Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Actualités et salle de presse > Conférences et points de presse > Point de presse de M. Marc Tanguay, porte-parole de l’opposition officielle en matière de famille

Recherche avancée dans la section Actualités et salle de presse

La date de début doit précéder la date de fin.

Point de presse de M. Marc Tanguay, porte-parole de l’opposition officielle en matière de famille

Version finale

Le mercredi 29 septembre 2021, 11 h 45

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Onze heures quarante-cinq minutes)

M. Tanguay : Merci beaucoup. Alors, ce matin, nous avons eu l'occasion du Parti libéral du Québec de déposer un projet de loi majeur, un projet de loi important, projet de loi qui ferait en sorte, s'il était adopté par l'Assemblée nationale du Québec, que les enfants qui sont d'âge d'aller dans un service de garde puissent avoir la garantie, par un droit, qu'ils aient une place en service de garde. Autrement dit, nous croyons, au Parti libéral du Québec, que le droit à l'accès à un service de garde est, en 2021, aussi important que le droit à l'éducation.

Vous le savez, au Québec on vit présentement une crise sans précédent, 51 000 enfants sont inscrits sur la liste d'attente. Ça, c'est des enfants qui ont entre zéro et cinq ans et qui n'ont pas accès à un service de garde. Vous le savez, les centres de la petite enfance ont été créés il y a 25 ans, en 1997, et leurs services, ce qu'ils apportent aux enfants, l'épanouissement, le développement, le dépistage tôt qui peut tantôt être un trouble langagier, trouble cognitif ou relié à la socialisation, mais ce sont les réels professionnels de la petite enfance, nos éducatrices, qui ont toutes les compétences et le professionnalisme pour aider à l'épanouissement puis au développement de nos enfants. Ça, c'est les services de garde.

Ça, ça a un impact direct, par la suite, sur le succès d'un parcours scolaire, maternelle, le cas échéant, et première année au primaire, et ainsi de suite. Et là, on peut d'ores et déjà agir tôt et prévenir, peut-être, ce qui pourrait être des enjeux qui pourraient peut-être amener au décrochage. Il est démontré, il est démontré, par a plus b, que les services de garde offrent cet épanouissement-là. C'est nécessaire, c'est important. Il faut réellement le voir aujourd'hui, en 2021, comme faisant partie du continuum du service scolaire.

Alors, notre projet de loi, qui a été déposé par l'opposition officielle, par le Parti libéral du Québec, ferait en sorte de reconnaître les services de garde comme un service relatif au droit, autant que le droit à l'éducation. Et nous sommes donc très heureux, très fiers, de déposer ce projet de loi. Et nous serions évidemment très heureux de pouvoir travailler sur le projet de loi et faire en sorte que le projet de loi puisse être appelé par le gouvernement.

Alors, c'est un changement majeur. Nous croyons qu'en 2021 le gouvernement doit reconnaître ce droit à un service de garde, comme le droit à l'éducation, et nous sommes prêts à travailler pour, évidemment, que ce soit une réalité. Réalité pour nos tout-petits, réalité aussi pour les parents qui ne peuvent pas aller travailler parce que leur enfant est en service de garde. Et aussi, dans un contexte où, et je terminerai là-dessus, nos éducatrices sont présentement... nos éducatrices en CPE sont présentement en négociation, sont obligées d'avoir recours à la grève pour se faire entendre par le gouvernement. Leur rôle est majeur, est important, nous devons les écouter et nous devons véritablement valoriser la profession. Et ça, en passant, ça passe notamment par le salarial, mais aussi par une reconnaissance, être reconnues dans ce qu'elles font. Ce serait une façon formidable et très claire de reconnaître aussi le travail qu'elles apportent auprès de nos tout-petits.

Alors, voilà, c'était l'essence du projet de loi que nous avons déposé ce matin, et nous continuerons de talonner le gouvernement pour qu'il appelle le projet de loi et qu'il fasse de ce droit à l'accès à un service de garde une réalité, au même titre que le droit à l'éducation. Merci beaucoup.

Le Modérateur : Merci beaucoup de votre attention. Bonne journée.

M. Tanguay : Merci beaucoup.

(Fin à 11 h 49)

Participants


Document(s) associé(s)