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Point de presse de Mme Dominique Anglade, cheffe de l’opposition officielle, et M. Monsef Derraji, porte-parole de l’opposition officielle en matière de travail et d’emploi

Version finale

Le mardi 28 septembre 2021, 10 h 45

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Dix heures quarante-huit minutes)

Mme Anglade : Bonjour. Merci. Et bonjour à tous. Contente d'être avec mon collègue Monsef Derraji. Vous allez me permettre de débuter en parlant évidemment… en soulignant l'anniversaire, le tragique anniversaire du décès de Joyce Echaquan. Je me souviens très bien, l'année dernière, lorsque j'ai vu les images, les dernières images de Joyce Echaquan dans cette troublante vidéo, et d'avoir tout de suite pensé à ses enfants, et d'avoir tout de suite pensé au petit dernier de la famille qui ne savait pas, à ce moment-là, que sa mère était décédée. Puis la première réflexion que je me suis faite : je me suis dit, ce petit garçon-là, il va découvrir que sa mère est décédée puis, après ça, il va, un jour, voir la vidéo. Et j'aurais vraiment souhaité que, lorsqu'il regarde cette vidéo-là, on puisse dire à cet enfant-là qu'il y a eu un avant et un après Joyce Echaquan. Mais pour ça, la première étape, c'est d'adopter le Principe de Joyce. Et c'est ce que nous allons proposer aujourd'hui à l'Assemblée nationale.

Dans un tout autre ordre d'idées, les manufacturiers exportateurs du Québec, ce matin, ont chiffré le bilan de François Legault, en matière d'impact économique : 18 milliards de pertes pour le secteur manufacturier dans les deux dernières années. 18 milliards, c'est un gros chiffre, mais ce que ça veut dire, concrètement, ça veut dire qu'on a des entreprises qui sont en Estrie, qui sont au Saguenay—Lac-Saint-Jean, qui sont dans le Bas-Saint-Laurent, qui sont à Montréal, des entreprises qui ont refusé des contrats, des entreprises qui ont dû diminuer des quarts de travail, des entreprises qui ont dû mettre un terme, parfois pour de bon, à des projets d'expansion, des impacts réels sur le territoire québécois, et je pense qu'il faut prendre toute l'ampleur de cet enjeu-là.

Il y a évidemment des solutions qui ont été amenées par les manufacturiers exportateurs, la question de l'éducation et de la formation, de un. De deux, il y a toute la question du recrutement des travailleurs et, finalement, la question de la conciliation famille-travail. Vous allez me permettre de dire, pour le troisième point qui est mentionné par les manufacturiers exportateurs, combien ça vient renforcer l'importance d'avoir un développement économique qui soit aussi attaché au social. Et c'est la raison pour laquelle on a amené toute une proposition par rapport aux services de garde de l'avant. Et, d'ailleurs, cette semaine, nous allons déposer un projet de loi en ce sens.

Je suis maintenant prête à répondre à vos questions.

M. Lacroix (Louis) : Mme Anglade, la semaine dernière, M. Legault a présenté sa petite révolution donc, les primes offertes aux infirmières qui acceptent, en fait, de venir à temps plein ou de revenir dans le réseau. Et, depuis ce temps-là, on entend énormément de commentaires des principales intéressées disant que, bon, ce n'est pas de ça, dont elles ont besoin, c'est davantage une amélioration des conditions de travail, l'argent n'achète pas tout finalement. Est-ce qu'on n'est pas en train de gaspiller un milliard de dollars avec ce programme-là?

Mme Anglade : Dans ce qui a été présenté par le gouvernement, c'est parce qu'on a l'impression de répondre à un enjeu à la pièce. Ce que les infirmières ont demandé, ce que les travailleurs de la santé demandent depuis le début, c'est des conditions de travail acceptables, d'avoir une vision sur la fin du TSO, du temps supplémentaire obligatoire, d'avoir la capacité de pouvoir prévoir, la prévisibilité, et c'est ça qui n'était pas… Les réponses du gouvernement n'étaient pas satisfaisantes et c'est pour ça qu'elles se disent : Bien, juste sur un an. Qu'est-ce que ça va changer à ma vie? Est-ce que je vais vraiment être capable de pouvoir répondre aux besoins de mes enfants, répondre aux besoins de la famille, etc.? Ça, se sont les enjeux réels. Donc, les conditions de travail ne sont pas au rendez-vous, et c'est la raison pour…

J'aimerais vous rappeler qu'au début de la semaine dernière, on avait dit : Mettez une cellule de crise en place. Expliquez aux gens comment vous allez fonctionner. Présentez la vision des choses pour que tout le monde puisse y adhérer. Ils ont décidé d'aller de cette manière-là, bien ça fait sorte que les gens ne savent pas, à long terme, quelle est la perspective.

M. Lacroix (Louis) : Mais ma question portait sur l'investissement. Est-ce que c'est un bon investissement de mettre presque un milliard de dollars dans un programme comme celui-là?

Mme Anglade : Je pense que c'est une partie de la réponse, mais ça ne peut être toute la réponse. Ce n'est qu'une partie de la réponse, et si tu ne le cadres pas dans des conditions de travail à long terme, bien ça ne répondra à l'objectif.

M. Larin (Vincent) : Mme Anglade, apparemment que vous auriez mal compris la question au caucus d'Orford lorsqu'on vous a demandé si M. Barrette pourrait être ministre de la Santé dans un gouvernement libéral. Donc, je vous la repose, ce matin : Est-ce que M. Barette serait votre candidat pour être ministre de la Santé dans un gouvernement libéral?

Mme Anglade : Écoutez, on a une élection qui s'en vient en 2022 et, comme je le disais, j'ai une porte-parole en matière de santé qui s'appelle Marie Montpetit qui fait un excellent travail et pour le reste, on va… Nous, notre plan c'est de gagner les élections de 2022. Mais je n'irai pas plus loin dans les commentaires, je n'irai pas plus loin. J'ai répondu à cette question-là déjà et je n'irai pas plus loin dans les commentaires.

M. Laforest (Alain) : Mme Anglade, aujourd'hui, la communauté anglophone va venir faire ses représentations concernant la modernisation de la loi 101. Votre position, c'est de renforcer la loi 101 au Québec. Est-ce que c'est une position qui est unanime, actuellement, à l'intérieur de votre caucus?

Mme Anglade : Absolument, absolument, puis plus que de mon caucus. Je pense que des militants libéraux, de la nécessité de renforcer la langue française, la nécessité de poser des gestes concrets, les 27 propositions que nous avons faites, qui vont exactement dans ce sens. Donc, je pense que la position du Parti libéral est très claire sur ce qu'on l'on voit… et la nécessité de tout mettre en oeuvre pour renforcer la langue française, de le faire de manière inclusive, mais de tout mettre en oeuvre pour renforcer la langue française, absolument.

M. Laforest (Alain) : Est-ce qu'on peut faire des amalgames entre la loi sur la laïcité, le cas de Joyce Echaquan et le renforcement de la loi 101 pour dire que le Québec est raciste?

Mme Anglade : Moi, je pense qu'il faut se tenir très, très, très loin des amalgames de ce genre, très loin. La question de la langue française est une question qui préoccupe l'ensemble des Québécois, et on doit tous essayer de trouver des solutions pour faire, ensemble, qu'on avance là-dedans. Tout le monde, là, les communautés anglophones également, tout le monde doit travailler ensemble. Alors, les amalgames, je me tiendrais très, très loin de ça.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Qui représente les Québécois d'expression anglophone à l'Assemblée nationale?

Mme Anglade : Tout le monde peut représenter les Québécois d'expression anglophone à l'Assemblée nationale. Qu'est-ce que…

M. Bélair-Cirino (Marco) : …il y a plusieurs groupes qui demandent le retrait du projet de loi n° 96, des amendements importants. Ils jugent que le projet de loi fait en sorte qu'il y aura désormais des catégories de citoyens, mais il n'y a personne qui relaie leurs préoccupations à l'Assemblée nationale.

Mme Anglade : Bien, justement, il va y avoir… On a, justement, les commissions qui ont lieu présentement pour entendre, justement, les différents groupes, puis je pense que c'est l'opportunité de verbaliser ça puis qu'on puisse prendre en considération tout ça. C'est l'exercice qu'on est en train de faire.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Mais dans la mesure où les Québécois d'expression anglophone appuient à très forte majorité le Parti libéral du Québec. Vous n'estimez pas avoir une responsabilité?

Mme Anglade : On a des liens très étroits, évidemment, avec la communauté anglophone, et, dans les discussions que l'on a, ça a été toujours très clair, la nécessité de renforcer la langue française, évidemment, dans le respect des communautés anglophones. Et ça, c'est les discours que l'on a avec eux, et je pense que la grande majorité de la communauté anglophone veut voir de quelle manière elle peut contribuer à renforcer la langue française. C'est la même chose dans mon caucus. Tu as les gens que la communauté d'expression anglaise veulent voir renforcer ce message-là également.

M. Bergeron (Patrice) : Sur Joyce Echaquan, votre gouvernement avait réfléchi à la possibilité de mettre sur pied une commission sur le racisme systémique et a finalement fait marche arrière. Est-ce qu'en rétrospective vous ne regrettez pas cette décision-là du gouvernement de ne pas avoir agi à ce moment-là?

Mme Anglade : On peut refaire le passé, mais il y avait toute une commission qui avait été mise sur pied, puis je pense que, collectivement, on s'est tous levés à l'Assemblée nationale, puis ça, ça remonte à après 2018, pour dire qu'on prend conscience de ce qui se passe et qu'on agit. Maintenant, c'est plus que l'heure d'agir, là. Aujourd'hui, par rapport à Joyce Echaquan, encore une fois, on va présenter le Principe de Joyce, puis je pense que c'est la première étape vers une véritable réconciliation.

M. Lacroix (Louis) : On va annoncer aujourd'hui qu'il va y avoir une troisième dose de vaccin pour les personnes âgées qui vivent, par exemple, en CHSLD, RPA, etc. Est-ce que vous seriez d'accord, vous, d'emblée, pour qu'on étende, en fait, qu'on donne une troisième dose à l'ensemble de la population? Est-ce que c'est quelque chose qu'on devrait étudier, envisager?

Mme Anglade : Si c'est la recommandation de la Santé publique et qu'on va dans cette direction, bien sûr. Je vous rappelle que, nous, on est en faveur aussi de la vaccination obligatoire pour les employés de l'État, pour l'éducation. Alors, on attend, encore, là, on attend toujours de savoir ce qui se passe en matière de vaccination obligatoire de la part du gouvernement. On attend toujours après la CAQ.

Mme Lévesque (Fanny) : Sur Joyce Echaquan, juste revenir. Vous allez proposer une motion. Vous savez que le gouvernement adhère au principe, mais, en fait, n'est pas contre le principe, mais ne reconnaît pas le racisme systémique qui est inclus dans le principe. J'aimerais ça que vous m'expliquiez qu'est-ce que ça… en quoi ça empêche la réconciliation, par exemple, que le gouvernement actuel ne reconnaît pas le racisme systémique?

Mme Anglade : En fait, quand on ne reconnaît pas un problème, on n'est pas en mesure de le régler. Reconnaître un problème, c'est la première étape vers trouver des solutions. Vous n'allez jamais être capable de régler un problème si vous ne reconnaissez pas de quoi il s'agit exactement. Et ça, j'en suis convaincue, il faut savoir nommer les choses pour pouvoir agir par la suite. Tant et aussi longtemps que tu ne le reconnais pas, tu ne peux pas agir de manière conséquente. C'est ma conviction profonde.

M. Larin (Vincent) : Mme Anglade, cette histoire… le Québec… maternelle quatre ans qui ne peut pas recevoir les soins pour soigner son trouble de langage. C'est un exemple patent, la mère a dû se tourner vers le privé. Pensez-vous qu'il y a des failles possibles de côté-là dans le système de maternelle quatre ans tel qu'il est implanté en ce moment?

Mme Anglade : Bien, ça a été l'obsession de la CAQ de vouloir implanter la maternelle quatre ans à tout prix et de différentes manières. Et là, on a vu les conséquences, les premières conséquences, en fait, au-delà de l'exemple précis dont vous me parlez. Les premières conséquences, c'est surtout nos services de garde, et on voit le résultat avec 50 000 enfants qui attendent présentement au niveau des services de garde. C'est un impact qui est considérable et considérablement négatif. Je vous dirais que, pour cette petite-là, ça se peut qu'il y ait des failles, mais il faudrait regarder davantage le dossier pour que je réponde à votre question.

M. Laforest (Alain) : Retour du baseball à Montréal?

Mme Anglade : Montréal peut être une grande ville de baseball, puis je pense qu'on a beaucoup de fans du baseball de Montréal, mais ça ne doit pas se faire avec des fonds publics.

Mme Gamache (Valérie) : M. Derraji, on comprend que le PL59, finalement, les travaux sont finis en commission parlementaire. Êtes-vous satisfait de cette réforme qui va éventuellement être votée, là, la commission sur toutes les maladies professionnelles et tralala?

M. Derraji : Merci pour la question. Bah! écoutez, c'est un long projet de loi, 300 articles, plus de 30 séances. Je pense qu'il y a un avancement par rapport à certains secteurs, et vous avez vu l'ensemble des groupes, que ce soit syndicaux ou même patronaux, qui disaient qu'il y a un recul. Ce n'est pas un projet de loi où on voit il y a un consensus. Il y a des avancées, nous avons quand même pu améliorer le projet de loi, je pense juste à la maladie de Parkinson, qu'aujourd'hui grâce à notre amendement, à l'amendement de notre formation politique, il va y avoir une reconnaissance de liens entre l'utilisation des pesticides et la maladie de Parkinson. Mais, pour répondre à votre question, il y a une petite amélioration. Est-ce que le projet de loi améliore l'ensemble des problèmes qu'on avait sur la table avant le début de l'étude ce projet de loi? Non.

Mme Gamache (Valérie) : Est-ce que les travailleurs vont gagner de cette réforme-là?

M. Derraji : Pardon?

Mme Gamache (Valérie) : Est-ce les travailleurs vont gagner de cette réforme-là?

M. Derraji : Bien, au niveau de la sécurité et la santé-sécurité au travail, il y a quand même des améliorations, notamment par l'instauration de certains comités. Le diable est dans le détail et le détail qui est extrêmement important : Comment les PME vont mettre en place les nouvelles recommandations? Vous avez vu avec moi, hier, ce que la CNESST a mis… on a vu un peu le délai de réclamation. On a vu la façon de contourner le système pour dire qu'on a moins de délais d'attente. Je me pose de sérieuses questions sur la capacité de la CNESST à livrer la marchandise. Et c'est ce que j'ai exprimé tout au long, au début, de ce projet de loi, qu'on doit donner les moyens nécessaires à la CNESST de jouer son rôle. Or, que jusqu'à maintenant, et hier vous l'avez vu, il y a un manque de main-d'oeuvre extrême au niveau de la CNESST. Ils sont incapables de répondre à la demande actuelle. Le projet de loi, je tiens à vous le rappeler, rajoute d'autres tâches supplémentaires à la CNESST. Donc, j'ai bien hâte à voir, lors de l'étude de crédits prochaine, combien il y aura d'augmentation et majoration au niveau du budget de fonctionnement de la CNESST.

Le Modérateur : On va prendre une dernière question en français, s'il vous plaît.

M. Bergeron (Patrice) : … vous avez dit qu'il n'y a pas de consensus sur ce projet de loi là. Est-ce que votre formation va voter contre en vote final?

M. Derraji : Nous sommes en train d'évaluer comment on va voter sur ce projet de loi. Les discussions continuent.

Mme Lévesque (Fanny) : M. Derraji, vous êtes de retour au Parlement. Vous avez été malade de la COVID. Est-ce que… comment vous allez? Comment se porte votre famille?

M. Derraji : Ça va très, très bien. Ça va très bien. Ça a été pénible pendant trois jours. Et je tiens à le dire à tout le monde, c'est que même si on est vacciné de deux doses, il faut faire très attention. La cause, c'est que mon fils était asymptomatique. Donc, s'il y avait des tests rapides, on l'aurait su avant. Donc, malheureusement, il y avait des circonstances qui ont fait que toute ma famille a été testée positivement. Donc, ma femme, mon fils. Heureusement, ma petite fille avec beaucoup, beaucoup, beaucoup, d'accommodements à l'intérieur de la maison, trois tests, elle est restée négative.

Le Modérateur : On va passer en anglais, s'il vous plaît. On va passer en anglais… M. Robitaille.

M. Robitaille (Antoine) : …candidat à la mairie de Montréal, Balarama Holness, voudrait que Montréal soit déclaré Cité-État bilingue et multiculturelle, qu'en pensez-vous?

Mme Anglade : Alors, Montréal est une… la plus grande ville francophone en Amérique du Nord et va certainement le rester. Ça fait partie de l'emblème de ce que nous sommes. Et toute la question de la manière dont on intègre les gens au Québec, toute la question de l'interculturalisme, puis je pense qu'il faut le rappeler. Alors, vous comprendrez que je ne partage pas le point de vue du candidat.

M. Robitaille (Antoine) : Mais c'est une demande forte, dans l'ouest de la ville, que Montréal soit déclarée bilingue.

Mme Anglade : Je pense que c'est un élément extrêmement fort que l'on a, une énorme force que l'on a, d'avoir la plus grande ville francophone en Amérique du Nord, puis je pense que ça doit le demeurer et le demeurer pour des siècles à venir.

Le Modérateur : Mme Senay.

Mme Senay (Cathy) : Mrs. Anglade, the Government will announce that they will give the third dose to seniors. Regarding the fact that they are many outbreaks in different private residences for seniors, in different regions Montréal or Chaudière-Appalaches, don't you think, we should have thought about given that third dose earlier to seniors, because they have been fully vaccinated?

Mme Anglade : Do I believe that it's late in the game? Yes, I believe, it's late in the game. And I would not only encourage this third dose, I certainly think that Public Health should think about what is going to happen to the other groups of the population. And the other element is mandatory vaccination, because I still believe that they should extend this to the public servants, they should extend it to the education sector.

Mme Senay (Cathy) : But there are about 7,700 health care workers in contact with patients that are not fully vaccinated yet. Do you think that the Government should relax this deadline of October 15th… postpone it?

Mme Anglade : No, I think, the message has to be extremely clear from the Government that this is a prerequisite, and this is something that should have been assessed to idea in the month of May. They waited until later to announce it, but I think, we should still go ahead with the obligation of vaccination.

Mme Senay (Cathy) : Even though there is a ripple effect on the health care network, the Government should keep the hard line?

Mme Anglade : You currently have people that are not vaccinated, thinking in the health care sector, in the beds that people need, people that are waiting for the surgeries. I think, this is the right way to go. I mean, I understand the impacts, I understand that, one way or the other, there are impacts, but I think, the safest one is to get everybody vaccinated.

Mme Greig (Kelly) : Do you think about me colleague's question in French, concerning Bill 96… presented today, so the Anglophones are going to be in the spotlight, who represents Anglophones in Québec at the National Assembly?

Mme Anglade : I think, everybody has the right to represent the anglophone community. We have, of course, if you want… specifically, we have, of course, David Birnbaum that is doing a lot of the work with the anglophone community, understanding what the needs are, understanding what the concerns are regarding the bill, and there are number of them. And that's why we are going to be presenting a number of amendments as well. But I also believe that the vast majority of the anglophone community understand the importance of French. So, I think, we can approach this in an inclusive way, and we are trying the best we can to approach this in an inclusive way.

Mme Greig (Kelly) : …how have you found that balance, this session in particular, with 96?

Mme Anglade : It's not an easy balance, but I'll tell you something. I think it's not an easy balance, because the CAQ Government has done a number of projects. Let me remind you of Bill 9, on immigration, where we were not in favor, but that already sent a message. Bill 21 already sent a message. There was the other bill about the school boards that sent… So, there are many, many different messages that the anglophone community has been receiving that have been tough to receive, to tell you the truth. And now, we end up with the language one. So, I can appreciate why they're looking at it this way, looking at the history of the CAQ Government. However, I still believe that we can find a common ground regarding the common language in Québec.

Mme Greig (Kelly) : …and this is… the Liberal Party's unanimous that… that French needs to be strengthened, that the Bill 96 should be… to the French language, the Liberals are unanimous on this.

Mme Anglade : And that's why we presented 27 recommendations, and I invite everybody to read them in French or in English, they were very specific recommendations that we had regarding this, including the way we can engage the anglophone community to be part of the… to be part of that process. And we all need to be part of this process, Anglophones, Allophones, everybody has to be part of the process.

M. Verville (Jean-Vincent) : On the Caisse de dépôt climate strategy, we know that they want to get rid of $4 billion of shares in the oil sector. What is your reaction, your comment and your message to Alberta, and are you scared that we can break Canada part with that kind of decision?

Mme Anglade : Last week, we presented three proposals regarding the importance of getting out of oil, basically. And the CAQ rejected all three of the proposals that we had. Few days later, la Caisse de dépôt et de placement came out and said : Oh! This is what we're going to do, which is similar to what we just said last week, so, honestly, I believe that people are more than ready to see some action happening. I think the Government has been waiting way too long. I don't know what François Legault is waiting for. I don't know, maybe he's waiting for Erin O Toole to tell him that it's the right thing to do, but he's going to be waiting for a long time if he's waiting for his approval.

M. Verville (Jean-Vincent) : What is the message to… what are you going to… what do you want to tell the Albertan people to reassure them that… I mean, they live with that, I mean, it's… there's a lot of oil. What is your message?

Mme Anglade : There are ways that we can change… that we can change things in the future, going forward, and we need to really realize the impact of climate change, if we don't get all together in this, in fighting this issue, it's never going to work. So, we cannot be supporting an industry that, ultimately, it's killing the planet. We can't. That's just a reality of things. So, everything that they can do to transition is going to be something that we're going to be supporting and encouraging.

M. Verville (Jean-Vincent) : Thank you.

Mme Anglade : Thank you.

Le Modérateur : Merci beaucoup.

(Fin à 11 h 10)

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