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Point de presse de M. Joël Arseneau, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de transports, et Mme Véronique Hivon, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’éducation

Version finale

Le jeudi 27 mai 2021, 8 h

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures trois minutes)

M. Arseneau : Alors, bonjour, tout le monde. Je voudrais revenir brièvement sur le débat qu'on a eu hier à l'Assemblée nationale, au salon bleu, sur l'urgence sanitaire. C'est une question qui nous préoccupait puisque, depuis plus d'un an, on est sous le coup de mesures d'urgence qui n'ont jamais été débattues depuis le mois de mars 2020. Et hier, finalement, le débat s'est tenu, à savoir quels seraient les critères objectifs sur lesquels on pourra appuyer une décision de lever l'état d'urgence sanitaire.

On a donc pu obtenir l'aval du gouvernement sur un certain nombre de critères. Nous en avions déposé deux à titre de proposition pour débat. Donc, l'atteinte des cibles de vaccination à deux doses par le gouvernement sera définitivement un élément important, une étape à franchir, également le nombre de cas de COVID-19 dans les hôpitaux, qui sera aussi une mesure objective que l'ensemble des Québécois pourront observer, les analystes et évidemment les parlementaires. Et le gouvernement a suggéré également, dans un amendement, de mettre la Santé publique dans le coup et d'évaluer quelle pourrait être la menace réelle ou appréhendée qui plane avant de décréter la levée de l'état d'urgence sanitaire. De plus, on a également obtenu que les députés de l'Assemblée nationale soient consultés, soient mis dans le coup dans ce processus.

Alors, pour nous, c'était l'idée de pouvoir compléter la démarche qu'a annoncée le gouvernement la semaine dernière dans un plan de déconfinement. Tout plan de déconfinement devait comporter, selon nous, l'étape ultime, celle de la levée des mesures d'urgence sanitaire. Donc, l'engagement du gouvernement est là. Maintenant, nous nous assurerons, bien entendu, d'un suivi étroit de la situation, l'évolution des critères pour revenir à une démocratie normale, qu'on espère, évidemment, dans les plus brefs délais au cours des prochains mois. En attendant, évidemment, comme le gouvernement, comme les autres partis d'opposition, nous continuons d'encourager les Québécois à aller se faire vacciner, à suivre les mesures sanitaires. On n'est pas au bout de cet exercice-là. Nous sommes toujours sous le coup de l'état d'urgence sanitaire puisqu'il faut atteindre ces objectifs-là, mais, au moins, on sait vers où on s'en va.

Je mentionnerai en terminant, avant de laisser la parole à ma collègue députée de Joliette, que, ce matin, nous déposerons une motion demandant au gouvernement formellement de rendre publics l'ensemble des sondages commandés depuis le début de la présente législature. On sait que c'est un gouvernement qui est un gouvernement de communication, qui gouverne de plus en plus par sondages. Les Québécois ont le droit de savoir comment est dépensé l'argent des Québécois, et sur quels motifs, sur quelles bases, sur quels thèmes on a mené l'ensemble des sondages dont la somme dépasse maintenant le million de dollars.

Mme Hivon : Bonjour, tout le monde. Alors, ce matin, nouveau chapitre aussi surréaliste que les précédents dans la triste saga de la ventilation et des protocoles de dépistage des taux de CO2 dans nos écoles. Donc, on est face à une autre preuve d'instrumentalisation de la Santé publique, une autre preuve de mensonge, et de plus, aujourd'hui, une preuve de tentative de camouflage et d'entraînement de la Santé publique dans les mensonges du ministère, du ministre de l'Éducation, tout ça pour tenter de sauver, encore une fois, le soldat Roberge. C'est extrêmement sérieux.

Et là c'est vraiment urgent que nous entendions publiquement les explications à la fois, bien sûr, du ministre de l'Éducation, du sous-ministre de l'Éducation, de Dr Richard Massé, de Dr Arruda et du sous-ministre de la Santé. Il en va vraiment de la confiance de la population à l'égard de tout cet enjeu-là, mais, plus généralement, de la gouvernance en lien avec la pandémie dans nos écoles, dans le milieu de l'éducation, et ça urge.

Par ailleurs, on a vu, ce matin, que le ministère... le ministre de l'Éducation allait finalement doter les écoles du Québec de détecteurs de CO2. Alors, écoutez, je ris un peu parce que ça fait un an qu'on demande ça, et là, on va commencer à installer les détecteurs au moment où, vraisemblablement, on va sortir de la pandémie, où tous les élèves vont avoir eu, on l'espère, leurs deux doses de vaccin.

Donc, évidemment, des détecteurs de CO2 en tout temps, c'est une bonne idée, mais est-ce qu'on se comprend que ça aurait été pas mal plus efficace et opportun de faire ça alors qu'on affrontait la première vague, puis la deuxième vague, puis la troisième vague de la pandémie, avec tous les effets qu'on a vus? Donc, aujourd'hui, évidemment, c'est très, très peu et très, très tard. Et ce qu'on espère maintenant, c'est qu'il y a des vrais gestes qui vont être posés par rapport à toute cette triste saga de la ventilation. Donc, rapidement nous indiquer quel va être le vrai protocole qui va, cette fois, être clairement appuyé par la santé publique, aussi demander une plus grande transparence pour que les données école par école soient rendues publiques et, bien sûr, les mesures correctrices qui s'imposent.

La Modératrice : On va prendre les questions, une question, une sous-question.

Mme Côté (Claudie) : Mme Hivon, en quoi est-ce que la Santé publique a été instrumentalisée dans l'annonce qui est faite ce matin, là, concernant les CO2. Vous avez dit : On instrumentalise la Santé publique pour sauver...

Mme Hivon :  Là, je ne parle pas des détecteurs de CO2, je parle de toute la saga, encore une fois, ce matin, où on apprend que le sous-ministre de l'Éducation est allé jusqu'à demander à la Santé de dire qu'il y avait eu validation, alors qu'on sait très bien que ce n'était pas vrai. Donc, c'est extrêmement grave.

Est-ce qu'ils ont fait ça de leur propre chef ou, comme on peut peut-être le postuler, à la demande du cabinet? Tout ça est très sérieux, parce que non seulement on s'est enlisé dans une succession de mensonges, mais là ce qu'on apprend ce matin, c'est qu'au ministère de l'Éducation on a même voulu que le ministère de la Santé, que la Santé publique appuient ces faits qui n'étaient pas exacts, à savoir qu'il y avait eu validation. Et c'est pour ça que je dis que, là, il y a une tentative d'essayer, donc, de camoufler les erreurs du ministre par rapport à cette validation, et qui n'a jamais eu lieu, et on l'a appris depuis.

M. Bergeron (Patrice) : Est-ce que, d'une part, un cabinet peut demander à un sous-ministre de faire un... de commettre un tel geste? Mais, par ailleurs, est-ce qu'un sous-ministre a le droit, justement, d'essayer de réparer les pots cassés ou de camoufler les gestes du ministre de cette façon-là?

Mme Hivon : Bien, clairement, non, là. Je veux dire, depuis quand on pourrait demander à quelqu'un de dire le contraire de la vérité? Mais je pense que ce qui est très important dans tout ça, c'est d'aller au fond des choses et d'avoir tous les protagonistes de cette triste saga s'expliquer publiquement. Et, s'ils ne le font pas, nous, on va demander qu'ils soient entendus en commission parlementaire. Il en va de la confiance des gens...

M. Bergeron (Patrice) : Quand voudriez-vous qu'ils soient entendus en commission parlementaire? Avant la fin de cette session?

Mme Hivon : Oui, bien sûr, Ça fait que, là, en fait, on leur donneune chance, là. Expliquez-vous. Je veux dire, on va voir comment se développe aujourd'hui ce dossier-là, mais expliquez-vous. Dites-nous...

Journaliste : ...

Mme Hivon : Oui, ça pourrait être un mandat d'initiative ou par motion. Donc, on va déterminer le meilleur moyen d'y arriver.

M. Lavallée (Hugo) : Concernant les étudiants étrangers, on apprend ce matin qu'ils sont de plus en plus nombreux en provenance de l'Inde, là. C'est rendu 29 % plus que les étudiants français, chinois, algériens réunis, essentiellement des étudiants qui se dirigent vers les collèges privés non subventionnés. On sait toutes les allégations dont font l'objet ces collèges-là.  

Êtes-vous étonnés de voir que ce mouvement-là continue malgré le fait qu'on parle de ce dossier-là depuis un an, au moins?

Mme Hivon : Oui, on est très étonnés. C'est très préoccupant, d'autant plus que la ministre avait affirmé qu'elle s'attaquait à cet enjeu-là, qu'il y avait, de toute évidence, de grandes préoccupations, à savoir qu'est-ce qu'on était en train de développer avec cet afflux massif, là, et ces entreprises d'aller courtiser et de recevoir des étudiants, là, de manière massive, avec la prolifération de ce type de collèges, donc, privés non subventionnés. Il y a évidemment aussi l'enjeu de la langue qui est bien présent par rapport à tout ça.

Donc, nous, on demande aujourd'hui à la ministre McCann de s'expliquer, qu'est-ce qu'elle a fait, depuis que tout ça est mis au jour dans ce dossier-là.

Mme Lévesque (Fanny) : M. Arseneau, au sujet de l'état d'urgence, on comprend donc que vous êtes... les réponses qu'on vous a fournies, les critères qu'on vous a fournis, ça vous satisfait pour l'instant, donc, de... parce que c'est une demande depuis longtemps, là, que vous demandiez. Donc là, vous êtes satisfait avec ce qu'on vous a donné comme réponses?

M. Arseneau : Bien, on est d'abord satisfaits d'avoir pu mettre au jeu un état de fait qui est fondamental dans l'État de droit du Québec, c'est-à-dire qu'on doit mettre en place des critères qui nous permettent d'envisager une sortie de crise, une période de transition. On sait que d'autres juridictions l'ont fait. En France, c'est au moyen d'un projet de loi. On sait que le gouvernement était très réfractaire à l'idée même d'évoquer qu'un jour on lève l'état d'urgence et qu'on en débatte. Alors, on a forcé le débat hier.

Pendant le débat, si vous écoutez les propos de la vice-première ministre, elle nie la nécessité d'en débattre pour finalement déposer une motion qui amende dans le sens de ce qu'on voulait la motion et qui nous permet donc de mettre en place des critères qui seront évidemment à évaluer, mais à évaluer ensemble. Alors, oui, on n'est pas pleinement satisfaits de la qualité du débat offert par la partie gouvernementale, qui a tenté de faire dire le contraire de ce que la motion déposait pendant tout le débat, pour enfin s'y rallier.

Alors, l'important, c'est la finalité. L'important, c'est de dire aux Québécois, surtout, que l'état d'urgence va durer le temps que... tout le temps nécessaire, mais on comprend également que le gouvernement ne peut pas aller se servir de l'état d'urgence, par exemple, pour continuer de s'en servir comme levier de négociation avec le secteur public ou encore pour d'autres fins, là, de contrôle social ou politique. Voilà.

Mme Lévesque (Fanny) : M. Legault a évoqué pour la première fois la fin août, là, cette semaine. Est-ce que pour vous ça semble un délai raisonnable, la fin août?

M. Arseneau : Bien, nous, on l'a dit depuis le début, le débat doit se faire maintenant parce qu'on est en fin de session parlementaire, puis, pendant l'été, bien, ce sera plus compliqué d'obtenir des réponses et un échange avec le gouvernement. Mais on n'a jamais demandé, on l'a répété hier, que l'état d'urgence soit levé avant qu'on ait atteint un certain nombre d'objectifs.

Il est clair qu'avec 50 %, 55 %, 60 % de la population qui a reçu sa première dose, on n'en est pas, là, à dire que la pandémie est derrière nous et que c'est terminé. Mais de là à dire : L'état d'urgence sera levé quand la pandémie sera terminée... une pandémie, par définition, c'est une épidémie qui couvre plusieurs territoires de la planète, donc sur le plan international. Donc, si on attend que la pandémie soit terminée, ça nous reporte peut-être en 2023, 2024, le temps que tous les pays du monde, y compris ceux qui n'ont pas accès à la vaccination, qui ne sont pas privilégiés comme nous, puissent avoir immunisé leurs populations respectives.

Et évidemment, on ne peut pas envisager que l'état d'urgence, au Québec, soit maintenu si l'immunisation collective est atteinte, si on a un retour à la normale dans les écoles, si le télétravail, l'obligation du télétravail est levée, si le code d'alerte des couleurs est aussi éliminé, bref, si la société reprend son cours normal puis que la présence du virus est toujours là. Les experts nous disent qu'au-delà de l'immunité collective, le virus va demeurer encore présent pendant un certain nombre d'années, vraisemblablement. On ne peut pas s'imaginer que la situation soit grave et urgente pendant un certain nombre d'années si tout est tout contrôle, mais c'est ça qu'on a pu obtenir hier.

M. Larin (Vincent) : ...juste comprendre, qu'est-ce que vous considérez que vous avez obtenu de plus avec la motion d'hier? Parce que, de toute façon, M. Legault disait déjà, à la fin août, quand la majorité des gens auront leurs deux doses, on pourra considérer la levée.

M. Arseneau : En fait, le propre du débat parlementaire, là, c'est pouvoir s'assurer, surtout en état d'urgence, où le gouvernement possède actuellement des pouvoirs exorbitants, s'assurer que le gouvernement s'engage à un certain nombre d'actions ou à atteindre certains objectifs à partir desquels il va prendre une décision. Ce n'est pas très différent des autres motions où on demande au gouvernement, par exemple, de reconnaître qu'on doit défrayer les...

M. Larin (Vincent) : Vous considérez que le gouvernement s'est engagé hier...

M. Arseneau : Absolument, absolument. Je vais vous relire, si vous permettez, là : «L'Assemblée nationale demande au gouvernement de s'engager à lever l'urgence sanitaire lorsque ses objectifs de vaccination seront atteints», ainsi de suite. Donc, le gouvernement, hier, avec la présence de la partie gouvernementale, là... c'est-à-dire les députés du gouvernement ont appuyé l'idée que l'Assemblée nationale demande au gouvernement de s'engager. Donc, il faut comprendre que le gouvernement s'est engagé puisqu'il est majoritaire à l'Assemblée nationale.

M. Larin (Vincent) : L'objectif de vaccination, ça a-tu été établi, c'était quoi? C'est 75 % de...

M. Arseneau : 75 %, c'est l'objectif que le gouvernement s'est fixé. On le comprend. Évidemment, nous ne l'avons pas indiqué dans la motion en tant que telle, mais évidemment, tout le monde l'a entendue, là, cette déclaration du premier ministre. Donc, c'est effectivement 75 %, et si on peut atteindre 80 %, évidemment, ou 85 %, tout le monde sera heureux, mais...

Mme Côté (Claudie) : ...est-ce qu'il faudrait, par exemple, des campagnes de pub? Comment est-ce qu'on peut s'assurer que la population va avoir sa deuxième dose?

M. Arseneau : Bien, écoutez, la progression de la campagne de vaccination est belle, ça va bien. La première dose, on le sait, les chiffres qu'on a atteints. Il y a la période estivale qui est une période charnière. Le gouvernement, oui, doit continuer d'innover dans ses façons de faire pour aller rejoindre les gens là où le taux de vaccination est peut-être moindre, où l'intérêt pourrait diminuer. Les mesures qui sont actuellement mises en place par la direction de la santé publique nationale et celle de Montréal, par exemple, ces initiatives-là nous satisfont, et je pense qu'on va l'atteindre... Le message, là, il est porté par tous.

Et actuellement, moi, je ne vois pas de risque qu'on n'atteigne pas cet objectif-là d'ici la fin août, là, d'autant plus que maintenant, là, on va engager une campagne chez les jeunes de 12 à 17 ans avant la fin de l'année scolaire. Donc, nous sommes optimistes, et c'est la raison pour laquelle nous voulions faire ce débat hier.

La Modératrice : Dernière en français.

M. Lavallée (Hugo) : Pour vous, Mme Hivon, qu'est-ce que vous pensez des inquiétudes du Directeur général des élections concernant le fait de changer le nom de la circonscription de Camille-Laurin? Le DGE nous dit qu'on devrait suivre le processus habituel.

Mme Hivon : Bien, tout le monde est d'accord avec l'idée de changer le nom, effectivement, pour Camille-Laurin, mais c'est un réel enjeu, et on est heureux que le Directeur général des élections le soulève, parce qu'on ne change pas ça comme ça, à des fins politiques, dans un projet de loi. On change ça en vertu du processus prévu dans la loi, donc, et avec le processus, bien sûr, que met de l'avant le Directeur général des élections aujourd'hui.

Et on est heureux qu'il ait fait cette mise au point aujourd'hui. Et, s'il l'a fait, on connaît sa discrétion habituelle, c'est que c'est un réel enjeu. On ne veut pas commencer à pouvoir instrumentaliser des dénominations de circonscription par des projets de loi où un gouvernement majoritaire pourrait venir décider de comment les circonscriptions du Québec vont s'appeler. Ça prend évidemment un processus tel qu'il est prévu dans la loi.

M. Lavallée (Hugo) : Pour retirer les dispositions du projet de loi puis suivre le processus...

Mme Hivon : Oui.

M. Lavallée (Hugo) : D'accord. Merci.

La Modératrice : On va passer en anglais.

Mme Senay (Cathy) : Good morning, M. Arseneau.

M. Arseneau : Good morning.

Mme Senay (Cathy) : I watched the debate yesterday...

M. Arseneau : Good show.

Mme Senay (Cathy) : I did until the end of the motion that was amended, and then... this is like a debate for you, because now you have a commitment, that you have a plan for the lifting of the health emergency with criteria. And this is what you wanted because, before that, you had no commitments from the Government that it would be a framework of the lifting of the health emergency. B.C. had a date in its plan. In France, National Assembly adopted a bill, and you made that point yesterday.

So, having a framework for the lifting of the health emergency, what do you think citizens should be happy about this morning?

M. Arseneau : Well, I think citizens should be happy because democracy is sacred. And right now, we're under a state of emergency, sanitary emergency, and that cannot last forever. And this is part of, I would say, the healing process or the transition process. We've been under very difficult circumstances in Québec for the last 14 months, and most everyone understands why. Now, we see a light at the end of the tunnel. We have a deconfinement plan which, you know, is appreciated by most, you know, seeing that we're going to get out of this pandemic.

But the Government didn't add to the plan the fact that the emergency measures would be lifted. So, the plan was incomplete up until yesterday. So now, we have the complete framework and we don't have dates, which is fine. We have better than dates, we have objectives to meet in terms of vaccination, in terms of hospitalizations, in terms of threats that could be observe by public health authorities. So, seeing that, we know that the Government will not be able... after being committed, will not stretch the emergency measures for political reasons, for example, or for negotiating leverage against the public health employees or just public employees.

So, once we all recognize that the objectives are met, whether it be mid-August, end of August, mid-September, everyone will be able to say to the Government : Well, time has come. And I think the Government is committed right now and will do what needs to be done.

Mme Senay (Cathy) : ...

M. Arseneau : Yes. We don't want to spend another year under such circumstances and we don't want it to be implemented longer than need be. So, whether COVID-19 will be eradicated by the end of... once we meet the objective? Probably not. Whether the pandemic throughout the world will be ended, we don't think so. But if it's under control here, if there is no severe threat to the security or the health of the population, we will all recognize that, and the Government should too, and lift the orders.

Mme Senay (Cathy) : Mr. Dubé will announce some, well... he will come back this morning to talk to us about the second dose. Yesterday, Mylène Drouin, from Montréal public health, said : Among the outbreaks, there are nine, in Montréal, in parks. Is this an important wake-up call for people?

M. Arseneau : I think it's significant in terms of what we've heard in the past. You know, it's in the air, and knowing that outside, the air circulation is obviously much better than anywhere else, in, you know, meetings...

Mme Senay (Cathy) : ...

M. Arseneau : So, we have to recognize that, even if we're outside, even if we are, you know, taking advantage of the sun in parks, the threat is still there if you're not vaccinated and if you don't keep your distances. So I think that's what we should learn from that. And, you know, COVID is still present and it's still present outside even though we think that we're, you know, outside and we're not protected in any way until we're vaccinated. And if we don't keep our distances, there is still danger for people to contract the virus.

La Modératrice : Une dernière question.

Mme Senay (Cathy) : I would like to ask a question to Véronique Hivon about the emails, like, the fact that some emails between Richard Massé and the Public Health and the Minister... I just would like to hear your first reaction when you see that some emails may have been changed to talk about school and air ventilation.

Mme Hivon : It's very serious, once again. It's just so saddening and worrying that, you know... this ventilation saga and, you know, the trying of going aside the truth in this file just seems to get bigger and bigger. And today, what we see is even going further down this road just to save Soldier Roberge from, you know, all his problems, because what we learn is that, you know, there was a try... the Ministry of Education tried to influence Public Health to change their standpoint to say that there was validation when there wasn't.

So this is very serious, and we ask everybody involved to explain themselves publicly, and, if they don't do so, we will ask for a mandate to hear them in a parliamentary committee.

Mme MacKenzie (Angela) : ...to the CO2 detectors, can you explain again your reaction to that?

Mme Hivon : Yes. The CO2 detectors, you know, it's very late but we will never say that it's not good. We've been asking for this for months, you know. But what we find ironic is that the Ministry, the Minister of Education is finally saying that they will implement those detectors in Québec classrooms once the pandemic will basically be over. At least, in Québec, we hope that all students will have had, by September, their two doses. So, it's just ironic to see that for months we've been asking for this, the Minister has been resistant to this, and now we're going away from the pandemic, and now we will finally have them.

Of course, it's always a good thing because we have tons of problems with the quality of air in the school system. So it's a good idea, but it would have been a much better idea to do it once we were facing the first wave, the second wave, the third wave without the consequences we've seen.

Mme MacKenzie (Angela) : How much of a difference do you think it would've made had the Education Minister done this at the beginning?

Mme Hivon : Well, it could have changed a lot of things because we would have known, you know, what is the measurement, and how can we improve that, and, you know, the measures that need to be taken, because now we know that the protocol that was used was not validated, was not good. And, just to save the face, the Minister even decided to lower the standards when he saw how many classrooms were above, you know, the first aim that he had been giving himself.

So, of course, it could have made a huge difference. Tons of things could have made a huge difference for the school system, and this could have been one of them. Today, it's just a little bit surreal, you know. Why didn't he do that last fall, you know? It was possible to do it, obviously, because that's what he's announcing today. It's always, you know, one step, two steps, three steps, a whole run behind what should have been done.

(Fin à 8 h 29)

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