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Point de presse de M. Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux

Version finale

Le mercredi 2 juin 2021, 11 h 29

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Onze heures vingt-neuf minutes)

M. Carmant : Bonjour à tous et à toutes. Je suis heureux d'être avec vous ce matin pour vous donner les détails d'une mesure qui aura des effets directs sur la qualité de vie des enfants hébergés sous la Loi de la protection de la jeunesse.

Aujourd'hui, j'annonce un investissement de 10 millions de dollars par année, récurrent, qui permettra d'améliorer les services de soutien clinique aux familles d'accueil. Ces ressources, vous le savez, sont essentielles. Actuellement, le Québec compte près de 10 000 places en famille d'accueil, dans 6 000 familles réparties à travers le Québec, qui oeuvrent pour le bien-être et la stabilité des enfants dans le besoin. La hausse constante des signalements des dernières années ainsi que les efforts qu'on a faits pour augmenter les évaluations et diminuer les listes d'attente ont augmenté les besoins pour des familles d'accueil, et plusieurs de ces enfants sont… doivent aller dans certaines familles.

En juillet 2020, l'annonce d'un investissement de 90 millions pour le rehaussement de plusieurs services destinés aux jeunes en difficulté et leurs familles n'a ajouté que 25 postes dans le soutien clinique pour les familles d'accueil. Nous venons aujourd'hui d'augmenter de façon significative l'aide apportée aux gens qui se dédient à ces enfants.

L'investissement de 10 millions vise trois priorités : premièrement, augmenter d'une centaine le nombre de postes de soutien aux familles d'accueil, bonifier les services rendus aux jeunes hébergés et aussi améliorer l'attraction et la rétention des familles d'accueil partout au Québec.

La nécessité de ce soutien aux familles d'accueil a également été soulevée par la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse. Notre gouvernement s'est engagé à ce que le rapport de la commission fasse l'objet d'un suivi rigoureux, et c'est pourquoi le premier ministre m'a donné le mandat de mettre sur pied un groupe d'action interministériel pour assurer la mise en oeuvre des nombreuses recommandations. Plusieurs actions ont été posées au cours des deux dernières années, et nous allons intensifier nos efforts afin de faire plus pour nos enfants les plus vulnérables.

J'en profite d'ailleurs pour mentionner qu'on recherche un plus grand nombre de familles d'accueil dans plusieurs régions du Québec. Si vous souhaitez faire une place au sein de votre famille pour des enfants qui pourront bénéficier d'un milieu de vie sécuritaire et bienveillant, où ils pourront mieux s'épanouir, je vous invite à communiquer à votre CISSS ou à votre CIUSSS de votre région pour connaître les besoins au sein de votre communauté. Les enfants confiés à des familles d'accueil ont des besoins particuliers et portent parfois en eux des bagages empreints de négligence et de maltraitance. Accueillir un enfant de manière bienveillante et lui offrir le soutien nécessaire à son mieux-être et à son épanouissement est un don de soi extraordinaire. Je tiens à témoigner à ces familles toute ma reconnaissance et toute mon admiration. Merci.

La Modératrice : Merci, M. le ministre. On va passer à la période des questions. Français, ensuite anglais, une question, une sous-question, s'il vous plaît.

M. Laforest (Alain) : M. Carmant, est-ce que vous êtes à l'aise de siéger avec Pierre Fitzgibbon actuellement?

M. Carmant : Écoutez, le premier ministre va faire une sortie à 13 heures, et je lui laisse la prérogative de répondre en premier.

M. Laforest (Alain) : …ligne officielle, là. Pierre Fitzgibbon, vous le connaissez depuis longtemps, vous étiez avec lui quand vous avez formé la Coalition avenir Québec. Vous êtes engagé, vous êtes dédié à la politique, là, on le sent très bien, avec les annonces que vous faites ce matin. Moi, je vous demande : Personnellement êtes-vous à l'aise qu'un de vos collègues ne respecte pas le code d'éthique?

M. Carmant : Bien, moi, je pense que c'est le premier ministre qui doit être le premier à s'exprimer sur le sujet, et je vais lui laisser la parole. Il donne son point de presse à 13 heures. Merci.

M. Larin (Vincent) : Est-ce que tous les députés devraient se conformer au code d'éthique?

M. Carmant : Écoutez, comme je vous dis, le premier ministre va donner sa… son impression. Je n'ai pas lu le rapport de la Commissaire à l'éthique, donc je vais garder la place pour le premier ministre cet après-midi.

Des voix :

M. Carmant : Excusez-moi?

M. Denis (Maxime) : Selon vos valeurs, selon vous, est-ce qu'un député, est-ce qu'un élu à l'Assemblée nationale doit se fier au code d'éthique, doit respecter le code d'éthique?

M. Carmant : Le code d'éthique est là, et il faut que le premier ministre donne son opinion sur les commentaires qui ont été faits par la Commissaire à l'éthique.

M. Laforest (Alain) : Vous, seriez-vous prêt à enfreindre le code d'éthique?

M. Carmant : Je ne pense pas que ce soit mon intention d'enfreindre le code d'éthique.

M. Denis (Maxime) : Sur les bals, M. Carmant, la santé mentale de nos jeunes, qu'est-ce que vous pensez, là, de la Santé publique qui danse? Une journée, on dit qu'on analyse, l'autre journée, on dit : Non, non, il n'y en aura pas. Puis là, encore aujourd'hui : Ah! bien, peut-être qu'il va y en avoir, des bals, on ne le sait pas trop, là, comment on encadre ça. Qu'est-ce qu'on fait avec nos jeunes? On les gère comment? Quel message qu'on envoie aux jeunes du Québec en ce moment?

M. Carmant : Bien, je pense que le message que notre gouvernement envoie, c'est qu'il faut faire quelque chose pour reconnaître les efforts qu'ils ont faits au cours de la dernière année et les aider à célébrer leur réussite scolaire. Maintenant, il faut être quand même prudent, un bal en bonne et due forme, ça peut être un événement superpropagateur, là, on a de la musique, on de l'alcool, on a du chant, on a de la danse, on a des échanges entre deux individus qui ne sont pas nécessairement bien protégés. Donc, nous, on suit les consignes de la Santé publique. On leur a demandé de retourner faire leurs devoirs et voir comment les jeunes peuvent célébrer de façon sécuritaire.

M. Laforest (Alain) : Mais croyez-vous qu'on pourrait organiser quelque chose? Parce qu'on le sait, le bal, c'est marquant dans une vie, là, pour plusieurs jeunes. Est-ce qu'il y a moyen d'organiser quelque chose de sécuritaire ou vous croyez qu'on doit mettre ça de côté? Ne pas aller au bal, est-ce que ça a un impact dans le développement de l'enfant? C'est un deuil qu'il faut faire, là, quand on ne va pas à son bal.

M. Carmant : Bien, je pense qu'il y a toujours moyen de pouvoir le retarder, mais je pense qu'il faut faire quelque chose pour célébrer leur réussite scolaire, la fin de leur secondaire. On a des événements qui permettent d'avoir… plus grandes personnes à l'extérieur. Il faut un petit peu… On a demandé à la Santé publique de réfléchir au sujet et de nous revenir avec une solution.

M. Laforest (Alain) : ...de revoir si on ne pourrait pas tenir quelque chose, style un bal masqué extérieur.

M. Carmant : Ça pourrait être une option, mais, encore une fois, comme je vous dis, il faut faire attention parce qu'un regroupement, surtout à l'intérieur, effectivement, pourrait avoir des effets très néfastes, là, sur l'évolution de la pandémie, là.

M. Laforest (Alain) : Est-ce que ça va avoir un effet... parce que vous parlez de santé mentale aujourd'hui, vous investissez, est-ce que ça peut avoir un impact sur le développement des jeunes, tout ce qu'on a vécu depuis un an et demi, particulièrement le fait de ne pas être capable de marquer les étapes importantes?

M. Carmant : Alors, c'est sûr que tout ce qu'on a vécu au cours des derniers mois, ça a un impact sur la santé mentale de nos jeunes. Il faut leur donner des moyens de s'exprimer, des moyens de s'en sortir, mais je pense que le déconfinement qu'on est en train de faire… Puis il ne faut pas… Il faut mentionner également qu'on a fait quand même beaucoup d'efforts pour les garder à l'école, là. À travers le Canada, à travers le monde, je pense qu'on peut être très fiers de tous les efforts qu'on a faits pour les garder à l'école justement en pensant à leur santé mentale. Mais, oui, je pense que cet été, il faut leur permettre de faire des activités sportives, il faut leur permettre de célébrer la fin de leur secondaire d'une façon sécuritaire pour un groupe qui sera autour de… entre 200 et 300, dépendamment de la taille de l'école, évidemment. Mais c'est pour ça, je pense, que M. Arruda a dit ce matin qu'il allait se remettre sur la table de travail.

La Modératrice : D'autres questions? Anglais?

Une voix : Non.

La Modératrice : Merci beaucoup. Passez une belle journée.

(Fin à 11 h 36)

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