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Point de presse de M. Sylvain Gaudreault, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques

Version finale

Le mercredi 29 septembre 2021, 8 h 20

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures vingt-huit minutes)

M. Gaudreault : J'ai toujours rêvé d'être attaché de presse, alors c'est pour ça que je prends ce rôle à coeur.

Alors, bonjour à tous et à toutes. Ça nous fait extrêmement plaisir d'être ici, ce matin. Moi, je veux vous parler d'investissement dans l'industrie de l'aluminium. Depuis 2006‑2008, notamment surtout depuis la crise financière de 2008, l'industrie de l'aluminium au Canada, autant l'association que les grandes entreprises nous disent : Ce n'est pas le moment d'investir. Les prix sont bas puis les inventaires sont hauts. C'est ce qu'ils nous serinent depuis 2008.

Alors, depuis quelque temps, c'est l'inverse : les prix sont très bons, puis les inventaires sont bas. Alors, si on suit cette logique, l'industrie de l'aluminium doit, devrait, annoncer des investissements, d'autant plus que l'aluminium au Québec est l'aluminium le plus vert au monde puis il deviendra de plus en plus vert avec l'implantation de la technologie de l'aluminium sans carbone par Elysis.

Donc, ce que nous voulons savoir aujourd'hui, c'est de la part du premier ministre et de son «deal maker», le ministre de l'Économie : Est-ce qu'il a pris le téléphone? Est-ce qu'il a fait des démarches auprès de l'industrie de l'aluminium, de Rio Tinto, d'Alcoa, de l'Association de l'aluminium du Canada, pour dire que le Québec est la meilleure terre d'accueil au monde pour des nouveaux investissements, que nous sommes prêts, que nous avons des projets dans les cartons à Alma, à Jonquière, ailleurs au Québec pour produire l'aluminium le plus vert au monde et, en plus, qui est un exemple parfait de transition juste vers une économie sans carbone avec un aluminium sans carbone.

Donc un aluminium sans carbone, oui, mais un aluminium sans emploi, non? Alors, on demande au gouvernement aujourd'hui de nous dire, face à cette conjoncture, enfin favorable pour des investissements, quelle est sa stratégie et ce qu'il fait, ce qu'il a fait.

Alors, là-dessus, je laisse la parole à Paul St-Pierre Plamondon.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Merci beaucoup, Sylvain. Bonjour, tout le monde.

Ce matin, je commence par souligner, déplorer un quinzième féminicide. C'est 15 femmes disparues de trop. Et, en rappel, le Parti québécois avait demandé une bonification du budget alloué à la prévention des violences contre les femmes. Ce qu'on a obtenu, une certaine bonification, mais on n'a jamais eu de suivi de la part du gouvernement, à savoir : Est-ce que ces sommes-là ont été déployées, dans la réalité, là, sur le terrain? Et ça, on veut un suivi là-dessus parce que c'est vraiment inacceptable, c'est vraiment... On veut que ce phénomène-là cesse.

Un mot sur le français. C'est très intéressant de suivre la commission sur le français en ce moment parce que rappelez-vous que le seul parti qui a défendu l'idée de la loi 101 au cégep, le seul parti qui a déploré ouvertement le statut bilingue des municipalités alors que certaines municipalités dites bilingues ont environ une dizaine de pour cent d'anglophones dans leurs... au sein de leurs citoyens, le seul parti à avoir parlé d'immigration pour dire : Ça prend une immigration francophone en proportion de notre capacité d'accueil en français, en fonction de la régionalisation nécessaire de l'immigration. Bref, le seul parti à avoir offert une critique éclairante sur le projet de loi de la CAQ, c'était nous, le Parti québécois, pendant que Québec solidaire et le Parti libéral chantaient les louanges de ce projet de loi là, et pendant qu'on taxait, à la CAQ, le Parti québécois d'être extrémiste.

Mais c'est très intéressant de voir tous ces experts venir confirmer les positions du Parti québécois. Les uns après les autres viennent nous dire que, si vraiment, l'objectif, ce n'est pas de trouver un consensus, mais de freiner le déclin de langue française, des mesures comme la loi 101 au cégep sont essentielles, sont incontournables. Et, de ce point de vue là, on va continuer à mettre de la pression et on va continuer à assumer nos positions avec cohérence, mais surtout avec courage en fonction de l'objectif qui est de renverser le déclin de la langue française au Québec.

Et, en terminant, un petit mot sur notre motion d'aujourd'hui qui porte sur les aînés. Comme vous le savez, au cours des dernières années, le nombre de cas de maltraitance est vraiment grand, puis ce qu'on a découvert dans les CHSLD, je pense, a ouvert les yeux de l'ensemble de la population québécoise sur cette question grave qu'est la maltraitance des aînés. Et, en général, je pense, on peut même parler de notre manque de respect pour nos aînés qui nous ont précédés. Et on a demandé, en ce sens, la création d'un protecteur des aînés spécifiquement dédié à prévenir la maltraitance, à proposer des solutions, et, aujourd'hui, on revient à la charge. Donc, on demande au gouvernement d'aller de l'avant avec ce protecteur des aînés qui permettra d'avancer dans ce dossier-là au lieu de déplorer la maltraitance, sans pour autant poser de gestes structurants.

Et là-dessus, je vais prendre vos questions.

La Modératrice : Une question, une sous-question, s'il vous plaît.

M. Bellerose (Patrick) : Qu'est-ce que vous avez pensé, hier, de l'attitude du premier ministre lors des échanges au sujet de Joyce Echaquan?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Je pense que c'était déplacé comme échange de la part des politiciens qui ont participé à cet échange hargneux. Ça manquait de hauteur parce qu'on veut souligner le respect qu'on a, puis l'indignation qu'on a pour la perte de vies humaines dans les circonstances, là, qu'on connaît. Et, au lieu, on a encore une fois un échange hargneux dans le salon bleu entre politiciens. Je pense, ça manquait de hauteur et que c'était inapproprié dans les circonstances.

M. Bossé (Olivier) : Donc, vous les incluez tous dans le même bain? ...ce n'est pas juste…

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Oui, j'ai trouvé que l'ensemble de l'échange manquait de respect. Puis vous remarquez, hein, pendant qu'on s'échangeait des mots durs puis on déchirait des chemises, là, sur des questions idéologiques, qu'est-ce que faisait le Parti québécois pour une deuxième semaine consécutive? Nous, on travaillait à obtenir des résultats concrets en déposant une motion sur la sécurisation culturelle qui, à nos yeux, est la solution pratique qui a le plus de chances d'enrayer le racisme et de faire avancer cette cause-là. Donc…

M. Lacroix (Louis) : Quand vous voyez que ça manque de hauteur, ça ne vous tente pas d'y aller pour essayer de rehausser le débat?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Écoutez, je rehausse le débat le mieux que je peux dans chacune de mes interventions, puis on a d'excellents députés qui font également ça, puis je le souligne, ça fait…

M. Lacroix (Louis) : …vous ne pouvez pas le faire sur place. Si vous aviez été là, vous auriez peut-être pu faire quelque chose, mais là…

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Avec des «si», on peut faire…

M. Lacroix (Louis) : Vous êtes le quart-arrière du lundi matin, là.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : On peut faire plusieurs choses avec des «si», mais je pense que la réaction du Parti québécois était parfaitement adéquate dans les circonstances. Au lieu d'embarquer, encore une fois cette semaine, dans des échanges, dans des déchirements, nous, on arrivait encore avec des solutions qui sont rigoureuses, qui sont réfléchies et utiles.

M. Lavallée (Hugo) : Concernant la stérilisation forcée des autochtones, est-ce que les mesures que le gouvernement doit prendre, là, vous avez sûrement vu le reportage d'enquête, la semaine dernière, sur ce sujet-là, il semble que le gouvernement du Québec ait refusé de prendre part à des travaux d'enquête qui étaient menés par le gouvernement fédéral ces dernières années. Qu'est-ce qui devrait être fait à la lumière de ces révélations-là?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Mais corrigez-moi, mais ma compréhension, c'est que, justement, qu'il n'y a pas eu de collaboration du gouvernement sur l'enjeu. Donc, commençons par la base, là, ça me semble être une question très sérieuse, mais pour laquelle on n'a pas toute l'information. Le premier pas, c'est que le gouvernement offre toute sa collaboration pour s'assurer de la sécurité de chacun, chacun des individus de notre société, là, peu importe leur appartenance culturelle. Donc, je pense que ça prend minimalement une collaboration du gouvernement comme point de départ.

M. Bellerose (Patrick) : Qu'est-ce que vous pensez des propos de Greg Kelley, dans une vidéo, qui dit que le projet 96 va enlever des droits, mais la semaine dernière, Gaétan Barrette dit que le projet de loi est discriminatoire, même s'il l'appuie, il dit : Oui, c'est quand même discriminatoire?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, on l'a vu avec l'intervention du Québec Community Groups Network, essentiellement, c'est l'argumentaire que le Canada anglais utilise souvent pour décrire le Québec, à savoir qu'une réglementation, peu importe laquelle, là, une réglementation pour s'assurer que le français demeure la langue commune est, par définition, discriminatoire, raciste, intolérante, on ne se sent plus bienvenu, alors que, vraiment, on est dans un exercice de proportionnalité, c'est-à-dire trouver des mesures qui permettent au français de garder son poids, son espace comme langue officielle. Évidemment, il y a un équilibre à trouver dans les mesures, mais de balayer tout du revers de la main en disant : C'est discriminatoire, c'est intolérant, malheureusement, c'est exactement… ce sont les mêmes débats depuis plusieurs décennies. Et, moi, je pense qu'il faut garder le cap sur l'objectif : freiner le déclin de la langue française au Québec et le faire de manière la plus juste possible.

M. Laforest (Alain) : …M. Kelley, là, est-ce que vous trouvez qu'il a fait des amalgames ou c'était facile, c'était pour…

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Honnêtement, là, je vais revoir l'extrait de la vidéo avant de la commenter, mais…

M. Laforest (Alain) : …sur les réseaux sociaux beaucoup, sur Twitter…

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, j'ai vu l'échange au salon bleu…

M. Laforest (Alain) :

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : …mais avant de commenter puis de jeter un blâme, avant de jeter un blâme, là, je vais…

M. Larin (Vincent) : Est-ce que vous considérez que la démarche de réconciliation de la Coalition avenir Québec avec les peuples autochtones... pas dans la bonne direction…

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, nous, ce qu'on dit, c'est qu'il y a plusieurs gestes concrets qui auraient pu être posés depuis longtemps, notamment quand on parle de sécurisation culturelle, là, c'est vraiment un geste concret.

M. Larin (Vincent) :

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Oui, mais ça fait un bout puis ce n'est pas dans la loi. Puis combien de fois, le matin, on s'est parlé de ce sujet-là, et on a disait : Placez-nous ça maintenant, dans la loi, pour que ce soit effectif, pour qu'on puisse faire des suivis, pour qu'on puisse également injecter des sommes d'argent.

M. Larin (Vincent) : …que ce soit inscrit dans la loi?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Pardon?

M. Larin (Vincent) : Tout ce qui manque pour vous, c'est que ce soit inscrit dans la loi.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Non, mais tous les suivis qui vont avec, c'est parce qu'une fois que c'est dans la loi, puis on peut donc saisir un forum, là, en disant : Mes droits n'ont pas été respectés, la loi n'est pas respectée, bien, on avance beaucoup plus vite que si on parle d'intention, mais que, dans les faits, sur le terrain, les résultats traînent toujours.

M. Lacroix (Louis) : J'aurais une question pour M. Gaudreault sur l'aluminium. Juste une précision sur ce que vous avez dit tout à l'heure, M. Gaudreault. Avez-vous des informations comme quoi le gouvernement n'a pas communiqué avec l'industrie? Puis j'imagine que si vous faites une sortie comme celle-là, vous devez avoir fait des vérifications vous-même?

M. Gaudreault : Bien, en fait, oui, c'est sûr que je suis très au fait de ce dossier. Je veux savoir précisément quelles interventions ont été faites de la part du premier ministre et de son «deal maker» en chef, M. Fitzgibbon, pour dire à l'industrie de l'aluminium : Vous êtes les bienvenus au Québec. Maintenant, investissez, considérant les circonstances favorables du côté du marché. Alors, c'est effectivement, là, les démarches qu'on veut savoir de la part du gouvernement. C'est quoi, sa stratégie, autrement dit, là.

M. Lacroix (Louis) : O.K. Si je comprends bien, selon vos informations ou selon les recherches que vous avez faites, il y a une volonté de l'industrie de venir investir, puis ils attendent d'être contactés? Est-ce que c'est bien ça?

M. Gaudreault : Bien, il y a des signaux contradictoires. Vous avez lu comme moi, notamment dans LaPresse, les propos de l'Association de l'aluminium du Canada, qui dit : Ah! on veut être sûrs... il faut que l'industrie ait une stabilité, on est inquiets avec ce qui se passe du côté de la Chine. Mais c'est parce que depuis 2008 ils nous disent exactement le contraire... bien, le contraire... ils disent : On ne peut pas investir parce que les prix sont trop bas, puis les inventaires sont trop hauts. Puis là, c'est exactement le contraire.

Alors, il faut que le gouvernement du Québec dise à l'industrie : Maintenant, dites-nous c'est quoi, votre plan d'investissement parce qu'il y a des phases deux, trois qui sont en attente d'investissements du côté du Saguenay—Lac-Saint-Jean, entre autres, et il y a également des autorisations environnementales pour les précuites qui vont arriver à échéance pour 2025. Alors, il faut s'assurer que l'investissement va arriver tout de suite.

M. Lacroix (Louis) : S'ils ne s'installent pas ici, est-ce qu'ils pourraient s'installer ailleurs?

M. Gaudreault : Bien, c'est ici, la meilleure place pour s'installer parce que c'est ici que l'aluminium est le plus vert. Puis, vous savez, moi, je souhaite que notre hydroélectricité au Québec serve à créer des emplois d'abord au Québec. Alors, il faut que les investissements dans l'industrie de l'aluminium soient faits au Québec.

M. Lavallée (Hugo) : M. Plamondon, sur la censure à l'université, il y a une étude, là, dont on apprend l'existence ce matin, une majorité de professeurs qui pratiquent l'autocensure, là, c'est ce qu'on comprend. Je sais que vous êtes souvent intervenu sur ce sujet-là.

Quelle est votre réaction à la suite de ce sondage-là? Êtes-vous étonné, de un? Puis, de deux, qu'est-ce que le gouvernement doit faire?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : On n'est pas étonnés. On a été le premier parti, là, à faire des interventions publiquement en mentionnant qu'il y a plusieurs enjeux non seulement de liberté d'expression dans les universités, mais également de libre circulation des oeuvres, des oeuvres qui sont mises à l'index. Plus récemment, là, c'est peut-être plus anecdotique, mais, tu sais, quand on est rendu à brûler des livres à certains endroits, là, il faut avoir une réflexion là-dessus.

Nous, ce qu'on disait, c'est que ça prend un projet de loi rapidement dans le cadre duquel les universités doivent s'entendre sur un cadre applicable dans toutes les universités qui garantisse la libre circulation des oeuvres et la liberté d'expression dans le contexte universitaire. Donc, on attend toujours des résultats de la part du gouvernement, là, ils ont mis sur pied une commission. Mais vraisemblablement, c'est un enjeu qui est réel, qui est sérieux et sur lequel on devrait se pencher plus vite que tard parce que ça crée un environnement vraiment toxique pour tant les professeurs que les étudiants et ça influence la vie des idées dans notre société, également. Cette idée de censure ou d'autocensure semble sortir des universités et se répandre dans d'autres secteurs de notre société. Nous, on prend ça très au sérieux parce qu'on croit à la démocratie.

La Modératrice : On va passer aux questions en anglais.

Mme Senay (Cathy) : When you watched the question period yesterday, and you saw the scene of Premier Legault attacking Greg Kelley's speech, back in June, and they were talking about Joyce's Principle, how did you feel about this? Do you have the impression that Premier Legault was not up to his job and should apologize?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : It's the second time, this fall, that the way we talk to each other as politicians here, at the National Assembly, is inappropriate. And I really think it was inappropriate, given the seriousness of the topic, given the target that we have to move things forward. And it also tells you how… there's a lot of ideology that takes a lot of space while we're not doing enough on the ground, on the field.

And that's why Parti québécois, while all parties were arguing in a manner that I think is inappropriate, we were putting forward a motion that is really well thought, that aims at… to give a security, a form of security, cultural security to people going to the hospital, with very, very down to earth measures to move the issue forward, to have a form of progress. Unfortunately, our time yesterday was not geared towards that objective.

Mme Senay (Cathy) : …Premier Legault apologize for his behavior yesterday at question period?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : I'm not into asking for apologies every week there's an even like this one, but we need to see that…

Mme Senay (Cathy) : ...regarding the circumstances of on year…

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : I think it was inappropriate. I think it was inappropriate from everyone involved, because we should be talking about what we will do to change the situation. That should be the topic.

Mme Fletcher (Raquel) : Mr. Legault did apologize, back in June, for losing his patience in question period, you know, the entire coming outburst, so he already apologized. Do you feel like he went back on an apology?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : I think there was Patrick Huard two weeks ago who also asked for apologies from both Gabriel Nadeau-Dubois and Francois Legault for the way we are conducting ourselves in the «salon bleu». My stands on this is that it's inappropriate, it's counterproductive, and in the precise circumstances of yesterday, I think it's in a certain way a lack of respect because we need to be showing an example by putting forward measures, solutions, so that we move forward in terms of racism.

Mme Greig (Kelly) : Tomorrow is the first… in Canada. It's being… Do you think it should be that way in Québec…

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : I think Québec should decide for itself in terms of which days are allowed as a vacation.

Mme Greig (Kelly) : …my question. Do you think that there should be…

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Not precisely tomorrow but I agree with the idea of having a day for the First Nations. Now it is not up to the federal Government to tell Québec when it should happen and how it should happen. Because what we have right now is a situation where some families will be having two different schedules. Depending on if you're a federal employee or you're working in a private company, in Québec, you're on the same territory but you have different schedules. And it's not up to the federal Government to determine in Québec what are the days that are a vacation and for what reason. It is up to the National Assembly to determine that.

La Modératrice : Dernière question en anglais, s'il vous plaît.

Mme Fletcher (Raquel) :

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Hein?

Mme Fletcher (Raquel) : What date do you prefer?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : I don't have a precise date, I think it should be debated, all I'm saying is that it's not up to the federal Government to impose to all provinces, to Québec its schedule, it's up to the Assemblée nationale to determine that.

Mme Fletcher (Raquel) : … You don't like September 30th that the federal workers already have off. What other day would you like for the other workers?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : We can debate that. I'm on the principle that it's not up to the federal Government to tell Québec when and on what topic because we are a democracy and we are allowed to determine what are the vacation days and on what topic we have them. And unfortunately, the way it works right now is that we should be forced to follow what the federal Government tells us, otherwise we will have families who have vacation on different dates that are not coherent. So, I think it should be up to the Québec Government to decide.

La Modératrice : Merci beaucoup. Bonne journée.

(Fin à 8 h 48)

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