Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Actualités et salle de presse > Conférences et points de presse > Point de presse de Mme Dominique Anglade, cheffe de l’opposition officielle

Recherche avancée dans la section Actualités et salle de presse

La date de début doit précéder la date de fin.

Point de presse de Mme Dominique Anglade, cheffe de l’opposition officielle

Version finale

Le jeudi 27 mai 2021, 8 h 20

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures trente minutes)

Mme Anglade : Alors, bonjour, bonjour, tout le monde. J'aimerais revenir sur deux sujets aujourd'hui. Le premier, évidemment, le projet de tunnel caquiste, de rappeler que notre formation politique croit dans les grands projets de mobilité puis d'infrastructures pour la capitale nationale comme, évidemment, la question du troisième lien et comme elle était largement abordée dans les dernières semaines.

Je pense que c'est important de rappeler que notre formation politique a toujours soutenu les grands projets de mobilité. Le tramway est un bel exemple de ça. Cela dit, le tunnel caquiste ne répond d'aucune manière à... les critères que l'on s'était donnés, comme projet de mobilité. Et on l'a critiqué en disant qu'il était irresponsable, qu'il était surréaliste, qu'il était même pharaonique.

On a également parlé des conséquences, puis je pense que c'est important que l'on parle des conséquences de la décision du gouvernement de la CAQ d'aller de l'avant sur la circulation, sur l'environnement, sur le trésor public, sur l'étalement urbain, les terres agricoles, beaucoup, beaucoup d'enjeux qui pourraient découler de la décision d'aller de l'avant avec le tunnel caquiste.

Ce qui a été surprenant cette semaine, c'est, dans les périodes de questions que nous avons eues avec le gouvernement, la vice-première ministre s'est défendue de la position qu'elle avait en citant des études qui remontaient aux années 90. On est rendus plus de 20 ans plus tard, et c'est les études auxquelles on fait référence pour justifier des décisions. Ça me paraît particulièrement aberrant.

Le premier ministre, quant à lui, s'est défendu en faisant preuve, lui, d'un électoralisme complètement assumé, qui rappelle les années Duplessis. Alors, ça nous rappelle même, en fait, les fameux frigidaires, sauf que, cette fois, ça va coûter pas mal plus cher.

Ce qu'on aimerait voir, de la part de la Coalition avenir Québec, c'est vraiment moins d'arrogance, plus de transparence et plus de science, toute la manière d'aborder les enjeux, ce sont ces éléments-là que nous aimerions voir de manière beaucoup plus systématique. À plusieurs reprises, on a demandé d'avoir la justification des positions de la Coalition avenir Québec, on a demandé à rencontrer le directeur du bureau de projet, et chaque fois ça a été refusé. Le premier ministre devrait comprendre que le gage qu'il prend avec le 10 milliards de dollars, c'est l'avenir, c'est l'avenir collectif qu'il met en jeu. C'est une gageure que ce n'est pas lui qui va payer, mais bien l'ensemble des Québécois et la Capitale-Nationale au premier chef.

Ce matin, on a vu, d'autre part, des informations additionnelles sur le cas du ministre Roberge. Honnêtement, on est rendus dans une farce qui a vraiment assez duré. On a vu des mensonges. Là, on a l'impression qu'on vit vraiment du camouflage avec le ministre Roberge. On a l'impression d'éplucher un oignon semaine après semaine. On est déjà venus dire à quel point le ministre avait manqué à ses responsabilités ici. Encore une fois, on en a la preuve.

Lorsque je lis la citation suivante du Dr Richard Massé, qui dit : «Je ne suis pas d'accord qu'on nous mette les mots dans la bouche. Je ne veux plus entendre parler de ça. Je ne suis pas d'accord pour écrire que le processus semble conforme, car ce n'est pas notre mandat et ce n'est pas ce qui a été fait par l'équipe de la Santé publique», c'est plus que troublant, c'est choquant. On a vraiment… il y a tout lieu de croire qu'on parle véritablement de camouflage ici et, encore une fois, de mensonge de la part du ministre Roberge.

Alors, aujourd'hui, je pense que le premier ministre devrait regarder cette situation-là de manière plus qu'attentive et poser les gestes qui s'imposent. Le premier ministre devrait déplacer son ministre, le ministre Roberge. Voilà.

La Modératrice : Merci. On va prendre les questions.

Mme Côté (Claudie) : Donc, vous demandez la démission du ministre Roberge?

Mme Anglade : On l'a déjà demandée.

Mme Côté (Claudie) : …une fois de plus, là, c'est la goutte qui fait déborder le vase?

Mme Anglade : Pardon?

Mme Côté (Claudie) : C'est la goutte qui fait déborder le vase, encore?

Mme Anglade : La goutte a déjà fait déborder le vase, mais ceci ne fait que confirmer les raisons pour lesquelles on avait déjà demandé la démission du ministre.

M. Bergeron (Patrice) : Mais qu'est-ce qu'on fait avec le sous-ministre, justement, qui a pu faire des pressions aussi de cette façon-là, avec le cabinet qui a pu faire pression sur le sous-ministre? Est-ce qu'il n'y a pas un problème aussi, là?

Mme Anglade : Il y a un énorme problème. Il y a un énorme problème. Il est évident que quelqu'un a fait pression. La Santé publique sent qu'on a fait pression sur elle, elle le dit. Quand les gens de la Santé publique sortent pour dire : Et c'est assez, je ne veux plus en entendre parler, les mots sont assez forts. On ne parle plus d'inconfort. On se rappellera qu'à un moment donné on avait parlé d'un certain inconfort de la part de la Santé publique. Ce n'est pas un inconfort, ça. Ils refusent qu'on leur mette des mots dans la bouche. Ils ont dit, ils ne sont pas d'accord. Et, pire que ça, ils font valoir qu'ils ne sont pas d'accord, on est au mois de février, mais au mois de mars le ministre continue à tenir les propos alors que son cabinet est au courant. Alors, si ce n'est pas du mensonge, si ce n'est pas du camouflage, aujourd'hui, je ne sais pas ce que c'est.

Mme Lévesque (Fanny) : Vous l'avez dit, ce n'est pas nécessairement cette goutte-là qui fait déborder le vase. À votre avis, le vase est déjà plein. Mais donc qu'est-ce qui explique que, malgré ces révélations, là, qui s'échelonnent sur plusieurs semaines, le premier ministre continue de réitérer sa confiance, sa pleine confiance envers M. Roberge? Comment vous l'expliquez, cette position-là?

Mme Anglade : Pour moi, c'est incompréhensible. On a vu le premier ministre agir beaucoup plus vite avec d'autres ministres, avec des enjeux qui n'étaient pas aussi significatifs. Honnêtement, là, quand on regarde ça, c'est… On est rendu à une étape tellement loin. Il n'a pas la confiance des parents. Et, à maintes reprises, on l'a mentionné, mais la position du premier ministre, elle est incompréhensible.

Quand on a posé… en crédits, j'avais l'opportunité de poser ces questions-là au premier ministre, puis il n'avait pas de réponse. Il a dit : Ah! c'est ça qui s'est passé. Il n'avait pas l'air de… tu sais, pas l'air interpellé par cet enjeu-là. Mais c'est grave ce qui se passe, là, c'est grave. Là, on est rendu à avoir un cabinet qui fait de la pression sur la Santé publique pour dire : Voici comment ça devrait être fait.

Le Dr Arruda était sorti puis il nous avait dit à un moment donné : Moi, là, si je ne suis pas d'accord, je vais le dire, je vais vraiment, clairement, le spécifier. Bien là, le Dr Massé, là, il l'a dit qu'il n'était vraiment pas à l'aise, il l'a dit qu'il n'était pas d'accord. Puis qu'est-ce qui s'est passé? Il n'a pas été écouté parce que, visiblement, le ministre Roberge a poursuivi.

M. Bergeron (Patrice) : Est-ce que, pour donner le coup de grâce, ça ne serait pas le moment d'entendre en commission parlementaire et le Dr Massé et M. Arruda?

Mme Anglade : Bien, tout à l'heure, je disais qu'il faudrait plus de transparence, et plus de science dans la manière de gérer du gouvernement, et moins d'arrogance. Ça s'applique également à ce problème.

M. Bossé (Olivier) : ...le troisième lien, là, vous l'avez dit, vous l'avez même répété encore ce matin, vous parlez du tunnel caquiste. Donc, clairement, est-ce qu'il existe un tunnel libéral ou même un pont libéral, comme l'a laissé entendre M. Legault?

Mme Anglade : Alors, moi, je vais être très claire sur une chose, lorsqu'on regarde le bilan de notre formation politique à Québec, on parle de quoi? On parle de plusieurs projets qui ont été mis de l'avant, que ce soit Robert-Bourassa, que ce soit la promenade Samuel-De Champlain, que ce soit le PEPS, il y a eu énormément qui a été fait, et, plus récemment, le tramway, parce qu'on se rappellera que la CAQ, ce n'était pas les grands fervents du tramway.

Alors, aujourd'hui, ce qu'on aimerait voir de la part du bureau du projet, c'est quelles sont les études, quels sont les enjeux de mobilité et quelles sont les options par rapport aux enjeux de mobilité. Nous n'avons aucune étude sous la main. Alors, ce n'est pas vrai que je vais venir vous dire : Ah! voici exactement un projet que nous allons mettre de l'avant. On n'a aucune... on n'a pas de mesure, on n'a pas de donnée, et c'est ce qu'on demande, justement, au bureau d'étude.

Journaliste : Donc, vous réservez votre jugement jusqu'à ce qu'on ait les études...

M. Bossé (Olivier) : C'est-à-dire ni pour ni contre, là, vous dites...

Mme Anglade : Bien, contre... qu'on soit très clairs, contre le tunnel de la CAQ. Et après ça, s'il y a des besoins qui ont été clairement identifiés par le bureau de projet, bien, qu'on puisse les voir, qu'on puisse voir les enjeux de mobilité, qu'on puisse voir les différentes options. Ce n'est pas le cas aujourd'hui.

M. Bossé (Olivier) : ...tunnel libéral, c'est possible?

Mme Anglade : Pardon?

M. Bossé (Olivier) : Il pourrait y avoir un tunnel libéral à un moment donné?

Mme Anglade : On n'a pas de donnée présentement. Je pense que c'est extrêmement important de rappeler que le bureau de projet était là pour donner une situation par rapport aux enjeux de mobilité. On n'a aucune étude qui a été présentée, aucune donnée qui a été présentée, et la seule chose qu'on nous dit, c'est qu'il va y avoir un tunnel d'un milliard... d'un milliard, mon Dieu! de 10 milliards — que dis-je, que dis-je, si c'était juste 1 milliard — de 10 milliards de dollars.

Mme Côté (Claudie) : ...ce n'est pas la première fois qu'on en parle du troisième lien, là. Il y a quand même certaines données qui sont là sur les déplacements, le nombre de voitures qui pourraient passer par là. Mais qu'est-ce qui vous dérange? C'est le 10 milliards de dollars, c'est le tunnel, c'est le deux étages?

Mme Anglade : C'est l'aspect économique, c'est l'aspect social, c'est l'aspect environnemental, tous les éléments, c'est le fait qu'on passe par-dessus toutes les études du BAPE. On ne fait même pas d'études par rapport... L'achalandage, vous êtes convaincu que les résultats sont bons? Pourquoi est-ce qu'on n'est même pas capable de parler avec le directeur du bureau de projet? Pourquoi est-ce qu'on n'est pas capable de lui parler puis qu'il nous présente les différentes situations? Pourquoi est-ce qu'on en train d'amener l'ensemble des Québécois dans un projet avec des travaux qui vont commencer avant la prochaine élection, avant même que le BAPE se soit prononcé? Pourquoi on nous amène dans cette voie-là?

M. Bergeron (Patrice) : …en tout respect, où est votre position? En ce sens que le Parti libéral était pour le principe, avant, maintenant, on ne sait plus si vous êtes pour le principe ou pas. Donc, on comprend que vous voulez des études, mais vous n'êtes plus pour le principe?

Mme Anglade : Bien, il faut qu'il y ait de la démonstration d'un besoin qui soit réel de mobilité, les enjeux de mobilités. Est-ce qu'il pourrait y avoir d'autres options sur la table? Est-ce qu'il pourrait y avoir des projets par rapport à une phase II d'un tramway? Qu'est-ce qu'il va répondre véritablement aux besoins? Où sont les besoins pour qu'on puisse y répondre? Quand je regarde la Capitale-Nationale, nous, on veut des grands projets de mobilité. Grand projet de mobilité? Tramway. Très bien. Quelles sont les autres options à partir de ce moment-là? Bien, qu'on nous dise où sont les enjeux de mobilité, qu'on nous démontre les études. On n'a rien comme données pour pouvoir dire cela. Voilà.

M. Larin (Vincent) : Plus tôt, cette semaine, il y a le maire de Lévis, M. Lehouillier, qui est allé dire que Mme Rizqy et lui s'étaient rencontrés et que Mme Rizqy avait reconnu qu'il y avait un enjeu de transport entre les deux rives à Québec. Aujourd'hui, vous nous dites que ce n'est pas démontré.

Mme Anglade : Avant même que… lorsque Mme Rizqy s'est prononcée, ce qu'elle disait, c'est qu'on va avoir le projet. Moi, j'ai moi-même parlé avec le maire Lehouillier qui nous disait : Vous allez voir, ça va être un projet, etc., qui va être présenté. Très bien. On attend la présentation du projet, mais on attend les études qui vont être associées à ça, on attend la démonstration qui va être faite pour expliquer le choix du projet. Quelle démonstration qui a été faite aujourd'hui? Aucune. Il n'y a aucune démonstration…

M. Larin (Vincent) : …démonstration qui a un besoin…

Mme Anglade : Il n'y a aucune démonstration qui a été faite aujourd'hui. Est-ce qu'il existe des enjeux de mobilité? Certainement. Est-ce qu'il y a des pistes de solutions? On aimerait parler au directeur du bureau de projet. Mais, aujourd'hui, de nous dire qu'on va nous enfoncer dans la gorge un tunnel de 10 milliards, alors qu'il n'y a aucune étude en arrière de ça, alors qu'il n'y a aucun plan, pour respecter une promesse électorale? C'est aberrant, c'est simplement aberrant.

Mme Côté (Claudie) : C'est purement électoraliste?

Mme Anglade : C'est purement électoraliste. C'est purement électoraliste. Et d'ailleurs le premier ministre, lui-même, l'a dit. Le premier ministre lui-même a dit : Écoutez, moi, vous savez... Il citait les comtés : Il y a tant de comtés, etc. Lui-même, dans sa description de la justification, il l'a dit. Il n'a pas dit : Voici les études à l'appui, voici comment nous allons procéder, voilà comment ça va réduire l'étalement urbain, voilà comment ça va réduire les enjeux d'achalandage, voilà comment ça va… Il n'a jamais expliqué ça.

M. Larin (Vincent) : Sur les détecteurs de monoxyde de carbone, on apprend ce matin que le gouvernement va commander, là, 42 000 détecteurs de monoxyde de carbone pour les écoles. C'était une demande de votre parti, entre autres de Mme Rizqy, depuis un moment déjà. Est-ce que vous vous réjouissez de ça?

Mme Anglade : Un an plus tard?

Une voix :

Mme Anglade : Un an plus tard. Un an trop tard. Je veux dire, je pense que la question aujourd'hui, là, la question aujourd'hui, c'est : Qu'est-ce qui s'est passé sur la qualité de l'air? Comment est-ce que la Santé publique a été... On esaie de rentrer des mots dans la gorge de la Santé publique et de faire des choses qu'elle n'a pas dites. Comment est-ce que... On constate à quel point on essaie de minimiser un inconfort de la Santé publique, comme, visiblement, les courriels sont rendus publics, puis on constate que la Santé publique décrit ce qui se passe au ministère de l'Éducation, prend la peine, tu sais... son téléphone, parle avec les gens du cabinet, qu'on camoufle de l'information, qu'on ment. C'est quand même grave, c'est quand même grave.

M. Larin (Vincent) : ...les détecteurs, c'est comme une espèce d'aveu d'échec en retard...

Mme Anglade : Bien, ça aurait dû... Si on avait pris conscience de tout ça... puis, quand je dis «on», si le gouvernement avait pris conscience de tout ça déjà l'année passée, je pense qu'on serait rendus passablement plus loin.

M. Lavallée (Hugo) : Concernant l'afflux d'étudiants étrangers, on voit que les chiffres continuent d'augmenter pour les étudiants en provenance d'Inde, qui vont, entre autres, dans les collèges privés non subventionnés. La ministre McCann, il y a un an... bon, en fait, peut-être pas il y a un an, mais le gouvernement, il y a un an, disait déjà qu'il était préoccupé par cet enjeu-là. Finalement, la croissance se poursuit. Est-ce que ça vous inquiète? 

Mme Anglade : Bien, d'ailleurs, elle a annoncé qu'elle allait regarder plus en détail pour voir de quelle manière il faudrait peut-être resserrer ça. Je pense qu'il y a matière à se poser des questions.

Évidemment, lorsque l'on... Je veux dire, le Québec est un endroit où on veut attirer des gens de partout, et ultimement, ce qu'on aimerait, c'est qu'ils viennent s'installer ici, qu'ils apprennent le français, etc. Je veux dire, c'est ça, l'objectif ultime. Là, tu as l'impression que tu as des étudiants qui viennent simplement pour avoir un document puis partir rapidement ailleurs. Donc, je pense qu'il y a certainement matière à resserrer. Puis la ministre, elle a ouvert la porte à ça. Je pense que c'est une bonne chose.

M. Lavallée (Hugo) : ...puis ça fait des mois, là.

Mme Anglade : Ça fait... bien, effectivement, parce que ce n'est pas la première fois que le sujet arrive. Alors, si vous me demandez : Est-ce que ça devrait être accéléré? Oui, ça devrait être accéléré, de la part de la ministre, pour avoir une vision claire par rapport à ça.

M. Lavallée (Hugo) : Concernant la circonscription Camille Laurin, le DGE émet des réserves importantes, aujourd'hui, dit qu'on doit suivre le processus habituel. Qu'est-ce que vous en pensez?

Mme Anglade : Le respect de nos institutions. Je veux dire, ce n'est pas à un parti politique de décider comment les circonscriptions vont s'appeler. Il y a un processus qui est organisé par le... qui est piloté par le Directeur général des élections. Alors, évidemment, on peut inciter, on peut encourager, mais il y a des mécanismes en place que l'on doit respecter, comme nous, nous l'avons fait, quand c'était le cas de Maurice-Richard et qu'on avait décidé de changer de Crémazie à Maurice-Richard. Donc, suivre les règles de nos institutions, je pense que c'est la bonne chose.

M. Lavallée (Hugo) : ...retirer les articles du projet de loi, là, qui…

Mme Anglade : Pardon?

M. Lavallée (Hugo) : Il faudrait retirer les articles du projet de loi?

Mme Anglade : Bien, je pense que ça devrait rester indépendant, effectivement.

M. Lavallée (Hugo) : Merci.

La Modératrice : Merci beaucoup. On va prendre des questions en anglais.

Mme Senay (Cathy) : Good morning. You didn't ask for Education Minister Jean-François Robergeto resign. You asked Premier Legault just to ask Roberge to leave the Cabinet because school ventilation, it's a mess. But, when you see what's happening today, when the fact that the Education Ministry tried to convince, to influence Public Health to help them… like, what's next for you to ask?

Mme Anglade : There's nothing else to ask than the resignation of the Minister. But it is absolutely mind boggling to see how the Governement, the Minister is trying to influence Public Health. Public Health refuses, but it doesn't matter. Public Health calls the Ministry, calls the Cabinet, and says : You know, it is unacceptable, what you're doing. And they keep doing it.

So, it's not only the bad influence of the Cabinet on Public Health, but it's also the lack of reaction and responsiveness and the fact that they don't really care because they don't' think it's going to come out public, so they can say whatever they want to really protect their position. It is unacceptable, totally unacceptable, and it was already unacceptable by then. This just confirms the fact that this Minister needs to resign.

Mme Senay (Cathy) : The fact that yesterday Mylène Drouin said there are about nine outbreaks in parks in Montréal, what does that tell you, for people, now that terraces will reopen tomorrow?

Mme Anglade : Cautiousness. We need to be cautious about what's going on, we need to… I know how people are excited, we see the sun out there, we all want to be outside, see our friends and family. We just need to be cautious about some areas. And I think Mylène Drouin, I mean, she's been working extremely hard for the region of Montréal, and we need to make sure that we're very cautious.

Mme Senay (Cathy) : And one last clarification. Yesterday, at the debate, and… that the Opposition got from the Governement a commitment for a plan to… for the lifting of the health emergency. It's a step in the right direction, for you?

Mme Anglade : It's a step in the right direction. It's a step in the right direction. The more criteria we get at every gate, the better off we are.

Mme MacKenzie (Angela) : The announcment about CO2 detectors, what are your thoughts on that?

Mme Anglade : One year later?

Mme MacKenzie (Angela) : Yes.

Mme Anglade : That's my thought. I mean, I don't understand why we wasted so much time in order to do this. We've been talking about it since last summer, we were talking about this in July, August, and this finally comes out. But, more importantly, what tells… the situation today is not so much about the CO2 detectors that are installed, it's about a Minister that has been trying to influence in a bad way Public Health and has lied about it. I mean, that's what he's done. He's lying about this, and now they're trying to hide it, they're trying to say, you know, it's the Deputy… the Deputy Minister. So, I think this, from all accounts, like, it is unacceptable. I've yet to see something as big in a government and the Premier not doing anything about it.

Mme MacKenzie (Angela) :…ask you quickly about Trudeau apologizing to Italian Canadians today, finally, over their internments in World War II. Many of them are from Québec or from the Montréal area, so a lot of their families were still around or affected by this. So I just want to have your thoughts on that.

Mme Anglade : Yes. Boy! I think it's important to recognize, like, mistakes that were done in the past and that we can… We all live together and sometimes just saying the right words is the right thing to do. So I think it's the right gesture.

M. Verville (Jean-Vincent) : What do you think... Mr. Roberge said that he had the green light from the Public Health, instead of just… of Public Health?

Mme Anglade : Sorry, but why do I think…

M. Verville (Jean-Vincent) : Why did he lied…

Mme Anglade : Why did he ask?

M. Verville (Jean-Vincent) : I mean, why he just didn't ask the Public Health for the…

Mme Anglade : That's a question for him to ask. Maybe he knew that what he was doing was not consistent. Maybe he was not in agreement from the get-go that he should be doing it. I think he was extremely stubborn. Listening to people, listening to what oppositions have to say, it might be a good thing. And, in this particular case, he was extremely stubborn and he didn't want to proceed, decided to proceed in his own way, decided not to really involve Public Health and then tried to put words in their mouths. I mean, the whole process is pathetic, the whole process is pathetic. It was never taken seriously, it's been managed extremely poorly, and now we have a situation where people are lying and even Public Health coming out and saying that it's unacceptable in… What else can go wrong? I don't see how more wrong it could be.

M. Verville (Jean-Vincent) : And what Mr. Legault should do?

Mme Anglade : …but this is something that we thought, like, months ago, and things have not changed. In fact, it's been confirmed by the documents that we get.

La Modératrice : Merci beaucoup.

Mme Anglade : Merci.

(Fin à 8 h 51)

Participants


Document(s) associé(s)