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Point de presse de M. André Fortin, porte-parole de l’opposition officielle en matière de forêts, et Mme Madwa-Nika Cadet, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi

Version finale

Wednesday, February 5, 2025, 8 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures vingt-quatre minutes)

Mme Cadet : Bonjour, tout le monde. Donc, mon collègue André et moi sommes avec vous aujourd'hui d'abord et avant tout pour vous parler de la déclaration du premier ministre hier qui nous a parlé de sa volonté de vouloir déplacer les travailleurs, donc nos travailleurs de différentes régions, sur les chantiers d'Hydro-Québec et sur les différents chantiers de construction. Pour nous, c'est un plan qui est sans queue ni tête. En fait, là, ça démontre toute l'improvisation caquiste dans le milieu. J'ai été abasourdie donc de voir qu'il souhaitait envoyer donc des... des gens, donc, qui font des dessins industriels, des gens qui travaillent dans des milieux de pointe, par exemple dans nos zones d'innovation en Estrie, et de dire : Bien, tous ces travailleurs-là, vous savez quoi, moi, j'ai l'idée du siècle, je vais les envoyer dans le Grand Nord, je vais les envoyer sur les barrages d'Hydro-Québec. Pour nous, ce qu'on souhaite, ce qu'on demande au gouvernement, c'est un plan qui soit détaillé, c'est un plan qui soit logique et sensé parce que ça, ça ne répond pas aux besoins des travailleurs.

M. Fortin :Merci. Mes premières... mes premières pensées, ce matin, vont aux travailleurs de Sayabec, en Gaspésie, qui ont perdu leur emploi...

Une voix : ...

M. Fortin :...Sayabec, pardon, hier, en Gaspésie, qui ont perdu leur emploi suit à... suite à l'annonce d'Unibord qu'ils allaient fermer une ligne de production en réponse aux tarifs... aux tarifs américains et à toute l'incertitude qu'il y a dans le marché. L'incertitude, là, M. Legault, hier, nous a dit que c'était un poison à l'investissement, et sur ça, il a raison. Mais l'incertitude vient des tarifs, oui, elle vient que nos industries n'ont aucune prévisibilité, au Québec, avec le régime forestier actuel, elle vient du fait que les industriels se posent la question : Quand est-ce qu'on va avoir un nouveau régime forestier? Est-ce que je vais pouvoir faire des investissements?

Déjà, là, nos entreprises forestières, elles ont 15 % de tarif lorsqu'elles vendent aux États-Unis. Avec une augmentation potentielle de 25 %, le gouvernement a une obligation de tout faire en son possible pour réduire le fardeau financier de ces entreprises-là. Oui, réduire le fardeau réglementaire, mais également réduire le fardeau financier que ces entreprises-là ont devant elles à chaque fois qu'elles vont en forêt. Alors, on réitère aujourd'hui notre demande pour que le régime forestier soit changé le plus rapidement possible et qu'on puisse réagir le plus rapidement possible. On a 30 jours devant nous et on ne peut pas les gaspiller.  

Journaliste : Les Québécois, dans un sondage publié ce matin, là, aux trois quarts disent qu'ils vont moins aller aux États-Unis, considèrent moins les Américains comme des amis, vont réduire leur consommation de produits américains. Est-ce que c'est un mouvement à long terme ou c'est juste l'effet immédiat sur nous, et qu'est-ce vous souhaitez?

M. Fortin :Bien, il y a... il y a deux choses... deux choses, là. Moi, je suis allé à l'épicerie en fin de semaine puis, honnêtement, j'étais fier de voir les gens regarder l'étiquetage derrière leurs produits. J'étais fier de voir une solidarité québécoise, canadienne derrière tout ça. Et est-ce que c'est un mouvement à long terme? Je ne le sais pas. Mais on a 30 jours pour envoyer un message au président américain, 30 jours pour passer un message aux entrepreneurs américains ou aux entreprises américaines pour qu'elles le passent au gouvernement américain, c'est-à-dire que non, elles ne peuvent pas se passer du Canada. Oui, le Canada. Le Québec est un marché important pour les entreprises américaines et qu'il va y avoir des répercussions sur des économies américaines. C'est comme ça qu'on passe un message au gouvernement américain. Alors, moi, j'étais... j'étais fier de ce... de ce mouvement-là que les Québécois d'eux-mêmes ont amorcé.

Journaliste : Est-ce que vous dites que vous avez fait des... vous avez fait des... des... vous avez coupé, par exemple, certains produits américains personnellement, autant l'un que l'autre?

M. Fortin :Effectivement, là, chez nous, on a... on a annulé notre abonnement à Disney+ au grand dam des enfants. Moi, j'ai annulé mon abonnement à The Zone, ça veut peut-être dire que la saison de football américaine est finie, mais quand même, il y a d'autres sports qui sont sur cette plateforme-là. La semaine dernière, vous m'avez posé la question, à savoir : Est-ce que vous allez consommer du vin américain? La réponse, c'était non puis c'est encore non. Madwa, je ne sais pas si tu as des...

Mme Cadet : Bien oui. Bien, d'abord, bien sur le vin, je pense que vous aurez constaté que je ne vais pas souvent à la SAQ de ce temps-ci. Donc, ça a été une décision facile. De mon côté, moi, j'ai fait le tour de mon épicerie. En fait bien de mon épicerie, oui, là, je parle de mon garde-manger, de mon réfrigérateur, en fin de semaine. D'abord, j'ai été... j'étais contente de constater que parfois, juste par réflexe et par préférence, que la grande majorité de ce que j'ai déjà chez nous, donc, ce sont des produits québécois, canadiens. Donc, c'est sûr que, là, je me suis dit : Bon, on va ajuster pour le reste. Mais déjà, donc, en grande partie, les efforts, ils sont faits. Mais... mais outre ça, donc, c'est sûr que comprendrez qu'il n'y a pas vraiment eu de commande sur Amazon, là, depuis quelques semaines.

Journaliste : Qu'est ce que vous pensez des discussions qui commencent à resurgir sur l'acceptabilité sociale de pipelines? On pense aussi au projet de GNL Québec. Est-ce qu'on doit en avoir ces conversations-là?

M. Fortin :Bien honnêtement, c'est des conversations, là, je pense que dans le contexte actuel, c'est des conversations, et on a vu l'intervention de Mme Joly hier, à la Chambre de commerce, qui est normale d'avoir. Nous, on n'a pas eu ces conversations-là encore à l'intérieur du caucus du Parti libéral, alors on va se permettre d'avoir des conversations avant de vous revenir avec des...

Journaliste : ...les candidats à la direction, là, qui développent... qu'ils l'ont, cette proposition-là. Donc, sans dire que c'est à l'intérieur du caucus, mais au sein des membres, ça en parle. Donc, vraisemblablement, il y a comme une volonté de rouvrir le débat, on dirait, là.

M. Fortin :Bien, c'est... c'est logique que les candidats à la chefferie veuillent regarder l'ensemble des politiques publiques du gouvernement du Québec et voir si ce sont les meilleures politiques à avoir dans le contexte actuel. Moi, je salue le fait que les candidats à la chefferie ne se gênent pas de regarder un dossier ou un autre. Ceci étant dit, pour cette question spécifique là sur les pipelines ou sur GNL Québec, le caucus ne s'est pas penché sur la question à ce moment-ci. Alors, je n'ai pas de position à vous partager.

Journaliste : Comme fédéraliste, là, l'idée générale qu'il y a eu de l'assaut contre le Canada, c'est-à-dire que M. Trump, il y a des menaces d'annexation, de guerre commerciale. Quand on regarde la carte des gazoducs et des oléoducs du Canada, ça va vers les États-Unis. Donc, l'espèce d'idée qu'il faudrait qu'on ait quelque chose au Canada pour aider le Canada comme fédéraliste, ça doit vous appeler?

M. Fortin :Mais je le mettrais dans un contexte plus large. Des lignes directes vers les marchés américains, là, il y en a pour toutes sortes de produits, et c'est pour ça que et ce n'est pas d'hier, là, on a demandé à ce que le gouvernement du Québec travaille activement avec les autres provinces pour rouvrir certaines... certaines ententes qui pourraient bloquer ou certaines... certaines restrictions qui bloquent le commerce interprovincial.

Moi, je viens d'une région frontalière, il n'y a aucune raison pour qu'un producteur de bœuf de chez nous puisse vendre au marché local en Outaouais, mais ne puisse pas faire les 20 kilomètres et traverser la frontière ontarienne et aller vendre aux marchés publics en Ontario, là. Il y a toutes sortes de règles pour toutes sortes de marchés qui valent la peine de regarder ces jours-ci pour que nos entreprises aient des marchés additionnels à leur disposition.

Journaliste : Pourquoi ces règles-là ont été mises en place?

M. Fortin :Parce qu'on s'est donné toutes sortes de spécificités. Mais...

Une voix : ...

M. Fortin :Oui, vous avez... vous avez raison, puis...

Journaliste : ...qui ont été faites pour...

M. Fortin : Puis ce n'est pas simple d'enlever des règles interprovinciales, c'est complexe, mais dans le contexte actuel, on n'a pas le choix de le faire.

Journaliste : L'inversement de la ligne B-Sarni, ça a été difficile. L'inversement de la ligne B-Sarnia, ça a été difficile. Mais lorsqu'on parle d'un pays, on ne devrait pas favoriser le fait que le gaz puis le pétrole traversent le pays autrement qu'en train puis en camion?

M. Fortin :Bien, je vous le dis, là, on n'est pas rendus là, on n'a pas eu la discussion de... Au caucus, on est en...

Journaliste : C'est long construire un pipeline, là. 

M. Fortin :Le caucus du Parti libéral n'a pas eu cette... cette discussion-là. Alors, lorsqu'elle aura lieu, si elle a lieu, je n'en ai aucun doute, on vous reviendra avec une position qui est... qui est plus claire. Mais ceci étant, il y a toutes sortes de règles interprovinciales qui doivent être revues. Ça fait partie du plan qu'on a demandé au gouvernement de mettre en place. Et on aimerait avoir une stratégie de la part du gouvernement, à savoir quels secteurs sont prioritaires, c'est quoi, l'échéancier, et qu'est-ce que le gouvernement du Québec va mettre de l'avant dans ses discussions avec les autres provinces.

Journaliste : ...je comprends que vous voulez avoir la discussion au sein du caucus, mais, M. Fortin, si je ne m'abuse, il y a quand même plusieurs projets de pipeline qui auraient traversé votre circonscription. À quel point est-ce qu'il y a de l'acceptabilité sociale pour ce type de projet là, je veux dire, chez vous, là?

M. Fortin :Bien, honnêtement, je ne me souviens pas de projets de pipeline qui traversaient ma propre circonscription, là. Ceci étant, on a quand même vu ce qui se passait comme mouvement un peu partout à travers le Québec. Mais ces discussions-là, elles ont lieu dans un contexte. Le contexte d'aujourd'hui fait en sorte que vous nous posez des questions là-dessus, fait en sorte que d'autres ordres de gouvernement ou d'autres niveaux de gouvernement se penchent sur la question. Le caucus va prendre le temps de bien réfléchir à l'ensemble de cette question-là avant de vous revenir.

Journaliste :  Donc, vous voyez qu'il y a beaucoup d'acceptabilité sociale dans le contexte actuel envers des projets comme GNL pour être différent.

M. Fortin :Je n'ai pas mesuré le niveau d'acceptabilité sociale, mais je pense que le contexte économique, le contexte économique, de toute évidence, force d'autres ordres de gouvernement à se pencher sur la question, fait en sorte qu'il y a des candidats à la chefferie qui se prononcent. Et le caucus ne s'est pas prononcé, alors je ne vais pas vous annoncer une nouvelle position puisqu'on n'a pas eu la chance d'en discuter.

Journaliste : Le ministre, hier, a tendu la main aux oppositions. Il y a des chefs qui avaient déjà sollicité des rencontres. Est-ce que votre chef en a sollicité une, ou est-ce qu'il en a obtenu une, ou est-ce qu'il a été refusé? Est-ce qu'il y a eu des nouvelles?

M. Fortin :Bien, pour être honnête, je ne veux pas parler pour le chef, là, je ne sais pas s'il y a eu une demande formelle, mais, ceci étant, quand M. Legault nous dit : Je veux travailler avec les oppositions, bien, c'est un peu à lui de nous dire dans quel contexte il est prêt à le faire, comment il est prêt à le faire, à tendre la main vers les oppositions. Nous, des propositions, là, on en a fait une puis une autre, là. J'en ai une liste complète ici de propositions qu'on a faites au gouvernement. Mais si M. Legault est prêt à s'asseoir avec les partis d'opposition, nous, on va être très heureux de participer à une telle rencontre. Mais je ne crois pas que cette approche-là a été faite. C'est comme toujours avec le gouvernement de la CAQ, là. Quand le premier ministre nous a dit : Ah! on est ouvert aux idées des 125 députés, mais lorsqu'on a posé des questions à la ministre des Forêts, moi, je ne sentais pas une très, très grande ouverture à la collaboration de ça.

Journaliste : Mme Nika Cadet, la question me brûle les lèvres depuis tout à l'heure. Corrigez-moi si je me trompe, mais votre conjoint est Américain, je pense.

Mme Cadet : Tout à fait.

Journaliste : Visiblement, vous ne l'avez pas boycotté. Mais comment il vit ça, lui, toute cette situation-là? Est-ce que chez vous il y a un débat ou il y a un... je ne sais pas, ça suscite un certain malaise, disons?

Mme Cadet : Non, ça ne suscite aucun malaise. C'est sûr qu'on a des conversations très intéressantes sur le conflit qu'on vit en ce moment. Mais je pense que, comme bien des Américains, il n'est pas tout à fait satisfait, donc, de la situation dont il voit la manière dont le président Trump, donc, a décidé, donc, de gérer le tout. C'est un Américain, mais ça demeure, donc, quelqu'un qui vit ici, au Canada, qui vit ici, au Québec, depuis plusieurs années et qui est aussi touché par la menace tarifaire.

Journaliste : Est-ce qu'il se considère Québécois maintenant?

Mme Cadet : Vous lui poserez la question.

Journaliste : Je ne sais pas, vous êtes avec lui. Est-ce qu'il se considère plus Québécois qu'Américain?

Mme Cadet : Qu'Américain? Bien, c'est sûr que, bon, il a vécu beaucoup d'années aux États-Unis. Il y a passé, donc, la grande, grande, grande partie de sa vie aux États-Unis. Donc, ce sera difficile, donc, pour lui, donc, de ne plus avoir un attachement avec son identité américaine, mais de plus en plus Québécois, c'est ça.

Journaliste : Sur les réseaux sociaux, de plus en plus de gens manifestent leur fierté canadienne, là, dans le contexte actuel. Est-ce que vous sentez que ça, c'est bon pour le fédéralisme? Parce que Pascal Bérubé, juste avant vous, disait qu'en ce qui a trait à la souveraineté, que ça ne changerait rien.

M. Fortin :Ce serait... honnêtement, ce serait de la spéculation à savoir si, à long terme, c'est bon pour le fédéralisme canadien. Ce que je sens, c'est que c'est... Ii y a un mouvement de fierté québécoise et canadienne qui se manifeste, il y a un mouvement de solidarité qui se manifeste et ça se traduit à travers des chiffres de vos sondages ce matin. Et ça, c'est bon parce qu'on est devant un gouvernement américain qui se lance dans une guerre commerciale. Ça, ça veut dire qui tente d'appauvrir les Québécois et les Canadiens. Alors, de savoir qu'il y a un mouvement de solidarité, qu'il y a un élan de solidarité entre les Québécois, les Canadiens qui se disent : Nos entreprises d'ici, elles vont vivre un mauvais quart d'heure, puis moi, je veux les aider à se protéger, je veux les aider à survivre cette crise-là, c'est bon.

Maintenant, pour la question sur le fédéralisme, honnêtement, c'est de la spéculation, mais il y a beaucoup plus d'analystes de votre côté que du nôtre.

Journaliste : Les compressions à l'Office de la langue française, 56 000 $, pour annuler un gala puis le faire aux deux ans. Qu'est-ce que vous en pensez?

Mme Cadet : Bien, moi, j'ai déjà pris part au Gala des mérites du français, donc, je vous dirais que c'est un gala, donc, qui récompense, donc, ceux et celles qui maîtrisent notre langue avec aisance, qui veulent la partager, la transmettre, la valoriser.

Donc, moi, je trouve que ce que la CAQ envoie comme message ce matin, c'est un mauvais message. Aussi, bien, on l'a vu, nous, depuis maintenant, donc, deux ans, on dénonce, donc, à quel point, donc, le gouvernement ne planifie pas ses différentes dépenses, et ça a été le cas au niveau de l'OQLF aussi. On pense à une dépense, donc, de 25 000 $ pour l'affichage d'un drapeau. Donc, on se dit : Si le gouvernement avait mieux planifié puis mieux anticipé le tout, bien, peut-être qu'on n'en serait pas à annuler un gala important, un gala, encore une fois, auquel j'ai assisté, qui met de l'avant ceux et celles qui valorisent la langue française.

Journaliste : Mais il y a des coupes en français, là, à l'OQLF, il y en a aussi en culture, notamment. Le Groupe de travail sur l'avenir de l'audiovisuel, on apprend, ce matin, qu'il fait environ 150 à 160 $ de l'heure. Est-ce que c'est un bon investissement d'argent considérant aussi le contexte dans le milieu culturel?

Mme Cadet : Bien, c'est sûr qu'on se pose des questions. Il y a des gens, dans le milieu culturel, qui sont dans la rue, qui demandent au gouvernement d'investir beaucoup plus en culture et qui voient des disparités de traitement qui existent dans le milieu. Quand ce groupe-là obtient une rémunération qui est huit fois plus élevée que la moyenne des salaires que l'on retrouve dans le milieu de la culture, pour nous, c'est aberrant. On demande au gouvernement de se poser des questions. On parle, quand même, donc, d'un groupe de travail, donc, qui est circonscrit. La mission du groupe de travail est importante, ça, on ne le nie pas. Certainement qu'on veut savoir quel sera l'avenir de l'audiovisuel, mais on se pose des questions sur le jugement du gouvernement dans la décision qu'il a prise au niveau de la rémunération liée à ce groupe.

La Modératrice : En anglais.

Journaliste : Regarding GNL Québec, do you think it's a good thing that federal Minister, Mélanie Joly said yesterday at the Chamber of Commerce : I'm not closing the door at this point. Is it realistic? Is it reasonable to not shut the door to a project that was rejected?

M. Fortin : I think, the main thing it says is that different orders of Government are putting everything on the table these days. But at the same time, on the substance of the issue, we haven't had the debate at the Québec Liberal Caucus just yet. So, we don't have a firm position. We don't have a position on reopening this debate.

Journaliste : But, is it surprising to see GNL Québec coming back in a way?

M. Fortin : Well, I think, as we were saying, there's a lot of things that are being put on the table that haven't been put on the table for a long time, and the interprovincial rules are one of these. The issue that you mentioned is one also. But it is, for us, it's vitally important to open the debate on what we can do between provinces. And that's one of the things that we've asked Government to do and for which we'd like to know what the Québec Government priorities are, what sectors they are prioritizing, what the timeline is. We know, we've got 30 days ahead of us to make our point to the US Government. So, for us, it's vitally important to set... to start setting that conversation and to have real results on it.

Journaliste : Are you calling for Quebeckers to boycott US products?

M. Fortin : It's not a direct appeal to Quebeckers, but, I think, Quebeckers are taking it upon themselves, which is a very positive thing. I went to the grocery store this weekend and I was proud to see people looking at the labels before putting stuff in their carts. I was proud to see that the «étalage», the stand on American pears was still full and the one on Québec apples was almost empty. It was... To me, Quebeckers are doing it themselves. They're realizing that the US Government is directly attacking our level of prosperity. They want to impoverish us. And Quebeckers themselves are taking it upon themselves to say: Well, you know what, I want to be part of protecting our businesses, protecting our jobs, and I want to encourage our businesses, which are going to have a tough time over the next little while.

Journaliste : Do you think it's wise for politicians to go as far and say : We want to boycott versus kind of buy local, which is always kind of there, but to call for a boycott formally, what's the potential danger of that?

M. Fortin : I think what we are asking Government and what we're asking Quebeckers at this point are two different things. We are asking Government to have a complete and strategic approach on what we buy as a government, on our «approvisionnement» of goods, and to look at everything that we can do to favor Québec and Canadian business. As for citizens, obviously, what we're seeingfrom the polls today in the paper... we don't need to ask Quebeckers to boycott one product or another. They're doing it themselves. They're taking it upon themselves. They want to show their Québec pride, their Canadian pride, and they want to help our local businesses survive.

Journaliste : What Mr. Legault said at question period, after his ministerial statement, that workers who lose their job in the manufactory sector should just go and work with Hydro-Québec and join this workforce for... facilities, and what... you believe that this is like a very bad calculation?

Mme Cadet : Yes. To me, it shows that Premier Legault doesn't understand the manufacturing sector. He doesn't understand the type of jobs that we have into the manufacturing sector, and also that there are people who live in different communities with their families, with their spouses, who are part of an ecosystem. And it doesn't seem that this responds to their own needs to, at the first occasion, like when they see... well, this tariff war, this... this risk that is coming from President Trump, that the first thing that he tells them is, like : Oh! OK, well, we're just going to send you to build dams for Hydro-Québec, because I have a known need to build... to be able to increase the labor force for Hydro-Québec.

Well, we'll remember that, actually, just like here, on this stand, like a year ago, when Michael Sabia presented his plan and said that we needed 35,000 workers per year to be able to get to the... to a... to succeed his plan for 2035, that we questioned Mr. Legault and we questioned him in question period, also, knowing : O.K. what is it... what is your plan? How are you going to get to these workers? And he did not have any plan.

Same thing for the construction sector. We questioned him. You remember when it comes to the... the trainings, the accelerated trainings, where people were paid, and sometimes, like, to be able to build things in their own gardens, we saw that this was not sustainable, it did not work. So, in the construction industry as well, he's been looking for a solution to increase workers. And now it seems that he thinks that President Trump just offered him something on a platter. This is not how it works. The workers who are part of their communities do not necessarily want... If this is something that they individually want, it matches their skills, that's one thing, but the manufacturing sector, it's... sometimes it's people in the innovative sector as well, these are workers who are... a variety of skill sets, and this is not a one for one. We need a complete plan. And this is not what Premier Legault presented to us yesterday. Merci.

(Fin à 8 h 45)

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