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Conférence de presse de M. Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux, et Mme Nathalie Roy, ministre de la Culture et des Communications

Situation actuelle de la COVID-19 au Québec

Version finale

Le jeudi 30 septembre 2021, 13 h

Salle Evelyn-Dumas (1.30), édifice Pamphile-Le May

(Treize heures trois minutes)

Le Modérateur : …conférence de presse du ministre de la Santé et des Services sociaux, M. Christian Dubé, accompagné de sa collègue la ministre de la Culture et des Communications, Mme Nathalie Roy, ainsi que du directeur national de la santé publique, M. Horacio Arruda. À vous la parole.

M. Dubé : Merci beaucoup. Alors, tout d'abord, bonjour à tous, en ce beau jeudi, et je tiens à souligner, la première fois, Nathalie, qu'on fait un point de presse ensemble, très content parce que c'est effectivement de très bonnes nouvelles aujourd'hui. Et, Dr Horacio, bien, je pense que vous êtes un habitué, alors je suis content de vous voir quand même, mais…

Alors, aujourd'hui, on vous avait dit un petit peu plus tôt cette semaine qu'on viendrait avec des assouplissements. Bien, écoutez, je pense que c'est assez connu que ce qu'on veut vous annoncer aujourd'hui, mais, je pense, ça va être important, notamment pour la ministre Roy de vous donner un peu plus de détails.

Maintenant, j'aimerais rappeler qu'on s'était dit que le mois de septembre serait déterminant, puis je pense que c'est important de voir tout le travail qui a été fait parce qu'on avait expliqué pourquoi septembre était critique avec le retour à l'école, la pression qu'on aurait sur les éclosions. Puis je pense qu'on peut le dire, puis on doit le dire aux Québécois qu'on a relativement bien réussi notre mois de septembre. Je pense que c'est important de le réaliser parce que non seulement lorsqu'on se compare aux autres, mais on voit où on est rendu aujourd'hui. On peut faire des allègements et c'est pour ça qu'on est ici.

Maintenant, je vous le dis tout de suite, il ne faut pas crier victoire parce qu'il faut rester prudent. Le mois d'octobre, le mois d'octobre a aussi ses défis. Donc, je vous dis, d'un côté : Bravo! Très beau mois de septembre, belle réussite.

Mais on le sait qu'il va y avoir plus de contacts à l'intérieur au mois d'octobre puis je veux juste le rappeler. Mais, comme prévu, puis, comme on l'avait dit un peu plus tôt cette semaine, on veut que les Québécois qui sont adéquatement vaccinés, bien, puissent continuer à retrouver ce qu'on appelle une certaine normalité.

Maintenant, compte tenu de la situation épidémiologique et, je dirais, de notre excellent taux de vaccination que l'on a dans la population en général, ce que la Santé publique nous permet de faire, c'est des allègements.

Maintenant, ce qu'on annonce aujourd'hui, puis ça va être à compter du 8 octobre, O.K., du 8 octobre, les salles où les personnes ont des places assignées, qui sont assignées assises, pourront remplir leurs salles à pleine capacité, et ça, c'est très important autant pour les propriétaires de ces salles, les promoteurs, etc. Et je vais laisser ma collègue Nathalie de vous donner les détails sur notamment le milieu culturel.

Pour ce qui est des congrès, les conférences, les assemblées, les réunions, les cérémonies de graduation ou de reconnaissance, bien, les allègements vont s'appliquer, eux aussi, mais toujours à condition que le passeport vaccinal soit là. Alors, c'est vraiment les deux points. Et la Santé publique a fait justement, comme on le dit souvent, ces recommandations-là ou ces allègements parce que c'est des lieux où il y a peu de transmission. Et ça, c'est important de faire le lien quand on parlera justement du graduel.

Maintenant, le passeport vaccinal, je le répète, et le port du masque obligatoire dans ces lieux-là sont une voie de passage pour pouvoir remplir nos salles à pleine capacité. Donc, je le rappelle, passeport vaccinal et masque obligatoire pour ces lieux-là pour avoir le droit d'avoir la pleine capacité.

Maintenant, je voudrais faire une précision, puis peut-être que Dr Arruda pourra compléter lors de la période de questions. L'obligation du port du masque dans des lieux publics, je pense qu'on le sait, que la Santé publique nous a indiqué, puis vous pourrez le questionner, que cette obligation pourrait être révisée à un certain moment. Mais, je le dis, puis je pense que Dr Arrdua l'a dit souvent, on pourra réviser ça, mais au moment où on en saura plus sur la vaccination des plus jeunes, notamment des cinq à 11 ans, qui ont un impact important sur la contamination.

Maintenant, je nous connais, puis vous aurez le droit de poser vos questions, je veux gérer vos attentes pour octobre aussi, parce que c'est important de dire... je l'ai dit tout à l'heure, on n'est pas dans une série d'allègements dans les prochains jours, là. Oui, on a une très bonne nouvelle, aujourd'hui, mais le mois d'octobre, je le répète, il a ses défis. Alors, on va continuer de surveiller la situation, puis je pense... quand on l'a dit mardi, il faut absolument qu'on ne revienne pas en arrière. Les mesures qu'on annonce aujourd'hui, on est confortables avec ça, mais on ne veut pas aller plus loin aujourd'hui parce qu'on ne veut pas revenir en arrière.

Je pense que les nouvelles, puis je le dis rapidement parce que je voudrais donner la parole à Nathalie, les annonces qu'on annonce aujourd'hui, c'est sûr qu'elles sont bonnes pour notre culture, pour les sports, pour l'économie, mais, je dirais, autant pour les jeunes que les moins jeunes parce que... je tiens à le dire aujourd'hui, puis moi, je reçois beaucoup de lettres, là, et particulièrement, je dirais, de nos jeunes ces temps-ci. Et je pense à eux, qui ont le goût, en ce moment, de danser, de fêter. Ils nous écrivent puis ils nous disent : Quand est-ce qu'on va pouvoir revenir à une pleine normalité? Puis ce que je leur dis aujourd'hui, c'est que je pense qu'on a vu que c'était payant. Parce que ces gens-là me disent tous la même chose : Mais nous, on est doublement vaccinés. On a hâte de pouvoir aller sur une piste de danse. On a hâte de...

Mais, en même temps, je le dis, il y a encore des petites embûches qu'on voit devant nous, notamment dans le mois d'octobre, puis on le reconnaît que ce n'est pas facile. Mais je vous dirais, si on réussit aussi bien le mois d'octobre qu'on a réussi le mois de septembre, je pense qu'on peut regarder en avant puis d'être confiant qu'il y aura d'autres allègements.

Mais, encore une fois, c'est une décision de la Santé publique, puis comme le Dr Arruda aime chanter ou danser, bien, je vais vous dire qu'il est sensible à la demande des jeunes. Alors, ce que je vais vous demander, c'est une dernière fois, pour cette semaine : S'il vous plaît, ceux qui ne sont pas encore allés se faire vacciner, s'il vous plaît, allez vous faire vacciner. Merci beaucoup. Mme la ministre.

Mme Roy : Merci beaucoup, M. le ministre de la Santé, Christian. Vous devinez que je suis très, très contente de participer à ce point de presse qui va apporter, là, vraiment, et je le souhaite, une vraie bouffée d'air frais pour nos artistes, nos artisans, nos entreprises culturelles, et aussi pour le public.

Malgré les mois difficiles qu'on a tous vécus, le milieu culturel a su se montrer extrêmement résilient. Il a été exemplaire dans l'application des mesures sanitaires et il a rigoureusement collaboré, il nous a aidés à la mise en oeuvre du passeport vaccinal, et je l'en remercie.

Je vous réitère donc avec beaucoup d'émotion, c'est le mot, que les salles de spectacle et de cinéma pourront ouvrir à pleine capacité à compter du vendredi 8 octobre prochain. Ces allègements s'appliqueront aux salles avec places assises. Et comme c'est le cas présentement, naturellement, le passeport vaccinal sera exigé à l'entrée. La bonne nouvelle, c'est qu'il ne sera plus nécessaire de maintenir un siège entre les bulles familiales. D'ailleurs, il n'y en aura plus de bulle familiale. En contrepartie, le port du masque sera exigé en tout temps, naturellement sauf pour boire et manger.

À l'extérieur, on lève aussi la limite de spectateurs et des sections, donc il n'y aura plus de sections, lorsqu'il s'agit de représentations assises. Le passeport vaccinal sera évidemment demandé. Donc, je pense qu'on va pouvoir revivre avec beaucoup d'émotion l'énergie, Christian, d'une salle de spectacle pleine. Ce qui ne s'était pas vu depuis près de 19 mois. Alors, je pense que c'est attendu du milieu.

Et, en plus de ce que le ministre Dubé vient de vous présenter, j'aimerais vous annoncer d'autres assouplissements qui feront le bonheur des membres d'orchestres, d'harmonies et de chorales, et Dieu sait qu'il y en a beaucoup au Québec. Alors, ces activités pourront désormais se dérouler avec un maximum de 100 participants. Actuellement, c'est 25, alors vous voyez la différence, 100 participants. Il pourra donc y avoir jusqu'à 100 artistes sur scène.

Mais on doit garder, ici, certaines mesures sanitaires. On parle naturellement ici d'harmonies, d'orchestres et de chorales, on parle de spectacles amateurs. Les personnes qui chantent et celles qui jouent d'un instrument à vent devront respecter une distance de deux mètres entre elles, tous les autres devront respecter une distance d'un mètre pour des raisons de projections de gouttelettes évidentes. Alors, si les activités se déroulent à l'intérieur, le port du masque est obligatoire, sauf pour les personnes qui chantent et celles qui jouent d'un instrument à vent.

Maintenant, un mot, je ne pouvais pas m'en empêcher, pour la télévision, pour ce qui est de nos fameux plateaux de tournage, nos émissions de télévision. Alors, les plateaux pourront également recevoir du public en vertu des mêmes normes que les salles de spectacle.

Donc, ce sont d'excellentes nouvelles pour le milieu culturel et les spectateurs. Et je tiens d'ailleurs à remercier tous les Québécois qui ont collaboré, qui nous ont aidés à mettre en place ces efforts et ces mesures dans ce contexte de pandémie qui est toujours là. Elle est toujours là. Nous reprenons, aujourd'hui, une vie un peu plus normale pour toutes ces activités culturelles qui nous font du bien, mais on doit garder à l'esprit qu'il faut demeurer et rester extrêmement vigilants face à la maladie.

Alors, en terminant, permettez-moi de souligner une fois de plus la résilience des artistes et de tout le milieu culturel, mais également la rigueur et le travail exemplaire des artistes, des équipes des salles de spectacle et de cinéma qui nous ont prouvé que c'était possible de fonctionner malgré la pandémie.

Et je vous encourage, j'encourage tous les citoyens adéquatement protégés à fréquenter ces lieux qui sont extrêmement sécuritaires. Allez voir nos oeuvres québécoises. Et, je vous dis, on a une très, très belle rentrée culturelle, et le vaccin et le passeport vaccinal nous permettent de sortir en toute sécurité. Voilà. Je vous remercie.

Le Modérateur : Nous en sommes maintenant à la période des questions. Donc, nous allons commencer avec Geneviève Lajoie du Journal de Québec.

Mme Lajoie (Geneviève) : Bonjour, messieurs, dame. J'aurai aimé d'abord vous demander... Vous avez parlé, tout à l'heure, M. Dubé, là, du masque obligatoire et de la fin éventuelle de peut-être cette mesure sanitaire là en lien avec les 5 à... la vaccination des 5 à 11 ans. Pouvez-vous être plus clair? Est-ce qu'on comprend que lorsque les enfants... Vous laissez miroiter le fait que lorsque les enfants de 5 à 11 ans seraient vaccinés, on peut penser que le masque obligatoire dans les lieux publics pourrait disparaître. Est-ce que c'est bien ça qu'il faut comprendre?

M. Dubé : Bien, je l'ai mentionné parce que... j'ai bien dit «pourrait», hein, j'ai bien dit «pourrait», et je vais laisser le Dr Arruda, parce que c'est sûr qu'avec l'annonce qu'on fait aujourd'hui le message qui est important, c'est : Oui, il y a un allègement, mais on ne peut pas laisser toutes les mesures en même temps. Et c'est ça qu'il faut retenir. Parce que si les gens comprennent aujourd'hui qu'on fait un relâchement sur, par exemple, le milieu culturel, bien, ce n'est pas parce que tout est fini.

Alors, c'est ça que je voulais préciser, que, s'il y a d'autres aménagements qui vont être faits plus tard, bien, il faudra que la situation épidémiologique… Mais, sur le port du masque, j'aimerais ça que le Dr Arruda commente.

M. Arruda (Horacio) : Vous comprendrez que les cinq à 11 ans, actuellement, n'ont pas eu du tout accès au vaccin. Donc, c'est une masse de population importante, dans laquelle le virus, quand il frappe, il peut attaquer. Quand on va avoir vacciné les cinq à 11 ans, particulièrement si on a des bons taux de vaccination, il va ne rester que les tout-petits de zéro à quatre, qui sont moins en contact social. Je veux dire, il y en a à la garderie, quelques-uns, là, mais c'est beaucoup moins important. De telle sorte qu'à ce moment-là on va avoir atteint, probablement, surtout à cause de nos couvertures vaccinales, une bonne couverture vaccinale d'une très grande proportion de la population, et, à ce moment-là, on peut penser éliminer certaines mesures sanitaires.

C'est sûr qu'on va continuer à vous recommander que, si vous avez le rhume, parce qu'il y a d'autres rhumes, d'autres choses, puis vous avez des symptômes, de porter le masque pour ne pas contaminer les autres, mais il faut vraiment, comme dit le ministre, y aller progressivement. On va y aller, là, comme en escalier. Je ne sais pas si vous comprenez. Puis ce qu'on fait actuellement, c'est qu'on donne plus de liberté avec le passeport vaccinal aux endroits où on pense que le potentiel d'éclosion est moindre.

C'est clair, il n'y a pas eu d'éclosion dans les salles de spectacle, il n'y a pas eu d'éclosion dans les plateaux de tournage, et on pense que, maintenant, doublement vacciné, avec le passeport vaccinal, plus de distanciation, parce qu'on remplit les salles à pleine capacité, on ajoute le masque juste parce qu'on sait que, même si on est vaccinés deux doses, on peut encore transmettre, là, mais ça, ça va faire des salles pleines, avec un masque. Si on doit manger ou boire, on l'enlève, puis on le replace. On pense qu'avec ça on va être capables. Puis plus on va avancer, plus on va s'assurer qu'on n'est pas… qu'on a atteint un plateau ou qu'on descend, qu'on n'est pas en train de remontrer comme tel, plus on va être en mesure de…

Mais la réponse est véritablement dans la vaccination, à mon avis. Et c'est grâce à la vaccination qu'on peut avoir un passeport vaccinal puis qu'on peut réouvrir ces événements à plus haute densité. Mais c'est des places assises fixes, il n'y a pas tant d'interactions entre les gens. De telle sorte que c'est ça qui est la bonne nouvelle aujourd'hui.

Mme Lajoie (Geneviève) : Là, on vous entend parler. Là, vous avez parlé un peu du masque obligatoire, tout ça. Mais, là, maintenant, les salles de spectacle, on va pouvoir aller voir le Canadien tous ensemble, assis un à côté de l'autre sans problème. Mais qu'en est-il maintenant du nombre maximal de personnes dans une résidence? C'est encore 10 personnes maximum dans une résidence, alors qu'on peut être… on va pouvoir être 20 000 dans le Centre Bell. Alors, à quand on va pouvoir augmenter cette capacité dans les résidences?

M. Arruda (Horacio) : La question est bonne parce qu'il faut faire une distinction. Quand vous êtes à la maison, 10 personnes, vous êtes dans une interaction très, très différente. Le risque de transmission de la COVID-19 dans ce milieu-là est de beaucoup plus élevé de ce qu'on peut avoir dans une salle de spectacle. Ça fait que le nombre n'est pas comparable, parce que ça dépend du contexte. C'est la même chose par rapport aux restaurants puis dans les bars. Il y a une transmission démontrée, reconnue, c'est ce qu'on a vécu au Québec, là, on n'a pas inventé ça, on n'a pas fait ces critères-là, là, qui vont faire que quand on est à un spectacle, on est... Là, maintenant, on va être collés, on va porter un masque, on est doublement vaccinés, puis deuxièmement on n'est pas en interaction nécessairement autant qu'on peut l'être dans une maison. Ça fait que c'est pour ça qu'actuellement il est trop tôt.

Est-ce que ça va venir? Oui. Puis encore là, ça va dépendre de l'épidémio. Là, actuellement, là, si on augmente partout, partout, partout les contacts, on pourrait perdre le contrôle, on pourrait réaccélérer de façon importante. Puis n'oubliez pas la fragilité de notre système de soins, puis, là, c'est l'automne qui s'en vient, les autres virus vont apparaître, ça fait qu'on va y aller par étapes.

Le Modérateur : Hugo Lavallée, Radio-Canada.

M. Lavallée (Hugo) : Oui. Bonjour à tous. Juste pour être certain de bien comprendre, là, concernant les congrès, conférences, cérémonies, on comprend, là, qu'il n'y a plus du tout de limite, on peut organiser aussi un congrès où il va y avoir des ateliers, des gens qui se déplacent, qui donnent des conférences. Il n'y a plus de souci, c'est ça?

M. Dubé : Bien, on est toujours dans le même principe d'avoir des places qui sont assignées. C'est ça qui est notre grand principe, c'est qu'on veut avoir des gens qui ne se déplacent pas. Et s'ils se déplacent, bien, ils se déplacent avec leurs masques. Ce qu'il faut être certain, ce qu'il faut être certain, c'est qu'on le fait dans un environnement qui est contrôlé. Alors, je pense qu'on l'a vu, dans les... que ça soit dans les... pour des spectacles, pour des événements sportifs, mais le même principe s'applique pour les événements auxquels vous référez, là.

M. Arruda (Horacio) : ...maintenant, c'est 250 sans passeport vaccinal, actuellement, là, places assignées. Là, si on met le passeport vaccinal, vous pouvez faire un congrès de 1 000 personnes, places assignées puis sans distanciation, ça fait que c'est... mais avec le port du masque, puis vous l'enlevez quand vous mangez. Donc, on augmente la capacité, mais on exige le passeport vaccinal et puis on ajoute le masque.

M. Lavallée (Hugo) : Question pour Dr Arruda, maintenant : Qu'est-ce que vous pensez de l'idée du passeport vaccinal à l'Assemblée nationale?

M. Arruda (Horacio) : Écoutez, je n'ai pas eu la question pour... d'avis, en termes de recommandation. Je tiens à vous le dire, là. Moi, actuellement, je laisserais ça à ceux qui gèrent l'Assemblée nationale de prendre une décision par rapport à ça. Ce n'est pas une de mes recommandations, comme telle, je n'ai pas eu de demande d'avis là-dessus.

M. Lavallée (Hugo) : On ne vous a pas demandé d'avis, puis vous n'en avez pas produit non plus, c'est ce que je comprends.

M. Arruda (Horacio) : Non.

M. Lavallée (Hugo) : D'accord. Merci.

M. Arruda (Horacio) : J'ai assez de choses à m'occuper pour... Si jamais on me pose des questions, je vais répondre, mais je préfère m'occuper de plein d'autres dossiers.

Le Modérateur : Claudie Côté, TVA.

M. Dubé : Mais est-ce que je peux répondre?

Le Modérateur : Oui, allez-y.

M. Dubé : Moi, j'aimerais bien ça que les parlementaires donnent l'exemple. Ce qu'on demande, là, ce qu'on demande à tout le monde, je ne comprends pas, honnêtement, là, puis je vais arrêter ma réponse là, je ne comprends pas que les parlementaires ne veulent pas donner l'exemple aux Québécois. Je pense que c'est beaucoup plus une décision politique qu'une décision de santé publique, Dr Arruda a raison, puis je pense que... Tu es d'accord avec ça, Nathalie?

Mme Roy : Totalement.

M. Dubé : Je pense qu'on devrait donner l'exemple. Il y a assez de gens au Québec qui se sont forcés depuis un an et demi, là, je ne vois pas pourquoi les parlementaires ne feraient pas l'effort de donner l'exemple aux Québécois.

Le Modérateur : Claudie Côté, TVA.

Mme Côté (Claudie) : Bonjour à vous trois. Je vais continuer là-dessus, parce que vous parlez de symbole, d'exemplarité, mais quel message ça envoie de l'imposer ici, mais pas de l'imposer à d'autres endroits où on a des problèmes d'éclosion comme, par exemple, dans les écoles? Peut-être M. Dubé puis M. Arruda aussi.

M. Dubé : Mais vous avez utilisé un bon mot, l'«exemplarité». Je veux juste dire que… puis je ne veux pas mettre le Dr Arruda dans une situation inconfortable, parce qu'en termes de… lorsqu'on regarde des grands bassins de population qu'on a demandé à vacciner, que la Santé publique nous a demandé, comme les travailleurs de la santé, il y a une raison épidémiologique derrière ça, on se comprend, là, c'est vraiment... on parle d'un nombre de personnes... des centaines de mille personnes qui doivent être vaccinées pour protéger nos plus vulnérables. Il y avait une recommandation très claire. Là, ici, je pense que vous avez utilisé le bon mot, on parle d'«exemplarité».

Moi, je pense qu'on parle ici de 125 députés qui travaillent dans un milieu avec des gardes de sécurité et qui travaillent avec… Moi, je pense que ça aurait été un très bon exemple à donner pour tous ceux à qui… soit qu'on l'a demandé sur une base volontaire, qui sont rendus quand même… Nos gens, sur une base volontaire, ont été vaccinés à 89 % première dose. C'est un exploit. O.K.? Je me dis, pour à peu près, quoi, 300 personnes qui sont ici... et vous êtes ici, dans ce milieu-là, tous les jours, moi, j'aurais pensé que l'effort que vous avez fait, en tant que journalistes, médias, je pense que nos parlementaires pourraient faire le même exemple.

M. Arruda (Horacio) : En milieu scolaire primaire, on ne peut pas exiger le passeport vaccinal, les enfants ne sont pas vaccinés, on ne peut pas leur exiger ça. Puis n'oubliez pas que notre principe, c'était de ne pas empêcher quelqu'un d'avoir droit à un droit essentiel, à un service essentiel comme l'éducation, c'était un des facteurs, alors qu'on utilise beaucoup le passeport vaccinal dans des activités qui sont considérées importantes, la culture, c'est bon pour la santé mentale, puis etc., mais ce n'est pas essentiel à la vie quotidienne, en termes de droits, mais c'est très important.

Mme Côté (Claudie) : En seconde question, je vais revenir sur la vaccination des 5-11 ans, qui est peut-être… on comprend que c'est une condition pour laisser tomber le masque dans les endroits publics. Vous nous avez quand même habitués à des chiffres, à des objectifs, M. Dubé, par le passé. Est-ce qu'on a un objectif, pour la vaccination des 5-11 ans, un objectif de pourcentage de taux de vaccination qui nous permettrait de laisser tomber le masque dans les endroits publics?

M. Dubé : Je vais laisser le Dr Arruda commencer puis, au besoin, je compléterai. Mais c'est vraiment sa responsabilité, puis j'aimerais ça que Dr Arruda réponde là-dessus.

M. Arruda (Horacio) : En tant qu'objectif de couverture vaccinale, j'ai toujours des fantasmes, hein, j'ai toujours des chiffres très élevés, mon plus grand fantasme étant 100 %, après ça, je me contente d'un 95. Mais, dans ce cas-ci, je vais vous dire très honnêtement, il faut aussi qu'on commence à voir et sonder les parents pour voir où ils sont actuellement. Est-ce qu'on est avec 80 % des parents qui veulent ou on est à 10 %, 15 %? Les parents ont souvent, parce que ce sont des tout-petits... même, ils vont se faire vacciner eux autres même, mais on va avoir des craintes pour les enfants. Moi, je tiens à vous dire qu'il n'y a aucun enfant qui va être vacciné au Québec sans le consentement des parents et aucun enfant aussi... on n'utilisera pas un vaccin pour lequel on pense qu'on créerait plus de préjudices que de bienfaits pour les jeunes.

Donc, actuellement, on n'a pas fixé d'objectif. Un, vous comprendrez que le vaccin n'est pas encore homologué. On a besoin de connaître ça, on a besoin de connaître quels sont les effets secondaires, on a besoin de connaître le dosage. On va probablement sonder pour voir où, à quel état on est actuellement, on fait ça souvent dans les campagnes de vaccination, et puis, après ça, on verra l'objectif puis on verra à ajuster.

Puis là je tiens à vous dire aussi, là : on n'associe pas une couverture vaccinale à on enlève le masque. Ce n'est pas comme ça que ça va fonctionner. Il faut regarder l'effet épidémiologique. C'est beaucoup plus complexe comme analyse. Peut-être qu'on aurait des couvertures à 80 % ou à 64 puis on serait capables d'enlever le masque pareil parce que la situation serait sous contrôle en termes de transmission. Je pense que je ne peux pas vous donner un chiffre magique. En tout cas, s'il y en a un qui l'a, là... Je ne pense pas qu'il n'y a personne qui l'a actuellement. C'est vraiment une analyse de la situation épidémiologique, de la dynamique, quels sont les groupes d'âge, où ça se retrouve, etc.

M. Dubé : Mais ce que je peux juste rajouter, parce qu'on en a parlé beaucoup dans les dernières semaines, là, depuis les nouvelles positives qu'on a eues de Pfizer, puis des demandes qui ont été faites au FDA, puis maintenant qui vont se faire au Canada, je pense que ce qui est important pour les parents, c'est de bien préparer le terrain pour les rassurer. Je pense qu'on a vraiment un travail de communication à faire dans le prochain mois, mois et demi, dépendamment, là, quand est-ce que les vaccins vont être disponibles. Donc, ce que je dirais aujourd'hui, exactement en ligne avec ce que le Dr Arruda... je pense que c'est de rassurer les parents pour qu'ils comprennent bien les enjeux, parce que les vaccins vont être adaptés en termes de quantité, etc. Ça fait que c'est à nous de faire ce travail-là dans les prochaines semaines.

Mme Côté (Claudie) : Mais rapidement, en tout respect, c'est parce que vous dites quand même que la condition pour enlever le masque dans les prochains mois est liée à la vaccination des 5-11 ans. Or, on ne sait pas encore quand les 5-11 ans vont être vaccinés et si les parents vont accepter qu'ils soient vaccinés.

M. Dubé : Mais c'est un élément. Ce qu'on vous dit, c'est que je pense qu'on a un élément. Les enfants, c'est un des éléments, mais il y en a d'autres. Alors, je pense que... Regardons ce qu'on peut faire avec les enfants dans les prochaines...

M. Arruda (Horacio) : ...différemment, si vous me permettez, ceux qui ne sont pas... qui n'ont pas eu l'offre de vaccination actuellement, c'est les zéro à 11 ans. Les 5-11 ans sont dans les écoles, les 5-11 ans sont touchés actuellement. Quand on va avoir... Quand je vous dis, là, plus on va avoir de gens vaccinés dans cette catégorie-là, moins on laisse de gens à risque d'attraper le virus, donc moins on a d'éclosions, moins on a d'impacts sur les hospitalisations, moins d'impacts sur la mortalité. C'est comme un peu associé à ça. Mais il n'y a pas de chiffre magique, là, ça va dépendre de plein de choses. Puis là je ne veux pas rentrer dans... l'oiseau de malheur, là, il y aurait un nouveau variant, tu sais, il y a tellement d'affaires nouvelles ou qui peuvent arriver. Mais ce qui est clair, c'est que je pense que la prochaine étape qui est la vaccination des cinq à 11 ans, c'est celle qui va nous faire avoir le plus de gains, tout comme celle qu'on a actuellement. On a passé... on est dans une quatrième vague, ça va quand même relativement bien, les Québécois ont été extraordinaires par rapport à la vaccination, je pense que c'est ça, c'est là qu'est la solution.

Le Modérateur : François Carabin, Le Devoir.

M. Carabin (François) : Bonjour à vous trois. Je vais poursuivre là-dessus, si vous me permettez, puis, bon, on s'attend à avoir quand même une grosse opération de vaccination chez les 5-11 ans qui s'en vient. Évidemment, il y a des troisièmes doses qui vont être distribuées. Ça fait longtemps qu'on en a parlé, M. Dubé, mais est-ce que vous anticipez des enjeux de capacité de vaccins ou, ça, c'est réglé?

M. Dubé : Non, mais on en a parlé un petit peu plus tôt cette semaine, là, et je vais le rappeler parce que Daniel Paré fait un travail extraordinaire en ce moment. Son attention est beaucoup sur la vaccination dans nos CHSLD, les RPA, etc. Ça, c'est vraiment son enjeu.

Deux, c'est de se préparer sur les opérations pour les jeunes parce qu'on veut... une des façons de convaincre les parents, puis c'est ça qu'on a demandé à Daniel, que ça soit le plus fluide possible. On l'a vu, je pense, l'expérience était très bonne avec les parents, quand on a vacciné depuis, quoi, neuf mois maintenant, mais pour les enfants il y a un autre environnement. Alors, on a demandé à Daniel de favoriser un environnement le plus agréable possible pour que les parents aient le goût d'aller faire vacciner leurs enfants.

Maintenant, de ce que je comprends, il n'y a pas d'enjeu du tout au niveau des vaccins, au nombre de vaccins, parce qu'on a amplement de vaccins pour faire nos plus vulnérables, là, CHSLD, si c'est bien ça votre question, RPA, nos ressources intermédiaires. Puis c'est sûr qu'il va y avoir les vaccins qu'il faut lorsqu'on aura l'autorisation pour les plus jeunes. Donc, je veux juste vous dire qu'on ne voit pas d'enjeu d'approvisionnement, pour répondre à votre question. Mais il faut avoir une préparation qui est réglée à l'horloge, puis c'est là-dessus qu'on a demandé à M. Paré de se préparer, là.

M. Carabin (François) : Merci. Deuxième question, pour Dr Arruda, si possible. C'est un peu champ gauche, mais je voulais vous demander, il y a des habitudes qu'on a perdues avec la pandémie, je pense, par exemple, à la poignée de main, à la bise, aux accolades. Là, on va se retrouver avec des centres Bell remplis à pleine capacité, le coude collé sur le voisin qui porte un masque. Est-ce qu'on peut anticiper que la Santé publique fasse des recommandations, par exemple, pour ramener la poignée de main ou ramener les accolades?

M. Arruda (Horacio) : Bien, je pense qu'actuellement il est trop tôt pour vous dire ça. J'espère qu'on va revenir à ça, je suis le premier qui manque la poignée de main puis les accolades, je peux vous le dire, mais actuellement, un, l'avantage qu'on a... parce que vous avez des préoccupations par rapport au fait qu'on va être collés les uns sur les autres, ça va être tous des vaccinés. Ça, c'est, avec le passeport vaccinal, techniquement, des personnes qui ont toutes été vaccinées. Ça ne veut pas dire que ça devient un milieu où il n'y a aucun COVID, parce qu'on peut être vacciné puis transmettre l'infection, mais le taux est beaucoup moindre que si les gens n'étaient pas vaccinés, et probablement aussi que, même si on transmet, on transmet un peu au début, puis ça va en diminuant.

Je vous dirais qu'à un moment donné... moi, je vais vous dire ce que je nous souhaite, au Québec, c'est qu'on revienne à une normalité. Mais, par contre, tout comme on l'a montré l'année dernière, de par le fait de faire des mesures d'hygiène, de se laver les mains, tu sais, là, les gens vont... à un moment donné, là, quand tu as le rhume ou la grippe, bien, tu vas peut-être faire attention, porter un masque, éviter de contaminer les autres, te laver les mains fréquemment. Moi, je vous le dis tout de suite, là, les gastros du temps des fêtes, je ne sais pas si vous savez, là, des gens, là, qui reçoivent à Noël, puis tout le monde est malade, les gastros du temps des fêtes, les rhumes, les bronchiolites chez les enfants, là, si on appliquerait les mesures d'hygiène qu'on appelle de l'étiquette respiratoire, lavage de mains, port du masque si nécessaire, ou tousser dans le coude, là, on diminuerait. On a vu ça, là, je ne sais pas si vous vous êtes rendu compte, ça a chuté de façon dramatique l'année dernière. Donc, c'est... je vous dirais, sans revenir en situation où tout le monde va être avec le masque continuellement, etc., ceux qui auront des symptômes, j'espère qu'ils vont garder cette bonne habitude là.

En tout cas, moi, personnellement, je vais être moins gêné de porter un masque à l'extérieur dans notre société aujourd'hui qu'on ne l'était il y a quelques... avant la pandémie, alors que c'était vraiment très rare. On ne voyait que des gens qui étaient immunosupprimés qui sortaient pour une chimiothérapie qui avaient des masques, et personne pour le rhume, comme le fait l'Asie.

Le Modérateur : Olivier Bossé, Le Soleil.

M. Bossé (Olivier) : Bonjour. Vous le dites, dans les salles de spectacles, il y a eu presque pas d'éclosions, donc on ouvre. Au contraire, dans les écoles, en ce moment, c'est là que ça... la transmission est plus élevée. Est-ce que, dans vos réflexions actuelles, vous dites : Il faudrait refermer un peu plus dans les écoles, surtout primaires, évidemment, parce qu'ils ne sont pas vaccinés?

M. Arruda (Horacio) : Actuellement, je vais vous dire, je m'attendais à un automne beaucoup plus élevé que ça, puis je vais vous le dire, je vais être franc avec vous, on n'avait pas pensé faire aucun allégement avant le 15 octobre. Donc, on annonce pour le 8 parce que la chose va relativement bien.

On savait qu'on allait avoir des éclosions dans les écoles, je veux dire, c'était impensable que ça ne se pouvait pas. Mais, quand on regarde les bénéfices de maintenir les enfants à l'école pour leur santé mentale, pour leurs apprentissages, puis etc., ça dépasse de beaucoup les autres inconvénients. Heureusement, les enfants, quand ils font la maladie, ça ne veut pas dire qu'il n'y en a aucun qui ne peut pas avoir des complications, là, mais la majorité va bien évoluer. Ça fait que le choix qu'on fait, c'est de donner l'enseignement aux jeunes, de le maintenir au maximum.

Actuellement, je vous dirais, ce qu'on fait, c'est que, dans les régions où ça circule beaucoup, là où il n'y a pas le port du masque, on l'ajoute. Ça a été fait dans la région métropolitaine. La Capitale-Nationale n'a pas encore atteint ce taux-là. Et puis c'est tout simplement des mesures mineures, là, mais on n'a pas l'intention de contrôler les éclosions en milieu scolaire. Ce qui va contrôler les éclosions en milieu scolaire, ça va être la vaccination des tout-petits.

M. Bossé (Olivier) : Puis, M. Dubé, dans deux semaines, ça va vous prendre d'autres infirmières. Vous en avez déjà besoin de 4 300. Celles qui ne sont pas vaccinées en ce moment ne seront pas là le 16 octobre. Donc, c'est combien de plus que les 4 300 que vous allez avoir besoin?

M. Dubé : Bien, écoutez, moi, je suis optimiste et réaliste. Je vais vous donner encore quelques chiffres. Mais, en fait, rappelez-vous quand on a été en commission parlementaire, je le rappelle, là, on était à 30 000 personnes du côté public, hein, je l'ai répété souvent. Ce matin, je regardais, on est juste un petit peu au-dessus de 16 000 au total qui ne sont pas vaccinées dans le réseau public. De ce 16 000-là, il y en a, pour être exact, ça, c'est une bonne nouvelle, 6 400, à compter de ce matin, qui sont en contact direct, là, alors toute la catégorie 1, là, d'infirmières, vous les connaissez, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes. Le total de cette catégorie 1 là plus les préposés aux bénéficiaires, donc vraiment les deux catégories qui sont en contact avec la population dans les centres hospitaliers, les CHSLD, le total de ces deux-là, c'est un petit peu moins que 6 500. Donc, on est passés de 30 000 à 16 000, puis, du 16 000, il y en a aujourd'hui 6 500.

La bonne nouvelle, puis je le rappelle à ceux qui ne sont pas encore vaccinés dans tout le réseau de la santé, on va respecter notre engagement. D'ailleurs, il y a des lettres, là, qui vont être en circulation dans les prochaines heures pour rappeler aux gens qu'il va falloir réorganiser notre horaire avec les non-vaccinés en fonction de leur décision qu'ils ont prise. Et ces lettres-là vont partir, là, dans les prochaines heures, pour que les gens comprennent bien, qu'ils le reçoivent par écrit, qu'à ce moment-là ils ne pourront pas travailler, et on devra les replacer ou suspendre leur salaire s'ils n'ont pas été vaccinés. Alors, nous, aujourd'hui, on sait qu'ils ne seront pas adéquatement vaccinés pour le 15 octobre, pour être très clair.

La bonne nouvelle, c'est qu'à Montréal il y en a 2 500. Donc, je suis tombé en vous disant 16 000, 6 500 qui sont dans les deux catégories, dont à Montréal. Puis je donne l'exemple de Montréal parce qu'on le sait, elles sont là, les éclosions en ce moment, elles sont là, nos difficultés. Alors, moi, je pense que la bonne nouvelle, c'est qu'on vaccine encore première dose santé 300, 400 personnes par jour en ce moment. Il y a encore 300 à 400 personnes du réseau de santé qui viennent chercher leur première dose.

Alors, moi, je leur dis : Une très bonne décision que vous prenez, même si... Puis vous m'avez déjà entendu dire ça. Même si aujourd'hui vous êtes en retard par rapport au 15 octobre, venez vous faire vacciner quand même parce que lorsqu'on va dire : Vous ne pouvez pas travailler à compter du 15, bien, si vous vous êtes faits vacciner aujourd'hui, le 30 septembre, bien, vous aurez une pénalité uniquement de 15 jours.

Alors, soyons clairs, je l'ai été, il y a une raison importante. On le voit que les éclosions recommencent dans les CHSLD, c'est pour ça qu'on est très prudents. Alors, on n'a pas changé d'idée. Puis je pense que les gens commencent à comprendre qu'on ne changera pas d'idée non plus. J'ai demandé aux P.D.G., on leur parle tous les jours, d'avoir leur plan de contingence pour chacun des... pour le réseau public autant que pour le réseau privé, ça veut dire les RPA, etc. Puis, au fur et à mesure qu'on va avancer, bien, on verra quel est le nombre final qu'on a, mais je salue ceux qui sont en train d'évoluer sur leur position puis qui décident de se faire vacciner même s'il est tard par rapport aux exigences qu'on a émises.

M. Bossé (Olivier) : Pour être certain, le 16 octobre, ça va être 10 000 médecins qui vont manquer?

M. Dubé : Bien, écoutez, ce que je veux vous rappeler, c'est que la bonne nouvelle du côté de la vaccination avec les gens, c'est qu'il y a de plus en plus de gens qui appellent sur notre site Web, là, qui viennent, qui se posent des questions, quel est l'horaire qu'on pourrait leur offrir. Je vais vous dire, je vous reviendrai dans les prochaines semaines pour vous en parler.

Mais il y a deux processus, là. Il y a un processus, en ce moment, de vaccination de nos employés de la santé. Mais on a quand même très bien dit qu'on voulait avoir 4 000 personnes qui rentrent. Puis regardez les nombres d'appels que nos P.D.G. font, le site Web, on le voit, là, il bouge en ce moment, les gens appellent.

Alors, moi, je veux vous dire : Je regarde ça tous les jours puis je reste confiant qu'on va trouver des solutions parce qu'on a vacciné presque 90 % de la population. Donc, je pense que les gens se rendent bien compte que ceux, justement, qui vont à l'hôpital, en ce moment, c'est ceux qui ne sont pas vaccinés.

Le Modérateur : Fanny Lévesque, LaPresse.

Mme Lévesque (Fanny) : Bonjour à vous trois. J'aurais des petites précisions en lien avec l'annonce d'aujourd'hui. Donc...

M. Dubé : Oui, bonne idée, bonne idée.

Mme Lévesque (Fanny) : Je comprends, donc, le Centre Bell, c'est inclus dans l'annonce. Est-ce que c'est la même chose pour les arénas, les centres sportifs, tout ça? Est-ce que, donc, dans les concerts au Centre Bell, on va devoir toujours avoir un parterre avec des places assises? Et finalement, qu'en est-il des salles où on ne peut pas être assis? Est-ce que c'est la même limite?

Mme Roy : Bon. Les assouplissements qu'on annonce aujourd'hui, c'est-à-dire à pleine capacité, sont pour des salles où on peut être assis. Ça, c'est très, très important. On doit présenter le passeport vaccinal et également garder le port du masque en tout temps. L'annonce concerne nos grandes salles qu'on connaît tous et toutes, là, notre TNM, chez Duceppe, la Place des Arts, et les salles...

Pour ce qui des endroits plus précis dont vous mentionnez, il y a toute une diversité de possibilités. À cet égard-là, s'il s'agit de spectacles, si on a un grand spectacle au Centre Bell ou encore au Centre Vidéotron, s'ils répondent, ces spectacles, aux conditions qui sont imposées pour la tenue de spectacle, ça s'applique à eux.

M. Dubé : Pour les événements sportifs, bon, c'est évident que le Centre Bell, là, je prends celui-là parce que c'est évident qu'il y a des places assises, assignées, les billets sont vendus. On a eu des discussions, puis peut-être que Dr Arruda pourra... on est vraiment dans le... autant pour les arénas, il faut vraiment qu'il y ait des places assignées. Mais peut-être que le Dr Arruda...

M. Arruda (Horacio) : ...Le diable est dans détails puis il y a toujours des conditions x particulières, là. Le principe, c'est : vous avez un organisateur qui organise puis qui vend des billets pour une place assise, qui est assignée. On n'est pas dans un événement de ville, par exemple, le match x, y, z où là, les parents peuvent aller, etc. Quand on est dans un aréna, même avec un sport non professionnel, par exemple, et qu'il y a une organisation qui est imputable, qui va donner des places assises aux personnes, à ce moment-là, c'est comme pour le sport professionnel. C'est véritablement le fait d'avoir quelqu'un qui est responsable puis qui organise, qui va placer les gens à un endroit particulier, qui va pouvoir faire respecter que les gens portent le masque comme tel. À ce moment-là, on peut éliminer ce qu'on appelle le nombre de personnes maximal.

Mme Lévesque (Fanny) : Merci. M. Dubé, aujourd'hui, on apprenait que le comité de suivi de la commission Viens a fait des demandes d'accès pour faire état vraiment de la progression des 142 appels à l'action de la commission Viens. Il y a 34 appels à l'action qui visent directement le ministère de la Santé et des Services sociaux. Or, le ministère a refusé en bloc de répondre à toutes les demandes de ce comité de suivi. Est-ce que c'est acceptable?

M. Dubé : Bien, écoutez, je n'ai pas vu toutes les demandes qui sont rentrées, mais on va être transparents où on est rendus. Ce matin, c'est sûr que, je l'ai dit, je donne l'exemple sur la formation, là, j'ai eu un petit peu de difficulté à apprendre que le réseau en général avait 1 % de formation. Ce n'est pas acceptable, ça, pour moi, ce n'était pas ça qu'était mon objectif.

Par contre, dans les dernières heures, là, en poussant un peu la machine, je me suis rendu compte qu'il y avait eu, quand même, à Joliette, particulièrement, qui est malheureusement le lieu où il y a eu l'événement, qu'on avait fait 12 000 heures de vaccination... de vaccination, excusez-moi, un lapsus, on a vu 12 000 heures de formation, première phase, après ça, un autre 5 000 heures, une deuxième. Donc, je vais creuser un petit peu dans les prochaines heures, parce que les dernières ont été assez occupées, mais je trouve que ce n'est pas suffisant. Je vais être très clair avec vous, là, puis on va être transparent, on va voir exactement où on est rendu, puis on va…

Mme Lévesque (Fanny) : Il y a quand même 34 appels à l'action, ce n'est pas seulement de la formation dans les hôpitaux, là, il y a beaucoup de choses qui touchent le ministère de la Santé.

M. Dubé : Mais moi, je vais vous dire, c'est parce que l'enjeu qu'on a, c'est que, pour compléter une recommandation, dans mon livre à moi, pour qu'elle soit complétée, il faut qu'elle soit complétée dans l'ensemble du Québec, ce qui n'est pas évident, hein, je dois vous dire, à cause de la pandémie qu'on vit. Puis je ne veux pas donner la pandémie comme excuse, mais je veux juste l'expliquer. Regardez la formation que ça me prend, juste pour la région de Joliette, je vous parle de 12 000 heures de formation pour un programme qui a à peu près 11 heures. Mais, avant que je puisse dire que la formation a été faite à l'échelle du Québec dans les CISSS et les CIUSSS... Je vous dis juste que c'est pour ça qu'on dit que c'est en cours, ce n'est pas pour jouer sur les mots, mais je veux qu'on soit capable de dire : Il y a vraiment eu une formation. Puis là je vous dirais, peut-être sur une trentaine de CISSS ou de CIUSSS, il y en a... est-ce que les plus importants, en Abitibi, au Saguenay, dans les régions où on a plus d'enjeux autochtones, est-ce qu'on l'a faite correctement?

Alors, c'est un petit peu ça que je vous dis, je veux avoir une meilleure mesure dans les prochains jours, parce que, quand j'ai posé la question, on m'a dit : Bien, c'est 1 %. Moi, ça ne me... je vous donne l'exemple de la formation, là, c'est à moi à creuser avec… Puis je dois vous dire que les derniers jours ont été un peu occupés avec notre ami Ian Lafrenière qui était sur le terrain. Donc, on va prendre quelque temps, mais, dans les prochains jours, on va être plus transparents sur l'état d'avancement de...

Mme Lévesque (Fanny) : De toutes les recommandations.

M. Dubé : ...de toutes les recommandations.

Le Modérateur : Fanny, ça suffit, là. Philip Rodrigue-Comeau, Cogeco, s'il vous plaît.

M. Dubé : Il est-u toujours dur comme ça?

Des voix : Ha, ha, ha!

M. Dubé : Aujourd'hui. O.K.

Le Modérateur :

M. Dubé : C'est jeudi, c'est jeudi. O.K.

Le Modérateur : Philip Rodrigue-Comeau, Cogeco.

M. Rodrigue-Comeau (Philip) : Bonjour. Pardonnez-moi si l'information a déjà été transmise, expliquée. Au niveau des régions où on a ramené le masque en classe, dans les écoles primaires et secondaires aussi, les sports pour les moins de 12 ans, les sports comme le hockey où il y a un contact quand même fréquent, qu'en est-il, est-ce qu'il y a des restrictions particulières qui sont amenées? Est-ce qu'on y songe? Parce que ça pourrait être un endroit aussi où il y a plus d'éclosions. Est-ce que vous avez des données là-dessus?

M. Arruda (Horacio) : Bien, c'est-à-dire que... des données sur s'il y a eu des éclosions avec le sport?

M. Rodrigue-Comeau (Philip) : Dans les associations sportives où les moins de 12 ans sont présents.

M. Arruda (Horacio) : Bien, récemment, moi, je n'ai pas eu de données démontrant qu'il y a eu des… il y en a eu antérieurement, ça, il y en a eu. Actuellement, je pense que les organisateurs prennent maintenant les mesures qui sont reconnues, on essaie d'éviter au maximum les contacts puis de jouer différemment, là. Mais je n'ai pas de nouvelles données actuellement, là, qui semblent démontrer qu'il y a eu des éclosions spécifiques associées à ça.

M. Rodrigue-Comeau (Philip) : Et les parties de hockey ne sont pas compromises pour les moins de 12 ans parce qu'ils doivent porter un masque en classe au primaire, mais, dans les sports, on n'impose pas de conditions particulières différentes de…

M. Arruda (Horacio) : Exactement.

M. Rodrigue-Comeau (Philip) : O.K. Et est-ce que ça relève du fantasme de dire qu'à Noël on pourrait retirer le port du masque en public obligatoire? Parce qu'on voit la vaccination des plus jeunes arriver, on n'a pas de date précise, mais est-ce que ça relève du fantasme, pour emprunter vos mots?

M. Arruda (Horacio) : Vous voulez dire à la maison ou dans les lieux publics?

M. Rodrigue-Comeau (Philip) : Dans les lieux publics.

M. Arruda (Horacio) : Ça va dépendre de la couverture vaccinale. Je dois vous le dire bien honnêtement, là, c'est ça que je peux vous dire. Je pense que, si on veut… Mon fantasme de couverture vaccinale va être associé au fantasme d'enlever le masque, si vous me permettez d'utiliser cette expression-là. Moi, j'aimerais ça. Je vous avoue, là, que…

Là, la question, c'est : Quand est-ce que les vaccins vont être disponibles pour qu'on puisse faire la vaccination avant Noël? Mais, très honnêtement, j'aimerais bien qu'on soit en mesure de pouvoir le faire. On verra selon l'épidémio.

M. Rodrigue-Comeau (Philip) : Merci.

M. Bergeron (Patrice) : Juste avant de passer à l'anglais, si vous me permettez — Patrice Bergeron, LaPresse canadienne — Mme Roy, vous m'avez semblé un peu désoeuvrée dans cette conférence de presse, ça fait que c'est à vous que je m'adresse.

Une voix : Désoeuvrée?

M. Bergeron (Patrice) : Vous avez mis un paquet de mesures de soutien aux artistes et aux organismes pendant la pandémie. Est-ce que ça veut dire, à partir du moment que, donc, on fait sauter les jauges et les limites, on ferme tous les robinets, et il n'y a plus de soutien financier?

Mme Roy : Pas du tout, pas du tout. Bien au contraire. Notre gouvernement a été proactif. On a investi en culture — et c'est vraiment le mot que j'utilise parce que c'est important, notre culture — on a investi, jusqu'à présent, un peu plus de 750 millions de dollars dans nos plans de relance. Le premier a été annoncé en juin 2020, ça a déjà l'air une éternité. Dans le dernier budget de mon collègue le ministre des Finances, M. Eric Girard, il y a un 147 millions supplémentaire qui avait été rajouté pour ce plan de relance.

Et, je vais répondre tout de suite très précisément à votre question, il y a une mesure que nous avons mise en place, la fameuse mesure à la billetterie, pour nous assurer de compenser pour les billets invendus, pour les jauges qui, elles, sont trop petites compte tenu du fait qu'il y a des restrictions. Alors, cette mesure-là, elle est toujours valide, elle va demeurer valide pendant six semaines à compter d'aujourd'hui, donc jusqu'à la mi-novembre, le 15 novembre.

Donc, on accompagne les groupes, on donne le temps aux organisations de vendre les billets, parce que, là, on leur permet d'avoir des salles pleines, et on va suivre l'évolution. Et on est là pour accompagner les artistes, pour accompagner les milieux culturels et pour modifier nos programmes, lorsqu'on verra la façon dont tout ça va se dérouler et se vivre sur le terrain.

Donc, on est là pour accompagner et ajuster nos programmes en fonction de ce qui se passe à l'égard de la pandémie, de la réaction du public, des spectateurs et des ventes de billets qui vont s'ensuivre. Donc, on les accompagne, on est là, et il n'y a rien qui est arrêté, bien au contraire.

M. Bergeron (Patrice) : Dr Arruda, juste pour revenir sur la question du passeport vaccinal à l'Assemblée nationale, vous m'avez semblé un peu mal à l'aise concernant cette question-là. Est-ce que, oui ou non, la Santé publique devrait le dire clairement, ou est-ce que vous, vous le recommanderiez, clairement?

M. Arruda (Horacio) : Comme je vous le dis, sur la base... Je n'ai pas eu de demande d'avis. Sur la base épidémiologique, là, je vais vous le dire... ce que je vous dis, actuellement : Je n'ai pas d'indice pour être capable de dire qu'il faudrait le faire à l'Assemblée nationale. Mais, vous savez, le passeport vaccinal, ça peut être utilisé... les gens peuvent l'exiger pour des raisons... d'autres types de raisons, d'exemplarité, comme a été dit par le ministre, là. Je ne suis pas en train de dire que c'est inadéquat. Je suis tout simplement en train de vous dire que, moi, je n'ai pas de raison épidémiologique de le démontrer. Mais on l'utilise dans plein de situations parce que, là aussi, on veut libérer ou redonner une plus grande normalité dans les salles de spectacles, puis, etc., et donc, on l'exige. Ce n'est pas un malaise, c'est tout simplement le fait que je n'ai pas été questionné là-dessus.

M. Dubé : Mais on a quand même des députés qui viennent de partout au Québec, qui viennent de toutes les régions. Il y a deux partis qui sont d'accord avec ça. Alors, moi, j'aimerais ça, là, qu'il y ait un petit coup qui soit donné, au niveau parlementaire, dans les prochains jours, pour trouver une solution pour donner l'exemple. C'est tout.

Le Modérateur : Merci. Nous en sommes maintenant à l'anglais. Alors, René Bruemmer, The Gazette.

M. Bruemmer (René) : Mr. Dubé, on the question of health care workers who are not vaccinated as of October 15th, do I understand that they will be suspended without pay right away or was there the possibility that they could be moved into a post where they're not dealing directly with patients?

M. Dubé : Well, we said that the first thing we would like to do for those that are not vaccinated that can be assigned to a certain function that we need, I mean, we won't use people that we don't need… but that's the first thing. And if those people cannot be replaced in another work environment, they will be suspended until they are vaccinated.

M. Bruemmer (René) : And just another question. Next week, of course, we see Thanksgiving, many families will be getting together in probably large groups, I guess, maximum 10, it's still the thing, probably many vaccinated and unvaccinated. Do you have worries that this could lead to significant more outbreaks and what do you advise people who are getting together next week?

M. Arruda (Horacio) : I think I will advise them to respect the things that not be more than 10. Ideally, making sure people are vaccinated. If they are not, make sure that people have no symptoms, very important thing. And I think also that it's clear that there's going to be also Halloween, there's going to be Halloween parties inside. I think there is a risk of transmission in those situations. So, if grandma is there, even if she's double vaccinated, she's probably OK, but there is a risk that she's not. So, if there is a young kid with symptoms, please, make sure that you don't expose grandma or grandpa.

M. Bruemmer (René) : Should we wear a mask, perhaps or...

M. Arruda (Horacio) : Bien, it depends. If everybody is vaccinated, and you know your people, and they don't have symptoms, I think you can take it out. But if you're not sure, if it is people you don't know exactly, you cannot... you are not sure they are vaccinated, you can ask them to keep the masks, and take it away when they are going to have to eat.

M. Bruemmer (René) : I'm sorry, just... does the Public Health foresee a...

M. Arruda (Horacio) : We'll se. That's part of the October challenge, I could say, because that's... we had the school entry, we had some outbreaks, but it was not as catastrophic as we planned. We now are going to have inside parties which were most of the time outside during the summer. This could have an impact on transmission because this will be contacts where there is higher risk of transmission.

Le Modérateur : Raquel Fletcher, Global.

Mme Fletcher (Raquel) : Yes, thank you. Good afternoon. Mr. Dubé, I also had a question about the health care workers in terms of staff shortages. You were questioned today about the management of the Health Care system in question period. Have you figured out a solution as to how we're going to keep everything running smoothly with... I think you said in French, there were 10,800 who you would be short by.

M. Dubé : Well, as I said, and I think that I can just keep those numbers very small right now. The people that I'm concerned with right now are those 6,500 that are in direct contact with patients that have not received a first dose. Those are the ones that are of concern for me. And I think they still have the time as of today to get a least their first dose. That's the first thing they should get. So, and if they get their first dose immediately over the next few days, the penalty of not receiving their salaries will be limited because by October 15, they will not be able to work, and then their penalty will be until they have their second dose. So, that's the message I have today.

What I've asked the P.D.G of each section is to send a letter to those people just confirming that they are not vaccinated, because sometimes they could have been vaccinated and they are not in our registry. There are many things that we want to make sure. So, they would receive a letter, I was told, not later than Friday, so maybe on Monday, and this is based on those people that will have the contingency plan, and this is something that I will update you in the coming days.

Mme Fletcher (Raquel) : On today's announcement...

M. Dubé : Yes, the good news.

Mme Fletcher (Raquel) : The good news. I'm just wondering how much the Habs played into your decision making. You know, we heard that there were one or two teams that wouldn't have full capacity for spectators. Did that have any influence?

M. Dubé : Oh! I think the best person to answer that is Doctor Arruda.

M. Arruda (Horacio) :You know, there is always a logic that we use when we do things. We are treating sports as culture in the same perspective. I don't react to pressure of any kind of measures. I know it's not easy sometimes. But you remember last year, I did not authorize even if it was, I would say, «les finales»...

M. Dubé : The play-offs.

M. Arruda (Horacio) : The play-offs.

M. Dubé : The play-offs. You were really tough. You were tough.

M. Arruda (Horacio) : There was a lot of pressure on me about this. The society was asking for pressure, and I was the bad guy who say no. But I will tell you, when I say yes, I say yes with a logic. And I don't know why I should make it not going to Habs. I don't have anything against Habs or any... I love culture, I love sports. So, it's a logical approach.

Mme Fletcher (Raquel) : This is good news for hockey fans.

M. Arruda (Horacio) : I hope.

M. Dubé : I think they're good news for hockey fans. It's good news for economy. It's good news for culture. I think it's good news for everybody.

And I repeat that, Mrs. Fletcher, Quebeckers have paid a high price over the last year and a half. And we said : When you would be vaccinated, you could have some benefits. Those are the benefits they were expecting. And that's the reason we're so pleased that we can deliver on that because of the good September that we had.

M. Arruda (Horacio) : And I'm sure that play people, «les artistes de théâtre» are going to look to see a full audition... It's great, because, you know, it's different from other countries where they can make a show for years, the same show. Here, in Québec, they do that work for sometimes four, seven, 12 representations. But having that, I think it's going to be good for them and for us.

Le Modérateur : Cathy Senay, CBC.

Mme Senay (Cathy) : Good afternoon.

M. Dubé : Hello.

Mme Senay (Cathy) : Regarding the measure for preschool, four-year-old and five-year-old kindergarten that will have to wear masks while using the public... the school transportation starting on October 4th in different regions, I'm thinking about my four-year-old nephew right now who just is really trying to adapt to kindergarten, and it's not easy. So, what are you telling to those kids that will have to adapt with this mask? They are four years old, five years old, it's going to be tough. Like, what are your expectations? Or maybe you want to say to them, like : Just hold on until you'll get vaccinated.

M. Dubé : You want to go first?

M. Arruda (Horacio) : You may go, and I go after?

M. Dubé : You go ahead.

M. Arruda (Horacio) : OK. In fact, you know, I understand there is some questions about that, but most of the kids are really adapted to that mask. It's even like if some have the impression they are playing like in Halloween. And it's very for a short period. It's for helping the contact tracing and trying to keep people going to school, because they are exposed to older persons in that perspective. Because, you know, they are outside of their group when they go in transportation with secondary school people and primary school. It's only a very short period of time. And our Public Health people are agreed with that, because it makes it easier to do the contact tracing when there is this kind of situation. Because, if you wear a mask, you're not considered as at-risk person as if you don't wear it.

Mme Senay (Cathy) : OK, not in the classroom, just when they are with others.

M. Arruda (Horacio) : No, exactly. We won't put that in the classroom. We put that where they get in touch with others which are from different levels and different schools.

Mme Senay (Cathy) : OK. My other question is regarding the vaccine passport. I have the impression, Mr. Dubé, that you have still patient on this issue imposing the vaccine passport at the National Assembly, but you really want parliamentaries, like MNAs, to find an agreement.

M. Dubé : I think we should just step up a bit above politics, just a bit above politics. I'm just saying there are two parties that have been agreeing with the passport should be used here. I think we should get out of politics and say : This is a good example to give Quebeckers. And I think that will make a difference. So, I'm just asking for those yet responsible for those parties : Please, we still have Quebeckers that refuse to be vaccinated, and I think they should… those Parliament should give the example.

Le Modérateur : Juste avant de conclure, une petite précision technique, parce que c'est une annonce assez technique, celle-là. Geneviève voulait obtenir une petite précision parce que c'est complexe.

Mme Lajoie (Geneviève) : …une précision technique pour bien comprendre. À l'heure actuelle, dans les salles de spectacle, on peut enlever son masque lorsqu'on est assis. Donc là, on va pouvoir être pleine capacité, mais il va falloir garder le masque. Ça fait qu'il y a une certaine restriction, si on comprend bien.

Mme Roy : C'est la contrepartie.

M. Dubé : C'est exactement ça. Je ne sais pas si… Parce que, jusqu'à 250, vous n'aviez pas cette obligation-là parce que le nombre était limité. Mais on dit : Si vous voulez monter au-dessus puis vous voulez avoir pleine capacité, bien là il faut respecter les deux exigences. Ça va?

Le Modérateur : Bien, merci infiniment pour cette précision et pour la conférence de presse.

M. Dubé : Merci, tout le monde.

Le Modérateur : Je vous souhaite une bonne fin de journée.

(Fin à 14 heures)

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