Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Actualités et salle de presse > Conférences et points de presse > Conférence de presse de M. François Legault, premier ministre, et M. Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux

Recherche avancée dans la section Actualités et salle de presse

La date de début doit précéder la date de fin.

Conférence de presse de M. François Legault, premier ministre, et M. Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux

Situation au Québec quant à la COVID-19

Version finale

Le mardi 16 février 2021, 17 h

Salle Evelyn-Dumas (1.30), édifice Pamphile-Le May

(Dix-sept heures trois minutes)

M. Legault : Bonsoir, tout le monde. Avant de vous parler de la pandémie, je veux dire un mot sur ce qui est arrivé à M. Camara. J'ai été touché, comme beaucoup de Québécois, de la façon qu'il a été arrêté, détenu pendant six jours. Je n'ose pas imaginer ce qu'il a ressenti, ce que son épouse puis sa famille ont ressenti.

Donc, dès ce matin, j'ai demandé à la ministre de l'Immigration de s'assurer que, dès qu'il aura les papiers pour la résidence permanente du gouvernement fédéral, le gouvernement du Québec émette un CSQ, un certificat de sélection du Québec. Je pense que ça peut venir un peu atténuer le préjudice que M. Camara a subi, malheureusement.

Je reviens à la pandémie. Vous l'avez peut-être remarqué, depuis quelques semaines, les journées allongent. Je pense que, même à l'heure qu'on est là, il y a encore un petit peu de lumière. Donc, pourquoi? Bien, parce que le printemps s'en vient. Mais, mais, mais l'hiver n'est pas fini. On va encore avoir quelques petites tempêtes de neige. Puis c'est un peu la même chose avec la pandémie. Les choses s'améliorent, que ça soit les cas, les hospitalisations, les décès, mais la pandémie n'est pas finie. Il y a encore des risques importants pour les Québécois, en particulier au cours des prochaines semaines.

Donc, il y a plusieurs raisons qui nous portent à être très prudents dans les gestes qu'on va poser au cours des prochains jours. Première chose, bien, la situation dans les hôpitaux. Vous le voyez, il y a encore 771 patients COVID dans les hôpitaux. Ça veut dire qu'il y a encore du délestage. Ça veut dire quoi? Ça veut dire qu'il y a des chirurgies qui sont encore reportées, et pourtant, bien, on a une liste d'attente qui est longue et qu'il faudrait réduire.

Deuxième raison pourquoi il faut être prudents, on a des infirmières puis du personnel qui sont au front depuis 11 mois, ils sont épuisés, puis il faut continuellement, chaque jour, penser à eux autres.

Troisièmement, il y a aussi les fameux variants. Je pense que, tantôt, Dr Arruda va vous en parler. Il y a une augmentation du nombre de cas du fameux variant britannique, là, le B117. C'est un variant qui fait que c'est plus contagieux. Donc, si on ne fait pas attention, le nombre de cas pourrait exploser en seulement quelques semaines. Donc, ça, c'est une autre raison pourquoi il faut être prudents.

Puis la quatrième raison, c'est la semaine de relâche. Pas la semaine prochaine, l'autre semaine après, la semaine du 1er mars, c'est la semaine de relâche. Et puis, quand on regarde, c'est presque dans les habitudes des Québécois, quand il y a une semaine de relâche, il y a beaucoup de parents qui prennent congé pour être avec leurs enfants et il y a toutes sortes de réunions. Puis on ne voudrait pas qu'il se passe ce qui s'est passé dans le temps des fêtes, là, qu'on voie une explosion du nombre de cas parce que les personnes se réunissent. Donc, tout ça pour vous dire qu'on a eu beaucoup de discussions, au cours des derniers jours, avec la Santé publique et on s'est dit qu'il fallait être plus prudents que moins prudents et donc d'attendre avant de trop déconfiner.

Donc, je vous annonce aujourd'hui que, lundi prochain, le 22 février, la seule région qui va passer du rouge au orange, c'est la région de l'Outaouais. Pourquoi? Parce que l'Outaouais a, depuis quelques semaines, une situation qui est stable. Puis on a vérifié aussi la situation à Ottawa, l'autre côté, et c'est aussi stable. Mais toutes les autres régions qui sont rouges, ça veut dire Montréal, Laval, Laurentides, Lanaudière, Montérégie, Mauricie, Centre-du-Québec, Estrie, Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches, par prudence, vont rester rouges pour l'instant.

Bon, par contre, on a eu beaucoup de discussions, parce que je me mets à la place des parents pour la semaine de relâche. Je me rappelle d'avoir eu des jeunes enfants. Il faut trouver des activités pour les enfants pendant la semaine. Je me rappelle très bien de mes deux gars, qui disaient : Papa, maman, qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui, hein? Donc, il y a beaucoup de parents qui vont vivre ça dans la semaine du 1er mars.

Donc, avec la Santé publique, pour accommoder les parents, on a quand même fait des efforts. Et je vous annonce qu'à compter de vendredi de la semaine prochaine, donc vendredi le 26 février, les cinémas vont être ouverts dans les zones rouges, donc partout au Québec. Les cinémas étaient déjà ouverts dans les zones orange.

Deuxièmement, les sports intérieurs vont être permis pour les familles et pour deux personnes. Ça veut dire, entre autres, les arénas, les piscines. Les familles vont pouvoir y aller tout en respectant les consignes. À l'extérieur, jusqu'à présent, c'était maximum quatre personnes dans les activités. Ça va maintenant être huit personnes qui vont pouvoir, par exemple, aller jouer ensemble dehors. Puis, déjà, on l'avait annoncé déjà la semaine dernière, les musées puis les bibliothèques sont ouverts et ouvertes. Donc, ça donne une petite liste d'activités pour occuper quelques jours les enfants.

Puis j'en profite d'ailleurs pour dire que, pour le cinéma, vous pouvez en profiter pour aller voir des films québécois. Il y a, entre autres, La déesse des mouches à feu, d'Anaïs Barbeau-Lavalette, qui devrait être à l'affiche, et il y a aussi le film d'animation Félix et le trésor de Morgäa, de Nicola Lemay. Donc, profitez-en pour encourager nos producteurs, réalisateurs et acteurs québécois.

Bon, maintenant, une question qui est beaucoup revenue : Est-ce qu'on peut louer un chalet ou une chambre d'hôtel dans une autre région, où on n'habite pas? Bon, ce n'est pas idéal, mais ça ne sera pas interdit. Mais on met deux grosses conditions qui sont importantes, qui sont les plus importantes, respecter les bulles familiales puis respecter le couvre-feu, qui va rester à 20 heures, donc à 8 heures, dans les zones rouges. Ça veut dire, concrètement, que des gens peuvent aller dans une autre région louer une chambre, louer un chalet, mais juste pour les personnes qui habitent dans la même maison, donc qui sont dans la même bulle familiale.

Puis vous allez d'ailleurs avoir un point de presse, au cours des prochains jours, de Geneviève Guilbault. On va demander aux policiers de surveiller de façon spéciale les endroits où il y a beaucoup de tourisme. Ça veut dire des hôtels, des chalets loués, beaucoup d'activités. Le but, c'est de s'assurer que les consignes soient suivies, en particulier garder la même bulle familiale, respecter le couvre-feu. Puis les restaurants vont rester fermés. Donc, évidemment, l'idéal, c'est d'apporter sa nourriture quand on arrive au chalet ou à la chambre d'hôtel. De toute façon, les restaurants vont être fermés.

Bon, l'autre question qui est beaucoup revenue puis qu'on a beaucoup débattue, c'est toute la question des barrages. Est-ce qu'on doit mettre des barrages avec l'Ontario? Est-ce qu'on doit mettre des barrages entre les régions rouges et orange? Après discussion, on s'est dit que c'était plus efficace de demander aux policiers de s'assurer que les deux consignes principales soient respectées, c'est-à-dire le couvre-feu puis les bulles familiales, c'est-à-dire qu'il n'y ait pas deux familles qui se retrouvent dans le même chalet. Donc, on pense que c'est plus efficace que de mettre du monde à surveiller les différentes frontières entre les régions.

Bon, maintenant, je sais qu'il y a beaucoup de parents qui ne peuvent pas prendre congé, qui n'ont pas prévu ou leur employeur n'a pas prévu de congé pour la semaine du 1er mars. Je le répète, puis c'est très, très important, là, ce n'est vraiment pas une bonne idée que les enfants soient gardés par les grands-parents. La plupart du temps, les grands-parents sont plus âgés, évidemment, et sont plus vulnérables pour attraper la COVID. Donc, je veux être très clair, là, ça, c'est la dernière chose qui faut faire.

Et je veux lancer un appel aux employeurs. Je veux demander aux employeurs d'être accommodants. C'est-à-dire que, si vous avez un employé, une employée qui a des enfants qui n'ont pas d'école, évidemment, la semaine du 1er mars, si vous êtes capables, je comprends qu'il y a des entreprises qui ne peuvent pas, mais, si vous êtes capables de les accommoder puis de leur donner congé pendant la semaine ou au moins une partie de la semaine, ça serait très apprécié. Donc, je demande la collaboration des employeurs. En fait, on parle de cinq jours ouvrables, du 1er au 5 mars, là. S'il vous plaît, aidez les parents d'enfants.

Donc, je conclus en vous disant : Le plus important dans les prochaines semaines, c'est de s'assurer qu'il n'y ait pas de visite dans les maisons. Je le répète, là, puis on l'avait dit, partout au Québec, même dans les zones orange, les visites ne sont pas permises, sauf si c'est une personne qui reste seule. Elle peut être visitée par une autre personne seule. C'est tout, là. Donc, on ne peut pas aller faire des partys, faire des soupers, malheureusement. Et les policiers, bien, on l'a déjà dit, là, ne sont plus à l'étape de donner des avertissements. Ils sont à l'étape de donner des contraventions. Ils en donnent actuellement, à peu près 1 000 amendes par semaine, des amendes de 1 500 $. Donc, si vous vous retrouvez dans une maison, dans une chambre d'hôtel, dans un chalet avec des personnes qui n'ont pas la même adresse que vous, bien, il y a un risque que vous receviez une amende de 1 500 $. Je pense qu'évidemment ce n'est pas pour le plaisir qu'on fait ça, c'est parce qu'il faut vraiment faire attention au virus pour les prochaines semaines.

Donc, je termine en vous disant : On a quelques semaines difficiles devant nous. Le printemps s'en vient, mais, si on veut un beau printemps, bien, il faut faire attention aux visites dans les maisons pour les quelques prochaines semaines. Sinon, bien, je souhaite à tout le monde une bonne soirée, puis on se souhaite un printemps hâtif.

Good evening, everyone. The situation is improving, but our battle against the virus is not over. We still have significant risks ahead of us. There are nearly 800 COVID patients in our hospitals. Our nurses have been fighting the virus for 11 months now. And there's the danger of variants, which are even more contagious.

With the March break coming up, we have to wait before turning other regions from red to orange. There's one exception, the region of Outaouais, where the situation is stable. For other regions, we have to stay careful and wait after March break. But, after discussions with Public Health authorities, we've decided to reopen certain activities, starting February 26th. Movie theaters will reopen in red zones. We'll allow activities for families in arenas and swimming pools, and we'll allow outside gatherings of up to eight people. This will allow parents to do activities with their children during March break.

The most important thing is to stay in your family bubble. We don't want people renting houses with other families. I know some parents will have to work during March break. I repeat that it's not a good idea to ask grandparents to babysit children. So, I ask employers to be understanding with them. Please give them a few days off if you can.

We still have difficult weeks ahead of us, but spring is coming. But, if we want to improve the situation, we must avoid gatherings in houses for the next few weeks. Thank you all.

Le Modérateur : Merci, M. le premier ministre. M. Legault, M. Dubé et Dr Arruda vont maintenant répondre aux questions des membres de la Tribune de la presse d'abord en français, ensuite en anglais. Patrice Bergeron, LaPresse canadienne.

M. Bergeron (Patrice) : Bonjour à vous trois. M. le premier ministre, vous dites qu'on a encore, donc, des semaines difficiles devant nous et vous dites qu'il faut être encore prudent, mais vous permettez des allègements. Qu'est-ce que les Québécois doivent comprendre du message, à ce moment-là, si vous dites qu'il faut être beaucoup plus strict, que ça va être difficile, mais vous permettez beaucoup plus de flexibilité dans les semaines à venir?

M. Legault : Bien, regardez, ce qu'on dit, c'est : On garde le couvre-feu à 8 heures, qui est très efficace, parce que, les gens, évidemment, c'est plus difficile d'aller visiter les maisons quand il faut être de retour à 8 heures. On s'assure aussi que les policiers surveillent qu'il n'y ait pas de mélange entre plusieurs familles dans les maisons. Ça, ça reste.

Maintenant, les enfants sont en vacances la semaine du 1er mars. Donc, de permettre certaines activités, comme d'aller au cinéma, mais avec des masques, d'aller faire des sports intérieurs, mais par famille, d'aller à la bibliothèque, d'aller faire quelques activités, idéalement, puis le plus possible à l'extérieur, je pense que c'est une question d'équilibre, une question de santé mentale et pour les enfants et pour les parents. À un moment donné, on ne peut pas penser, là, que les parents vont tous garder leurs enfants dans la maison pendant toute une semaine, là.

M. Bergeron (Patrice) : Vous avez aussi parlé de la possibilité pour une personne seule de visiter une autre personne seule comme c'est déjà permis. Je vous ramène à la période des fêtes, où il était permis pour une personne seule de visiter une famille, une autre bulle. Est-ce que, ça, dans la semaine de relâche, ça peut être permis, par exemple?

M. Legault : M. Arruda.

M. Arruda (Horacio) : Bien, ce qu'on vise, c'est le minimum de rassemblements comme tel. Mais il y a des personnes seules, par exemple une mère monoparentale qui a des enfants, qui pourraient se joindre, effectivement, à une bulle, c'est la seule exception qui serait permise. Mais là ce n'est pas... je vous dis bien honnêtement, ce n'est pas dans une perspective de permettre des rassemblements de bulles interfamiliales, c'est véritablement dans certaines conditions de personnes seules qui ont... les personnes seules qui ont besoin d'aide, puis ça, ça se maintient, comme on l'a toujours dit, là, mais c'est la seule condition, particulièrement pour éviter le gardiennage par des grands-parents ou des personnes âgées, c'est dans ce contexte-là, et pour éviter, en fin de compte, que certaines sous-populations qui ont moins... qui sont plus isolées, moins de facilités, puissent bénéficier de l'aide de quelqu'un.

Le Modérateur : Véronique Prince, Radio-Canada.

Mme Prince (Véronique) : Oui, bonjour à vous trois. J'aimerais savoir quelles sont les projections liées à la semaine de relâche, quelles sont les modélisations. Parce que, lorsque vous préparez des mesures comme ça, vous savez à quoi vous attendre. Avant Noël, vous le saviez, qu'il allait probablement avoir des rassemblements qui allaient probablement faire augmenter les cas, et c'est ce qui est arrivé.

Pour la semaine de relâche, est-ce que vous vous attendez à ce qu'on ait une légère remontée des cas après la semaine de relâche? Est-ce que vous vous attendez à ce qu'on se maintienne à un plateau? Qu'est-ce qui est attendu avec les mesures que vous annoncez là? Parce que probablement que la baisse ne va pas se continuer, là.

M. Arruda (Horacio) : C'est une bonne question, mais on aimerait ça... Les modèles sont variables selon le respect que les gens vont faire des autres consignes. Il faut comprendre que, oui, il y a une semaine de relâche, mais on arrête l'école. Puis on sait que, des fois, dans l'école, il y a de la transmission. Si les gens restent dans leur bulle, si les gens respectent les consignes, si les gens vont surtout faire des activités à l'extérieur, on ne devrait pas voir une augmentation importante.

La différence par rapport, peut-être, à la période des fêtes, si vous me permettez, c'est que, dans les périodes des fêtes, oui, il y a plus de rassemblements. Vous le savez, les gens veulent se voir, c'est la période des fêtes, Noël, le jour de l'An. Dans la semaine de relâche, il peut y avoir des activités entre deux familles, ou etc., mais si les gens respectent les consignes, on ne devrait pas voir la flambée qu'on a vue, je vous dirais, là, comme tel.

Mais, encore là, c'est toujours dépendant des consignes. Ce n'est pas la semaine de relâche en elle seule qui est dangereuse, c'est tout le comportement que les gens peuvent avoir. Et peut-être, quand vous dites qu'on relâche, on ne relâche pas beaucoup, la majorité des régions demeurent rouges. Ce qu'on fait, c'est qu'on permet, pour la semaine de relâche, pour l'équilibre de la santé, un accès à des activités extérieures qui sont moins à risque. Dans un aréna, si on ne fait pas de joute de hockey, le risque est très faible. Dans une piscine, si on contrôle, le contrôle... le risque est faible. Donc, on permet aux familles, à ce moment-là, de plutôt que se retrouver enfermées à l'intérieur, de pouvoir aller à l'extérieur, de pouvoir profiter d'un plateau technique qui, à notre avis, va permettre aux jeunes de profiter de cette semaine-là.

Mme Prince (Véronique) : Comme deuxième... Oui?

M. Dubé : ...juste un point. À moins d'un changement important, là, demain, vous allez avoir beaucoup de réponses de la part de l'INESSS et de l'INSPQ sur la modélisation qui va être faite des variants. Parce que ça, je pense que c'est important d'avoir... Vous savez, à chaque semaine, on vous donne l'information sur la modélisation des hospitalisations. Étant donné toutes les questions qu'il y avait sur les variants, on a demandé aux gens de l'INSPQ de venir présenter le travail du Dr Brisson demain. Alors, je ne sais pas si l'heure est confirmée encore. Mais ça, ça va vous répondre à plusieurs de vos questions parce que, dans le modèle développé, on fait des simulations avec des taux optimistes ou pessimistes de ce qui va se passer durant la semaine de relâche. Ça fait que je pense que vous allez avoir beaucoup, beaucoup d'informations demain sur ces modèles-là.

Mme Prince (Véronique) : D'ailleurs, juste une petite précision avant de poser ma deuxième question. Vous ne nous avez pas dit il y avait combien de variants confirmés en ce moment. Mais je vais quand même vous poser ma deuxième question.

M. Dubé : Vous avez le droit, vous avez le droit.

Mme Prince (Véronique) : En espérant avoir la réponse aux deux. Je voudrais savoir, on recrute à l'étranger beaucoup des infirmières, 1 700 qui vont être recrutées à l'étranger et 200 préposés aux bénéficiaires. C'est cinq fois plus que les années précédentes. Alors, est-ce que c'est parce qu'il y a trop d'infirmières qui ont quitté la profession, il y a trop de retraites, elles sont trop exténuées par la pandémie? Pouvez-vous nous expliquer un peu pourquoi cette année... on peut se douter, là, mais pourquoi vous avez besoin d'aller chercher un nombre si important d'infirmières à l'étranger?

M. Dubé : Bien, écoutez, je peux commencer, puis peut-être que le premier ministre pourra compléter. Mais c'est sûr que ça fait longtemps qu'on dit qu'il manque des infirmières, puis il en manquait, des infirmières, avant la pandémie. Donc, on a un enjeu là. Je pense qu'on a des gens qui... même si on avait le bon nombre d'infirmières, on a un personnel qui est épuisé. On l'a dit souvent. Donc, si on est capables d'allonger des vacances, peu importe, je pense qu'on va… Je pense, c'est la bonne chose, de faire du recrutement en ce moment.

J'aimerais dire aussi que, puis ça, c'est dans les bonnes nouvelles, puis ça ne changera pas le recrutement, depuis environ cinq semaines, c'est plus de 2 000 infirmières qu'on a récupérées dans le réseau. Rappelez-vous, là, il y a un peu plus qu'un mois, on avait presque 7 000 personnes qui étaient absentes pour toutes sortes de raisons, et là on est rendus à un petit peu en bas de 5 000. Ça fait que ça, c'est de la très, très bonne nouvelle. Mais, pour répondre précisément à votre question, on va continuer de faire du recrutement pour être capables d'avoir plus de personnel infirmier dans notre réseau. Je pense que c'est ça que…

Bon, maintenant, sur votre question des variants, on avait dit qu'on serait très transparents, là, je pense. Puis j'aimerais ça que le Dr Arruda complète la réponse, mais moi, je me suis engagé à être très transparent, une fois par semaine au minimum, pour vous donner de l'information sur les variants. Alors, ce qu'on va faire à compter de cette semaine, puis on va commencer ce soir, c'est qu'on va vous donner non seulement le nombre de cas confirmés, ce qui est en ce moment 16 cas confirmés de variants, 16, mais ce qu'on vous dit aussi, c'est qu'en ce moment, à l'étude, là, suite aux différents appels que j'ai eus avec le Dr Arruda hier, avec, entre autres, le groupe de santé publique de Montréal, avec Mme Drouin, et Laval, parce que ce sont nos deux régions principales, quand je vous parlais du Grand Montréal, là, c'est les deux, il y aurait en ce moment en analyse, par criblage, là, qui ont été… Donc, on prend nos tests positifs puis on dit : De ces tests-là, il y en a combien qui ont été criblés? On a 86 cas qui sont sous analyse en ce moment, puis ça, c'est pour les cinq derniers jours.

Alors donc, ça ne vous dit pas qu'il y a 86 cas de variants confirmés. Ils ne sont pas encore confirmés. On va les appeler des cas probables. Mais c'est le genre d'information, maintenant, qu'on va être très transparents puis qu'on va vous dire. Parce que, quand on s'est vus la dernière fois, on parlait de 16 cas confirmés, qui avaient été confirmés par séquençage. Là, maintenant qu'on a plus d'information avec le criblage, je vous dis, il y a 86 cas qui sont en ce moment sous vérification et qui vont…

Mais, en attendant, puis c'est là que j'aimerais peut-être que le Dr Arruda… Moi, ce que j'ai demandé... Puis j'ai été très réconforté des réponses de Mme Drouin, hier, et du Dr Trépanier, à Laval, qui nous ont dit : Même si c'est uniquement par criblage qu'on a l'information, même si ce n'est pas encore séquencé, on agit sur ces cas-là comme si c'étaient des cas de nouveaux variants, c'est-à-dire qu'on fait un isolement spécifique sur ces personnes-là pour être sûrs que, quand on se fera confirmer... parce qu'habituellement le taux de confirmation est assez fort, là, entre ce qui a été vu par criblage puis par séquençage, on fait comme si c'étaient des cas de variants, d'accord?

Le Modérateur : Alain Laforest, TVA Nouvelles.

M. Laforest (Alain) : M. le premier ministre, M. le ministre de la Santé et puis Dr Arruda, je vais faire du chemin là-dessus, là. L'institut Simon Fraser, hier, a publié un rapport en disant qu'avec les variants il y a un potentiel d'explosion de cas de 4 000 à la mi-avril. Avec ce que vous annoncez comme mesures, c'est que ça ne vous inquiète pas, là.

M. Arruda (Horacio) : C'est-à-dire qu'il faut comprendre qu'effectivement, les variants, là, quand ils apparaissent, ils finissent par venir remplacer les autres souches. Si on a une souche très transmissible puis qu'on n'arrive pas à la contrôler, si on ne fait pas des traçages intensifs, puis etc., on voit l'explosion rapide s'installer. Actuellement, on continue à avoir des baisses au Québec. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de variants, là, on vient de vous dire qu'il y en a probablement 86 qui sont précriblés, là, et qui vont être confirmés par après. Puis ça, ça vient sur à peu près 925 tests qui ont été faits positifs.

Je pense que, oui, c'est un risque, mais il faut voir qu'on va avoir la vaccination qui s'en vient sous peu, il faut mettre dans l'équation, et on sait que la vaccination va réduire la... Et d'ailleurs, on voit déjà les effets sur les personnes en CHSLD, RPA, etc. Donc, la vaccination va être un élément important. Et puis l'activité, là, puis là je tiens à vous le dire, indépendamment même du criblage, dès qu'on sent qu'il y a une souche hypertransmissible, disons qu'on a une situation, là, où vraiment, là, il y a trois cas, puis le lendemain on est rendus à 20 et quelques cas, puis etc., on intervient comme si c'était un variant. Parce qu'à date on connaît les variants de U.K., du Brésil, etc., mais rien ne peut nous dire qu'on ne pourrait pas avoir un variant qui émergerait au Québec. Donc, oui, effectivement, si les mesures ne sont pas au rendez-vous.

Vous savez, dans les faits, le variant, là, il ne sautera pas sur les gens, s'il n'y a pas de transmission. D'où l'importance de maintenir ça. Et dans les pays où c'est arrivé, c'est arrivé... c'est monté en flèche, mais, rapidement, les interventions ont permis de le contrôler. Ça fait que, moi, je pense que c'est des hypothèses. Puis on a des courbes, là, vous allez les voir demain, là, qui vont vous être présentées, la chose qui est la plus importante, c'est l'adhésion aux consignes. Vous allez le voir, il y a des modèles qui vont vous être présentés demain, là, il y a des hypothèses d'importation de variants ou pas, mais c'est vraiment l'adoption des consignes. Si les gens respectent les consignes puis qu'il y a une grande, je vous dirais, une forte proportion de gens qui respectent, à ce moment-là, le virus ne peut pas se présenter.

M. Dubé : Peut-être, M. Laforest, juste faire une précision, là, sur ce que le Dr Arruda vient de dire. Il y a effectivement en ce moment 86 cas qui sont sous examen, mais il faut faire attention au dénominateur parce que, lorsqu'on dit que c'est sur 900 cas, dans certains cas, ça donnerait l'impression que c'est 10 % des cas, mais le dénominateur n'est pas encore confirmé. Je vous donne un exemple. Dans les cas qui ont été envoyés au CUSM, c'est, par exemple, les cas de Stanislas, bien, on a pris une éclosion très forte où il y avait des cas puis on les a mis... En ce moment, moi, j'aimerais mieux attendre. Je vous donne l'exemple, quand on a discuté avec Laval, hier, le pourcentage des cas positifs est plus dans le 2 % à 3 % que dans le 10 %. Ça fait que je voudrais faire attention qu'on ait un échantillon plus long. Moi, je pense que, dans la prochaine semaine… c'est ce que je m'étais engagé, à vous donner les réponses d'ici vendredi. Est-ce qu'on aura 75 % ou 100 % de tous nos cas criblés qu'on vous aura donnés? Je pense qu'on va être dans cette zone-là. Mais ce qui est important de savoir, c'est quel pourcentage des cas positifs deviennent des variants.

Je vous donne l'exemple de Laval, là. La grande région de Laval, on est plus dans le 3 %. Ça fait qu'il faut faire attention, en ce moment, d'avoir un échantillon assez large. Ça va?

M. Laforest (Alain) : M. le premier ministre, il y a une fatigue, il y a une lassitude. Est-ce que le ton infantilisant de : Je vous donne ceci, il va arriver cela, ça fonctionne encore, compte tenu que les Québécois sont vraiment écoeurés, là?

M. Legault : Bien, écoutez, je comprends que des personnes sont tannées, puis j'aurais le goût de vous dire : Moi aussi, je suis très, très tanné de parler de la pandémie puis j'aimerais ça, parler d'autre chose. Mais, à un moment donné, on n'a pas le choix. On n'a pas le choix. Actuellement, avec le variant, avec toutes les raisons que je mentionnais tantôt puis la situation dans nos hôpitaux, on n'a pas le choix que de continuer à faire attention.

Donc, on a heureusement un vaccin qui s'en vient. Donc, on voit la lumière au bout du tunnel. M. Trudeau nous confirme que toutes les doses qu'on est supposés de recevoir le 31 mars, on va les recevoir, puis toutes les doses d'ici septembre, donc...

Mais on n'a pas le choix, je vous dirais ça, là. Je comprends qu'il y en a qui sont tannés, mais on n'a pas le choix.

Le Modérateur : Olivier Bossé, Le Soleil.

M. Bossé (Olivier) : Est-ce que je comprends que c'est du 26 au soir au 7 ou si c'est étendu jusqu'à tant que ce ne le soit plus? Est-ce que c'est juste pour la semaine de relâche?

M. Legault : Moi, je comprends que c'est pour de bon.

M. Bossé (Olivier) : Oui?

M. Legault : Oui, jusqu'à preuve du contraire.

M. Bossé (Olivier) : Oui, c'est ça. Évidemment, je pense que la question est plus pour...

M. Arruda (Horacio) : Bien, je pense que la situation va être réévaluée, là. Moi, je pense que, là, on se concentre autour des éléments qui vont jusqu'à la fin de la période de relâche scolaire. Puis je pense qu'à peu près une semaine avant, là, comme on fait toujours pour anticiper les choses, on va réévaluer la situation. Puis ça veut dire toute une série de spectres, là. Ça veut dire peut-être que des régions qui sont rouges vont pouvoir passer à l'orange, selon ce qu'on va voir puis observer. Et puis, moi, je pense qu'il est trop tôt encore pour vous le dire, mais il ne faut pas se le cacher, l'arrivée des vaccins, là, c'est vraiment l'espoir. On est dans ce que j'appellerais... Puis moi aussi, je peux vous dire que je suis vraiment tanné de la COVID-19, comme tout le monde, mais ce qu'il faut comprendre, c'est que, là, on est vraiment dans le dernier marathon. On est en train d'abaisser, notre système de soins est en train de récupérer, nos ressources ont encore besoin d'une certaine pause, là, mais c'est véritablement, je vous dirais, là, les derniers kilomètres du marathon qui sont là.

Mais plus on va avancer, plus on va être capables, probablement, de... Mais l'importance encore, c'est l'adhésion aux consignes. Prenons, par exemple... Là, on a ouvert les centres commerciaux, on a ouvert plein de choses, mais il ne faut pas que les gens se rassemblent. C'est ça qui est important. L'adhésion des consignes va nous permettre de maintenir des choses ouvertes et d'éviter des éclosions. Et ça, c'est vraiment majeur, l'adhésion aux consignes.

M. Bossé (Olivier) : Mon autre question était sur les sports organisés, encadrés. Je sais, docteur... Bien, vous en avez tous... vous avez discuté beaucoup avec les fédérations. Comment on peut dire : Oui, vous pouvez venir prendre un bain libre, mais un club de natation ne peut pas nager?

M. Arruda (Horacio) : ...comme je vous l'ai dit, là, il faut comprendre que ce qu'on a allégé, entre guillemets, puis que certains vont trouver qu'on n'allège pas assez et que d'autres vont dire qu'on allège trop compte tenu des variants, là... C'est toujours l'enjeu de cet équilibre qui est excessivement... qui est discuté, rediscuté, rediscuté avec mes directeurs, puis etc.

Essentiellement, là, c'est qu'on se concentre... Là, actuellement, il y a une semaine de relâche, puis on s'est concentrés sur des activités à faible risque pendant la semaine de relâche. C'est vraiment ça. Après le 8 mars, ça va être autre chose. Puis on est très conscients des effets pervers de ne pas permettre à des jeunes de faire du sport, de jouer au hockey, etc., là. Je peux vous dire qu'on nous le rappelle, puis on y pense à chaque jour, mais là on se concentre sur la semaine de relâche. On donne des activités avec des allègements, cinéma pour ceux qui n'aiment pas le sport, sports intérieurs pour certaines activités, piscines, puis etc., mais après ça on va réévaluer.

Le Modérateur : Louis Lacroix, Cogeco Nouvelles.

M. Lacroix (Louis) : M. le premier ministre, M. le ministre de la Santé, Dr Arruda, il y a deux spécialistes, depuis quelque temps, des chercheurs très reconnus au Québec, entre autres le Dr Kobinger, qui dénoncent un peu le fait... le manque de financement lié à la recherche sur la vaccination. M. Kobinger dit : On avait un vaccin qui était en développement. Si on avait eu de l'argent du fédéral, ça nous a été refusé, on aurait pu lancer ça. Il y a le Dr Denis Leclerc, pendant le temps des fêtes, qui, lui, disait — c'est un autre chercheur de l'Université Laval : Pourquoi ne pas créer un centre de recherche sur les vaccins, au Québec, pour mettre un terme à cette dépendance qu'on a des compagnies, par exemple, internationales, ou encore du fédéral, qui négocie avec les compagnies internationales?

Est-ce que c'est quelque chose à laquelle vous pensez, M. Legault, de faire... de financer une espèce de centre des vaccins, finalement, là, qui permettrait d'être rapides, finalement, quand survient une pandémie comme celle-là?

M. Dubé : Bien, je peux peut-être commencer, M. Lacroix...

M. Lacroix (Louis) : Bien sûr.

M. Dubé : ...puis je donnerai la chance au premier ministre de répondre parce que, quand on parle d'autonomie au Québec, je pense que c'est à lui de répondre. Mais, moi, j'ai eu un message très clair. J'en ai parlé avec le ministre de l'Industrie et du Commerce aussi. Pour moi, là, il faut faire un parallèle qui est très simple à faire. On a réussi à gagner notre autonomie dans les équipements de protection, dans les EPI. Rappelez-vous les décisions qu'on a prises, là, juste après la première vague, de s'assurer qu'on avait une fabrication au Québec de nos équipements protecteurs, de protection, comme, les N95, c'est un très bel exemple. On veut faire exactement la même chose, parce que je pense qu'avec les vaccins c'est encore plus structurant, c'est encore plus important.

Puis je pense que, quand on a eu les discussions avec le Dr Kobinger, que mon cabinet lui a parlé, on a dit : On sait que la décision de vous appuyer ne permettra peut-être pas d'avoir le vaccin pour la présente pandémie. Mais on a dit : Ce n'est pas grave, il y aura d'autres choses, il y aura d'autres occasions. Puis je pense qu'on va mettre toute l'énergie, je l'ai dit aujourd'hui, on va mettre toutes les ressources nécessaires pour l'appuyer dans ses recherches au cours des prochaines semaines. Pour être très clair, là, on est là.

M. Legault : Bien, de façon plus générale, il n'y a pas personne, je pense, qui souhaiterait plus que moi qu'on soit autonomes dans le domaine des médicaments. Mais à un moment donné... Il y a des choses qu'on va pouvoir faire, puis qu'on va faire, puis il y a des choses que ce n'est pas réaliste de faire. Est-ce que, demain matin, le Québec est capable d'avoir un Pfizer, Moderna, Johnson & Johnson ou AstraZeneca, une compagnie de cette taille-là? Ce n'est pas réaliste, là. On parle de plusieurs milliards de montants investis à chaque année en recherche. Vous savez, dans l'histoire du Québec, on a failli, à un moment donné, avoir une pharmaceutique, qui s'appelait BioChem Pharma, bon, puis des gens qui étaient là avant moi ont décidé, à un moment donné, de la laisser vendre à des étrangers. Mais il y avait un produit, à l'époque, là.

Donc, il faut être raisonnables. Mais honnêtement, moi, c'est un objectif que je me donne, puis j'en ai discuté avec Pierre Fitzgibbon, le ministre de l'Économie, le plus possible, là, d'être autonomes partout, dans tout ce qu'on a besoin dans le domaine de la santé, puis ça inclut des médicaments, puis il y a beaucoup de possibilités aussi. Si on avait eu une capacité de fabriquer, on aurait peut-être pu convaincre une des grandes pharmaceutiques de nous laisser les fabriquer nous-mêmes. Donc, il y a beaucoup de façons...

J'entendais Québec solidaire, là, parler de Pharma-Québec, là. Bien, on est tous d'accord pour être plus autonomes. Il faut juste, à un moment donné, être réalistes puis se donner une stratégie qui est jouable. Mais, oui, on doit être plus autonomes dans tout ce qui est fournitures médicales, dans tout ce qui est médicaments, d'être le plus autonome possible. Puis ça fait partie de nos objectifs puis de nos priorités.

M. Lacroix (Louis) : Mon autre question porte sur un autre sujet. Le Parti québécois aurait utilisé, selon mes informations, la liste électorale pour vérifier les adresses de résidence de vos fils, ce qui contrevient, en fait, à la Loi électorale, là. C'est interdit de faire ça. Les listes sont fournies aux partis pour une utilisation soit en campagne électorale ou encore du financement politique. Alors, comment vous réagissez à ça?

M. Legault : Écoutez, moi, j'ai dit tout ce que j'avais à dire des déclarations de Paul St-Pierre Plamondon puis du PQ, là. Donc, si vous avez des questions, posez-les à Paul St-Pierre Plamondon puis au PQ, là. Moi, je n'ai rien à ajouter.

Le Modérateur : Fanny Lévesque, LaPresse.

Mme Lévesque (Fanny) : Bonjour à vous trois. M. Legault, vous avez beaucoup mis l'accent sur : On est là-dedans pour quelques semaines encore. Bon. Est-ce qu'on doit comprendre qu'il faut tenir le coup jusqu'après la relâche? Et donc qu'après la relâche il serait probable que des régions basculent à l'orange?

M. Legault : Bien, écoutez, si je pensais qu'il n'y a pas de chance que les cinémas restent ouverts, je ne les aurais pas ouverts, là, parce qu'on ne veut pas commencer à jouer au yoyo. Par contre, il y a un bout qu'on ne contrôle pas, entre autres l'impact du variant. Bon. De l'autre côté, le bout qui s'annonce bien, c'est la vaccination. Si on arrive à être capables... Là, on est rendus dans les RPA, on a fait les CHSLD, on a fait une partie du personnel. Si on est capables de faire toutes les RPA puis éventuellement tous les gens qui ont plus de 65 ans, on va être en voiture, là, tu sais? Puis on serait capables d'en avoir une bonne partie de ça de fait en mars.

Donc, ça dépend de la vitesse à laquelle les vaccins vont arriver. Est-ce qu'ils vont tous arriver le 31 mars, ou si on va en avoir graduellement pendant tout le mois de mars? Puis comment ça va évoluer, là? On va vous revenir, comme on le fait, actuellement, toutes les deux semaines. Ça veut dire que, dans la semaine de relâche, là, probablement le mardi de la semaine de relâche, je pense que ça va être le 2, bien, on va venir vous dire ce qu'on fait la semaine suivante. Mais il y a un bout, là… Bien honnêtement, celui qui est capable de prédire combien on va avoir d'hospitalisations dans deux semaines, là, bien, j'aimerais ça, le savoir, là. Donc, on fait notre possible. On va dans la bonne direction. J'espère que les Québécois vont être prudents pendant la semaine de relâche puis qu'on ne vivra pas ce qu'on a vécu pendant le temps des fêtes. Puis, si c'est le cas, bien, oui, c'est possible qu'on ouvre davantage le 8 mars.

Mme Lévesque (Fanny) : O.K. Et donc, en précision, c'est la même chose, je comprends, pour le couvre-feu?

M. Legault : Oui.

Mme Lévesque (Fanny) : Bon. Maintenant, M. Dubé, vous parliez, là, que vous avez pris l'engagement la semaine dernière d'avoir du criblage sur 100 % des échantillons positifs dans le Grand Montréal. Donc, c'est toujours réaliste qu'on arrive à ça d'ici la fin de la semaine? Puis, par rapport au séquençage, on parlait de 8,5 % la semaine dernière, là, on en est où exactement?

M. Dubé : O.K. Je vais commencer par le criblage. De mes discussions, pas plus tard qu'hier soir, comme je vous disais, on me disait que, dans certaines régions, parce que, si on prend le Grand Montréal, là, c'est à ça que je me suis engagé, il y a des gens qui sont déjà rendus à 100 %, Laval, je vous ai donné l'exemple. Montréal est plus entre 25 % à 30 % déjà. L'engagement qu'on m'a confirmé hier, c'est qu'à la fin de la semaine, si tout se déroule bien, tous les cas qui auraient été... les cas positifs de la semaine, à 75 %, auraient été criblés. Moi, je leur en demande plus, là, mais on s'est engagé à me donner au moins 75 % des cas criblés pour vendredi. Ça voudrait dire que, si c'est à 75 % vendredi, ça veut dire qu'ils seront rendus à 100 % lundi à cause de la progression. Donc, il y a une commande très claire, comme je vous avais dit, j'en ai reparlé encore avec le Dr Roger ce matin, avec Mylène Drouin et Dr Trépanier deux fois depuis hier. Dr Arruda est avec nous là-dedans, on va suivre ça de très, très proche. Maintenant, sur le séquençage, Dr Arruda, peut-être juste nous dire où on est rendus.

M. Arruda (Horacio) : ...dans les phases initiales, 100 % des doses qui vont avoir été détectées par criblage vont être séquencées, c'est-à-dire que, disons qu'on a 83 criblages actuellement dans les phases initiales, on va le faire... 100 % des cas vont être séquencés. C'est-à-dire que, sept à 10 jours plus tard, il va en avoir... les 83 vont avoir été au séquençage, le temps d'avoir les résultats.

Mme Lévesque (Fanny) : Et quand vous parlez de façon générale... Oui.

M. Dubé : Si j'ai bien compris la question de Mme Lévesque, Dr Arruda, c'est plus de dire : On est rendu à quel pourcentage de séquençage? On était rendu à 8,5 % de nos séquençages en général. Je ne pense pas que ça a tant évolué que ça, à moins que le Dr Arruda...

M. Arruda (Horacio) : Bien, on est encore autour de 8,5 %. Ça va monter, comme on l'a dit, à 10 % puis à 15 %. Ça, c'est sur les totaux, O.K.? Mais, sur ceux qu'on a détectés, là, je ne sais pas si vous me comprenez, là, sur les totaux, ça va être toujours fait un peu de façon aléatoire pour détecter des nouvelles souches, mais celles qui ont déjà été identifiées par criblage, ceux-là, 100 %, vont aller au séquençage.

M. Dubé : C'est bon? Merci.

Le Modérateur : Merci. François Carabin, Métro.

M. Carabin (François) : Bonjour, messieurs. M. Legault, j'aimerais revenir sur le couvre-feu. Vous avez continué à dire que c'est l'une des mesures les plus efficaces pour contrôler la transmission de la COVID-19. Est-ce qu'on peut croire que ça va être une des dernières mesures en place au Québec?

M. Legault : Bien, écoutez, là, si on était certains que les gens ne visitent pas d'autres maisons, on n'aurait pas besoin du couvre-feu, là. Donc, c'est une question aussi... M. Laforest le disait tantôt, les gens commencent à être tannés, là. Donc, comment tannés ils vont être dans une semaine, dans deux semaines, dans trois semaines? C'est difficile de répondre à votre question.

Mais c'est certain que c'est un bout qui est difficile pour le gouvernement à contrôler, le bout de ce qui se passe dans les maisons. Tu sais, on peut, jusqu'à un certain point, un peu contrôler ce qui se passe dans les écoles, dans les entreprises, mais ce qui se passe dans les maisons, bien, il y en a beaucoup, c'est difficile. Si on s'assure que tout le monde est chez eux à 8 heures, ça veut dire qu'il n'y en a plus, de visite dans les maisons après 8 heures, là. Donc, c'est efficace.

M. Carabin (François) : Merci. Et pourquoi ne pas avoir attendu après la semaine de relâche? Je reviens un peu sur les questions des collègues, mais pourquoi ne pas avoir attendu après la semaine de relâche pour ouvrir les cinémas, ouvrir les piscines? Est-ce qu'il n'y a pas un risque de rassemblements, justement?

M. Legault : Bien, comme je le disais tantôt, là, je me mets à la place des parents. J'ai été parent moi-même, là. Je ne sais pas si vous êtes parent, là. Mais vous avez deux ou trois enfants, là, de cinq, 10 ans, pendant une semaine à la maison. Qu'est-ce qu'on fait avec les enfants, là, tu sais? On devient un peu comme un G.O., là, dans un Club Med, il faut trouver des activités. Puis le cinéma, bien, c'est une belle activité. Aller à la bibliothèque, c'est une belle activité. Aller jouer dehors, aller à l'intérieur à la piscine, à l'aréna, c'est des activités qui peuvent occuper les enfants. Donc, c'est important, comme je le disais, pour la santé mentale des enfants et des parents. Et, bien, on a eu des bonnes discussions avec la Santé publique, puis la Santé publique est d'accord.

Le Modérateur : Charles Lecavalier... Oui?

M. Arruda (Horacio) : C'est des activités qui sont à moindre risque. C'est ça qu'il faut comprendre, c'est des activités qui sont à moindre risque. Dans les cinémas, on y va, un, ils vont porter les masques de procédure, ils sont assis, ils sont à une certaine distance les uns des autres, donc, ça, on considère... Puis il n'y a pas eu d'éclosion associée à ces phénomènes-là. Donc, on ouvre des activités à moindre risque. Dans une grande patinoire qui n'est pas hyperachalandée, parce qu'il va y avoir du contrôle de l'achalandage, on va s'assurer que les gens aient les deux mètres, puis etc., c'est des activités peu à risque.

Le Modérateur : J'allais donner la parole au collègue Charles Lecavalier, mais je vais la donner à Marco Bélair-Cirino du Devoir, oui.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Alors, pour faire... pour continuer sur la lancée de mon collègue Carabin, donc, pourquoi les cinémas, mais pas les salles de concert, de spectacle, les maisons de théâtre?

M. Legault : C'est une très bonne question.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Qui a dit non?

M. Legault : Parce que les enfants vont souhaiter aller voir un film. Ça, c'est la première chose. Deuxième chose, bien, une salle de spectacle, ça prend aussi un certain temps. Donc, on a eu des discussions avec mon cher ami, M. Guzzo, puis tous ceux qui ont des salles de cinéma, là. On pense que ça va être possible pour le 26 février d'avoir des films. D'avoir des productions dans des salles de spectacle d'ici le 26, qui est vendredi de la semaine prochaine, ce n'est pas très réaliste, puis, bien, je pense qu'on peut occuper plus d'enfants avec des cinémas.

Le Modérateur : Charles Lecavalier.

M. Lecavalier (Charles) : Oui, bonjour à vous trois. Bien, justement sur le même sujet, est-ce que ces petits allégements là pour la semaine de relâche, est-ce que c'est une demande du politique, là, qui voulait justement donner un peu d'air aux familles, ou ça vient de la Santé publique?

M. Arruda (Horacio) : Ça vient de... Je vais me permettre de répondre. Ça vient de la Santé publique, parce qu'on est conscients de ce que ça peut avoir comme effet dans le comportement. Premièrement, on préfère que les gens aillent faire des activités à l'extérieur, notamment dans la région montréalaise, à huit... puis qu'on l'augmente à huit, comme pour éviter les gros rassemblements, les gens qui s'enferment à la maison, et puis on est conscients des effets sur la santé mentale du besoin de respirer un peu et d'avoir des activités différentes pour les jeunes. Ça fait que... Puis, comme je l'ai dit encore, on considère que ce sont des activités à faible risque. Ça, je pense que c'est important, là, parce que c'est des activités qui sont contrôlées, les gens s'assoient à un endroit. Ce n'est pas... On n'a pas ouvert les récréathèques ou les endroits où les gens peuvent interagir avec des boules, puis etc., on est véritablement dans les activités à faible risque.

M. Lecavalier (Charles) : Bien, Dr Arruda, justement, il y a plusieurs régions, là... Bon, l'Outaouais tombe en zone orange, mais il y a plusieurs régions où la situation est quand même assez bonne, là. Capitale-Nationale, Chaudière-Appalaches, on est en dessous des barèmes qui avaient été fixés par les santés publiques régionales pour passer à l'orange. Je comprends que c'est le variant qui fait vraiment craindre, là, mais dites-nous... Puis je sais que vous allez parler des modèles demain, mais dites-nous, là, c'est quoi, vraiment, le risque dans le nombre de cas, par exemple, journalier qu'il peut y avoir si on passe en zone orange tout de suite à Québec puis que le variant s'installe?

M. Arruda (Horacio) : On l'a toujours dit, puis ça, c'est le danger, là, quand on va prendre un chiffre, que c'est le seul chiffre qui va fonctionner, puis je tiens à vous dire que la discussion qu'on a eue, là, avec les directeurs de santé publique est unanime, à part l'Outaouais, qui avait une stabilité à des faibles taux, etc., plus d'hospitalisations, l'effet qu'à Ottawa, de l'autre côté, c'est orange aussi. Imaginez-vous, là, si les gens quittent l'Outaouais pour aller à Ottawa manger, alors que de notre côté...

Ça fait que, là, dans le fond, ça, ça a été discuté. Pour toutes les autres, ça ne fait pas assez longtemps qu'on a une stabilité importante. Puis il faut prendre en considération l'impact sur le système de soins, la capacité de retraçage. Puis les gens veulent véritablement redescendre plus bas encore pour que, si jamais ça se met à remonter, on ne se retrouve pas dans des situations où on va mettre en péril le système de soins. C'est une prudence qui est là à cause, bien entendu, du nouveau variant.

Il y a aussi une question de regarder qu'est-ce qui est autour, hein? Si on a des zones qui sont trop différentes, une à côté de l'autre, il y a des mouvements de population qui vont être entraînés. Ça fait que tout ça va être réévalué. Et ça a été unanime, là, je veux dire, on en a discuté, là, pour ce qui est de la prudence avec les nouveaux variants, avec les zones qui se sont stabilisées. Même s'il y en a qui, techniquement, sont dans l'orange en fonction du chiffre, les autres facteurs viennent amener à une décision. C'est un équilibre qui est pris dans tous ces éléments-là, le nombre de cas, le nombre d'hospitalisations, le nombre d'éclosions, la capacité de retracer et puis la question du nouveau variant puis de ce qui se passe alentour.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Je vais poser maintenant ma deuxième question. M. Legault, votre gouvernement appuie-t-il le projet de loi C-21 visant à resserrer le contrôle des armes d'assaut et des armes de poing qui a été déposé aujourd'hui à la Chambre des communes?

M. Legault : Bien, la première chose qui nous achale, c'est qu'on délègue des pouvoirs aux 1 100 municipalités au Québec. Donc, ça veut dire que, techniquement, il y aurait 1 100 règlements différents. Ça, je ne comprends pas. Nous, évidemment, on est prêts à le prendre, ce pouvoir-là, là. Plus on se fait donner des pouvoirs par Ottawa, plus on aime ça, mais on a un gros problème avec le fait que des pouvoirs soient délégués à des municipalités, compte tenu du grand nombre. Puis je pense que ça devrait être la même chose pour tout le monde.

Maintenant, sur le fond du dossier, est-ce que c'est suffisant? C'est sûrement un pas dans la bonne direction, mais on voit un sérieux problème avec la délégation, là, de certains pouvoirs aux municipalités.

Le Modérateur : Merci. On passe maintenant aux questions en anglais avec Philip Authier, The Gazette.

M. Authier (Philip) : Good evening. A little «précision» for Dr. Arruda or Mr. Dubé. 16 confirmed variants, 86 likely suspected. Can you tell us where the 86 mostly are, and is it still the UK variant? Are there any other ones that have appeared in the… now that you're screening so closely?

M. Dubé : I'll answer yes to both questions, mostly in Montréal and mostly UK. And doctor… can confirm, but I think that those are the discussions we had last night with Dr. Drouin and Dr. Trépanier of Laval. But mostly to both of your questions.

M. Authier (Philip) : And your screening level in Montréal is still between 25% and 30%?

M. Dubé : Well, it's too early to put a percentage because we're looking at the last five days, we're looking at certain screening... «criblage» is screening, I just want to make sure... that has been done, some by the CSUM, some are still to be expected by the CHUM. So, I think it's too early to... how do we say... the denominator. We know the 86 is good, but we don't know how many positive cases. So, I wouldn't be prudent to put a percentage. The only percentage that we agree on is approximately 3% in Laval, but I think, more than that, this is the reason I...

M. Authier (Philip) : Positive, you mean?

M. Dubé : Yes, that's right. So, if, in Laval, they have... I'll give you an example. They had 60 cases yesterday, positive cases in Laval. If they have a 3% positive new variant, they would have roughly two cases that are probable cases to be confirmed by sequencing, OK.

M. Authier (Philip) : And to follow up on Mr. Lecavalier's question, you've said that the risk, Premier... there's still risk out there, there's still a lot of risk. Are you sending a mixed message to the public? Because some people, the average person will see : OK, movie theaters are opening up, we can go to the pool. Maybe they're going to let loose, and it will be too loose. And is it not... does that not represent a serious challenge to control the variants in the pandemic?

M. Legault :OK. What I understand, and maybe the question can be completed by Dr Arruda, is that the risk we see is really in houses, people meeting other people and transmitting the virus. So, if you have, let's say, 50 people in a movie theater place, with masks, at two meters from each other, the risk is not very high. But if you start having people visiting other people in houses, there, there's risk. And that's why I'm asking all Quebeckers : Be careful. If we want to continue to give chances to people to see each other, you have to be careful what's happening in houses.

M. Arruda (Horacio) : ...exactly the case. That's really the thing. It's places where the risk is monitored, because there are people looking, making new seat over there and over there. It's not crowding places in that way. It's going to be the same thing for arenas, and it's going to be the same thing for swimming pools.

M. Legault : And that's why we keep the curfew at 8 :00 p.m. in red zones. It's efficient to make sure people don't meet with other people in houses.

Le Modérateur : Maya Johnson, CTV.

Mme Johnson (Maya) : Good evening. Premier Legault, you were just talking about the high risk of transmission in private homes. Earlier, you said : Spring is coming. And I detect in that you're trying to give Quebeckers a sense of hope, there's a new season, and we're going to get through this, but there is still a bit of time to go. So, what targets do we have to reach before we can entertain the possibility of going into other people's homes? Or is it too soon to establish a target, because it's a moving target, given the variants? You're trying to give people hope, but we don't have any clarity.

M. Legault : Yes, but, of course, we have many elements where it can move. You have the variants, you have what's happening in our hospitals in each region and of course what's happening with vaccines. Because if we succeed in the next few weeks to have all vulnerable people vaccinated, it will be a complete new ball game. And then you would be able to start thinking about starting meeting other people in home houses. So, the vaccine is very key. What's happening with the variants also is key. So, unfortunately, we don't control all those risks.

Mme Johnson (Maya) : And just a follow-up question. We're approaching one year since we went into that full lockdown and we put Québec on pause. Is there a possibility of doing that again?

M. Legault : I hope not. I hope not. And I think that it's incredible when you think that, before one year, large companies were able to find a vaccine. It's incredible. So, now, it's a question... it's a matter of months before everybody be vaccinated. So, if you don't have new virus, it will be OK.

Le Modérateur : Cathy Senay, CBC.

Mme Senay (Cathy) : Good day. You have community groups and also a city counsellor in Montréal asking... putting pressure to have race-based data to see which communities are the most affected by COVID-19. And also, you have the National Advisory Committee on Immunization trying to see... trying to convince authorities to have racialized communities to be vaccinated because they are vulnerable. What do you think about this? Shall we have race-based data? And shall we put racialized communities as a priority to be vaccinated?

M. Arruda (Horacio) : I think the issue about race is a little bit… because it's not the fact that it's a race, it's the fact of the conditions of the person who lives. And I think that this information is available, I would say… like, for Montréal, for the Public Health from Montréal, they know exactly which are their communities. And even they translate information in different languages. They work with the Red Cross, with the fondation Trottier to adapt their intervention to that.

I think that we use that sometimes for some diseases where there is a racial effect of the disease because of the genetics. But, most of the time, it's not the race which is the problem, it's the conditions of the person, poverty, crowding in houses, and I think that it's why… It's those elements that are more important for me, which is the revenue, which is how many kids, the university level. For me, that's the factors that can affect and explain why those communities are… more diseases and more side effects.

Mme Senay (Cathy) : Just to clarify your point, Mr. Legault, you said that you're reopening, basically, cinemas for kids, but then you're not reopening, at the same time, theaters or concert halls. Don't you want to send a message to adults, like 65 years and older, to hang on and to send them a message of hope? Because they're really getting tired of the whole situation and feeling that we have to protect them all the time.

M. Legault : Yes. For me, the risks in a theater and in a cinema are quite similar, all right? The reason why we choose the cinemas is because we have many children, I think it's a million, that will be in vacation for one week, on March 1st week. So, we have to limit the number of openings and we choose the one that is helping families. But I don't want to reopen all the theaters. Of course, it's longer to prepare a new show than to get a movie from wherever.

Le Modérateur : Raquel Fletcher, Global.

Mme Fletcher (Raquel) : Good evening. I wanted to return to a question that one of my colleagues asked in French earlier about what your expectations are coming out of the March break. She mentioned that, at Christmas, we had certain expectations that we were going to see the numbers increase. And I'm wondering if you can tell us where your projections are right now because you said that you don't want to have this yo-yo effect where we reopen cinemas and then we realize : Oh! OK, in a couple weeks, we have to close them down. But that might be the case if people do get together during this break. So how can we counter that, I guess, it's my question?

M. Dubé : Yes, this is the reason again, just for very high transparency, that we're having this briefing tomorrow morning with INSPQ and Dr. Brisson. Because what we asked him, and we ask this question every week, but in light of the variants, we said : Give us simulations and we'll make that public tomorrow. What are the simulations, including the week of… I forgot the «relâche». How do we say «relâche»? The spring break, sorry, I had a blank. So, we asked Dr. Brisson and his team to give you the sort of curves that we see, the same way we look at those curves for hospitalizations. We asked him the same thing. What happens if this happens in the spring break? Or, are we optimistic? Are we, you know, normal? Are we really pessimistic? So, you will have all that information.

And one of the things that lead the discussion on variants is at what rate do we get those new variants. In countries that we have looked at, in Ireland, in UK, it's very clear that if the variants are limited very at the beginning and the right measures of confinement are done, countries have been able to limit the impact of those variants. And this is the reason we're saying not only we have the vaccine, but let's make sure that we keep those measures… those sanitary measures very clear. So, you'll have those simulations tomorrow morning, I think I don't have the precise time, but you'll get the warning. That is very important, to answer your question tomorrow.

M. Legault : I will add… One important difference between Christmas and March break, it's the curfew. At Christmas we didn't have the curfew. I think that with the curfew at 8 :00 p.m., definitely, it reduced the number of contacts.

Mme Fletcher (Raquel) : My second question is about the 1 700 nurses that you are recruiting abroad. I know you were asked in French, but, in English, can you explain why this is necessary?

M. Dubé : Well, because, first, as I said, our nurses and, I would say, in general, our employees are tired. They had, you know, a terrible year, and we all know that. So, even though we have some good news, and some of those good news is we got back about 2,000 of them over the last five weeks, that's very good news… We have been able to increase the number of students at the D.E.C.-bac, that we call. Almost 500 of them decided to postpone their studies for one or two sessions and come. In addition, if we hire people coming from abroad… I think it's a combination of factors that… We want to make sure that we have as many employees, as many nurses in our personnel. So, we'll continue hiring, because they had a tough year. So, if we can give them additional holidays… I think they mostly deserve it, for sure.

Le Modérateur : Avant de mettre fin au point de presse, je vais poser une question qui a été transmise par Allison Lampert, de Reuters, qui est adressée au premier ministre. Elle souhaite connaître votre réaction à la mise au point de Transat au sujet de l'arrangement avec Air Canada. Elle se demande si vous êtes inquiet que le rachat de Transat par Air Canada peut être annulé à tout moment compte tenu de la situation financière précaire du transporteur.

M. Legault : Vous voulez que je réponde en français ou en anglais?

Le Modérateur : ...en français.

M. Legault : En français. O.K. Bon, parfait. Bien, écoutez, oui, j'ai une certaine inquiétude. Donc, on a eu des échanges hier soir avec les personnes concernées. Donc, effectivement, il y a une possibilité que l'entente entre Air Transat et Air Canada ne soit pas respectée ou n'aille pas jusqu'au bout, jusqu'à ce qu'on appelle, en anglais, le «closing». Donc, d'autant plus important qu'on regarde d'autres alternatives. Mais c'est certain qu'on ne laissera pas tomber Air Transat. Donc, on va... On regarde différents scénarios, que ça soit avec ou sans Air Canada, mais Air Transat, c'est une entreprise très importante au Québec. Et, que ça soit Pierre Karl Péladeau ou d'autres personnes qui sont intéressées par le dossier, on suit ça de très près, là, puis Pierre Fitzgibbon parle avec beaucoup d'intervenants.

Le Modérateur : Très bien. C'est ce qui met fin à cette conférence de presse.

M. Legault : Merci beaucoup, tout le monde.

(Fin à 18 h 9)

Participants


Document(s) associé(s)