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Point de presse de M. Marc Tanguay, chef de l’opposition officielle, et Mme Madwa-Nika Cadet, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi

Version finale

Tuesday, October 31, 2023, 11 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Onze heures trente-cinq minutes)

M. Tanguay : Alors, bonjour à chacun et chacune. Aujourd'hui, on va vous parler des formations accélérées mises de l'avant par le gouvernement afin de répondre à une pénurie de main-d'oeuvre dans le domaine de la construction. On manque de milliers de travailleurs de la construction. Ce que l'on a vu aujourd'hui, c'est, évidemment, une CAQ qui arrive avec un programme qui est incomplet, un programme qui est brouillon, qui soulève beaucoup de questions. Par exemple, le fait de réduire de 1 300 heures à 600 heures la formation, qu'est-ce qu'ils vont couper dans la formation? Et qu'en sera-t-il de la qualité de la formation à terme? On veut, oui, former des travailleurs, mais on veut avoir des travailleurs qui pourront bénéficier des compétences nécessaires. Alors, questionnement premier là-dessus. Aussi, les formateurs, ils vont les prendre où, sachant que les inscriptions, dans un peu plus d'un mois, seront terminées? Alors, l'objectif du gouvernement... encore une fois, sur un programme qui semble avoir été fait sur un coin de table, mal ficelé et à l'image de la CAQ, qui est brouillonne.

Je vais maintenant céder la parole à ma collègue, Madwa-Nika Cadet, qui est porte-parole de l'opposition officielle en matière de travail.

Mme Cadet : Merci, Marc. Donc, comme, donc, notre chef vient de le mentionner, donc, le gouvernement nous a annoncé hier, donc, des formations accélérées pour la main-d'oeuvre dans le secteur de la construction. Donc, encore une fois, bien, ce qu'on voit, là, c'est que le gouvernement nous dit : On colmate une brèche puis on se croise les doigts. Donc, on nous offre une formation qui ne répond même pas au besoin de main-d'oeuvre dans le secteur de la construction puis qui soulève de nombreux questionnements.

Donc, je renchéris sur ce que Marc nous a mentionné, bien, d'abord au niveau du contenu de la formation. Donc, les jeunes, donc, on nous dit, donc, que les inscriptions sont ouvertes depuis hier, ils auront jusqu'au 15 décembre pour pouvoir s'inscrire. Bien, comment ils ont le... Avec quel contenu, genre de formation, donc, ils auront devant eux? Donc, on se dépêche, on se dépêche de leur dire : Vite, inscrivez-vous, donc, dans ces programmes de formation accélérée. Mais on leur dit quoi par rapport à où on coupe dans le DEP actuel? Il est où, le gras dur, dans le programme actuel de DEP?

J'ai aussi des questionnements au niveau des choix des programmes, des cinq programmes, d'abord le programme de charpentier-menuisier, là. En ce moment, dans les DEP, il ne manque pas d'inscriptions pour ces programmes-là. Au contraire, il manque de formateurs pour les charpentiers-menuisiers. Donc, aujourd'hui, donc, on nous crée des AEP puis on nous dit : On aura assez de monde pour former et ceux qui vont poursuivre en DEP et ceux qui vont poursuivre dans cette formation accélérée. Il y a un non-sens à cet élément-là. Les frigoristes, je vous donne cet exemple-là, on a un programme, donc, qui est plus technique, qui pose un risque. Puis, pendant ce temps-là, ce qu'on comprend de l'industrie, quand on les consulte pour de vrai, c'est qu'il y a d'autres métiers pour lesquels on n'arrive pas à ouvrir des classes parce qu'il manque d'inscriptions. Donc, ces gens-là, ils rentrent par bassins, pareil pour les autres programmes. Donc, on va siphonner des gens qui veulent s'inscrire dans des programmes de formation, qui répondent aux besoins de main-d'œuvre de l'industrie, en ce moment, qui permettraient la hausse de la productivité dans l'industrie, en ce moment, puis on les enlève, puis on les... on déshabille ces programmes-là pour rhabiller les nouvelles AEP mais avec moins de vêtements. Donc, vous comprendrez que ça pose de nombreuses préoccupations.

Puis l'autre enjeu en matière de... dans le secteur de la construction, bien, c'est la rétention. Aujourd'hui, on réplique le programme de formation courte qu'on a vu avec les préposés aux bénéficiaires. Mais ce qu'on voit avec les PAB Legault, c'est qu'il n'y en a pas, de rétention. Les gens, ils quittent. Aujourd'hui, donc en répliquant ce modèle-là alors que le plus grand fléau, dans l'industrie de la construction, c'est que les gens qui rentrent par bassins, bien, ils quittent, on ne résout pas le problème du tout. Donc, on s'assure... En fait, on donne une bonification à la diplomation, mais il n'y a aucune assurance que ces gens-là, qui poursuivent vers le DEP, vont rester dans le milieu, puis il n'y a aucune assurance que ceux qui passent par ce programme-là vont même exercer le métier. Donc, on a... il y a plusieurs questionnements qui sont soulevés ici.

Puis, en terminant, je vous dirais, bien, je suis aussi porte-parole pour la jeunesse, puis, depuis hier, bien, ce qu'on entend, bien, ce sont des jeunes, des étudiants, bien, qui nous disent, ils le voient, ils le vivent, puis eux-mêmes, ils pensent que c'est un projet, c'est une annonce qui est brouillon.

Journaliste : M. Tanguay, est-ce qu'on assiste à une bataille de communication, actuellement, dans les négociations du secteur public? Parce que le Conseil du trésor est en train de laisser filtrer, là, entre autres, qu'une infirmière qui travaille les fins de semaine aux urgences va passer... son salaire va passer de 120 000 $ à 144 000 $.

M. Tanguay : Oui. Moi, je pense qu'il est important, si le gouvernement a de l'information à communiquer, je pense qu'il devrait le faire en s'assoyant avec les représentantes et représentants des travailleurs. On l'a vu, nos travailleurs dans les réseaux sont à bout. Ils ont voté à 95 % un mandat de grève.

Ceci dit, moi, j'ai trouvé, comme eux évidemment, que la contre-offre ou la bonification d'un peu plus de 1 %, elle était nettement insuffisante. Et vous avez vu, oui, les mots très clairs et assez durs des représentantes, représentants de nos travailleurs rejeter ça du revers de la main.

Moi, ce que j'entends, c'est une ministre qui dit : Bien, on a fait un grand bout de chemin, et les représentants des travailleurs qui disent : Écoutez, on n'est pas assis, on ne discute pas des priorités, ça n'avance pas. Je vous rappelle, les discussions ont commencé il y a à peu près un an, et ce que je constate, c'est que l'épée de Damoclès des... de celles et ceux, les citoyens et citoyennes, qui vont se cogner le nez sur la porte des services à cause des grèves, à cause de l'incapacité du gouvernement de s'asseoir puis de négocier avec les syndicats.

Journaliste : Mais M. Legault dit que si on fait la moyenne de l'ensemble des... de ce qu'il y a dans l'offre, là, parce qu'il y a le 10.3 % d'augmentation, mais après ça, il y a le 1 000 $ de forfaitaire puis les primes qui sont offertes aussi dans certains quarts de travail, il dit que ça fait 14,8 % et que, sur cinq ans, eux évaluent que l'inflation va être de 12,7 %, donc ils sont 2 % au-dessus de l'inflation.

M. Tanguay : Mais visiblement il n'a pas été capable de convaincre les représentants de travailleurs... des travailleurs, des travailleuses. Visiblement, ils ne s'entendent pas. Et visiblement, ce qu'on a vu suite au dépôt, dimanche dernier, de la bonification d'un peu plus de 1 %, qui est nettement insuffisante, on a vu que le débat s'est fait sur la place publique. Moi, je demande au gouvernement Legault de s'assurer qu'il y ait des discussions franches, et que tous ces éléments-là, qui sont importants, puissent être discutés à la table de négociation.

Encore une fois, là, l'automne chaud, là, si on peut se l'éviter pour les citoyens et citoyennes, là, qui n'ont pas d'affaire à se cogner le nez sur la porte des services publics, moi, c'est à eux que je pense et je pense aux travailleurs qui quittent nos réseaux.

Journaliste : Mais est-ce que les offres différenciées... Parce que M. Legault dit, c'est parce que, tu sais, dans l'offre, ce n'est pas tout le monde qui va avoir la même augmentation. Est-ce que les offres différenciées, selon vous, c'est une bonne chose?

M. Tanguay : Moi, je pense que ça peut faire partie des discussions, mais il faut que ça soit discuté, ce n'est pas à M. Legault de l'imposer. Moi, je pense aussi qu'il y a une certaine ouverture à discuter de cela vis-à-vis nos travailleurs, travailleuses. Je pense que ça peut faire partie de la solution, mais ça ne va pas se régler sur la place publique.

Journaliste : Vous dites que l'offre de dimanche est nettement insuffisante. C'est quoi, une offre suffisante, selon vous?

M. Tanguay : Bien, Écoutez, quand on augmente, là... le gouvernement était à un peu plus de 10 %, il a augmenté de 1,3 %, on me corrigera si mes chiffres ne sont pas précis, mais un peu plus de 1 % sur une offre de 10 % sur plusieurs années, c'est nettement insuffisant. Et vous l'avez vu, les représentants des travailleurs, travailleuses ont rapidement jeté ça du revers de la main. Autrement dit, le gouvernement, est-ce qu'il parle aux représentants des travailleuses et travailleurs? Il ne s'attendait pas à ça? Il s'attendait ce qu'ils allaient applaudir? Visiblement, il s'est trompé.

Journaliste : Mais vous ne répondez pas à la question : c'est quoi, selon vous, une offre suffisante?

M. Tanguay : Ah! moi, je ne veux pas embarquer. Je vais répondre à votre...

Journaliste : Est-ce que c'est... est-ce qu'on suit l'inflation...

M. Tanguay : L'inflation doit être un critère, très certainement. L'inflation doit être un critère. Maintenant, ce n'est pas moi, en point de presse aujourd'hui, qui va dire c'est tel taux, c'est tel... Ça doit faire partie de négociations.

Journaliste : Mais 20 % sur trois ans, là, si on va à l'opposé, a contrario, là, est-ce que ça, c'est trop?

M. Tanguay : Ce que j'ai entendu hier des...

Journaliste : Mme Jérôme... Monique Jérôme-Forget dit que c'est trop.

M. Tanguay : Oui, mais ce que j'ai entendu hier des représentants des syndicats, c'est que c'était une base de négociation. Et ce que j'ai entendu hier dans les entrevues, notamment à une entrevue, c'était de dire : bien, ça, c'est notre position de départ, on peut-tu s'asseoir puis en discuter? Bien évidemment, là, je ne pense pas qu'ils s'attendent à avoir ça, là, leur première demande, mais il faut qu'ils s'assoient et ils négocient.

Journaliste : Est-ce qu'on a les moyens de donner 20 %, par exemple? Vous dites vous...

M. Tanguay : La capacité de payer, il est clair qu'il faut respecter la capacité de payer. Vous allez dire : Oui, mais, bien, c'est ça, c'est la négociation.

Mais je vais vous parler d'une autre incapacité, une incapacité à offrir les services. Honnêtement, c'est historique, vous le savez, 95 % de travailleurs, travailleuses, mandat de grève. Si le gouvernement n'est pas capable de s'entendre avec plusieurs d'entre eux et elles, ils vont quitter le réseau, comme on le voit ces dernières années. Alors, on n'a pas le choix, le gouvernement n'a pas le choix. Oui, avec la capacité de payer des Québécoises et Québécois, mais, à un certain moment donné... Il y a une capacité de payer qui est respectée, mais il faut les retenir dans le réseau, sinon, ils vont quitter.

Journaliste : M. Tanguay, concernant le projet de tramway à Québec, là, on rapporte à l'instant que c'est cette semaine que ça passe ou que ça casse pour le tramway. J'entendais, ce matin, aussi, Paul Arcand, à la radio, dire que le projet, dans sa forme actuelle, ça ne se fera pas. Qui devra porter l'odieux de l'échec de ce projet-là si ça se confirme, là?

M. Tanguay : Il y aura des annonces. J'entends qu'il y aura des annonces dans les prochaines heures, sinon, jours, alors on va suivre ça de près. Nous, on y croit, au tramway. Il est clair que, là aussi, il y a une capacité de payer, là, un budget, on demande de la transparence. Mais on a hâte d'avoir, donc, les dernières informations. On va suivre le dossier.

Journaliste : Hier, puis vendredi dernier, M. Legault a répété, à deux reprises, que le projet devrait peut-être être ajusté. Est-ce que ça pourrait être une voie de passage, ça?

M. Tanguay : Oui, mais j'ai entendu aussi le premier ministre dire qu'il allait, ceci dit, attendre de voir les prochaines informations qui vont filtrer, et je pense que c'est la bonne chose à faire, là, et c'est ce que je vais appliquer également. On va attendre de voir les informations. On y croit, nous, au projet de tramway. Écoutez, j'ai hâte de voir l'information, j'ai hâte de voir l'information. Je ne me qualifierais pas d'inquiet, mais il est clair qu'on a très, très hâte d'avoir l'information pour que le projet puisse procéder.

Journaliste : ...de Québec qui manipule un peu les chiffres, là, dans la divulgation des résultats du sondage de vendredi dernier, le 36 %, le 40 %. Vous pensez quoi de cette façon de faire là du maire de Québec?

M. Tanguay : Bien, écoutez, je ne vais pas commenter sur ces éléments-là. Moi, ce que je vous dis, c'est que, pour nous, le projet de tramway... Le maire a été élu, entre autres, sur une plateforme électorale ou il le proposait, alors, puis il y a eu des consultations aussi qui ont été menées par la ville. Moi, je pense que c'est un projet qui est structurant pour la ville de Québec, pour notre capitale nationale, puis je pense qu'il faut procéder. Malheureusement, avec la CAQ... ils sont dans leur sixième année... un projet qui a retardé. C'est sûr que les coûts augmentent. On a hâte de voir la transparence sur les coûts puis on pourra commenter plus avant, rendus là.

Journaliste : Mais en termes d'acceptabilité sociale, là, quand... tu sais, si on prend en compte la marge d'erreur, on pourrait presque dire que c'est le tiers de la population seulement qui appuie ce projet-là, là, en date d'aujourd'hui, selon Léger. Est-ce que ça vous semble suffisant? Parce que je comprends que les coûts, c'est une chose, mais, après, le niveau d'appui, lui...

M. Tanguay : Moi, je pense que, pour la ville de Québec, pour les citoyens et citoyennes de la capitale nationale... je pense que c'est un projet qui tient la route, un projet qui est justifié. Encore une fois, on va vouloir voir des détails quant aux budgets, aux coûts puis au calendrier de la réalisation, mais c'est un projet, là, qui doit aller de l'avant pour nous.

Journaliste : À quel montant?

M. Tanguay : Ah! c'est clair que ça ne peut pas être «the sky is the limit», si vous me permettez l'expression.

Journaliste : ...milliards, c'est-u possible?

M. Tanguay : Bien, écoutez, c'est clair qu'il y a une capacité maximale de payer. Je ne vais pas m'avancer sur des chiffres, mais on a hâte de voir toutes les informations et de pouvoir continuer le débat avec vous.

Journaliste : Pour les rabais d'électricité, là, consentis aux entreprises, est-ce que vous pensez que c'est justifié, ce que rapporte mon collègue?

M. Tanguay : Tarif L... vous me corrigerez si j'ai tort, mais je pense que ça date de 1974... tarif L a toujours, selon nous, une utilité. Par contre, quand vous êtes dans un contexte, contrairement à il y a 20 ans, où c'est une réelle pénurie de main-d'oeuvre, il faut savoir en vertu de quels critères on les offre, les tarifs L. On entend même, ces jours-ci, le tarif L moins 20 %, qui est un autre programme, qui a été renouvelé, à deux reprises, par la CAQ. Alors, nous, on veut de la transparence. On n'en a plus, d'énergie, au Québec, c'est Pierre Fitzgibbon qui l'a dit, elle a toute été octroyée. Maintenant, ils signent des ententes, y incluant un tarif L. Peut-être que ça tient la route, mais en vertu de quels critères, et quelle sera notre capacité de livrer à ce coût-là? Parce que les coûts additionnels des prochains mégawattheures seront beaucoup plus élevés.

Journaliste : Mais c'est quand même un programme que vous aviez mis en place.

M. Tanguay : Oui, exact.

Journaliste : Donc, ce programme-là, aujourd'hui, n'est plus collé à la réalité.

M. Tanguay : C'est-à-dire que les critères qui font en sorte que vous l'accordez doivent être mis à jour, notamment la création d'emplois, quand on est dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre. Je pense que le programme tient la route, le programme est toujours justifié, et il y a des entreprises qui en bénéficient aujourd'hui. Mais quand vous l'octroyez aujourd'hui pour de futurs besoins, quel sera votre coût de revient? Et aussi, en vertu de quels critères vous l'accordez? Alors, le programme est bon. Maintenant, il faut qu'on ait un débat, une actualisation sur les critères. C'est ce qu'on demande, entre autres, vous savez, quand on parle de commission nationale sur notre avenir énergétique. Il faut aller chercher les nouveaux mégawattheures, puis, maintenant, on les accorde à qui, sur quelles bases?

Journaliste : Le REM, là, vous avez vu les problèmes hier puis aujourd'hui, là, puis les gens... aucune communication, on ne savait pas ce qui se passait. La Caisse de dépôt, est-ce qu'elle doit changer ses façons de faire?

M. Tanguay : Je pense que... Je pense aux usagers. Il est important que le REM puisse communiquer suffisamment avec les usagers, pour ne pas qu'ils se cognent le nez sur le service qui n'est pas offert. Alors, je pense qu'il y a place à l'amélioration, puis on va le souhaiter, parce que le REM, c'est une belle réalisation libérale, on en est fiers puis on veut que ça roule.

Journaliste : Il y a un sondage ce matin, M. Tanguay, qui dit que les Québécois, ils trouvent qu'il y a trop d'immigrants au Québec. Le nombre a augmenté de 12 points de pourcentage depuis l'année dernière. Est-ce que c'est justifié, à ce moment-là, de proposer une hausse des seuils d'immigration?

M. Tanguay : Écoutez, il y a un débat présentement sur les seuils d'immigration, qui est une chose, et sur, vous le savez, les travailleurs temporaires, qui ont explosé, au-dessus de 376 000 travailleurs temporaires. Je pense qu'il est important d'accueillir toutes celles et ceux qui veulent venir au Québec de façon humaine et ordonnée, je vous dirais.

Alors, qu'en est-il des services à la population des nouveaux arrivants? Le logement, il est clair que ça a un impact. Alors, pour nous, évidemment, le Québec est une terre d'accueil, mais l'immigration doit se faire de façon ordonnée, puis on a vu une perte de contrôle avec les travailleurs temporaires. Et le gouvernement, quand il faisait justement porter le débat sur le 50 000, le seuil 50 000, 60 000, 70 000, nous, ça fait plusieurs mois qu'on dit : Écoutez, on doit voir l'ensemble de l'oeuvre, parce qu'il y a ce qu'il appelle au Québec une capacité d'accueil, c'est clair.

Journaliste : On public transit, we heard from the city of Montréal again, this morning, saying that, if they don't receive more funding to cover the deficit, then, there will be service cuts in Montréal. But we also heard from Minister Guilbault, earlier this week, saying: The more money the Government gives, the more cities will ask for. What's you take on this? Should the Government be providing more funding for public transit?

M. Tanguay : I think that for public transit, it's very, very important to... for the Government, to be partners, because it's very, very important to have enough services rendered to the population. We want to increase the number of people who are using public transit. So, for us, it's important to have the proper financing from the provincial government, and it's not with that approach taken by Geneviève Guilbault that we will see the necessity to have a cooperation and a sufficient funding. Very important.

Journaliste : On university tuition as well, we're hearing Bishop's, come out again today, saying that the tuition hike will really damage the school. What more support do you think the province should be providing Bishop's, in particular?

M. Tanguay : Yes. I think that they have to back down, with respect to that bad policy. I think that, the Government, since they announced that... «quoi», 10 days, two weeks ago, that very bad policy, it impairs the capacity of Bishop's to exist. And, for... Just to provide you with an example, two weeks ago, there was an open door at Bishop's University. They are already within the process of recruiting for fall 2024 and they don't even know what will be the tuition fees. «Alors»... So, that being said, it's important, for the Government, for Bishop's and for the other universities, to step back, with respect to this very bad policy.

Journaliste : What you don't like about Geneviève Guilbault's approach to negotiate on public transit with municipalities?

M. Tanguay : I think that it's important for her to take the full measure regarding the importance for the population, the importance for the environmental issues as well. Public transit, public transportation, it's very, very important for our economy, and I think that the...

Journaliste : ...there is no more money.

M. Tanguay : And how come there is no more money within the… with this bad… CAQ Government? How come? They provided $6.7 billion sending checks, $500 checks and $400, $600 checks, and they spent $6.7 billion, within the year, to... sending checks to millions of Quebeckers, and the money is already gone.

So, how come they don't have money anymore? Now, it's a question of being able to administer our public funds. Because it should be a priority, transportation, and we see that this is not the priority.

Journaliste : You said the offer to public sector is insufficient.

M. Tanguay : Yes.

Journaliste : And yet, you want… you think inflation should be part of the equation. So, how far would you go towards negotiating the peace with the Common Front?

M. Tanguay : I think that it requires a leadership that the Government doesn't assume as far as we speak because we need to have a real negotiation, not on the public place, and take into consideration the inflation. It's a fact of life. And, you know what? At the end of the day, I'm thinking about the citizens who will not have the services because of the strikes, the potential strikes. And I see a government who is incapable of negotiating and to progress, to show some progress within the negotiation with the public sectors. And, you know what? At the end of the day, these public workers, if they don't agree with what's on the table, they will be leaving public services. We are in a labor shortage; it should be a priority. And effectively, last Sunday, the 1.3% was largely insufficient.

Journaliste : Merci, tout le monde.

M. Tanguay : Merci.

(Fin à 11 h 54)

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