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Point de presse de Mme Dominique Anglade, cheffe de l’opposition officielle, et Mme Marie Montpetit, porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé

Version finale

Le mercredi 15 septembre 2021, 8 h

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures trois minutes)

Le Modérateur : Alors, bonjour. Bienvenue au point de presse de la cheffe de l'opposition officielle, Mme Dominique Anglade, qui est accompagnée de Marie Montpetit, critique en santé et députée de Maurice-Richard. Mme Anglade, à vous la parole.

Mme Anglade : Merci. Merci. Alors, bonjour à tous et merci à Marie d'être avec moi ce matin. D'entrée de jeu, je vais vouloir parler du sujet des services de garde.

Hier, le premier ministre n'a pas répondu à la question à savoir s'il avait véritablement l'intention de faire en sorte que les services de garde soient un droit au même titre que ce que l'on retrouve dans le système scolaire, où c'est un droit, le droit à l'éducation.

Quand on est sérieux par rapport à cet enjeu-là puis qu'on voit les répercussions que ça a, dans toutes les régions du Québec, sur notre économie, sur la vitalité de nos régions, sur la capacité d'accompagner nos enfants, on voit qu'on a besoin d'agir de manière très forte par rapport à ça. Ça implique également des coûts importants, évidemment, 1,2 milliard par année que l'on aurait besoin d'investir, pour s'assurer d'avoir véritablement un plan de match pour régler le problème.

Hier, le premier ministre n'a pas répondu à cette question, et en fait, encore une fois, il a mis un genou à terre. Ça n'a pas l'air d'être une promesse qui est importance, pour lui, celui du 6 milliards de dollars qui a été signé avec le gouvernement fédéral et dont nous avons besoin pour la suite des choses.

Alors, je pense que le message doit être très clairement entendu. Nous, ce que l'on veut, de la part du gouvernement, c'est un droit aux services de garde pour tous les enfants sur l'ensemble du territoire.

Hier, par ailleurs, j'ai été un peu surprise du commentaire du ministre de la Santé. Il nous disait qu'il était surpris de constater la situation, qu'il n'avait pas anticipé ça depuis le début de l'été. Depuis le début de l'été, j'ai été en Abitibi-Témiscamingue, j'ai rencontré les infirmières, même chose quand j'ai été en Outaouais, au début de l'été, rencontrer les infirmières également, en Mauricie, en Estrie. Et partout le message a été le même, on a des bris de services. Les bris de services ne sont pas dus au fait qu'il y a des vacances qui se prenaient pendant l'été, les bris de services sont dus aux conditions de travail qui méritent d'être revues.

Depuis presque deux ans, on a déjà déposé un projet de loi par rapport au projet ratio. Ce qu'on demande au gouvernement, c'est d'appeler ce projet de loi et d'implanter des ratios pour améliorer les conditions de travail de nos infirmières. On ne pourra pas régler le problème si on n'est pas capable de changer les conditions de travail. Et ça, ce problème-là était visible depuis plusieurs mois. Au début de l'été, on savait que ça allait se poursuivre. Or, le ministre nous dit qu'il est surpris aujourd'hui.

La réalité, là, c'est que ce n'est pas… le ministre Dubé, là, il n'est pas le ministre de la Vaccination, il est le ministre de la Santé, il doit se préoccuper de ces enjeux-là. Et, depuis le début de l'été, on aurait dû déjà être en train d'être actif par rapport aux conditions de travail et au projet ratio à mettre de l'avant.

Le Modérateur : On peut passer à la période de questions.

M. Larin (Vincent) : …vous expliquez la surprise de M. Dubé, hier? Est-ce qu'il est, selon vous, dans une tour d'ivoire?

Mme Anglade : Bien, cette surprise-là ne s'explique pas, elle ne s'explique pas parce que, comme je vous dis, lorsque l'on a eu des rencontres, au début de l'été en Outaouais, j'étais sur place, là, quand il y a eu la fermeture des urgences, j'étais sur place pour aller parler aux gens, déjà il y avait une liste de propositions pour essayer de régler le problème. L'Outaouais a une réalité qui lui est propre, ils vivent avec la frontière avec l'Ontario. Il y a des mesures spécifiques qui doivent être adaptées pour l'Outaouais. L'Abitibi-Témiscamingue, c'est une région qui est éloignée, il y a des mesures spécifiques qui doivent être apportées pour l'Abitibi-Témiscamingue. On ne peut pas faire comme si ces problèmes-là n'existaient pas. Et au début de l'été, on en était déjà conscient, donc...

M. Lacroix (Louis) : Mais qu'est-ce qui amène ça? C'est parce que le ministre est débordé par la pandémie? Vous dites qu'il a laissé traîner, là...

Mme Anglade : Bien, encore une fois, le ministre, il ne peut pas être le ministre de la Vaccination, il faut qu'il soit le ministre de la Santé et qu'il règle ces enjeux-là.

M. Lacroix (Louis) : Donc, vous dites : Il accorde trop de temps à la pandémie, à la vaccination, plutôt que de gérer...

Mme Anglade : Ce n'est pas une histoire d'accorder trop de temps. La vaccination est importante, mais ces enjeux-là doivent être considérés comme prioritaires. Il faut stopper l'hémorragie. Aujourd'hui, là, ce que toutes les infirmières vous diront, sur le terrain, c'est qu'il y a une hémorragie et qu'il faut stopper cette hémorragie-là. Alors, on ne peut pas régler...

Mme Lévesque (Fanny) : ...Mme Anglade, est-ce que c'est ça, est-ce que M. Dubé devrait lui-même faire du délestage de ses responsabilités?

Mme Anglade : Je pense qu'il doit mettre tous les mécanismes en place, comme ministre de la Santé, pour régler les bris de services. Et encore une fois on voit un manque d'anticipation de la part du gouvernement.

M. Lacroix (Louis) : Mais expliquez-moi ce que ça veut dire, votre phrase : «Ce n'est pas le ministre de la Vaccination, c'est le ministre de la Santé.» Qu'est-ce que ça veut dire, ça? Parce que, moi, je vous pose la question, à savoir : Est-ce que vous trouvez qu'il accorde trop de temps à la pandémie, à la vaccination?, puis vous me dites : Non, ce n'est pas ça, le problème. Alors, ça veut dire quoi, cette phrase-là? Parce que moi, je ne la saisis pas, dans ce cas-là.

Mme Anglade : Il y a ce qui est important puis il y a ce qui est urgent, O.K.? La vaccination, c'est ultra-important. Également, les bris de service, il faut également s'en occuper. C'est ça, le message que j'envoie au ministre. Il y a évidemment la question de la vaccination, on en parle depuis des mois. Mais on parle également des bris de service, dont on doit s'occuper aujourd'hui. C'est ça, le message, pour le gouvernement.

Journaliste : ...les deux, finalement.

Mme Anglade : Il faut qu'il fasse les deux. Il faut qu'il soit capable de faire les deux. Aujourd'hui, les bris de service, on n'a pas de solution, on n'a pas de solution spécifique pour plusieurs des régions, notamment, et il n'a pas amené ces solutions-là. Et ce n'est pas qu'il n'y a pas de solution, ce n'est pas qu'il n'y a pas de solution. On a présenté, nous-mêmes, un projet sur les ratios, dont on a besoin, ce sont les conditions de travail. Ce n'est pas qu'il n'y a pas de solution. Quand vous vous asseyez avec les infirmières — pas plus tard que la semaine passée en Estrie — ce n'est pas qu'il n'y a pas de solution. Il va falloir qu'il s'asseye et qu'il trouve des solutions.

M. Lacroix (Louis) : Donc, il néglige l'autre partie de son travail de ministre de la Santé?

Mme Anglade : Je pense que c'est un élément qui est fondamental, l'autre partie de son travail de la Santé, comme ministre, c'est les éléments associés aux bris de service et aux conditions de travail des infirmières.

Mme Montpetit : Je vais juste ajouter quelque chose en ce sens-là. Une des premières choses que le ministre de la Santé, Christian Dubé, a dites, quand il a été nommé, il a dit : Je vais diviser mon équipe en deux, je vais avoir une équipe qui va s'occuper de ce qui est urgent, ce qui est la pandémie, et je vais avoir une équipe qui va s'occuper de ce qui est important. Hein, il nous a dit ça, comme gestionnaire. C'est une des premières choses qu'on apprend, aux HEC. Bien, force est de constater qu'aujourd'hui ce qui est urgent a été géré, c'était la pandémie, avec un peu de retard, on ne refera pas l'histoire, on le constatait encore hier avec la rentrée scolaire. Mais ce qui est important, là, c'est le reste du réseau de la santé. Et là ça fait des mois, on a passé l'été à constater des bris de service.

Quand est-ce qu'on a eu ça, au Québec, des urgences qui ferment? L'urgence de l'Outaouais est fermée depuis des semaines. On a failli avoir la fermeture, cet été, de l'urgence de Baie-Saint-Paul. On a des services d'obstétrique qui sont fermés en Abitibi, jusqu'au mois de novembre, ça fait déjà quatre mois et demi qu'ils sont fermés. Ça, là, c'est ce qui est important. Et là le ministre… c'est des services de base, et le ministre, ce qu'il est venu nous annoncer hier, c'est qu'il nous annonce qu'il va y avoir d'autres fermetures de service, d'autres bris de service, que les Québécois vont devoir faire des choix.

Moi, ce que je veux savoir, c'est, lui, comme ministre, qu'est-ce qu'il va faire, comme choix, qu'est qu'il nous annonce, il va fermer quoi, il va fermer quels services, dans quelles régions, à quelle vitesse, à quoi on peut s'attendre. Et ça, en termes de transparence, comme ministre de la Santé, je m'attends à ce qu'il nous dise toute l'information, qu'il informe les Québécois de façon extrêmement claire sur ce qu'il va fermer. Et pourquoi il les ferme? Parce qu'il n'a pas géré la situation des infirmières. On est en pleine hémorragie, vous le voyez tous les jours, il y a des infirmières qui quittent le réseau, à l'heure actuelle, à cause de leurs conditions de travail.

Mme Lévesque (Fanny) : Le recours aux agences privées, là, on apprenait ça ce matin, ça explose. Est-ce que c'est, donc, un symptôme de cette mauvaise gestion, entre guillemets, ou du fait qu'on a moins accordé d'importance à l'important, finalement? Peut-être Mme Anglade et Mme Montpetit.

Mme Montpetit : Bien, les infirmières, vous l'avez vu, depuis des semaines, depuis des mois, font des sit-in, elles parlent de leurs souffrances, de leur épuisement, de leurs difficultés au niveau de leurs conditions de travail. Quand vous nous demandez : Comment ça se fait que le ministre est surpris? Bien, on l'a tous entendu, on vous tous a lus, comme journalistes, écrire là-dessus. Donc, à quelque part, soit il s'est mis la tête dans le sable soit il a fait la sourde oreille, mais certainement il n'a pas voulu le voir. Parce que les infirmières, elles nous crient depuis des mois ce message d'alarme là.

Donc là, il y en a qui quittent vers les agences privées, effectivement, puis elles le disent très ouvertement : Moi, je veux être capable… Les infirmières nous disent : On veut être capables de faire de la conciliation famille-travail, on veut avoir des horaires qui sont prévisibles, on nous impose du TSO depuis plus de 18 mois de façon permanente. Là, ce qu'elles nous disent, c'est : maintenant, elles reçoivent leur horaire hebdomadaire, et le temps supplémentaire obligatoire est déjà dans leur horaire. Donc, elles veulent aussi avoir l'assurance du gouvernement que le TSO va être géré autrement, qu'il y aura une fin, un jour, que ça va arrêter. Elles veulent savoir que leurs conditions de travail, justement, leurs conditions famille-travail, elles vont pouvoir y retourner.

Mais là elles quittent vers les agences privées, mais, pire que ça, elles quittent la profession, puis là on voit qu'il y en a qui quittent après deux ans, trois ans, et ça, c'est extrêmement préoccupant, là.

M. Larin (Vincent) : Mme Anglade, est-ce que M. Fortin est toujours le bon leader pour votre formation politique?

M. Fortin : Oui, absolument, absolument. Et, si vous voulez revenir là-dessus, la réalité, c'est qu'il y a une personne qui a dit aux Québécois comment voter puis comment penser, c'est le premier ministre François Legault et personne d'autre.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : ...de son implication auprès de M. Trudeau? Est-ce qu'il l'avait validée avec vous au préalable?

Mme Anglade : Je n'étais pas au courant parce qu'il n'y a pas de directive qui sont accordées... Je n'ai donné aucune directive. Et, dans notre formation politique, dans les élections fédérales, il n'y a aucune directive parce qu'il y a des allégeances de tous les partis au sein de notre formation politique.

Et encore une fois, c'est une tentative de diversion. La réalité, il y a une personne qui a dit aux Québécois comment penser et comment voter, c'est le premier ministre du Québec, et ce faisant, ce faisant mettant à risque une entente qui fait en sorte qu'on a besoin de régler des problèmes. Tout à l'heure, ma collègue parlait, là, des infirmières qui sont épuisées. Bien, il y a plein de personnes qui aimeraient bien retourner aussi et qui ne sont même pas capables de retourner sur le marché du travail parce qu'ils n'ont pas accès à des services de garde.

M. Lecavalier (Charles) : Je comprends, Mme Anglade. Mais vous, là, vous essayez d'établir le discours que le Parti libéral du Québec est là pour défendre les intérêts du Québec dans la fédération. Mais là votre leader parlementaire, lui, aide le premier ministre du Canada et le chef du Parti libéral, qui a une plateforme qui déborde dans les champs de compétence du Québec. Donc, quel message que ça envoie que votre leader parlementaire, lui, se range du côté du fédéralisme qui empiète sur...

Mme Anglade : Nous avons des gens de toutes les allégeances. Et, je veux être bien claire, jamais, jamais on ne va dire à quelqu'un comment voter. Et maintenant, sur cette question-ci, ce que... les gens sont libres de faire comme ils veulent. Je ne vais pas dire à mon caucus comment se comporter pour les élections fédérales, pas plus que je ne dirai aux Québécois comment voter.

M. Lecavalier (Charles) : Mais est-ce que M. Fortin va venir nous expliquer sa vision du fédéralisme?

Mme Anglade : Vous lui poserez la question. Mais la réalité...

Une voix :

Mme Anglade : Non, non, la réalité, là...

M. Lecavalier (Charles) : ...aujourd'hui, nous expliquer sa vision du fédéralisme.

Mme Anglade : La réalité, c'est que la vision que l'on présente par rapport au fédéralisme, l'importance du respect des compétences a été maintes fois mentionnée. Alors, je l'ai présentée, lettre ouverte, je l'ai présentée dans toutes les positions. Jamais qu'on ne va permettre que le fédéral vienne intervenir dans les champs de compétence du Québec. C'est ultra-important. Pourquoi? Parce que ça fait partie de notre juridiction et, plus que ça, c'est nous qui maîtrisons, ici au Québec, les dossiers. Alors, la question est...

M. Lecavalier (Charles) : ...une entrevue à M. Fortin pour qu'il m'explique sa vision du fédéralisme, est-ce qu'il va me la donner, cette entrevue-là?

Mme Anglade : C'est à vous de faire... de poser vos questions par rapport à ça.

M. Lecavalier (Charles) : ...vous préfériez qu'il me donne une entrevue?

Mme Anglade : Mais la vision du fédéralisme, elle est très claire pour nous, elle est très claire pour nous. La vision du fédéralisme, c'est de s'assurer que le respect des compétences soit là, qu'on travaille avec une fédération de manière forte, de manière intense, mais pour s'assurer de défendre les intérêts Québec. Et en passant, et en passant, jamais qu'on ne mettra un genou à terre pour revoir une entente qui, en fait, est bénéfique pour l'intérêt des Québécois et jamais qu'on ne dira aux gens comment voter par rapport à ça, jamais.

M. Lacroix (Louis) : Les gens de la communauté anglophone qui attaquent la loi n° 96 en faisant des références au régime nazi, est-ce que c'est acceptable au Québec?

Mme Anglade : Totalement inacceptable comme comparaison. Si vous faites référence à la Gestapo, si vous faites référence à cette comparaison-là, on ne peut en aucun cas comparer l'OQLF à la Gestapo, ça, c'est totalement inacceptable et en fait ça ne sert pas le dialogue que nous devons avoir au Québec, ça ne sert absolument pas le dialogue que nous devons avoir au Québec avec la communauté anglophone, avec l'ensemble des Québécois, alors aucunement acceptable.

Mme Côté (Claudie) : …sur le projet de loi n° 96, il y en a qui le qualifie de discriminatoire. Est-ce que ça, c'était un amalgame? Est-ce que les amalgames sont faciles dans…

Mme Anglade : Bien, vous l'avez vu, dans le débat en anglais, que les amalgames sont très faciles. Et je pense que notre rôle, comme leaders politiques, c'est justement d'éviter ce genre d'amalgames là et d'élever le débat pour qu'on puisse avoir un débat sain autour de ces questions-là. Et, lorsque l'on fait des comparaisons qui sont plus que bancales, mais inacceptables, bien, ça conduit, justement, à ce genre d'amalgames là, et ce n'est pas sain pour le débat qu'on a besoin de faire.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : …la modification de la Constitution qui est proposée dans le projet de loi n° 96?

Mme Anglade : On a déjà commenté sur le projet de loi n° 96 puis sur certains des éléments, et j'ai dit que j'allais revenir, qu'on allait revenir, avec notre porte-parole dans ce domaine, Hélène David, avant les consultations, d'ailleurs, certainement. Voilà. Oui?

Mme Côté (Claudie) : Bien, les consultations sont bientôt, ce serait intéressant de vous entendre.

Mme Anglade : Bien oui, absolument, vous avez bien raison, les consultations sont bientôt, et nous aurons une série d'amendements que nous allons présenter.

M. Lecavalier (Charles) : Sur le dialogue, Mme Anglade, justement, il y a un sondage ce matin, là, qui est sorti et qui montre qu'il y a vraiment une vision très différente de la fameuse question du débat, là, en anglais, vue à travers les yeux des Québécois et ceux des autres Canadiens, un paquet d'enjeux comme ça. Comment est-ce que vous, comme cheffe d'un parti fédéraliste, vous aimeriez, disons, rétablir ce dialogue-là entre le Québec et le reste du Canada, qui ne comprend visiblement pas la vision du Québec sur plusieurs enjeux?

Mme Anglade : Je pense... Moi, je vous dirais il faut éviter les amalgames de part et d'autre. Dans ce cas-ci, je pense que la modératrice… on a été très clair sur les propos qui ont été tenus, qui étaient inacceptables. Mais il faut continuer à entretenir un dialogue. Moi, j'ai vécu en Ontario, j'ai vécu en Colombie-Britannique, le dialogue, il est possible et il est faisable, mais il faut éviter d'avoir des gens qui mettent de l'huile sur le feu.

Le Modérateur : On va passer en anglais, s'il vous plaît...

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : …contre le «Québec bashing», avez-vous eu le temps de faire un décompte?

Mme Senay (Cathy) : Là, moi, je ne suis pas la modératrice, là. Si vous voulez aller en anglais, vous lancez le signal.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : Avez-vous un nombre sur le… Combien de signatures vous avez recueillies…

Mme Anglade : Ah oui! On a eu plusieurs centaines de signatures par rapport à ça.

Le Modérateur : Mme Senay, CBC.

Une voix :

Le Modérateur : S'il vous plaît!

M. Carabin (François) : …on a eu une question au débat, Mme Anglade…

Le Modérateur : On va passer en anglais, s'il vous plaît.

Une voix :

Le Modérateur : On va passer en anglais, s'il vous plaît. Merci.

Une voix :

Le Modérateur : On va passer en anglais, s'il vous plaît. On est pressés par le temps. Ce ne sera pas bien long.

Mme Senay (Cathy) : OK. Good morning. Mrs. Goldwater was nuanced, but, even there, when she made, finally, the comparison with the Gestapo, with Bill 96, how did you react? Why is it unacceptable?

Mme Anglade : You can't make a comparison between OQLF and Gestapo, I mean, you can't compare the two. And we're going into extremes when we do such comparisons. And I think we need to be very careful, in the conversations that we have, in order to have the right dialog, to have the right level of discussion. And I think this was going way too far.

Mme Senay (Cathy) : The climate, right now, the fact that this atmosphere created by the English debate, last week, and other comments on Bill 96 from EMSB... How would you assess this atmosphere? Is it still possible to have debates?

Mme Anglade : I certainly hope so. I know the atmosphere is charged. I know people are extremely concerned about what's going on, and the debates are making it even… like, the conversations are making it even tougher. But, at the end of the day, we need to be able to have those conversations, in Québec, we need to be able to have conversations about the French language, have conversations about the rights of minority. It's really important.

Mme Senay (Cathy) : And my last question is : The number of cases cranking in Montréal, as an MNA from the region, and the regional health authority is going to hold a press conference this afternoon, what can be done? Because now we see seniors getting tested and declared positive. So what can be done?

Mme Anglade : So, first of all, we said it all along, there is one path, and it's vaccination, it's mandatory vaccination. We've been waiting for the Government to call the decision, they haven't called the decision. Even the President of the United States is now saying that all people should be vaccinated. Yesterday, in the «salon bleu», the Premier said : It's about… you have people that are working at home and should they be vaccinated? That's not the question. We have people that are working today, that are not vaccinated, that are contaminating other people. And that's what we have to stop.

Mme Senay (Cathy) : Rapid testing everywhere?

Mme Anglade : Rapid testing, as many places as we can. That's one way of doing things. Like, it's definitely a mean that we have at our disposal and that we should be using.

Mme Fletcher (Raquel) : I have a more general question about Bill 96. Can you hear me OK?

Mme Anglade : Yes, I hear you. Oh! Yes.

Mme Fletcher (Raquel) : Anglophones and allophones see this, in some instances, as an attack against them or their rights. They're particularly upset about the use of the notwithstanding clause. They feel this is, you know, not a proper way of doing it, it's unconstitutional. What do you say to, you know, the people who did testify… alternate hearings? And then we're going into the real hearing, next week. Are you expecting there to be a lot of tension being build up here?

Mme Anglade : Well, for sure, there is going to be a lot of debates. And I think it's obvious that the tension is high, and opposition is going to be one that is going to be constructive but also very determined about some of the amendments that need to happen within the bill in order for everybody to feel included as part of this process. Unfortunately, there's been debates around this that are going into one extreme to the other extreme. We need to all get together, as Quebeckers, and find a way to get through this. And what is going to be critical for our party : understanding the importance of the French language is obvious, but also protecting the rights of the English-speaking community. 

Le Modérateur :

Mme Senay (Cathy) : Non, non, non! Excuse-nous, excuse-nous, on a au moins deux autres questions. Parce que les… Je suis désolée…

Le Modérateur : Je suis désolé, c'est tout le temps que nous avions aujourd'hui. Il y a plusieurs points de presse...

Mme Senay (Cathy) : Mr. Dubé said yesterday that he was surprised with the fact that there is a labor shortage in the health sector. He didn't think, at the beginning of the summer, that it would be worse, and now he is talking about breaks of services, but the ones that he can't plan. How come we went that far?

Mme Anglade : It was extremely surprising to see Mr. Dubé saying that he was surprised of the situation. This should have been noticed way back when. At the beginning of the summer, we saw that there were issues in the number of emergency rooms, and we said that there were issues. This should not come as a surprise. It's not coming as surprise to anybody in the network, other than Mr. Dubé. Because, honestly, the feeling that we have on the ground, the discussions that we have on the ground are clearly saying that there are issues, and they are not related to summer vacations. So, this is… we don't understand why he's not saying the situation loud and clear. Again, he is not the Minister of Vaccination, he is the Minister of Health.

Le Modérateur : Merci. Merci, c'est tout le temps que nous avions...

Des voix :

Le Modérateur : C'est tout le temps que vous avions. Merci beaucoup.

Mme Anglade : Thank you very much.

(Fin à 8 h 23)

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