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Conférence de presse de M. François Legault, premier ministre

Version finale

Le jeudi 18 février 2021, 9 h 40

Salle Evelyn-Dumas (1.30), édifice Pamphile-Le May

(Neuf heures quarante minutes)

M. Legault : Oui. Bonjour, tout le monde. Bien, d'abord, un mot sur le «popcorn gate» et M. Guzzo, qui n'est pas content parce qu'il ne pourra pas vendre de popcorn. On a, avec le ministre de l'Économie, décidé qu'on va donner, aux cinémas qui vont accepter d'ouvrir à partir du 26 février, une compensation financière pour la partie alimentaire.

Je veux aussi apporter une précision sur les théâtres. D'abord, pour moi, le risque est comparable, un cinéma ou un théâtre. Par contre, on a, dans les dernières semaines, parlé avec des propriétaires de théâtre, qui nous ont dit que, tant qu'on aurait le couvre-feu à 8 heures... à 20 heures, qu'ils préféraient, pendant quelques semaines, continuer à avoir droit à l'aide financière puis préférer ouvrir dans quelques semaines. Donc, c'est dans ce sens-là qu'on va attendre quelques semaines. Mais je veux être bien clair, là, oui, il y a probablement plus d'enfants qui peuvent aller dans des cinémas, mais il y a du théâtre d'enfants, puis, bon, on pourrait faire ça le jour, là. Donc, je n'ai pas voulu dire que les enfants n'étaient pas intéressés, là, par les théâtres le jour, mais c'est difficile pour un théâtre d'être rentable s'il y a seulement des présentations qui sont le jour, puis que le soir, bien, étant donné que le couvre-feu est à 8 heures, bien, c'est plus difficile.

Peut-être un dernier mot pour vous dire, pour moi, c'est une belle journée aujourd'hui, parce qu'après la période de questions, je m'en vais faire une belle annonce : 600 nouveaux emplois à 100 000 $ par année dans un secteur d'avenir. Donc, j'ai très, très hâte, là. Des journées comme ça, j'en prendrais à tous les jours, puis c'est une des raisons importantes pourquoi je suis venu en politique. Donc, très fier de l'annonce que je vais faire cet après-midi. Ceci étant dit, bien, je suis prêt à répondre à vos questions.

Mme Lajoie (Geneviève) : M. Legault, sur le tramway. Est-ce que vous avez vraiment proposé quelque chose à la ville de Québec? Régis Labeaume dit qu'il n'y a rien qui a été proposé, là. C'est quoi, cette affaire-là?

M. Legault : Bon. Bien, Régis Labeaume n'est pas ouvert à aucun changement. Donc, il y a eu des discussions pour certains changements au tramway, mais il n'y avait pas d'ouverture du côté de Régis Labeaume. Donc, ce qu'on a décidé, c'est qu'on va travailler un projet qui, selon nous, répond mieux aux besoins des banlieues de Québec et, bien, on va le présenter éventuellement à Régis Labeaume. Mais on pense qu'actuellement on peut bonifier le projet pour mieux desservir les banlieues.

Mme Lajoie (Geneviève) : ...ça veut dire qu'on ne parle pas de semaines, on parle de mois et même plus, non?

M. Legault : Bien, le troisième lien, on pourrait être prêts à l'annoncer, dépendamment, justement, du réseau structurant du tramway, parce qu'on veut que les deux projets soient intégrés. Donc, ce qui nous empêche actuellement de présenter le tunnel Québec-Lévis, c'est la finalisation du tracé du tramway puis du réseau structurant à Québec.

M. Pilon-Larose (Hugo) : Est-ce que vous pourriez utiliser une partie de l'enveloppe du troisième lien pour financer le projet de tramway au-delà de ce qui avait été prévu pour le tramway en termes budgétaires?

M. Legault : Bien, écoutez, là, on est en train de regarder comment on peut mieux desservir les banlieues. Idéalement, on voudrait respecter l'enveloppe budgétaire. Mais il y a des évaluations qui sont faites actuellement. Et donc ce qu'on veut, c'est de bien desservir les banlieues de Québec.

M. Bossé (Olivier) : ...dans les affaires municipales, ça, M. Legault?

M. Legault : Pardon?

M. Bossé (Olivier) : Ce n'est pas de l'ingérence dans les affaires municipales, le transport?

M. Legault : Bien, écoutez, je regarde le projet dans l'est de Montréal, on l'a conçu avec la ville mais aussi avec la Caisse de dépôt. Je regarde le projet à Laval, je regarde le projet en Montérégie, les projets en Montérégie. À un moment donné, je pense qu'on dessert les citoyens puis on a une responsabilité. Puis n'oublions pas que le gouvernement du Québec finance quand même 1,8 milliard. Donc, je pense qu'on doit s'assurer que les projets desservent bien les résidents des différentes régions.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : ...le nouveau tracé?

M. Legault : Pardon?

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : Est-ce qu'il va y avoir un nouveau BAPE avec votre nouveau tracé?

M. Legault : Bien, il faut voir c'est quoi, s'il y a une grande différence dans le tracé.

Journaliste : Quand on regarde le projet de loi sur les armes à feu à Ottawa...

Des voix : ...

Le Modérateur : ...Claudie Côté...

Mme Côté (Claudie) : Merci beaucoup. Est-ce que c'est votre projet ou rien d'autre dans le tramway? Et est-ce que le torchon brûle avec Régis Labeaume?

M. Legault : Bien, écoutez, c'est sûr que M. Labeaume n'est pas ouvert pour l'instant à des changements. Moi, j'ai confiance qu'il va finir par être ouvert à des changements pour mieux desservir les banlieues. Mais je pense que ce qui est important, c'est que ça prend un projet qui répond aux besoins de l'ensemble des citoyens de la Capitale-Nationale. C'est ça qui est l'objectif.

M. Bergeron (Patrice) : M. Legault, quand on regarde le projet de loi qui a été déposé sur les armes à feu à Ottawa, quand on regarde aussi l'intention législative sur le français aussi au fédéral, est-ce que vous comprenez que le gouvernement Trudeau comprend bien le Québec, les intentions, les positions du Québec?

M. Legault : Vous voulez faire un référendum vous là, ah, oui.

M. Bergeron (Patrice) : Oui, je vous offrais justement de…

M. Legault : Bien, écoutez, d'abord, on ne l'a pas vu, son projet de loi sur le français. Donc, on va attendre de le voir. Son projet de loi sur les armes de poing, on ne l'aime pas parce qu'on va avoir 1 100 municipalités qui vont avoir 1 100 façons de travailler au Québec. Donc, celui-là, on ne l'aime pas. Puis le français, bien, on ne l'a pas encore vu.

Mme Prince (Véronique) : M. Legault, concernant justement... en parlant de français, et tout ça, là, dans les cégeps, il pourrait y avoir un contingentement, dans les cégeps anglophones? Ce serait peut-être l'avenue qui est étudiée pour ne pas l'interdire aux francophones?

M. Legault : Bien, je vous demande d'être un petit peu patiente. On va déposer le projet de loi de Simon Jolin-Barrette bientôt, et, bien, vous pourrez voir notre proposition concernant les cégeps anglophones.

Mme Prince (Véronique) : Mais ça peut faire partie quand même des options? Si ce n'est pas final, vous…

M. Legault : Ça peut faire partie des options.

Mme Prince (Véronique) : Et sur le REM, est-ce qu'on peut vous entendre également, le prolongement entre Boucherville et Châteauguay?

M. Legault : Oui, bien, c'est ce qu'on a dit en 2018, pendant la campagne électorale, qu'on souhaitait avoir un service est-ouest parce qu'on se rend compte qu'en Montérégie on a beaucoup travaillé sur les projets nord-sud pour desservir les gens entre la Rive-Sud puis Montréal, mais on n'a pas beaucoup travaillé sur les projets est-ouest. C'est pour ça qu'en 2018 on avait dit : Nous, on souhaite un projet entre Boucherville et Châteauguay.

M. Bergeron (Patrice) : M. Legault, qu'en est-il du montant des redevances que devra verser le gouvernement du Québec à la Caisse de dépôt pour rendre ces projets-là rentables?

M. Legault : Bien, écoutez, là, c'est en discussion. Donc, on n'est pas encore rendus là, mais c'est en discussion actuellement, de savoir, là, quelle serait la partie… Est-ce qu'il y aura des redevances ou s'il n'y aura pas de redevances? Puis ça va dépendre aussi du tracé. La Caisse de dépôt propose différents scénarios. Il y en a qui sont plus rentables que d'autres pour la caisse. Donc, dépendamment du scénario qu'on va choisir, bien, il va devoir y avoir un montage financier.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : Pour revenir sur vos propos de départ, là, pourquoi vous n'ouvrez pas les théâtres le jour puis vous les compensez pour ce qu'ils perdent le soir, un peu comme vous faites avec les cinémas… comme vous allez faire avec les cinémas?

M. Legault : Oui. Bien, ce que la Santé publique nous dit, c'est qu'il faut y aller graduellement. L'idée, c'est d'accommoder le plus d'enfants possible. Puis ce que nous dit la Santé publique, c'est que c'est possible d'accommoder beaucoup d'enfants avec des cinémas ouverts le jour. Beaucoup de théâtres travaillent surtout le soir.

M. Lacroix (Louis) : Êtes-vous satisfait de la performance en termes de criblage et de séquençage des nouveaux variants en ce moment? On nous avait dit la semaine dernière qu'on aurait 100 % de tous les tests positifs à Montréal qui seraient criblés. Ce n'est pas le cas. Là, on a… Est-ce que vous êtes satisfait de ça ou est-ce que vous commencez à être impatient?

M. Legault : Bien, écoutez, c'est plus Christian Dubé qui s'occupe de ça.

M. Lacroix (Louis) : ...vous qui supervisez, M. Legault, quand même.

M. Legault : Bien, le criblage puis le séquençage, dans le détail, c'est plus Christian Dubé, pour être bien honnête, là.

M. Lacroix (Louis) : Non, non, je comprends, mais c'est quand même vous qui faites les demandes en disant : Bien, écoutez, il faut aller là, puis après ça on opère ensuite, là. Mais est-ce que vous êtes satisfait de ça, de...

M. Legault : Oui, mais je ne suis pas, honnêtement, dans le détail de combien, puis quel pourcentage, puis tout ça, pour être bien honnête.

Mme Prince (Véronique) : M. Legault, est-ce que vous pensez que... La question, en fait, c'est : Est-ce que ça devrait aller plus vite? Parce que vous voyez qu'en Ontario la machine est ouverte, là, pour le criblage, là.

M. Legault : Bien, je peux vous dire que Christian pousse pour que ça aille vite. Évidemment, il y a une question de ressources, parce qu'il y a beaucoup de choses : on fait les prélèvements, on fait du traçage, on se prépare pour la vaccination. Donc, je pense...

Mme Prince (Véronique) : Est-ce qu'on aurait dû commencer en janvier, par exemple?

M. Legault : Moi, je pense qu'on a commencé le plus rapidement qu'on pouvait. Et puis, bien, l'apparition du variant puis l'inquiétude autour du variant s'est développée graduellement, puis au fur et à mesure que l'inquiétude grandissait, bien, nos efforts grandissaient.

M. Bossé (Olivier) : ...ce matin, de Québec solidaire, disait, puis ce n'est pas la première à le dire : La CAQ n'est pas un gouvernement qui se préoccupe du sort des femmes. Qu'est-ce que vous répondez à ça?

M. Legault : Bien, ça dépend, là. Elle parle de quoi?

M. Bossé (Olivier) : Bien, elle, entre autres, elle parlait du manque de places en garderies qui empêche des femmes de retourner au travail, mais elle disait : En général, la CAQ ne se préoccupe pas particulièrement du sort des femmes.

M. Legault : Bien, je ne suis pas d'accord avec ça, là. Je pense qu'on se préoccupe beaucoup des familles. On a beaucoup aidé les familles depuis deux ans et demi. Et, non, je pense qu'on essaie le plus possible, là, d'aider les femmes.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : Mais, sur les CPE, votre ministre a avoué, dans les derniers jours, qu'il ne sait plus trop quoi faire, là, qu'il a fait tout ce qu'il pouvait puis qu'il n'est plus capable d'en faire plus. Ça ne doit pas vous satisfaire, ça, comme premier ministre.

M. Legault : Bien, écoutez, ce qui est arrivé, dans les CPE, c'est qu'on est passé d'un extrême à l'autre, hein? Il y a eu l'époque Tony Tomassi, où on donnait des places à des donateurs libéraux, puis là, pour régler ce problème-là, il y a eu toutes sortes de pare-feu qui ont été mis en place.

Mais j'ai eu des conversations avec Mathieu, puis, à un moment donné, si on veut ouvrir un CPE à tel endroit parce qu'il y a un besoin pressant à tel endroit, ce n'est quasiment pas possible, il faut passer par toutes sortes d'autorisations puis...

Je pense qu'il faut revoir le processus d'attribution des places. Puis je comprends que l'objectif visé, c'était de s'assurer qu'il n'y ait plus d'approche à la Tony Tomassi, là, de dire : On donne des places à des donateurs libéraux, mais, en voulant trop resserrer puis donner toutes sortes de pouvoirs à toutes sortes de monde dans toutes les régions, c'est rendu que le gouvernement a de la difficulté à agir.

Mme Lajoie (Geneviève) : M. Legault, peut-être une dernière précision sur le tramway. Avant, vous ne vouliez pas dire, parce que c'était en négo avec Labeaume, bon, c'est où qu'il fallait que ça soit mieux desservi. Mais là, puisque, là, vous allez présenter votre plan, quels secteurs vous voulez mieux desservir?

M. Legault : Bien, écoutez, d'abord, moi, je viens de Montréal, ça fait que je ne me lancerai pas dans... Là, on a compris que le centre de la ville, ce n'est pas le centre-ville. Mais il y a beaucoup de banlieues, il y a beaucoup de possibilités. Il y a des coûts différents, selon les scénarios, pour desservir mieux les banlieues. J'aimerais mieux que vous posiez vos questions à François Bonnardel.

M. Lacroix (Louis) : ...qui vous empêchait de présenter le projet de tunnel, là, de troisième lien, c'était que vous vouliez l'arrimer avec le projet de tramway. Est-ce que ça pourrait remettre en question votre promesse de lancer le chantier du troisième lien dans ce mandat?

M. Legault : Non. Ça, on est clair là-dessus. Puis moi, je voudrais que les deux projets soient commencés.

Le Modérateur : On passe maintenant en anglais, s'il vous plaît.

M. Authier (Philip) : Good day, sir. Is limiting enrollment in English CEGEPs the best solution? You have spoken in the past about the right of Francophones to have freedom of choice to go to the CEGEP that they want. So, is limiting access the solution?

M. Legault : Unfortunately… We have discussions right now. So, I don't have the final answer today. But we don't want to extend the Bill 101 to CEGEPs, but there is a possibility to limit the number of places.

Le Modérateur : ...en français cette phrase-là, s'il vous plaît, cette réponse-là?

M. Legault : O.K. Bon, bien, comme je l'ai déjà dit, il n'est pas question d'étendre la loi 101 aux cégeps. On veut, par exemple, que les francophones qui veulent perfectionner leur anglais puissent aller au cégep en anglais. Mais on regarde la possibilité, il n'y a rien de décidé encore, de limiter le nombre de places dans les cégeps anglophones.

Le Modérateur : Désolé d'avoir coupé votre élan. Je vais continuer... donner la parole à Philip Authier pour l'avoir interrompu.

M. Legault : Sorry, Mr. Authier.

M. Authier (Philip) : Do you feel such restrictions would be fair, though?

M. Legault : I think that it's not black-or-white. It depends. You have different objectives. I understand that some Francophones would like to learn English in going to colleges, but I understand also, and you saw that this morning again, that French is fragile, especially in Québec. So, we have to reinforce the Bill 101, and that's why we'll table a bill soon.

Mme Senay (Cathy) : How do you make sure that anglophone students are not penalized by putting a cap? The one that would like to get into Dawson, for example? The competitiveness is very high. So, how will you make sure that Anglophone students wanting to go to anglo CEGEPs are not penalized, Mr. Legault?

M. Legault : Yes, well, first, right now, I think that Dawson is at 7,800 places, so it's a lot of places. So, I think that, right now, there are many places for the Anglophones in the anglophone CEGEPs.

Mme Johnson (Maya) : You're saying you're going to table a bill soon, but we've been hearing that for a while now. And we're just wondering why…

M. Legault : Yes, but the pandemic, I hoped, a few months ago, that it would end sooner. It's not. So, we need a debate. So, we want to find the right time. We hope that, with the vaccination in the next few weeks, that we'll have more space in the medias to have a debate about the place of French in Québec. So, I hope, by the end of this session, that we'll be able to table a bill.

Mme Johnson (Maya) : So, you feel that the timing is inappropriate in the context of a pandemic. You do not want to have a divisive language debate.

M. Legault : I think that, right now, we have to concentrate on the pandemic, because I still worry, and we still have a major challenge in front of us. But it's an important subject, the place of French in Québec. We promised to table something and we'll do so at the right time.

Mme Fletcher (Raquel) : ...

Mme Johnson (Maya) : Sorry, Raquel, I'll just take that one question, because you mentioned, off the top, that you want to offer financial compensation to movie theater operators. Are you surprised by the amount of backlash over popcorn?

M. Legault : Did I expect a «popcorn gate» in Québec? You would have told me that a few months ago, I wouldn't have believed it. But Mr. Guzzo is very present on Twitter, he's not very nice talking about me. But I can understand that a part of the profits for the movie theaters is coming from popcorn. So, we want to open movie theaters for the school break, the March break, for the children, and Mr. Guzzo said that he doesn't want to open movie theaters, and he has many in Québec, if we don't permit him to sell popcorn. And the Public Health is telling us that, and that's why we don't open restaurants : If you want people to keep the mask during all the movie, of course, you cannot sell popcorn. So, what can I say?

Mme Fletcher (Raquel) : I have one last question about...

Une voix : ...

M. Legault : I will help him; I hope he'll be happy. We'll compensate him for the...

Mme Senay (Cathy) : The program already exists. You're just...

M. Legault : Sorry?

Mme Senay (Cathy) : The program already exists. You're just telling him that : There's a program for you, you can be compensated. You're not telling him that he's right about his point of selling popcorn.

M. Legault : Bien, I'm saying : It's normal, if you make a lot profit with popcorn, and I don't permit you to sell popcorn, that I compensate you.

Mme Fletcher (Raquel) : On vaccinations, when will you release the full details about a mass vaccination plan? And are you confident that you have all the supplies, all the staff in order to vaccinate people as soon as you get the vaccines in?

M. Legault : I'm very anxious. And, in the next few weeks, we'll try to start visiting the places where we'll have mass vaccination. And I'm 100% confident that Christian Dubé makes sure that everything is in place. So, we're just missing the vaccines. And I have a phone call tonight with Mr. Trudeau and I'll ask him again about how many doses will we receive each week in the next few weeks.

Le Modérateur : Juste avant de mettre fin à cette mêlée de presse, j'aimerais souligner le départ, de la Tribune de la presse, de la cheffe de bureau de CTV, Maya Johnson.

M. Legault : Ce n'est pas vrai! Qui s'en va où?

Le Modérateur : Oui, à Montréal. Elle sera cheffe d'antenne pour les bulletins de fin de soirée.

M. Legault : Ah! Bravo! Bien, Maya, it was a pleasure dealing with you. And you're from Dollard-des-Ormeaux, hein?

Mme Johnson (Maya) : That's right.

M. Legault : Dollard-des-Ormeaux is in the West Island.

Mme Johnson (Maya) : Yes, sir.

M. Legault : And, as you know, it's the best place on earth, hein?

Mme Johnson (Maya) : I know...

Le Modérateur : Alors, c'est ça qui met fin à cette mêlée de presse.

M. Legault : So, good luck, good luck, Maya.

Mme Johnson (Maya) : Thank you, Premier Legault.

M. Legault : Yes, OK. Merci, tout le monde. Bravo, Maya, oui. Bonne chance, oui.

(Fin à 9 h 59)

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