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Point de presse de M. Carlos J. Leitão, porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances publiques

Version finale

Le jeudi 25 novembre 2021, 16 h 15

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Seize heures quinze minutes)

M. Leitão : Alors, bonsoir, tout le monde. Donc, nous sommes ici pour réagir au point sur l'économie et les finances publiques que le ministre des Finances vient de rendre public cet après-midi. Notre première réaction, c'est que... je veux quand même complimenter le ministre, il a présenté un cadre financier pluriannuel. On lui avait demandé de faire ça, de mettre à jour le cadre financier pour les cinq prochaines années, et donc cela a été fait. Très bien.

Maintenant, évidemment, dans cette mise à jour de cadre financier pluriannuel, il y a beaucoup de choses, plusieurs choses qui ne se trouvent pas là. Et, à notre avis, la principale, la grande absente de cette mise à jour économique et financière du gouvernement, c'est qu'il n'y a absolument rien en ce qui concerne les changements climatiques.

Écoutez, nous venons de revenir de la grande conférence de Glasgow. M. le premier ministre y était, moi aussi, mais, de toute évidence, on n'a pas assisté aux mêmes conférences. Parce que l'urgence climatique est telle qu'il nous faut, il nous faut commencer d'ores et déjà à nous préparer à l'échéance de 2030, donc, de réduction de gaz à effet de serre. Ça demande un très grand ajustement dans notre économie. Il n'y a rien, absolument rien dans la mise à jour à cet égard-là. Donc, ça, à notre avis, c'est vraiment une très grande faiblesse de cela.

Le gouvernement a quand même bougé dans le sens de donner une certaine compensation pour ce qui est de la hausse du coût de la vie, pour l'inflation. Donc, il y a des paiements, il y a des chèques qui seront envoyés aux citoyens en janvier. Bon, très bien, il ne faut pas, quand même, minimiser ça. Certaines personnes, certaines familles, c'est 400 $, 275 $, c'est quand même significatif. Mais ce sont des mesures exceptionnelles, c'est une fois, ce n'est pas récurent. Par exemple, nous, on avait proposé, la semaine dernière, une nouvelle allocation pour aînés de 2 000 $, pour les personnes de 70 ans et plus, récurrente. Donc, je trouve que cela aurait été beaucoup plus structurant que juste un paiement comme ça, exceptionnel, qui ne sera pas répété dans les années à venir.

L'autre élément, évidemment, c'est la grande obsession du premier ministre, la réduction de l'écart économique avec l'Ontario. Le gouvernement maintient toujours que la façon de mesurer cet écart de richesse, c'est en mesurant le PIB per capita. Je ne trouve pas que ce soit une mesure appropriée. C'était très bien, peut-être, au XXe siècle, de parler de PIB per capita, mais, je pense, de nos jours, on doit aller au-delà de ce type de mesure là.

Et ce qui est particulièrement important, dans ce contexte de fermer l'écart avec l'Ontario, c'est qu'il n'y a pas grand-chose pour ce qui est de la main-d'oeuvre, pour ce qui est de notre réalité démographique. Moi, je me serais attendu à voir, dans cette mise à jour, une planification ou une prévision de notre réalité démographique pour les prochaines années, là. Où est-ce qu'on va être en 2030, en termes de population active, vis-à-vis l'Ontario, justement, si on veut se comparer à l'Ontario?

La croissance économique traditionnelle est souvent le fruit du capital, donc l'investissement, et de la main-d'oeuvre, mais il nous manque la main-d'oeuvre. Et, dans la mise à jour, oui, il y avait des mesures pour contrer un peu les pénuries de main-d'oeuvre, parce que ce sont de véritables pénuries de main-d'oeuvre, mais on ne sait pas trop comment cela va s'arrimer, comment cela va se dérouler, comment les entreprises vont pouvoir bénéficier de ces mesures-là. Il y a des choses pour le secteur public, pour les travailleurs du secteur public, mais pour que les entreprises puissent aller chercher des travailleurs… Et où est-ce qu'on va trouver ces travailleurs? Donc, c'est beaucoup de questions de ce côté-là.

Alors, voilà, écoutez, c'est un peu ça, ce qu'on avait à vous dire. Il nous manque beaucoup, il nous manque beaucoup en termes de changements climatiques, en termes de faire face à l'urgence climatique. C'est vraiment la grande, grande absente de cette mise à jour. Merci beaucoup.

Le Modérateur : M. Leitão, merci. Merci, tout le monde.

(Fin à 16 h 20)

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