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Point de presse de M. Joël Arseneau, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de santé

Version finale

Le mardi 1 juin 2021, 15 h 19

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Quinze heures dix-neuf minutes)

M. Arseneau : On vient d'apprendre en conférence de presse, de la part du premier ministre ainsi que du Dr Arruda et du ministre de la Santé, M. Dubé, que certaines zones, au Québec, allaient passer au vert. On parle de l'Abitibi-Témiscamingue, de la Côte-Nord et du Nord-du-Québec. Alors, quel ne fût pas notre étonnement, aux Îles-de-la-Madeleine, d'apprendre que nous n'allions pas basculer, avec ces autres régions, vers le vert, alors que la situation épidémiologique, à l'heure actuelle et pour les derniers mois, est au beau fixe.

En fait, il n'y a eu aucun nouveau cas de COVID-19 de rapporté depuis le mois de janvier dernier. La situation est donc stable. Il y a également un taux de vaccination qui atteint, pour la première dose, des taux de 90 %. La deuxième dose a été administrée à 26 % de la population que l'on visait.    Maintenant, évidemment, si on compare aux autres régions où la situation épidémiologique a considérablement fluctué, au cours des derniers mois, on a eu des flambées de cas sur la Côte-Nord, on a eu des variants indiens du côté de l'Abitibi-Témiscamingue, on ne peut pas concevoir qu'au moment où on passe au vert les Îles-de-la-Madeleine soient complètement ignorées.

Évidemment, les Îles-de-la-Madeleine, ce n'est pas une région à part entière sur le plan administratif. Mais, en septembre dernier, dès le moment où on avait annoncé les codes d'alerte de couleur, nous avions plaidé et obtenu, de la part du gouvernement, que les Îles soient considérées comme une région à part entière sur le plan épidémiologique.

Et d'ailleurs cet élément-là a été retenu lorsqu'à l'automne dernier, à la fin octobre, la situation s'est améliorée considérablement, et on a pu déterminer qu'aux Îles on pouvait basculer de la zone orange à la zone jaune. Alors que le reste de la région, donc le territoire gaspésien qui, je vous le rappelle, est situé à plus de 200 kilomètres des côtes de l'archipel madelinot... donc, alors que le territoire gaspésien demeurait au orange avec plusieurs éclosions, bien, évidemment, les Îles-de-la-Madeleine basculaient en zone jaune puisque la situation épidémiologique le commandait.

Ensuite, on a évidemment, comme partout au Québec, eu le nouveau confinement à partir du mois janvier et on a évidemment observé l'ensemble des règles, même si la situation chez nous, sur le plan épidémiologique, n'était pas comparable à ce qui se passait ailleurs au Québec. Alors, évidemment, depuis des semaines, les gens attendent de pouvoir renouer avec, évidemment, des règles plus proches de la normalité. Et, lorsque le plan de déconfinement a été annoncé, bien, on s'est dit : On devrait basculer en zone verte dès le moment où le gouvernement va réinstaurer ce palier de couleur régional. D'où l'étonnement de voir qu'à compter du 7 juin, selon ce qui a été présenté aujourd'hui, les Îles-de-la-Madeleine ne feraient pas partie de cette approche-là.

On nous dira encore une fois, là, peut-être, que le gouvernement ne veut pas aller avec une approche sous-régionale. Et pourtant la réalité prouve le contraire. Depuis les dernières semaines, on n'a pas hésité, au gouvernement, là, à inclure des MRC de la région de Chaudière-Appalaches, par exemple, dans des codes de couleur, là, de rouge foncé. On n'a pas hésité non plus à exclure des MRC de la Capitale-Nationale, comme par exemple la région de Charlevoix, des mesures plus restrictives qui étaient imposées dans la région de Québec. Puis on pourrait aussi citer le cas des régions de l'Outaouais. Donc, cette approche régionale, elle a été adoptée par le gouvernement et jusqu'aux dernières semaines, là, elle était encore en vigueur.

Alors, ce qu'on demande aujourd'hui au gouvernement, là, c'est de corriger le tir, de nous donner l'heure juste et surtout de faire preuve d'une considération pour les insulaires, pour les Madelinots, qui ont respecté les règles même si la situation épidémiologique ne le commandait pas toujours, de nous dévoiler également sur quelles bases, sur quels critères, selon quelles balises une décision comme celle-là pourrait être justifiée. Parce qu'actuellement on ne voit pas comment ni la Santé publique ni le gouvernement du Québec peut maintenir la situation aux Îles-de-la-Madeleine de façon artificielle dans la catégorie jaune, alors que tous les indicateurs, évidemment, sont au au vert.

On pourrait citer des chiffres. En fait, depuis le début de la pandémie, depuis 15 mois, il y a eu moins de 40 cas, jamais aucune hospitalisation, aucun décès il va sans dire. Alors que, si on compare aux autres régions, là, qui aujourd'hui, là, vont bénéficier de cette nouvelle mesure, selon l'annonce qui a été faite, évidemment, ça a été complètement différent, un tableau beaucoup plus sombre.

Alors, on souhaite que les Madelinots soient traités avec équité, que le territoire soit traité, là, dans sa réalité toute particulière et spécifique. Puis on veut, donc, que le gouvernement s'explique. Et, une fois, je pense, qu'il aura révisé le dossier, il pourra aussi, comme nous, conclure qu'à partir du 7 juin la sous-région des Îles-de-la-Madeleine doit aussi virer au vert, comme la situation épidémiologique actuelle, et pour les dernières semaines, le commande. C'est une question, donc, de simple logique, c'est une question aussi, encore une fois, de respect de la particularité insulaire, de la réalité épidémiologique et une question de respect, également, des citoyens de cette circonscription, de cette région des Îles-de-la-Madeleine. Merci beaucoup.

La Modératrice : Alors, ceci met fin à ce point de presse. Merci, et bonne journée.

(Fin à 15 h 25)

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