette nature-là va
continuer d'être encadré par les principes de droit généraux, mais, tu sais,
291, ce qu'il vient ajouter à ces principes-là, déjà prévus, là, c'est une
possibilité de... puis un processus de contestation judiciaire, puis elle est
vraiment, là, la différence. Donc, au lieu de passer par un contrôle en pourvoi
judiciaire, bien, on va pouvoir aller devant la Cour du Québec. La décision se
retrouve suspendue, on remet... Tu sais, c'est un processus accéléré, mais donc,
là, on vient juste se rabattre sur les processus de droit commun, donc, avec
des délais de réponse, le devoir d'informer l'administré avant. Ça, ça continue
de s'appliquer, mais en évitant, là, l'aspect désagréable, là, que la
contestation suspend la décision du ministre.
Mme Zaga Mendez : OK, donc
là, ce que je ramène avec votre explication, c'est-à-dire que l'interprétation
que ceci vienne enlever l'obligation d'avoir une motivation écrite n'est pas la
bonne.
Mme Labonté (Sara) : Non, exact,
c'est prévu autrement.
Mme Zaga Mendez : OK. C'est
vraiment... Parce que, sinon, c'est là où que nous... nous, on lisait... Là, ça
vient sur l'arrêt de renouvellement de bail minier, les raisons qui doivent
être exposées, puis nous, ça nous semblait être un recul important. Donc, juste
pour bien comprendre, encore une fois, et puis j'essaie de le dire dans mes
mots, qui ne sont pas de juriste, parce que... là, c'est de dire que ce qu'on
enlève ici, c'est... ça nous permet de réduire des délais parce que les cas
d'espèce dont vous parliez tout à l'heure... une décision...
18 h (version non révisée)
Mme Zaga Mendez : ...de la
cour? Pour le commun des mortels, c'est-à-dire que... Je vais le dire de façon
simple. Pendant que la cour se prononce, vous devez suspendre toutes... tous
les baux. C'est là... c'est là où, comme... Est-ce que c'est un cas d'exception
ou est-ce que... Comment... comment ces... cette disposition administrative
faisait en sorte que tous les baux, peu importe s'ils devaient aller ou pas en
cour, étaient retardés, là? C'est là où..
Mme Labonté (Sara) : Oui,
bien, c'est ça... Puis on... je vais... à titre de rappel, là, tu sais, c'est
vraiment les baux, là, de substances minérales de surface, donc, tu sais, comme
disait Mme Garon, là, les pits de sable, là, tu sais, les carrières, les
sablières. Ça fait que ce n'est pas les baux miniers, là, vraiment, une mine,
là. Puis, dans ce cas-là, c'est ça, l'ambiguïté juridique, là, que... qu'on
veut éviter, finalement, c'est que la décision de... d'imposer des conditions
soit suspendue mais que le bail ait déjà été conclu, et que lui continue. Donc
là, c'est vraiment théorique, là, comme... comme risque, là, mais là le
titulaire pourrait effectuer des travaux, puis là la décision de désobligation
serait suspendue, donc ne s'appliquerait pas, ce qui serait un peu incohérent, là,
cette application-là.
Donc, préventivement, le secteur prend des
délais administratifs, attend que tous les délais de contestation soient écoulés
avant de conclure le bail, ce qui retarde, finalement, les exploitants de
commencer leurs travaux. Ça fait que c'est un peu ça qu'on essaie d'éviter.
Mme Zaga Mendez : OK, donc
c'est... par précaution, on... c'est comme, par précaution, on met des délais
supplémentaires...
Mme Labonté (Sara) : Exact.
Mme Zaga Mendez : ...au cas où
il y a des gens qui doivent aller contester, puis avoir des obligations qu'après
on doit appliquer dans des baux. Mais ceci, c'est... ça vient ralentir. Puis là
on parle de surface, donc on va parler surtout du sable. Et qu'est-ce qui est
donc prévu, mettons, si on enlève cette... cette obligation administrative...
là, je la comprends mieux... qu'est-ce qui est prévu dans le cas où il y a un
jugement ou une... quelque chose qui se règle? Il y a, par la suite, par d'autres...
juste pour nous guider, qui viennent, justement, mettre à jour le bail de
substance de surface, là, dans les conditions qui ressortent, justement, de...
Mme Labonté (Sara) : C'est
difficile à présumer, là. C'est sûr que... Mais probablement qu'il y aurait un
contrôle, là, pour contester le... tu sais, le bail, dans sa forme actuelle,
avec les conditions. Il n'y aurait pas de suspension. Donc, le bail, tu sais,
au niveau du contrôle de l'activité minière, là, il n'y aurait pas de
problématique, parce que le bail continuerait avec les conditions, à part... à
moins de demander une injonction pour vraiment, tu sais, suspendre le bail, là.
Mais, tu sais, tout aurait cours, je veux dire, normalement. Puis, dans le cas
où, tu sais, il y a un refus de bail, il n'y a peut-être pas une problématique,
donc, tu sais, ce n'est pas... Tu sais, la décision qui pourrait être
contestée, c'est le fait, finalement, d'émettre le bail avec des conditions qui
déplaisent à l'exploitant. Mais au niveau de la gestion des activités minières,
c'est quand même sécuritaire, là, parce qu'au moins le bail est effectif avec
les conditions.
Mme Zaga Mendez : Ça répond à
ma question. C'est vraiment difficile à suivre, là, légalement, mais on ne va
pas... mais, au moins, ça me rassure qu'on avait une autre interprétation puis
ce n'est pas celle-là qui s'applique, puis on est dans les questions de
surface. Ça, je suis rassurée. Pour le reste, je pense qu'on va... on va
continuer... Je ne sais pas s'il y a d'autres personnes qui ont des questions
sur la discussion, mais...
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? Merci. D'autres interventions sur 59? Oui, M. le député de Jean-Talon.
M. Paradis : Je voudrais bien...
je voudrais m'assurer que je comprends bien. Est-ce que l'objectif de cette
modification, bien, si je lis le commentaire, c'est d'enlever cette
subordination, là, en vertu d'un autre article de la loi, de la liste des
décisions visées par l'article 291, ou ce qu'on veut c'est qu'il est
encore possible de rendre cette décision, mais on n'a pas besoin qu'elle soit
écrite et motivée? Je veux m'assurer que c'est sur le retrait de l'obligation
elle-même ou c'est sur la forme dans laquelle la décision est rendue.
Mme Labonté (Sara) : Tu sais,
effectivement, 291 a aussi un aspect de forme, mais l'objectif principal, c'est
de retirer cette décision-là de celles qui peuvent être contestées par un
processus simplifié devant la Cour du Québec puis qui sont soumis à d'autres
articles, là, qui viennent prévoir que cette décision-là est suspendue en
attendant la décision de la Cour du Québec. Donc, c'est toutes ces... c'est les
articles suivants, donc, qui...
M. Paradis : Mais je
comprends que le commentaire dit ça, mais, au départ, quand on lit, c'est :
«Toute décision rendue en application des articles...», puis là il y a toute
une série d'articles, et, à la fin, ça dit : «...doit être écrite et
motivée»...
M. Paradis : ...écrite et
motivée. Donc, l'article semble au départ demander que ce soit une décision qui
soit écrite et motivée, puis là on modifie la liste de celles qui sont visées
par cette obligation-là. Mais vous, vous dites : Oui, mais l'objectif,
c'est de... c'est de déterminer si elles peuvent ou non être contestées. Parce
que, si, en fait, ça... il y a toujours ce type de décision là, mais là elles
n'ont plus besoin d'être écrites et motivées, bien là, je me demande pourquoi.
• (18 h 10) •
Mme Labonté (Sara) : Bien, en
droit, là, selon les principes généraux, il y a... il y a... ça existe déjà,
là, l'obligation de rendre une décision écrite et motivée, surtout si elle est
défavorable, là, à la personne. Donc, ce principe-là va continuer à s'appliquer
même en l'absence de 291.
M. Paradis : Je veux bien que
ce soit un principe, mais il y a un... il y a aussi un principe qui dit que le
législateur ne parle pas pour rien dire. Or, actuellement, il y a une liste des
articles visés par l'obligation de rendre une décision écrite et motivée, et là
vous modifiez cette liste-là. Est-ce qu'il n'y a pas un impact, c'est-à-dire
que, bien là, toutes les autres décisions nommées doivent toujours être écrites
et motivées, mais là, puisqu'on retire celle-là, celle-là n'a plus besoin
d'être écrite et motivée?
Mme Labonté (Sara) : Non.
Bien, tu sais, en plus des principes généraux, il y a la loi sur la justice
administrative qui vient encadrer ça légalement, là, sur comment doit se
comporter l'administration, rendre des décisions écrites, les délais
nécessaires pour l'administrer, là, donner ses commentaires. Donc, tout ça,
c'est déjà prévu par une autre loi. Là, c'était un processus qui se distinguait
de cette loi sur la justice administrative, puis le législateur a, tu sais,
pris soin de préciser que la décision était motivée.
M. Paradis : Je... Avec
égard, je comprends les principes auxquels vous référez, mais l'article ne dit
pas : Toute décision rendue en application des articles — il y a
toute une liste — est notifiée à l'intéressé, et, dans le cas d'une
décision rendue en application, tout titulaire d'un droit minier pouvant être
affecté par la décision dans les 15 jours, etc. Là, vous, vous parlez que
c'est... l'objectif de la modification, c'est... c'est d'agir sur le fait
qu'elle peut être contestée ou pas, ou sur la façon dont elle peut être
contestée ou pas, mais, dans le libellé de l'article, c'est... ce n'est pas ça
que ça dit, ce n'est pas comme ça que c'est rédigé. L'article s'arrête avec un
point sur le fait que tels articles... telles décisions doivent être écrites et
motivées.
Et d'ailleurs ce qui est intéressant,
c'est qu'il y a plusieurs personnes ici qui sont venues témoigner ou qui ont
produit des mémoires puis qui disent : Bien, on ne comprend pas. Ici,
l'objectif, ça semble être de faire en sorte que cette décision-là ne soit plus
écrite et motivée. C'est parce que vous auriez pu faire votre modification
autrement, vous auriez pu agir sur le texte en disant : Telles décisions
peuvent être contestées comme ça puis telles autres ne peuvent pas être
contestées comme ça. Si c'est ça, votre intention, ça aurait dû être rédigé
autrement, pas de le retirer de la liste des décisions qui sont écrites et
motivées en vertu de l'article 291.
Mme Labonté (Sara) : Oui.
Bien, c'est sûr qu'il y a plein d'autres décisions de la loi sur les mines, là,
qui ne se sont pas... qui ne sont pas visées par l'article 291, parce que,
justement, c'est ces décisions-là qu'on a choisi de soumettre au processus
devant la Cour du Québec. Mais le législateur a fait le choix de laisser les
autres décisions dans les recours, tu sais, du droit commun avec la Loi sur la
justice administrative. Donc, il a sélectionné certaines décisions avec des
règles spécifiques mais en éliminant les autres, finalement.
M. Paradis : Bon. Est-ce
que... Est-ce qu'une décision sur la subordination de la conclusion ou le
renouvellement d'un bail d'exploitation des substances minérales de surface à
des conditions ou à des obligations prises en vertu du paragraphe deux du
premier alinéa de l'article 142.0.2 de cette loi... est-ce qu'une décision
comme ça peut... doit encore être rendue par écrit et motivée?
Mme Labonté (Sara) : Oui.
C'est plutôt que, tu sais, au lieu de contester devant la Cour du Québec,
l'administré devra aller devant la Cour supérieure faire un contrôle judiciaire.
M. Paradis : Donc, vous me
dites qu'alors qu'il y a un article 291 qui identifie clairement la liste des
décisions qui doivent être écrites et motivées, comprenant celle qu'on vient de
nommer jusqu'à l'instant, le fait qu'on l'enlève de la liste des articles visés
par l'obligation de rendre une décision par écrit et de manière motivée, ça n'a
pas d'impact sur le fait qu'elles doivent encore être écrites et motivés.
Mme Labonté (Sara) : Exact.
M. Paradis : Vous vous rendez
compte que c'est un petit peu bizarre comme processus législatif ou non?
Le Président (M. Allaire) :
...
M. Paradis : Donc, on la
retire de la liste des décisions écrites et motivées, mais elle doit encore
être écrite et motivée...
Mme Labonté (Sara) : ...bien,
ce n'était peut-être pas nécessaire, en fait, de le préciser que les décisions
étaient écrites et motivées. C'était par précaution que le législateur l'a
prévu pour ces décisions-là qui ont été jugées sensibles et qui ont été soumis à
un processus simplifié. Mais ça ne voulait pas... dire que le reste des
principes juridiques applicables étaient soustraits à ces décisions-là. Tu
sais... probablement qu'un juge aurait pu dire que le processus de 291 était
insuffisant. Là, là, j'y vais vraiment avec des théories, mais, tu sais...
M. Paradis : La même logique
s'applique pour tous les autres articles nommés à 291 dans ce cas-là.
Mme Labonté (Sara) : Bien,
les principes de droits généraux s'appliquaient, s'appliquent encore même si on
le retire. Ce qu'on veut éviter, c'est le processus devant la Cour du Québec.
M. Paradis : Je connais un de
vos légistes, là, qui m'a déjà parlé de l'importance de bien faire les
modifications. Mais là, ici, c'est toute cette... tout cet... Si c'est ça,
l'intention, vous auriez pu refaire le libellé complètement autrement pour
dire : Voici les décisions qui sont susceptibles d'aller en contestation
de cette façon, puis voici celles qui n'iront pas. Là, ce que vous avez l'air
de dire, outre les principes généraux... Parce que vous avez quand même un
article ici, là, qui prend la peine de dire «les décisions rendues en vertu des
articles 42.4, 53, 58, 58.1, 61, 63, 69.1, 74, 82, 101.0.1, 101.1, 104, 121.1,
etc., il y en a... il y en a encore pour quatre, cinq lignes de ça, doivent
être rendues par écrit, elles doivent être motivées.» Puis là vous en enlevez
une, mais vous dites : Ce n'est pas grave, de toute façon, elle doit quand
même être rendue par écrit et motivée. Moi, je dis que, là, soit que le
législateur parle pour rien dire ou soit qu'il est en train de dire quelque
chose. Parce que c'est ça qu'il y a des gens qui sont venus nous dire...
Pourquoi celle-là, soudainement, on la retire de la liste des écrits, des
motivés?
Mme Labonté (Sara) : Bien,
c'est bien important de ne pas lire 291, tu sais, vraiment seul, là. Il y a
tous les autres articles qui suivent qui peuvent être intéressantes, là, puis,
en fait, sont nécessaires à son interprétation, là, particulièrement 295, là,
qui vient justement mettre, mot pour mot, là, ce que... ce que je tente
d'expliquer, là : «Toute partie peut contester devant la Cour du Québec
toute décision visée à l'article 291», donc, puis ensuite : «La
contestation suspend l'exécution de la décision, à moins que le tribunal n'en
décide autrement.» Donc, c'est ces effets-là, ces articles-là qu'on souhaite
éviter en retirant cette décision-là de ce processus spécialisé devant la Cour
du Québec pour contester la décision.
Le Président (M. Allaire) : Oui,
M. le ministre, allez-y.
M. Poulin : Honnêtement,
merci aux équipes qui font un travail formidable, je tiens à le mentionner.
Puis je... Vous comprenez que c'est un
enjeu qui concerne les mines, est juridique, alors je laisse cette période
d'échange avec les députés sans aucun problème, évidemment. J'aimerais quand
même connaître aussi les intentions de mes collègues de l'opposition. Parce que
j'ai laissé quand même un bon moment d'échange avec les légistes, avec les gens
du juridique. Mais, si vous êtes contre, mentionnez-le-moi de façon très
claire, là. C'est parce que je sentais, dans la fin de l'intervention du député
de Jean-Talon... Vous dites : Le législateur peut-être parle pour rien
dire, peut-être, parle pour parler, pourquoi ces éléments-là? Peut-être que
vous êtes contre l'amendement. Et on le signifie. Mais est-ce que vous voyez
une voie de passage? Parce que, là, j'ai de la difficulté à voir où vous en
êtes rendu dans votre réflexion, là.
M. Paradis : Oui. Il y a....
C'est... Ici, malheureusement, le processus législatif utilisé, je pense,
n'est... n'est peut-être pas le meilleur. Parce que je comprends que vous ne
voulez pas retirer. Vous ne voulez pas changer le fait que c'est... ce genre de
décision est écrite et motivée, mais c'est ce que vous avez l'air de faire à
l'article 291. Ce que vous voulez, c'est que ce ne soit plus un type de
décision qui est susceptible d'appel en vertu de l'article 295. Il y a
sûrement une façon de le rédiger autrement, parce que, là, c'est étrange, la
façon dont vous le faites. Parce que je comprends le principe qui est indiqué
par la collègue, mais ce n'est pas ça, l'effet. Ça risque de ne pas être
l'effet recherché, là, celui que vous voulez. C'est vraiment la procédure
d'appel. C'est ça, la simplification, en fait, que vous voulez. Vous
dites : Celle-là, là, elle ne devrait pas être susceptible d'appel. Je
n'ai pas réfléchi des heures à ça, mais je peux comprendre pourquoi on ne veut
pas la soumettre au même genre d'appel. Mais là vous avez simplement l'air de
dire : Ah, celles-là, je ne les motiverai plus. Puis ça, c'est ce que
j'avais indiqué, moi, dans mon discours d'ouverture, simplifier, rendre les...
la vie plus facile, mais rendre moins transparentes les motivations de
l'administration, ça, c'est... c'est moins dans l'allègement pour moi.
Ça fait que oui, si on peut peut-être
suspendre, il y a peut-être une façon de... de procéder autrement, si c'est
bien votre...
M. Paradis : ...si c'est bien
votre intention.
M. Poulin : Mais vous nous
dites, pour être bien conscient... Avant de suspendre, je veux comprendre la
destination que nous avons. Vous, vous nous dites... vous ciblez certains
articles au niveau de la Cour du Québec puis de l'allègement potentiel puis
vous n'êtes pas satisfaits des articles qui sont ciblés, malgré toutes les
explications qu'on vient d'avoir. C'est ce que j'en comprends.
• (18 h 20) •
M. Paradis : Ce n'est pas le
ciblage, c'est où est-ce que vous avez mis votre modification. Là, vous avez
l'air de vouloir dire : Ces décisions-là n'auront plus besoin d'être
motivées par écrit, malgré, là, les principes de droits généraux qui ont été
énoncés. C'est que vous avez quand même un article dans la loi, 291, qui
dit : Toutes ces décisions, les décisions suivantes, vont devoir être
motivées par écrit. Là, vous en retirez une, mais c'est parce que ce que vous
voulez, c'est que l'article 295, qui réfère à 291, ne vise plus cette
décision-là. Il y a moyen de le faire autrement que d'avoir l'air de dire :
Cette décision-là n'aura plus à être motivée par écrit.
M. Poulin : Mais...
Allez-y... oui.
Mme Zaga Mendez : ...c'est
que, les juristes aussi qui sont comme en droit de l'environnement puis en
droit de mines, la première chose qu'ils nous ont dite en lisant ça, c'est
l'interprétation comme je l'ai présentée tout à l'heure. Ça veut dire que, même
là, le... Puis merci beaucoup, en fait, pour toutes les explications. Puis là
on dit : OK, l'objectif en est un contraire à ce qu'on lit là, parce que,
quand on le lit, là, on retire un article que la première chose qu'ils
disent : Elle ne va plus être... la décision ne va pu être écrite et
motivée. Et là c'est sûr qu'il y a un enjeu parce qu'on a... Basée sur quoi?
Parce que ça, c'est le retrait pour justifier, par exemple, les baux, bien que
c'est des surfaces, là, mais ce n'est pas des milliers, mais ça part de... le
retrait des substances de surface, je veux dire... Alors, pour moi, j'arrive à
la même conclusion, c'est-à-dire, il y a peut-être d'autres façons ou un autre
article, une autre voie de passage dans lesquels on vient arriver à l'objectif
de tout à l'heure, pour lequel, je pense, qu'on peut être d'accord, mais la
façon que c'est inséré dans le 291...
M. Poulin : ...un allègement
réglementaire, on tente de trouver le meilleur moyen de pouvoir alléger à la
destination que l'on veut. Là, nous parlons exactement de 645, le nombre
d'entreprises touchées potentiellement, 645. Alors, on trouve que c'est le
meilleur chemin pour permettre cet allègement-là. Là, vous nous dites :
Bien, c'est parce que vous en ciblez quelques-uns comparés aux autres, mais en
même temps on se base sur un texte actuel de loi pour pouvoir le faire.
Mme Zaga Mendez : ...mais,
dans la façon que c'est écrit, pas seulement on vient alléger pour ces
145 entreprises, le fait qu'il y aura moins de délais dans la...
M. Poulin : Dans le
processus.
Mme Zaga Mendez : ...dans le
processus, on ajoute... Parce que c'est ça, l'interprétation, c'est qu'on les
enlève, là, les articles 142.01, donc 142.02, donc, pour les décisions qui
sont prises sous cet article-là, elles ne seront plus écrites et motivée. La
réponse qui nous est donnée, c'est qu'il y a d'autres mécanismes de justice
administrative. Mais pourquoi on ne les nomme plus, les articles? C'est ça qui
est... C'est comme si on crée un vide pour...
M. Poulin : Bien, en fait,
c'est que c'est de l'incohérence réglementaire, parce qu'un peu comme les
commentaires l'ont dit, les décisions, c'était à l'article 291 de la Loi
sur les mines, peuvent être contestées devant la Cour du Québec conformément
aux articles 295 à 300 de cette loi. La contestation suspend l'exécution
de la décision. Or, la décision d'imposer des conditions ou obligations peut
être suspendue alors que le bail est conclu. Il est donc proposé d'éliminer le
risque des activités d'exploitation soit réalisées avant que les conditions ou
des obligations soient imposées aux titulaires de bail.
Donc, c'est simplement dans la fréquence
ou dans la séquence législative que nous venons le mettre. Et ce qu'on disait
dans les notes additionnelles, les recours de droit commun et les principes de
la Loi sur la justice administrative s'appliqueront à la décision prise en
vertu du paragraphe 2° du premier alinéa de l'article 142.0.2 de la Loi
sur les mines en l'absence d'un droit de contestation devant la Cour du Québec.
Donc, on vient... on vient le placer de cette façon-là, puis je pense qu'il y
a... qu'il y a certainement des éléments qui sont clairs.
M. Paradis : On peut soit
suspendre, ou, sinon, il y a une solution assez simple, M. le ministre.
M. Poulin : Ça serait quoi
pour vous?
M. Paradis : Parce que je
comprends très bien que vous ne voulez pas agir sur le fait qu'elle soit
motivée ou écrite, la décision. Ne touchez pas à l'article 291 et allez
modifier l'article 295 pour dire que toutes les décisions de
l'article 291, sauf celles visées à l'article 142.0.1 des paragraphes
1°, 3° et 4° du premier alinéa de l'article 142.0.2. C'est ça que vous
voulez dire. L'objectif de votre modification, c'est uniquement de ne plus
soumettre au droit d'appel cette décision-là, mais vous avez l'air de faire
autre chose par votre modification.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
On va suspendre les travaux quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 18 h 25)
18 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 18 h 41)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
nous allons reprendre les travaux. M. le ministre, je vous cède la parole. Vous
voulez apporter une précision. Allez-y.
M. Poulin : Oui, tout à fait.
Alors, nous avons échangé en dehors du micro sur l'esprit de cet allègement
réglementaire là, du pourquoi, et tout, puis on est venus porter certaines
clarifications avec nos collègues.
D'abord, pour les gens qui nous écoutent,
il faut savoir que l'article est situé dans un intitulé, dans le titre du
projet de loi, qui se nomme Renvoi, contestation et appel. Donc, on est dans un
processus de simplification de ce processus, justement, de renvoi, de
contestation et d'appel.
Il faut savoir que, lorsqu'on parle des
baux d'exploitation de substances minérales de surface, ce sont des éléments
qui avaient été ajoutés en 2024 lors de la révision de la loi... de la Loi sur
les mines. Maintenant, nous jugeons que ça a amené un fardeau réglementaire, ou,
du moins, un processus plus lourd pour 645 demandes qui doivent passer par le
ministère. Alors, lourd par le ministère, mais lourd également pour l'industrie.
Nous venons, donc, et c'est pour cette raison-là que... Et la question du
député de Jean-Talon, à juste titre, avant la suspension, était : Pourquoi
avoir ciblé ces deux-là au lieu des autres? C'est qu'on jugeait que, lorsqu'on
parle des baux d'exploitation de substances minérales de surface, ça concerne
ceux-là, ils n'ont... ils ont déjà des exigences et des conditions qui fait que
nous optons pour les retirer de ce processus de renvoi, de contestation et d'appel.
Alors, je pense que ça vient mieux
spécifier, mieux expliquer pourquoi la cible a été faite : parce qu'on est
dans un texte de loi existant et qu'on juge qu'en 2024, en fait, ce n'aurait
pas dû se retrouver là.
Le Président (M. Allaire) : Député
de Jean-Talon.
M. Paradis : On a aussi
discuté, M. le ministre, là, puis je pense que c'est important, c'est que c'est
une modification qui avait été apportée, donc, c'est un ajout qui avait été
fait en 2024. Et je comprends, de l'équipe gouvernementale, qu'après deux ans,
on se rend compte que ça a créé des incohérences et que l'objectif ici est de
corriger cette incohérence qui avait été créée en 2024 par une modification
précédente, donc que ça touche un nombre... ça touche une catégorie spécifique
de baux, les baux de surface, et que, pour l'instant, là, ça créait beaucoup de
délais pour les... pour l'ensemble des personnes intéressées.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? D'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, on va procéder
à la mise aux voix de l'article 59. Est-ce que l'article 59 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Parfait. On poursuit. M. le ministre, 61... bloc 15.
M. Poulin : Oui. Alors, l'article
32 de la Loi modifiant la Loi sur les mines et d'autres dispositions (2024,
chapitre 36) est modifié, dans le troisième alinéa de l'article 56 qu'il édicte,
par :
1 par le remplacement de «période d'un an»
par «la période de validité du droit exclusif d'exploration »;
2 par la suppression de la deuxième
phrase.
Commentaire : Cet article harmonise
la durée de l'autorisation du ministre des Ressources naturelles et des Forêts
pour ériger et maintenir des installations et des constructions temporaires sur
les terres du domaine de l'État avec la durée du droit exclusif d'exploration
pour lequel elle est demandée, soit...
M. Poulin : ...trois ans lors
de la première période de validité et deux ans pour les autres périodes. Cette
modification aura donc pour effet d'éliminer les demandes de prolongation de
l'autorisation au cours de la période de validité du droit exclusif d'exploration.
L'article 66 de la Loi sur les mines,
introduit par le chapitre 36 des lois de 2024, prévoit que l'autorisation
est d'une durée d'un an et peut être prolongée pour des périodes d'un an.
L'entrée en vigueur de cet article dépend de l'entrée en vigueur d'un règlement
qui prévoit les conditions de délivrance de l'autorisation.
Note additionnelle : Les
installations et les constructions permanentes doivent être autorisées
conformément à la Loi sur les terres du domaine de l'État (chapitre T-8.1).
La Loi sur les mines et la Loi sur les
terres du domaine de l'État ne contiennent pas de définition distinguant une
construction ou une installation temporaire d'une construction ou une
installation permanente. Toutefois, il est entendu qu'une telle qualification
dépend du caractère permanent ou provisoire de la construction ou
l'installation, de même que de son attache au sol. Plus particulièrement, les
constructions ou installations temporaires doivent répondre à un besoin
ponctuel du titulaire du droit et pourront être démantelées et déplaçables
facilement.
On est vraiment dans l'allègement
réglementaire. Je sais qu'on fait souvent des échanges un peu plus profonds sur
la loi, l'esprit d'une loi, l'esprit d'un processus, mais on est vraiment dans
l'allègement réglementaire à ce niveau-là. C'est pour harmoniser la durée de
l'autorisation pour ériger ou maintenir une construction ou une installation
temporaire sur les terres de l'État avec la période de validité du droit
exclusif d'exploration.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? Des interventions? Oui, M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : Oui. M. le
ministre, encore, est-ce que... comme l'article précédent, est-ce que la loi
qui était adoptée en 2024 a créé des problèmes ou des incohérences sur le
terrain, alors c'était nécessaire d'ajouter cet article pour corriger quelque
chose sur le terrain qui ne va pas très bien ou c'est un enjeu qui a duré
depuis plusieurs années?
M. Poulin : C'est la partie
numéro un de votre affirmation.
M. Kelley : Merci, M. le
ministre.
Le Président (M. Allaire) : D'autres
interventions? Oui, Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Oui. Donc,
c'est de l'harmonisation pour une autorisation sur les installations. Donc là,
est-ce que... les installations temporaires sur les terres du domaine de
l'État, pouvez-vous juste nous donner des exemples de quoi qu'on parle ici?
Comme c'est quoi, l'installation temporaire pour faire l'exploration dans les
terres publiques?
M. Poulin : Oui, bien, je
vais faire un petit pas avec la question du député de Jacques-Cartier. C'est
suivant la modification, qui n'était d'ailleurs pas entrée en vigueur, apportée
à cet article en 2024 par la Loi modifiant la Loi sur les mines et autres
dispositions. Le titulaire d'un droit exclusif d'exploration en terres
publiques doit obtenir du MRNF une autorisation pour y ériger ou maintenir une
construction ou une installation temporaire, exemple des roulottes pour les
travailleurs, donc c'est un exemple, et cette autorisation est valide un an
avec la possibilité de la renouveler pour des périodes d'un an. Alors,
l'harmonisation, c'est qu'une telle autorisation serait délivrée pour la
période de validité du droit exclusif d'exploration, donc le vrai... le vrai
permis, je le mettrais en guillemets, là. Donc, elle serait valide tant que le
droit exclusif d'exploration subsiste sans qu'il soit nécessaire de la
renouveler, et l'expiration du droit exclusif d'exploration mettrait fin aussi
à une telle autorisation. Donc, ça, c'est important de le dire parce que
l'harmonisation se fait du début à la fin. On estime que près de
15 demandes de prolongation d'autorisation de construction ou installation
temporaire sont déposées à chaque année. Alors, imaginez le droit de prolonger
la présence de nos roulottes. Alors, cette modification législative permettrait
une économie de coûts, on l'estime à 245 $ par an pour l'industrie puis
surtout une économie de délais qui est estimée d'un mois.
Mme Zaga Mendez : OK. Bien,
je comprends l'esprit, c'est-à-dire juste que les autorisations sont faites en
même temps parce que c'est la personne ou la machinerie, j'imagine, aussi...
Est-ce que ça rentre là-dedans, autorisation temporaire de déposer la
machinerie? Ça dépend.
M. Poulin : Bien, évidemment,
le... bien, c'est ça puis ça dépend comment le permis a été octroyé,
d'exploration, d'exploitation, en fonction de quelles conditions. Un peu la
discussion que nous avons depuis cet après-midi.
Mme Zaga Mendez : Donc, c'est
ça, c'est seulement pour... Je veux juste bien comprendre la... Et là on parle
des activités d'exploration, pas des activités d'exploitation, juste
exploration.
M. Poulin : La... il
harmonise l'autorisation effectivement avec la durée du droit exclusif
d'exploration pour lequel elle est demandée.
Mme Zaga Mendez : C'est bon,
je n'ai pas d'autre question pour le moment.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
Mme Zaga Mendez : ...parce
que je comprends l'objectif de l'harmoniser. Puis ceci va... vous dites, là,
c'est genre un formulaire puis une demande de moins par année, là...
Mme Zaga Mendez : ...c'est-à-dire
que, quand ils vont faire... grosso modo, quand les... la compagnie
d'exploration a son claim puis a les permis pour faire... il ne faut pas faire
pour tout, là, mais pour la première partie des travaux d'exploration de base,
on va le dire comme ça, ils vont le faire, ça, tout de suite, ils vont déposer
un permis pour les constructions temporaires sur les terres du domaine de
l'État, et le délai, désormais, c'est... ça va être de facto la même durée du
claim ou est-ce que ce formulaire-là...
• (18 h 50) •
M. Poulin : On est sur
l'exploration.
Mme Zaga Mendez : Mais c'est
du claim, c'est ça.
M. Poulin : C'est ça. Exactement.
Mme Zaga Mendez :
Exploration, c'est... excusez-moi, c'est le jargon du titre d'exploration.
M. Poulin : C'est ça. C'est
ça, exact.
Mme Zaga Mendez : Mais ça
fait que... Voilà.
M. Poulin : Donc, on est dans
l'harmonisation des deux.
Mme Zaga Mendez : C'est juste
pour comprendre la mécanique.
M. Poulin : Non, non, tout à
fait, on parle...
Mme Zaga Mendez : Après, il
dépose puis il va avoir par deux ans, puis il n'y a pas de permis de facto.
Donc, on suit quand même l'autre... C'est bon, j'ai compris, de mon côté, je ne
sais pas si...
Le Président (M. Allaire) : D'autres
interventions? M. le député de Jean-Talon.
M. Paradis : Dans son
mémoire, M. le ministre, l'Association minière du Québec se montre d'accord
avec cet article, mais elle a des préoccupations quant à la validité de
l'autorisation en cas de renouvellement du titre. Donc, elle suggère que la
période de validité de l'autorisation comprenne puis que ce soit mentionné
spécifiquement que cette période d'autorisation comprenne toute période de
renouvellement du droit exclusif d'exploration. Est-ce que vous vous êtes
penchés sur cette proposition de l'association minière? D'abord, est-ce qu'on a
besoin de cette précision-là selon vous?
M. Poulin : Effectivement,
ils demandaient de clarifier que l'autorisation serait ainsi valide pour la
durée de la validité, y compris pour ses renouvellements. On propose d'harmoniser
l'autorisation de construction d'installations temporaires prévues à
l'article 66, ce qui allonge d'une année ou deux la durée de cette
autorisation dans certains cas. Ainsi, une telle autorisation serait délivrée
pour la période de validité incluant ces renouvellements et, de ce fait,
l'expiration mettrait fin à une telle autorisation. Là, la demande, c'est de
l'élargir, là. Tu sais... bien, en fait, d'aller un peu plus loin.
M. Paradis : C'est parce que,
d'un côté, on pourrait dire que l'accessoire suit le principal. Donc que, là,
quand tu es en période de renouvellement du titre minier, bien, tout ce qui
vient avec, y compris l'autorisation de construction, doit aussi faire l'objet
d'une demande de renouvellement, mais dans un esprit de simplification et
d'allègement, si ton titre est renouvelé, je pense qu'ici on va tous convenir
qu'il est renouvelé avec ce que tu as comme autorisation puis ce que tu es en
train de construire ou ce que tu as déjà construit. Donc, on pourrait dire...
ça pourrait s'envisager qu'on dise que ça... que l'autorisation peut demeurer
valide si le titre minier est renouvelé.
M. Poulin : Bien, le travail
se poursuit avec les associations puis avec le secteur des mines pour voir de
quelle façon on peut le faire. Là, on pense qu'on a un... Tu sais, rendu là, on
peut en avoir bien d'autres allègements qui nous est demandé par l'industrie
qui, des fois, peut être viable, d'autres plus difficiles à mettre en place.
Là, on a décidé d'aller avec cet amendement-là.
Maintenant, est-ce qu'il y en a d'autres
éventuellement qui pourraient faire de l'allègement pour l'industrie des mines?
Peut-être. Je considère quand même que l'harmonisation des deux est une belle
avancée. Là, on nous dit : Pourquoi ne pas en profiter pour pouvoir en
faire plus? Pour l'instant, c'est ce qu'on a convenu de faire avec le secteur.
M. Paradis : Parce que, là,
si je comprends bien, l'effet, c'est que... donc, de fait, vous avez harmonisé,
et ça, c'est bien, mais là l'effet, c'est que, si le titre minier... si
l'autorisation était obtenue puis le titre minier est renouvelé, selon
l'Association minière, même si tu obtiens ton renouvellement de titre minier,
il va falloir que tu fasses une démarche pour renouveler ton autorisation de travaux.
M. Poulin : Bien...
M. Paradis : C'est ce qu'ils
disent, ça fait que je vous pose la question...
M. Poulin : Oui, oui, oui.
M. Paradis : ...parce que si
de fait on peut éviter ça, il y a peut-être une occasion à saisir, là.
M. Poulin : Oui, peut-être,
Mme la directrice générale, vous aviez un complément là-dessus, sur la
mécanique.
Mme Garon (Renée) : Bien, en
fait, ils doivent faire... ils doivent représenter une demande de
renouvellement. Ils pourraient tout simplement juste cocher qu'ils souhaitent
conserver des installations sur leur... sur leur titre.
M. Paradis : Vous allez me
parler de formulaires qui prévoient ça.
Mme Garon (Renée) : Bien oui.
M. Paradis : Donc, je
comprends que les formulaires prévoient ça.
Mme Garon (Renée) : Le
prévoient, qui est encore en vigueur. Le prévoiront.
M. Paradis : Ils vont le
prévoir?
Mme Garon (Renée) : Oui.
M. Paradis : Mais donc,
est-ce que juridiquement on pourrait dire que... encore une fois, là, c'est la
même question tout à l'heure, est-ce que parce qu'un formulaire le prévoit
automatiquement, on pourrait dire que tu n'as pas besoin de redemander et
d'obtenir une autorisation parce que la loi n'a pas prévu que l'autorisation
continue à être en vigueur au renouvellement du titre minier?
Mme Garon (Renée) : Bien, en
fait, je vous parlerai ici d'un petit... de contrôle. Ça fait que, dans le
fond....
Mme Garon (Renée) : ...dans
le fond, nous, on va souhaiter, pour toutes sortes de raisons, de savoir, de
connaître l'emplacement de ces... de ces camps d'exploration temporaire là,
notamment juste en cas de feu, par exemple, pour qu'on sache que les gens sont
là. Donc, on a besoin d'avoir l'information à jour.
M. Paradis : Je vous suggère,
M. le ministre, là, j'en... puis je n'en ferai pas nécessairement un combat,
mais je vous suggère que la proposition, ici, de l'Association minière du
Québec, là, compte tenu des réponses qu'on a, me semble sensée. Vous avez
peut-être une opportunité, là, de faire d'une pierre deux coups, peut être à
considérer pour un amendement futur.
M. Poulin : Je vous remercie.
Le Président (M. Allaire) : Donc,
on... Vous voulez prendre un peu de recul, vous voulez qu'on suspende?
M. Poulin : Non, non. Bien,
je vais en prendre, mais pas yout de suite.
Le Président (M. Allaire) : Donc,
on va suspendre. On va suspendre la...
M. Poulin : Mais je vous
entends... Non, non, mais, en fait, je vous entends pour éventuellement un
amendement futur. Il n'en demeure pas moins que l'esprit de cet amendement-là,
pour moi, mérite tout de même d'être voté... d'être voté dans l'esprit de cette
harmonisation-là.
Le Président (M. Allaire) : ...député
de Jean-Talon.
M. Paradis : Donc, je... le
fait que l'amendement que vous proposez ou, en fait, le projet de loi tel que
vous le proposez là-dessus se tient, mais il arrive que ce gouvernement nous
ait proposé des amendements plus tard, dans le cours du processus de travail
sur un projet de loi, à considérer.
M. Poulin : Oui. Je n'en
prends pas l'engagement, mais je suis en mode écoute.
M. Paradis : On se comprend.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
D'autres interventions sur 61? S'il n'y a pas d'autre intervention, on va
procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'article 61 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Parfait. J'ai besoin de votre consentement pour suspendre les blocs de 16 à 19.
On comprend ici qu'il y va avoir des amendements qui vont être déposés. Est-ce
que j'ai votre consentement? Oui. Vous voulez une...
Mme Zaga Mendez : ...
Le Président (M. Allaire) : Mais...
Parce que ça l'a un lien avec qu'est-ce que je vous demande?
Mme Zaga Mendez : Oui, je
veux bien comprendre parce que... manque des informations.
Le Président (M. Allaire) : OK.
Bon, parfait, il n'y a pas de problème. On va suspendre quelques instants.
Merci.
(Suspension de la séance à 18 h 57)
(Reprise à 19 h 04)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
nous allons... nous allons reprendre les travaux. Donc, j'ai besoin
officiellement de votre consentement pour suspendre les blocs 16 à 19.
Est-ce que j'ai votre consentement? Consentement. Excellent.
M. le ministre, je vous cède la parole
pour le bloc 20 qui introduit un nouvel article à 70.4. M. le ministre, la
parole est à vous.
M. Poulin : Oui. Alors,
l'article 70.4, qui est l'article 3063 du Code civil du Québec :
Insérer...
19 h (version non révisée)
M. Poulin : ...Insérer, après
l'article 70.3 du projet de loi tel qu'amendé, ce qui suit :
«Chapitre — c'est un... c'est un chiffre romain...
Une voix : ...
M. Poulin : ...sept, merci —
VII.1. Dispositions concernant la publicité des droits.
«Code civil du Québec.
«70.4. L'article 3063 du Code civil
du Québec est modifié par l'ajout, à la fin, de l'alinéa suivant :
«La radiation d'une telle inscription du
registre foncier peut être requise au moyen d'un sommaire du jugement.»
Commentaire. Cet article propose de
faciliter la présentation au registre foncier des jugements ordonnant la
radiation d'une inscription faite sur ce registre en permettant de présenter
ces jugements au moyen d'un sommaire. Aucune disposition ne prévoit
actuellement la possibilité de présenter une radiation judiciaire au moyen d'un
sommaire du jugement, ce qui complexifie la publication de certaines de ces
radiations.
Et nous étions... Oui, je peux poursuivre,
M. le Président? Nous étions vraiment dans un allègement qui facilite,
évidemment, le registre foncier. D'ailleurs, on prévoit que la réquisition d'inscription
sur le registre foncier se fait par la présentation de l'acte lui-même ou d'un
extrait authentique de celui-ci par le moyen d'un sommaire qui résume le
document ou encore, lorsque la loi prévoit, au moyen d'un avis. Aucune
disposition ne prévoit cette possibilité de publier une radiation judiciaire au
moyen d'un sommaire.
Alors, le sommaire, tout simplement, ça
facilite, c'est plus simple, c'est plus court. Et ce mode de présentation par
sommaire est déjà possible pour les réquisitions d'inscription de droits, par
exemple, pour une vente ou un jugement sur titre ou tout autre type de radiation.
Donc, on est vraiment dans l'allègement, là, réglementaire.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions sur cet amendement? Oui, M. député de Jean-Talon.
M. Paradis : Bon, on est dans
une toute autre section, je... puis ce sont des amendements qu'on a reçus, c'est-à-dire
que ça n'a pas été discuté en commission, en consultation ou autrement. J'aimerais
juste savoir d'où vient cette proposition d'amendement. Est-ce qu'elle...
est-ce qu'elle a l'assentiment des principaux... des principaux acteurs
concernés, le Barreau du Québec, parce qu'il s'agit du Code civil, ou les
experts sur la radiation? Parce que je vous avoue, là, que j'essaie de voir ce
que ça veut dire exactement.
M. Poulin : Non, mais
absolument. Il faut vraiment être dedans à l'industrie par moment pour
comprendre le fardeau que s'est donné ou la facilité que ça peut prendre.
Effectivement, la Chambre des notaires, le Barreau du Québec, l'Association
professionnelle des notaires a été consulté au cours des derniers mois et était
en accord avec la mesure proposée, compte tenu qu'on est dans la simplification
de ce qui peut être affiché.
M. Paradis : Mais,
excusez-moi, donc, le Barreau du Québec, la Chambre des notaires, très
importants...
M. Poulin : Et l'Association
professionnelle des notaires du Québec.
M. Paradis : Très bien. Ils
sont tous d'accord, ils trouvent que c'est une bonne idée?
M. Poulin : Absolument, ils
ont été consultés, est en accord avec cette mesure d'allègement réglementaire
qui bénéficiera à 34 000 notaires en fait. Donc... tu sais, on publie
toujours la radiation judiciaire, mais on le fait sous forme de sommaire.
M. Paradis : Est-ce que vous,
M. le ministre, ou... je comprends que vous avez de distingués collègues qui
sont avec vous, peuvent nous expliquer ce que ça veut dire, là, concrètement,
ce que ça change, pour notre bénéfice et pour les gens qui nous regardent?
M. Poulin : Absolument.
Alors... on a des professionnels qui sont...
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
J'ai d'abord besoin du consentement. Est-ce que j'ai le consentement?
M. Paradis : Bien sûr.
Le Président (M. Allaire) : Consentement.
Parfait. Votre titre et vous présenter, puis la parole est à vous.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : ...je
suis avocat... Gabriel Tremblay-Parent, je suis avocat pour le ministère de la
Justice.
En fait, là, on a un registre foncier, c'est
le registre sur lequel on a inscrit des droits immobiliers, mais, quand ils n'ont
plus raison d'être, bien, on les radie, donc on les retire. Parfois, c'est par
voie d'un jugement. Tu sais, quand on a une contestation d'un titre ou qu'il y
a une prescription acquisitive d'une autre personne, bien, le titre, l'inscription
doit être radiée par voie judiciaire, donc par le jugement... par le jugement d'un
juge. Et puis, à l'heure actuelle, bien, il faut absolument que ce soit le
jugement comme tel, là, qui fasse l'objet d'une réquisition... en fait, le
jugement est la réquisition au registre foncier et... bien, ça peut poser des
problèmes sur le plan administratif dans le sens que, d'une part, bien, si on a
un jugement qu'il y a une inscription et une radiation, bien là, ça prend deux
réquisitions. Donc, l'inscription se fait par voie de sommaire, la radiation
doit se faire par une autre réquisition, par le jugement. Donc, ça complexifie,
là, donc, deux actes pour le même jugement qui doivent être posés par un
notaire.
Autre situation aussi, là, quand on a... on
doit compléter un jugement parce qu'il y a des nouvelles informations qui
doivent être ajoutées, là, pour la réquisition...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
...mais, à ce moment-là, on peut le faire par sommaire, là, le Code civil
prévoit que c'est possible, mais là, quand on est dans une radiation, mais ce
n'est pas possible de compléter comme c'est le cas pour une inscription. Donc,
ça facilite le travail du notaire, encore là, dans cette situation-là.
• (19 h 10) •
M. Paradis : ...donc, c'est-à-dire
qu'on n'a plus besoin du jugement complet, mais d'un sommaire de ce jugement.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
Mais, ça va... En fait, le jugement va être ajouté, mais on va pouvoir le faire
par voie de sommaire, donc, qui est comme un résumé, finalement, du jugement.
Et puis ça facilite les choses sur les deux aspects dont je viens de vous
parler.
M. Paradis : Ce n'est pas que
ça oblige une étape de plus en faisant un sommaire, ce sommaire-là existe déjà
automatiquement ou il faut le faire spécifiquement pour ça?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
Bien, en fait, c'est que, présentement, on ne peut pas utiliser le sommaire
pour la radiation. Donc, si on a... si on doit compléter, mettons, un jugement,
parce qu'il y a des informations qui qui ont évolué dans le temps, mais là il
faut retourner devant le juge pour demander une rectification du jugement,
parce qu'on peut juste faire la réquisition par voie de jugement, tandis que,
par voie de sommaire, mais le notaire, il peut ajouter, compléter des
informations dans son résumé pour la publication au registre foncier de la...
de la réquisition pour la radiation. Ça fait que ça lui facilite la vie, ça
évite de retourner devant le juge. Et puis ça évite aussi qu'il y ait deux
réquisitions quand il est question à la fois, là, d'une inscription et d'une
radiation, donc, ça lui évite un acte.
M. Paradis : Ce que je
comprends, c'est que le sommaire va être mieux adapté, parce qu'il va pouvoir
être préparé spécifiquement pour les fins auxquelles il va servir, plutôt que
d'être un document qui sert... qui contient plein d'autres informations. Donc,
on peut... on peut le préparer spécifiquement pour ça.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
Exactement, là, ça permet de préciser finalement l'objet de la radiation. Dans
certains cas, c'est fort utile pour éviter des... des processus additionnels.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. D'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous
allons procéder à la mise aux voix de cet amendement. Est-ce que l'amendement
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Donc, le nouvel article 70.4 est introduit au projet de loi. M. le
ministre, on poursuit au bloc 21, 70.5, l'introduction d'un nouvel
article.
M. Poulin : Absolument. Alors,
j'aurai peut-être le temps de le lire, mais les échanges vont se poursuivre
demain. Alors, insérer, après l'article 70.5 du projet de loi tel
qu'amendé, ce qui suit :
«Chapitre VII — merci pour
les chiffres romains.
«Dispositions concernant l'environnement
«Section I
«Dispositions modificatives particulières — donc
70.5. La Loi visant l'augmentation du
nombre de véhicules automobiles zéro émission au Québec afin de réduire les
émissions de gaz à effet de serre et autres polluants (chapitre A-33.02) est
modifiée par l'insertion, après l'article 65, des suivants :
«65.1. Les dispositions d'un règlement
pris en vertu de la présente loi qui prévoient comme façon d'accumuler des
crédits, en application du paragraphe 4° et de l'article 6, la vente
ou la location, au Québec, de véhicules automobiles légers neufs des années
modèles 2025 à 2027, s'appliquent à de tels véhicules qui ont été vendus
ou loués au Québec avant l'entrée en vigueur de ces dispositions. Les dispositions
de la présente loi relative aux véhicules automobiles légers leur sont
également applicables.
«65.2. Les dispositions de tout règlement
pris en vertu de la présente loi avant (indiquer ici la date qui suit de deux
ans celle de la sanction de la présente loi) qui modifient la valeur d'un
crédit, les règles de calcul des paramètres ou les modifications... ou les
conditions applicables à des véhicules automobiles légers des années de
modèles 2021 à 2027 visés au paragraphe 1° ou 2°de l'article 6,
s'appliquent à de tels véhicules qui ont été vendus ou loués au Québec avant
l'entrée en vigueur de ces dispositions.
«65.3. Le gouvernement peut, dans un
règlement visé à l'article 65.1 ou 65.2, prévoir des paramètres, des
règles de calcul et des conditions spécifiques aux véhicules automobiles visés
à l'article 65.1 ou à ceux visés à l'article 65.2, qui ont été vendus
ou loués avant l'entrée en vigueur de ce règlement.» Commentaire. Cet
amendement a pour objet d'introduire trois nouveaux articles à la Loi visant
l'augmentation du nombre de véhicules automobiles zéro émission au Québec, afin
de réduire les émissions de gaz à effet de serre et autres polluants.
L'article 65.1 a pour objet de
permettre, advenant le cas où un règlement du gouvernement prévoirait la
possibilité d'accumuler les crédits au moyen de la vente ou de la location au
Québec de véhicules légers neufs, autres que les véhicules automobiles à faible
émission ou zéro émission, et qui sont des modèles 2025 à 2027, que les
constructeurs automobiles puissent accumuler des crédits pour ces véhicules
automobiles des même années, modèles qui seraient vendus ou loués au Québec
avant l'entrée en vigueur de ce règlement. L'amendement prévoit aussi que ces
véhicules automobiles soient assujettis aux dispositions de la Loi qui
concernent les véhicules automobiles légers.
L'article 65.2 a pour objet de
permettre que les dispositions du règlement... d'un règlement du gouvernement,
qui modifient la valeur d'un crédit, les règles de calcul, les paramètres ou
les conditions applicables à un véhicule automobile léger neuf ou remis en état
qui remplit les exigences prévues au paragraphe 1° ou 2° de
l'article 6 de la loi, qui est l'une des... qui est de l'une des années
modèles 2021 2027, puissent s'appliquer à un véhicule automobile de même
type et de la même année modèle malgré qu'il soit vendu ou loué avant l'entrée
en vigueur des modifications réglementaires.
L'article 65.3 a pour objet de
permettre au gouvernement de prévoir, dans un règlement visé à l'article...
M. Poulin : ...le 65.1 ou 65.2
pour les véhicules automobiles visés à l'article 65.1 ou ceux visés à l'article
65.2 qui ont été vendus ou loués avant l'entrée en vigueur de ce règlement, des
paramètres, des règles de calcul et des conditions, qui serait différents de
ceux pour les véhicules automobiles de même type et de la même année modèle
vendus ou loués après l'entrée en vigueur de ce règlement.
Le Président (M. Allaire) : Merci,
M. le ministre. Vous aviez vu juste. Vous avez terminé à 19 h 15.
Donc, avant d'ajourner les travaux, je dépose un mémoire reçu depuis la
dernière séance. Et, chers collègues, merci pour votre belle collaboration.
Donc, compte tenu de l'heure, j'ajourne
les travaux sine die. Merci, tout le monde!
(Fin de la séance à 19 h 15)