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Conférence de presse de M. Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux, et M. Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation

Conférence de presse concernant la formation de la main d’œuvre du réseau de la Santé et des Services sociaux

Version finale

Le mercredi 1 décembre 2021, 9 h

Salle Evelyn-Dumas (1.30), édifice Pamphile-Le May

(Neuf heures deux minutes)

Le Modérateur : …M. Jean-François Roberge. Les ministres ont à peu près 35 minutes, collègues. Ils vont commencer par une allocution, puis ensuite ce sera notre tour. Il faut aussi réserver du temps pour les anglophones. Merci pour votre collaboration. Allez-y, messieurs.

M. Dubé : C'est gentil. Alors, j'espère que les pantalons vont avec le veston. Vous m'avez créé un doute.

Bonjour, tout le monde. Alors, très, très content pour cette annonce-là, ce matin, avec mon collègue Jean-François Roberge, pour l'éducation. Vous le savez, la rareté de la main-d'oeuvre, ça frappe partout, pas besoin d'en parler trop longtemps.

Maintenant, ce qui a été annoncé hier par le premier ministre, avec nos deux collègues, là, Jean Boulet, au Travail, avec Danielle McCann, on veut le mettre dans le contexte, maintenant, de la santé, ce matin. Puis, quand je dis que c'est une très, très belle nouvelle, je ne vous cacherai pas que, dans les prérogatives qu'on a, les préalables qu'on a pour faire le changement qu'on veut en santé, le changement de culture, tout ce qu'on a besoin de faire… Un des plus gros cailloux, un des plus gros éléments importants, c'est la main-d'oeuvre, pour être capables de changer la santé, et parce qu'avec de la main-d'oeuvre il va y avoir plus de monde. On va avoir un environnement de travail qui est meilleur pour tous ceux qui sont là, et ça encourage ceux… à venir.

Alors, oui, on a annoncé un programme important à la fin septembre. On a accompli, en ce moment, déjà, plus de la moitié de nos objectifs. Je pourrai revenir sur des questions spécifiques. Mais ce qu'on annonce ce matin, c'est deux engagements, dont un qui a été pris avec les infirmières lorsque ma collègue Sonia LeBel travaillait sur la convention collective, c'est-à-dire d'ajouter des agents administratifs spécialisés en santé.

Puis la raison pour laquelle c'était important, c'est que, durant les négociations de conventions au cours des dernières années, on s'est rendu compte, puis on a écouté vraiment les infirmières, qu'elles passaient trop de temps à des tâches administratives pour la formation qu'elles ont, alors qu'on pourrait déléguer beaucoup de tâches administratives à des gens pour qui c'est la formation et l'intérêt de le faire.

Alors donc, la formation des agents administratifs, sans aller trop dans le détail, un peu comme on l'a fait avec les préposés aux bénéficiaires, je fais ce parallèle-là, c'est un nouveau programme de formation que Jean-François expliquera, mais, pour nous, qui est majeur, parce qu'on dit : On veut aller chercher 3 000 agents administratifs. C'est un engagement qu'on a pris, je le répète, pendant qu'on discutait la convention collective. Et ces agents-là recevront une bourse pendant leur période… C'est bien important de dire que c'est une bourse, une bourse de 4 000 $, qui va coûter au gouvernement 14 millions.

Mais ces adjoints-là, ces adjoints administratifs là, puis là j'entends déjà les médecins qui vont être heureux, les infirmières, là, je le dis, 300 personnes qui vont aller dans les urgences, près de 600 personnes dans les CHSLD, soutien à domicile, un petit peu plus que 800 qui vont être dans la santé mentale et la jeunesse, là, pour mon collègue Lionel Carmant, et le reste, là, 1 300, à peu près, répartis dans toutes les opérations hospitalières.

Alors, ça, c'est pour les agents administratifs spécialisés en santé. Le deuxième, c'est pour les infirmières auxiliaires. Bon, pas besoin de vous dire que c'est un enjeu majeur. On vous a dit qu'il nous en manquait à peu près 1 200, des infirmières auxiliaires. On a toujours dit à peu près 4 300 infirmières régulières. Il nous en manque 1 200, 1 300 du côté auxiliaire.

Donc, le programme que Jean-François va vous expliquer, on vient en former 2 000, 2 000 qui vont commencer à se faire former au début de janvier 2022. Donc, c'est tout près. On va même avoir un projet pilote, là, qui va commencer, en Gaspésie, dans les prochaines semaines, et ça, c'est... Encore une fois, là, je veux le dire non seulement au personnel du réseau de la santé, qui a fait un travail… mais à l'éducation, un peu comme on a fait pour les préposés aux bénéficiaires, on a accéléré un programme existant qui prend, en ce moment, plus de 20 mois à faire, et la prochaine cohorte va pouvoir faire le programme en 14 mois, et ça, pour nous, c'est majeur.

Non seulement on va chercher des infirmières auxiliaires, comme je vous le disais tout à l'heure, par le programme d'attraction, mais là celles qu'on forme, on va les former plus rapidement. Et les bourses sont très importantes, parce que, là, on ne parle pas de nombre de semaines, on parle ici d'à peu près un an et demi. Alors, on parle ici de… Je vais dire le nombre exact de mois, c'est 14 mois au lieu de 22 mois. Donc, ça veut dire que, pendant cette période-là, il y a 2 400 bourses de 20 000 $ qui vont être données aux infirmières qui embarquent dans la nouvelle cohorte.

Une voix :

M. Dubé : De 20 000 $. Donc, encore une fois, c'est des bourses, là, ce n'est pas un salaire. C'est vraiment attrayant. Et, ces nouvelles mesures là, on va demander aux gens, lorsqu'ils… un peu comme on avait demandé aux PAB, mais, comme c'est un programme de deux ans, bien, on va demander un engagement de deux ans pour mériter la bourse.

Ça fait qu'en conclusion, puis je laisserai Jean-François vous donner les détails, c'est vraiment ce qui a été annoncé hier par M. Boulet, dans ce besoin-là dans nos services essentiels, notamment en santé, de travailler sur la formation des gens, accélérer nos programmes. Et je pense qu'avec les détails que vous aurez de Jean-François moi, je suis excessivement content. Pour moi, c'est une très, très belle nouvelle qui devrait être bien accueillie par les gens du réseau, qui ont besoin de renfort. Alors, on voit, là, qu'il y a une intégration de notre engagement d'améliorer nos ressources humaines.

Jean-François?

M. Roberge : Merci beaucoup, Christian. Donc, très content d'accompagner mon collègue ce matin pour actualiser encore la grande collaboration qu'on a entre Éducation et Santé, le réseau scolaire, les centres de formation professionnelle qui répondent présents encore une fois. Mes grands-parents appelaient ça faire un bi. Quand on se met tous ensemble, on se rassemble, on donne un bon coup. On l'a fait aux préposés aux bénéficiaires. On vient le faire pour encore deux corps d'emploi.

On voit que le réseau de la santé est durement éprouvé. Le réseau de l'éducation aussi a été durement éprouvé. Mais on demeure au service des Québécois. Et, quand survient une crise, je pense que le réseau scolaire montre sa capacité d'adaptation, sa capacité de se revirer de bord, de créer des nouveaux programmes ou de les accélérer, puis finalement de permettre aux gens de recevoir des soins de santé. En temps de pandémie, on le sait à quel point c'est extrêmement important.

Donc, nos équipes, je parle de la santé, je parle de l'éducation, je parle des gens dans les centres de services scolaires, même les directions, aussi, des centres de formation professionnelle, ont travaillé en collaboration aussi avec l'ordre professionnel des infirmières et des infirmiers, c'est important, pour trouver des solutions. On est à la recherche de solutions, et on en a trouvé, on en a créé, des solutions. Quand on parle de l'opération main-d'oeuvre lancée par le gouvernement, c'est sûr qu'on pense à l'enseignement supérieur quand on pense à des domaines clés, mais il faut parler aussi du réseau scolaire et de nos centres de formation professionnelle.

Donc, on renouvelle la formule qu'on a faite pour les préposés aux bénéficiaires avec deux corps d'emploi, comme mon collègue l'a mentionné : adjoints administratifs en soutien au secteur clinique — le dire correctement — et infirmiers, infirmières auxiliaires. Ce sont de nouveaux programmes, qui sont accélérés ou créés de toutes pièces, et de nouveaux incitatifs.

Dans le cas des infirmiers, infirmières auxiliaires, on parle d'un diplôme d'enseignement professionnel, et, dans le cas des soutiens administratifs au secteur clinique, on parle d'attestation d'études professionnelles. Dans les deux cas, c'est une qualification importante, mais le réseau est capable de créer des formations distinctes, un qui est un diplôme, l'autre qui est une attestation d'études, en fonction des besoins de la complexité de la tâche. Dans un cas, il fallait travailler avec l'ordre professionnel. Dans un autre cas, on avait un peu plus de marge de manoeuvre.

Donc, on va être capables de réduire le nombre d'heures sans s'attaquer à la qualité des services. C'est important de le mentionner. D'ailleurs, on a travaillé avec l'ordre professionnel pour ça. Et, pour ce qui est du soutien administratif au secteur clinique, bien là on crée vraiment une formation sur mesure, pointue, pour que ces personnes-là soient bien préparées à aller directement dans le réseau de la santé, donc une formation, je vous dirais, sur mesure, comme on le fait parfois pour des secteurs clés dans l'entreprise privée, mais là on le fait pour le réseau de la santé.

Donc, moi, en terminant, je veux vraiment remercier le réseau scolaire, les centres de services scolaires, les centres de formation, l'ordre professionnel aussi, pour qu'on arrive aussi rapidement avec des solutions pour répondre aux besoins des Québécois. Merci.

Le Modérateur : Bon, on a à peu près… un petit peu moins de 25 minutes. Nous commençons avec M. Laforest.

M. Laforest (Alain) : Oui, bonjour à vous deux. M. Dubé, juste pour être clair, là, dans votre opération attraction, parce que ça, ces gens-là, on comprend qu'ils ne seront pas là avant deux ans, mettons 16 mois, environ…

M. Dubé : Juste une précision, M. Laforest, les agents administratifs vont être là à l'été. Parce qu'ils commencent la formation en janvier, c'est un programme de 250 heures, donc ces gens-là vont être là à l'été. C'est très rapide, là, très rapide.

M. Laforest (Alain) : Pour ce qui est de l'attraction des infirmières, vous en êtes rendus où actuellement dans votre programme?

M. Dubé : Je vais vous donner des nouvelles statistiques jeudi, là. Rappelez-vous que, jeudi dernier, on avait dit qu'on avait environ un petit peu plus de 2 000 personnes, parce que j'avais 1 200 personnes qui étaient revenues soit des agences, soit du privé, soit des retraités, puis j'avais à peu près 1 000 personnes en ETC, c'est-à-dire en équivalents à temps complet, parce que j'ai plus de 3 000 personnes qui ont converti leur temps partiel en temps plein. Ça fait que, si je fais un ratio d'à peu près un pour trois, j'avais plus de 2 000 personnes, ce qui est à peu près… pour ça je disais à peu près un peu plus de la moitié de notre objectif de 4 000. Mais j'ai encore 4 400 personnes, en date de jeudi dernier, qui sont intéressées.

Alors, quand on a publié nos aménagements, M. Laforest, vendredi dernier, vous vous souvenez, on a fait une liste d'ajustements, je pense qu'on s'est fait dire, là, parce que les téléphones ont commencé, par les P.D.G. puis leurs groupes de ressources humaines, cette semaine, pour contacter ces 4 400 personnes là… Je pense qu'on va avoir des bonnes réponses au cours des prochaines semaines, mais c'est là qu'on est rendus en ce moment.

M. Laforest (Alain) : Sur les CHSLD, là, les oppositions vous accusent, là, soit de protéger quelqu'un ou de cacher de l'information.

M. Dubé : Bien, écoutez, j'aimerais ça vous dire… Puis je veux faire attention, parce que je n'entrerai pas dans le débat des oppositions, là, mais là il y a une chose que je vais vous dire, ce matin, clairement : non seulement on n'a rien à cacher, mais, comme gouvernement, on a tout avantage à ce que ce qui est vraiment arrivé soit connu de tout le monde.

Alors, s'il y a des rapports qui ont été faits puis qui ont donné une certaine information, nous, et notre premier ministre l'a dit, en tant que cellule de crise au début… n'avait pas toute l'information nécessaire pour bien gérer. Alors, je vous dirais rapidement, M. Laforest, que ce gouvernement-ci a tout intérêt à ce que l'information sorte.

Le Modérateur : Mme Prince, Radio-Canada.

Mme Prince (Véronique) : Oui, bonjour. Juste une précision par rapport à la bourse remise aux infirmières. On comprend qu'elles vont pouvoir la toucher à la fin, une fois qu'elles vont avoir réussi le programme?

M. Dubé : Non. On va y aller de façon progressive. Un peu comme on a fait avec le programme d'attraction, il y a une première partie qui va être payée au début, à l'inscription, il y a une partie qui va être payée pendant le cours de formation puis la dernière partie qui va rester va être payée à la diplomation.

Mme Prince (Véronique) : Qu'elle doit rembourser si elle ne continue pas le programme?

M. Dubé : Effectivement, comme on a fait pour les PAB, même chose.

Mme Prince (Véronique) : Ma deuxième question, je voudrais revenir sur... Quand M. Legault a dit que, pour les partys de Noël, il espérait 25, est-ce que vous avez senti, vous, avec le Dr Arruda, que ça vous mettait une pression à tous les deux?

M. Dubé : Aucune pression. J'ai déjà assez de pression de ma conjointe d'organiser le party de Noël, je n'ai pas besoin d'autre pression. Mais, ce que je vous dirais, je pense qu'il est normal puis je pense que la... Je voulais dire, là, puis je n'en ai même pas parlé avec le premier ministre, là, mais c'est tout à fait normal qu'on ait le goût de retourner… Noël puis on ait le goût de ça. C'est normal puis c'est pour ça, je pense, que c'est dans ce contexte-là qu'il l'a dit.

Par contre, de notre côté, moi, ce que j'ai voulu rappeler cette semaine, avec le Dr Arruda, c'est que les mesures actuelles, des fois, on les oublie. Puis, en ce moment, les partys privés, c'est 10 personnes. C'est ça qu'on a voulu rappeler. Alors, le premier ministre, lui, il pense à Noël, il pense en Québécois… Comme tout le monde, moi inclus, on a hâte, mais, en ce moment, si on ne veut pas aller trop loin, trop vite...

Puis, je vais vous rappeler, là, ce matin, ne soyez pas surpris quand on va publier nos chiffres à 11 heures, 1 200 cas. 1 200 cas. Alors, il faut faire attention. C'est là que j'ai dit : En ce moment… puis pas juste à cause du nouveau variant, mais les mesures sanitaires, il faut les suivre en ce moment, et c'est pour ça que j'ai parlé des partys privés. Alors, moi, je veux qu'on arrive à Noël le plus bas possible dans nos cas. Les hospitalisations ont monté de dix cas par jour depuis trois jours. C'est ça que vous allez voir ce matin, à 11 heures. Donc, restons prudents pendant les prochaines semaines.

Mme Prince (Véronique) : Votre conjointe espère combien de personnes?

M. Dubé : Bien, on va planifier avec 10, puis on verra si on en a plus.

Le Modérateur : M. Lacroix, Cogeco.

M. Lacroix (Louis) : Bonjour, M. Dubé, M. Roberge. Il y a un petit détail qui me titille un petit peu dans ce que vous venez d'annoncer. Vous dites : On est capables de réduire le nombre d'heures sans s'attaquer à la qualité, en parlant de la formation des infirmières auxiliaires. Pourquoi vous ne l'avez pas fait avant? Pourquoi est-ce qu'avant ça prenait 22 semaines... 22 mois, pardon, pour avoir une formation? Là, ça va en prendre 14, mais elle va avoir la même qualité de formation. Donc, les gens qui vont sortir au bout de cette formation-là vont, de ce que je comprends, être d'aussi bonnes infirmières auxiliaires, infirmiers auxiliaires, que s'ils avaient fait 22 mois. Alors, pourquoi est-ce qu'on n'a pas fait ça avant?

M. Roberge : Bien, je vous remercie, parce que je vais préciser. Des fois, on n'est peut-être pas assez précis.

Pour ce qui est de la formation de soutien administratif au secteur clinique, on passe d'une ancienne formation qui était très peu populaire à ce moment-ci, qui était au-delà de 400 heures, qui était plus générale, à une formation vraiment précise, de soutien administratif en secteur clinique, qui est limitée dans le temps, mais plus ciblée, de 240 heures.

Pour ce qui est des infirmiers et infirmières auxiliaires, on diminue le nombre de mois, mais le nombre d'heures, il sera concentré. Donc là, je le précise ici, elles n'auront pas moins d'heures de formation, dans le cas des infirmiers et infirmières auxiliaires, mais on concentre en moins de semaines, en moins de mois, des semaines un peu plus longues, un peu intensives, avec, des fois, de l'alternance en présence et en enseignement à distance, avec ce qu'on appelle des fois de l'enseignement asynchrone. C'est-à-dire qu'on peut être chez soi, puis, des fois, suivre une formation qui a été préenregistrée, et faire un formulaire, ensuite un questionnaire, pour être sûr qu'on a bien compris la matière.

Donc, c'est des manières différentes d'enseigner, mais on ne coupe pas dans les heures de formation pour le secteur.

M. Lacroix (Louis) : …mais la question reste entière. Pourquoi, maintenant, c'est possible et pourquoi ça ne l'était pas avant? Parce que ce n'est pas nouveau, là, qu'on a besoin de ces gens-là.

M. Dubé : Comme pour les PAB, ce que Jean-François nous dit, puis on l'a vu, là, il y avait une négociation à faire, avec les ordres professionnels, qui était importante. Ça, c'est une chose importante, ça s'est fait. Mais ce qu'on a vu avec les PAB, c'est qu'on pouvait être innovants de la façon de faire les choses. Puis, vous allez l'entendre dans la prochaine année, la pandémie nous a fait des enseignements, qu'on pouvait, des fois, requestionner la façon de faire. Si on est capables de donner la même formation, les mêmes heures, mais on peut s'organiser autrement, bien, je pense qu'on a un bel exemple d'innovation, puis tant mieux, parce qu'on va avoir nos gens un an plus vite.

M. Lacroix (Louis) : …c'est technique, là. Vous dites qu'il va y avoir une obligation de résultats, là, dans… en fait, un engagement de deux ans. Comment vous allez distribuer la bourse? Et, à la fin… parce que la bourse de 20 000 $, j'essaie de comprendre comment ça va fonctionner. Mettons, là, qu'une étudiante est intéressée à cette formation-là, est-ce qu'elle reçoit la bourse par tranches? Est-ce qu'elle la reçoit totalement à la fin de la formation? Comment ça fonctionne?

M. Dubé : Je n'ai peut-être pas été assez clair, là. Je pensais avoir répondu à ça, mais c'est correct. On la divise en trois parties, donc, la bourse, parce que c'est important, c'est 20 000 $. Donc, il y a une partie à la signature, il y a une partie en cours de formation puis il y a une partie à la diplomation, là, quand la personne va aller chercher son diplôme, elle pourra compléter… Puis, dans les documents qui vont être publiés, là, puis je pense même qu'on va en parler sur le site Web cet après-midi, je donnerai le détail des proportions, là, des trois proportions, d'accord?

Le Modérateur : M. Robillard, Le Devoir.

M. Robillard (Alexandre) : M. Dubé, vous, est-ce que vous souhaitez que les fêtes, ça puisse se faire en groupe de 25 personnes?

M. Dubé : Vous ne lâchez pas, hein?

M. Robillard (Alexandre) : Non.

M. Dubé : Non? O.K., alors...

M. Robillard (Alexandre) : Parce que, là, vous avez parlé de votre femme, mais vous?

M. Dubé : Ça ne vous intéresse pas, puis c'est correct aussi, là.

M. Robillard (Alexandre) : Non, non, mais c'est vous qui êtes le ministre.

M. Dubé : Mais, non, ce que... Sérieusement, là, moi, je vais vous dire, je suis tellement concentré sur l'actuel. Moi, je vous le dis, là, 1 200 cas aujourd'hui, je n'aime pas ça. Je n'aime pas ça, parce qu'il y a une croissance importante. On revient à notre plus haut de la… du dernier mois. On n'a vraiment pas fini avec la vaccination des enfants. On n'a pas fini avec la vaccination de nos plus âgés. Moi, en ce moment, là, je suis dans le quotidien puis, pour moi, quand je vois 1 200…

Je vous rappelle, je m'excuse, là, de revenir, il y a encore 650 000 Québécois qui pourraient être vaccinés, qui ne sont pas vaccinés. Là, on ne parle pas des 5-11 ans ou des 0-5 ans, là. Il y a 650 000 Québécois qui refusent de se faire vacciner, puis on est à l'entrée d'un nouveau variant, puis on est au début de l'hiver. Moi, là, mon premier ministre m'a demandé de me concentrer sur vaccination, puis de nous assurer, quand on va arriver à Noël, qu'on va avoir le plus bas… cas possible.

M. Robillard (Alexandre) : Justement, donc, compte tenu de tout ce que vous venez d'expliquer très, très clairement, est-ce que ce n'était pas un peu prématuré d'exprimer comme ça la volonté de rassemblements de 25 personnes pour les fêtes?

M. Dubé : D'abord, moi, j'ai un premier ministre qui est très, très proche de la population, puis je pense qu'il a véhiculé ce que les gens veulent, puis tout le monde veut avoir un beau Noël. Tout le monde veut avoir un Noël en famille. On a appris de l'an dernier. Puis, en même temps, il me demande d'être prudent, de suivre la situation de proche, puis je pense qu'un n'est pas contre l'autre.

M. Robillard (Alexandre) : Vous ne voulez pas la même chose que lui, comme ministre?

M. Dubé : Ah! ce n'est pas ça que je vous dis. Je vous dis que je me concentre en ce moment sur m'assurer qu'on arrive à Noël tout le monde ensemble.

Le Président : Olivier Bossé, Le Soleil.

M. Bossé (Olivier) : Est-ce que l'engagement de deux ans est le même pour les adjoints et les agents administratifs?

M. Dubé : Il est pour un an.

M. Bossé (Olivier) : Un an? O.K. L'autre chose, là, vous parliez... vous spécifiez que c'est des bourses, pas des salaires, donc pas imposables, si je comprends bien.

M. Dubé : Et voilà.

M. Bossé (Olivier) : Ces formations-là vont être données dans tous les CFP du Québec?

M. Roberge : Dans toutes les régions du Québec. Ce n'est pas tous les centres de formation professionnelle. Des fois, il y a des questions d'équipement aussi, de disponibilité des salles. Mais, dans toutes les régions du Québec… Vous me permettez de faire ma petite publicité, pour les gens, d'aller sur admissionfp.com — «admission» au singulier, s'il vous plaît — donc www.admissionfp.com, c'est là qu'on retrouve les informations. Donc, ce sera possible très prochainement, je pense que c'est possible, dès ce matin, d'avoir des informations sur le programme, la disponibilité d'inscription, est-ce que c'est disponible près de chez soi.

Il va être mis à jour. Si vous y allez aujourd'hui et que vous ne trouvez pas une cohorte qui démarre bientôt dans votre région, il faut retourner dans quelques jours parce que, quand même, les centres de formation sont en train de mettre tout en oeuvre pour avoir le personnel, les locaux, tout ça. Mais il y a déjà l'offre de formation qui est disponible dès ce matin, c'est important de le mentionner.

Le Modérateur : Nicolas Lachance, Journal de Québec.

M. Lachance (Nicolas) : Bonjour. Je reviens sur Noël, M. Dubé, vous dites que votre femme vous en parle. Il y a beaucoup de gens au Québec qui veulent se préparer à Noël, hein, on est à quelques semaines déjà. Donc, quand le premier ministre a parlé de 20 à 25 personnes, vous n'avez pas peur que les gens qui ont pris déjà la décision de louer des chalets, des salles, de réunir leur famille, envoyer les invitations... Vous semblez inquiet ce matin, là, est-ce qu'il a pris la bonne décision, M. Legault, en souhaitant un nombre particulier?

M. Dubé : Je prends l'engagement, là, que je ne parlerai plus jamais de ma conjointe à un point de presse, là, ça, pour moi, c'est clair. J'ai rappelé et je vais rappeler que, moi, ce qui me préoccupe en ce moment, c'est qu'on suive les mesures sanitaires. Les Québécois ont fait une job incroyable depuis deux ans, incroyable, c'est ce qui fait qu'aujourd'hui on est capable de rentrer, à l'hiver, un nombre d'hospitalisations qui est très gérable. Mais par contre, quand je vois, puis je l'ai dit tout à l'heure à Mme Prince, quand je vois qu'on augmente de 10 hospitalisations nettes à chaque jour, ça veut dire qu'au lieu, comme la semaine dernière, d'en rentrer 15 à tous les jours puis d'en sortir 15, c'est pour ça qu'on restait à 200, là, il en rentre 25 puis il en sort 15. Alors, ça, ça veut dire que ça met de la pression sur le réseau de santé.

Puis rappelez-vous, on a dit, les cas, c'est une chose, mais ce qui est important, c'est les hospitalisations. Moi, là, je viens de voir, en trois journées consécutives, une augmentation de 10 hospitalisations et des soins intensifs. Ça, c'est du concret, là, c'est ça qui nous arrive en ce moment, puis on a un cas de variant. Alors, vous comprenez que ma préoccupation, en ce moment, c'est sur le respect des mesures sanitaires.

M. Lachance (Nicolas) : Mais qu'est-ce que vous dites aux gens qui se sont, une fois qu'ils ont entendu le premier ministre exprimer son souhait, qui se sont préparés déjà pour Noël à 20, 25 personnes?

M. Dubé : Écoutez, moi, j'ai… vous avez entendu aussi le Dr Arruda, on était dans le même point de presse, Dr Arruda a dit : La semaine prochaine, on va faire des annonces sur Noël, alors soyons patients. Puis je pense que les Québécois, je le dis, là, ont suivi les mesures sanitaires, on a un des meilleurs taux de vaccination, on a un des meilleurs taux de pénétration du virus. Soyons patients pour une autre semaine puis on reviendra avec des annonces sur Noël.

Le Modérateur : Juste avant qu'on passe à l'anglais, M. Dubé, Patrice Bergeron, LaPresse canadienne… Ah! M. Chouinard, bien, lui, c'est parce qu'on le met à la fin parce qu'il pose trop de questions. Alors, M. Chouinard, allez-y.

M. Chouinard (Tommy) : M. Roberge, tout d'abord, je pense que c'est 34 millions que vous mettez chaque année dans l'aide alimentaire aux écoles primaires et secondaires confondues. Il se trouve qu'il y a une partie de ces sommes-là, on ignore précisément laquelle, n'est pas utilisée à ces fins-là et on se demande où se trouve l'argent. Que comptez-vous faire pour faire la lumière sur le sujet?

M. Roberge : Bien, pour ce qui est de l'aide alimentaire, on a travaillé fort depuis l'arrivée du… depuis le début du mandat pour faire deux choses : on a augmenté les sommes qui sont dédiées à l'aide alimentaire puis on a revu la façon de la distribuer. Avant, ça y allait par code postal, par indice de milieu socioéconomique, sauf que ça posait le problème, là, parce qu'il y en avait, des enfants, des fois, qui vivaient de la précarité à la maison, même s'ils habitaient dans un quartier classe moyenne ou dans un code postal, hein, un territoire qui couvrait peut-être des quartiers plus aisés puis des quartiers plus difficiles. Moi, j'ai toujours dit qu'il faut nourrir les enfants, pas les écoles. Donc, ça, c'est très important.

Maintenant, ce que j'ai appris, ce que j'ai vu ce matin, c'est qu'il semble y avoir des endroits où la distribution des sommes n'est peut-être pas optimale puis, même, les collations ne sont peut-être pas aussi santé qu'on le voudrait. Mais bon. Je vais me garder de porter un jugement, là, sur le guide alimentaire, et tout ça, là. Je vais laisser ça aux spécialistes.

Ce que je peux vous dire, c'est que j'ai, dès ce matin, interpellé mon ministère pour s'assurer qu'il fasse les vérifications auprès des centres de services scolaires, s'assurer que les sommes sont utilisées à bon escient, pour les bonnes choses parce que ce sont des sommes qui sont, ce qu'on appelle, dédiées et protégées. Dans le langage des règles budgétaires, ça veut dire que ces sommes-là ne peuvent pas être allouées à d'autres fonctions que les collations ou l'aide alimentaire. On va faire toutes les vérifications nécessaires.

M. Chouinard (Tommy) : M. Dubé, sur le millier de cas, là, dont vous parlez, j'aimerais savoir : Est-ce qu'on est capables de faire un lien avec le nouveau variant Omicron? Puis quel est l'état de situation par rapport à ce nouveau variant là? Et est-ce que cette situation-là milite pour quelque resserrement de quelque mesure que ce soit?

M. Dubé : Ce qu'on a dit, puis je suis content de pouvoir revenir là-dessus, c'est important, on a eu beaucoup de discussions avec le fédéral dans les dernières semaines. Hier après-midi, en fin de journée, je parlais avec avec tous les ministres de la Santé du Québec… du Canada, pardon, et, avec M. Duclos, on a un appel régulier maintenant qu'on a recommencé à faire. Ils nous ont bien dit qu'on aurait… Dre Tam était là, entre autres. Elle nous a bien dit que, d'ici deux semaines, on aurait une très bonne information sur le variant lui-même. Je vous ai parlé de l'échappement vaccinal, hein, comment le vaccin... comment le variant résiste au vaccin. On ne le sait pas encore. Ça, on va le savoir d'ici deux semaines. C'est ce que Dre Tam nous a dit. Puis deuxièmement, comment on peut vacciner le plus rapidement possible.

Je reviens. Moi, ce qui est important pour moi dans votre question, c'est : Est-ce que pendant ce temps-là? Pendant ce temps-là, une des menaces, c'est les frontières. Je dois dire que M. Duclos a très bien agi, a agi rapidement. Vous avez vu, comme je lui avais demandé, parce qu'on avait un enjeu avec le Nigeria, on en a parlé lundi, ils ont rajouté trois pays. Puis ils se sont engagés, ils se sont engagés à prendre des PCR à l'aéroport. Bon, maintenant, ce qui reste à nous montrer, c'est quand est-ce qu'il va commencer ça. Et je lui ai dit hier, quand on s'est parlé, j'ai dit : C'est beau, j'apprécie beaucoup que vous ayez pris le taureau par les cornes de tester aux aéroports, mais ça va commencer quand?

Alors, nous, on va suivre ça de très proche dans les prochains jours pour s'assurer que... Puis en même temps, je le répète, M. Chouinard, la meilleure façon de se protéger contre ce virus-là, le nouveau, c'est de suivre les mesures sanitaires. Tout le monde a son masque ici, là, bien, il faut qu'on l'ait partout.

M. Chouinard (Tommy) : Mais si je vous pose la question, c'est que vous déploriez il y a quelques jours à peine que le rythme de la vaccination pour la troisième dose dans les RPA, ça ne va pas aussi vite qu'on voulait. Là, est-ce qu'il y a un alignement malheureux des astres, là, en ce moment, qui vous fait craindre...

M. Dubé : Ce n'est pas inquiétant. J'ai expliqué... Merci de revenir là-dessus. J'ai expliqué, je vais le rappeler parce que... pour les gens plus âgés qui nous écoutent en ce moment, là, j'ai dit qu'il y avait deux raisons. On est rendus à 65 % des plus âgés, là, 65 ans et plus, qui ont eu leur troisième dose. Ça, c'est la bonne nouvelle. Mais par contre je voudrais qu'on soit à 100 %.

Bon. Il reste deux choses. Il y avait beaucoup de gens qui n'avaient pas atteint l'intervalle de six mois, mais ça, ça se règle tous les jours. Je regardais hier, là, il y a plus de personnes de 65 ans qui se sont fait vacciner. Ça, c'est une très bonne nouvelle. Mais l'autre raison, c'est qu'il y a des personnes qui ont eu la COVID. Alors donc, ces gens-là n'auraient pas besoin d'aller chercher la troisième dose.

J'ai demandé au ministère de me montrer si vraiment mon écart de 65 % avec le 100 % s'explique par ces deux raisons-là. Je vais suivre ça de très proche dans les prochains jours, parce que vous avez raison, c'est surtout les personnes un peu plus âgées qui habituellement vont à l'hôpital. Alors, on suit ça de très proche. Merci.

Le Modérateur : On passe à l'anglais, s'il vous plaît. Alors, M. Authier...

Journaliste : ...

Le Modérateur : On passe à l'anglais, on reviendra pour les Américains, c'est correct? On passe à l'anglais. Phil Authier.

M. Authier (Philip) : Good morning.

M. Dubé : We're doing well.

M. Authier (Philip) : Yes. 1,200 cases, that's a significant amount. You seem less optimistic, I guess, than some other people about a possible easing of some restrictions for Christmas.

M. Dubé : We're not there yet. I think that the... You remember, we had a plateau of the fourth wave at 800. We were expecting an increase in the number of cases, because, remember, on November 15th, which is two weeks ago, we had a release of certain measures. We were expecting to be at this level right now. If you remember the forecast that we have for INSPQ, this range of a 1,200, it was expected. So there is no panic with that, but we want to make sure that we stay there, and that's the reason we ask people to continue to follow the measures.

Now, the second point is, as you know, hospitalization. Right now, when we are at 240 cases and just 25% of those are in intensive care, we're still OK. But, what I want the Quebeckers to remember, we need to keep those numbers low so that we can enter Christmas at the right level, and not only for us, but for the people that work in the hospitals. So there is no panic, but we need to be really vigilant over the next few weeks.

M. Authier (Philip) : …identified anymore cases of Omicron since yesterday?

M. Dubé : No. Thank you for the question. What we do right now is… Remember, there is… En français, on dit «cribler». Je pense qu'en anglais on dit «screening», OK? So, as of yesterday, and I have not seen the results yet, but Dr Arruda has asked to screen all the cases of yesterday. So that's important. We had about 800 cases yesterday, below 800. So we'll screen all those cases to make sure that maybe are they some of the Omicron variant in this one. We'll have those results in the coming days.

Le Modérateur : Cathy Senay, CBC.

Mme Senay (Cathy) : Mr. Dubé, about your emergency plan to attract and retain nurses, the numbers from November 25th, so last week, Thursday, you had 1,221 nurses hired, so retirees and private agencies, and then you had 3,664 nurses that went from part-time to full-time, but your main objective was to hire new 4,300 nurses and new 1,200 auxiliary nurses. So, if we look at your objective and where you are two months after presenting your emergency plan, it looks like it's not going in the right direction at all.

M. Dubé : OK, I'll make a precision on your point. When we take the number of people that were part-time that have moved long-time, full-time, sorry, I think this is encouraging because those 3,000, roughly, are equivalent to about a 1,000 people. So, in my calculations, this is like having an additional 1,000 people. So I count them in the 4,000. So maybe you would disagree, but, on that, to me, we have over 2,000.

Now, you're right, we have, in our program… And we've been discussing that with the union. I've been touring about 10 hospitals in emergencies myself to hear what were the complaints or the comments of the program. Remember, there were some things that were probably misplaced or we didn't have maybe the same rigor that we could have had at that time. We have corrected that. We have announced about seven clear measures to, can I say, adjust the program last Friday, but we don't have the benefit, today, of that.

So, I think, with the combination of the announcement today, of new people that will be coming in, and the fact that the program is a lot more attractive, and we add another month, so, instead of asking for mid-December, we're giving the personnel until mid-January… So I think all those will… I'm quite confident that we'll achieve our objectives.

Mme Senay (Cathy) : Mr. Roberge, I would follow up on Louis' question about the fact that… How come it took the pandemic to realize that we could offer those programs in, like, an accelerated mode, as we did for orderlies? How come it took that? How come, like, we didn't click before that we could offer those programs in a fast-track mode?

M. Roberge : Well, with the pandemic, we did improve a lot of our process. I think, if there's a positive way of seeing this crisis, it forces us to analyze our process and to analyze how we do a lot of things in health care, in education, and sometimes we can bring new solutions. But it's important to say that, those accelerated programs, it's not for everyone. Some people would say : Well, to follow this auxiliary nurse's course within only 14 months, it's really a high-paced program and it's not for me, I would prefer to do it within, like, 22 months, at a regular pace. So, maybe, for the next year, we will have both programs. And it's not because the previous one was not a good program, but we can adjust to the pandemic and adjust to our needs and to offer some options. And I think it's the right way to do it.

Le Modérateur : Dernière question, Kelly Greig.

Mme Greig (Kelly) : Good morning. Mr. Dubé, just in terms of the real impact this will have in hospitals ERs, for these administrative assistants and for nurses... the auxiliary nurses, what do you envision will be now the role of nurses? How will this help them?

M. Dubé : This is good, because one of the things that, when I toured the hospital... and you can take my management approach as opposed to the clinical approach, but when I see five, six nurses in the pilot cabin... We all have been in emergency room when we visit some people, and you have those five or six nurses that are in this cabin. And, most of the time, what I see is they're filling up papers, not even on computers, they're filling up forms of what they have done in the last hours. And I think that's what they were telling me : Not only we should not be doing this, but we should be in the room, we should be with the patient. But, please, give us the tools that we need.

The program that Jean-François and his team have has not been revised for 11 years, 11 years, this program that we're announcing. So, to me, the good news for the nurses and all the personnel… they say : Not only we'll have people that will allow us to do what we have been trained to do, is to care of the patient, but they know that, because you'll see in the coming weeks, that we're adding also the new tools to them, because that's part of this new program that I have for the health care system, combination of administrative people that will focus on making sure that we have all the data, but also with new tools for them, I think that they will be very pleased that they can serve the patient and not be doing administrative tasks.

Mme Greig (Kelly) : And I think you said the first of the new people will be in by the summer. But, of course, we're now in the winter. We'll have... We have more cases today. We have things like, the routine, slips and falls, it's snowing out. How urgent is this need? Can we get them in any faster than this?

M. Dubé : I think this is probably very fast already. I said we have a pilot project in Gaspesia that is starting in the coming days. Usually, when we do a pilot like that, we want to look exactly what we need to adjust, but the program… And that's the reason Jean-François has given the name of the website that people can register… I would love to have those people start at mid-January, as quickly as possible. This is only 240 hours. I said 250, maybe, my mistake. I think it's 240. So, we can have that personnel by spring. That's huge.

    M. Laforest (Alain) : Très rapidement, puis je suis sûr que les collègues vont vouloir avoir la réponse en anglais aussi, M. Dubé, vous avez parlé du fédéral tantôt, les tests PCR, est-ce que ça vous dérange qu'on ne teste pas les Américains?

  M. Dubé : Bien, écoutez, ça, c'est une décision... Je pense que M. Duclos a été très clair qu'il pourrait ajuster rapidement… aux besoins des États-Unis. C'est ce qu'il a dit. Alors, laissons voir... Moi, je trouve qu'il s'est ajusté très rapidement pour les trois pays. On en avait parlé lundi, il l'a fait le lendemain. On en a parlé hier soir, il m'a dit : La décision sur les États-Unis peut être révisée rapidement.

  Journaliste: ...

  M. Dubé :Sure, about the return of... Right now, there's a limitation on the countries that have to… that cannot enter Canada. It went from seven to 10 yesterday. The question was on the U.S. Right now, the U.S. is not counting those countries. Minister Duclos, at the federal level, has said that this could be revised, but, right now, there is no reason for that. But he said he will follow that very closely in the coming days.

  Le Modérateur: Merci. C'est ce qui met fin à cette conférence de presse.

  M. Dubé : Merci, tout le monde. Merci beaucoup.

  Le Modérateur: Bonne fin de journée.

(Fin à 9 h 44)

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