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Point de presse de M. Vincent Marissal, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de santé

Version finale

Le vendredi 27 août 2021, 13 h 40

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Treize heures quarante et une minutes)

La Modératrice : Alors, bonjour à tous. Bienvenue à ce point de presse du porte-parole de Québec solidaire en matière de santé, Vincent Marissal. On va commencer avec une déclaration et on pourra prendre vos questions par la suite. M. Marissal, la parole est à vous.

M. Marissal : Merci, Sandrine. Alors, on arrive dans le dernier droit des deux jours de consultation. Pour moi, je pense que ça n'aura jamais été aussi clair que le politique a pris le pas sur les décisions de Santé publique, avec cette décision de vaccin obligatoire dans le réseau de santé, pour plusieurs raisons. D'abord, comme ça a été le cas pour le passeport vaccinal, on laisse planer l'idée, on officialise l'idée, c'est mal foutu, il y a des fils qui dépassent de partout. Il y a plein de questions qui n'ont pas été réglées, notamment l'application sur le terrain, notamment à qui on va demander le vaccin obligatoire, et surtout, et c'est là que, moi, j'accroche vraiment, le ministre de la Santé avoue qu'il y aura bris de service. Il n'y a pas de plan de contingence. Il avoue, comme s'il faisait un pari, là, comme s'il lançait les dés, qu'il va y avoir des bris de services, dans un réseau de santé qui est déjà étiré à l'extrême limite, puis son seul plan de contingence, qui n'en est pas un, c'est : On va délester des chirurgies, ce qui est déjà le cas.

Et on sait très bien que ce ne sera pas juste du délestage de chirurgies dans plusieurs régions du Québec. Chez moi, évidemment, avec Maisonneuve-Rosemont, Santa-Cabrini, mais aussi dans l'Outaouais, aussi en Abitibi, des hôpitaux qui sont déjà à l'extrême limite de ce qu'ils peuvent donner, on ne va pas suspendre deux, trois cataractes puis chirurgies de la hanche, là, on va devoir couper dans les services, peut-être même fermer l'obstétrique, comme ça s'est déjà vu, peut-être même fermer les services d'urgence sur certaines heures.

Alors, le seul plan de contingence du ministre, c'est de lancer les dés en disant : Bien, advienne que pourra. Alors, c'est une décision politique probablement basée sur les fameux sondages de la CAQ, parce qu'effectivement, c'est une mesure qui peut paraître populaire, mais, dans le réseau, ça risque de créer beaucoup de confusion, encore plus de confusion.

Et là le ministre se congratule en disant : Vous avez maintenant jusqu'au 15 octobre pour vous faire vacciner, sinon vous devrez retourner chez vous. De un, ce n'est pas très respectueux pour le réseau de la santé, de deux, il fait de la politique ici, il ne fait pas de la santé publique.

Et pourquoi je dis ça? Parce que vraiment, hier, pour moi, le moment… la révélation, là, c'est quand les Drs Arruda et Massé nous ont dit : Ça n'a rien à voir avec l'épidémiologie, cette affaire-là, c'est d'abord et avant tout un symbole. On veut envoyer le symbole que, si on a un très fort taux d'adhésion au vaccin dans le réseau de la santé, ce qui est déjà le cas, mais on veut un plus fort taux de vaccination dans le réseau de la santé... on veut envoyer le message à la population : Allez vous faire vacciner.

Alors, je n'ai pas changé d'idée, nous sommes toujours en faveur de la mesure de vaccination obligatoire dans le réseau de la santé parce qu'il y va du devoir moral de protéger et de soigner des gens, sauf qu'encore une fois, passeport vaccinal prise deux, cette fois-ci, avec la vaccination obligatoire, ils sortent un lapin de leur chapeau pour des raisons politiques. C'est mal ficelé puis c'est au réseau de s'arranger avec ça.

Alors, il nous a un peu piégés, politiquement, parce qu'il sait très bien que nous sommes pour la vaccination... et moi, je souhaite que les gens aillent se faire vacciner, puis je le redis : Allez donc vous faire vacciner, ça va être plus simple, mais, par ailleurs, cette décision est basée sur une manoeuvre politique, d'abord et avant tout.

La Modératrice : Merci. On va prendre vos questions.

M. Denis (Maxime) : Êtes-vous en faveur d'un élargissement de la vaccination obligatoire pour les pompiers, la question que vous avez abordée aujourd'hui?

M. Marissal : Bien, si on est logiques avec la chaîne de santé, à Montréal, comme vous savez, et je ne sais pas si c'est le cas ailleurs, mais je connais mieux Montréal, évidemment, je sais que ce n'est pas le cas ailleurs, dans certaines régions, mais, à Montréal, les premiers répondants, ce sont les pompiers. Alors, ils arrivent souvent avec des défibrillateurs, avec de l'oxygène, ça fait que, donc, ils sont en contact avec des gens. Puis vous savez comme moi, dans une grande ville, ils sont souvent en contact avec soit des itinérants, soit des gens qui sont en état d'ébriété très, très avancé, soit des gens qui font une crise cardiaque puis qui tombent en pleine rue. Alors, il me semble qu'il serait logique…

Mais, voyez-vous, ça, c'est un bel exemple. Ce n'est pas à moi à répondre à cette question-là. Moi, je peux vous donner mon opinion, là, mais j'aimerais ça, avoir celle de la Santé publique puis que le ministre se base là-dessus. Là, il nous a lancé ça, il a lancé une balle au jeu, puis arrangez-vous avec ça, alors…

Après ça, il y a des gens qui sont venus nous dire ce matin : Oui, mais la police aussi, la police, souvent, qui est premier arrivé… peut-être pas le premier répondant pour les soins, mais qu'ils sont souvent les premiers arrivés sur un drame ou avec des gens qui sont en détresse. Mais pourquoi on n'a pas ces réponses-là?

Il nous a mis cette balle-là dans les mains, là, hier, là, puis il a dit : Arrangez-vous, là. Il est venu témoigner 45 minutes, il est parti, puis toutes les décisions étaient prises.

Mme Gamache (Valérie) : Mais justement, quand on parle de pompiers, on parle d'éducatrices en garderie, est-ce que ce n'est pas d'en arriver… il n'y a pas une espèce de volonté d'en arriver à dire : Bien, ramenons-la obligatoire, la vaccination, point final?

M. Marissal : Est-ce qu'on peut penser que le gouvernement songe à ça comme il nous a fait le même scénario avec la vaccination obligatoire, avec le passeport vaccinal? Il met la balle en jeu pendant des mois et des mois. Et alors, moi, la question que je me pose et je la repose : Pourquoi est-ce qu'on arrive avec des plans aussi mal foutus? Pourquoi est-ce qu'on arrive avec des plans aussi échevelés?

En plus, vous avez entendu comme moi, notamment, la FIQ et les gens dans le réseau de la santé qui déplorent des décisions parfaitement contradictoires, comme par exemple de changer péremptoirement des zones de chaudes à tièdes, pourquoi pas froides, tant qu'à y être, aussi des problèmes à avoir certains masques, le N95, à certains moments.

Là, on n'a pas besoin d'ajouter de la confusion en ce moment dans le réseau de la santé, là. Il y en a déjà beaucoup. Puis ce réseau-là, il est à bout, là. Je le répète, là, c'est du vrai monde qui travaille là-dedans, ce n'est pas des robots, ce n'est pas des logiciels, là. Alors, est-ce qu'on peut leur envoyer des messages clairs? Est-ce que le gouvernement veut aller vers ça? Bien, qu'il nous l'explique, mais qu'il nous l'explique sur des bases de santé publique. Ça a toujours été ça, la science, la santé publique. Là, on est devant une décision et une joute politique.

Mme Côté (Claudie) : Les éducatrices en garderie qui sont venues, en CPE, là, qui sont venues se positionner en faveur de la vaccination obligatoire, mais au-delà de la vaccination, elles sont aussi venues dire, là, qu'elles n'étaient pas équipées pour affronter la quatrième vague. Est-ce qu'on les a oubliées, les éducatrices en garderie?

M. Marissal : Bien, c'est sûr qu'elles sont épuisées, elles aussi. Et puis il y a une immense pénurie de main-d'oeuvre là aussi. C'est grave parce qu'il y a plein de parents qui se retrouvent à la rentrée scolaire, à l'aube d'une quatrième vague, sans service de garde. Puis, quand les enfants ne sont pas à l'école, ils sont toujours en service de garde, avant, normalement.

Alors, j'ai entendu la détresse, j'ai entendu la détresse de l'Association québécoise des CPE, qui nous disent : Nous, on pense qu'on a un devoir de protéger les plus petits, mais on n'a pas les moyens, on n'est pas équipés.

Il y a quelque chose aussi, là, comme l'éléphant dans la pièce, là, depuis hier, en particulier depuis hier, c'est la question des tests rapides. Quelle est la version de ce gouvernement pour les tests rapides, alors que c'est utilisé maintenant assez largement? Il y a des tests rapides, apparemment, dans les rues à Paris, c'est facile. Il y a des écoles qui ont fait des tests ici sur une base volontaire, au Québec, l'année dernière. Maintenant, c'est un gargarisme. Il ne s'agit plus de se rentrer une tige dans le nez, là, ce qui est assez désagréable, vous l'avez probablement tous et toutes expérimenté, mais les enfants peuvent faire eux-mêmes le test rapide avec la supervision des adultes.

Alors, encore une fois, pourquoi est-ce qu'on boude les tests rapides? Il y a quelque chose là qui m'échappe.

Mme Richer (Jocelyne) :

M. Marissal : Oui, mais, vous savez, ces gens-là viennent quand même nous éclairer de leurs lumières sur ce qui se passe dans leur milieu. Il y a des absents aussi, un en particulier qui est le Barreau du Québec. Et moi, je siège aussi sur la commission sur... la loi sur les soins de fin de vie, le Barreau nous a fait faux bond aussi là. Je ne comprends pas parce que le Barreau est quand même une institution importante dans un régime de droit. On aurait aimé avoir leurs lumières.

Il y a plein de gens aussi sur la commission des soins de vie qui ne veulent pas trancher et qui ne veulent pas nous dire. Est-ce qu'il y a des gens qui ne veulent pas se mettre en porte-à-faux avec le gouvernement? J'ai entendu, par exemple, le recteur de l'Université de Sherbrooke, ce matin, Dr Cossette, qui dit : On n'a pas besoin d'aller là, n'allez pas là; mais, bon si jamais le gouvernement décide d'aller là, on va être des bons soldats puis on va le faire. Moi, je comprends à la fin, là, qu'il dit : Non, mais on le fera si on nous force à le faire.

Mme Richer (Jocelyne) : Au total, est-ce que l'exercice était utile, pertinent, malgré ses faiblesses, ou…

M. Marissal : Bien, l'ironie de la chose, c'est qu'il y a des témoins qui sont venus nous dire, et encore un ce matin : Quand vous ferez vos recommandations, n'oubliez pas de dire ça au gouvernement. J'ai envie de dire : Je n'ai pas de crayon, j'ai même les mains attachées dans le dos. Je ne pourrai pas en faire, de recommandations, les dés sont pipés. Comme je vous dis, le ministre Dubé est venu 45 minutes hier matin. Il est reparti puis il nous a dit : C'est ça qui est ça. C'est ça qui va arriver. Après ça, amusez-vous et discutez, si vous voulez. Moi, j'ai trouvé ça utile parce que j'ai appris plein, plein, plein de choses, mais le rôle des parlementaires, c'est aussi de guider le gouvernement dans ses décisions.

Puis c'est particulier parce qu'on nous demande... Depuis le début, le gouvernement nous demande, aux partis de l'opposition : Soyez solidaires, parlons à l'unisson, il faut qu'on soit harmonieux dans nos échanges là-dessus, participez avec nous à l'effort contre la COVID, ce que l'on a toujours fait en posant des questions. Mais là, si on nous convoque dans les commissions parlementaires comme des «rubber stamp» juste parce que le gouvernement, dans le fond, voulait nous occuper à ça, peut-être pour ne pas parler du passeport vaccinal, par exemple, qui est en train de devenir

assez compliqué pour le gouvernement, là, avec la falsification puis la copie de certains codes QR... C'est malheureux qu'on n'ait pas pu se pencher sur une série de recommandations.

On pourrait se poser la question aussi : À quoi bon faire venir des témoins si, de toute façon, la cause, pour le gouvernement, est déjà entendue? Nous, on les a entendus, mais même les députés du gouvernement posaient des questions, ils étaient impliqués. Mais, quand les décisions sont déjà prises… Allez-y, allez-y.

Mme Gamache (Valérie) : Non, mais, en fait, je me demandais : À partir du moment où… pour ce qui est de la vaccination, pas pour les travailleurs de la santé, là, pour les autres. À partir du moment où, hier, M. Arruda a dit : Moi, je ne sens pas l'urgence, le gouvernement se retrouve dans quelle position pour peut-être l'imposer, justement, dans le réseau primaire et secondaire, par exemple?

M. Marissal : Bien, le gouvernement ne serait pas à un premier salto arrière, là. C'est exactement ce qu'ils nous ont fait avec la vaccination obligatoire dans le milieu de la santé. Il y a un mois, à peu près, un peu plus, M. Legault disait : Non, non, non, M. Dubé disait : Non, non, non. Puis là on est dans le : Oui, oui, oui, puis ça presse, puis faites-vous vacciner d'ici le 15 octobre, sinon vous retournez chez vous pas de paie.

Effectivement, là, il va falloir savoir : Est-ce que c'est toujours la santé publique d'abord? Parce que, dans ce cas-ci, très précisément, là, de ce qu'on a vu ces 36 dernières heures, pour moi, c'est la politique d'abord. Merci.

La Modératrice : On va passer aux questions en anglais.

Mme Senay (Cathy) : Good afternoon.

M. Marissal : Good afternoon.

Mme Senay (Cathy) :  …with Valérie's question, because you had daycare associations, then you had unions representing teachers, primary and secondary school teachers, and then you had universities and CEGEPs. So, for you, it's… Basically, the Government is asking you : Well, why don't you study a day, and we'll see. Like, we're not… Our intentions are not to apply mandatory vaccination. But why don't you ask questions? I mean, like, is this useful, what you're doing right now, if the intentions are not there? Or, you never know, the door is open with healthcare workers?

M. Marissal : At this moment, I cannot say that the door is closed for mandatory vaccination all across education system, for example, because the Government is obviously contemplating this idea. Dr. Arruda is saying : Don't go there now, we don't have to go there now. The people in the sector is saying, basically : We will do it if we are forced to do it, but we don't see why we should do it at this point.

Basically, I'm just wondering if they have not given us this commission this week just to make sure that we don't speak too much about the sanitary pass, which is another problem that we have. And we can clearly see it these days with the hackers copying QR code with some easiness.

So, I was happy to have exchanges with these witnesses and these groups, but, at the end of the day, we have to come to the conclusion that the Government has made his conclusions.

Mme Fletcher (Raquel) : And, sorry, the Government has to be? The Government is?

M. Marissal : The Government has made his conclusions.

Mme Fletcher (Raquel) : Oh! Okay.

Mme Senay (Cathy) : So, what sector… right now, and you never know, because, like, Premier Legault said right from the start, and last week, that, for school staff members and other public sector employees, he has no intention for now.

M. Marissal : For now. For now. But he had no intention to go with the health sector a month ago. So, just wait and see, I guess.

Mme Senay (Cathy) : Universities, the fact that universities in Québec, for example, are going in that direction and other universities across Canada — we have many examples in Ontario — are basically imposing mandatory vaccination, what's wrong in Québec? Why we cannot do it?

M. Marissal : Well, with all due respect, it's not just only in Québec. I heard an interview two days ago, I think, on CBC with a professor at UBC, and she was basically saying the same thing. But there's…

Mme Senay (Cathy) :

M. Marissal : What I want to say about…

Mme Senay (Cathy) : …Ontario and Québec.

M. Marissal : Yes, there's a huge debate among academics about this, and it's not just only about health, it's about ethic and laws. And I can understand that there's a debate, but, at some point, at the end of the day, it's for the Government to take the decision.

What I think is strange with university, especially university… You know, when Dr. Cossette from university of Sherbrooke says, and he's right : A university is like a small town, all right. So, in a small town, which is the university in this case, you can go to the course, to the classroom without showing any kind of proof of vaccination, but then you go to the cafeteria, you have to show it, you go to the gym, you have to show it, you go to the store, buy a book or a T-shirt, you have again to show it, there is bar on the campus, obviously you have to show some kind of sanitary pass, so, that's kind of… They say it's too complicated to apply. Maybe, maybe. But it doesn't seem to me like very coherent at this point.

Mme Fletcher (Raquel) : There was a big… a number of people… concerned of the labor shortage and that we just simply cannot afford to lose… whether that's in day-cares or the health care system, afford to lose staff because they're not going to get vaccinated. And we saw some… one solution that was proposed with the rapid testing. So, OK, you refuse to get vaccinated, but we're… rapid testing available. This is something the Government up until now has not been making available despite calls.

M. Marissal : This is the case right now. In the health sector, you have rapid tests three times a week.

Mme Fletcher (Raquel) : But not in education, not in day-care...

M. Marissal : No, not in education, that's right.

Mme Fletcher (Raquel) : So, is this something that… is this too reasonable solution?

M. Marissal : Yes, I think so. It did work quite well in the health sector, so I don't know why the Government is so reluctant to look at this solution. It does exist, it's easy, it's simple, it's fast, it's reliable. So, I don't know why this Government is not going in that direction. And it's been like this for months and months. This Governement, apparently, doesn't believe in rapid tests, I don't know why. For me, it's a mystery. But it did work in the health sector, and you could use it, even kids at school could do it themselves with their parents, of course, just to make sure that it's done properly. But, of course, you have at least to give a chance to this solution to exist. But, at this point, it seems that it's not on the radar for this Government.

Mme Fletcher (Raquel) : Can I also… On QR codes, how concerning is this for you to hear about these data breaches?

M. Marissal : It is, and I'm quite surprised and shocked to see the Government trying to play it down, saying : Oh, you know, it's only your RAMQ number, r-a-m-q number, you know? It's only your health insurance number. It's my personal data as well.

So, is Mr. Caire, and Mr. Dubé, and even Mr. Legault saying like : Oh, you know, we don't care that much about your personal data, it's not that important? We are, at this very moment, in this building, studying laws to make sure that our personal data are protected, and they are playing like it's not that important, it's just a game. Someone is going to grab your address, and your phone number, and then what? And then what?

I'm shocked and I hope that they will correct the situation right now. That's what Gabriel Nadeau-Dubois is asking the Prime Minister to do, stop it for now, correct the situation. We have to make sure that our personal data are protected. That's the name of the game.

La Modératrice : Parfait. Merci.

M. Marissal : Thank you.

(Fin à 14 heures)


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