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Point de presse de Mme Méganne Perry Mélançon, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’immigration et de lutte contre le racisme

Version finale

Le mardi 23 novembre 2021, 9 h 30

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Neuf heures trente et une minutes)

La Modératrice : Bonjour. Bienvenue à ce point de presse du Parti québécois. Ce matin, Mme Méganne Perry Mélançon, notre porte-parole en matière de condition féminine, elle sera suivie du chef du Parti québécois, M. Paul St-Pierre Plamondon. La parole est à vous.

Mme Perry Mélançon : Merci, Laura. Cette semaine, on souligne le 25e anniversaire de la Loi sur l'équité salariale adoptée par le gouvernement de Lucien Bouchard. C'est une loi qui a permis de très grandes avancées pour les femmes sur le marché du travail au Québec avec un traitement plus équitable entre les postes occupés par des femmes et ceux occupés majoritairement par des hommes. Maintenant, il ne faut pas s'asseoir sur nos lauriers, il faut plutôt, là, c'est l'occasion de se demander qu'est-ce qu'on peut faire de plus 25 ans plus tard. On constate également que la pandémie est venue créer certains écarts, encore une fois, des iniquités entre les hommes et les femmes. Les femmes ont été plus durement affectées par la pandémie et, bien également, la relance économique qui ne repose pas sur une meilleure valorisation de la place des femmes au sein de l'économie québécoise.      Alors, il y a également, bon, dans le réseau public, des métiers traditionnellement occupés par des femmes qui sont encore sous-payés. On a des femmes, dans les rues du Québec, qui demandent de meilleures conditions salariales, notamment dans le réseau des centres de la petite enfance et également dans le réseau de la santé. On constate également la conciliation qui est encore très difficile pour les femmes qui veulent accéder à des postes de haut niveau ou encore dans des secteurs plus masculins. Alors, il y a l'équité, il y a l'égalité, ce sont des principes qui doivent continuellement être défendus. Il faut également soutenir nos organismes qui oeuvrent auprès des femmes et qui s'assurent d'un meilleur accès au marché du travail pour toutes les femmes, en fait.

Alors, c'est ce qu'on va continuer de faire au Parti québécois. Et, d'abord, on en appelle également au gouvernement du Québec, à une meilleure collaboration en répondant à l'appel des éducatrices à l'enfance qui sont présentement devant le Conseil du trésor pour un rattrapage salarial massif. Et je rappelle que ma collègue Véronique Hivon a d'ailleurs fait adopter une motion à l'unanimité qui va dans le même sens. Alors, il est grand temps, là, que le gouvernement réponde à cet appel et qu'on règle la question du rattrapage salarial massif des éducatrices à l'enfance. Ce serait déjà une très grande avancée.

Je laisse la parole à mon chef. Voilà.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bonjour, tout le monde. Bon début de semaine. C'est très grave ce qu'on a appris ce matin. Le gouvernement a menti. Il a menti sur l'existence de rapports qui décrivaient ce qui s'est passé dans les CHSLD lors de la première vague, et les révélations troublantes s'accumulent. Là, je viens de voir sur Twitter le travail de Thomas Gerbet qui nous dit qu'il y a des sources qui confirment l'existence de ces documents-là. Je rappelle que mentir sur l'existence de documents et détruire de la preuve pour faire de l'obstruction, de l'entrave au travail d'un coroner ou de l'entrave à des poursuites civiles ou des poursuites criminelles qui pourraient découler des faits qui sont en possession du gouvernement, c'est très grave.

Là, ça soulève la question de la confiance qu'on peut avoir en ce gouvernement-là. Est-ce que ce gouvernement-là est digne de confiance s'il est prêt à mentir à la coroner puis détruire des documents pour éluder sa responsabilité? Tout ça dans le contexte où la violence avec des armes à feu à Montréal est hors de contrôle. Il y a des bris de services en santé partout à travers le Québec. Il y a un appauvrissement des Québécois en raison de l'inflation. Les places en garderie, ce n'est toujours pas réglé, la crise du logement non plus. Et il y a quelqu'un au gouvernement dans ce contexte-là qui s'est dit : Moi, je le sais c'est quoi que le premier ministre devrait faire. Il devrait faire une journée de tournage au Centre Bell avec le chandail du Canadien, puis aller compter dans un filet désert. C'est ça qu'on va faire dans ces circonstances-là. Puis on va nommer un ministre des Nordiques au lieu de s'occuper de toutes ces questions-là, dont des questions de confiance parce qu'il est question de destruction de preuves ici.

Et dans ce contexte-là, moi, je vous pose la question : Est-ce que ce gouvernement-là est digne de notre confiance ou est-ce que ce n'est pas plutôt un gouvernement obsédé par son image, par les sondages et par la manipulation de l'opinion publique? Moi, ma réponse, c'est qu'on est devant un cas de diversion évident où des questions très graves se posent. Ça se compare à ce qu'on a vu sous Jean Charest à savoir qu'on est prêt à inventer n'importe quelle patente à gosses pour détourner l'attention de la population de sujets de sujets très graves, très sérieux qui remettent en question le fonctionnement de notre démocratie.

Donc, je réitère la demande du Parti québécois qui maintenant, depuis presque un an, demande une enquête publique et indépendante parce que non seulement elle est nécessaire pour les prochaines générations pour comprendre ce qui s'est passé, mais maintenant, elle est nécessaire parce que le gouvernement nous cache des choses et vraisemblablement tente de détruire de la preuve, détruire ou éluder, cacher des faits qui sont essentiels à notre compréhension de la première vague et des milliers de décès en CHSLD.

Je vais prendre vos questions.

La Modératrice : On va prendre les questions. Une question et une sous-question, s'il vous plaît.

M. Laforest (Alain) : Depuis hier, le gouvernement laisse entendre qu'il n'y a pas eu de destruction de preuve, que ce qu'il y a, c'est des documents dans des ordinateurs qu'on s'est engagé à remettre à la coroner, pour cinq CHSLD. Est-ce que vous achetez ça?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Les documents ont été compressés. Et là, on vient d'apprendre sur Twitter… Radio-Canada vient de trouver une source comme quoi les documents écrits existaient, ce qui n'est pas ce qui a été dit par le gouvernement devant la coroner. Donc, là, ça soulève de vrais enjeux de confiance. Et compresser un document, de manière à ce qu'il soit introuvable, c'est une tentative de détruire de la preuve.

M. Carabin (François) : Est-ce que ce qu'on peut apprendre ce matin, ça justifie qu'un ministre en poste, ou la ministre en poste perde sa job?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, l'article de M. Larin hier dans Le Journal de Montréal nous indiquait clairement que le témoignage de Mme McCann était très incohérent, très improbable. Et ça, c'est dans le contexte où la ministre des Aînés, Mme Blais, est indisponible pour tout témoignage. À nouveau, confiance. Est-ce que ce gouvernement-là est digne de notre confiance dans ces circonstances-là? Et moi, je trouve ça très troublant, très, très grave.

M. Bellerose (Patrick) : Est-ce Mme Blais devrait venir témoigner?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Pardon?

M. Bellerose (Patrick) : Est-ce que Mme Blais devrait venir témoigner quand elle sera remise de son congé de maladie?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Lorsqu'elle sera remise de son congé, elle doit absolument venir témoigner.

M. Bellerose (Patrick) : …apprendrait de plus que ce que Mme McCann, Mme Rosebush a dit?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, c'est très difficile à comprendre, le témoignage de Mme McCann, qui aurait su le péril qui existait à partir de janvier. Mais les CHSLD privés, eux, disent qu'ils n'ont pas reçu quoi que ce soit comme instruction avant mars.

Donc, mais c'est un élément parmi tant d'autres. Moi, je vous parle de l'ensemble. Si l'information n'est plus trouvable, si les témoignages sont incohérents puis si les gens qui devraient témoigner ne viennent pas témoigner, ça ressemble drôlement à des époques très sombres qu'on a connues au Québec, à l'époque de Jean Charest, notamment.

M. Bellerose (Patrick) : Détruire de la preuve, là, c'est un acte criminel. Vous dites : C'est grave, mais c'est criminel, détruire de la preuve.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : C'est un acte très grave. Je ne veux pas donner de qualification juridique. Mais clairement, lorsqu'il y a des risques probables de poursuite civile, poursuite criminelle, et on sait que la coroner a un travail à faire, lorsqu'on fait des témoignages mensongers ou qu'on tente de faire disparaître des éléments de preuve, on est devant des gestes extrêmement graves, extrêmement troublants pour la confiance qu'on peut avoir envers ce gouvernement.

Journaliste : Vous avez dit tout à l'heure que c'était…

Mme Lévesque (Fanny) : En quoi ce serait différent, ce qu'on entend, les témoignages, entre autres, de Mme McCann, Mme Rosebush, tout ça, devant l'enquête du coroner? La coroner qui a quand même certains pouvoirs? Donc, qu'est-ce qu'on irait chercher de plus avec une enquête publique?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, premièrement, c'est qu'on pourrait se pencher sur les gestes qu'a posés le gouvernement par rapport à ces éléments de preuve là puis on pourrait aller dans l'ensemble de la gestion, c'est-à-dire la cellule de crise, quand est-ce que les décisions ont été prises, qu'est-ce qui a été communiqué. Il faut comprendre que la coroner, elle a un mandat qui est limité autour des causes du décès.

Nous, ce qu'on demande, c'est une enquête publique et indépendante sur l'ensemble de la gestion de la crise par rapport à la séquence qui, de plus en plus, vraisemblablement, semble vouloir être cachée par le gouvernement parce que le gouvernement veut cacher sa responsabilité. Ça ne cadre pas avec son plan électoral. Et c'est là qu'une enquête publique, avec les moyens d'une enquête publique… il y a plusieurs moyens, là, que la coroner n'aura pas dans une enquête publique et indépendante.

Et, compte tenu que, vraisemblablement, le gouvernement tente de cacher des choses, ça prend une enquête qui est beaucoup plus complète. Et la coroner aura permis ça, en faisant son travail, de découvrir que, clairement, il y a quelque chose qui cloche.

M. Laforest (Alain) : Vous pensez quoi, que le gouvernement, aujourd'hui, à 17 heures, annonce la vaccination, alors qu'à 15 heures la Protectrice du citoyen va publier son rapport?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : J'en pense la même chose qu'un premier ministre qui passe la journée sur la glace du Centre Bell pour se filmer en train de lancer des buts dans un filet désert. J'en pense la même chose qu'un ministre des Nordiques, alors que le feu est pris. La diversion, quand on regarde dans le dictionnaire, c'est un geste de manipulation, c'est un stratagème. Et je trouve ça très troublant de la part d'un gouvernement qui, clairement, ne veut pas prendre ses responsabilités et fait tout pour gérer son image et manipuler l'opinion publique.

En conséquence, nous, ce qu'on veut, c'est la vérité. Puis je m'excuse d'être aussi direct ce matin, mais mon rôle, comme opposition, c'est de donner l'heure juste aux Québécois puis dire vrai. C'est inacceptable de mentir à une coroner, inacceptable de tenter de cacher de la preuve lorsqu'il y a des milliers de personnes qui sont décédées. Il y a des limites. On est dans une démocratie qui se respecte. Et c'est en lien avec toutes les opinions de santé publique qui nous ont été cachées tout le long de la pandémie puis toutes ces manières très, très douteuses qu'a ce gouvernement de contourner nos institutions de toutes sortes de manières.

M. Lavallée (Hugo) : À l'instant, vous avez dit : C'est grave de mentir à une coroner. Donc, on comprend que dans votre interprétation des choses, les membres du gouvernement ont menti sciemment. C'est ça?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Quand on regarde ce que Thomas Gerbet a révélé hier soir, et ensuite ce matin via Twitter, clairement, les témoignages ne cadrent pas avec ce qu'on apprend. Il y a des rapports, ils étaient écrits, ils ont été transmis, c'est ce qu'on apprend à l'instant. Donc là, il faut retourner aux témoignages, et la coroner, je pense, a déjà montré son impatience, là, parce qu'elle comprend ce qui se passe, il y a des problèmes de transparence évidents dans les témoignages.

M. Bossé (Olivier) : Vous pensez que le stratagème de diversion, le mensonge que vous dénoncez remonte jusqu'à François Legault.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Il y a un principe qui s'appelle la responsabilité ministérielle. Moi, je ne peux pas témoigner d'où remontent les décisions, mais je sais que le gouvernement est responsable et que les ministres en charge ont la responsabilité de justifier et de nous expliquer comment un gouvernement peut mentir ou tenter de dissimuler de la preuve. C'est très grave.

M. Carabin (François) : M. St-Pierre Plamondon, vous avez nommé votre candidat à l'investiture dans Marie-Victorin. Les autres partis ne l'ont pas encore fait, et ça ne semble pas encore être dans les plans. Est-ce que vous pensez que la voie se libère pour Marie-Victorin déjà?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, nous, on est très enthousiastes, puis, oui, on est les premiers à nommer notre candidature à l'investiture, là. Donc, il faut encore quelques semaines avant que la candidature soit confirmée. Mais, pour nous, Marie-Victorin, c'est très important, comme en témoigne la qualité de la candidature qu'on met de l'avant. Et attendez-vous à voir un Parti québécois enthousiaste et commis dans Marie-Victorin, on va mener toute une campagne.

M. Bellerose (Patrick) : Vous avez dit que le retour des Nordiques, c'est une diversion. Est-ce que vous souhaitez le retour des Nordiques et est-ce que votre gouvernement travaillerait pour les ramener?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Moi, je suis ouvert au retour des Nordiques, mais tout est une question de chiffres et de possibilités réelles auprès de la ligue nationale. Ce que je questionne, ce n'est pas les Nordiques. Ce que je questionne, c'est lorsque la violence des armes à feu est hors de contrôle, à Montréal, tu as des bris de service en santé, pas de place en garderie, tu as vraisemblablement des comportements très douteux devant la coroner, puis une crise du logement, est-ce que le gouvernement devrait réagir en disant : On va donner une journée de tournage publicitaire avec le Canadien de Montréal au premier ministre puis on va nommer un ministre des Nordiques? Les gens sont intelligents et voient très clair dans ce qui est un exercice de diversion du gouvernement.

M. Bellerose (Patrick) : …prêt à mettre de l'argent pour le retour des Nordiques?

M. Bossé (Olivier) : Est-ce que le gouvernement péquiste mettrait de l'argent dans…

M. Bellerose (Patrick) : Même question.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : On évaluerait. On va évaluer au cas par cas le projet en fonction de ce qui est possible et ce qui n'est pas possible. C'est une négociation très hypothétique avec la ligue nationale, parce qu'on sait que la patinoire est déjà bâtie depuis plusieurs années. Donc, je n'embarquerai pas dans le jeu d'un gouvernement qui essaie de nous faire croire qu'il y a quelque chose d'imminent dans le cas des Nordiques. Il n'y a pas d'indice qu'il y a quoi que ce soit d'imminent. Et s'il y a quelque chose de concret sur la table, le Parti québécois va se prononcer en fonction de la viabilité de ce qui est proposé par la ligue nationale. Mais…

M. Laforest (Alain) : …poursuit le gouvernement, est-ce qu'elle a raison de le faire, compte tenu de la levée de tout ce qu'elle a subi au cours des dernières années, avec la commission Charbonneau puis…

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : C'est difficile pour un politicien de se prononcer sur chaque cas, mais, dans l'ensemble, je peux dire sans l'ombre d'un doute que, si on se met dans la peau de la population qui constate que, depuis l'arrivée au pouvoir de la CAQ, l'UPAC n'a que des échecs, et qu'on se retrouve avec une poursuite de Jean Charest puis une poursuite de Nathalie Normandeau contre nos fonds publics, il y a vraiment, à nouveau, des enjeux de confiance qui se posent par rapport au gouvernement de la CAQ, qui se trouvent essentiellement donc à être la continuité de la gouvernance libérale.

M. Laforest (Alain) : Si l'UPAC n'a pas fait son travail, c'est sous l'ancien gouvernement.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Exactement, et on s'attend, quand on a un gouvernement qui parle de changement pendant une campagne électorale, que, justement, il y ait un changement dans la manière de gérer l'UPAC et dans la manière d'obtenir des résultats. Quand c'était le gouvernement du Parti québécois, là, des mairies qui ont vu des descentes de l'UPAC puis des gens qui… des résultats, là, il y en avait. Un gouvernement a un leadership à jouer lorsqu'il constate que l'unité anticorruption non seulement, elle n'obtient pas de résultat, mais, en plus, on se retrouve avec des poursuites contre nos taxes et nos impôts de la part de Jean Charest et de Nathalie Normandeau, je me mets dans la peau de la population, il n'y a pas de quoi avoir confiance.

La Modératrice : On va passer aux questions en anglais, par exemple. On va passer aux questions en anglais.

La Modératrice : Une question sur la vaccination et c'est vraiment tout.

M. Lavallée (Hugo) : Quelles sont vos attentes précises, là, face à l'annonce de M. Legault tout à l'heure?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, évidemment, nous, au Parti québécois, on va suivre les recommandations de la Santé publique. Par contre, on trouve inacceptable de lier la vaccination des enfants à la levée de l'urgence sanitaire et de la gouvernance par décrets. Faire croire à la population qu'il y a un lien entre la gouvernance par décrets et la vaccination des enfants de 5 à 11 ans, ça, ce n'est pas de la Santé publique puis ce n'est pas de la science, c'est de la pure politique d'un gouvernement qui fait tout pour maintenir artificiellement notre démocratie dans une gouvernance par décrets, où on suspend les conventions collectives. Il n'y a pas de lien entre les deux.

La Modératrice : Et on passe aux questions en anglais.

Mme Senay (Cathy) : Good morning.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Good morning.

Mme Senay (Cathy) : So, basically, for you, the fact that Mr. Legault is linking the vaccination for children aged five to 11 years old to the lifting of the Public Health emergency, that has nothing to do with science?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : It has nothing to do with science, it has nothing to do with the public interest in our democracy, it has to do with politics. This Government wants to hold on to the emergency state in the governance through decreets by all means, and they are trying to make us believe that it's science to say that you need a certain group to be fully vaccinated before you can lift the emergency state which is not true. And we have demanded on several occasions that we go… get back to genuine democracy, and it's again dishonest from the Government.

Mme Senay (Cathy) : With the coroner's inquiry and Thomas Gerbet's work, citizens, Quebeckers may realize that documents are missing. The Ombudsperson Marie Rinfret said in her status report, her progress report published last year, that she would investigate the Health ministry and Public Health authorities, and she will analyse documentation received from the Health ministry and other various sources. What are your expectations? Do you think that the ombudsman, the Ombudsperson can shed some light of what's happening at the coroner's inquiry regarding documents missing?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : We hope for the best, but if our Government is in the business of trying to destroy or trying to make disappear certain pieces of evidence, it's a difficult task for our institutions to shed a genuine light on those issues. So, let's hope for the best.

Mme Senay (Cathy) : And if the Ombudsperson has like a… her special report is very, very, I mean, complete, and then you have the coroner's inquest, why are you still going after this public and independent inquiry on the Legault Government management of the crisis?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : The proper way to have a clear idea of what happened and what we can improve is to go with a public and independent inquiry. The Government has been trying by all means to avoid that process with other processes. So, we will read the report, but normally, what should be done, if the Government wouldn't fear that the truth comes out, what they would do is they would have that public and independent inquiry. They didn't do that because they don't want to shed light on their own responsibility on how the first wave and the many deceased people, how that was managed.

Mme Senay (Cathy) : And documents missing, that's even another proof.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Exactly. Now that we know, on top of that, that the Government is trying to hide evidence, we need a full and genuine, reliable process, and that's a public and independent inquiry.

Mme Senay (Cathy) : The five O'clock press conference, it's part of this strategy to hide some information, and to basically have the spotlight on a different topic than the Ombudsperson special report.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : For me, we are before the same strategy, whether it's today's five O'clock press conference or the Nordiques, now they have a Minister or the… François Legault spending a full day at Montreal Canadiens to score goals in an empty net. All these are designed so that the conversation is not on important topics. And that's call diversion.

Mme Senay (Cathy) : And that is what's happening today?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Exactly.

La Modératrice : Merci beaucoup. Bonne fin de journée.

(Fin à 9 h 51)

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