Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Actualités et salle de presse > Conférences et points de presse > Point de presse de M. Joël Arseneau, chef du troisième groupe d’opposition, M. Martin Ouellet, leader parlementaire du troisième groupe d’opposition, M. Sylvain Gaudreault, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, et M. Pascal Bérubé, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de langue française

Recherche avancée dans la section Actualités et salle de presse

La date de début doit précéder la date de fin.

Point de presse de M. Joël Arseneau, chef du troisième groupe d’opposition, M. Martin Ouellet, leader parlementaire du troisième groupe d’opposition, M. Sylvain Gaudreault, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, et M. Pascal Bérubé, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de langue française

Version finale

Le jeudi 23 septembre 2021, 8 h 40

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures quarante-cinq minutes)

La Modératrice : Bonjour, bienvenue à ce point de presse du Parti québécois. Alors, ce matin, M. Joël Arseneau, notre chef parlementaire et porte-parole en matière de santé. Il sera suivi par M. Pascal Bérubé, notre porte-parole en matière de langue française. M. Martin Ouellet, notre leader parlementaire sera aussi là pour prendre les questions. La parole est à vous.

M. Arseneau : Alors, bonjour, tout le monde. Aujourd'hui, on attend avec impatience le dépôt du plan pour remettre le réseau de la santé à flot, le plan qui sera déposé par le ministre Dubé. Nos attentes sont immenses comme sont celles, évidemment, des gens de la santé, les infirmières en particulier, avec cette pénurie de main-d'oeuvre et ces bris de services, là, qui se multiplient de jour en jour à travers l'ensemble du Québec.

On sait que le gouvernement a été surpris de savoir qu'il y avait 4 000 infirmières qui manquaient dans le réseau. Bien, j'espère qu'on ne sera pas surpris, aujourd'hui, de voir des mesures importantes. En fait, on espère que les surprises seront bonnes aujourd'hui et on s'attend essentiellement à quatre mesures importantes de la part du gouvernement.

D'une part, il faut que le gouvernement, au lieu de dire qu'il n'aime simplement pas les agences, il faut qu'il dépose un plan pour cesser d'avoir recours aux agences, qui nous coûtent 1 milliard de dollars par année et qui continuent de miner le système et attirer les employés du secteur public vers le secteur privé. C'est le serpent qui se mord la queue. Il faut cesser le recours aux agences, dans une séquence, là, à planifier au cours des prochaines semaines et des prochains mois. Il faut évidemment mettre fin au temps supplémentaire obligatoire des infirmières, responsable des arrêts de travail, de la surcharge de celles qui restent et, essentiellement, de la démobilisation du personnel soignant. Il faut implanter, dans une séquence, encore une fois, qui est planifiée et qui doit commencer immédiatement, implanter, donc, les ratios sécuritaires pour les infirmières. Et il faut donner davantage de pouvoir aux infirmières, donc, décentraliser les décisions, mais permettre aux infirmières de gérer elles-mêmes leurs horaires, les responsabiliser, leur valoriser, essentiellement, le travail qu'elles font au quotidien.

Donc, je pense que ces attentes-là sont minimales pour remettre le bateau qu'on a non seulement laissé aller à la dérive, mais qu'on a laissé couler... il faut le renflouer, et c'est urgent.

Dans un autre dossier, très, très rapidement, je voudrais mentionner qu'aujourd'hui, en avant-midi, à Montréal, se tiendra une manifestation, devant les bureaux du premier ministre, par le Mouvement Démocratie nouvelle qui demande des comptes au gouvernement sur le projet de loi n° 39 pour la réforme du mode de scrutin. On sait que le principe a été adopté, le principe de la loi, il y a bientôt un an, le 8 octobre prochain, et on est toujours sans nouvelles du gouvernement, à savoir s'il appellera ce projet de loi. On sait qu'aujourd'hui on aura un projet de loi spécial qui va être déposé et qui sollicitera l'appui de l'ensemble des partis. Donc, pour pouvoir collaborer à ce type d'initiative là, je pense que le gouvernement a besoin de montrer de l'ouverture et de respecter ses promesses concernant le mode de scrutin. Ce serait déjà un signe positif.

Là-dessus, je laisse la parole à mon collègue, porte-parole en matière de langue française, Pascal Bérubé.

M. Bérubé : Bonjour, tout le monde. Avez-vous écouté les audiences de la loi n° 96? Alors, hier, Guy Rocher, 97 ans, un des rédacteurs de la loi 101, un des pères de la Révolution tranquille, est venu dire : Le cégep en français, si vous ne le faites pas, c'est une idée tordue et bancale.  C'est drôle, le ministre responsable de la Langue n'a pas cru bon répéter ce que le premier ministre a dit des partisans de cette idée. Il avait dit que c'étaient des extrémistes.

Tout le monde s'est levé pour applaudir Guy Rocher. Tout le monde a applaudi sa contribution historique. Mais les seuls qui défendent cette idée structurante, courageuse et importante sur l'avenir du français à Montréal et partout ailleurs, c'est le Parti québécois. Alors, c'est certainement un oubli, que le ministre n'a pas cru bon répéter les paroles du premier ministre. La pression augmente sur Simon Jolin-Barrette. À peu près tous les intervenants sont allés dans ce sens-là.

On a parlé des municipalités bilingues. J'ai révélé hier que deux municipalités, puis j'aurais pu en sortir d'autres... Rosemère, 12 % d'anglophones, il faut être bilingue pour travailler là, au département des sports et loisirs. Town of Mont-Royal, moins de 20 % d'anglophones, anglais écrit et oral pour travailler là. Ça n'a pas d'allure. L'Union des municipalités du Québec, je les ai questionnés hier, j'ai dit : Vous acceptez ça, vous autres? Ah! bien oui, mais c'est pour la paix linguistique. Bien, ça m'apparaît plus pour la paix dans votre organisation.

Alors, le Parti québécois, quand vous suivez les audiences, on est les seuls qui défendent ça. C'était comme ça, en 1977, c'est encore comme ça en 2021. Alors, ce n'est pas un plan costaud sur la langue, c'est un plan qui aimerait être costaud. Puis, quand on a des convictions, puis quand ce n'est pas un dossier comme les autres, la langue, ça donne la commission qu'on a, présentement, où c'est gênant pour le gouvernement de défendre ses positions.

Ça fait que ça prend du courage, du vrai courage, et on en fait preuve. Puis, après deux jours, le gouvernement est déjà lourdement amoché sur sa position en matière de langue. Imaginez à la fin de la commission. Alors, de temps en temps, je viendrai vous en parler. Merci.

La Modératrice : On va prendre les questions. Une question et une sous-question, s'il vous plaît.

M. Robitaille (Antoine) : M. Bérubé, vous... est-ce que le Parti québécois a manqué de courage dans les années 1990? Parce qu'il n'a jamais appliqué ça. Il y avait même un rapport, déposé en 1995 par Josée Boileau, qui disait qu'il fallait... Legault, pardon, qu'il fallait appliquer, donc, des mesures beaucoup plus dures. Et même Mme Beaudoin, Louise Beaudoin, à mon micro, a dit qu'elle regrettait d'avoir cédé à des visions trop optimistes pour le français. Donc, le courage aujourd'hui… Vous, vous êtes un nouveau converti aussi, là, sur le cégep, non?

M. Bérubé : Je vous ai écouté à QUB Radio là-dessus. D'ailleurs, je vous écoute régulièrement. Peut-être ça fera l'objet, là, d'un clip de promo. Mais le courage, c'est les oeuvres. La loi 101, c'est une œuvre qui existe. La loi n° 14, on tend à l'oublier, la loi n° 14, en 2013, c'était trop loin pour les libéraux et pour la CAQ. Puis, je veux dire, jugeons sur les oeuvres. La loi 101, c'est considérable. La loi n° 14, c'était pour compléter. Évidemment, on aurait pu faire plus, mais, je veux dire, on ne peut pas… Puis là la balle est dans le camp du gouvernement du Québec. On ne peut pas s'autoqualifier d'héritiers de Camille Laurin et ne pas prendre note du déclin du français.

Alors, Guy Rocher a changé d'idée, Christian Dufour a changé d'idée, le Parti québécois a changé d'idée. Il y a une évolution, là-dessus, qui est basée sur la situation réelle du français à Montréal et ailleurs au Québec. Et, si d'aventure le gouvernement avait envie de changer d'idée, j'aurai envie de l'applaudir. Alors, j'essaie de donner des arguments au ministre pour qu'il aille voir le premier ministre puis valider : On a le droit d'aller jusqu'où en matière de nationalisme? Elle est où la… le maximum pour ne pas que l'aile affairiste et fédéraliste de la CAQ commence à s'inquiéter?

M. Robitaille (Antoine) : Est-ce que le projet de loi n° 96 n'est pas plus ambitieux que le projet de loi n° 14 de Diane De Courcy?

M. Bérubé : La CAQ, avant de décider que le nationalisme, c'était bon électoralement, il trouvait que ça allait trop loin, le projet de loi n° 14, c'était épouvantable. Alors là, il y a une occasion historique, il y a une occasion…

M. Lacroix (Louis) : …projet de loi n° 96…

M. Bérubé : …compléter, mais j'y arrive. Bien, c'est une occasion hystérique… historique. C'est là que ça se passe.

Des voix : Ha, ha, ha!

M. Bérubé : C'est moins pire que Valérie Plante, comme lapsus. Alors, l'occasion est là, la commission est là, la loi est là. Il ne manquerait pas une grosse poussée pour qu'on ait quelque chose de vraiment important. Ça ne sera pas populaire, ça ne sera pas consensuel, mais ça va être nécessaire. Excuse-moi, Louis.

M. Lacroix (Louis) : …sémantique, là. Est-ce que le projet de loi n° 96 est discriminatoire?

M. Bérubé : Pantoute.

M. Lacroix (Louis) : Parce que pourquoi, dans ce cas-là, s'il n'est pas discriminatoire, est-ce qu'on a besoin de la clause dérogatoire?

M. Bérubé : Bon, ça, c'est la question… Oui?

M. Lacroix (Louis) : Ce que je veux dire par là, c'est : comme la loi n° 21, par exemple, où on utilise la clause dérogatoire, si ce n'était pas discriminatoire — puis il y a peut-être des raisons pour lesquelles on accepte que ce soit discriminatoire — on n'aurait pas besoin d'avoir recours à une procédure qui invalide une partie de la Charte des droits et libertés.

M. Bérubé : Oui. Vous avez raison, et j'aimerais avoir accès aux avis juridiques que le gouvernement a là-dessus, qu'il pourrait nous partager à la faveur de la commission. Parce qu'ils ont certainement un argumentaire qui les amène à croire qu'ils n'ont pas le choix de faire ça. À l'époque, dans la loi 101, ce n'était pas prévu, au début. C'est arrivé après. Alors, moi, j'aimerais avoir accès à ça.

Mais, au-delà de tout ça, la volonté politique de l'Assemblée nationale, à travers un vote, c'est très fort comme symbole, aussi. Puis il y aura un vote éventuellement. Et ce que je reproche au gouvernement, c'est que, lui, il veut absolument convaincre le Parti libéral du Québec de voter avec lui, puis Québec solidaire, le Parti libéral du Québec qui a voté contre la loi 101 en 1977. Moi, je lui dis : Prenez des mesures courageuses qui montrent une volonté politique. Le cégep en français en est une, mais il y a les municipalités aussi, bilingues, où il leur dit : J'enlève le statut de tout le monde, mais vous avez 120 jours — avec un clin d'oeil comme ça — pour signer, puis ça va être correct. Ça manque de courage.

M. Lavallée (Hugo) : Sur la question du cégep, M. Legault a été clair en fin de semaine, encore, dans son discours, là, il dit : On ne va pas aller là… Mais est-ce qu'il n'y a pas moyen de trouver un compromis? Parce que, déjà, le projet de loi prévoit des dispositions. Est-ce qu'il n'y a pas moyen de les améliorer?

M. Bérubé : Bien, pas au premier… M. Legault polarise. Il trouve que ceux qui défendent l'idée de donner accès aux cégeps anglophones aux ayants droit, aux anglophones, tu sais... Il trouve que notre idée, c'est extrémiste. Il trouve que l'idée de Guy Rocher, c'est extrémiste. Je veux dire, ça part mal. Il va falloir qu'il pile sur la peinture s'il veut être sérieux en matière de langue. Il ne peut pas tout le temps dire : René Lévesque est mon idole, puis récupérer, là, à son profit politique, des symboles du Parti québécois sans s'en inspirer pour vrai dans les mesures où ça compte.

Je termine là-dessus. Camille Laurin, là, Guy Rocher nous l'a dit, hier, comment il s'est fait invectiver, comment il s'est fait mépriser, mais comment il a été courageux. Pas de courage ici, là. Quand le Parti libéral du Québec puis le Parti libéral du Canada trouvent que ta loi a bien du sens, en matière de langue, ça ne doit pas être si costaud que ça.

M. Larin (Vincent) : J'aurais une question pour M. Arseneau, concernant le projet de loi qui va être discuté aujourd'hui. M. Arseneau, vous avez demandé à plusieurs reprises la fin de l'état d'urgence sanitaire. Comment votre parti peut appuyer une mesure qui s'appliquerait jusqu'à la fin de l'état d'urgence sanitaire?

M. Arseneau : Bien, je vais laisser Martin compléter...

Une voix :

M. Arseneau : Mais, oui, on a demandé la fin de l'urgence sanitaire parce que toutes les mesures qui sont annoncées aujourd'hui, là, elles sont planifiées, planifiées plusieurs semaines à l'avance, souvent. Regardez le passeport vaccinal, on en a parlé en juillet, on l'a appliqué le 1er septembre. On n'est pas exactement dans l'urgence. On est dans une planification, dans, aussi, une campagne pour convaincre les gens d'adhérer à ce projet-là avant qu'on le mette en oeuvre. C'est la même chose pour la vaccination obligatoire.

Maintenant, ce qu'on voit : le gouvernement, qui pourrait utiliser le décret pour, justement, empêcher les manifestations, 'est ce à quoi vous faites référence, les manifestations, par exemple, devant les écoles ou devant les CPE. Il pourrait utiliser le décret et il dit : Je vais utiliser la loi. Puis on sait qu'il y a une stratégie politique derrière ça. Alors, il est en train de prouver par l'absurde qu'il n'a plus besoin de gouverner par décrets.

Alors, moi, je me réjouis de voir qu'il utilise le processus législatif, qui va démontrer qu'il est actuellement bancal de vouloir continuer d'avoir tous les pouvoirs, d'avoir des contrats de gré à gré, par exemple, de suspendre les conventions collectives des employés, et ainsi de suite, alors qu'on n'est plus en mode urgence, même si le virus continue de circuler. Donc, si on veut vivre avec le virus, il faut aussi réhabiliter et redonner le pouvoir aux institutions québécoises. Et c'est ce qu'on va faire grâce à la loi spéciale aujourd'hui.

M. Larin (Vincent) : On se retrouve dans une situation où le gouvernement recommence à faire appel à la loi puis on se rend compte que le projet pourrait être bloqué par une seule députée qui… Vous ne pensez pas qu'il y a quelque chose de…

M. Arseneau : Le projet ne pourra pas être bloqué par une seule députée. Il peut y avoir un certain délai lié à un seul député, mais le projet de loi, il va être adopté. C'est une question de temps, tout simplement, là. Sur la procédure, est-ce qu'on le fait en une journée? Est-ce qu'on le fait en trois jours? Et on pourra évidemment, là, voir, là, quelle sera la résistance de la députée en question. Mais, que ce soit aujourd'hui ou que ce soit mercredi prochain, la loi, elle sera adoptée parce qu'elle fait consensus au sein de la plupart des partis.

M. Larin (Vincent) : Vous attendez-vous à veiller tard?

M. Arseneau : Pardon?

M. Larin (Vincent) : Vous attendez-vous à veiller tard?

M. Arseneau : On est prêts à veiller tard, mais on va attendre le plan de match du gouvernement et on siégera lorsqu'il faudra le faire pour adopter la loi. On a déjà signifié notre collaboration totale au gouvernement à cet égard.

La Modératrice : Dernière question en français, s'il vous plaît.

M. Lavallée (Hugo) : ...vous avez semblé faire un lien avec le projet de loi n° 39, en disant : Il faut que le gouvernement fasse preuve d'ouverture s'il veut qu'on fasse preuve d'ouverture. Est-ce que vous faites un lien entre… On vous appuie pour la loi spéciale, mais, en échange, il faut que vous…

M. Arseneau : Non, non, non. En fait, ce que je voulais dire, c'est qu'en fait, quand il y a une obligation de collaboration de la part du gouvernement, ça donne de meilleurs projets de loi, et je faisais le parallèle, tout simplement, avec un mode de scrutin qui va permettre une plus grande diversité d'opinions, éventuellement, au sein du Parlement, au sein de l'Assemblée nationale, qui nécessiterait un gouvernement qui va davantage répondre aux besoins des citoyens si on doit adopter des projets de loi qui soient majoritaires. Et c'est une approche qui est souvent beaucoup plus avantageuse, pour les citoyens, qu'un gouvernement majoritaire qui décide en faisant fi de certaines opinions dans la société civile jusqu'aux prochaines élections.

La Modératrice : Questions en anglais.

Mme Senay (Cathy) : Good morning. Mr. Arseneau, you said that the Government today, with its special bill, is proving that it doesn't need anymore the public health emergency.

M. Arseneau : Oui... Yes. Sorry. Yes, it's a proof. I think we're going to be proving that we no longer need a government that decides by decree. He's proving, and it's quite absurd, that he needs all of the powers that are, you know, offered by the law, but decides to use them when he decides it's convenient, politically speaking. So all of the latest measures that we've had imposed upon the Quebeckers to protect them, you know, to some extend, have been planed weeks ahead. So, we're no longer in an emergency situation, but the virus continues to circulate. So we can take measures to live, to cope with the virus, but we need that in the, you know, industry, at school and everywhere in society, including the National Assembly. That's what we're saying.

Mme Senay (Cathy) : And Christian Dubé cannot fail this afternoon?

M. Arseneau : It is a test, definitely. We'll see how he copes with the challenge after having, you know, surprisingly said that he didn't know there were going to be 4,000 nurses missing in the network. Now, he wants... he says he doesn't like the agencies, but still has to depend upon them. I think he has to take strong measures to stress that he believes in the public sector, in the employees that didn't leave the ship. And he needs to attract them, saying that, you know, he's going to prefer, he's going to promote the public sector and give appropriate conditions, not only, you know, more money, but give better conditions and more power upon their schedule, also, to the nurses.

Mme Senay (Cathy) : ...Mr. Bérubé. You still don't know the arguments of the Legault Government to use the notwithstanding clause on Bill 96?

M. Bérubé : Not really. It's kind of a political statement. They want to make sure that people understand that they take this topic seriously. But maybe they don't need it. I don't know about that, I don't have any documents proving us that they need to do that.

But the major thing, for us, is : Are they willing to do whatever they have to do to put French first for years, for decades, forever? And we feel that it's not the case. So, if the Anglophones... freaking out, right now, they should look at our position. Because we are honest, we tell the truth about what's the future of French in Québec and we're willing to do whatever it takes.

Like Guy Rocher said yesterday… 97 years old, one of the fathers of Bill 101, one of the fathers of the Quiet Revolution, saying to the Government yesterday that their idea to not include CEGEPs into Bill 101 is twisted and it's not a good idea… going to fight this lack of willingness of the CAQ. So, when Mr. Legault told me that I'm an extremist because I do think that we should put another brick in Bill 101… Yesterday, I didn't hear Simon Jolin-Barrette say : Guy Rocher, by the way, you're an extremist. No, he stands up, he applauds, he says : You're a great man, I'm inspired by you, I myself think that I'm the new Camille Laurin. Yes, right. Think again. Merci.

La Modératrice : Dernière question en anglais.

M. Verville (Jean-Vincent) : Do you have a message for the Anglophones that are worried about Bill 96?

M. Bérubé : Well, if you think that's too much, what CAQ is asking, which is the minimum services, watch what we have to offer to Quebeckers. And it's not against Anglophones. They need to understand that if we want to promote French, we have to respect French, we have to make sure that French is going to be there forever, we have to put some action on the line.

And the idea, for the Francophones and the immigrants as well, to go to French college is not extremist. The Gouvernement's paying for all those youngsters, and we want to make sure that they socialize in French. That's just normal in a normal society. So, this is the kind of ideas that we have.

And about the bilingual municipalities, that's really a shame. Yesterday, I put forward that the city of Rosemère and the Town of Mont-Royal, they have less than 20 % of Anglophones and they ask people to be bilingual to apply on a job on sports department or the public security, which is shameful. So, this is happening in 2021, and we're telling to the Government : Make sure it never happens again. Is that good for you? Merci.

La Modératrice :Merci beaucoup. Bonne journée.

(Fin à 9 h 3)