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Point de presse de M. Pascal Bérubé, chef du troisième groupe d’opposition, et M. Joël Arseneau, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de santé

Version finale

Le mercredi 16 septembre 2020, 8 h

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures une minute)

M. Bérubé : Bonjour, tout le monde. D'abord, une question pour vous. Connaissez-vous la différence entre des bijoux de chez Birks et des hélicoptères de chez Bell? La différence, c'est que les bijoux de chez Birks, ils entrent dans Le Panier bleu, mais pas les hélicoptères de chez Bell. Alors, pour le nationalisme économique du Québec, on repassera. Les bijoux d'une compagnie dans les paradis fiscaux, ça passe, mais pas les hélicoptères.

Motion hier sur la santé. On a demandé une commission d'enquête indépendante pour faire le point… en fait faire la lumière sur 3 900 décès dans les centres de soins de longue durée, refusée par le gouvernement, qui ne veut pas être blâmé. Pourtant, son bon ami ontarien, Doug Ford, avec une population beaucoup plus importante et beaucoup moins de décès, c'est 1 400, a décidé, en juillet, pendant qu'on était en pause parlementaire, de tenir une vraie commission d'enquête avec les pouvoirs d'une commission d'enquête, notamment le pouvoir d'assigner les témoins.

Alors, je me pose la question. Pourquoi le premier ministre craint une commission d'enquête indépendante, lui qui prétend avoir posé tous les bons gestes? Alors, je le mets au défi. Alors, on aura fait la lumière pour l'ensemble des Québécois, surtout pour les familles des endeuillés. Et puis, si, d'aventure, il a posé les bons gestes, bien, ça sera confirmé par un tiers crédible. Mais je pense qu'on ne peut pas faire l'économie de cette commission d'enquête indépendante. C'est régi par une loi. Et il y a des attributs qu'une commission d'enquête indépendante a que l'exercice qu'a lancé le gouvernement, en nommant lui-même sa commissaire, n'aura pas.

Alors, on y tient et on reviendra certainement à la charge parce que c'est nécessaire. Et ça ne sera pas une entrave au travail du gouvernement. Là, c'est sur d'autres fronts qu'on agit. Mais la situation dans les centres de soins de longue durée nécessite une commission d'enquête indépendante. Donc, je voulais revenir sur cette motion-là qui n'a pas été acceptée par le gouvernement. Je remercie toutefois l'appui des deux autres oppositions.

Et, toujours en matière de santé, je laisserais le soin à mon collègue le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, de vous parler des thèmes qui nous importent pour aujourd'hui, qui sont importants pour aujourd'hui.

M. Arseneau : Bonjour, tout le monde. Vous le voyez, à l'aube de la deuxième vague, le gouvernement continue de naviguer à vue. Et il y a un domaine où c'est particulièrement inquiétant, c'est celui de l'éducation.

Alors, aujourd'hui, nous allons déposer une motion pour demander au gouvernement d'établir dès maintenant un plan de dépistage accéléré et prioritaire des tests et des analyses de la COVID-19 pour le personnel scolaire et pour les élèves, pour aussi rendre public les mécanismes et tous les documents relatifs au plan de match dans les écoles.

Vous le savez, le nombre de cas dans les écoles est rendu à 377. Il y a 223 classes qui sont suspendues, là, pour des raisons préventives. Et le rythme risque de s'accélérer si on n'agit pas en amont, dans un dépistage qui est préventif également, et ce qu'on veut, c'est que les délais soient raccourcis. Hier, le ministre a mentionné qu'il y avait un corridor de services qui se résume essentiellement à la transmission d'un numéro de téléphone pour les membres du personnel enseignant ou les élèves et leurs parents.

Or, il faut avoir un système qui est beaucoup plus performant, avec des résultats qui peuvent être obtenus dans un délai de 24 heures, au maximum 48 heures, parce que, pendant ce temps-là, la pénurie d'enseignants, de personnel scolaire, continue. Des parents doivent prendre congé. On nous rapporte que parfois la divulgation des résultats peut prendre jusqu'à une semaine. Alors, c'est beaucoup trop. Et, pendant ce temps-là, la contagion continue.

Alors, voilà la proposition, essentiellement, là, qu'on va faire ce matin, la motion qu'on va déposer.

M. Lacroix (Louis) : Sur les hélicoptères, je comprends que vous vous insurgez sur le fait qu'on ait choisi une compagnie qui est à l'extérieur du Québec, là, en l'occurrence Airbus. Mais ça me surprend que vous ne vous soyez pas insurgé du fait qu'on ait accordé un contrat de 11 millions sans appel d'offres. Ça ne vous dérange pas?

M. Bérubé : Bien, savez-vous, ça vient dans le mécanisme aussi, c'est évident. Ça se plaçait mieux, là, dans ma déclaration initiale, de faire le comparatif pour Le Panier bleu, vous avez compris, effectivement. Puis c'est la même chose pour McKinsey. Souvenez-vous du contrat sans appel d'offres de cette firme-là. Il y a les mécanismes éthiques qu'on se donne pour choisir des entreprises, puis effectivement la provenance aussi. Les hélicoptères de Bell, c'est à Mirabel. Les bijoux de Birks, c'est détenu notamment par des intérêts dans les paradis fiscaux. Alors, oui…

M. Lacroix (Louis) : Qu'est-ce qu'on aurait pu faire dans ce cas-ci? On comprend qu'il y a eu un écrasement l'année passée, là, en fait l'hiver dernier, puis que, là, il faut remplacer l'hélicoptère parce que la SQ en a besoin. Mais c'est acceptable qu'on accorde un contrat de 11 millions sans appel d'offres?

M. Bérubé : On n'a pas l'explication. Puis je pense que ça presse de l'avoir ce matin. Non seulement il se peut que ça ne soit pas un produit québécois qui ait été sélectionné, mais ça prend vraiment de bonnes raisons, puis surtout s'il n'y a pas d'appel d'offres. Mais ce n'est pas le seul domaine. Puis, en matière de nationalisme économique, là, les dossiers s'accumulent où c'est fait, là, vraiment de n'importe quelle façon : Bombardier, le Cirque du Soleil, Birks. Combien d'autres? Moi, je suis assez convaincu que la première raison pour laquelle M. Fitzgibbon a été sélectionné comme candidat, ce n'est pas pour son nationalisme. Alors, l'affairisme puis le nationalisme, ça rime, mais ce n'est pas la même chose.

M. Lacroix (Louis) : Vous pensez que M. Fitzgibbon a quelque chose à voir dans le choix de l'hélicoptère?

M. Bérubé : Non, mais, je veux dire, dans le portrait général du nationalisme économique, ça ne paraît pas tant que ça. Alors là, ça relève davantage de la Sécurité publique. J'imagine que Mme Guilbault sera ici cette semaine. Vvous pourrez la contacter. Mais ça ne paraît pas bien.

M. Lacroix (Louis) : Ça fait que, là, ça fait trois fois que vous n'êtes pas capable de vous insurger contre le fait qu'on a accordé…

M. Bérubé : Bien oui.

M. Lacroix (Louis) : Bien, à chaque fois que je vous ai posé… C'est la troisième fois que je vous pose la question sur les appels d'offres, il n'y a pas d'appel d'offres… contrat de 11 millions, puis vous revenez avec Birks puis avec le nationalisme économique.

M. Bérubé : Ce n'est pas normal. Ce n'est pas les processus qu'on s'est donnés. Ça ne répond pas à nos standards éthiques. Je m'insurge.

M. Pilon-Larose (Hugo) : …une grosse inquiétude hier, dans les élus de la Beauce, les cas de COVID-19. Il y a des centaines de complotistes qui sont venus vous narguer devant le Parlement pour nier même la pandémie. Est-ce qu'on doit commencer à réfléchir à encadrer ces manifestations-là, d'imposer, par exemple, le port du masque?

M. Bérubé : Bon, alors, hier, quand le premier ministre dit, par exemple, un regroupement de 10 personnes qui fait une épluchette de blé d'Inde ou une fondue, que c'est problématique, et qu'il se tient des rassemblements importants, je pose juste la question : N'est-ce pas là un rassemblement qui pourrait être un foyer potentiel, donc qui mettrait à mal la sécurité des gens? C'est la question que je pose. Évidemment, c'est dans un contexte sanitaire. Le droit de manifester, c'est universel, c'est accepté, d'autant plus qu'elles se passent de façon très pacifique, ces manifestations. J'ai organisé plein de manifestations dans ma vie. J'ai participé à plein de manifestations. C'est utile dans une démocratie. C'est une façon de se manifester.

C'est seulement dans un contexte sanitaire où je pose la question au gouvernement du Québec. Si ce n'est pas un drôle de message de voir des manifestations d'envergure, où les gens sont très près les uns des autres et, manifestement, ne portent pas de masques parce que c'est souvent l'objet de la manifestation, et les consignes qu'on envoie, que 10 personnes, c'est beaucoup, quand on sait très bien que les policiers ne peuvent pas intervenir dans les résidences privées à moins d'avoir l'autorisation pour le faire… Alors, c'est le questionnement que je pose.

M. Pilon-Larose (Hugo) : Mais, au-delà de la question, pourquoi est-ce que vous ne prenez pas position? Vous, votre position, c'est quoi? Est-ce que vous souhaitez que le gouvernement du Québec impose...

M. Bérubé : Non, on n'a pas de position là-dessus. C'est encadré. C'est un droit qui ne doit pas être aliéné, celui de manifester.

M. Robitaille (Antoine) : Mais vous m'avez dit hier à la radio que vous seriez prêt à envisager une interdiction de ces manifs.

M. Bérubé : Avec un point d'interrogation, si la situation était... en situation de pandémie, la situation mettait en danger d'abord les participants et d'autres. Alors, c'est le sens de ce que je vous ai dit, je crois.

M. Robitaille (Antoine) : En 2012, là, vous luttiez contre les lois qui restreignaient les manifestations. Est-ce que ce n'est pas contradictoire aujourd'hui?

M. Bérubé : Contexte différent. C'est un contexte sanitaire. Ce n'est pas la même chose. En 2012, cet enjeu-là, il n'y a pas de journaliste qui portait de masque devant moi, puis je n'en portais pas devant vous non plus. Alors, les choses ont changé.

M. Lavallée (Hugo) : En général, est-ce que vous ne trouvez pas qu'il y a un décalage entre…

M. Bérubé : L'enjeu, c'est les codes de couleur. En tout cas, pour ma région, là, j'ai l'impression que les codes de couleur, de vert jusqu'à rouge, démontrent davantage l'inquiétude du gouvernement qu'une gradation des mesures. Au Bas-Saint-Laurent, on est devenu jaune, mais je ne sais pas ce que ça dire. Puis, si on devient orange, je ne sais pas ce que ça veut dire non plus. Donc, c'est plus un indicateur de l'inquiétude gouvernementale que de mesures contraignantes à venir, selon moi, pour l'instant, à moins qu'on m'en fasse la démonstration. Hier, ce qui m'a le plus frappé, c'est cette stigmatisation d'une coiffeuse de Chaudière-Appalaches, qui s'est fait dire qu'elle avait contribué à mettre en danger, potentiellement, de contamination des gens. Manifestement, c'était de la mauvaise information. Non seulement il faut faire attention à ça, mais j'espère qu'elle a reçu des excuses du ministre.

Mme Côté-Chabot (Claudie) : Êtes-vous inquiet pour la situation au Bas-Saint-Laurent? Est-ce que vous pensez que le réseau de la santé est prêt à accueillir une hausse de cas? Pensez-vous…

M. Bérubé : Les deux indicateurs les plus importants que j'aimerais connaître, puis aussi à l'échelle du Québec, c'est le temps de réponse entre le moment où on veut avoir un test, et puis le résultat, puis aussi la capacité des hôpitaux. Et, au Bas-Saint-Laurent, évidemment que c'est un enjeu. C'est le cas à l'hôpital de La Pocatière. C'est le cas à l'hôpital du Grand-Portage de Rivière-du-Loup. Puis là ça s'en vient vers l'est.

Donc, c'est les deux indicateurs importants, les tests et la capacité d'accueil. Pour le reste, s'il y a des mesures à prendre, le gouvernement les prendra. Mais, vous voyez, c'est toujours le problème qu'on a, à réagir sur des données qui ne sont accessibles qu'au gouvernement. Donc, c'est dur de porter un jugement. Je veux dire, les recommandations du Dr Arruda, il ne les donne qu'au premier ministre. Alors, nous, on est un peu comme vous. On essaie de voir qu'est-ce qui...

M. Lacroix (Louis) : …qu'on a adopté hier, là, parce qu'hier c'était quand même assez alarmiste, là, de ce qu'on a compris. M. Arruda, d'ailleurs, a dit : S'il y a une deuxième vague, ça risque d'être trois fois plus important que la première vague, etc. Est-ce qu'à votre avis, puis compte tenu du fait qu'on n'a pas les projections du gouvernement en mains, puis, eux autres, évidemment, la Santé publique leur en fournit probablement, vous pensez qu'on est trop alarmistes ou qu'on est en train justement de préparer les Québécois à une situation qui pourrait devenir semblable à ce qu'on a vu le printemps dernier?

M. Bérubé : C'est difficile de juger de l'intention du communicateur, à l'opposition, l'intention du législateur. Mais je vais soumettre une idée avec laquelle, je pense, vous allez être d'accord. Souvenez-vous qu'en mai on avait demandé une projection des cas potentiels puis qu'on nous l'avait fourni une fois. Je crois que c'était le mois de mai. Donc, il y avait une projection : On s'attend à avoir tant de cas à la fin du mois. Pourquoi ne pas réclamer à nouveau une projection sur à quoi ça va ressembler d'ici la fin septembre, octobre, novembre, décembre? Je m'arrêterais à l'année 2020. On avait fait ça, hein? On l'avait obtenu, d'ailleurs. C'est deux scientifiques qui étaient venus vous présenter ça. Alors, si on veut illustrer le risque potentiel, rien n'empêche le gouvernement du Québec de partager ses projections. Et je pense que ça contribuerait, comme on le demande très souvent, à davantage de transparence et de compréhension.

M. Lacroix (Louis) : …et ce qu'on nous a dit hier en conférence de presse.

M. Bérubé : C'est dur à… mais j'allais dire oui. Je le sais, mais c'est dur de savoir ce qu'ils savent. Eux, c'est des initiés. Ils savent des choses. Nous ne savons pas…

Une voix :

M. Bérubé : Oui, ils ont obtenu les résultats de la recherche, eux autres.

M. Pilon-Larose (Hugo) : …sur la course au PQ. Vous en pensez quoi, vous, ce matin, de lire Guy Nantel commenter le fait que Paul St-Pierre Plamondon a représenté pour une firme d'avocats un groupe lié au scandale des commandites? Est-ce que c'est en train de virer un peu à la cacophonie, cette course-là?

M. Bérubé : Je suis neutre dans cette campagne. Je mène un intérim agréable. Veuillez ne pas m'ingérer dans cette course.

Le Modérateur : En anglais.

M. Robitaille (Antoine) : M. Bérubé…

Mme Senay (Cathy) : ...to the antimask protest because you have…

M. Bérubé : Attends-moi tantôt, Antoine, je vais te le dire.

Des voix :

M. Bérubé : Je ne le sais pas.

M. Robitaille (Antoine) : On est pressés de même? Mais je veux juste compléter ce qu'on vient de dire, là. Pourquoi... M. Bérubé, vous avez déploré le ton des débats.

M. Bérubé : Mais je ne pointe personne.

M. Robitaille (Antoine) : Est-ce que ça ne fait pas partie du ton, ça…

M. Bérubé : Bien, c'est parce que, là, je l'ai lu, le texte, mais je ne veux pas embarquer dans la course en pointant une situation ou une autre. J'ai dit, la semaine dernière, vous avez raison, qu'il vaut mieux mettre de l'avant ses idées, et les membres choisiront. Mais d'aucune façon je ne veux commenter la course, sinon pour inviter les gens à devenir membres sur www.pq.org et militer à notre parti.

M. Robitaille (Antoine) : Est-ce que ça ne fait pas partie du ton que vous déploriez?

M. Bérubé : Ça, ça fait partie de la dynamique de la campagne. Puis il y a beaucoup plus à connaître sur les candidats de façon positive. Alors, je ne veux pas embarquer là-dedans.

M. Lavallée (Hugo) : ...M. Arseneau, Hydro-Québec, là, les différents scénarios d'alimentation des Îles, est-ce que la société d'État vous donne l'impression de savoir où elle s'en va?

M. Arseneau : Absolument pas, non. On navigue, là aussi, à vue. C'est la valse hésitation et c'est l'improvisation totale. Hydro-Québec, je pourrais vous rappeler certaines des décisions. On avait mis de côté, en 2016, pour les années qui viendront, le projet de câble sous-marin. Ensuite, en 2018, on a réhabilité l'idée. Puis, en 2019, on a dit : Ça va se faire coûte que coûte, on ne regardera aucun des autres scénarios. Puis aujourd'hui on remet tout en question en disant : Toutes les solutions peuvent être envisagées, en passant des énergies fossiles, du gaz naturel liquéfié, au maintien de la centrale actuelle, au solaire, à l'éolien.

Donc, les huit prochains mois vont donner lieu à d'autres études. Tout ce que je souhaite, c'est qu'on arrive à une conclusion finale pour le mois de mai prochain, d'autant plus qu'on met à risque, avec cette hésitation-là, les télécommunications avec le continent puisque le gouvernement a décidé de mettre tous ses oeufs dans le même panier, là, pour les Îles-de-la-Madeleine, en plaçant un câble sous-marin électrique. On veut aussi ajouter un câble optique à l'horizon 2025. Vous vous souviendrez qu'en 2018 on a été coupés du monde pendant 24 heures. Et là, bien, tout est suspendu.

Alors, non, je pense que, malheureusement, Hydro-Québec improvise, et c'est malheureux. Ça crée une incertitude, une inquiétude, puis ça nous rend perplexes.

Mme Senay (Cathy) : Is it a dangerous game that played the Health Minister yesterday, pinpointing anecdotes and this hairdresser? It was well known, in Thetford Mines, that this hairdresser didn't do that voluntarily.

M. Bérubé : She's well known.

Mme Senay (Cathy) : They were jumping, over there…

M. Bérubé : Well, I feel bad for that hairdresser from Thetford Mines because she's well known in this area and she just wants to do her job with elderly people from this area. So it's a risky game to do that, to point out a name and to ostracize that woman. So I feel that the Minister needs to come with apologies towards this woman.

Mme Greig (Kelly) : I just want to ask you about testing as well. It's longer this morning. For instance, there were hundreds of people lined up at six in the morning. The clinic opens at ten in the morning. At 75% of Quebeckers now in yellow zones, do you think the system can support this level of testing?

M. Bérubé : Well, I wish. And we need to focus on two important statistics, the time that we take for having a test, and the result, and the capacity of different hospitals in Québec to react, to take care of people in all the areas in Québec. And we need to compare those statistics from an area to another.

It's a good thing for François Legault to say that he's serious and he's anxious about what's going on, but he has to make sure that the health system can respond to that. It's like crying to wolf. If you say there's a major threat, make sure that we can fight it. And I don't feel that we have the right combination of what the Prime Minister of Québec said, the Minister of Health, and what's going on in different hospitals or in clinics as well. So this is how I feel.

Mme Senay (Cathy) : You say crying to wolf…

M. Bérubé : That's not the good expression, right?

Mme Senay (Cathy) : No… because they keep repeating that there's a high risk…

M. Bérubé : Well, yes, but I don't… What's next? They're already up to the ceiling. What's next? They climb the ladder and say, like, OK, it's really serious? What's next if nothing moves, if people still have some bad habits, bad ways to respond with the masks?

Mme Greig (Kelly) : We're still seeing some sit-ins at the hospitals, notably in Montréal. The Lakeshore had sit-ins a well…

M. Bérubé : I feel that Mr. Legault wants to act like a good father or a good mother, as well. There's no gender with that. And the next thing is, like, don't wait that daddy comes and makes you understand that. So this the way he reacts. It sounds strange because he's already put all the signals… He's anxious. He doesn't want nothing bad to happen. But what's next, new measures, new penalties? What's next?

Mme Fletcher (Raquel) : ...explain what would happen if those yellow zones went to orange?

M. Bérubé : Mr. Dubé?

Mme Fletcher (Raquel) : Yes, Mr. Dubé. If yellow zones, then, were moved into orange, they would shut down bars, restaurants, reduce the number of people that were allowed in gatherings. Do you feel like he was maybe priming the Québecpopulation that that's going to happen?

M. Bérubé : I still don't know what it means. It seems to me that it shows more about the way the Government feels, starting from green to red, than what's going to really happen in different areas. So what is the difference between green and yellow in the Lower Saint-Lawrence area? I still don't know, and I am a member of Parliament, and I feel that I'm pretty aware of what's going on. So it's not clear, what's the difference. So it's just a code of colors, that's all, to me.

Mme Fletcher (Raquel) : Do you find it ironic that, at the same time, the Premier and the Health Minister were saying: OK, we're going to increase to yellow now, and likely going to orange soon, outside, here, there was an antimask protest?

M. Bérubé : I'm going to finish with that, and you have to trust me on this one. Since the beginning of this pandemic, they always had a concern about how to be the less unpopular possible. So this is why sometimes they hesitate before making a move, because they don't want people to hate them. So the matter is about responsibility, it's not about popularity. And, if you act with responsibility, you're doing the right thing. If you think about the next election in 2022, you're not doing the good thing. And this is the way every single day in their communications. This is the message they send. They like to be popular. They want to still be popular and they're looking for the 2022 election. I'm looking about the health of the people of the Magdalen Islands, people from my area, and your health as well. So this is why we should still ask tough questions about what they're doing, why they do that.

Le Modérateur : Merci beaucoup.

M. Bérubé : C'est ça.

(Fin à 8 h 23)


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