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Point de presse de Mme Claire Samson, députée d’Iberville

Version finale

Le jeudi 23 septembre 2021, 9 h

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Neuf heures trois minutes)

Mme Samson : Merci d'être là. Alors, on vous voit ce matin pour vous annoncer que je déposerai, ce matin, au salon bleu, une pétition signée par 118 624 pétitionnaires. Vous comprendrez qu'il est évident que, si j'avais vendu autant de cartes de membre, le parti ne m'aurait pas expulsée. Mais la pétition, en fait, demande, réclame que le gouvernement retire immédiatement l'idée d'un passeport vaccinal obligatoire et qu'il permette aux gens d'assister et d'aller où ils le veulent. Alors, ce sera déposé ce matin. Est-ce que vous avez des questions?

M. Lacroix (Louis) : Est-ce que vous avez pris connaissance, avez-vous revu des informations relativement au projet de loi qui va être déposé à 10 heures, ce matin, et qui va interdire la présence de manifestants antivax?

Mme Samson : J'ai reçu, hier soir, de M. Simon Jolin-Barrette l'ébauche du projet de loi. On va voir qu'est-ce qui en diffère aujourd'hui, là, on va le lire attentivement. Ce matin, ils nous ont également envoyé une procédure pour opérer et procéder à l'adoption du projet de loi aujourd'hui. Moi, je trouve que c'est une méthode un peu bulldozer, là. Écoutez, là, c'est un projet de loi qui a l'intention de limiter la liberté d'expression de certains citoyens. Ce n'est pas une petite affaire, là. Et moi, je pense qu'on a besoin du temps, là. Moi, 1 min 27 s, là, je n'ai pas le temps de poser mes questions, avoir mes réponses et déposer mes amendements. Alors, ça, c'est moins évident, là. Je leur ai donné mon consentement hier pour qu'ils déposent le projet de loi, je demande juste de bonne foi qu'on puisse en discuter dans un délai raisonnable.

M. Lacroix (Louis) : Donc, vous allez vous opposer à ce que ce soit fait de façon…

Mme Samson : Bien là, on va voir les discussions qu'on va avoir entre maintenant puis 10 heures sur la procédure qui sera adoptée pour étudier le projet de loi puis on verra ce que ça donne, là.

M. Larin (Vincent) : Mme Samson, de ce qu'on comprend, le projet de loi cible précisément à interdire les manifestations antimesures santaires, antivaccins proches des écoles. Hier, vous avez dit à... que vous vous opposeriez à toute mesure qui ciblait des idéologies en particulier. Vous m'avez parlé, entre autres, de «cherry picking». Est-ce que vous n'avez pas l'impression que c'est ça que le gouvernement a fait avec l'ébauche de projet de loi qu'il vous a envoyé?

Mme Samson : Bien, je ne connais pas les intentions du gouvernement, mais est-ce qu'on va avoir un projet de loi spécial à toutes les semaines pour cibler un groupe de manifestants? Et en plus, là, il n'y a pas de délai à ce projet de loi là. Il va durer tant et aussi longtemps que les mesures... oui, l'urgence sanitaire va perdurer, ce qui est une durée qui est inconnue pour tous, là. Seuls eux savent quand ils ont l'intention de lever les mesures sanitaires.

Alors, moi, un des premiers amendements que je proposerais, c'est que la loi spéciale ait une chute et qu'après telle date on doive recommencer la procédure.

Mme Côté (Claudie) : Quel serait un délai acceptable?

Mme Samson : Bien, il faut se donner un mois.

Mme Côté (Claudie) : Donc... un mois, on interdit les manifestations, mais pas plus que ça.

M. Larin (Vincent) : C'est une condition à votre appui?

Mme Samson : Bien, c'est une condition... On va voir ce qu'on va réussir à négocier comme amendement, mais, si, dans la procédure, on me donne 1 min 27 s pour l'ensemble des indépendants, je n'arriverai pas au bout de mes...

Journaliste : Est-ce qu'il y en a d'autres, conditions, pour vous, Mme Samson? Est-ce qu'il y a des aspects, par exemple, là, qui sont non négociables, qui ne doivent absolument pas être dans le projet de loi pour que vous puissiez l'appuyer?

Mme Samson : Je n'ai pas compris.

Journaliste : Je m'excuse, je ne parle pas fort. Est-ce qu'il y a des aspects, selon vous, qui sont non négociables? Tu sais, est-ce que vous avez des conditions, là, que le gouvernement doit absolument respecter pour que vous puissiez appuyer le projet de loi?

Mme Samson : Un délai d'application de la loi, première des choses. Deuxièmement, la loi fait référence au fait que les gens qui manifestent doivent obéir aux recommandations de la Santé publique. Or, les recommandations de la Santé publique ne sont pas publiques, ce sont les décisions du gouvernement qui sont publiques. Alors, ce qu'ils veulent, dans les faits, c'est que les gens obéissent aux décisions du gouvernement, donc il faut changer ça, à moins que le gouvernement s'engage à rendre publiques toutes les recommandations de la Santé publique, dorénavant, ce qui n'est pas le cas à l'heure actuelle.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : Est-ce qu'il y en a d'autres?

Mme Samson : Ah! j'en ai plein d'autres. Non, mais là vous écouterez à 10 heures, là, ou si on est ici toute la fin de semaine. Je ne le sais pas, là.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : ...pas le temps de toutes les nommer en 1 min 27 s. C'est pour ça que ce serait intéressant de vous entendre.

Mme Samson : Non, je n'aurai pas le temps de les nommer dans le 1 min 27 s, mais j'ai bien l'intention de jouer mon rôle de bonne foi. Et ce n'est pas simple, là, ce qu'on fait aujourd'hui, là. C'est grave, dans le système démocratique. Et j'ai bien l'intention que le gouvernement nous permette de jouer notre rôle de législateur adéquatement. Je comprends que la CAQ, ils s'en foutent, eux autres, là, leurs députés ne l'ont pas, la liberté d'expression.

M. Bergeron (Patrice) : ...équitable, de toute façon, que vous ayez 1 min 27 s puisque vous êtes une sur 125? Vous ne représentez pas un gros groupe parlementaire.

Mme Samson : Bien, ce n'est pas assez, 1 min 27 s, à mon avis, là. Je n'ai pas réussi, en deux minutes, à vous ratatiner ça, là, pour vous autres, là.

M. Lacroix (Louis) : Juste pour comprendre un peu, dans la mécanique, comment ça va se passer, là, il y a des étapes dans la présentation d'un... l'adoption d'un projet de loi, il y a cinq étapes. La première, c'est le dépôt. Est-ce que...

Mme Samson : Ça, j'ai donné mon consentement.

M. Lacroix (Louis) : Ça, le consentement est donné.

Mme Samson : Oui.

M. Lacroix (Louis) : Et c'est à partir d'où que vous allez dire, par exemple : Mais là, moi, je ne suis plus d'accord? À quelle étape?

Mme Samson : Aux étapes subséquentes, où on nous accorde, pour l'ensemble des indépendants, 1 min 27 s pour poser nos questions et donner nos amendements.

M. Lacroix (Louis) : Donc, c'est là que vous allez émettre votre réserve...

Mme Samson : Bien, à moins qu'on s'entende avant 10 heures, là.

M. Lacroix (Louis) : Avant 10 heures. Puis là il reste 50 minutes...

Mme Samson : C'est ça.

M. Lacroix (Louis) : Puis vous êtes ici, là. Ça fait que...

Mme Samson : Oui, mais mon bureau n'est pas très loin, là. Il y a encore des ascenseurs qui marchent, là.

M. Larin (Vincent) : Moi, j'aurais une question pour M. Duhaime. Moi, j'aimerais savoir : D'interdire les manifestations antimesures sanitaires, antivaccin, est-ce que vous considérez que c'est cibler un groupe précis?

M. Duhaime (Éric) : Oui. Bien, d'abord, il y a un article, l'article 10 de la charte québécoise des droits et libertés de la personne, qui dit qu'on ne peut pas discriminer sur la base de croyances politiques. Ce qu'on veut savoir aujourd'hui, c'est : Qu'est-ce que le gouvernement entend faire? Est-ce qu'il entend violer la charte des droits et libertés du Québec? Parce que... ou...

Il y a une autre question aussi qui se pose. Est-ce que, par exemple, quelqu'un qui va devant une école, et c'est marqué «Votez pour la CAQ», ça, c'est acceptable? Ou avec une affiche «Votez CAQ», ça, c'est acceptable? Puis, si c'est marqué «Dehors, la CAQ», ça, ce n'est pas acceptable? Vous savez, c'est...

Je comprends, là, l'intention. On est tous d'accord qu'il faut que les écoles et les hôpitaux soient des sanctuaires. Puis moi, je suis d'accord, pas juste pour un type de manifestant. Moi, je pense que c'est des lieux sacrés. On ne devrait pas faire de la politique devant les écoles et devant les hôpitaux. Je pense que, là-dessus, on est probablement ceux qui sont les plus d'accord des cinq partis, là.

Mais, cela étant dit, là on est en train de faire quelque chose qui va possiblement à l'encontre de notre propre charte. Et il va falloir que le gouvernement nous explique pourquoi avoir une affiche en faveur de François Legault, c'est acceptable, puis dire «Dehors, Legault», ça ne l'est pas, là. Il y a des questions de droit fondamental, de droits et libertés. C'est quand même sacré dans une société, là, la liberté d'expression puis le droit de manifester. Il faut que ça s'applique à tout le monde. On va voir qu'est-ce que le gouvernement répond à ça parce que, pour l'instant, on n'a pas encore eu de réponse, on n'a même pas eu de débat au moment où on se parle.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : ...d'avoir bien compris votre raisonnement. Pour que ce soit des sanctuaires, par exemple, vous, vous seriez à l'aise avec l'idée qu'on interdise toute manifestation autour des écoles, autour des hôpitaux, y compris les fameux sit-in, là, par exemple?

M. Duhaime (Éric) : Pendant un mois, parce qu'il y a une crise, il y a une urgence sanitaire, ça pourrait effectivement être acceptable.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : Donc, une infirmière qui veut dénoncer ses conditions à l'hôpital ne pourrait pas...

M. Duhaime (Éric) : Écoutez, s'il y a une urgence... D'abord, ils disent qu'il faut que les gens, là... On dit qu'il y a de l'intimidation. Tu sais, encore là, ça veut dire quoi, de l'intimidation? Est-ce que des gens qui sont assis puis qu'il faut passer une ligne de piquetage, est-ce que c'est de l'intimidation ou pas? Ça aussi, c'est une question qu'on voudrait poser au gouvernement. Tu sais, il y a des termes là-dedans qui sont utilisés, mais malheureusement on n'a pas la définition puis les portées de ce qui est proposé. C'est pour ça que Mme Samson va poser plusieurs questions puis qu'on aimerait ça, avoir plus qu'une minute.

Vous voyez, juste les questions que je viens de poser là, là, un, ça ne se pose pas en 1 min 25 s puis, deux, ça ne se répond pas en 1 min 25 s non plus.

M. Lacroix (Louis) : Donc, si vous avez plus de temps... Combien de temps ça vous prendrait pour être capable de faire valoir vos points de vue?

M. Duhaime (Éric) : Bien, écoutez, je pense qu'on peut prendre la journée. Il n'y a pas de… C'est sûr, Mme Samson est seule, là. J'ai compris que les trois autres partis ont signé un chèque en blanc au gouvernement avant même d'avoir lu le projet de loi, ça fait que je comprends qu'eux n'ont pas beaucoup de questions. Mais, cela étant dit, au moins, qu'on nous donne du temps, qu'on nous donne une heure pour que Mme Samson puisse poser ses questions, qu'on nous donne…

M. Lacroix (Louis) : Une heure?

M. Duhaime (Éric) : Non, mais par exemple, là, je donne un exemple, mais, au moins, qu'on passe au travers chacun des articles. Parce que, là, la façon dont c'est fait, c'est qu'on pourrait après... si on est juste rendu au troisième article, on n'aura même plus de débat sur les autres articles. Tu sais, il y a quelque chose là-dedans qui est un peu aberrant, là. Puis c'est quand même une loi qui est importante, là. Ce n'est pas une loi, là, juste pour changer la couleur des murs, là.

M. Lacroix (Louis) : Je comprends, mais c'est parce que, tu sais, Mme Samson dit : 1 min 27 s, ce n'est pas assez. Parfait. Là, vous dites une heure. C'est ça que vous auriez besoin?

M. Duhaime (Éric) : Bien, par exemple. Pour Mme Samson, oui. Mais là c'est parce que, si les autres députés… Mais je ne pense pas que les autres députés vont prendre du temps, de toute façon. Puis on s'entend que les députés de la CAQ, je ne pense pas qu'ils vont non plus s'obstiner longtemps, là.

M. Lacroix (Louis) : Donc, si on prenait une heure pour faire valoir vos points de vue…

M. Duhaime (Éric) : Ce serait bon.

M. Lacroix (Louis) : …ça, vous seriez satisfait avec ça.

M. Duhaime (Éric) : Si Mme Samson avait une heure.

M. Lacroix (Louis) : Et, par la suite, il arrive quoi? Mettons qu'ils vous disent non à chaque fois que vous arrivez avec une idée ou avec…

M. Duhaime (Éric) : Bien là, à ce moment-là, on jugera, dépendamment si c'est de bonne foi ou non, là, comment ils vont négocier ça. Mais nous, on est tout à fait ouverts au dialogue, là. C'est pour ça qu'on a donné notre consentement pour que le projet de loi puisse être débattu. Nous, on veut des débats démocratiques.

On vient déposer aujourd'hui une pétition de 120 000 signataires, une des cinq plus importantes dans l'histoire du site de l'Assemblée nationale. On dépose ça aujourd'hui sur un sujet extraordinairement important sur lequel il n'y a eu aucun débat à l'Assemblée nationale. Nous, on veut le retour de la démocratie au Québec. Ça fait 18 mois que c'est sur pause. On pense que le minimum, ce serait, au moins, que Mme Samson ait une heure pour poser ses questions puis avoir des réponses à ses questions.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : Mais est-ce que tous les autres députés indépendants devraient avoir aussi plus de temps?

M. Duhaime (Éric) : Bien là, c'est à eux que ça appartient, là. Vous leur demanderez à eux, là. Ce n'est pas moi qui va répondre en leur nom.

M. Larin (Vincent) : …il y a urgence de protéger les enfants?

M. Duhaime (Éric) : Oui, il y a une urgence de protéger les enfants. Il y a toujours eu une urgence de protéger les enfants. Je veux dire, c'est important que ces lieux-là... je vous l'ai dit tout à l'heure, moi, je pense que c'est une espèce de sanctuaire d'une société.

Cela étant dit, je suis tout à fait d'accord avec le droit de manifester. Moi-même, j'ai manifesté souvent dans ma vie puis je considère que c'est important en démocratie. Mais devant des écoles puis devant des hôpitaux, bloquer des patients puis des étudiants, ce n'est pas l'idée du siècle. Puis je n'ai pas attendu que la CAQ dépose un projet de loi. Mais moi, il y a deux semaines, j'ai été le premier à sortir pour dire que c'était une très mauvaise idée, que c'était contre-productif, que les manifestants devraient venir ici, devant l'Assemblée nationale, ou aller devant les bureaux de député parce que c'est eux qui prennent les décisions, ce n'est pas les infirmières, ce n'est pas les enfants, ce n'est pas les patients. Et donc, ça, là-dessus, il n'y a aucun doute possible.

M. Robitaille (Antoine) : Est-ce qu'il y a de vos militants dans ces manifestations-là aux abords des écoles?

M. Duhaime (Éric) : Écoutez, honnêtement, je ne pense pas. Mais vous leur demanderez, je ne sais pas. Honnêtement, je ne pense pas, mais ce n'est pas impossible, là. Il peut y avoir du monde de toutes les couleurs politiques, là. Je ne pense que c'est…

M. Lacroix (Louis) : Mais, comme chef politique d'une formation qui se veut nationale, est-ce que vous n'avez pas le devoir de demander à ces gens-là… Parce qu'il y a plusieurs de vos militants là-dedans, là. Je vous voyais hier, on était en scrum en avant, puis il y en avait un, un antivax, en avant, là, puis il vous a salué en disant : M. Duhaime puis… Est-ce que vous n'avez pas le devoir de demander à ces gens-là de ne plus faire ça?

M. Duhaime (Éric) : Bien, je l'ai fait avant même que le gouvernement s'intéresse à la question, il y a deux semaines. Vous pourrez aller voir sur ma page Facebook. Ça fait longtemps que je dis que ce n'est pas une bonne idée de venir ici ou ailleurs… ou...

Mme Côté (Claudie) : Mais vous continuez de le faire, M. Duhaime, vous continuez de le faire…

M. Duhaime (Éric) : Oui, mais c'est justement, c'est la preuve que ce n'est pas des gens qui m'écoutent. Je réponds à la question de M. Lacroix, là. C'est la preuve que…

Moi, là, je pense qu'en politique on est là pour rassembler les gens. Et moi, ce que je n'aime pas, d'ailleurs, même du projet de loi de François Legault, actuellement, c'est que c'est pour diviser la population, puis c'est ça que je n'aime pas. Il cible des gens, des adversaires politiques précis dans son projet de loi.

Cette loi-là, d'ailleurs, dans un monde idéal, là, on ne ferait pas ça dans une période de crise où tout le monde est à vif, là. On ferait ça à tête reposée. On s'élèverait un peu au-dessus de la partisanerie parce que c'est des questions trop fondamentales.

M. Robitaille (Antoine) : Il pourrait faire un décret, il pourrait adopter un décret, s'il y a l'état d'urgence sanitaire. Pourquoi il procède par projet de loi, selon vous?

M. Duhaime (Éric) : Ce que j'ai compris, c'est qu'il a été pris de court par le Parti libéral, par la députée Marwah Rizqy, qui a déposé… qui est arrivée avec un projet de loi, et là la CAQ, ça avait l'air fou un peu, donc ils ont décidé en catastrophe d'essayer de faire un projet de loi. D'ailleurs, M. Legault a annoncé ça, et le projet de loi n'était toujours pas disponible hier, en fin de journée. On l'a reçu très tard en soirée. Donc, on comprend qu'ils ont été pris de court par le Parti libéral.

Et vous avez raison : non seulement ils auraient pu adopter un décret, comme ils font depuis 18 mois, mais même les contraventions… Parce qu'ultimement pourquoi on fait ça? Pour donner des contraventions aux manifestants. Ils pourraient, au moment où on se parle, donner des contraventions à ces manifestants-là. J'ai regardé les images qu'on a vues à la télé, on ne voit personne qui porte un masque.

Moi, au mois de février dernier, j'étais ici, devant l'Assemblée nationale, avec 20 000 manifestants, avec Isaac Pépin, un étudiant du séminaire Saint-François. On réclamait le retour des sports étudiants. Les manifestants qui n'avaient pas de masque se sont fait donner des contraventions de 1 500 $ par les policiers. Je le sais, je l'ai vu de mes yeux vu.

Donc, ces gens-là, là, c'est déjà possible de faire ça. Ils auraient pu donner déjà des contraventions aux manifestants qui sont là. Pourquoi ils ne l'ont pas fait? Pourquoi ils utilisent une loi? Pourquoi ils…

M. Lacroix (Louis) : Bien, parce qu'ils donnent des contraventions puis ils ne les paient pas.

M. Duhaime (Éric) : Bien, c'est parce que le projet de loi, l'objectif du projet de loi, c'est de pouvoir permettre de donner des contraventions.

M. Robitaille (Antoine) : Oui, mais Mme Guilbault a dit que ça irait plus loin que des contraventions.

M. Duhaime (Éric) : Bien, en tout cas, ce n'est pas écrit dans son projet de loi.

M. Bossé (Olivier) : M. Duhaime, d'interdire toute manifestation pendant un mois autour des écoles, vous êtes plutôt…

M. Duhaime (Éric) : Ça, ça serait un consensus, je pense, qui serait acceptable pour tout le monde.

Mme Lajoie (Geneviève) : Mais pourquoi un mois?

M. Duhaime (Éric) : Bien, parce que la Loi de la santé publique dit que ça doit être renouvelé à tous les 30 jours puis repasser devant l'Assemblée nationale, là. C'est déjà un des articles de la Loi de la santé publique sur l'état d'urgence sanitaire. Je pense qu'on pourrait appliquer le même principe pour les manifestations de ce type-là.

M. Pilon-Larose (Hugo) : Mais donc vous voulez empêcher les infirmières qui seront en congé sans solde forcé au 15 octobre de pouvoir manifester devant les hôpitaux?

M. Duhaime (Éric) : Bien, Hugo, je pense que, si les infirmières veulent manifester le 15 octobre, elles ne devraient pas faire ça devant les hôpitaux, elles devraient aller devant… Puis je les encourage. En passant, là, je suis d'accord avec elles, là. Un test négatif devrait être suffisant pour pouvoir continuer leur travail le 15 octobre. Cela étant dit, je pense qu'elles devraient aller manifester devant les bureaux de député de leurs circonscriptions, ça serait plus utile, ça serait oeuvre plus utile.

M. Pilon-Larose (Hugo) : Une question, M. Duhaime. Vous, vous êtes pour la vaccination des enfants?

M. Duhaime (Éric) : La vaccination des enfants, si je suis pour la vaccination des enfants? Écoutez, là, présentement, ce n'est pas encore autorisé, la vaccination des moins de 11 ans. L'OMS recommande même d'envoyer ces doses-là pour les gens plus vulnérables dans les pays…

M. Pilon-Larose (Hugo) : Mais là il y a des jeunes au secondaire. Vous êtes pour la vaccination des jeunes qui peuvent être vaccinés?

M. Duhaime (Éric) : Moi, écoutez, là, d'abord, c'est le choix des parents. Ultimement, je pense que c'est aux…

M. Pilon-Larose (Hugo) : C'est quoi, votre position?

M. Duhaime (Éric) : Bien, moi, ma position, ça a toujours été la même. Moi, je suis un politicien, je ne suis pas un médecin. Moi, je pense que les gens qui veulent se faire vacciner ou qui veulent faire vacciner leurs enfants devraient consulter leur médecin, pas un politicien. J'ai toujours eu la même position, puis je ne la changerai pas aujourd'hui.

Mme Côté (Claudie) : …les faire vacciner, là, c'est…

M. Duhaime (Éric) : Pardon?

Mme Côté (Claudie) : Il y a quand même un consensus, là, médical sur le fait que la vaccination chez les 12-17 ans est efficace. Vous, alors que les médecins ont un consensus sur la vaccination, vous, votre position, c'est quoi?

M. Duhaime (Éric) : Je ne suis pas un scientifique, là. Ces positions-là, vous le savez comme moi, elles évoluent. J'ai vu… Moi, j'ai fait une myocardite quand j'avais six ans. J'ai vu que les garçons, les jeunes garçons sont particulièrement vulnérables pour les myocardites à la suite de vaccinations. Il y a des études, présentement, qui sont en cours. Moi-même, j'ai été consulter mon médecin pour savoir si, en vieillissant, ça va... encore des conséquences puis des impacts, et c'est pour ça que je me suis fait vacciner, parce qu'il m'a recommandé, justement. Il m'a dit que les risques étaient moindres que le risque de la COVID.

Mais je pense que c'est des décisions personnelles, individuelles, puis il faut consulter des experts en santé. Puis ce n'est pas juste moi qui le dis. Si vous regardez… Allez sur le site de Pfizer, puis c'est écrit en toutes lettres : «Consultez un expert en santé.» «Expert en santé», là, ce n'est pas François Legault, ce n'est pas François…

Mme Côté (Claudie) : …ce n'est pas un expert en santé.

M. Duhaime (Éric) : Oui, mais ce n'est pas une consultation personnelle, là. Tout le monde a ses antécédents médicaux.

M. Pilon-Larose (Hugo) : …donc j'essaie juste de compléter votre pensée parce que j'ai l'impression que vous prenez des détours. À vos militants, est-ce que vous leur dites : Dans le doute, allez consulter votre médecin?

M. Duhaime (Éric) : Oui.

M. Pilon-Larose (Hugo) : Et, si le médecin vous recommande de vous faire vacciner, je vous en prie, faites-le?

M. Duhaime (Éric) : Bien oui, je pense que vous devriez y aller. Mais c'est… Mais, en même temps, ultimement, c'est quand même… On se fait injecter quelque chose dans notre corps. Ultimement, c'est un choix personnel aussi. Puis ça, il faut respecter la liberté de choix.

Des voix :

M. Duhaime (Éric) : ...allez-y.

M. Lecavalier (Charles) : Est-ce que vous regrettez d'avoir appuyé les mesures, disons, d'ouverture qu'il y a eu en Alberta avec ce qu'on a vu…

M. Duhaime (Éric) : C'est la même question.

M. Lecavalier (Charles) : Oui, excusez-moi, oui. Est-ce que vous regrettez d'avoir appuyé ça, ce relâchement-là, en Alberta, quand vous voyez ce qui est arrivé, finalement?

M. Duhaime (Éric) : Évidemment, les vagues sont toutes arrivées de façons différentes à différents endroits. Mais je veux juste rappeler, parce que je sais qu'aujourd'hui le gouvernement du Québec puis certaines personnes, là, se pètent les bretelles en disant : Le Québec fait beaucoup mieux, puis regardez comme, en Alberta, c'est un désastre, je veux juste, au moment où on se parle, vous donner le bilan. Au Québec, il y a 11 340 morts, c'est-à-dire qu'on est à 1 336 morts par million de population. En Alberta, ils sont à 2 594, c'est-à-dire 593 morts par millions d'habitants. C'est deux fois et demie moindre que...

M. Lecavalier (Charles) : ...

M. Duhaime (Éric) : Laissez-moi juste...

M. Lecavalier (Charles) : ...de cet été, les relâchements qu'il y a eu cet été et des conséquences que ça a eues.

M. Duhaime (Éric) : Je vais juste finir ma réponse, si vous le permettez. Donc, il y a deux fois et demie moins de décès en Alberta, au moment où on se parle, per capita qu'il y en a au Québec. Vous allez me dire que c'est la première vague, mais la première vague, à ce que je sache, ce qui s'est passé dans les CHSLD puis les résidences pour personnes âgées, on n'a toujours pas fait la lumière, il n'y a toujours pas une enquête publique indépendante, comme on le réclame depuis des mois. On voit des parcelles d'information qui nous viennent du CHSLD Herron qui sont atroces. On ne sait pas il y en a eu combien d'autres comme ça partout à travers le Québec. Et je pense qu'avant de faire la leçon aux autres on devrait regarder dans notre propre cour, là.

Mme Côté (Claudie) : En ce moment, en Alberta, il y a 100 % des chirurgies non urgentes qui sont annulées. On transfère des patients vers d'autres provinces. Le système est complètement à plat. Est-ce que vous continuez d'appuyer et de dire que c'était une bonne idée d'ouvrir...

M. Duhaime (Éric) : D'abord, l'Alberta traverse la crise qu'on a traversée il y a un an et quelques...

Journaliste : ...

M. Duhaime (Éric) : Non, non, non. Mais on a quand même, attendez, on a quand même fait appel à l'armée canadienne pour venir dans nos CHSLD, ce qui n'est pas encore le cas en Alberta, mais ça va probablement arriver dans les prochaines semaines.

Donc, les vagues arrivent à différentes fréquences, de différentes façons. Il n'y a pas de... Puis le bilan...

M. Robitaille (Antoine) : ...Alberta, vous n'êtes pas allé trop vite...

M. Duhaime (Éric) : Mais le bilan... Attendez, là.

M. Robitaille (Antoine) : ...vu que les vagues sont différentes?

M. Duhaime (Éric) : Là, vous associez automatiquement le fait qu'ils ont relâché les règles avec, automatiquement, ça veut dire plus de cas, mais les cas puis les morts, c'est deux choses différentes. On sait que, présentement, oui, c'est vrai que le variant fait en sorte que c'est beaucoup plus contagieux, donc il y a plus de gens qui l'attrapent. Mais il y a deux choses. D'abord, il y a des gens qui sont vaccinés, les plus vulnérables sont vaccinés. On voit que les hospitalisations et les décès ne suivent pas nécessairement la même courbe que ce qu'on a subi au départ au Québec et on voit aussi que c'est les plus jeunes qui sont plus... qui développent leurs anticorps plus facilement. Donc, les bilans, là, l'heure des bilans n'est pas encore arrivée, puis on va voir, même nous autres, ce qui se passe avec la quatrième vague, là, qui est supposée nous frapper.

Mme Lajoie (Geneviève) : Depuis 2016, les gens ne peuvent pas manifester à moins de 50 mètres des terrains où on fait des avortements.

M. Duhaime (Éric) : Oui, ça, c'est vrai.

Mme Lajoie (Geneviève) : Et ça, ça n'a pas été renouvelé à tous les mois, là. C'est depuis 2016. C'est comme ça. On n'a pas le droit, personne n'a le droit de le faire. Je voulais vous entendre là-dessus.

M. Duhaime (Éric) : Bien là, je ne sais pas s'il va y avoir beaucoup de gens qui vont manifester contre les mesures sanitaires quand il n'y en aura plus, mais je pense qu'on peut s'imaginer que ça ne sera pas le cas, là. Même moi, là, je ne vois pas comment je vais m'opposer à un passeport vaccinal le jour où il n'y en aura plus, où on va s'opposer... Étant donné que la Loi de la santé publique prévoit déjà qu'aux 30 jours ça devrait normalement être renouvelé, si on n'avait pas interprété ça avec un… par décret, là, puis qu'on ne pouvait pas renouveler ça à tous les 10 jours, moi, je pense que le 30 jours qui s'applique pour la Loi de la santé publique devrait s'appliquer aussi pour les manifestants. Peut-être des questions en anglais, parce que le temps file.

Journaliste : L'avez-vous, votre passeport vaccinal?

M. Duhaime (Éric) : Bien, j'ai essayé de le télécharger, mais je n'ai pas… j'ai besoin d'un code. Mais, en fait, non, pas encore. Mais je suis double vacciné, mais je n'ai pas téléchargé mon code.

M. Lavallée (Hugo) : Concernant… signature, c'est quoi votre espoir, exactement? Est-ce que vous voulez qu'on rouvre le débat sur le passeport… gouvernement semble…

M. Duhaime (Éric) : Bien, c'est le minimum. On voudrait minimalement avoir un débat sur le passeport vaccinal. Puis là-dessus, là, je veux parler aussi... On utilise souvent l'exemple français pour comparer, hein, puisque c'est là que c'est arrivé, là, le pass sanitaire français. Je veux juste rappeler qu'en France les gens qui présentent un test négatif peuvent fréquenter les restaurants, les bars, les salles de spectacle. Au Québec, c'est vraiment différent, là, il y a eu beaucoup de confusion. Puis juste ça, ne serait-ce que ça, tu sais, comment ça se fait qu'on n'a même pas étudié? C'est le genre de débat qu'il aurait fallu avoir. Pourquoi le gouvernement refuse les tests négatifs, alors qu'à peu près tous les autres endroits qui ont imposé un passeport permettent un test négatif? C'est le genre de chose qu'on a… peut-être qu'ils n'ont même pas voulu mal faire, c'est juste que ça a tombé entre deux craques parce qu'on n'a pas eu, justement, un sain débat démocratique dans cette enceinte.

M. Lavallée (Hugo) : Est-ce que ça prendrait une commission parlementaire pour rouvrir le débat…

M. Duhaime (Éric) : Oui. Il me semble que c'est quelque chose de très important. Ça aurait justifié… Écoutez, comparé aux manifestants, là, puis je ne veux pas diminuer puis je ne veux pas dire que ce n'est pas grave, ce qui s'est passé avec les manifestations, là, mais je veux juste vous rappeler qu'on parle de quelques groupes, quelques écoles. Le passeport vaccinal, là, on parle de 1 point quelques million de citoyens, là, qu'on bloque dans des endroits, là, présentement. Donc, c'est… Puis ça, on n'a eu aucun débat. C'est quand même très, très, très grave. Et, pour nous, ça fait plusieurs mois qu'on réclame ça, puis à voir les signatures qu'on a, c'est assez impressionnant, là.

Il faut que vous sachiez que, quand je vous ai rencontrés ici il y a, quoi, un mois, il y avait 133 000 signataires sur notre pétition sur mon site qu'on a réussi à convertir ça sur le site de l'Assemblée nationale, qui est un endroit qui demande beaucoup plus d'informations de la part des gens qui remplissent la pétition, puis qu'en plus, après ça, tu reçois un courriel, il faut que tu confirmes ta signature, donc c'est un processus beaucoup plus lourd. Qu'on ait réussi à transférer 90 % de ces gens-là sur la pétition de l'Assemblée nationale, là, ça démontre qu'il y a des gens, là, qui souhaitent, effectivement, avoir un débat. Puis ce n'est pas à tous les jours, là. On est un parti qui a eu 1 % des votes aux dernières élections, on a une seule députée sur 125 et on est le parti dans cette législature qui présente la plus importante pétition.

Mme Senay (Cathy) :The special bill that will be tabled this morning, Mr. Duhaime, is similar, will be probably similar to the bill that prevents people from being too close, 50 metres from… like abortion clinics. So, are you against that type of law?

M. Duhaime (Éric) : What we're saying is that, yes, we need to protect kids, yes, we need to protect patients in hospitals, and there shouldn't be anyone who's annoyed or unsafe around schools or hospitals.

That being said, what we don't like in the bill is the fact that they're targeting in a political partisan way certain people from doing certain things. If somebody shows up with a sign saying : “Vote Legault”, he's allowed. If it's written : “Get out, Legault”, he's not. So, it's that kind of thing that we're wondering why do we need to do that.

The second issue is… the main reason why the Government is doing that is to give tickets, $1,500 tickets.

Mme Senay (Cathy) : They can do that already...

M. Duhaime (Éric) : They can already do it as we speak. So, why do we need the bill to do it?

Mme Senay (Cathy) : ...

M. Duhaime (Éric) : Yes, but those people are unmasked. And currently I've been in protests where people unmasked got tickets for $1,500.

Mme Senay (Cathy) : Some people are yelling messages to children.

M. Duhaime (Éric) : Yes, absolutely, it's gross, I completely disagree. I came out against that way before Premier Legault did. I've done that two weeks ago. I told them : Don't do that, it's going to backfire, it's a bad idea. If you want to protest, go in front of the office of your member of Parliament, your member of the National Assembly or here, in front of the National Assembly. But don't do that, don't bug patients and kids in Québec, please.

Mme Senay (Cathy) : ...there is a bill.

M. Duhaime (Éric) : There is a bill, but there needs to be a debate and there are questions we want. We want to know why they are politically targeting people, and we also want to make sure that there is a 30-day-renewal period, because we're not going to be in a state of emergency forever, I hope not. And so, every 30 days, I think we should make sure that we vote again on that specific bill.

Mme Senay (Cathy) : And, Mrs. Samson, you said that you are in favor of this special bill to be tabled. How do you feel? When you'll have to vote, if you want to accelerate the legislative process or not, do you want to accelerate the legislative process on that bill?

Mme Samson : Under certain circumstances, yes. But, as a legislator, it's our responsibility to ask questions and to bonify the law. And I'm taking this very seriously, but I need some time. And I need to ask my questions, I need some answers, and I need to propose some amendments.

Mme Senay (Cathy) : So, you said you feel like it's a bulldozer process.

Mme Samson : It's a bulldozing process, yes, which I will not accept.

Mme Senay (Cathy) : So, you're prepared to stay here today, tomorrow, Saturday, until it is adopted?

Mme Samson : It will take the time it will take. It's our responsibility.

Mme Senay (Cathy) : You can remove the mask, if you want.

Mme Samson : It's our responsibility to study the project and to make sure that it's good for the citizens of Québec. And I'm willing to do that, no matter how long it takes.

Journaliste : So, what are you looking for specifically? You know, you said you want to look at things, you want to question things. What...

Mme Samson : Well, first, I will want some answers to my questions, and then I'll be able to make some amendments and… I'm in good faith here and I'm very willing to be reasonable. We understand the intention is to protect the most vulnerable, I agree with that, but, at the same time, we have to respect the freedom of the citizens. And I want some perspective from this Government.

Journaliste : What are the questions you have?

Mme Samson : How long will this bill apply? They say : As long as the emergency status is on. Well, we have no idea how long this is going to last. I'm not going to give them a green card forever. So, I want to make sure that in 30 days we go back to this process, if they feel the law should still apply.

Mme Senay (Cathy) : It's too important for you to take that fast track legislative process?

Mme Samson : It's too important…

Mme Senay (Cathy) : It's too important, this special bill is too important to use that fast track legislative process?

Mme Samson : Sure. I mean, I'm willing for a fast track, but it has to be reasonable and allow everybody to be heard.

Journaliste : But you'll vote in favor of it today?

Mme Samson : I already gave my OK for them to put the project on the table. I'm not happy with the protocol that they suggested to fast track it. It's too fast and… So, we'll see what happens between now and 10 :00 o'clock.

Une voix : O.K. Merci beaucoup.

Mme Samson : Thank you very much. Merci.

(Fin à 9 h 32)

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