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Conférence de presse de M. François Legault, premier ministre

Version finale

Le mercredi 29 septembre 2021, 9 h 45

Salle Evelyn-Dumas (1.30), édifice Pamphile-Le May

(Neuf heures quarante-huit minutes)

M. Legault : Oui. Bonjour, tout le monde. Bien, je veux vous annoncer ce matin qu'au début du mois de novembre je vais participer à la COP26, donc, sur les changements climatiques. Ça va se passer à Glasgow, en Écosse.

D'abord, je pense que le Québec a beaucoup à montrer de son expertise. Je le répète souvent, mais, quand on prend les 60 États et provinces en Amérique du Nord, c'est le Québec qui émet le moins de GES par habitant. Donc, on est premiers sur 60, donc premiers devant tous les États américains, devant toutes les provinces. Et, bien, la raison, c'est surtout l'hydroélectricité.      Évidemment, je vais rappeler l'entente qu'on a conclue avec New York, après le Massachusetts. Puis je pense que ce sera l'occasion aussi de voir éventuellement des partenariats qu'on pourrait établir, entre autres autour du transport électrique, que ce soient des autobus, que ce soit train, tramway. Évidemment, là, on a le siège social, maintenant, d'Alstom, qui est au Québec. On a des compagnies comme Lion. Et, bien, vous le savez, un de nos objectifs, c'est d'avoir toute la filière batterie au Québec, du lithium jusqu'à la batterie finale, donc, de ce côté-là, des opportunités.

On va parler aussi d'hydrogène vert. C'est un sujet important que j'ai commencé à discuter, entre autres, avec Sophie Brochu. Donc, c'est possible d'envisager de faire de l'hydrogène qui respecte les normes environnementales, donc avec soit de l'éolien ou de l'électricité. Donc, beaucoup, beaucoup de belles opportunités, là, de parler de comment on lutte contre les changements climatiques.

Mme Lévesque (Fanny) : M. Legault, hier, à la période de questions... Aujourd'hui, là, vous avez vu les réactions qui ont été provoquées depuis hier. Est-ce que vous jugez que c'était encore la bonne chose à faire de répondre à Dominique Anglade qui vous questionne sur le Principe de Joyce le jour de l'anniversaire du décès de Mme Echaquan et d'attaquer le député Kelley? Est-ce que vous trouvez que c'était encore la bonne chose à faire?

M. Legault : Bon, d'abord, il faut regarder le contexte. J'ai eu des questions de Gabriel Nadeau-Dubois, ensuite de Mme Anglade, le même angle. Les deux essayaient de faire le lien entre ce qui est arrivé à Mme Echaquan, qui est triste, qui est inacceptable, que tous les Québécois ont détesté voir puis ne veulent plus jamais voir arriver, donc, de faire le lien entre le fait qu'on ne reconnaît pas qu'il y a un système raciste.

Et puis, bien, écoutez, moi, j'avais pris connaissance, juste avant la période de questions, de la vidéo qui, vraiment, là... Puis j'ai écouté tantôt le point de presse de Mme Anglade, qui a patiné, mais qui n'a pas rabroué, qui n'a pas demandé d'excuses à Greg Kelley. Écoutez, quand vous écoutez sa vidéo, il a fait le lien entre la mort de Joyce Echaquan, le projet de loi n° 21, qui interdit les signes religieux pour les personnes en autorité, et le projet de loi n° 96, qui vient renforcer la langue française au Québec. Je veux dire, c'est odieux, là. Puis, comme premier ministre du Québec, je ne pouvais pas laisser passer ça.

Maintenant, comme je l'ai dit et à Gabriel Nadeau-Dubois et à Mme Anglade, on accepte le Principe de Joyce, sauf pour le bout «racisme systémique». Pourquoi? Parce qu'au Québec il y a une partie des Québécois qui disent... qui dit qu'il y a du racisme systémique, puis il y a une partie des Québécois qui dit : Il n'y en a pas, de racisme systémique. Mais tous les Québécois disent : Il y a du racisme.

Donc, au lieu d'essayer de diviser puis de faire de la petite politique, comme le font les libéraux puis Québec solidaire, c'est le temps de rassembler tous les Québécois puis dire : On n'en veut plus, de racisme au Québec, puis on n'en veut plus, d'événements comme ça avec les autochtones, puis tous les autochtones. Que ça soit dans le réseau de la santé ou dans peu importe les services qui sont offerts, il ne devrait pas y avoir de discrimination.

M. Lacroix (Louis) : Est-ce que c'était la bonne tribune, M. Legault, pour faire ce commentaire-là, au moment où on est en train d'essayer, justement, de se recueillir sur le décès de Joyce Echaquan? C'était l'anniversaire de son décès hier.

M. Legault : Bien, je l'ai fait avec vous en miniscrum, ici, en disant : C'est le premier anniversaire. Je l'ai fait aussi avec la question de Gabriel Nadeau-Dubois. J'ai répondu à Mme Anglade que, oui, on était d'accord avec les principes. Mais je ne pouvais pas, comme premier ministre du Québec, laisser insulter les Québécois. Parce que ce que Greg Kelley a fait, c'est d'insulter les Québécois.

Mme Prince (Véronique) : M. Legault, est-ce que vous ne pensez pas que tous les parlementaires doivent s'élever au-dessus de ça? Hier, est-ce que c'était chic de voir ça...

M. Legault : Bien, écoutez, que et Gabriel Nadeau-Dubois et Dominique Anglade laissent entendre que, si je n'accepte pas qu'il y a du racisme systémique, bien, que je ne pourrai pas régler le problème de ce qu'on a vu, et puis que ce qui n'est pas toléré puis pas acceptable doit être dénoncé avec Mme Echaquan... moi, je pense que, s'il y a quelqu'un qui a instrumentalisé l'anniversaire de Mme Echaquan, c'est Gabriel Nadeau-Dubois et Dominique Anglade.

Journaliste : …donc, vous ne regrettez pas du tout votre intervention.

M. Legault : Bien, écoutez, moi, je pense que… vous l'avez vu avec la campagne fédérale, je n'accepterai jamais qu'on attaque les Québécois. Je n'accepterai jamais qu'on fasse un amalgame entre le décès de Mme Echaquan, puis l'appui des Québécois à la loi n° 21 puis au projet de loi n° 96. Je n'accepterai jamais ça.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : ...que Mme Anglade et M. Nadeau-Dubois ont juste relayé les préoccupations des leaders autochtones, qui l'ont dit toute la journée hier qu'ils voulaient que vous le reconnaissiez, le racisme systémique?

M. Legault : Oui, mais, écoutez, il y a une grande partie des Québécois qui disent : Il n'y en a pas, de système raciste au Québec. Il y a des personnes racistes, mais ce n'est pas vrai que le réseau de l'éducation, le réseau de la santé sont avec un système raciste. Moi, je pense qu'il n'y en a pas. Il y a des Québécois qui pensent qu'il y en a. Il faut se respecter, les deux, mais il faut travailler ensemble à lutter contre le racisme. Quand Gabriel Nadeau-Dubois puis Dominique Anglade laissent entendre, dans leurs questions, que si je ne reconnais pas le racisme systémique, je suis raciste, bien là, c'est eux autres, là, qui font de la petite politique.

M. Laforest (Alain) : …c'était la bonne chose à faire, hier, ce que vous avez fait, là, utiliser la vidéo de Greg Kelley pour détourner le débat sur le Principe de Joyce?

M. Legault : Bien, écoutez, je ne sais pas si vous, vous l'aviez depuis longtemps, moi, j'ai vu la vidéo hier matin. Je pense que, dès que je l'ai eue, je me devais de la dénoncer. Et, quand j'ai vu ce même Greg Kelley se lever en Chambre puis essayer de nous faire la leçon après ce qu'il a dit dans la vidéo, puis que je vois ce matin Dominique Anglade qui est incapable de dire que ça n'a pas de bon sens ce que Greg Kelley a dit, que c'est insultant pour les Québécois ce que Greg Kelley a dit, puis ce n'est pas vrai qu'on va faire le lien, au Québec, entre la lutte contre des événements comme il s'est passé avec le décès de Joyce Echaquan, puis la loi n° 21, puis la loi n° 96, qui, selon Greg Kelley, selon le député libéral, enlèveraient des droits aux Québécois. Ce n'est pas rien, là, c'est grave, l'accusation.

M. Bossé (Olivier) : M. Legault, à Glasgow, allez-vous leur parler du troisième lien?

M. Legault : Écoutez, il y a plein de routes au Québec, hein, qu'on doit continuer d'entretenir et de développer. Il y a un problème de congestion entre Québec et Lévis, et on a deux ponts qui sont un à côté de l'autre puis qui sont congestionnés. Et nous, on pense que le moins pire projet, c'est un tunnel avec du transport collectif qui est de centre-ville à centre-ville. On ne veut pas un pont qui passerait par l'île d'Orléans puis qui défigurerait l'île d'Orléans. Donc, c'est beau, dire : Ah! vous faites un lien au lieu… On met 55 milliards dans le transport collectif, est-ce qu'on peut quand même avoir des routes? Parce que dans Chaudière-Appalaches il y a des gens qui utilisent encore l'automobile, on espère que ça sera le plus rapidement possible des automobiles électriques, mais qui ont besoin de circuler à Québec. Puis actuellement, il y a un problème, puis il n'y a personne qui propose de meilleures solutions que la nôtre.

Le Modérateur : On passe à l'anglais.

Mme Senay (Cathy) : Do you think, Mr. Legault, defending Quebeckers may become like… your mission may make you lose sight of what's important? What happened at question period yesterday, some people are saying you were not up to the job as Premier of Québec.

M. Legault : OK. But, as you know, since I'm in politic, my top priority is about education, about economy. But I'm a nationalist. I will never accept, never, either from Justin Trudeau or from Greg Kelley, that we put together the Bill 21, the Bill 96 and racism and some… I don't know the word, but what happened to Joyce Echaquan, which is unacceptable. But they are trying to put all that together, and put the Quebeckers, and like in the English debate, try to say that we are racist because of Bill 21 and Bill 96 and that's in fact why this happened to Joyce Echaquan. Come on, I will never accept that some people like Greg Kelley say things like that, it's an insult to Quebeckers.

Mme Fletcher (Raquel) : But Premier, even the Quebeckers that you say are insulted and that you are defending watched question period yesterday and did not like the spectacle of the Premier of the province resorting to partisan attacks against the Opposition on this day of commemoration of Joyce Echaquan. Do you understand that? Can you see why they would want you to apologize for that?

M. Legault : OK. But I'm not the one who tried to put together the death of Joyce Echaquan and the Bill 21, the Bill 96, and the fact that we don't recognize that there is a system of racism in our networks in Québec. It has nothing, nothing to do, nothing to do. We have to be altogether fighting against racism.

But please stop this battle dividing Quebeckers between the ones saying that there is systemic racism and the ones saying that there is no systemic racism. All Quebeckers agree that there is some racism and that we have to fight against that. And I will never accept that Greg Kelley, Dominique Anglade or Gabriel Nadeau-Dubois try to put all that together.

Mme Greig (Kelly) : But to put that aside, I mean, whatever Greg Kelley did, to do it yesterday specifically, to bring that up yesterday when it's the one-year anniversary, do you understand why people are upset by that?

M. Legault : You understood the two questions by Gabriel Nadeau-Dubois and by Dominique Anglade, the question was : If you don't recognize that there is systemic racism in Québec, you're a part of the problem. That's small politic, that's a way to use this day, that was a sad day, and try to win some points. They are the ones who started asking questions about systemic racism knowing very well my position. But anyway, instead of talking about how do we fight to make sure that what happened to Joyce Echaquan never happens again, they were asking questions about systemic racism to try to win points.

Le Modérateur : C'est ce qui met fin à cette mêlée de presse.

M. Legault : Merci, tout le monde.

Le Modérateur : Merci, M. le premier ministre.

(Fin à 10 h 1)

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