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Point de presse de Mme Dominique Anglade, cheffe de l’opposition officielle, et Mme Marie Montpetit, porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé

Version finale

Le mardi 30 mars 2021, 10 h 50

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Dix heures cinquante-quatre minutes)

Mme Anglade : Alors, bonjour, tout le monde. Bon mardi.

Alors, la troisième vague frappe de plein fouet le Québec. La semaine dernière, on a interpellé le gouvernement de François Legault à plusieurs reprises pour connaître les différents scénarios, les différentes hypothèses par rapport à l'évolution de la crise. Le gouvernement de la CAQ semble ménager le chaud et le froid entre déconfinement et recrudescence des variants. Depuis notre retour à l'Assemblée nationale, on a questionné le niveau de préparation du premier ministre par rapport à la troisième vague. De la même manière, on avait posé ces questions-là, de niveau de préparation, par rapport à la deuxième vague. Ma collègue Marie Montpetit qui est avec moi aujourd'hui a questionné à de nombreuses reprises le ministre de la Santé.

Or, les voix s'accumulaient pour dire au premier ministre qu'on ne pourrait pas échapper à la troisième vague et que le nombre de cas de variants allait augmenter. Le 18 mars, la Dre Mylène Drouin disait, comme partout dans le monde : On ne va pas échapper à la troisième vague. Et, le lendemain, les projections de l'Institut national de santé publique démontraient exactement la même chose. Hier, le Dr Nguyen mentionnait que la situation des hospitalisations aux soins intensifs était grave et que la situation se détériorait rapidement.

Je pense que le premier ministre doit entendre les inquiétudes des experts en santé publique, la demande du Collège des médecins, l'ordre des infirmières du Québec, les questionnements des Québécois. Nous en sommes à la troisième vague, et les Québécois n'ont pas nécessairement l'information dont ils disposent pour savoir où s'en va le gouvernement. Le gouvernement devrait mettre un terme à l'improvisation à laquelle on a droit présentement.

Alors, dans les circonstances, je demande au gouvernement de François Legault de jouer une carte, la carte dont on a parlé souvent, qui est celle de la transparence. C'est une question de crédibilité pour le premier ministre. Nous l'avons dit à plusieurs reprises, on ne demande pas au gouvernement d'être des devins. Mais ça fait maintenant un an qu'on est dans cette crise, et le gouvernement ne doit pas avoir l'air dépassé et ne pas surtout donner l'impression qu'il construit encore l'avion en plein vol. On doit avoir la conviction que le gouvernement a toutes les compétences voulues pour s'adapter si les choses devaient évoluer d'une manière ou d'une autre. Il ne faut pas donner l'impression qu'on est en train de cacher quelque chose à la population.

Donc, les Québécois veulent avoir la certitude que leur gouvernement a pris toute la mesure du problème et qu'il connecte avec les appréhensions des gens. Je demande donc simplement à François Legault trois choses très simples. Où en est-on dans la crise? Comment cette crise-là va évoluer? Et qu'est-ce qu'il compte faire concrètement?

La semaine dernière, le premier ministre disait : Nous sommes en train de résister à la troisième vague. On entend aujourd'hui : Tout est planifié. On regarde la situation puis on nous dit, le gouvernement nous dit : Tout est planifié. Bien, si tout est planifié, dans le mot «planifié», il y a le mot «plan». Alors, j'imagine qu'il y a un plan avec des perspectives, par rapport aux prochaines semaines, des chiffres, par rapport aux prochaines semaines, qu'on aimerait bien voir, qu'ils soient partagés avec la population, parce que, visiblement, ces chiffres-là, peut-être que tout le monde ne les a pas vus, pour rassurer l'ensemble de la population et l'ensemble des experts et des corps médicaux.

M. Lacroix (Louis) : Est-ce que M. Legault est allé trop vite lorsqu'il y a deux semaines, en sachant très bien quelles étaient les projections, là, parce qu'eux autres avaient eu les chiffres de l'INSPQ avant, ils ont quand même levé certaines mesures sanitaires? Est-ce qu'on est allés trop vite? Est-ce qu'on devrait revenir en arrière comme le demandent les médecins, entre autres?

Mme Anglade : Bien, je ne le sais pas. Je ne sais pas si on devrait revenir en arrière. Ce que je sais, par contre, c'est que, d'un côté, on a des groupes qui disent effectivement que ça a été trop vite, et, de l'autre côté, on a le gouvernement, le premier ministre qui nous dit : Tout est sous contrôle, et que tout est planifié. Encore une fois, la raison pour laquelle je ne peux pas répondre à la question, c'est que je ne vois pas les projections. Je ne vois pas de chiffres. Je ne vois pas d'avis écrits de la Santé publique. La seule chose qu'on ait eue réellement, là, c'était un vendredi après-midi, vous vous en souviendrez, qu'on a eu 14 avis de la Santé publique. C'est tout ce qu'on a eu.

Alors, depuis ce temps, où nous en sommes? Pourquoi est-ce que les projections auxquelles ils avaient accès il y a deux semaines, bien, elles n'ont pas été présentées à ce moment-là? C'est ça qu'on demande au gouvernement, de nous expliquer quel est le plan de match, avec chiffres à l'appui et scénarios à l'appui.

M. Bergeron (Patrice) : Est-ce que ça ne devrait pas ressembler à un genre... un scénario un, un scénario deux, un scénario trois, selon l'ampleur de la vague, par exemple?

Mme Anglade : Il est évident que, dans la situation dans laquelle on se trouve… Je m'imagine bien que, lorsqu'ils sont en train de prendre des décisions dans leurs bureaux, là, ils sont en train de se dire : Bien, si ça va là, voici ce qu'on va faire, si ça arrive là, voici ce qu'on va faire. Nous, ce qu'on veut, c'est ces différents types de scénarios : a, b, c. On ne demande pas la tête à Papineau, là, on demande d'avoir trois scénarios qui nous permettent de...

M. Lacroix (Louis) : Mais, Mme Anglade, en même temps, vous avez vu, la semaine dernière, l'INSPQ a été d'une très grande transparence, là, en nous disant : Bien, voici où on s'en va, puis, au début du mois d'avril, ça va être 50 % de nouveaux variants, puis on est dans la troisième vague, puis... Ils ont été quand même assez ouverts en disant : On s'en va vraiment vers une hausse de cas, là. Alors, sachant ça, sachant que le gouvernement avait déjà ces informations-là, et que les médecins, eux autres, ils disent : Bien, on regarde les chiffres, nous autres, puis ça nous inquiète, puis on dit... surtout les jeunes dans les écoles, on n'est pas sûrs, est-ce qu'on est allés trop vite et est-ce qu'on devrait reculer? Vous les avez, ces chiffres-là, là. Vous parlez de transparence, L'INSPQ a été très transparent vendredi.

Mme Anglade : Mais en même temps que vous nous dites ça... L'INSPQ a été très transparent, vous avez raison, de ce point de vue là. Vous avez raison de dire qu'il y a des chiffres qui ont été disponibles à la fin de la semaine, puis on se dit... on revient… pourquoi les décisions ont été prises. Mais, au bout du compte, il y a le premier ministre, au premier chef, qui prend des décisions. Il prend des décisions basées sur quoi? Lui, il voit les chiffres des deux prochaines semaines. Ce que je veux savoir, c'est, dans les chiffres qu'il voit pour les prochaines semaines, qu'est-ce qui lui permet de dire que la situation est sous contrôle? Quand on nous dit que les hospitalisations, là, on est... s'il n'y a pas trop d'hospitalisations… c'est quoi, trop d'hospitalisations? C'est quoi, le «trop», s'il n'y en a pas trop? Ça veut dire quoi? Ça veut dire quels chiffres exactement? Qu'est-ce que ça veut dire quand on nous dit que les hospitalisations vont durer plus longtemps? Qu'est-ce que ça veut dire? On a besoin d'avoir des informations concrètes sur la visibilité qu'ils ont et les décisions qui sont prises.

Mme Gamache (Valérie) : Est-ce que vous n'avez pas peur, Mme Anglade, que... Est-ce que vous avez l'impression que, là, le gouvernement n'arrive plus à trouver l'équilibre entre l'adhésion de la population et puis le contrôle des mesures sanitaires? Parce que, là, l'adhésion, c'est… D'un autre côté, il y a… Est-ce que c'est ça qu'on n'arrive plus à faire?

Mme Anglade : Bien, je pense que les gens, de manière générale, adhèrent aux règles de la Santé publique, hein, de manière générale. Puis je sais très bien que la population est fatiguée, là. Je le vis dans ma propre famille, je le vis... Je veux dire, je suis très consciente de ça.

Mais ce qu'on demande encore une fois au gouvernement, c'est de nous dire comment il prend ses décisions. La décision qu'il prend, là, c'est basé sur quoi, sur des faits, c'est basé sur des prévisions, c'est basé sur des scénarios ou c'est basé sur une analyse politique qu'il fait? Sur quoi il prend les décisions pour la suite des choses? On parle de milliers de vies, de milliers de personnes qui vont être touchées par cette troisième vague là. Comment est-ce que les décisions sont prises? On revient encore une fois à la même discussion depuis le départ sur la manière dont les décisions sont prises. La différence, cette fois-ci, c'est qu'il y a des gens qui se prononcent, qui ont l'air d'avoir une opinion différente du gouvernement par rapport à ses décisions, et qui se prononcent en amont du gouvernement.

M. Lacroix (Louis) : Le retour en classe des III, IV, V, par exemple, là… parce que, là, on voit, dans les chiffres de l'INSPQ, que c'est davantage les jeunes qui sont les vecteurs de transmission, puis là, en zone rouge, dans la région de Montréal, qui est à peu près la seule zone rouge, là où il y a le «hot bed», si on veut, là, on dit : Bien, retournez en classe. Alors, est-ce que ça, ce n'est pas quelque chose qu'on aurait dû retenir comme mesure?

Mme Anglade : C'est quelque chose qui m'inquiète. Ayant des enfants moi-même au secondaire, c'est quelque chose qui m'inquiète au plus haut point, M. Lacroix. Mais, quand on a un gouvernement qui dit : Non, on a consulté, on est tous enlignés, on va dans une direction, et que tout le monde semble d'accord, on suit aussi le gouvernement. C'est leur responsabilité de calmer la population puis de nous dire comment les décisions sont prises.

Là, présentement, ce que l'on constate, c'est qu'il y a des experts, il y a des groupes qui sortent encore une fois en amont du gouvernement, et le gouvernement qui nous dit : Non, tout est sous contrôle. Je ne demande qu'à croire le gouvernement que tout est sous contrôle. Je ne demande qu'à croire le premier ministre que toutes les décisions qui sont prises ont été planifiées avec des données concrètes. Mais, pour convaincre la population, pour me convaincre, moi, la mère de famille, qui regarde ses enfants aller à l'école tous les jours, là, j'ai besoin d'avoir les scénarios qu'il a utilisés, les faits sur lesquels ils se sont basés puis comment est-ce que ça va confirmer ou infirmer ce que demandent les autres groupes, comme le Collège des médecins, comme l'Ordre des infirmières du Québec.

M. Larin (Vincent) : Est-ce que M. Legault s'est trop avancé en promettant une dose pour tous les Québécois qui le désirent le 24 juin?

Mme Anglade : Sur la question de la vaccination, maintenant, on a différents enjeux. J'imagine qu'il a encore une fois un plan pour répondre à la question du 24 juin puis savoir comment ça va être réalisé. Mais là vous savez comme moi l'enjeu avec les vaccins d'AstraZeneca, qui vient de changer la donne par rapport à la vaccination. Donc, il faudra redemander une mise à jour par rapport à ça. Mais on ne demande pas... Encore une fois, je ne demande pas au gouvernement d'être des devins, là. Je ne peux pas dire...

Une voix : ...

Mme Anglade : Je le sais, mais je ne demande pas d'être des devins. Mais, quand il s'avance comme ça, ça veut dire qu'il a des données qui lui permettent de faire ce genre de déclaration là, et on a besoin de savoir quelles sont les données qui lui permettent de dire ça.

M. Larin (Vincent) : C'était un engagement plus qu'une prévision, là. Je veux dire, il s'est engagé à... mais on a... Tu sais, je veux dire, dès que la chaîne débarque un peu, par exemple, avec le cas d'AstraZeneca, tout de suite, l'objectif est compromis, nous dit-on. Et là c'est ça, bien, j'aimerais juste savoir...

Mme Anglade : Bien, M. Legault, à plusieurs reprises, est allé nous dire... M. Legault, à plusieurs reprises, a pris des engagements qui n'ont pas fonctionné pendant la crise, à plusieurs reprises. Je vous rappelle que, lorsqu'on est rentrés dans la deuxième vague, il nous a dit : Tout est prêt. Plus de 5 000 décès plus tard, on peut constater qu'on est le pire résultat au pays. On est le pire résultat. Puis, même dans la deuxième vague, là, regardez la situation, comment ça a été.

Alors, il nous a dit toute sorte de choses. Il nous a dit : On est sous contrôle. Il nous a dit encore la semaine dernière : Tout est planifié, tout est sous contrôle, on n'a pas besoin de changer. Là où les gens commencent à vraiment être tannés de voir ce qui se passe, c'est qu'on n'a pas de visibilité. Quand je regarde, là, moi, le Collège des médecins qui… quand je regarde des experts qui se positionnent, on n'avait pas ça, lors des dernières vagues, de manière aussi claire. Les gens sont inquiets parce qu'ils ne comprennent pas comment les décisions sont prises. Alors, qu'il l'explique à la population.

M. Larin (Vincent) : ...l'annonce de la candidature de M. Coderre comme candidat à la mairie de Montréal. Comment vous avez reçu cette nouvelle-là?

Mme Anglade : Bien, moi, je pense que, dans une démocratie, c'est sain d'avoir de nombreux candidats. Alors, pour Montréal, je pense que ça va amener des débats qui vont être intéressants, sains, puis une belle dynamique. Donc, moi, je suis contente pour la démocratie montréalaise.

M. Larin (Vincent) : Qu'est-ce que vous pensez du processus qui va mener M. Coderre à la tête d'Ensemble Montréal, sachant que...

Mme Anglade : Ça, je ne vais pas émettre de commentaire là-dessus. Je pense que nos élus municipaux savent très bien comment se gouverner. Donc, je n'aimerais pas... Je ne veux pas commenter là-dessus.

M. Larin (Vincent) : ...à la chefferie, tu sais, avec un vrai scrutin...

Mme Anglade : Ah non! Je vais laisser ça à Ensemble Montréal comme gestion.

Mme Lévesque (Fanny) : Mme Anglade, on apprenait aujourd'hui que les DPJ font de plus en plus appel à des agences de placement de main-d'oeuvre. Est-ce que vous étiez au courant de cette tendance-là qui est de plus en plus grande? Qu'est-ce qu'on doit faire pour corriger les lacunes et retenir le personnel, à votre avis?

Mme Anglade : J'aimerais avoir une... Si j'avais une réponse toute faite, je vous la donnerais aujourd'hui, je vous l'aurais donnée il y a un an. On attend le rapport, évidemment, du travail qui a été fait avec la commission Laurent. Encore une fois, ça montre à quel point toute la question de la pénurie de main-d'oeuvre, là, nous frappe de plein fouet. On parle souvent des entreprises quand on parle de pénurie de main-d'oeuvre, mais là on parle de services. Et le service à la population, c'est ça qui est frappé de plein fouet, dans la DPJ comme dans le domaine de la santé. Et les conditions de travail, la manière de traiter le personnel, sentir qu'ils ont tous les moyens financiers pour y arriver également, tout ça doit être mis sur la table.

Mme Lévesque (Fanny) : Qu'est-ce qui leur manque, à votre avis, principalement, à ces éducatrices?

Mme Anglade : L'accompagnement, les ressources, le soutien. Quand on parlait d'enjeux de santé mentale, aussi, toutes ces personnes-là vivent avec des gens qui souffrent énormément, et, pour accompagner des gens qui souffrent, bien, il faut que tu sois drôlement soutenu pour... Il faut être fait fort aussi pour passer à travers ça, donc d'où la question… Quand on revient au budget, par rapport aux sommes qui ont été allouées à certains de ces enjeux-là, on voit déjà qu'il manque de l'argent, c'est évident, et je pense que l'argent serait une bonne chose, mais, encore une fois, au-delà de l'argent, l'accompagnement et...

Mme Gamache (Valérie) : Concernant les conditions de travail, il y aura une troisième offre qui sera déposée par Sonia LeBel aux six centrales syndicales. À quoi vous vous attendez?

Mme Anglade : J'aimerais que ce soit réglé, surtout ça, que tout le monde arrive à s'entendre. C'est surtout à ça que je m'attends, que l'on puisse passer à autre chose. Au terme de plusieurs rondes de négociations, là, j'espère vraiment qu'on va être capables de mettre ça derrière nous pour le bien de la société québécoise.

Mme Gamache (Valérie) : Pensez-vous que ça va se faire?

Mme Anglade : Honnêtement, je l'espère, j'espère vraiment.

La Modératrice : On va passer en anglais maintenant.

Mme Senay (Cathy) : Ms. Anglade, the fact that we are now in a third wave, and the problem with the doses of AstraZeneca that we are receiving… do you have the impression that the Legault Government didn't communicate well messages since the last two weeks, with June 24th, with we have the opportunity to avoid a third wave? Did they miss the target to make sure that we still…

Mme Anglade : Well, clearly, Mr. Legault said last week that he was resisting the third wave. It is sending conflicting messages. It's not the first time. But, at the same time, like, what is mind-boggling in this particular wave is the fact that people, experts, Collège des médecins, are questioning the decisions that are made by the Government. We didn't see this happening before because people had faith, people had faith that we would take… like, the Government had information in order to make decisions. Right now, what we're feeling is a lack, a total lack of transparency from the Government in the way they're making those decisions.

And I'm really surprised, to tell you the truth, that the Premier did not come on Sunday and update the situation where we knew that all the students were going back to school full-time. I was really surprised about that because I thought he should have done that.

Mme Senay (Cathy) : The Legault Government went too fast easing restrictions…

Mme Anglade : I would love to answer the question, but I don't know what they base their decisions on. I don't see… Like, we saw some of the numbers of the INSPQ. They have visibility to the next two weeks in terms of data, easily the next two weeks. They have visibility to different scenarios and they're not sharing any information, which leads to the question : How are they making decisions? Is it a political decision or is it based on science? It's the same old question. So give me the assurance that you know what you're doing and that you know why you're making those decisions.

Mme Senay (Cathy) : So Premier Legault should have spoken out on Sunday, explaining the return of high school students in red zones full-time?

Mme Anglade : Absolutely.

Mme Senay (Cathy) : Why it would have taken that? Why do you think it would have been important of Premier Legault explaining the return of high school students?

Mme Anglade : Because we were entering a phase where we started having organizations such as the Collège des médecins, l'Ordre des infirmières du Québec, other experts… numbers going up. It's a time to reassure the population. It's a time to make sure that the parents are feeling safe about sending their kids to school at the same time that there were locations, there were regions that were shutting down. Quand on pense au Bas-Saint-Laurent, I mean, those guys were shutting down.

So, with all these elements, like having the Premier tell us exactly what's happening and tell us how this was all planned, because you said it's all planned… would help the population understanding… So I understand people want to say… they want to hear… Are they easing the restrictions too much at the beginning? They have to answer this question. They have to answer this question.

M. Authier (Philip) : Do you… Hello. Good day.

Des voix :

M. Authier (Philip) : Well, I just want to make sure Cathy… She might have another one.

Mme Anglade : That would never happen.

M. Authier (Philip) : The fact that, just a few days ago, Mr. Legault said : We're resisting the wave, and then, you know, we see stories like this morning, Mr. Arruda say : «Il n'y a de panique», from the variants, do you think people have let down their guard, they've been given a sense of complacency, and that is becoming… Now, we're seeing, you know… 46% of the people say they don't think we need these restrictions anymore.

Mme Anglade : People or the Government have complacency, because people... But I think it's the Government sending the message. I think it's the Government sending the message, because, when you hear François Legault saying that we are resisting the third wave, and, at the same time, you see the numbers go up, and you have, three days later, a number of organizations coming out and saying that they have serious concerns, the responsibility of the Government is really to answer those questions. And, right now, there are a lot of question marks, a lot of question marks, no answers.

And, when I hear that there's something planned, everything is planned, I want to believe the Government, I want to believe that everything is planned, but show me how it is planned, show me the plan. We've heard Premier Legault say that everything is under control back in... I will never forget that. In August, Premier Legault said : We have a plan, we're ready, don't worry. 5,000 people died since then, 5,000, so, obviously, there was no plan, obviously, it was not well orchestrated. So, when he says he has a plan now, I want to see it.

Mme Fletcher (Raquel) : What do you think the reaction would be if he decided to reconfine?

Mme Anglade : I mean, one thing we said about easing the restrictions was we don't want to play the yo-yo. That's the last thing we want. I remember standing in front of you here saying : I don't want a zone to go into a yellow zone and then a green zone to go back into a red zone. So playing the yo-yo is not great at all. So the consequence would be again that we would be playing yo-yo, but that's for the Government to decide at this point and to tell us why they're making those decisions. Alright?

La Modératrice : Merci beaucoup.

Mme Anglade : Merci, tout le monde.

(Fin à 11 h 13)

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