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Point de presse de M. Joël Arseneau, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de santé, et M. Sylvain Gaudreault, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques

Version finale

Le mercredi 15 septembre 2021, 8 h 40

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures quarante-six minutes)

M. Gaudreault : Alors, bonjour à tous et à toutes. Ça nous fait extrêmement plaisir d'être ici, ce matin.

Je veux faire un suivi sur la nouvelle qui est sortie ce matin concernant les intentions du gouvernement, semble-t-il, de mettre fin à toute exploration des hydrocarbures. Alors, c'est une bonne nouvelle, mais nous voulons que le gouvernement aille plus loin. Ce que nous comprenons, ce matin, le gouvernement parlerait — et je reste au conditionnel — parlerait de l'exploration.

Alors, nous, vous le savez, au Parti québécois, on avait annoncé dès début juin que nous allions déposer prochainement — parce qu'on y travaille encore, mais ça chemine bien — un projet de loi pour mettre fin à l'exploration et à l'exploitation des hydrocarbures, et même avec effet rétroactif. On est en train de travailler là-dessus.

Alors, on est heureux de constater, ce matin, que le gouvernement semble vouloir aller dans la même direction. Alors, nous, nous lui disons qu'on est prêts à travailler avec lui pour s'assurer qu'au Québec, qu'on ferme la porte à double tour, avec ceinture et bretelles, oui, à l'exploration d'hydrocarbures, mais, oui, à l'exploitation d'hydrocarbures. Alors, ça, c'est la première chose.

Et vous savez qu'on a annoncé à notre caucus, la semaine passée, que, pour nous, cet automne, il s'agit de l'automne climatique, surtout à la suite du rapport du GIEC qui a été rendu public au mois d'août. Alors, c'est une des étapes, ce projet de loi sur lequel on travaille. Donc, ce matin, on est heureux de voir l'ouverture ou le pas que semble vouloir faire le gouvernement. Nous lui disons qu'on est prêts à travailler avec lui sur la base de ce qu'on est en train d'élaborer pour mettre fin, oui, à l'exploration, mais oui, à l'exploitation. C'est une des étapes, pour nous, de l'automne climatique.

Je laisse la parole à mon collègue et néanmoins ami, Joël Arseneau.

M. Arseneau : Néanmoins. Alors, je pense qu'il y a un sujet aujourd'hui, outre l'environnement, qui est incontournable, c'est celui du système de santé qui implose.

Le Québec subit, vous le savez, une crise sans précédent dans les hôpitaux depuis plusieurs mois. Et le seul qui semble surpris de ça, c'est le gouvernement. Le ministre de la Santé, hier, s'est dit surpris de voir qu'il manquait 4 000 infirmières.

Moi, je ne comprends pas que le ministre soit aussi déconnecté de la réalité du terrain, de la réalité des travailleurs du réseau. Je ne m'explique pas comment le ministre peut se dire surpris de cette situation, alors que tout le monde, tous les Québécois le savent depuis des mois que le réseau s'écroule.

Les témoignages des professionnels en soins sont nombreux jour après jour, après jour. Depuis des mois, on sait que les infirmières sortent du réseau à pleine porte. Les chiffres ont été révélés en février dernier. On manque de travailleuses, de travailleurs.

Elles vont vers des agences privées, entre autres, parce que leurs conditions de travail sont tout simplement impossibles pour elles. Elles partent aussi, évidemment, en invalidité, en épuisement.

Pendant tout le mois de juillet, au Parti québécois, on a multiplié les interventions pour demander au gouvernement un plan d'action, un plan de contingence, pour éviter les fermetures de services. On l'a dit à plusieurs reprises : La gestion du réseau, par fermeture de services, ce n'est pas la voie à suivre. Le gouvernement a fait la sourde oreille. On a interpellé par voie de communiqué, par voie de lettre ouverte également.

Il est impossible que le gouvernement n'ait pas entendu ces cris du coeur des infirmières, ces signaux de détresse pendant tout l'été. Et on est vraisemblablement restés les bras croisés en prenant pour acquis que les bris de service, bien, c'était une fatalité, puis le temps supplémentaire obligatoire, bien, une normalité, avec les résultats que l'on connaît aujourd'hui.

Alors, là-dessus, je voudrais… je suis prêt à prendre vos questions et mon collègue également.

La Modératrice : Une question et une sous-question.

M. Lacroix (Louis) : Est-ce que le ministre Dubé a négligé la partie, si on veut, administration du réseau de la santé, à votre avis? Parce que tout le monde s'entend pour dire qu'il y a quand même un bon travail qui a été fait pour la pandémie, entre autres, la campagne de vaccination va bien, mais est-ce que M. Dubé néglige son travail de ministre?

M. Arseneau : Bien, en tout respect pour le travail du ministre Dubé, je pense, effectivement, que, si on l'a décrit à certains moments comme le ministre de la pandémie, bien, ce n'est pas pour rien. C'est parce que pour ce qui est de la gestion du réseau en tant que tel puis sur ce qui se passe véritablement sur le terrain, il n'a pas démontré le leadership nécessaire, l'écoute nécessaire pour pouvoir rassurer les gens qui portent le réseau à bout de bras et qui ont multiplié les appels à des interventions de sa part depuis des mois et des mois. Encore la semaine dernière, il y a trois jours, en fait, il y a encore un groupe d'infirmières qui demandaient une intervention rapide, un signal, en fait, que le gouvernement les entend. Ils veulent des signaux d'espoir et ils ne les ont pas obtenus encore.

La semaine dernière, le premier ministre lui-même disait : Il nous manque 4 000 infirmières dans le réseau, nous avons tourné toutes les pierres, et il démontrait un peu, là, cette espèce d'impuissance. Quel signal est-ce que ça donne aux gens de terrain, alors qu'on voit que, pendant ce temps-là, les agences, par exemple, les agences privées, celles qui vont avoir les meilleurs quarts de travail, par exemple...

M. Lacroix (Louis) : Mais est-ce qu'on aurait dû délester M. Dubé de la responsabilité de la pandémie pour donner ça à un ministre qui aurait pu se concentrer exclusivement là-dessus, pour que, lui, il puisse faire le travail d'administration du réseau de la santé? C'est le poste le plus important dans le budget du Québec.

M. Arseneau : C'est le poste le plus important, dans le budget du Québec, il est déjà scindé, Santé et Services sociaux. Moi, je pense que ça fait partie intégrante des responsabilités que l'on prend, comme ministre de la Santé, de s'occuper du réseau de la santé, qu'il y ait une pandémie ou pas. Et là, moi, je ne m'explique pas qu'on ait les yeux rivés sur un tableau de vaccination, puis qu'on fasse des communications publiques comme si on était le responsable de la vaccination, puis qu'on ne fasse pas des gestes parce qu'on est responsable du réseau de la santé. Alors, je pense qu'il y a une partie de la responsabilité qui n'a pas été prise.

M. Larin (Vincent) : Est-ce qu'on peut faire les deux bien en même temps, M. Arseneau? Est-ce qu'on peut bien gérer la pandémie puis bien gérer le réseau de la santé?

M. Arseneau : En fait, la réponse, c'est : Est-ce qu'on l'a bien fait? Bien sûr que non, parce qu'on voit le réseau qui s'écroule. Est-ce que ça aurait pu être fait? Moi, je pense que oui. Mais là, à ce moment-là, si le gouvernement juge, si le ministre lui-même juge, qu'il est inapte à prendre les deux responsabilités, qu'il le signifie d'urgence au premier ministre pour être délesté d'une partie de sa responsabilité qu'il ne prend pas, si tel est le cas. Mais c'est à lui de répondre à cette question-là : Est-ce que je suis capable de gérer les réseaux en même temps que j'essaie de gérer la campagne de vaccination et la pandémie? C'est vraiment, c'est une question qui se pose à lui, mais les résultats on les attend toujours.

M. Lecavalier (Charles) : Comment expliquez-vous, là, il semble y avoir un vase communicant entre les électeurs du Parti québécois et ceux du Parti conservateur du Québec?

M. Arseneau : Je ne comprends pas votre question.

M. Lecavalier (Charles) : Il y a eu un sondage, là, commandé par la CAQ qui montre que le Parti québécois a perdu beaucoup de votes. Il semble que ce soit au profit du Parti conservateur du Québec. Est-ce que vous sentez ça chez vos partisans qu'il y a un appétit pour le discours du Parti conservateur du Québec?

M. Arseneau : Non, nous, on ressent que les militants du Parti québécois sont toujours derrière nous. Ils veulent toujours l'indépendance. Ils veulent toujours une approche qui est pragmatique, qui est réaliste. Ils veulent des projets et des propositions constructives pour passer à travers la pandémie, pour développer l'économie des régions, pour régler les problèmes dans le système de santé, et on est à des années-lumière des propositions que les conservateurs mettent de l'avant, et je pense que nos partisans le savent aussi.

Mme Gamache (Valérie) : Concernant les infirmières. Tout à l'heure, il y a, quand même, Québec solidaire qui proposait peut-être d'y aller par décret pour ramener les infirmières ou des ressources qui sont au privé dans le réseau public. Est-ce que c'est une avenue, selon vous, que le gouvernement doit explorer?

M. Arseneau : Bien, nous, on est contre la gouvernance par décret, alors on ne va pas là. Nous, on pense que le gouvernement doit favoriser, je dirais, le dialogue avec les infirmières, avec le personnel soignant dans le réseau. D'ailleurs, il y a des exemples, dans certains hôpitaux de Montréal, particulièrement dans le réseau anglophone, on a trouvé des façons de pouvoir mieux gérer le temps des infirmières, enfin les quarts de travail, pour éviter le temps supplémentaire de façon, là, abusive, et c'est une formule qui semble être davantage axée sur la collaboration que la coercition, et je me demande si cette formule-là a été suffisamment explorée. Avant d'y aller avec la méthode forte et les décrets, je pense qu'on n'a pas été au bout de l'exercice, là, de la collaboration avec le personnel soignant.

M. Robitaille (Antoine) : Hier, dans votre premier échange avec le premier ministre, à un moment donné, il vous a répondu : Ce que propose le Parti québécois, il s'engage à faire un référendum dans le premier mandat. C'est son choix, nous on a une autre stratégie. On dirait qu'il disait : On a une autre stratégie, pour quoi, pour l'autonomie ou la souveraineté? Pensez-vous qu'il reste quelque chose de souverainiste chez M. Legault?

M. Arseneau : Moi, je ne le crois pas. Il a fait sa profession de foi fédéraliste à de nombreuses reprises, et je pense qu'à l'heure actuelle, avec son approche collée sur le Parti conservateur, par exemple, à mon sens, le premier ministre nuit à la cause de la souveraineté et de l'indépendance parce qu'il défend un positionnement autonomiste qui est une fumisterie, qui est un leurre, qui ne mène nulle part, qu'à des échecs répétés. Alors, qu'il veuille, je dirais, préserver une espèce de doute sur sa capacité, éventuellement, à changer d'idée une nouvelle fois et d'embrasser la souveraineté. À mon sens, c'est une stratégie ou une tactique, là,  qui a fait long feu. Je pense que les gens ne sont pas là...

M. Robitaille (Antoine) : ...Robert Bourassa, à une autre époque, qui cultivait ce doute.

M. Arseneau : Bien, oui, peut-être, sauf que Robert Bourassa on sait qu'il n'a jamais été au bout de sa déclaration à l'effet que le Québec était pour toujours une nation libre de ses choix et s'il veut emprunter le même chemin, on voit où ça mène. Alors, moi, je trouve que la référence à Robert Bourassa n'a absolument rien de rassurant pour des gens qui, comme nous, croient que la nation québécoise devrait être indépendante.

La Modératrice : ... question en français, s'il vous plaît.

Mme Gamache (Valérie) : ...si on arrivait avec un gouvernement libéral minoritaire, est-ce que M. Legault ne se retrouverait pas ni plus ni moins coincé et ça ne pourrait pas, justement, faire revivre sa flamme indépendantiste?

M. Arseneau : Bien, en fait, je pense que vous avez raison de dire qu'avec le positionnement électoral qu'il a annoncé et l'espèce de militantisme affiché envers le Parti conservateur va lui nuire, selon ce qu'on peut deviner des résultats anticipés pour la prochaine élection. Il va être aux prises avec un gouvernement fédéral avec lequel il ne veut pas composer. Mais, de toute façon, pour nous, c'est bonnet blanc et blanc bonnet. Les deux partis sont, jusqu'à un certain point... bien les deux partis aptes à gouverner, susceptibles de gouverner, minent les aspirations du Québec et je ne pense pas que le que le gouvernement et que le premier ministre Legault va y gagner quoi que ce soit, là, et je ne pense pas que va changer d'idée sur la souveraineté.

La Modératrice : Dernière en français, ensuite en anglais.

Mme Côté (Claudie) : ...donc, il y a eu des consultations tenues par la communauté anglophone. Il y a une comparaison qui a été faite aujourd'hui par Me Goldwalter concernant la Gestapo. J'aimerais avoir votre réaction là-dessus. Est-ce que c'était un amalgame dangereux, facile à faire?

M. Arseneau : Bien, en fait, moi, je trouve ça regrettable que le débat soit à peine commencé, que les commissions parlementaires n'aient pas encore pu entendre qui que ce soit et qu'on lance déjà des invectives, qu'on fasse encore des rapprochements qui sont totalement inappropriés, inadéquats et répréhensibles. Je pense que Me Goldwater devrait s'excuser, revenir à de meilleurs sentiments. On a un débat démocratique qui va s'enclencher sur les façons de protéger la langue française au Québec. Je pense que ça fait un certain consensus. Les mesures qui ont été mises en place, c'est le minimum à partir duquel on peut bâtir un plan de révision de la loi 101 qui nous permette, comme Québécois, de continuer à assurer notre développement en français. Et donc de lancer ce genre de... d'utiliser ce genre de vocabulaire là est tout simplement inapproprié.

Mme Côté (Claudie) : Mais ce n'est pas discriminatoire le projet de loi n° 96? Parce qu'il y a des gens qui disent que c'est discriminatoire.

M. Arseneau : Bien, absolument pas discriminatoire. On disait aussi ce genre de chose lorsque la loi 101 a été adoptée, vous vous en souviendrez, et pourtant, aujourd'hui, bien, on décrit la loi 101, la Charte de la langue française, comme essentiellement une loi exemplaire pour un peuple qui veut continuer à vivre et à prospérer en Amérique du Nord. Et je pense qu'on va dire la même chose d'un prochain projet de loi, si le gouvernement va au bout de sa logique et accepte les recommandations, les propositions qu'on fait, de rendre ça beaucoup plus costaud que ce que M. Jolin-Barrette a présenté au printemps.

La Modératrice : On passe aux questions en anglais.

Mme Senay (Cathy) : ...comparison went too far, even if she was nuanced in…

M. Arseneau : Every time you refer to the Nazis or Hitler, it's absolutely inadequate, and you just can't go there, you know. And I think anyone knows that anytime you refer to any kind of radicalism in the measures that we need to take to protect the French language, that doesn't help the debate or democracy.

Mme Senay (Cathy) : Is there too much tension to have a healthy debate on Bill 96 with the context of the English debate last week and the other comments from EMSB on Bill 96? And is there too much tension? Is it possible to have a healthy debate on the reform of the French language?

M. Arseneau : I think we need to have the debate. We've been waiting for three years.

Mme Senay (Cathy) : …the consultations of the English community, you say, like, they are… the tension is really high already, and we haven't started yet.

M. Arseneau : No, no, we need to get through this. You know, there was tension also when we adopted Bill 101, the parliamentarians, you know, sat all through the Summer, and with patience and through debate we got to a result, and the vote was taken some time in August. And the idea is to get on with it to get through the consultations, through the debate and take the time it takes to make the best decisions and get this bill to a vote. But to push, you know, further into the agenda a debate like this doesn't help, because we see that, you know, the urgency to act is there and it's been there for a number of years.

Mme Fletcher (Raquel) : Apart from the comment that you said was inappropriate, what did you think about the other concerns that were raised during these alternate hearings? We heard from Nakuset, yesterday, I believe, who said that Indigenous people will die if they are not able to receive services in the language that they are most comfortable in. These are some pretty heavy concerns. Do you think that there are maybe some problems with this bill, the way that it's written?

M. Arseneau : Well, I'm not very familiar with the alternate hearings that have been going on, I'm sorry, but what I hope is that these consultations will lead to a point of view that will be expressed through the regular process of the hearings that we're going to be starting in the coming weeks, and that that kind of extreme vocabulary, you know, will be set aside and, you know, people will argument based on facts.

When you say, for example, that's what you report, that their concern is that the Indigenous communities will die, I think that has to be substantiated with facts and I don't think it's a great way to start the discussion. You know, it's an opinion and we'll take all of the opinions, but it's a conclusion at the same time, and I think we're not there yet.

Mme Senay (Cathy) : One last question. The Health Minister, you said… with what he said yesterday, that he didn't know that it would be that worse, the shortage of staff, at the beginning of the summer, and, like, he is surprised. And you said that there are avenues in the English Health Care system that we should probably study to abort overtime for nurses, what are they? What did you see that should be applied in Québec, across Québec?

M. Arseneau : Well, we've got solutions. First of all, the obligatory shifts has to… the Government has do to away with it and how they can do it is to sit down with the people, you know, in the hospitals with the personnel and decide what kind of a schedule we can put forward in order to have access to a decent life out of the workplace. And I gave you the example of the English system where I hear people sat down and decided that instead of having eight-hour shifts, it would have 12-hour shifts, that way, when you have this shift, well, you know what you're getting into but then you will not be faced with overtime, forced overtime later on. It seems to work better that way than in other hospitals.

One other solution that I want to refer to is last summer, in the Malbaie, in the Charlevoix region, at the hospital in La Malbaie, if I recall, the Government said : Well, you know, we're, you know, experimenting a shortage of employees, we'll just close down the emergency ward for the night and for weekends, I believe. And then, you know, the staff said: This is impossible, we live here, we have neighbors here, we don't want to deprive them of service. We'll reorganize our schedule, and they found the solution for their community. But if the Government doesn't help people, you know, on the field to find solutions and come up with, you know, shutting down services, that's not a solution.

La Modératrice :Merci beaucoup. Bonne journée.

M. Arseneau :Thank you. Merci beaucoup.

(Fin à 9 h 7)

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