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Point de presse de M. Joël Arseneau, chef du troisième groupe d’opposition, et M. Martin Ouellet, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’affaires autochtones

Version finale

Le mardi 28 septembre 2021, 10 h

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Dix heures une minute)

M. Arseneau : Bonjour, tout le monde. Aujourd'hui, on voudrait ramener le dossier de la santé, de cette petite révolution qu'a voulu annoncer, la semaine dernière, le premier ministre avec le ministre de la Santé. En fait, c'est plutôt une frustration que ça crée, une très grande déception et un mécontentement dans le domaine de la santé. Évidemment, il y a toute une partie des professionnels de la santé, à savoir le personnel technique, qui sont laissés pour compte dans le plan gouvernemental à l'heure actuelle. Alors, nous, on tient à rappeler au gouvernement que, s'il n'y a pas de radiologie, s'il n'y a pas de radiographie, s'il n'y a pas d'imagerie médicale ou de scan, pas de laboratoire d'analyse, le système de la santé ne peut pas fonctionner, on ne peut pas faire les diagnostics et évidemment traiter les patients. Ce sont donc les grands oubliés de cette proposition de réforme, qui est très mal engagée, qu'a proposée le ministre Dubé la semaine dernière.

Le plan du gouvernement, vous le savez, a même fait échouer les négociations avec une catégorie de professionnels de l'APTS. On voit aussi, et ça, il faut le savoir, un exode du personnel professionnel et technique vers le privé. Il n'y a pas que chez les infirmières que ce phénomène-là est observable, la situation n'est donc pas meilleure même si on en parle beaucoup moins. Le plan du ministre ne prévoit donc pas de mesure pour mettre fin, de façon plus globale, au recours aux agences privées ni pour les infirmières ni pour les autres catégories d'emploi. On a une vague idée qu'on veut amenuiser le travail… le temps supplémentaire obligatoire, mais sans avoir fixé d'objectif ou d'échéancier. Donc, c'est un projet qui vise essentiellement à éteindre les feux. Donc, on trouve que ça manque d'ambition et surtout ça manque d'objectif précis.

La semaine dernière, j'ai posé la question au premier ministre s'il comptait appuyer l'ensemble du personnel de la santé et non seulement les infirmières. Et sa réponse a été essentiellement qu'il disait avoir le courage de privilégier certaines catégories d'emploi plutôt que d'autres. Ce message-là a été très, très mal reçu, j'ai eu plus d'une centaine de commentaires du personnel professionnel qui est absolument démotivé. Évidemment, ils se sentent dévalorisés également. À la limite, plusieurs ont vu dans la réponse du premier ministre un certain mépris en ce qui concerne leur travail.

Donc, j'ai une question, aujourd'hui, pour le premier ministre : Est-ce qu'il va effectivement considérer le fait que, si on veut véritablement remettre le paquebot dans la bonne direction, le paquebot du réseau de la santé, est-ce qu'on va considérer l'ensemble des membres de l'équipage? Voilà pour aujourd'hui. Je laisse la parole à mon ami et collègue Martin Ouellet.

M. Ouellet : Merci, Joël. Bon matin, tout le monde. Il y a de ça, un an, Joyce fermait les yeux pour que le Québec ouvre les siens. On a beau avoir eu une prise de conscience, certaines choses ont avancé, mais pas assez, et on attend malheureusement toujours.

Le 7 octobre dernier, ma collègue de Joliette a proposé une motion pour qu'on inscrive dans la loi la sécurisation culturelle. Cette motion a été adoptée à l'unanimité, mais il n'y avait pas de temps d'inscrit. La sécurisation culturelle, c'est plus qu'un principe débattu à l'Assemblée nationale, mais c'est aussi une obligation qu'on s'est donnée, ensemble, pour changer les choses et reprendre confiance entre les nations. C'est pour ça que ce matin on va redéposer la même motion demandant à ce que la sécurisation culturelle soit inscrite dans la loi du ministère de la Santé et des Services sociaux et que ça soit fait avant la fin de la session parlementaire qui se termine en décembre.

Je tiens à vous rappeler que le ministre de la Santé nous a indiqué vouloir déposer un projet de loi mammouth à l'automne pour toucher aux services de santé, du moins à sa restructuration. Voilà une belle occasion d'inscrire une fois pour toutes cette sécurisation-là culturelle, parce que, ce qu'on veut, c'est que ça soit inscrit dans le temps. Même si, aujourd'hui, les parlementaires et l'ensemble des travailleurs et travailleuses avaient de la formation et obtenaient effectivement tous les moyens nécessaires pour réduire et bannir la discrimination et le racisme, il faut aussi se projeter dans le temps pour que l'exemple de Joyce ne se reproduise plus et qu'heureusement les Premières Nations et les Inuits soient assurément contre tout acte de discrimination, et surtout contre les actes de racisme.

La formation stagne, vous l'avez vu dans les médias ce matin, on est seulement à 1 %, donc il faut que le gouvernement accélère le pas. Si on veut changer les choses, il faut le faire assurément par l'éducation, et la meilleure façon, c'est lorsque tout le monde y participe.

Sur ce, je vais prendre vos questions.

La Modératrice : Une question, sous-question, s'il vous plaît.

M. Lacroix (Louis) : Aujourd'hui, on va annoncer qu'il va y avoir une troisième dose de vaccin pour les personnes âgées, entre autres les personnes qui sont dans les CHSLD, dans les RPA, etc. Est-ce qu'on devrait élargir cette vaccination-là à l'ensemble de la population? Est-ce qu'on devrait offrir une troisième dose pour la population, à votre avis?

M. Arseneau : Bien, écoutez, nous, on fait confiance à la science et aux recommandations et aux avis de santé publique et de la Direction de la santé publique. Je ne pense pas qu'actuellement c'est la voie qui est privilégiée. Dans certaines catégories de personnes plus vulnérables, on semble recommander la troisième dose. Sinon, plusieurs ont aussi souhaité que les doses de vaccin, qui sont maintenant disponibles en abondance dans les pays riches, puissent être aussi transférées dans les pays où on n'a pas encore atteint des taux de vaccination, là, significatifs, pour empêcher, par exemple, le développement de variants qui vont toujours continuer de se développer là où la vaccination est véritablement anémique. Alors, pour l'instant, nous, on attend les avis de la science.

M. Laforest (Alain) : …qu'on devrait ralentir la vaccination au Canada puis envoyer ces doses-là à l'étranger?

M. Arseneau : Bien, en fait, moi, ce que je dis, c'est qu'il faut atteindre le taux de vaccination en deux doses dans les plus hauts pourcentages possible. C'est la démarche gouvernementale, et on l'appuie. C'est aussi la façon dont on va se sortir de cette pandémie ici, au Québec, et vraisemblablement au pays et en Amérique du Nord. Mais ce que je dis, tout simplement, c'est qu'avant d'entreprendre la troisième dose, une vaccination de troisième dose pour l'ensemble de la population, on attendra les recommandations de la Santé publique. Mais ce que je sais, c'est que plusieurs experts disent que ces doses de vaccin là devraient davantage être transférées vers les pays où, justement, les taux de vaccination n'ont pas atteint les nôtres, essentiellement.

M. Larin (Vincent) : M. Arseneau, est-ce que ce serait le temps de reconsidérer la capacité maximale dans certains stades? Puis, je pense, avec le début de la saison du Canadien qui s'en vient, plusieurs spectacles d'envergure qui sont menacés, notamment au Centre Vidéotron, est-ce qu'il ne serait pas le temps de demander un assouplissement de ce côté-là?

M. Arseneau : Bien, écoutez, nous, on a toujours, de ce côté-là, appuyé, encore une fois, là, les recommandations de la Santé publique. Pour ce qui est des grands rassemblements, les règles semblent permettre, justement, de contenir la quatrième vague. Alors, nous, de notre côté, comme formation politique, on n'a pas l'intention de jouer aux gérants d'estrade, si vous me passez l'expression, en ce qui concerne le public dans les grands rassemblements comme des rassemblements sportifs. Alors, pour l'instant, nous, on se fie au bon jugement de la Santé publique et de la science pour avoir une approche davantage de précaution à cet égard.

M. Laforest (Alain) : Parlant de gérants d'estrade, le baseball à Montréal?

M. Arseneau : Le baseball, plusieurs dans notre groupe parlementaire sont amateurs de baseball, avant d'y investir des fonds publics, je pense qu'il y a une sérieuse discussion à tenir. On est peu favorables à cette voie-là, sinon complètement défavorables, là. C'est un débat qui semble attiser les passions dans la course à la mairie de Montréal, on va leur laisser débattre de ça, mais si le gouvernement, d'aventure, le gouvernement du Québec devait ouvrir la porte, on réagira avec une certaine réserve.

M. Lacroix (Louis) : Dans votre préambule, tout à l'heure, vous avez parlé du programme qui a été annoncé la semaine passée, la petite révolution de M. Legault, là, puis on a vu plein de commentaires d'infirmières qui disent : Bien, ce n'est pas un problème d'argent, c'est plutôt un problème d'organisation, ma qualité de vie vaut plus que ça, etc. Donc, ça ne semble pas faire l'unanimité, ce programme-là. Puis, pour l'instant, je ne sais pas quels sont les effets de ça, on n'a pas d'effet tangible.

Est-ce que c'est du gaspillage, ça, de mettre 1 milliard de dollars pour attirer des gens avec un programme dont les principaux bénéficiaires disent, les principales bénéficiaires disent : On n'en veut pas, de ce programme-là, ce n'est pas ça, vous manquez votre cible? Est-ce qu'on n'est pas en train de gaspiller 1 milliard?

M. Arseneau : Bien, en fait, on est en train de gaspiller 2 milliards. Le premier gaspillage, le premier milliard gaspillé, c'est celui qui va aux agences de placement privées. Alors, le gouvernement n'a pas encore annoncé qu'il voulait rapatrier ces centaines de millions de dollars là pour les investir dans des meilleures conditions de travail pour le personnel du réseau public. Alors, non seulement on verse 1 milliard à des firmes privées, mais on veut maintenant verser un deuxième milliard pour faire concurrence au privé qui va continuer de faire concurrence au public en continuant d'attirer les infirmières avec des meilleures conditions de travail essentiellement.

On pourrait même imaginer que, puisqu'on est tellement dépendant des agences privées, que face à la surenchère que le gouvernement veut faire dans le secteur public en rehaussant leurs salaires par des bonis forfaitaires... qu'est-ce que le privé va faire s'il veut garder son personnel? On peut supposer qu'il peut, lui aussi, offrir de meilleures conditions salariales et ensuite facturer l'État. Alors, vous voyez qu'on est dans une spirale infernale où ce n'est pas effectivement l'argent qui va régler le problème, de l'aveu même des infirmières. Alors, on a, encore une fois, là, visé la mauvaise cible. Est-ce que les primes vont avoir un effet? Probablement marginal.

Maintenant, la vraie question, c'est : Est-ce que le gouvernement va s'attaquer au fond du problème, la dépendance envers les agences, le temps supplémentaire obligatoire et les conditions de travail des infirmières, mais aussi du reste du personnel de la santé? Les longues listes d'attente dans tous les secteurs de la santé ne sont pas dues qu'à la rareté d'infirmières ou à la pénurie dans le secteur public, mais aussi à la difficulté pour les laboratoires, pour l'imagerie médicale également de livrer la marchandise, parce que là aussi il y a des problèmes de main-d'oeuvre et donc une rareté.

M. Carabin (François) : Comment vous anticipez la date butoir du 15 octobre, M. Arseneau? Sur le terrain, comment ça va se passer…

M. Arseneau : Bien, écoutez, le ministre a déjà, en commission parlementaire, lorsqu'on en avait discuté, de la vaccination obligatoire, admis qu'il y aurait des bris de services. Là, on a développé une espèce de novlangue où les bris de services ne sont plus des bris de services, mais plutôt des réorganisations ou des fermetures planifiées. Le résultat est le même, la rupture du service au citoyen, au patient, elle est réelle, que ce soit à Senneterre, en Outaouais, que ce soit sur la Côte-Nord ou encore à Matane. Alors, de changer le vocabulaire ne change pas la réalité.

Puis nous, on s'attend à ce que, si des mesures ne sont pas prises pour justement s'assurer qu'on ait les effectifs nécessaires, en essayant d'aller chercher 4 000 infirmières de plus... On ne sait pas, actuellement, on n'a pas d'indication que le gouvernement va atteindre son objectif. Est-ce qu'on pourra pallier la mise en disponibilité sans solde de 7 000 ou 8 000 de ces infirmières? Nous, on pense que l'équation, mathématiquement, là, ça ne colle pas. Alors, évidemment, on espère que le gouvernement va se ressaisir et empêcher le chaos du 16 octobre prochain.

Mme Gamache (Valérie) : Est-ce qu'inévitablement le gouvernement devra reculer, en quelque sorte, et faire en sorte qu'on pourra y aller avec des tests rapides pour les gens qui ne seront pas vaccinés au 15 octobre? Est-ce que vous avez l'impression qu'on va se retrouver dans cette situation-là?

M. Arseneau : Bien, en fait, il faudrait que le gouvernement ait les chiffres sur les taux de vaccination. Ce qu'on avait dit en commission parlementaire à la fin août, c'est que la vaccination progressait dans le personnel de la santé, lentement mais sûrement, et plusieurs ont dit que les risques qu'on courrait, en voulant utiliser la méthode coercitive, c'est un braquage, et donc un ralentissement du taux de vaccination ou l'exode d'un certain nombre de membres du personnel soignant. Maintenant, qu'est-ce qu'on a atteint avec cette menace-là? Est-ce qu'il y a une partie des gens du… des professionnels en soins qui ont décidé d'aller chercher leur première dose? Auquel cas, est-ce qu'on peut leur donner un délai pour avoir la deuxième dose au-delà du 15 octobre? Ce serait déjà un pas dans la bonne direction. Le gouvernement ne veut pas perdre la face, mais il doit quand même agir pour ne pas perdre non plus le contrôle du réseau.

M. Laforest (Alain) : On a passé de 30 000 à 17 000. Il y a 7 700 personnels soignants, 44 % qui sont non adéquatement vaccinés… c'est quand même 7 700.

M. Arseneau : Bien, exactement, c'est ce qu'on disait. Moi, j'arrondissais à 8 000 personnes, donc membres des professionnels… du groupe des professionnels soignants. Si on a déjà des ruptures de services, des bris de services un peu partout au Québec avec 4 000 infirmières qui nous manquent dans le réseau, qu'est-ce que ça va être quand on double ce déficit-là? Je vous laisse l'imaginer, mais, nous, on n'ose pas l'imaginer, c'est pour ça qu'on va continuer de faire des représentations, de poser des questions au gouvernement, faire des propositions pour que le gouvernement se trouve une alternative.

La Modératrice : Dernière question en français.

Mme Lévesque (Fanny) : Sur les Premières Nations, M. Ouellet, j'aimerais savoir, est-ce que, donc, votre formation, est-ce qu'elle appuie le Principe de Joyce?

M. Ouellet : La position du Parti québécois demeure la même. Donc, dans le Principe de Joyce, il y a la notion de discrimination systémique, et vous avez déjà entendu mon chef indiquer la position du Parti québécois. Donc, pour nous, c'est la sécurisation culturelle qui est le premier pas vers cette confiance créée entre les nations qui va permettre, je l'espère, dans tout service public offert aux Premières Nations, d'être exempt de racisme et de discrimination.

Mme Lévesque (Fanny) : Mais ce qu'on voit depuis un an, depuis Joyce, vous avez parlé que ça a ouvert les yeux au Québec, là, ce drame-là. Depuis un an, on a vu plusieurs histoires de discrimination dans le réseau. Un an plus tard, pour vous, il n'y a pas l'existence de racisme systémique dans le réseau de la santé…

M. Ouellet : Pour le Parti québécois, il y a effectivement du racisme qui existe au Québec, il y a de la discrimination, mais la position sur le racisme systémique n'a pas changé pour le Parti québécois.

La Modératrice : Dernière question en français, s'il vous plaît.

Mme Gamache (Valérie) : ...que ça n'a pas nécessairement ouvert les yeux des Québécois, mais ça n'a pas nécessairement ouvert les yeux du Parti québécois sur ce problème-là de racisme systémique?

M. Ouellet : Le Parti québécois propose, dans sa motion ce matin, un geste concret qui rallie toutes les nations, à savoir que chaque personne qui se présente dans un service public mérite d'être servie en étant exempte de racisme et de discrimination, et c'est ce que la sécurisation culturelle va permettre.

M. Larin (Vincent) : M. Ouellet, est-ce qu'il est vrai que vous auriez aimé avoir le poste de M. Arseneau?

M. Ouellet : Je vous dirais que le seul froid qui existe entre moi et M. Arseneau, c'est les glacières qu'on s'échange avec nos produits locaux lorsqu'on se croise à Québec. Mais, non, il n'y a aucune des affirmations qui a été inscrite dans les médias en fin de semaine qui est vraie, à part le fait que, oui, j'ai considéré le poste, parce que, comme leader parlementaire, avec tout le travail que j'ai fait avec mon équipe, c'est le genre de défi que j'étais prêt à relever. Mais, lorsque mon chef a pris la décision de nommer un excellent chef parlementaire en la personne de Joël, j'étais assurément d'accord, c'était une bonne décision, et j'ai offert toute ma collaboration.

Et comme leader parlementaire, j'adore le travail que je fais, ça fait trois ans que je le fais. On est à la dernière année avant les élections, il y a plusieurs joutes plus partisanes qui vont apparaître, c'est un peu le rôle du leader parlementaire. Donc, je me plais dans mon travail et je suis vraiment très satisfait et surtout très heureux de travailler en collaboration.

M. Lacroix (Louis) : Donc, il n'y a eu aucune déception de votre part, il n'y a aucune frustration, il n'y a eu aucune…

M. Ouellet : Aucune déception, aucune frustration, aucune amertume.

La Modératrice : On passe aux questions en anglais, s'il vous plaît.

M. Lacroix (Louis) : D'habitude, quand on s'envoie le mon ami, puis mon ami, puis mon ami, ça veut dire qu'on insiste pour dire que c'est mon ami, puis ça veut dire des fois que c'est le contraire.

M. Ouellet : Vraiment pas, Joël est un collègue que je respecte beaucoup et pour lequel j'ai beaucoup de plaisir à travailler, et on se parle au moins trois à quatre fois par jour pour toutes les stratégies parlementaires. Donc, non, il n'y a pas de froid, il n'y a jamais eu de froid, il n'y aura jamais de froid entre moi puis Joël.

Journaliste : Good morning.

Des voix :

Mme Greig (Kelly) : …would you mind answering?

M. Arseneau : I'm sorry. What was the question?

Mme Greig (Kelly) : About third doses to Quebeckers, what do you think should be the strategy for another…

M. Arseneau : For third doses?

Mme Greig (Kelly) : Yes.

M. Arseneau : Yes. Well, as I mentioned earlier, we believe in respecting the Public Health Officer's recommendations. Right now, vulnerable groups are targeted for a third dose, but, so far as we are concerned, this is what we should do. We hear that, in terms of, you know, reaching our goal of having two doses for all Quebeckers, you know, we're one of the countries where we're performing best. Now, the question that is raised is whether we should try and redirect some of the vaccines towards countries where they haven't reached the same proportion of vaccinated people as we have. So, we'll just follow the recommendations.

Mme Senay (Cathy) : I just would like to clarify your position, Mr. Arseneau, because there are already outbreaks in private residences for seniors. We saw many cases in the last few days, for example in Montréal, Chaudière-Appalaches, and those seniors had been fully vaccinated. So, how important for you to see the Government going ahead and giving that third dose as soon as possible to seniors?

M. Arseneau : Well, again, I think we shouldn't politicize this kind of, you know, this kind of decision. So, we think…

Mme Senay (Cathy) : Are we?

M. Arseneau : No, no, my answer… Because you mentioned that… would the Government or should the Government go ahead, and I think the Government…

Mme Senay (Cathy) :

M. Arseneau : Yes. I think the Government should, once again, listen to the Health officials, and if they deem it necessary, then we'll go ahead. But they're in a much better position to appreciate the situation than I can be or other politicians can be.

Mme Senay (Cathy) : But you have a dilemma with what's happening across the world.

M. Arseneau : Yes, of course. I mentioned that, once we've reached a certain immunity or a so-called immunity, we should look after the other countries, because they need… first of all, they need to have vaccines for first and second doses. Second, if they're not vaccinated, we're not going to get out of this pandemic, because, you know, new variants will emerge. But, all I'm saying, in terms of the third dose, if it's necessary for more vulnerable people such as people in senior homes, then I think it should be Doctor Arruda and his team to say so, and I think we have more than enough to intervene that way. But we're not going to get involved in a political debate over that, we... science and the recommendations be heard from the Health officials.

Mme Senay (Cathy) : And for mandatory vaccination for health care workers, even though things have progressed, you still think that the Government should backtrack on the October 15th deadline?

M. Arseneau : Well, we're not into the debate of whether or not people should get vaccinated if they work in the health network. I think everyone should. Now, the question is the strategy. If forcing vaccination for the last 6% or 8% of the people who aren't vaccinated, if that forces thousands of nurses or health professionals out of the system, will it be beneficial to Quebeckers? We don't think so. So, we have to find a way of maintaining the ship, you know, sailing while continuing, you know, vaccinating. So, basically, if the outcome of the decision of, you know, forcing vaccination is more... I'm not sure what the expression is…

Mme Senay (Cathy) : Creates backlash or…

M. Arseneau : …yes or more closures of emergency wards and so on, I think that's not the way to go about it. We've got to find a balance, basically.

Mme Senay (Cathy) : But are you asking precisely the Legault Government to backtrack on mandatory vaccination? Because we're two weeks away from…

M. Arseneau : No, we're asking the Government to follow the directions of the ethics committee of the INSPQ who said that they should use it as a precautionary measure after studying rigorously whether there are more advantages than disadvantages. So, right now, we see what the disadvantages could be. So, if you force thousands of health professionals out of the system, we see a strong disadvantage. Now, the Government has to, you know, find a balance, and we're just asking the Government to make sure that there are no more, you know, closures of services in the system as of October 16th, to find a way. For example, if some health professionals have taken their one dose, they're not fully vaccinated by October 15th, could we find a way to keep them employed and make sure that, you know, they go get their second dose? That's one of the avenues that the Government should look at. But, overall, testing is also something that's being done right now, every second day. Would testing everyday for a certain period, you know, keep people at their job and the system afloat? That's what we hope.

Thank you very much. Merci.

La Modératrice : Dernière question en anglais.

M. Verville (Jean-Vincent) : Yes, one more question. On the, maybe, on the Caisse de dépôt climate change strategy, we know that they have $4 billion of shares in the oil sector and they want to get rid of that. What's your reaction to that or comments?

M. Ouellet : Of course, we are for that kind of proposition. In 2017, my ex-colleague, Nicolas Marceau, deposed a bill in National Assembly, asked the same thing to the Caisse de dépôt, but we have new things that we want the Caisse de dépôt have to do. Being forward in «hydrocarbure» project is a good thing, but we want to be sure that the Caisse de dépôt can retire in the «paradis fiscaux». «Donc», it's OK to do for the «hydrocarbure», but the second step that the Caisse de dépôt have to do today, it's that they will announce that in the next year, on the next few years, they're going to be out in the market from enterprises who got some millions in the «paradis fiscaux».

M. Verville (Jean-Vincent) : But you are not scared that this will break Canada apart? I mean, Alberta is a big producer of oil, I mean, this will bring Québec into a big conflict with Alberta.

M. Ouellet : I don't think it's going to bring Québec big conflict in Alberta. Of course, what Québec said in this federal election : We want green economy. It's not a new topic for Alberta. Now, they know that Quebeckers are strong with the decision to go forward with the green economy, «donc» that decision from the Caisse de dépôt is the great decision that will tell to the market : The future of the market it's now… it's not in the oil or «hydrocarbure» industry, but it's in the green economy.

M. Verville (Jean-Vincent) : …telling Alberta : Everything will be fine.

M. Ouellet : Of course, everything is going to be fine for us, but what the reaction about the Alberta, I don't care. In Québec, we just know that if we want to build a further future, the only thing we have to do is build a green economy, and the Caisse de dépôt et placement, this morning, indicated the way that we have to looking forward.

La Modératrice : Merci beaucoup. Bonne journée.

(Fin à 10 h 27)

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