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Point de presse de Mme Lorraine Richard, porte-parole du troisième groupe d’opposition pour les aînés et les proches aidants, et en matière de maintien à domicile

Version finale

Le mercredi 24 novembre 2021, 8 h 20

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures vingt-six minutes)

La Modératrice : Bonjour. Bienvenue à ce point de presse du Parti québécois. Ce matin, Mme Lorraine Richard, notre porte-parole pour les aînés. Elle sera suivie du chef du Parti québécois, M. Paul St-Pierre Plamondon. M. Joël Arseneau est aussi disponible pour les questions. La parole est à vous.

Mme Richard : Bonjour. Merci d'être là. Bon matin, tout le monde.

Vous savez, ce matin, suite au rapport de la Protectrice du citoyen, bien, il y a plus de questions qu'il y en avait. La fameuse question des rapports : Où les rapports d'inspection sont-ils passés?

Je veux juste porter à votre attention que la Protectrice du citoyen nous dit qu'elle a eu accès auxdits rapports. Elle a produit, elle, son rapport, qui vous a été remis hier, qui a été rendu public. Mais récemment on a eu l'ancienne ministre de la Santé qui est allée témoigner à l'enquête de la coroner. On a eu l'ancien sous-ministre, M. Gendron, puis on a eu la sous-ministre actuelle, Mme Rosebush, qui sont allés dire que les rapports, ils n'existaient plus. Hier, le premier ministre, en Chambre, a dit que les rapports existaient. Donc, c'est sûr qu'on va lui demander de rendre les rapports publics.

Suite au dépôt du rapport de la Protectrice du citoyen, qu'est-ce que ça a fait, en réalité, hier, avec le dépôt du rapport? C'est juste venu, en fait, confirmer ce qu'on savait déjà. L'angle mort de la Coalition avenir Québec puis du gouvernement, ça a été les aînés. Ça a été les aînés dans les RPA, dans les CHSLD. Vous savez, toutes proportions gardées, que c'est le Québec où il y a eu le plus de décès au niveau des personnes âgées.

On a parlé d'une cellule de crise qui existait à l'époque. Qui était la personne dans la cellule de crise qui s'occupait de nos aînés? Il y avait un scientifique, il y avait beaucoup de gens des communications au niveau de la cellule de crise qui entouraient le premier ministre. Comment se fait-il qu'une société telle que la nôtre a laissé faire ce qui est arrivé à des aînés, décédés dans des conditions horribles, horribles, sans que personne, personne au gouvernement ne se soucie de leur sort? Il y avait quand même, je vous le rappelle, une ministre des Aînés. Elle a dit à quelques reprises qu'elle n'avait aucun pouvoir. Elle avait le pouvoir qu'on voulait bien lui donner.

Le premier ministre a dit hier qu'il y avait, bon, l'enquête de la coroner, rapport de la Protectrice du citoyen, puis il y aurait un rapport aussi de la Commissaire à la santé et au bien-être. Et vous avez vu qu'hier même le ministre de la Santé hésitait à répondre aux questions des oppositions. Moi, je vais leur rappeler qu'on va continuer à poser des questions. On va continuer à le faire pour ces milliers de morts, pour les familles des victimes, puis on va continuer à demander une enquête publique, transparente, indépendante pour savoir comment le gouvernement de la Coalition avenir Québec a géré cette pandémie qui a été catastrophique pour nos aînés, qu'on a laissés pour compte. Merci.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Merci, Lorraine. Bonjour à tous. Comme vient de le dire Lorraine, au niveau de la gestion de la pandémie, on a appris des choses, mais dont on se doutait, à savoir qu'il y a des raisons pour lesquelles le Québec comptait le plus de décès au Canada. Et tout ça s'est passé dans un contexte où le gouvernement de la CAQ n'a pas hésité à dire des choses comme : On a... On se donne une note parfaite dans la gestion. On produit des documents d'autopromotion de leur travail en disant : Personne n'aurait fait mieux. Là, grâce à la Protectrice du citoyen, on peut avoir un éclairage complètement différent de ce qui s'est passé.

Maintenant, pour moi, ce n'est pas ça qui est le plus grave. Le plus grave, ce matin, est bien résumé dans la chronique de Patrick Lagacé. Par deux fois, le gouvernement a menti sous serment à la coroner. Pas une seule personne qui a menti, un mensonge vraisemblablement coordonné parce que M. Arruda, M. Gendron, Mme Rosebush et Mme McCann sont venus dire une version des faits qui est fausse. Il y a des rapports écrits, c'est faux d'affirmer que tout se faisait verbalement et c'est faux d'affirmer qu'il y avait un plan en place dans les CHSLD à partir de janvier. Dans ce contexte-là, il y a une crise de confiance, il y a une remise en question de la fiabilité et de la crédibilité de ce gouvernement-là parce que ce n'est pas l'oubli d'une seule personne, c'est concerté.

Dans quel cas, nous demandons ce matin à la coroner de contraindre ces quatre personnes-là à témoigner à nouveau pour s'expliquer sur leurs mensonges, pour s'expliquer sur les affirmations qu'ils ont faites qui, vraisemblablement, ne collent pas à la réalité. Pourquoi? Parce que le travail de la coroner, en ce moment, il est très important. On n'a toujours pas obtenu notre commission d'enquête publique et indépendante. S'il faut, en plus, que le gouvernement fasse de l'obstruction, de l'entrave à la justice, de l'entrave au travail de la coroner, là, on est dans une crise de confiance vis-à-vis de nos institutions. Donc, je vais laisser évidemment la coroner mener son enquête comme elle le souhaite, c'est sa décision, mais on lui suggère fortement, on lui demande de réassigner, de contraindre à nouveau ces quatre personnes-là qui, vraisemblablement, n'ont pas dit la vérité dans un processus fondamental parce qu'on a perdu des milliers de Québécois aux mains de la COVID dans des circonstances inhumaines et on a droit à la vérité, à de l'intégrité et à de la transparence.

Parlant de fiabilité, il y a la lettre de M. Bonnardel sur le troisième lien ce matin. Donc, il n'y a pas si longtemps, le gouvernement de la CAQ se vantait que ce serait le plus gros tunnel au monde. Le record Guinness du tunnel. Vous imaginez la quantité de béton qu'il faut mettre là-dedans? Et là, en désespoir de cause, ce matin, on publie une lettre comme quoi ça va être carboneutre. Il y a vraiment, en ce moment, des enjeux de crédibilité et de fiabilité autour de ce gouvernement-là. Et je le mentionne pour le troisième lien parce que, jamais, au Parti québécois, on ne va consentir à des sottises de ce niveau olympique là au niveau environnemental. Le troisième lien est indéfendable sur le plan environnemental, indéfendable sur le plan financier. Et clairement le gouvernement est rendu à ses derniers retranchements d'arguments à la hauteur de Justin Trudeau, là, c'est le genre d'engagement que Justin Trudeau pourrait faire, dire : On va poser un geste irresponsable, sur le plan environnemental, puis ensuite on va vous promettre de planter 3 milliards d'arbres, des arbres qui ne viendront jamais bien évidemment. Nous ne sommes pas dupes et on est tannés que le gouvernement fasse des opérations de communication marketing, qu'il prenne les gens pour, vraisemblablement, des valises. Sur ce...

La Modératrice : On va prendre les questions, une question, sous-question.

M. Larin (Vincent) : ...

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Mme McCann n'a pas dit la vérité, elle va devoir venir s'expliquer à nouveau, devant la coroner, sur pourquoi elle n'a pas dit la vérité.

M. Larin (Vincent) : Quand vous dites qu'elle a menti…

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Elle a menti.

M. Larin (Vincent) : …c'est grave, là, c'est passible d'une condamnation au criminel, là...

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, c'est une enquête du coroner, on n'est pas dans une enquête civile ou criminelle, mais ça demeure un accroc très important parce que la coroner a des pouvoirs quasi judiciaires qui lui sont conférés par la loi, et c'est sous serment, et j'insiste, ce sont des témoignages sous serment.

M. Lacroix (Louis) : Oui, mais quand quelqu'un ment sous serment, bien, c'est un parjure.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, c'est ça, mais là je veux laisser la décision de la qualification puis des mesures prises par la coroner, c'est son enquête.

M. Lacroix (Louis) : Oui, mais, M. St-Pierre Plamondon, vous êtes avocat, là…

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Oui, mais justement, je ne donnerai pas une opinion juridique en disant à Mme la coroner quoi faire.

M. Lacroix (Louis) : …vous êtes même officier de justice, vous pouvez assermenter des gens, vous avez le pouvoir de faire ça. Alors, quand on témoigne sous serment et qu'on ment, est-ce que c'est un parjure, est-ce que ce n'est pas la définition même d'un parjure?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Le parjure, au Code criminel, qui a ses propres critères, je ne donnerai pas d'opinion juridique sur l'application du parjure dans le Code criminel ce matin. Je demande à ce que la coroner se saisisse de ses pouvoirs et demande à ces témoins-là de revenir sur la chaise du témoignage puis de s'expliquer, elle a tous les pouvoirs pour corriger cette situation. Mais, en effet, on est devant, vraisemblablement, des mensonges sous serment.

M. Larin (Vincent) : …qu'elle doit démissionner, Mme McCann, elle nous parle à 9 h 40 tout à l'heure, là, est-ce qu'elle doit annoncer sa démission?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, Mme McCann est venue témoigner à la place de Mme Blais, qui est indisponible pour l'instant. D'ailleurs, dans les personnes que la coroner devrait demander, là, d'entendre dans les circonstances, on va ajouter Mme Blais lorsqu'elle sera remise, là. S'il y a des raisons médicales, évidemment, il faut respecter ça, mais je pense que Mme Blais a l'obligation, dans les circonstances, de venir témoigner.

Journaliste : Mais la ministre ultime, c'est la ministre McCann, la ministre Blais, c'est la ministre déléguée, donc elle relève de Danielle McCann, mais c'est Danielle McCann qui a été questionnée. Vous, ce que vous remettez en question, c'est…

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : C'est l'intégrité du témoignage.

Journaliste : …c'est l'intégrité du témoignage, vous dites : Elle n'a pas dit la vérité.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Ils sont quatre à avoir dit des choses qui ne tiennent pas debout. Et je me mets dans la peau de la coroner, la conclusion, c'est que le gouvernement ne collabore pas à l'enquête. Dans quel cas, il va falloir qu'ils reviennent devant la coroner puis qu'ils expliquent pourquoi ils ont prétendu qu'il y avait un plan janvier, puis ce n'est pas vrai, et qu'ils expliquent pourquoi ils ont prétendu qu'il n'y avait pas de rapport écrit que des rapports verbaux. Puis, en fait, on se rend compte que c'est faux. On a besoin, là, d'un suivi, mais en même temps, c'est délicat.

M. Lacroix (Louis) : …par oubli ou si vous croyez qu'elle a volontairement induit ou induite la coroner en erreur?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, c'est que là, il y a plusieurs personnes qui ont eu le même oubli au même moment, donc ça soulève de vraies questions, là, sur la confiance qu'on peut avoir en le gouvernement, là.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : Pourquoi, passez-moi l'expression, mais pourquoi vous passez des commandes à la coroner? Me Kamel est libre de mener son enquête comme elle le souhaite, de convoquer les gens qu'elle souhaite convoquer.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Exact, exact.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : D'ailleurs, elle a fait preuve d'une personnalité assez forte, là, jusqu'ici, là. Pourquoi, vous, vous passez des commandes comme ça? Vous n'avez pas confiance qu'elle va elle-même aller chercher les réponses nécessaires.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Non, non, c'est ça, c'est son pouvoir, mais moi, j'ai le droit, comme n'importe quel citoyen, de publiquement demander à la coroner de faire la lumière sur ce qui vraisemblablement est un manque d'honnêteté devant elle. Ça, je pense que c'est parfaitement légitime que des politiciens fassent cette suggestion-là en disant : Dans les circonstances, là, c'est exceptionnel, on veut les entendre à nouveau. Évidemment, à la fin, c'est sa décision.

Et ça revient à la commission d'enquête publique et indépendante. Vous comprenez qu'hier le rapport de la Protectrice du citoyen était très axé sur les institutions. Puis c'était très intéressant, là, des institutions hospitalocentriques, des institutions pas assez formées au niveau de la prévention des infections, mais on a tassé complètement de l'analyse le fait qu'il y a une responsabilité ministérielle, le fait qu'il y avait une cellule de crise composée, à la grande majorité, de spécialistes des communications, le fait que, dans la séquence des événements, on ne comprend pas comment a pu avoir autant de leadership politique par rapport aux hôpitaux puis aussi peu de leadership politique par rapport à nos aînés.

Ces questions-là il n'y a qu'une commission d'enquête publique et indépendante qui va pouvoir nous donner le portrait global, même chose pour les contrats sans appel d'offres, même chose pour toutes sortes d'événements dans la gestion de la pandémie, qui nous aiderait, à l'avenir, à éviter certaines erreurs si on fait bien le travail.

Mme Lévesque (Fanny) : …précisions à ce sujet-là, juste sur l'enquête. Le mandat, parce que Québec solidaire demande, lui, une enquête, là, qui étudierait justement l'approvisionnement, les écoles, le…

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Exact.

Mme Lévesque (Fanny) : Vous, vous parlez des trois premières vagues, mais le mandat que vous demandez spécifiquement, ça serait quoi, pour une enquête publique?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Un mandat plus large sur la gestion de la pandémie dans chacune de ces vagues, incluant la manière dont le pouvoir politique réagit à une crise. Donc, comment constituer la cellule de crise, avec qui? Qui a la responsabilité? Est-ce le ministre, le ministre délégué, le sous-ministre? Il y a des questions à se poser sur comment tout l'appareil réagit en cas de crise. Et ce mandat-là, il doit également s'étendre dans l'octroi de contrats parce que les contrats sans appel d'offres à coups de milliards soulèvent de vraies questions, dans toutes sortes de décisions du gouvernement, dans le but d'éviter certaines erreurs la prochaine fois. Donc, on peut prendre le temps qu'on veut, on n'est pas pressé, ce n'est pas à des fins politiques, il faut vraiment, s'il faut, prendre le temps. Mais il va falloir faire l'exercice au complet, surtout si on sait qu'il y a une réticence, du côté du gouvernement, à être transparent puis à collaborer avec des enquêtes fondamentales comme celle de la coroner.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : …je m'excuse, juste pour être sûre, là, pour vous, ça irait sur l'octroi de contrats, sur la gestion en santé, on serait là-dessus?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Oui, mais aussi sur la partie de l'appareil gouvernemental, et non seulement… pas juste les institutions, comme on l'a vu pour la Protectrice du citoyen.

Journaliste : …pas d'accord…

Mme Richard : Oui, oui, je suis d'accord.

Journaliste : O.K., O.K.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Veux-tu le prendre? Vas-y.

Mme Richard : Merci. Je suis tout à fait d'accord avec ce que mon chef du Parti québécois vient de dire, mais également une partie de l'enquête devra faire toute la lumière sur comment… les milliers de morts dans les CHSLD. Vous savez que, toute proportion gardée, c'est au Québec qu'on a eu le plus de décès de nos aînés qui étaient hébergés en RPA ou en CHSLD, donc… Puis la Protectrice du citoyen vient démontrer clairement, elle vient donner un blâme au gouvernement en disant : Ça n'a pas été dans votre priorité de vous occuper des aînés. Et moi, je dis : Il faut que l'enquête indépendante, publique, fasse la lumière aussi sur la gestion du gouvernement dans la chaîne de commandement puis qu'on puisse poser des questions directement aux personnes qui étaient dans la cellule de crise. Vous savez, dans la cellule de crise, il y avait un scientifique. On suppose tous que c'est le Dr Arruda, là, donc il n'y avait personne, dans la cellule de crise, il n'y avait personne au gouvernement qui a dit… Puis on n'a pas besoin, je vous le dis, là, je vais… de bien connaître les aînés pour savoir que…

Journaliste :

Mme Richard : Je vais juste terminer là-dessus. Pour savoir que les personnes les plus vulnérables, surtout en temps de pandémie, c'étaient nos aînés. Et le premier ministre semble dire : Je ne le savais pas.

M. Lacroix (Louis) : Non, mais c'est exactement ce qu'il dit. Il dit : Tout le monde a fait la même erreur. Il dit que quand il regardait CNN, tout le monde parlait des hôpitaux, et pas des personnes âgées. Alors, est-ce que c'est une excuse valable, à votre avis, de dire : Bien là, tout le monde… Il dit : C'est facile de jouer au gérant d'estrade.

Mme Richard : Non. Non, ce n'est pas… écoutez…

M. Lacroix (Louis) : Il dit : On n'était pas au courant de ça, c'est plus gros qu'on pensait. Il dit : Tout le monde a fait la même erreur. Puis là il dit : Quand on regardait les nouvelles, CNN, puis tout ça, partout dans le monde, tout le monde parlait des hôpitaux et pas des CHSLD.

Mme Richard : Bien, écoutez, le premier ministre a failli à sa tâche, le premier ministre, là, il devait s'occuper autant des enfants, autant des aînés que de la population en général en temps de pandémie.

Journaliste : Mme Richard...

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Je veux juste répondre à la question, puis après on prend la prochaine. Premièrement, il y a les faits. La Colombie-Britannique, la Norvège, plusieurs endroits ont identifié que les réseaux de centres de personnes âgées étaient vulnérables. Mais ce n'est pas mon travail et ce n'est pas notre travail comme politiciens de faire justement l'éclairage à savoir est-ce que cet argument-là du premier ministre est valable. Nous, on ne veut pas être gérants d'estrade. On veut que des gens qui connaissent ça tirent des conclusions pour l'avenir, et une commission d'enquête complète, indépendante répondra à cette question-là. On sortira donc de la politique pour s'en tenir uniquement aux faits pour l'avenir. Puis c'est ça, le but d'une commission d'enquête publique et indépendante.

La Modératrice : Dernière question en français, s'il vous plaît.

Mme Gamache (Valérie) : Mme Richard, j'aimerais vous entendre, parce que votre chef demande à ce que, bon, Mme McCann, entre autres, retourne s'expliquer devant la coroner. Est-ce que vous demandez à tout le moins qu'elle s'excuse ce matin?

Mme Richard : Bien, moi, je demande qu'il y ait quelqu'un au gouvernement, là — on le sait que ça n'a pas fonctionné durant la pandémie, là, j'espère qu'ils ont appris de leur erreur — quelqu'un au gouvernement, au premier ministre, qui nous dise toute la vérité sur ces dits rapports. Puis, écoutez, on va laisser la coroner faire son travail.

Mais, comme l'a dit précédemment mon chef, c'est sûr que c'est extrêmement troublant d'apprendre que la Protectrice du citoyen, elle a dit : J'ai eu accès à des rapports. Elle a produit son rapport ce qu'elle... d'après les documents qu'elle avait eu accès. Puis récemment, bien, écoutez, on a une ancienne ministre de la Santé, un ancien sous-ministre, une sous-ministre qui est encore en poste qui dit que ces rapports-là n'existent plus, puis on a le premier ministre qui dit : Bien oui, ils existent. C'est assez troublant. Puis ça mine la confiance du gouvernement, une fois de plus, là, dans toute la gestion de la pandémie.

La Modératrice : On va passer aux questions en anglais, s'il vous plaît. On va passer...

M. Lachance (Nicolas) : ...donc, elle dit qu'elle est face à un mur, là, dans ce dossier-là, dans les négociations.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : ...je viens de l'apprendre, donc je vous reviens avec une réaction...

La Modératrice : La... Vraiment, dernière question en français...

M. Laforest (Alain) : ...la loi n° 21, là, qui est enseignée en Ontario comme étant islamophobe, ça vous surprend?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : L'Ontario est inquiétante. Brûler des livres ou retirer des livres de bibliothèques parce que c'est offensant, enseigner que la loi n° 21 est une loi raciste, des situations inexplicables comme un prix Nobel qui est empêché de donner une conférence parce que ça pourrait verser dans l'islamophobie, alors que clairement c'est quelqu'un qui a été victime d'un régime totalitaire et qui est récipiendaire d'un prix Nobel, l'Ontario devrait nous inquiéter. Et on devrait se poser la questiontout de suite au Québec : Est-ce qu'on va laisser ces dérives idéologiques devenir une réalité au Québec? Parce que ça s'en vient. Et, au Parti québécois, on est très critiques de tout ce qui menace la liberté d'expression et la critique de choix démocratiques légitimes comme la loi n° 21.

La Modératrice : On passe aux questions en anglais.

Mme Senay (Cathy) : Good morning.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Good morning.

Mme Senay (Cathy) : Mr. St-Pierre Plamondon, with the confusion regarding documents, which ones are destroyed, which ones are ready to be shared, and the confusion… the contradictions with when the first guidelines were sent to CHSLDs was in January 2020 or it was mid-March? I mean, what are you trying to get today? Because you've been asking a public independent inquiry for months…

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : For a very long time.

Mme Senay (Cathy) : …you didn't get it, but you tried. Do you want Mrs. McCann to leave the cabinet?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : No, we want that inquiry, I'm not going to give up, and we want the truth. So, there might be many categories of written documents, and some of them might be destroyed and some of them might be still in the hands of the Government, we don't know. So, the first thing we want is transparency, we want the truth, second thing we want is a genuine, complete independent inquiry into what really happened there. Because obviously that Government is not going to collaborate as we have seen with genuine lies before the coronary…

Mme Senay (Cathy) : Before the Coroner's inquiry. 

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : …before the Coroner's inquiry.

Mme Senay (Cathy) : So, what are you asking the Coroner to do, now that we know that the documents, the information was not exact, and then, the guidelines that were sent to CHSLDs, the Ombudsperson is saying something and Mrs. McCann was saying like another thing?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) :Obviously, many persons did not say the truth before the Coroner and, in that context, what we think, what we hope the Coroner will do is to demand that these witnesses come before for another testimony to explain why they didn't say the truth and to give a full account of what really happened. Because this is an issue right now of trust, this is an issue of how much we can trust that Government, because obviously that Government is willing to lie to protect its own image, and that's very serious.

La Modératrice :Merci beaucoup.

M. St-P ierre Plamondon (Paul) : Merci.

(Fin à 8 h 48)

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