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Point de presse de M. Mathieu Lacombe, ministre de la Famille

Version finale

Le jeudi 10 juin 2021, 9 h 42

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Neuf heures quarante-deux minutes)

M. Lacombe : Merci beaucoup. Bonjour, tout le monde. Je prends vraiment une minute pour réagir ce matin, avant la période de questions, vous le savez, au sujet de… bien, réagir au dépôt de la pétition qui a été faite ce matin par Ma place au travail. Et j'ai réagi de façon très motivée. Je vais dire ça, je réagis à ce dépôt avec beaucoup de motivation, parce que je dirais que le plaidoyer que fait Ma place au travail ce matin, c'est le plaidoyer que je fais, comme ministre de la Famille, depuis que je suis arrivé en poste, et ça a des résultats. Ça se transmet par des gestes concrets. On va finir le réseau. Comme on l'a annoncé, on va tenir parole.

Donc, j'ai envie de dire à ces parents-là : On vous a, bien sûr, entendus, bien avant ce matin, on vous a entendus déjà, depuis qu'on est arrivés en poste. Ça s'est traduit par des actions concrètes, que je n'énumérerai pas ce matin, mais dans lesquelles je pourrais entrer, si vous le souhaitez. Mais, en plus de ces actions concrètes là, ça va aussi se traduire par compléter le réseau complètement, et ça, ce n'est pas anodin. Ce n'est pas anodin, parce que vous êtes là depuis plus longtemps que moi à l'Assemblée nationale, et moi, je ne me rappelle pas la dernière fois qu'un parti au gouvernement a dit : On va faire ça avec un nombre précis de places.

Donc, on a une volonté très, très ferme d'aller de l'avant, puis on va le faire.

M. Laforest (Alain) : Vous étiez trop loin pour venir lui dire en personne?

M. Lacombe : Bien non, Mme Lapointe-Gagnon, moi, je lui ai déjà parlé, on s'est déjà…

M. Laforest (Alain) : …que personne ne lui répond. Elle a envoyé des lettres…

M. Lacombe : Bien là, je vous corrige. Elle a eu des nombreux échanges, elle ou son équipe, avec mon équipe. Ça, je peux vous le garantir.

M. Laforest (Alain) : Peut-être qu'elle a menti ce matin?

M. Lacombe : Bien, je ne vous dis pas ça. Je n'ai pas tout écouté, mais je pense qu'elle faisait allusion peut-être à d'autres personnes que des gens de mon cabinet.

M. Laforest (Alain) : Mais vous êtes prêt à répondre à ses demandes?

M. Lacombe : Bien, tout à fait. C'est-à-dire, Ma place au travail, là, les demandes qu'ils font, ce sont des demandes qui viennent de nos partenaires, l'AQCPE, de syndicats, par exemple. Donc, ils ont fait le tour. Et moi, je salue d'abord cette motivation-là. C'est des gens de ma génération qui se mobilisent. Moi, j'ai beaucoup de respect pour ça puis je les encourage à continuer.

Ce qu'ils ont fait, c'est qu'ils sont allés rapatrier plusieurs propositions qui ont été faites par des partenaires. Ces propositions-là, on travaillait dessus depuis déjà bien longtemps, puis il y en a beaucoup qui ont été mises de l'avant, là. Tu sais, on parle de solutions à court terme. Mme Lapointe-Gagnon, ce matin, ce qu'elle vous dit, c'est : On a besoin d'actions à court terme. Bien, on en a posé une pas plus tard que la semaine dernière avec un plan de relance du milieu familial de 200 millions.

Les syndicats, notamment, qui ne sont pas, vous le savez, réputés pour être très, très, tendres à notre endroit, n'avaient que de bons mots, en parlant d'avancées majeures pour la garde en milieu familial. Puis ça, c'est des places qui peuvent être offertes très rapidement. On a annoncé qu'on allait pouvoir mettre sous permis temporairement des places dans des locaux temporaires. Ça, c'était demandé par le milieu. C'est une avancée, aussi, qui est majeure, parce que ça ne s'était jamais fait.

Là, je pourrais continuer, mais les gestes, là, on les pose, et, ultimement, on va compléter le réseau. Donc, ça, c'est le geste le plus gros à poser.

Mme Gamache (Valérie) : Le message de madame ce matin, c'est de dire : Il y a des enfants actuellement qui sont en danger, parce que ces places-là ne sont pas disponibles maintenant. Est-ce que vous êtes capable de dire qu'il n'y a pas d'enfants en danger au Québec?

M. Lacombe : Bien, écoutez, je pense qu'il faut être prudent. Je pense qu'il faut être prudent.

M. Laforest (Alain) :

M. Lacombe : Bien, j'écoutais ce matin les allusions qui étaient faites. Vous comprenez que moi, je n'irai pas aussi loin que ça. Je pense que, quand on avance des choses, il faut, bien sûr, là, s'assurer que ce soit fondé. Moi, je ne veux pas…

M. Laforest (Alain) : Donc, vous l'avez écouté, sa conférence?

M. Lacombe : Oui. Je n'ai pas tout écouté, là, parce que vous comprenez qu'on a une période de questions ce matin, mais j'ai compris l'essentiel. Puis je comprends, là, qu'il y a des préoccupations. Mais, vous savez, ma responsabilité, moi, c'est de m'assurer qu'on fasse tout ce qu'on peut pour qu'ultimement chaque enfant puisse avoir une place. Moi, je demande aux gens qui trouvent qu'on ne va pas assez vite qu'est-ce qu'on pourrait faire de plus, parce que, là, pour l'instant, on écoute nos partenaires. On travaille avec eux et on fait des avancées majeures. On va de l'avant avec leurs propositions parce qu'on veut que ça marche. Donc, moi, je pense qu'on fait actuellement, là, tout ce qui est en notre possible, puis ça, c'est beaucoup plus que ce qui était fait dans le passé. Donc, on avance.

M. Pilon-Larose (Hugo) : Je comprends qu'il y a des allusions qui ont été faites ce matin qui étaient un peu délicates, là, mais donc… savoir si vous, vous avez été informé qu'il y a des…

M. Lacombe : Non, non, non, je n'ai pas été informé de ça. Puis honnêtement je n'ai pas envie d'entrer là-dedans, parce que c'est un terrain qui est très, très, glissant. S'il y a des situations, là, qui sont problématiques, où on pense qu'il y a des enfants qui sont en danger, bien, il faut appeler la police, là, puis il faut… Je veux dire, il faut avoir recours aux moyens qui sont en place. Écoutez, on ne laissera pas des enfants dans des situations épouvantables. Moi, je ne suis pas au courant, là, mais, si ça arrive, j'invite les parents qui voient ça, évidemment, à contacter la police ou la DPJ, par exemple. Mais là je pense qu'on n'est pas là. Je pense que ce n'est pas ça, l'enjeu, bien honnêtement.

M. Lecavalier (Charles) : Vous sentez un certain désespoir chez certains parents?

M. Lacombe : Bien, tout à fait, et cette pression-là, je la comprends. Je la comprends, cette pression-là. Je l'ai vécue il y a, quoi… Il y a quatre ans, j'étais étudiant à l'Université d'Ottawa, j'avais six cours par session, on avait un bébé, on n'avait pas de place en garderie. À cette époque-là, je commençais à travailler dans les médias sans horaire fixe. Donc, ce casse-tête-là, là, je l'ai connu et je sais très bien ce que c'est. Donc, je comprends, là, d'abord, leur pression.

Puis là, après ça, comprendre, c'est une chose, mais là il faut passer à l'action. On passe aussi à l'action. Les gestes qu'on pose sont salués par nos partenaires, qui, eux, là, sont les spécialistes de notre réseau, qui nous disent : On est sur le bon chemin. Et, comme gouvernement, on a dit : On va s'assurer que chaque enfant puisse avoir une place. On va annoncer 22 000 places supplémentaires aux 15 000 qui sont déjà en réalisation. Ça va faire 37 000 places. Donc, ça, c'est majeur. Il n'y a pas un gouvernement qui a fait ça dernièrement.

Puis, en plus, on dit : Bien, évidemment que ça va prendre de la main-d'oeuvre pour offrir ces places-là… premier gouvernement à déposer un plan d'action pour la main-d'oeuvre, 64 millions de dollars. Puis là il y a une négociation qui commence, au terme de laquelle, je l'ai dit, il y aura une augmentation qui va refléter le travail qu'elles font.

Donc, moi, bien honnêtement, je comprends, je comprends le désespoir et l'impatience de ces parents-là. Mais je veux les rassurer en leur disant : Maintenant qu'on est au gouvernement, vous avez les bonnes personnes pour régler ce problème-là, et on est déjà sur l'autoroute pour le régler.

M. Bossé (Olivier) : Son bébé a sept mois. Est-ce qu'on peut penser qu'ils vont trouver une place avant qu'il ait deux, trois ans? Vous le savez, vous en avez, là, ça grandit vite, puis le temps passe.

M. Lacombe : C'est clair. Puis là j'ai deux couples d'amis qui viennent d'avoir des bébés dans les dernières semaines et qui m'en parlent souvent. Donc, je comprends tout à fait cette pression-là, mais j'ai envie de dire : Je ne travaille pas pour qu'une personne en particulier au Québec ait une place demain matin. Je travaille pour que tous les enfants du Québec, à terme, puissent avoir une place, et qu'on complète ce réseau-là qui n'a jamais été complété par personne depuis 25 ans. On est un gouvernement efficace. On est un gouvernement des familles. Et nous, on a dit qu'on allait le terminer. Regardez ce qu'on fait depuis le début, on tient nos engagements.

M. Lecavalier (Charles) : Quel conseil vous donnez à un couple, là,  dont le congé parental est terminé, qui n'ont pas de place en garderie puis qui ne savent pas quoi faire, là? Donc, ils n'ont pas de place en garderie. Ils retournent travailler. Qu'est-ce qu'ils doivent faire, selon vous?

M. Lacombe : Bien, c'est clair qu'il n'y a pas de solution magique. Mais je pense que, notamment, avec l'annonce qu'on a… Je pense que l'annonce qu'on a faite pour le milieu familial la semaine dernière, 200 millions de dollars pour relancer la garde en milieu familial, ça va avoir un impact majeur. Bien honnêtement, c'est passé un peu sous le radar, bon, parce que les dossiers famille, ce n'est pas toujours les dossiers qui défraient le plus la manchette, même quand on fait des annonces de cette envergure-là. Mais je vous invite, pour vrai, à aller relire les communiqués qui ont été émis par les partenaires à ce moment-là. Il y a unanimité sur le fait que ça va avoir un impact sur le terrain. Donc, ce n'est pas juste moi qui vous le dis, là.

M. Laforest (Alain) : Quand?

M. Lacombe : Bien, évidemment, ça va dépendre des gens qui veulent offrir ces places-là sur le terrain.

M. Laforest (Alain) : …à l'automne?

M. Lacombe : Mais, M. Laforest, je ne peux pas vous dire : Ça aura un impact la semaine prochaine ou dans un mois. Mais ce que je peux vous dire, c'est que tout le monde, tout le monde qui travaille dans le réseau, et même ceux qui sont très critiques envers moi habituellement, s'entendent pour dire que c'est une avancée majeure puis que ça aura un impact très rapide. Donc, si quelqu'un, là, ce matin, voit ces incitatifs-là, il se dit : Bien, moi, ça m'intéresse, cette place-là, là, ces places-là qui pourraient être créées, six ou neuf places dans chaque milieu familial, ça pourrait être offert dans quelques semaines.

Donc, d'ici quelques semaines, là, d'abord, on pourrait freiner l'hémorragie. Moi, c'est mon souhait le plus cher, parce que je vous rappelle qu'on perd en moyenne plus de 4 000 places, 4 000 places de pertes en moyenne, depuis 2014. Et là nous, on est le premier gouvernement, là, qui se réveille en disant : Bien oui, il faudrait peut-être arrêter de perdre des places, parce que le bilan à la fin de l'année est négatif. Donc, on a posé un geste, puis moi, je pense qu'à très court terme ça aura un impact.

Donc, mettez tout ça ensemble, là. On freine l'hémorragie avec notre plan de relance dans le milieu familial, qui est salué par tout le monde. Ça, c'est du court terme. Premier gouvernement à déposer un plan d'action pour la main-d'oeuvre, pour être capable de miser sur l'avenir du réseau. Puis là je vous épargne toutes les autres annonces, comme les places qui peuvent être offertes de façon temporaire, les places de 2011‑2013, qu'on a relancées. On a dit qu'on allait compléter le réseau avec 22 000 nouvelles places. Mettez tout ça ensemble, je peux vous le mettre sur une feuille 8 ½ X 11, puis ça fait un pas pire plan de match, comme nous le réclame l'opposition. À un moment donné, je pense qu'ils sont capables de mettre les morceaux du casse-tête ensemble.

Le Modérateur : Questions en anglais? Merci.

M. Lacombe : Merci beaucoup, tout le monde.

(Fin à 9 h 52)

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