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Point de presse de M. André Fortin, porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances publiques, et Mme Marie-Claude Nichols, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’habitation

Version finale

Le mercredi 12 mai 2021, 8 h 20

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures vingt et une minutes)

La Modératrice : Bon matin. Bienvenue au point de presse de l'opposition officielle. Prise de parole, Marie-Claude Nichols, porte-parole en matière d'habitation, et ensuite on va prendre les questions.

Mme Nichols : Bonjour. Bon matin. Toujours un plaisir de vous rencontrer le matin aussi tôt. Alors, la motion d'aujourd'hui, j'ai le goût de vous en parler, tout le monde est au courant, la crise du logement. Alors, je crois sincèrement que le gouvernement doit arrêter de se mettre la tête dans le sable, prononcer le mot en «c», il y a une crise du logement partout au Québec, pas seulement dans les grands centres urbains mais évidemment dans les régions.

Le marché de l'habitation craque de partout, on le ressent, on le ressent tant dans l'accès à la propriété, on le ressent pour l'accès au logement tout court, le logement social, manque d'unités de logement social, c'est clair. Il y a des cas, il n'y a pas une journée où on ne peut pas lire un cas, une certaine détresse humaine dans les journaux. C'est épouvantable le nombre de personnes qui rentrent en communication avec nous, qui sont à la recherche de logement, qui nous sollicitent. Donc, définitivement, ça vient nous chercher.

Je trouve ça impressionnant et tout à fait... Bien, je félicite les municipalités qui se prennent en main, qui, elles, sont bien conscientes de la crise du logement, qui voient bien que le gouvernement ne fait rien, le gouvernement fait du sur place ou sinon fait des annonces sporadiques à droite, à gauche. Mais les municipalités commencent à déployer leur plan d'urgence en prévision du 1er juillet prochain. Donc, je les félicite. Je trouve ça... Ils sont sensibilisés, leurs citoyens les interpellent, donc ils se prennent définitivement en main.

Je pense, entre autres, au caucus des grandes villes de l'UMQ, les 10 grandes villes de l'UMQ qui ont interpellé la ministre, qui ont eu une rencontre, je pense, c'est hier ou avant-hier, avec la ministre, pour soulever cette urgence-là, pour soulever les priorités sur leur territoire. Il y a même le maire de Gatineau qui disait avoir décrété l'état d'urgence dans sa municipalité, d'avoir mis en place une cellule de crise. Donc, les municipalités le reconnaissent, je ne sais pas pourquoi le gouvernement de la CAQ ne le reconnaît pas puis ne met pas en place des mesures.

Vous le savez, les assises, justement, de l'UMQ commencent aujourd'hui. Il y aura un discours du premier ministre. J'espère qu'il va s'adresser aux différentes municipalités du Québec et va leur proposer des solutions concrètes relativement à cette crise du logement. Il faut prioriser l'accès à un toit pour les ménages, pour les familles du Québec.

Vous le savez, tout le monde a mis sur la table, là, des faits importants, l'accès à la propriété, où on doit souvent payer plus que 35 % pour acheter une maison, des quatre et demie à 1 300 $. Puis ce n'est pas juste dans les centres urbains, je l'ai dit plus tôt, c'est aussi dans les régions. Moi, j'ai été interpellée en fin de semaine par une citoyenne de Soulanges, qui est une région, qui a trouvé pour sa famille un quatre et demie, dans un sous-sol, à 1 300 $. On est en région, là, on n'est pas en plein centre urbain. Donc, je trouve ça vraiment dommage.

Notre formation politique a mis sur la table plusieurs, plusieurs solutions. Il en existe d'autres aussi. Je pense sincèrement qu'il faut arrêter de faire de la partisanerie relativement à cette crise du logement puis je pense qu'il faut analyser les propositions qui sont sur la table dans l'intérêt des Québécois et des Québécoises. Il faut présenter un plan en habitation, un plan à court terme.

La crise du logement, là, on est dedans. Mais le 1er juillet, là, c'est demain matin. On se rappelle que l'année passée il y avait 354 ménages qui étaient à la rue. Il ne faudrait pas que ça se reproduise cette année. L'ampleur de la crise est encore plus grande. Donc, qu'est-ce qu'on fait à court terme? Souvent, on se fait répondre : Il faut augmenter les PSL, les programmes Supplément au loyer. C'est ça, la solution. Bien, je vous rappelle que l'année passée ça n'a pas fonctionné. Les modalités étaient trop serrées, trop inaccessibles, même, pour plusieurs familles. Donc, il faut bouger, puis c'est maintenant, là. Le 2 juillet, il va être trop tard.

Donc, définitivement, on interpelle le premier ministre pour qu'il se positionne, la ministre en Habitation, tout ça pour le bénéfice de nos familles. Et c'est ce sur quoi on aura un débat, là, cet après-midi, lors de la motion, de la motion du mercredi. Merci.

La Modératrice : On est prêts à prendre les questions.

M. Lacroix (Louis) : M. Fortin, demain, le gouvernement... en fait, Simon Jolin-Barrette va déposer son projet de loi sur la langue française. Vous qui venez d'un milieu où il y a quand même beaucoup d'anglophones, qu'est-ce que vous pensez? On pense qu'il pourrait y avoir... une des propositions, ce serait d'enlever le statut bilingue de certaines municipalités qui tomberaient sous la barre des 50 % d'anglophones. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça? Et comment vous réagissez à ça?

M. Fortin : Bien, d'abord, si vous le permettez, là, je suis content de voir que le premier ministre et le ministre responsable de la Langue française se sont finalement entendus sur des mesures à proposer. Ça fait longtemps qu'on nous promet ce plan-là, qu'on lance des ballons d'essai à gauche, à droite. Alors, on est contents de pouvoir enfin, à partir de demain, voir le résultat concret des démarches et les propositions qui vont être faites.

Nous, on a fait 27 propositions sur la langue, qu'on pense qui sont particulièrement porteuses, qu'on pense qui pourraient avoir un impact important sur la promotion, la protection de la langue française et le respect des droits des gens de langue minoritaire au Québec également.

Pour ce qui est de cette question bien précise sur les municipalités, ça ne faisait pas partie des propositions que, nous, on a mises de l'avant. Nous, on n'a pas priorisé cet enjeu-là. Maintenant, on va regarder ce qu'il y a dans le projet de loi, mais pour nous, là, ça ne faisait pas partie des grandes priorités à mettre sur la table rapidement pour avoir un impact sur la protection et la promotion de la langue française.

M. Lacroix (Louis) : Mais est-ce qu'il faut préserver ce droit-là des communautés anglophones d'avoir la possibilité d'avoir des services bilingues ou, en fait, dans leur langue, en anglais, dans certaines municipalités? Est-ce que c'est un droit, ça, à votre avis, qu'il faut préserver?

M. Fortin : Nous, ce qu'on va vouloir s'assurer dans ce projet de loi là, c'est que, oui, la protection des droits des anglophones au niveau des services qu'ils reçoivent, elle est priorisée. Les services à la population anglophone, c'est un droit. En même temps, on va vouloir voir des mesures bien précises pour la protection et la promotion de la langue française. Si le gouvernement pense que cet aspect-là bien précis, que de revoir la loi sur les services offerts dans les municipalités, ça peut avoir un impact, un grand impact, bien, on demandera à avoir des données là-dessus. Mais nous, dans nos priorisations, dans les éléments qui nous apparaissaient les plus porteurs, ça n'en était pas un.

M. Lacroix (Louis) : L'autre question : Est-ce qu'il faut réglementer le «Bonjour Hi!» dans les commerces?

M. Fortin : Bien, encore là, ce que je souhaite apporter, là, c'est... ce que je souhaite entendre, en fait, du gouvernement, c'est l'impact qu'il pense que chacune des mesures pourrait avoir. Ça fait des mois qu'on a des ballons d'essai. Là, il nous reste 24 heures à attendre avant de vraiment savoir ce que le gouvernement a à mettre en place. Alors, pour chacune des mesures, là, on aura l'occasion d'en discuter demain, de voir...

M. Lacroix (Louis) : Mais est-ce que ça vous choque?

M. Fortin : ...si le gouvernement pense et si le gouvernement trouve qu'il peut y avoir un impact important pour chacune de ces mesures. Mais on voudra entendre les explications du gouvernement là-dessus.

M. Lacroix (Louis) : Mais vous, d'emblée, est-ce que ça vous choque quand vous entrez dans un commerce puis on vous accueille avec un «Bonjour Hi!»?

M. Fortin : Moi, je préfère le bonjour. Mais, en même temps, je veux savoir... et c'est ça qui est important dans chacune des mesures qui seront présentées, c'est de comprendre l'impact. Et je vous le dis, là, les mesures que, nous, on a présentées, c'est parce qu'on pense qu'elles peuvent avoir un impact important sur la place du français en milieu de travail, la place du français dans nos milieux d'enseignement, la place du français dans notre société.

Mme Gamache (Valérie) : À quel point cette réforme-là est attendue et les attentes sont élevées de votre part?

M. Fortin : Bien, de notre part, je pense que de la part de tout le monde. Les raisons pour lesquelles, nous, on a tenu à présenter un plan, c'est parce qu'on pense que le moment est juste, le moment est approprié, et on a un besoin au Québec de faire davantage de promotion et de protection de la langue française. Alors, de toute évidence, ce plan-là, il est attendu, oui, par nous, mais par beaucoup de gens au Québec.

M. Bergeron (Patrice) : Dans la circonscription de Pontiac, il y a combien de municipalités qui ont le statut bilingue actuellement?

M. Fortin : Il y en a plusieurs. Je crois qu'il y en a une seule en bas du seuil de 50 % d'anglophones, cependant.

M. Larin (Vincent) : Mais êtes-vous opposé à retirer le statut de ville anglophone aux municipalités?

M. Fortin : Bien, ça ne fait pas partie de nos priorités, O.K.? Et, si le gouvernement a une proposition en ce sens-là, on voudra voir les détails, les détails et l'impact que ça pourrait avoir, tant pour la protection de la langue française, mais surtout... mais également pour les services offerts aux anglophones. Les anglophones ont le droit d'avoir des services, au Québec, dans leur langue également.

M. Larin (Vincent) : Même dans une ville où il y a moins de 50 % de la population qui est…

M. Fortin : Pardon, j'ai mal compris votre question.

M. Larin (Vincent) : Même dans une ville où il y a moins de 50 % de la population qui…

M. Fortin : Bien, il faut faire attention avec des mesures comme celles-là, là. Il y a des villes qui, au fil du temps, ont vu des anglophones s'ajouter, vu des anglophones ou des francophones s'ajouter également, donc il y a des municipalités dans la liste qui étaient présentées, là, qui étaient tout près du 50 %, et c'est pour ça qu'on voudra voir la proposition du gouvernement pour voir qu'est-ce qu'il en est, l'impact que ça peut avoir. Mais que ce soit au niveau des services gouvernementaux, l'éducation, la santé, les services municipaux, les anglophones ont certains droits, on va vouloir s'assurer qu'ils sont respectés tout en faisant la promotion de la langue française.

M. Lacroix (Louis) : Sur un autre sujet, M. Fortin, est-ce que le président de l'Assemblée nationale, François Paradis, a outrepassé ses pouvoirs, hier, lorsqu'il a empêché Mme Rizqy de poser une question au ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge?

M. Fortin : Je vais le dire le plus clairement possible, là, de notre côté, on était particulièrement déçus de la façon dont s'est déroulé le débat, hier, à l'Assemblée nationale. Le président de l'Assemblée a un rôle de gardien des droits des députés. Et son rôle, c'est de nous dire, lorsqu'on enfreint les lois, qu'on est en train d'enfreindre le règlement de l'Assemblée nationale, qu'on va trop loin dans les mots qu'on prononce. Le rôle du président, ce n'est pas d'anticiper les mots qui seront prononcés, ce n'est pas de dire : Je pense que vous allez dire quelque chose qui est contre le règlement. Non. Si on dit quelque chose qui ne va pas dans le sens du règlement, le président a le devoir de nous rappeler à l'ordre, mais le président n'a pas la responsabilité d'anticiper ce qu'on pourrait dire. Dans notre lecture des choses, là, le président se doit de préserver nos droits, et hier, disons que c'était à la limite de l'acceptable de la part du président.

Des voix :

M. Bergeron (Patrice) : Pourquoi, M. Fortin, c'est contre le règlement de citer le code de déontologie, comme ce qu'elle a fait hier?

M. Fortin : C'est une excellente question. En fait, ce que le président a dit, lorsqu'il s'est levé, ce n'était pas nécessairement que le code de déontologie… qu'on ne pouvait pas citer le code de déontologie. Ce qu'il nous a dit, c'est : Je pense que vous allez amener un concept qui serait contraire au règlement. Le président ne peut pas lire dans la pensée des députés. Le président a le droit, le pouvoir, la responsabilité d'appliquer le règlement, mais pas de lire dans les pensées des députés et pas de prédire l'avenir non plus. Si on va trop loin, si le président nous rappelle à l'ordre sur une question de règlement parce qu'on est allé trop loin, on va accepter sa décision. Mais on ne peut pas accepter un président qui dit : Je pense que vous allez dire quelque chose de pas correct, alors je vous interromps. Ça, c'est la première chose.

La deuxième chose, si le président juge que certains propos ne sont pas justes, je m'attends... et je m'attends à ce qu'il continue à le faire, mais que le règlement soit appliqué de la même façon, que ce soit François Bonnardel, que ce soit François Legault, ou que ce soit Marwah Rizqy, ou que ce soit n'importe qui d'autre.

M. Lacroix (Louis) : Alors, vous allez faire quoi aujourd'hui? Allez-vous...

M. Fortin : Le message que je veux dire au président aujourd'hui, c'est qu'hier, pour nous, c'était à la limite de l'acceptable. On n'en est pas à présenter une motion de blâme envers le président, on n'est pas rendus là, mais je crois que la présidence doit s'assurer de faire respecter les droits des parlementaires, le privilège qu'a un parlementaire de dire ce qu'il veut dire, de la façon qu'il veut le dire tant et aussi longtemps qu'il suit le règlement.

M. Lacroix (Louis) : Sans aller vers un blâme, vous pouvez invoquer une violation de privilège.

M. Fortin : Non, une question de privilège envers le président, ça ne se fait pas. C'est impossible de le faire.

Mme Côté (Claudie) : Mais, pour vous, c'était ciblé envers Marwah Rizqy parce qu'elle n'est pas une élue caquiste, là, c'est un peu ce que vous avez dit.

M. Fortin : Parce qu'elle n'est pas...

Mme Côté (Claudie) : Parce qu'elle n'est pas une élue caquiste. Vous avez dit : Ce n'est pas le même traitement quand c'est les ministres...

M. Fortin : Non, moi, je m'attends à ce que le président de l'Assemblée fasse respecter les mêmes règles de la même façon pour tout le monde. Hier, ce qu'on n'a pas apprécié, ce qui nous a déçus, c'était que le président lise dans les pensées de la députée, en disant : Je crois que vous allez dans une direction qui n'est pas appropriée. Rien de ce que la députée avait dit ne contrevenait au règlement à ce moment-là.

Alors, je veux simplement dire, et c'est bon pour tous les élus ici, là, on va... tous les élus de notre formation, on va se conformer au règlement. Si on ne s'y conforme pas, on s'attend à ce que le président nous rappelle à l'ordre, mais uniquement lorsqu'on ne se conforme pas au règlement. 

M. Bergeron (Patrice) : Quand vous dites que vous demandez le même traitement pour les élus libéraux que pour les élus caquistes, est-ce que c'est une façon de dire que le président était biaisé dans son interprétation?

M. Fortin : Non. Ce que j'ai vu hier, c'est un président qui est intervenu à un moment lorsqu'une élue de notre formation politique a, disons... lorsqu'il a anticipé qu'il pourrait y avoir des propos qui n'étaient pas parlementaires. Et, en même temps, j'ai entendu l'élu de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, dire : J'aimerais que vous appliquiez le règlement de la même façon des deux côtés, et il a raison, lorsqu'il a dit ça.

Mme Gamache (Valérie) : …M. Roberge, en quelque sorte.

M. Fortin : Pardon?

Mme Gamache (Valérie) : Vous prétendez, donc, qu'il a protégé M. Roberge dans son intervention.

M. Fortin : Je ne pense pas que c'était l'intention du président, moi-même, je ne prétends pas lire dans les intentions du président. Je lui demande de faire la même chose pour nos élus.

M. Larin (Vincent) : …j'aurais aimé savoir : Est-ce que vous êtes satisfait des explications qui sont fournies par la Santé publique pour justifier le maintien de restrictions à l'extérieur? Pour mettre en contexte, là, il y a des chiffres qui sont venus du CDC, aux États-Unis, dans un article du New York Times qui rapporte que c'est moins de 0,01 % des contaminations qui ont lieu à l'extérieur. La question a été posée à M. Arruda hier, puis il nous dit qu'il y a des cas de contamination à l'extérieur au Québec, il nous en cite un dans un parc, et c'est ce qui justifie, donc, toutes les mesures, la fermeture des terrasses. Est-ce que vous êtes satisfait de cette explication-là, vous?

M. Fortin :Je considère qu'on est à un point, disons, où, lorsque le gouvernement se met à parler de déconfinement, il doit nous expliquer l'ampleur ou l'impact de chacune des mesures qui est encore en place. Là, on a des mesures à l'extérieur qui sont… disons, qui sont importantes, qui sont sévères encore. Et le moment serait bienvenu pour le gouvernement de mettre sur la place publique tous les avis qu'ils ont sur ces enjeux-là. L'été approche, les gens vont se retrouver à l'extérieur davantage, vont vouloir être à l'extérieur davantage. Le gouvernement parle de déconfinement, donc les gens vont vouloir socialiser. S'il y a une inquiétude de la part du gouvernement des contacts à l'extérieur, pour s'assurer qu'on fasse les choses correctement, que tout le monde soit… adopte une attitude et un comportement le plus responsable possible, il serait approprié, à ce moment-là, que le gouvernement mette sur la place publique l'ensemble des données et des avis qu'il peut avoir sur cette question-là.

M. Larin (Vincent) : ...a été avancé par le Dr Arruda, hier, ça ne vous ne suffit pas.

M. Fortin : Bien, j'aimerais avoir le détail derrière les paroles du Dr Arruda.

La Modératrice : On va y aller en anglais.

Mme Senay (Cathy) : Good morning.

M. Fortin : Hi.

Mme Senay (Cathy) : Hi or bonjour.

M. Fortin : Bonjour.

Mme Senay (Cathy) : If you look… what do you think about the status of bilingual municipalities? Last week, Hélène David was saying : This is an explosive talk.

M. Fortin : Yes.

Mme Senay (Cathy) : So, how do you see this? Because when we see the updated list of bilingual municipalities with the proportion of English people Quebeckers, there're a lot who don't have anymore 50 %. They will scream.

M. Fortin : We have a preoccupation for the services that are given to the English-speaking community. And those municipalities, those that offer bilingual services to their citizens, they do so because they have, currently in the law, they have the ability to do so. So, where we want to make sure that the Government does act to protect the French language, we also want to make sure that they do protect the rights of anglophone Quebeckers and that it doesn't affect the services that are given to anglophone Quebeckers. That's a priority for us to have that balance between the promotion and the protection of French, but also the protection of services that are given to anglophone Quebeckers.

Mme Senay (Cathy) : So you are against claiming that list?

M. Fortin : I think we have to take the… we have to take the Government's approach, the Government's bill as a whole, look at it and hear from the experts that will come in front of the parliamentary committees to hear what measures have the most impact, both on the promotion and the protection of French and on the services that are given to the anglophone community. We want to hear those experts on every one of those measures that will be introduced by the Government. But for us, we made 27 propositions which we think will have a significant impact, and bilingual municipalities was not included in the list, because it simply was not a priority item at this point for us.

Mme Senay (Cathy) : Well, your 27 propositions, for some people, they are the most soft, if we compare to the other political parties. So, what I'm asking is that will you oppose such a measure?

M. Fortin : ...to the premise that is brought by people who might say that. The measures that we put in play or that we identified are ones that will have an impact on language in the workplace, language in higher education institutions, language in our community and how we promote and protect the French language. And really, we think that those measures can have a significant impact.

If the Government thinks that other measures can have an impact on the promotion and the protection on the French language, if they think that by removing bilingual status to some municipalities can have an impact on the promotion and the protection of the French language, I want to hear their explanation on just how that will happen, because in our mind we didn't think it was one of the priority items to put on our list.

Mme Senay (Cathy) : …the Bill 101 2.0 should be about protecting French, not against English-speaking Quebeckers.

M. Fortin : The Government has taken, since the start of their mandate, an approach that is very much a divisive approach in government. We think that there are things that need to happen on the promotion and the protection of the French language, and we think it's possible to do it while respecting the rights and the services that are given to the anglophone community.

M. Grillo (Matthew) : But, if the Government acts on this bilingual status issue and revokes the bilingual status of certain municipalities, in your mind, are they infringing on Anglophone rights?

M. Fortin : Well, what we want to make sure is that they don't infringe on the services that are given to the anglophone community. The reason that we didn't put it in our own propositions is because we don't think this is a proposition that can have a maximum impact on protection of the French language. And we think it's a measure that can affect services for the English-language community, and that is something that we should aim on protecting their rights instead of removing some of their rights.

M. Grillo (Matthew) : In your riding, how many municipalities have bilingual status?

M. Fortin : I don't know the exact number that have bilingual status, but I know there is only one that is under the 50% threshold.

M. Grillo (Matthew) : What if someone... what if an Anglophone from your riding came to you and said : I'm very concerned about tomorrow, what would you tell him?

M. Fortin : I would tell him first of all : This issue, the one on bilingual status municipalities, is one that the Government apparently is choosing to bring forward. We want to hear exactly what they have in mind. And there is a reason why we didn't bring it forward, because there is a possibility that services to some Anglophones can diminish. And it's not a proposition, in our mind, that has a maximum impact on the promotion and the protection of French language. There is lots of other things that we can do, there is lots of other things that we can put forward.

We'll wait and see what the proposition is by the Government. We only have 24 hours left to see and then we can debate all of these. Instead of debating trial balloons, we can actually debate real policy that is being proposed by the Government. So, I would honestly say : Let's wait until tomorrow, let's see how the Government approaches it, and then you'll hear our point of view on every single one of these issues.

M. Verville (Jean-Vincent) : Yesterday, Doctor Arruda and Mr. Legault... strongly a deconfinement plan. What are you expecting to see in this plan?

M. Fortin : Well, I've said it before, but I would like to see a plan that is clear with Quebeckers. Everybody knows that we are slowly getting towards deconfinement. Other jurisdictions have proposed very simple plans that push people towards a higher rate of vaccination, that encourage people to get vaccinated, that encourage the type of behavior that most Quebeckers are already adopting, but that we can always improve on by giving them a specific goal. The type of document that Saskatchewan put forward is one that encourages the population to strive towards a certain goal, and I'd like to see something like that sooner rather than later from the Government, clear guidelines on when we can deconfine what sector. But at the same time, I still want the «avis» or the written advice from Public Health on the impact that every measure we are taking currently have. Thank you.

(Fin à 8 h 45)

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