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Point de presse de Mme Méganne Perry Mélançon, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de développement régional et de ruralité

Version finale

Le jeudi 16 septembre 2021, 8 h 20

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures vingt-quatres minutes)

Mme Perry Mélançon : Bon matin, tout le monde. Le constat, ce matin, il est alarmant : ce sont les régions, en fait, qui paient le prix pour l'inaction du gouvernement. La conséquence première dans les régions, là, c'est un bris, une fermeture nette de services. Il n'y a pas d'autre recours possible pour les gens des régions pour aller se faire soigner, il faut faire des kilomètres pour pouvoir obtenir les soins qu'ils méritent, qu'ils ont droit de recevoir.

Juste dans les dernières semaines : fermeture des soins intensifs à l'Hôpital de Matane, pendant un mois, en plus des bris de service en obstétrique qui continuent aujourd'hui; il y a la fermeture de la salle d'urgence à l'Hôpital de Gatineau depuis juillet; la fermeture du bloc opératoire à l'Hôpital de Lachute tout l'été; il y a eu bris de service à prévoir, en fait, à la suite de la démission de huit infirmières à l'Hôpital de Roberval; et il n'y a plus aucun service en obstétrique à l'Hôpital de Ville-Marie depuis avril dernier; et, plus récemment, bien, le ministre nous annonçait que les patients de l'urgence de Senneterre devront recevoir des soins à une heure et demie de route de chez eux.

Alors, ce qu'il faut faire, les solutions qu'il faut mettre en branle dès maintenant, on l'a répété à maintes reprises, et pour répondre à la pénurie d'infirmières, il faut abolir le temps supplémentaire obligatoire, il faut mettre fin à ces horaires complètement inhumains qui ne sont pas basés sur l'écoute, l'entraide, qui sont basés sur les mesures coercitives, il faut complètement stopper ça, il faut qu'on mette toutes les énergies sur les conditions de travail. C'est ce qui va ramener les infirmières dans le réseau public.

Alors, le ministre semblait être le seul surpris, le gouvernement aussi, là, de ce qui nous attend : 20 000 infirmières qui quitteront, déjà 4 000 actuellement. Alors, ce qu'on demande au ministre, bien, c'est de s'occuper du réseau de la santé. Je pense qu'il faut qu'il se rappelle que c'est sa responsabilité aussi, le réseau de la santé. Et on lui demande de faire un peu moins de télévision et s'occuper un peu plus des régions. Merci.

La Modératrice : Je laisse la parole au chef du Parti québécois, M. Paul St-Pierre Plamondon.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Merci, Méganne. Bonjour, tout le monde. Alors, ce matin, je veux revenir sur notre motion d'hier, qui non seulement a été adoptée à l'unanimité à l'Assemblée nationale, la demande d'excuses au consortium canadien-anglais, mais on a vu un coup de théâtre, hier, que Justin Trudeau, Erin O Toole et même Jagmeet Singh se sont joints à ce concert, à cette voix à l'unisson qui demande des excuses. Donc, là, ça va prendre qui pour l'obtenir, cette excuse-là?

Et vous vous rappellerez du cas de Wendy Mesley, à la CBC, qui avait osé nommer tout haut, dans une réunion, le titre d'un livre, et il a fallu qu'elle se confonde en excuses. On parlait même de rééducation. Là, on a un cas flagrant où est-ce que, dans la question, on plantait le constat que le Québec a des problèmes de racisme, et c'est en raison de ses lois discriminatoires. Tous les partis de tous les paliers réclament ces excuses-là. On les veut, on veut les obtenir. Donc, c'est à suivre et c'est important de faire le suivi.

Aujourd'hui, aussi, on va déposer une motion sur le fameux dossier Muskrat Falls. Donc, vous savez, c'est un mégaprojet hydroélectrique à Terre-Neuve qui a été financé à même le fédéral pour des sommes astronomiques. Il a fallu renflouer un autre 5 milliards récemment. Et, un petit rappel, le Québec, lui, a payé seul toutes les infrastructures d'Hydro-Québec. Quand c'était le tour de Terre-Neuve, essentiellement, le gouvernement fédéral a décidé de livrer une concurrence déloyale, à même nos propres impôts québécois, à Hydro-Québec, avec ce projet Muskrat Falls.

Donc, aujourd'hui, on donne une deuxième chance à François Legault parce qu'il nous a dit récemment qu'il était un grand défendeur de la nation et du Québec, on lui donne une deuxième chance de condamner cette décision qui constitue, à même les fonds publics, de la concurrence déloyale contre le Québec et de réclamer le remboursement au Québec de notre part d'impôt qui a été investie dans ce fiasco financier.

À date, François Legault a dit qu'il fallait comprendre la situation, comprendre la situation de Terre-Neuve, et que c'était un peu inhérent au fonctionnement de la fédération canadienne. Nous, on est complètement en désaccord. Et donc je demande aujourd'hui au PM d'appuyer notre motion. Il faut qu'à nouveau l'Assemblée nationale parle d'une seule voix lorsque nos intérêts sont bafoués et nos intérêts sont menacés. Là-dessus, je vais prendre vos questions.

M. Lacroix (Louis) : Sur la pénurie de main-d'oeuvre en santé, j'essaie de comprendre votre position, là, parce que vous réclamez la fin du TSO, mais le TSO existe parce qu'il y a une pénurie d'infirmières. Il n'y a pas assez d'infirmières, donc on est obligé de faire faire du TSO à celles qui sont là. Là, vous dites : Bien, arrêtons de faire du TSO parce que c'est pour ça que les infirmières ne viennent pas travailler dans le réseau. Alors là, vous réclamez la fin du TSO d'ici la fin de l'année. Comment est-ce qu'on peut composer avec ça? Comment est-ce qu'on va continuer à donner les services s'il n'y a plus de TSO puis on sait qu'il manque 4 000 infirmières?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : On sait qu'il manque 4 000 infirmières et on se rend compte que la raison du départ des infirmières, c'est beaucoup les conditions de travail épouvantables. Ce qu'on voit dans d'autres provinces canadiennes, dans d'autres réseaux hospitaliers, c'est qu'au lieu d'imposer des quarts de travail parfaitement inhumains, là, huit heures, plus huit heures, plus d'autre temps supplémentaire, c'est inhumain et ça pousse à la sortie les infirmières...

M. Lacroix (Louis) : ...

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, je veux juste finir. Donc, ce qu'on va faire, c'est donner des conditions de travail, par exemple, de consentement, aménager des séquences de travail qui sont peut-être un peu plus longues, mais qui ne sont pas inhumaines, comme 16 heures consécutives. Et on dit : Il faut réglementer tout ce qui se passe au privé. Parce que, là, si toutes les infirmières s'en vont en agence parce que, justement, leurs conditions de travail sont meilleures dans ce système-là, mais que ça nous coûte une fortune puis qu'au final il nous manque des gens, bien, il faut intervenir dans cet exode-là des infirmières vers un système privé qui ne nous sert pas du tout.

Mme Prince (Véronique) : Est-ce qu'on pourrait déléguer les actes des infirmières? Est-ce que ça pourrait être une avenue, par exemple?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, moi, je pense qu'il faut commencer par rehausser les conditions de travail. Ça a été dit je ne sais pas combien de fois. Il faut faire attention, aussi. Le débat est revenu ce matin, là, mais on parle de 20 000 personnes, dans le réseau de la santé, qui pourraient se retrouver sans solde au 15 octobre, si le gouvernement, malgré tout ce qu'on a entendu à la commission sur cette question-là, s'entête. On était le seul parti à écouter ce qui se passait dans cette commission-là, avant de prendre position, et on a été le seul parti à dire haut et fort : Ça n'a aucun sens de placer des infirmières en suspension sans solde, alors qu'on a cette pénurie-là. Donc, il va falloir que le gouvernement entende les messages.

M. Laforest (Alain) :

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Il faut bonifier, clairement, il faut bonifier les conditions de travail.

M. Laforest (Alain) : …bien, elle a été acceptée, cette convention-là.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Oui, mais ça ne nous empêche pas de négocier avec les syndicats sur comment la question du temps supplémentaire pourrait être réaménagée. Mais c'est parce qu'il y a une déconnexion avec les gens qui travaillent dans le système. Il n'y a personne qui leur pose la question : Avez-vous des suggestions?

M. Laforest (Alain) : …les syndicats est-ce qu'ils sont déconnectés, pour avoir accepté cette convention collective là?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, je n'ai pas pris part à la négociation, mais il n'y a rien qui nous empêche, en date d'aujourd'hui, de proposer des aménagements pour que les infirmières cessent de quitter la profession.

M. Lacroix (Louis) : Mais hier, là, M. Legault, vous l'avez entendu en conférence de presse, là, il a fait un pont d'or aux infirmières : prime, si elles reviennent dans le réseau, elles pourraient continuer à percevoir leurs pensions de retraite, pour les retraités, si elles reviennent. Puis, en plus, on dit : On va prendre les infirmières du privé, on va les amener dans le système public, avec leurs conditions de travail et avec leurs salaires, puis, pour ne pas créer deux catégories d'infirmières, on va donner les mêmes conditions à tout le monde. Un, est-ce que le Québec a les moyens de faire ça?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, c'est probablement… Tu sais, il y a le dicton : Trop peu trop tard, là. On va voir si ce bouquet de mesures là aura un effet. Probablement. Mais pourquoi avons-nous... Et je veux juste poser la question qu'on devrait tous se poser, là : Pourquoi avons-nous attendu des bris de service dans à peu près… dans un grand nombre de régions, partout à travers le Québec, pour mettre en mesure des incitatifs puis se poser la question : Pourquoi est-ce que toutes nos infirmières... un grand nombre d'infirmières se retrouvent en agence, alors qu'on a besoin de ces gens-là dans le réseau public? Donc, c'est très, très irresponsable d'arriver après coup et dire : Là, on va essayer un bouquet de mesures...

M. Laforest (Alain) : …le Parti québécois était au pouvoir, quand les libéraux étaient au pouvoir, il y en avait, des bris de service...

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Ah non! mais là on atteint des records inégalés et…

M. Laforest (Alain) : …la pandémie ou le vieillissement de la population?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, c'est qu'on a ignoré la question des conditions de travail, on a pressé le citron en disant : On est en crise, donc faites-en, du temps supplémentaire. Puis évidemment ça venait avec des compliments, là : les anges gardiens, et tout. Mais concrètement il n'y avait pas d'ajustement pour que ce soit durable, comme modèle, puis là, bien, on paie le prix.

M. Lacroix (Louis) : …avec ce que propose M. Legault?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, ce que je dis, c'est qu'il est un peu tard. On va voir si ça a de l'effet. Je ne me positionnerai pas à savoir quel effet ça aura. Mais moi, je pense que ce qu'on attend du gouvernement, c'est d'entendre un peu plus les syndicats puis travailler en collaboration, au lieu d'être détaché du terrain puis là lancer des mesures miracles, alors que le problème est là depuis longtemps, puis il n'y a pas eu de dialogue avec les...

Mme Plante (Caroline) : ...est-ce que c'est acceptable?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Complètement inacceptable. Et c'est très triste de voir qu'encore une fois le sujet, cet automne, ça va être que le ministère de l'Éducation, en fait, manque totalement de leadership, manque d'organisation. Ça a été le sujet, toute l'année dernière, et là on se retrouve encore avec des situations d'absence de planification et des situations qui sont très démotivantes pour les parents comme pour les enfants.

Mme Plante (Caroline) : Est-ce que vous remettez en question le travail de M. Roberge, comme l'a fait avant vous Mme Labrie?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : En fait, Véronique Hivon a déjà demandé sa démission lorsqu'il avait menti sur l'avis de santé publique, là. Il avait suggéré que l'avis de santé publique lui avait demandé de faire quelque chose, ce n'était pas vrai, et, à ce moment-là, Véronique Hivon avait demandé sa démission. Simplement, on ne comprend pas pourquoi, mais, dans le cas de M. Roberge et de certains autres politiciens — c'est surtout des hommes, vous remarquerez — il semble y avoir une protection toute épreuve par rapport à un changement qui s'impose, à mon avis, au niveau du ministère de l'Éducation.

Mme Porter (Isabelle) : Concernant la vaccination des infirmières, là, si je comprends bien ce que vous avez dit tout à l'heure, c'est qu'entre autres solutions à la pénurie d'infirmières on devrait permettre à des infirmières non vaccinées de rester travailler, c'est ça?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Oui. C'est-à-dire qu'au lieu de les placer en sans solde on devrait faire comme des provinces canadiennes, l'Ontario, le Manitoba, le Nouveau-Brunswick, et dire : Si vous n'êtes pas vaccinées, on veut quand même que vous travailliez, mais il va falloir mettre des mesures de contrôle très, très serrées comme, par exemple, un test par jour, avec le plus de télétravail ou d'exposition minimum aux patients qui sont à risque. Mais il y a des solutions pour être flexible. Mais mettre à la porte... parce que c'est ça, là, hein, un congé sans solde indéfini, là, ça ressemble à un congédiement déguisé, mettre à la porte 20 000 personnes, dans l'état actuel des bris de service dans le réseau de santé, c'est de la folie, là. On ne peut pas se permettre ça.

Et on voit que d'autres provinces, d'autres juridictions ont été plus créatives et ont axé moins sur la peur. Parce que la prémisse de l'intervention du gouvernement, c'est que, si on fait peur aux gens, le taux de vaccination augmente. Mais ça, l'INSPQ est venu dire : On n'est pas certains de ça. Historiquement, au Québec, on n'a pas misé sur la vaccination obligatoire avec des conséquences parce que ce n'est pas clair qu'il y a une corrélation avec le taux de vaccination. Puis un grand nombre d'intervenants en commission sont venus nous dire : Le dialogue, l'éducation, la coopération vont donner de bien meilleurs résultats. D'ailleurs, le taux de vaccination est toujours en hausse, là, première dose comme deuxième dose.

M. Laforest (Alain) : Les infirmières non vaccinées...

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, moi, j'encourage tout le personnel de la santé à aller se faire vacciner.

M. Laforest (Alain) : ...

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : C'est le genre de jugement simpliste que je ne veux pas faire, parce que, si quelqu'un a une condition médicale que je ne connais pas, qui fait qu'elle n'est pas vaccinée, si une femme enceinte a une contre-indication... Je ne commencerai pas à faire du cas par cas. J'encourage le plus grand nombre à se faire vacciner. Puis on avance, on va atteindre…

M. Laforest (Alain) :

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Non, on comprend que c'est contreproductif de placer en suspension, sans solde, des gens dont on a de besoin dans le réseau, alors qu'on a des bris de service. On est le seul parti à dire ça parce qu'on est le seul parti à avoir attendu la commission sur le sujet et à avoir écouté les intervenants.

Mme Lajoie (Geneviève) : Mais vous, si vous êtes un patient, là, est-ce que vous aimeriez vous faire soigner par une infirmière non vaccinée?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Ça dépend des mesures de contrôle. C'est que, là, on présume que la seule mesure de contrôle et de prévention, c'est le vaccin. Dans les faits, le fait d'être vacciné n'empêche pas la transmission, et les tests demeurent vraiment importants. Là, on a un gouvernement qui vient de se réveiller, de ce que j'ai compris, là, puis qui vient de découvrir que les tests, c'était une bonne chose, alors qu'on a parlé toute l'année dernière de l'importance de tester les gens. Et il y a dans l'aménagement de travail, lorsqu'on regarde les autres provinces canadiennes... il y a toutes sortes d'aménagements qui protègent les patients. Donc, il faut explorer toutes les mesures préventives et non pas penser qu'il n'y a que le vaccin qui est un outil de prévention, quoiqu'on a intérêt à être vacciné.

La Modératrice : On passe aux questions en anglais, s'il vous plaît.

M. Larin (Vincent) :

La Modératrice : On va passer aux questions en anglais... On va prendre les questions en anglais, s'il vous plaît, ça fait…

M. Larin (Vincent) : …votre parti s'est déjà opposé à ce que des gens avec des signes religieux ostentatoires pratiquent pour le public. Ça, ça vous dérange, mais le fait qu'elles ne soient pas vaccinées ne vous dérange pas?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Il n'y a aucun rapport entre les signes religieux puis la vaccination.

La Modératrice : On va passer aux questions en anglais.

Mme Fletcher (Raquel) : …should they be working in the health care system?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : It depends on their personal medical profile.

Mme Fletcher (Raquel) : No, I understand there's people who can't get the vaccine. But if they choose not to get it... Are they working in the right field?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : No, there are several reasons that can explain a vaccination rate that, by the way, is around 95 % in nurses. So, what is the situation of the remaining 5 %? It depends on individual cases. Our point is to say : If you fire them, given the current situation in the health system, we will have serious problems. We already have serious problems. So, let's be pragmatic, here, and find solutions that will give us a chance to give, provide services to the population. And that's the case in several other provinces in Canada. They don't fire people. They test them more, they make them work from distance. There are several solutions to get people to work, even though they have a specific medical profile.

Mme Fletcher (Raquel) : On Mr. Roberge, should he be… should he resign or should he be fired or removed from his ministry?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : We've been saying for several months that he should be fired. We said that, Véronique Hivon said that when the… Mr. Roberge went with a statement that he received a Public Health opinion, and it was not the case, so he didn't say the truth, and, at that point, we said : We can't have confidence, we can't trust this person as the Minister of Education. So we've been asking for that for several months. 

Mme Senay (Cathy) : You know that the consortium yesterday said that they will not publish an apology for the question during the English debate. They answered to this already. So, even though the National Assembly had two motions, Mr. Legault said it was an attack against Québec and then wanted the federal leaders to ask for an apology, they did, but finally, it's no. 

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Well, have we received, within the past 24 hours, now that we have all federal parties and all provincial parties... did we receive a formal answer?

Mme Senay (Cathy) : Yes, they sent the same press release than they sent last Friday. It doesn't contain an apology.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : So, it tells you that the only form of socially acceptable racism and intolerance in Canada is intolerance against Francophones and Quebeckers. You can't have a more clear-cut, clear evidence of that phenomenon. 

Mme Senay (Cathy) : Mr. Legault qualified Gabriel Nadeau-Dubois as a «woke», yesterday, during question period. What does that reveal to you, using that qualification?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : I have to say... maybe I'll repeat it in French, but I find it very funny that Gabriel Nadeau-Dubois doesn't know what the word «woke» means. If he forgot, he should just get in contact with his «collectif antiraciste» and «décolonial» because lately they said that Gabriel Nadeau-Dubois and Québec solidaire have problems with systemic racism.

«Wokism» is not a light and normal phenomenon. It's a threat to democracy. What is it? It's universities that prevent you from saying certain words, or studying, or making certain arguments. It's accusations of racism that are unfounded and that are tactical. It's an organisation of society that is based on color of skin, instead of building upon rules that apply to everyone and building on the fact that we're all citizens, no matter what our differences are. It's a very serious topic.

So, knowing that Québec solidaire has been saying that parties that are supporting Bill 101 and the bill on secularism are racists, to hear Québec solidaire say «I have no idea what wokism is» is quite funny.

La Modératrice : Dernière question en anglais, s'il vous plaît.

M. Authier (Philip) : In your mind, that wasn't a compliment, it wasn't derogatory when it was tossed at Mr. GND like that?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Oh no! it can't be a compliment. If we are dealing with threats to freedom of speech within our universities and if we're dealing with accusations of racism and programs that are based on color of skin, and tensions, social tensions based on theories that are really counterproductive, it can't be a compliment, and it's a real threat for our democracy.

M. Authier (Philip) : GND said this morning that's because he's trying to create a distraction away from his urging of Quebeckers to vote Conservative. Why did he used this word?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Well, I think it's useful for François Legault to not have to answer to very serious questions such as : Why are you supporting the Conservatives, knowing that it might be a Liberal Government? Why are you still a federalist, knowing that all your demands have been rejected and that now we're getting insulted? All those very serious questions can be eluded, if he has an argument with Québec solidaire as to who's the most this or that. It was not a very great moment of democracy, yesterday, it was not...

M. Robitaille (Antoine) : Mais, M. St-Pierre Plamondon, est-ce qu'il y a de la place entre Duplessis et le «woke» pour le Parti québécois?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien évidemment. Le jeu de la CAQ, dont l'électorat n'est pas très «woke», là, disons-le, c'est de placer la discussion en Chambre sur le «wokisme», qui n'est pas un phénomène banal. Moi, je ne comprends pas que Gabriel Nadeau-Dubois nous dise, sans partir à rire, qu'il ne sait pas c'est quoi, le mot «woke»...

M. Robitaille (Antoine) : Ma question, c'est : Est-ce qu'il reste de la place pour le Parti québécois dans cette joute entre Duplessis et le «woke»?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Évidemment, parce que ça prend une voix qui est constructive puis ça prend une voix qui nous ramène à l'essentiel, à savoir est-ce que c'est normal qu'on ne puisse pas prendre nos propres décisions, que nos demandes légitimes soient rejetées et qu'au final on n'ait aucune porte de sortie parce que le premier ministre s'entête à dire qu'il est fédéraliste, peu importe combien de fois on va se faire gifler.

Puis c'est là que le Parti québécois arrive avec peut-être moins de coups d'éclat, là, on n'embarque pas dans les insultes de «monarque» puis de «woke», mais on est pertinents, comme on était pertinents sur la langue française, comme on a été le seul parti à dire qu'on perdrait des infirmières si on n'écoutait pas la...

La Modératrice : C'est tout pour nous, merci... pour ce matin.

Des voix :

La Modératrice : C'est assez, je n'ai plus le temps.

(Fin à 8 h 45)

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