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Point de presse de Mme Dominique Anglade, cheffe de l’opposition officielle, et M. Enrico Ciccone, porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports

Version finale

Le mardi 25 mai 2021, 10 h 45

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Dix heures quarante-sept minutes)

Mme Anglade : Alors, bonjour. Bonjour, tout le monde. Eh! il y a vraiment… Je devrais-tu dû dire ça? Bien, il y a vraiment une odeur de déjeuner ce matin ici, à l'Assemblée nationale. Alors, bonjour, et bien contente d'être accompagnée de mon collègue de Marquette, Enrico Ciccone.

Je vais faire quelques points, d'entrée de jeu, d'abord, parler du tunnel caquiste. Au Parti libéral, on croit qu'il est nécessaire pour la grande région de Québec qu'on ait des projets de mobilité, d'infrastructure de taille et de la stature de la capitale nationale, et on aurait voulu voir un projet digne de ce nom, de XXIe siècle.

Le projet de François Legault, le projet de tunnel de François Legault ne répond d'aucune façon à ce critère de modernité pour le XXIe siècle. Dans les faits, lorsqu'on regarde le projet, il est non seulement irresponsable, il est surréaliste, il est pharaonique, puis moi, je vous dirais même qu'il est rétrograde. La CAQ ne nous a pas démontré, avec quelque étude scientifique que ce soit qui appuyait son projet, comment est-ce que ce tunnel de François Legault allait régler quelque problème que ce soit.

On est résolument opposés au tunnel de François Legault, qui, en fait, ne sert que des enjeux électoraux. Et ça, tout le monde l'aura bien compris. D'ailleurs, un des conseillers de François Legault disait que… avec beaucoup de candeur, je pense, d'ailleurs, il parlait de ça avec beaucoup de candeur, du tunnel comme d'un boulet pour le parti.

Si le projet de tunnel de la CAQ était un boulet pour le parti, ce serait déjà un moindre mal, mais ce n'est pas le cas. Ce n'est pas le cas. En fait, le problème, c'est que ce projet risque de devenir un boulet pour la région de Québec, pour l'ensemble de toutes les régions du Québec, et pour des décennies. Ce n'est pas seulement quelque chose qui sera un boulet à traîner sur une courte période mais sur une longue période.

Le premier ministre et son ministre veulent tellement faire une pelletée de terre avant l'élection de 2022 qu'ils en sont réduits à essayer de discréditer toutes les études qui démontrent clairement que l'expansion des infrastructures routières mène, à moyen terme ou à long terme, à une augmentation de la congestion routière. Le tunnel de François Legault va devenir, honnêtement, un cas d'école de mauvaise gestion du territoire urbain. Avec son tunnel, François Legault tourne le dos au bien commun, mais aussi il tourne le dos au progrès.  Le gouvernement caquiste, avec cette idée-là, risque d'entraîner la région de Québec aussi dans une spirale qui a des conséquences dramatiques. On pense, notamment, au flot de circulation, aux impacts environnementaux, aux coûts exorbitants, à l'étalement urbain, et ça, c'est sans parler des impacts sur les terres agricoles.

Le premier ministre a même parlé d'une gageure, une gageure. Le problème avec sa gageure, c'est que ce n'est pas lui qui va la payer. C'est le Québec tout entier et les générations futures qui vont payer pour sa gageure. Moi, je pense qu'on aurait besoin, dans ce gouvernement, d'un peu moins de sondages et un peu plus de science.

La semaine dernière, nous avons présenté une vision économique que nous croyons digne du XXIe siècle. On a énoncé ce besoin d'avoir un gouvernement qui met le progrès au centre de l'avenir du Québec, et cette vision-là ne se limite pas seulement à l'économie. Ce qu'on a dit, c'est que le progrès économique est indissociable du progrès environnemental et du progrès social, indissociable. Trois éléments qui sont ancrés un dans l'autre et que l'on doit toujours considérer dans leur entièreté.

Dans la prochaine année, les Québécois vont avoir deux visions du Québec qui vont s'opposer : celle de François Legault et de la CAQ, qui est conservatrice et qui est ancrée dans un autre siècle, et une autre, celle de notre formation politique, où, encore une fois, le progrès économique, le progrès social, le progrès environnemental ne font qu'un. Et c'est ce que nous allons démontrer dans les prochaines semaines, les prochains mois, avec des propositions très concrètes par rapport au développement économique du XXIe siècle.

La Modératrice : Merci beaucoup. On va prendre les questions.

M. Larin (Vincent) : Donc, on comprend que vous êtes maintenant opposés au projet.

Mme Anglade : Le projet qui est présenté ne tient absolument pas la route. C'est un projet qui est totalement irréaliste et qui n'est basé sur aucune donnée probante. Plus que ça, je vous dirais qu'il y a un énorme enjeu de transparence. Vous savez, l'enjeu de la transparence, c'est un sujet qu'on a abordé à plusieurs reprises. On n'est même pas capables de parler au directeur de projet par rapport au projet. On n'est pas capables d'avoir les études sur l'achalandage, sur le montage financier, sur les différentes options. Il n'y a aucune transparence, en plus, par rapport au projet.

M. Larin (Vincent) : Donc, advenant l'élection du Parti libéral du Québec aux prochaines élections, vous…

Mme Anglade : Le tunnel de la CAQ? Non, il ne verrait pas le jour sous le gouvernement… un gouvernement…

M. Bergeron (Patrice) : Il ressemblerait à quoi, le tunnel libéral?

Mme Anglade : Bien, il faudrait, d'abord... Je vais revenir sur la question du tunnel de la CAQ. Encore faudrait-il qu'il y ait des études qui soient démontrées, des études qui démontrent où sont les problèmes, quels sont les problèmes que l'on essaie de régler, et en quoi la solution règle le problème. On n'a rien vu de tout ça dans ce qui est présenté par le gouvernement de la CAQ.

M. Bergeron (Patrice) : Parce que l'ancien gouvernement avait quand même un préjugé favorable, vous savez…

Mme Anglade : Et l'ancien gouvernement avait d'ailleurs mis un bureau de projet pour dire quels sont les besoins, où sont les besoins, où sont les problèmes de mobilité, et comment est-ce qu'on pourrait y répondre, et de manière totalement transparente, en passant. On n'a pas interdit à quelque directeur de bureau que ce soit d'avoir… de donner l'information, de partager cette information-là. Or là, on se retrouve aujourd'hui avec aucune donnée scientifique pour appuyer le projet, aucune donnée scientifique, et une solution qui répond, donc, à un problème qui n'est même pas présenté.

M. Bergeron (Patrice) : Alors, est-ce qu'il devrait y en avoir un sous un gouvernement libéral, un tunnel, ou…

Mme Anglade : S'il y a des besoins qui sont clairement identifiés, de mobilité. Puis je rappelle que ce qui est très important, quand on parle de XXIe siècle moderne, là... Des projets de mobilité structurants où il y a clairement un enjeu, avec une réponse moderne à ça, c'est ça qu'on devrait… c'est ça qui devrait être regardé. Ce n'est nullement ce que l'on a sur la table aujourd'hui.

M. Larin (Vincent) : Ce 10 milliards là qui est destiné au projet, est-ce que vous le conserveriez à Québec, pour les infrastructures à Québec, ou…

Mme Anglade : Il faudrait qu'il y ait une démonstration des besoins, encore une fois, quels sont les besoins que l'on veut régler en termes de mobilité, où sont les enjeux, et quels sont les besoins que l'on veut régler, et amener des solutions, différents types de solutions pour ces enjeux-là. On a été très clairement positionnés en faveur du tramway parce que, justement, ça répond à des enjeux de mobilité, parce que c'est un projet qui est moderne, parce que c'est un projet qui pense au transport collectif. Ce n'est pas ce que nous avons sur la table aujourd'hui, et très loin de là.

M. Bergeron (Patrice) : Il y a un analyste qui a parlé, en fin de semaine, d'un tunnel à 1 milliard par comté pour acheter les comtés de la région de la Capitale-Nationale. Est-ce que vous adhérez à cette lecture?

Mme Anglade : Oui, oui, absolument. C'est un projet qui est un projet électoraliste. Il n'y a pas d'autre moyen de le décrire. Il n'y a pas d'autre… Si quelqu'un peut me trouver une autre formule pour le décrire... C'est un projet qui est parfaitement à saveur électoraliste.

M. Larin (Vincent) : Bien, sur la route de la réélection, Mme Anglade, il faudra éventuellement que vous… conquérir quelques comtés dans la région de Québec, là, peut-être. Comment est-ce que vous comptez séduire les gens de Québec à ce moment-là?

Mme Anglade : Je pense que les gens de Québec sont très conscients de… Ce qui est présenté sur la table ne tient pas la route. Je pense que les gens de Québec sont très conscients qu'il n'y a aucune donnée probante qui soit associée à ça. Je pense que les gens de Québec aussi commencent à être de plus en plus conscients du manque de transparence de la part du gouvernement par rapport à ce dossier-là. Puis c'est le gouvernement qui va devoir répondre, savoir comment est-ce qu'il peut proposer quelque chose qui va lier des générations à venir, pas juste la région de Québec, des générations à venir. Qui va payer pour ça?

Mme Gamache (Valérie) : ...des maires, là, sur la Rive-Sud de Québec, là, je pense au maire de Montmagny, je pense au maire de Lévis, qui eux aussi appuient ce projet-là. Il y a des gens qui y voient quelque chose de bon, là, quand même. Eux ont des données, ils ont leurs… Tu sais, qu'est-ce qu'on répond à ces maires-là? Que ce n'est pas vrai? Il n'y a pas de trafic? Il n'y a pas rien...

Mme Anglade : Non, non. On ne répond pas, justement, qu'il n'y a pas de trafic, qu'il n'y a rien, parce qu'il y a des enjeux de mobilité. Qu'il y ait des enjeux de mobilité, c'est une chose. Qu'on les identifie, qu'on les documente. C'est ce que le bureau de projet devait faire. Le bureau de projet devait justement identifier ces enjeux de mobilité et trouver une réponse à ces enjeux de mobilité que l'on retrouve, notamment sur la Rive-Sud, à laquelle vous faites référence. Mais elles sont où, ces analyses-là? Elles sont où, ces données-là? Elles sont où, les analyses qui disent : Voici les problèmes puis voici les solutions? On ne les a pas. Alors, comment est-ce qu'on peut se lancer dans une aventure aussi énorme et farfelue, alors qu'on n'a même pas de donnée scientifique pour aller cautionner ça?

Mme Gamache (Valérie) : Vous comprenez que... Vous admettez qu'il y a un besoin quand même pour faciliter la circulation entre les deux…

Mme Anglade : Il y a un besoin pour faciliter la circulation. On parle avec des gens sur la Rive-Sud de manière régulière. Mais identifions les problèmes clairement et amenons une solution moderne à ce moment-là. Et c'est ça que le bureau de projet était en train de faire. Ce n'est pas deux personnes sur un coin de table, qui décident : Ah! bien, finalement, voici ce que l'on devrait faire comme solution. Il y a une méthodologie qui devrait être adoptée, une approche où on dit : Voici les enjeux, voici comment les solutions que l'on présente y répondent puis voici les différentes alternatives.

Mme Côté (Claudie) : C'est ça que vous pensez qui est arrivé, deux personnes sur un coin de table qui ont…

Mme Anglade : ...honnêtement, je ne sais pas comment le décrire, je ne sais pas comment le décrire différemment. Je ne sais pas comment on arrive avec un tel projet aussi déconnecté d'une réalité québécoise, qui ne prend aucunement en considération, en plus, la situation postpandémique, qui refuse même de répondre aux questions. Écoutez, en crédits, ce n'est pas compliqué, on a demandé quand même au directeur du bureau de prendre la parole, on lui a refusé la parole. On lui a refusé la parole.

M. Robitaille (Antoine) : Bien, la situation postpandémique, est-ce qu'elle va être affectée par le télétravail, au sens ça va... où le transport en général va être moins intense, donc transport routier mais transport en commun aussi, selon vous?

Mme Anglade : Oui, oui, je pense qu'on peut le dire. En fait, on peut certainement imaginer que la question du télétravail va devenir… va rester importante. Peut-être que les gens vont retourner au travail, mais, dans bien des cas, ce ne sera probablement pas cinq jours par semaine. Donc, il y aura des conséquences. Puis d'ailleurs, ici comme ailleurs dans le monde, ça va être des conséquences desquelles il va falloir tenir compte dans les projets.

M. Robitaille (Antoine) : Est-ce que ça remet en question les projets de transport en commun?

Mme Anglade : Bien, ça fait partie des analyses qui devront être faites pour tous les projets de transport en commun. Bien, de manière générale, le transport en commun, le transport structurant, c'est quand même une mobilité qui est extrêmement importante pour l'avenir de nos villes.

M. Robitaille (Antoine) : Autant qu'avant la pandémie?

Mme Anglade : Bien, transport en commun, ça va rester un élément essentiel. Est-ce que les gens vont moins le prendre qu'avant parce qu'ils vont rester davantage chez eux à cause du temps... à cause du travail à la maison? Oui, mais il reste que, lorsque l'on parle de développement urbain, on parle de transport structurant, on parle de transport collectif.

M. Robitaille (Antoine) : Pensez-vous qu'il va rester une crainte à l'égard… des craintes sanitaires dans les transports en commun?

Mme Anglade : Bien, j'espère qu'on aura franchi cette étape-là. J'espère qu'on aura dépassé cette étape-là une fois que tout le monde sera vacciné, qu'on sera capables de regarder vers l'avant, que les gens vont être… qu'on va pouvoir avoir la confiance d'utiliser nos transports en commun. C'est ce que je souhaite quand même.

M. Bergeron (Patrice) : Sur l'enjeu du décret d'urgence sanitaire, vous avez… votre parti avait pris position. Là, le Parti québécois a demandé officiellement, la semaine dernière, la fin du recours au renouvellement du décret d'urgence sanitaire en fonction de deux critères, mais il est prêt à discuter des critères. Est-ce que vous adhérez aussi à ce qu'on mette fin au prolongement du décret d'urgence sanitaire?

Mme Anglade : Bien, vous vous rappellerez que j'ai posé la question en Chambre à plusieurs reprises sur le décret sanitaire. Je rappellerais que le décret sanitaire, c'est supposé être 10 jours, hein? Et, si c'est une période de 30 jours, c'est supposé venir à l'Assemblée nationale. Donc, en faisant un décret qu'on renouvelle aux 10 jours, on évite le fait de devoir revenir à l'Assemblée nationale, premier point.

Second point, avec le déconfinement, il n'y a pas de raison d'avoir le décret sanitaire, à moins qu'ils nous expliquent pourquoi il y a le décret sanitaire. On se rappellera que le ministre Dubé a même dit que c'était pour améliorer ses négociations avec la fonction publique, ce qui n'a aucun sens. Alors, ça ne peut pas être un moyen de négociation, l'urgence sanitaire. Et donc avec le déconfinement devrait venir la fin du décret.

M. Larin (Vincent) : ...les raisons qui sont données par le gouvernement à l'effet que c'est pour permettre aux policiers de continuer à intervenir dans les résidences privées, que c'est pour assurer le suivi de la campagne de vaccination, ça, pour vous, ce ne sont pas des raisons qui sont légitimes?

Mme Anglade : Bien, l'urgence sanitaire, là... Revenons encore à la base. L'urgence sanitaire, c'est une période de 10 jours. Une fois que l'on passe à travers l'urgence sanitaire, on est supposés revenir à l'Assemblée nationale. Si c'est pour 30 jours, on est supposés revenir à l'Assemblée nationale pour expliquer la raison pour laquelle on a besoin de ça. Est-ce que la vaccination nécessite l'urgence sanitaire? Que le ministre l'explique, parce que la seule explication qu'il a donnée à date, c'étaient ses négociations collectives.

M. Larin (Vincent) : ...les interventions dans les résidences privées nécessiteraient l'urgence sanitaire.

Mme Anglade : Qu'il vienne expliquer pourquoi est-ce qu'on maintient, à ce moment-là, l'urgence sanitaire. Mais avec le déconfinement... Je vois mal comment on peut déconfiner le Québec au complet puis garder encore l'urgence sanitaire.

M. Bossé (Olivier) : Bien, ça permet de continuer à donner des primes. Si ce n'est pas signé, puis on retire les primes, il va y avoir un «backlash», certainement.

Mme Anglade : Bien, encore une fois, qu'il vienne expliquer l'enjeu. Parce qu'on ne peut pas gouverner simplement avec le décret d'urgence sanitaire comme ça. Ça a été fait dans la période de la crise, mais il y a un certain nombre de questions qui doivent être posées aujourd'hui.

M. Larin (Vincent) : Est-ce que la sortie de l'urgence sanitaire doit être définitive? Dans le sens ou, si, admettons, on en sort, là, pour l'été et qu'il y a, malgré toute attente, une quatrième vague, là, à l'automne prochain, est-ce que vous seriez...

Mme Anglade : Bien oui, alors, chaque... On peut émettre des hypothèses. L'urgence sanitaire, ça dit bien ce que ça veut dire. Tu as besoin d'avoir un contrôle parce que tu n'es pas capable de revenir à l'Assemblée nationale puis de discuter de certains éléments, puis tu dis : Là, il faut que je prenne une décision à très court terme avant de pouvoir venir en discuter à l'Assemblée nationale. C'est ça, l'objectif, là, de l'urgence sanitaire.

Est-ce que ça pourrait arriver à nouveau? On ne se le souhaite pas. C'est une hypothèse qui est sur la table, mais on ne se le souhaite pas.

Mme Gamache (Valérie) : Mme Anglade, J'aimerais vous entendre sur le décès de cette dame de 87 ans, à Laval, qui est décédée en attendant sa deuxième dose. Devant un cas comme celui-là, puis les gériatres aussi qui le demandent, est-ce qu'on devrait devancer l'administration de la deuxième dose pour des clientèles vulnérables?

Mme Anglade : Moi, je pense que oui. Il faut devancer, effectivement, pour les clientèles vulnérables qui ne se retrouvent pas dans les lieux qui sont... qui se retrouvent, dans ce cas, à leur domicile pour éviter ce genre de situation. Je veux dire, c'était quand même un degré de tristesse à lire, ce qui se passait pour cette dame-là, justement. Donc, oui, il faudrait devancer les doses pour ces personnes vulnérables là.

M. Bossé (Olivier) : Je veux revenir sur le 10 milliards du tunnel. Évidemment, le caucus régional de la CAQ fait paraître ça comme une victoire. Ils disent : On est allés chercher un projet de 10 milliards. Si on ne fait pas le tunnel, est-ce que cet argent-là devrait rester à Québec ou ça devrait aller un peu partout, au pont de l'Île-aux-Tourtes ou au REM?

Mme Anglade : Bien, toutes les décisions que l'on prend devraient être basées sur les besoins de la population du Québec. Il est évident pour moi que c'est important que Québec ait un projet de mobilité. Je pense au tramway, c'est pour ça qu'on l'a défendu. Tout ce qui s'est fait au niveau de la tête des ponts, je pense que c'est important.

Maintenant, qu'on mette sur la table les besoins, les besoins de la population, qu'on identifie clairement les besoins avant de trouver des solutions qui ne répondent à aucun de ces besoins-là.

La Modératrice : Merci beaucoup. On va prendre les questions en anglais maintenant.

Mme Senay (Cathy) : I would like to hear what you have to say about this saga surrounding the Île-aux-Tourtes bridge, because it's close to your riding, Marquette. Like, you're not too far from the bridge. And there are schools that have been… that are closed today. How can we get there? What does that tell you about the Legault Government's management of transport infrastructures?

Mme Anglade : What is hard to understand… Well, we knew that, since 2016, there has been permanent work being done to the bridge. And it was supposed… we were supposed to get a new bridge in 2021. The CAQ Government has decided to postpone this until 2024, so, first thing, not realizing the importance of that connection. So, first of all, they postponed it.

Second of all, when that happened, at the end of April, it took 20 days for us to know that it was happening, and no plan, no plan to support this. So, what we're asking the Government is to come up with a clear plan and to expedite the work that was supposed to be done in 2021, that they delayed to 2024, sooner, sooner…

Mme Senay (Cathy) : …does that tell you, that schools have to close today…

Mme Anglade : Well, it tells you how critical that link is. It tells you that… When this was prioritized, and it was a whole bridge that was in the works, I mean, concretely, it was supposed to be... the work was supposed to start this year. It tells you how critical the link is and it tells you that there is no plan right now at the Ministry of Transport. Like, we don't see a plan. 20 days between the event and the closure of the bridge, and still no plan when it was announced. No plan. So, they need to get their act together and present a plan.

Mme Senay (Cathy) : The Minister of Transport will announce the game plan at 4:00 o'clock this afternoon. But, if you look at the numbers, there are 87,000 vehicles that cross the bridge both sides every single day, as opposed to… about 50,000 vehicles could use the tramway between Québec City and Lévis. Do you have the impression that some people might get frustrated when you come here…

Mme Anglade : Well, first of all, the 50,000, we don't have any data supporting it. That's the first thing. And, second thing, I think there are projects in different regions in Québec. But in this particular case… So, I don't like that you put regions in competition. That's not the whole idea. The idea here is that we have a critical link in Montréal, and this was not taken seriously.

The fact that they delayed the building of the bridge shows that it was not considered as a critical… of critical importance. We need to have a clear plan because the situation right now is terrible. And it's going to be exacerbated. And people, parents are being frustrated, kids are being frustrated, especially at the end of the pandemic, if you will, we hope. We should have hoped for something better in terms of planning from the Government.

Mme Senay (Cathy) : There is a fatigue, in the U.S.A., with the second dose. Governments are having a hard time there to convince people to get their second dose. It might happen here. I don't know if you saw what happened at the Oka beach last week, what happened in Québec city this weekend at the park Victoria.

Mme Anglade : Yes.

Mme Senay (Cathy) : It seems hard to convince people in 20 years and down…

Mme Anglade : Under.

Mme Senay (Cathy) : …to get vaccinated for their first shot. So, how can the Government convince people to get their second shot when summer is starting?

Mme Anglade : Communication, communication, communication, and perhaps, like, let's go back to the gates that were put in place in order of… to release, to relax the measures. Associating them with a percentage of vaccination, that could probably help as well. I know kids from 12 to 17 are starting today. Mine are going to get registered as soon as possible.

Mme Senay (Cathy) : And one last thing. The PQ was asking for clear criteria for the health emergency to be lifted by the end of this session. What is your position about the health emergency?

Mme Anglade : I raised the question a few weeks ago about the decree, emergency decree. I think they need to answer the question. Like, if we are in a position where people are going to be able to do… to operate normally, under normal circumstances, we shouldn't have this in place at that point, especially that Minister Dubé linked the decree with the need to…

Une voix :

Mme Anglade : OK. Thank you. He linked this to the negotiations that we're supposed to have with the public sector. It has nothing to do with that. We need to be extremely careful. This is not a way to govern under normal circumstances.

Mme Senay (Cathy) : Perfect. Merci beaucoup.

Mme Anglade : Merci beaucoup.

La Modératrice : Thank you.

(Interruption)

Mme Anglade : Ah! Ah! ça, c'est la meilleure, la meilleure! Eh! non, mais viens, là. Non, non, mais viens ici, Cicco, pour en parler, là.

Journaliste : On camera.

Mme Anglade : On camera, on camera, Cicco.

Une voix : En français, s'il te plaît.

M. Ciccone : Merci. Bon, voulez-vous répéter la question ou...

M. Bossé (Olivier) : Votre prédiction pour le match quatre, M. Ciccone?

M. Ciccone : Moi, je m'attends à un match… On a vu, souvent, le hockey, ça va avec le momentum. Puis on a vu comment le match s'est terminé. On a vu comment également les jeunes ont donné un second souffle aux Canadiens de Montréal. C'est sûr qu'il faut faire un bon mélange entre les vétérans et les jeunes, mais ça va toujours passer par Carey Price. Puis je m'attends, ce soir, à une… pas ce soir, mais le prochain… bien, ce soir, oui, à un match… à une victoire du Canadien.

Journaliste : Une victoire du Canadien ce soir?

M. Ciccone : Oui, oui, oui.

Des voix :

Journaliste : …jouer au politicien, là…

M. Ciccone : Non, non, non. Là, c'est l'analyste qui a parlé. C'est l'analyste qui a parlé.

Journaliste : Ah! bien, vous êtes optimiste.

M. Ciccone :Oui, oui, très optimiste...

Journaliste : Parce que, depuis le début de la série, on dirait qu'il y a juste Carey Price qui joue.

M. Ciccone : Bien, c'est parce que...

Des voix : ...

M. Ciccone : Oui, mais encore là... O.K. Il y a un dicton, dans le sport, qui dit que tu es aussi bon que ta dernière présence, ton dernier match. Et, de la façon que le Canadien a terminé la troisième période, c'est ce qui fait en sorte… qui m'encourage pour le match de ce soir.

Journaliste : ...cet état d'esprit là?

M. Ciccone : Oui. Bien, en tout cas, c'était mon état d'esprit. J'imagine que c'est encore comme ça aujourd'hui.

Mme Anglade : On va revenir demain en point de presse…

(Fin à 11 h 10)

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