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Point de presse de Mme Christine Labrie, porte-parole du deuxième groupe d’opposition pour la famille

Version finale

Le jeudi 3 juin 2021, 11 h 06

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Onze heures six minutes)

La Modératrice : Alors, bonjour à tous et à toutes. Bienvenue à ce point de presse de la députée de Sherbrooke et responsable pour Québec solidaire en matière de famille.

Mme Labrie : Merci, Sandrine. Je veux réagir aux propos du ministre de la Famille ce matin. C'est inadmissible pour moi que le ministre continue de nier qu'il y a une crise dans le réseau. Il faut qu'il reconnaisse qu'il y a une crise, et pas seulement dans le milieu familial. Moi, je suis tannée que M. Ça s'en vient nous demande nous demande d'être patients… et il dise aux parents et aux éducatrices d'être patients. Savez-vous ce qui s'en vient? Les bris de service, la diminution de la qualité dans le réseau, les reculs dans l'indépendance économique des femmes, l'appauvrissement des familles. C'est déjà commencé, d'ailleurs, et c'est très grave.

Il y a des parents, en ce moment, qui ont déjà une place et qui la perdent parce que leur milieu ferme. Il y a des parents qui ont déjà une place et qui se font appeler par leur CPE pour aller chercher leur enfant plus tôt ou même pour le garder à la maison parce qu'il manque de personnel. La proportion d'éducatrices qualifiées, elle est en baisse. Les inscriptions au programme technique, elles sont en baisse. Il y a des dizaines, des dizaines, des dizaines, des milliers de familles qui n'en ont pas, de place, en ce moment, même si elles se sont inscrites au guichet unique le jour de leur test de grossesse, et elles se privent de salaire. L'inscription au guichet unique, elle est bloquée depuis des semaines. Et, même, ça m'arrive de me demander si le ministre fait exprès de ne pas réouvrir le site pour éviter que la liste d'attente continue de s'allonger.

C'est quoi, si on n'est pas… une crise? On est en plein dedans. Les mesures que le ministre annonce, ce sont des mesures que je lui ai proposées en juin passé : l'ajustement dans le calcul du ratio, les subventions de démarrage en milieu familial, le soutien financier. Imaginez combien de fermetures de places on aurait évitées si ça avait été fait il y a un an.

Et là la mesure qui presse, c'est de bonifier les salaires des éducatrices. Ce sont des services de garde éducatifs. C'est le premier maillon de notre système d'éducation au Québec. La CAQ, elle doit le reconnaître. Elle doit les payer en conséquence, parce qu'autrement, bien, on n'en sortira pas, de la crise. Et j'espère qu'il n'attendra pas encore un an avant de le faire, parce qu'aujourd'hui, en ce moment, le Québec ne peut pas fonctionner sans la participation des femmes au marché du travail. On n'est pas en mesure d'offrir nos services publics sans elles.

Et les familles, en 2021, elles ne peuvent pas subvenir à leurs besoins avec un seul salaire. Donc, on a absolument besoin d'un réseau de services de garde éducatifs de qualité, dans lequel tous les parents sont assurés de trouver une place au moment où ils en ont besoin. Les éducatrices, elles sont la base de ce réseau-là. Elles sont en train de partir en ce moment parce qu'on ne les paye pas suffisamment. Donc, c'est ça, le geste à poser. C'est la qualité du réseau qui est en jeu aussi.

Donc, c'est une véritable crise. Le Parti libéral, oui, a semé les graines de cette crise-là. Mais la CAQ l'a regardé prendre forme depuis plus de deux ans et demi parce qu'ils ont préféré consacrer leur énergie et leurs ressources financières à la maternelle quatre ans. Là, maintenant, c'est le temps qu'ils réalisent qu'on a besoin de s'occuper du réseau de services de garde éducatifs.

La Modératrice : Merci, Mme Labrie. Est-ce qu'il y a des questions? Merci. Bonne journée.

(Fin à 11 h 9)

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