Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Actualités et salle de presse > Conférences et points de presse > Conférence de presse de M. François Legault, premier ministre

Recherche avancée dans la section Actualités et salle de presse

La date de début doit précéder la date de fin.

Conférence de presse de M. François Legault, premier ministre

Version finale

Le jeudi 29 avril 2021, 9 h 40

Salle Evelyn-Dumas (1.30), édifice Pamphile-Le May

(Neuf heures quarante minutes)

Le Modérateur : Alors, bonjour à toutes et à tous. Bienvenue à cette mêlée de presse du premier ministre François Legault. M. le premier ministre, la parole est à vous.

M. Legault : Bonjour, tout le monde. D'abord, concernant la pandémie puis la vaccination, le ministre de la Santé va faire le point cet après-midi. Il va vous annoncer aussi la suite des choses concernant, entre autres, la vaccination de masse.

Maintenant, je veux revenir sur un enjeu dont on a beaucoup parlé au cours des dernières heures, le logement abordable. Bon, d'abord, je veux vous dire clairement qu'on a un problème. Il manque de logements abordables à plusieurs endroits au Québec, entre autres, à Sherbrooke, à Trois-Rivières, à Québec, à Gatineau et à Montréal.

Donc, on est très conscients du problème. Pendant plusieurs années, le gouvernement libéral n'a pas construit beaucoup de logements abordables. Il avait annoncé 15 000 nouveaux logements abordables, mais ils n'étaient pas financés. Donc, mon gouvernement a donné le financement nécessaire pour ces logements. Jusqu'à présent, il y en a 3 080 qui sont déjà construits, il y en a 3 424 qui sont en construction, puis il y en a à peu près 8 500 qui s'en viennent, qui vont être annoncés bientôt.

Bon, maintenant, la question que j'ai eue hier de Manon Massé. Manon Massé me parlait des 250 000 étudiants et étudiantes qui vont revenir en présentiel puis qui vont devoir se trouver un logement et elle m'a demandé combien ça coûte. Et ma réponse, ça a été de dire : Ça commence à 500 $, 600 $ par mois, et ça monte rapidement à 1 000 $ par mois. Et j'ai même ajouté, dans la première phrase : Plusieurs étudiants se mettent à trois, à quatre par logement. Donc, dans ma tête, et puis peut-être ça n'a pas été clair, je parlais d'un montant qui commence à 500 $, 600 $ par étudiant, donc.

Quand, d'ailleurs, je l'ai fait remarquer à Manon Massé, quand Manon Massé m'a dit : Le prix moyen du logement, c'est 1 300 $, j'ai dit : Ce n'est pas vrai que les étudiants paient 1 300 $. Ils se mettent plusieurs dans un logement. Ils vont prendre un un et demie. Mais là, ce qui arrive, c'est que les titres, ce matin, c'est comme si j'avais dit que le prix moyen d'un logement, même pour une famille, c'est 500 $, 600 $. Ce n'est pas ça que je disais. Je disais qu'un étudiant doit penser consacrer au moins 500 $, 600 $ par mois pour un logement.

Donc, si je n'ai pas été clair, je m'en excuse, et je suis maintenant clair, mais je pense que ceux qui ont suivi le débat ont très bien vu qu'on parlait des étudiants.

M. Lacroix (Louis) : Mais, M. Legault, c'est un peu…

Mme Prince (Véronique) : Vous avez dit…

Le Modérateur : Véronique Prince.

Mme Prince (Véronique) : Excuse-moi, Louis. Vous avez dit que le mot «crise» était un peu fort. Est-ce que vous pensez encore que ce n'est pas une crise du logement?

M. Legault : Bien, on a une pénurie de logements abordables dans cinq, six grandes villes au Québec. On a déjà eu, au début des années 2000, une crise du logement, on était à moins de 1 % de logements inoccupés. Actuellement, on est à 2,5 %. Il manque de logements abordables. Mais la crise qu'on vit actuellement, c'est la pandémie. Puis la pandémie a d'ailleurs un impact sur le prix des maisons puis le prix des logements.

M. Lacroix (Louis) : M. Legault, ce n'est pas un peu déconnecté de la réalité de donner ces chiffres-là, alors que tous les députés, là, qui siègent à l'Assemblée nationale et qui viennent de l'extérieur de la région de Québec, ont une allocation de 1 316 $ par mois pour se loger tout seuls à Québec? Alors, si c'est bon pour pitou, ça doit être bon pour minou aussi. Ça ne démontre pas justement que vos chiffres sont un petit peu à côté de la réalité, alors qu'on donne à des gens qui viennent à Québec 1 316 $ par mois pour se loger?

M. Legault : Bon, d'abord, je répète, là, puis c'était très clair dans la question de Manon Massé, elle parlait des 250 000 étudiants et étudiantes qui vont revenir en présentiel cet automne. M. Lacroix, vous avez été étudiant, j'ai été étudiant. Je connais d'autres étudiants, je connais des jeunes, actuellement, et ce que je dis, c'est qu'un étudiant qui cherche un logement, bien, il doit penser à un minimum de 500 $, 600 $ par mois pour un logement. Maintenant, vous comparez avec…

M. Laforest (Alain) : …une famille sur l'aide sociale, M. Legault.

M. Lacroix (Louis) : …il n'y a pas juste des étudiants, il y a des familles aussi, il y a des gens qui vivent seuls, etc. Et, quand on regarde le coût des loyers, ce n'est pas réaliste, 500 $, 600 $, M. Legault.

M. Legault : Bien oui, mais, je n'ai jamais dit qu'une famille payait 500 $, 600 $. J'ai parlé…

M. Lacroix (Louis) : Alors, ça devrait payer combien, une famille? Un loyer acceptable pour une famille, ça devrait être quoi?

M. Legault : Bien, écoutez, là, on dit le loyer médian est de 1 300 $. Évidemment, ça dépend combien d'enfants. Est-ce que c'est un deux et demie, trois et demie, quatre et demie? Mais, je le sais qu'il y a des familles actuellement, parce que le prix a monté, les gens n'ont pas voyagé, ils ont de l'épargne de disponible, ils achètent… ils sont prêts à payer plus cher pour des maisons, pour des condos. Donc, ça a créé un manque encore plus grand, puis il n'y a rien qui a été fait pendant plusieurs années. Mais, évidemment, on ne pas construire du jour au lendemain, mais on a promis d'en construire 15 000 puis on va en construire 15 000 logements abordables.

M. Laforest (Alain) : M. le premier ministre, compte tenu des… actuellement, là, prenons la mesure à partir d'aujourd'hui, là, le passé on peut toujours dire… le critiquer, mais aujourd'hui on fait quoi, là? Pour les familles, entre autres, qui sont à faible revenu, pour les gens qui vivent dans la rue, actuellement, à Montréal, qui n'ont pas de logement, là. Les tentes commencent à se construire à Montréal. Il n'y a pas beaucoup de monde qui sont capables de payer un loyer, qui sont démunis, à 1 300 $ par mois, M. le premier ministre, là.

M. Legault : D'abord, je vous rappelle que mon gouvernement a fait une augmentation historique des montants qui sont payés aux gens qui sont sur l'aide sociale. Deuxièmement, mon gouvernement a mis 600 millions de dollars de plus dans AccèsLogis. Troisièmement, mon gouvernement est en train de construire 15 000 logements abordables, ce qui n'a pas été fait depuis plusieurs années par les gouvernements précédents. Et, si c'est nécessaire d'en faire plus, on va en faire plus, parce qu'effectivement, actuellement, dans certaines grandes villes au Québec, c'est difficile de trouver des logements abordables, puis, je dirais, en particulier pour les familles qui ont quelques enfants.

Mais, je répète ce que j'ai dit, les étudiants, bien, doivent penser mettre un minimum de 500 $, 600 $. Souvent, souvent, ils sont deux, trois, quatre dans un logement. Bon, ils finissent par y arriver avec 500 $, 600 $. Parfois, j'ai dit, souvent, ça monte à 1 000 $. Mais, écoutez, actuellement, on en fait déjà beaucoup plus que les gouvernements précédents puis on va continuer, parce que je…

M. Laforest (Alain) : Ce n'est pas assez, M. le premier ministre. Ce n'est pas assez, actuellement. Il y a des familles monoparentales, deux enfants, qui n'en ont pas de logement et qui essaient d'avoir un logement, puis c'est de la surenchère. Qu'est-ce qu'on fait pour eux?

M. Legault : Écoutez, je pense qu'Andrée Laforest a déjà identifié 1 500 logements qui vont être disponibles pour le 1er juillet. Puis on va aider financièrement les familles, parce qu'on a fait le même exercice l'année passée, le 1er juillet, pour être certains que personne ne se retrouve à la rue. Puis on va aider toutes les familles qui ont des problèmes.

M. Laforest (Alain) : Mais des étudiants, M. Legault... La famille moyenne, là, ce n'est pas de... Le choix des mots est intéressant, parce que vous parlez de logements abordables, mais je pense que ce que ça sous-entend, c'est logements sociaux. Ils ne veulent pas des logements sociaux, ils veulent des logements qui sont offerts à un prix qui n'est pas exorbitant, comme c'est le cas à l'heure actuelle. Donc, la solution, au-delà de l'enjeu des logements sociaux, est-ce que ce ne serait pas d'encadrer davantage la surenchère à laquelle on assiste par rapport aux coûts des logements, notamment à Montréal, puis à Québec, et partout, là?

M. Legault : Bon, d'abord, je vous rappelle que, depuis longtemps puis encore aujourd'hui, les loyers, les maisons, puis je ne parle pas des logements sociaux, là, je parle des maisons puis des condos en général, sont beaucoup moins chers au Québec, par exemple, qu'en Ontario ou en Colombie-Britannique. Par contre, on est un peu victimes de notre succès. Actuellement, on sent une forte reprise économique. Moi, je vous l'ai dit, là, on va voir dans les prochains mois un énorme boom économique. Donc, la...

M. Laforest (Alain) : O.K., donc, quand... pas moyen d'encadrer...

M. Legault : Attendez une minute. La différence du coût de la vie est en train de se réduire. Il y a une bonne nouvelle là-dedans. Pourquoi? Parce que le salaire moyen est rendu à 56 000 $ par année. Il était, il n'y a pas longtemps, 50 000 $. Maintenant, il doit y avoir un filet social, mais je trouve ça… bon, je ne dirai pas le mot, là, mais de voir certains articles aujourd'hui qui laissent entendre que je parlais de 500 $, 600 $ pour une famille, c'est inqualifiable...

M. Gagnon (Marc-André) : ...ça coûte plus cher parce que...

M. Legault : C'est inqualifiable, c'est inqualifiable, ceux qui ont écrit ça, parce qu'ils savent très bien que ce n'est pas ce que j'ai dit. Je parlais des étudiants.

M. Gagnon (Marc-André) : Donc, parce que les logements, donc, sont plus chers dans d'autres provinces et parce que les salaires augmentent, ce n'est pas nécessaire d'encadrer le prix des loyers?

M. Legault : Ce n'est pas ce que j'ai dit.

M. Gagnon (Marc-André) : Bien, c'est une question que je vous pose.

M. Legault : Ce n'est pas ce que j'ai dit. Je pense qu'il faut aider. Évidemment, cette course aux condos, maisons, avec de l'épargne qui n'avait pas été utilisée, entre autres, pour les voyages pendant la pandémie, a fait que le jeu de l'offre de la demande a fait rapidement augmenter le prix des condos puis des maisons.

D'abord, c'est important de dire que ceux qui sont déjà propriétaires, ils sont contents de voir ça. Mais ce que ça nous amène à dire, c'est : Est-ce qu'on peut donner du soutien? AccèsLogis, là, on a mis 600 millions. Est-ce qu'il faut en ajouter? On va aider les familles qui, à cause, actuellement, de l'augmentation des prix, ont de la difficulté, par exemple, pour leurs familles, à trouver un logement qu'ils sont capables de payer.

Mais je ne trouve pas ça correct de lire dans des journaux, ce matin, que j'aurais dit que le loyer pour une famille, c'est 500 $, 600 $ par mois. Puis j'ai lu hier soir... Suite à ces articles-là, j'ai lu, hier soir, dans les médias sociaux, des commentaires méchants sur moi, parce qu'on laissait entendre que j'avais dit qu'un loyer moyen, pour une famille, c'est 500 $, 600 $, alors que vous savez très bien, tout le monde dans la salle, ici, que je n'ai jamais dit ça.

M. Bergeron (Patrice) : M. le premier ministre, un de vos prédécesseurs est déjà tombé dans le piège, là, à propos du prix d'un panier d'épicerie, là. Est-ce que quelqu'un qui aspire à gouverner les Québécois ne devrait pas avoir une petite idée de leur pouvoir d'achat, de savoir qu'est-ce que ça coûte un panier d'épicerie, une pinte de lait, un loyer au Québec, pour être capable ainsi au moins de savoir ce que les Québécois moyens paient, là?

M. Legault : Écoutez, moi, je suis fier de dire que je viens de la classe très moyenne. J'ai encore beaucoup d'amis qui viennent de la classe très moyenne. Je m'assure de rester proche du peuple et je suis très connecté sur la réalité. Et, de dire qu'un étudiant, l'argent qu'il doit mettre sur un loyer, ça commence à 500 $, 600 $ par mois, je m'excuse, là, mais c'est plus connecté que de dire que c'est 1 300 $. Je m'excuse, là, je connais des étudiants, là, et puis je n'en connais pas beaucoup qui paient plus que 1 300 $ de loyer par mois. Donc, je pense que je suis très connecté sur la réalité terrain, là. Ma mère est encore à Sainte-Anne-de-Bellevue. J'ai encore des amis qui sont dans la classe très moyenne. Et je n'accepte pas ces commentaires-là.

M. Bossé (Olivier) : Un gel du prix des loyers, ça ne pourrait pas être une solution, M. Legault?

M. Legault : Pardon?

M. Bossé (Olivier) : Pour 2021, le gel du prix des loyers, par exemple, vous ne pourriez pas mettre ça en place?

M. Legault : Bien, écoutez, moi, je pense qu'il faut plutôt donner de l'aide, parce que, pensez deux minutes aux propriétaires, si on gèle les loyers pour un grand temps, il va se construire moins de logements. Donc, ce qu'il faut plutôt, c'est que le gouvernement donne de l'aide directe aux personnes qui ne sont pas capables de se trouver un loyer pour qu'ils puissent payer une partie du loyer avec l'argent du gouvernement.

Mais on n'ira pas unilatéralement commencer à mettre des taxes, là. Je vois la cheffe du Parti libéral, aujourd'hui, qui dit : On devrait mettre une taxe, entre autres, pour les acheteurs étrangers. Bien, écoutez, d'abord, les acheteurs étrangers, c'est 3 % du marché. Donc, si on veut que ça marche, il faudrait mettre une taxe générale. Est-ce qu'on veut commencer à dire... Il y a déjà une Régie du logement qui s'assure que les augmentations de loyer n'excèdent pas l'inflation, puis je pense que l'inflation, pour l'année passée, c'est de 0,5 %. Donc, ça veut dire que les augmentations de loyer qui vont être acceptées vont être à peu près à 0,5 %. On a déjà cette régie qui n'existe pas dans les autres provinces. Donc, on a déjà des mécanismes qui font le travail.

M. Lacroix (Louis) : …elle dit, et je la cite… elle vous reproche de jouer à l'apprenti sorcier avec les droits des gens en laissant entrevoir l'utilisation de la clause dérogatoire pour l'affichage. Qu'est-ce que vous répondez à ça? Est-ce que vous ne l'utilisez pas à outrance, cette clause-là?

M. Legault : Bien, si vous avez bien suivi l'échange avec Mme Anglade hier, contrairement à M. Bourassa, qui a déjà utilisé la clause dérogatoire pour l'affichage, c'est clair que Mme Anglade a une pression de certains membres de son caucus pour ne pas le faire. Si elle avait été ouverte à le faire, elle l'aurait dit tout de suite. Mais je lui ai posé la question quatre, cinq fois, puis elle a refusé de dire qu'elle utiliserait… qu'elle était ouverte à utiliser la clause dérogatoire, qui est nécessaire, dans l'affichage. Même Robert Bourassa a été obligé de l'utiliser. Donc, moi, je pense que Mme Anglade n'est pas crédible quand elle dit que c'est important pour elle de défendre le français au Québec.

M. Bergeron (Patrice) : M. Legault, est-ce que Québec est prêt à aider Air Transat?

M. Legault : Écoutez, on a des discussions actuellement avec Transat, hein? Il faut faire la différence entre Air Transat puis Transat qui est la compagnie mère puis qui a aussi des grossistes comme Vacances Air Transat. Actuellement, ce que je comprends des nouvelles ce matin, c'est que le gouvernement fédéral a accepté de donner un montant pour rembourser les clients. Donc, ça, c'est une bonne nouvelle. Puis il a donné aussi une marge de crédit à Transat pour passer au travers. Donc, on va continuer nos discussions avec Transat. Si c'est nécessaire de les aider, c'est certain qu'on veut garder Transat en vie. C'est certain que… Bon, je vais faire attention, là, parce que j'ai un attachement un peu sentimental, mais c'est certain qu'on va aider Transat. Mais c'est Pierre Fitzgibbon qui s'en occupe.

Le Modérateur : On va passer aux questions en anglais, s'il vous plaît.

M. Laforest (Alain) : …actuellement?

Le Modérateur : On n'aura pas le temps de faire les questions. Il faut passer en anglais.

M. Laforest (Alain) : En anglais? O.K.

Mme Senay (Cathy) : …that people have since yesterday afternoon is that you're disconnected from the price of housing. What do you say to break this…

M. Legault : OK, I want to be very clear. The question of Manon Massé was about the rent that will be paid by students coming back next September in our schools, colleges or universities. What I said is that the rent for a student starts at $500 to $600 a month. It gets to $1,000 fast. And many students are two, three, four together to pay the rent. So I think that to say that students will pay a rent starting at $500 to $600 a month is what is the reality.

M. Grillo (Matthew) : …specifically, but what the landlords... You mentioned that...

M. Legault : No, they mentioned that, Mr. Bossé mentioned that.

M. Grillo (Matthew) : No, but you said the tribunal does have a special...

M. Legault : Oh! yes, OK.

M. Grillo (Matthew) : That's what I meant, the special rent control. But what if the landlords don't follow that? Should there not be stricter penalties on landlords, more expensive fines?

M. Legault : No. There's a clear law in place since many years now, and landlords cannot increase rent by more than the inflation. If they do so, the people can go and have a rule from the Régie du logement.

M. Grillo (Matthew) : But should there not be more expensive penalties on landlords who don't necessarily follow that law and who, you know, raise their rents by 5%, 10%, 15%?

M. Legault : I think that the law is working well.

Le Modérateur : Philip Authier.

M. Authier (Philip) : Last week, you said that there was a good chance you would use the notwithstanding clause on the language changes. Yet, last night, you said you might... you seemed to suggest you want to use it for signs. Do you want to reopen the debate on the language of signs in Québec?

M. Legault : First, I want to remember you that Robert Bourassa used the notwithstanding clause for signs, and I think that we need to use the withstanding clause, at least, for signs. And I've asked the question to Dominique Anglade, and it's clear that she's not ready to do so.

M. Authier (Philip) : What part of the sign law do you want to change?

M. Legault : I will table our law in the next coming weeks. So, please, I ask you to be patient.

Le Modérateur : Une question de Raquel Fletcher.

Mme Fletcher (Raquel) : Good morning… sorry, that you made yesterday with the debate. Manon Massé, this morning, came in and she was very shocked by your comments. Do you think that... misunderstood or are they trying to twist your words around?

M. Legault : I'm surprised by the reaction of Manon Massé because I thought Manon Massé was not like other politicians who are trying to play games and taking a few words… I've got the exact wording of the question of Manon Massé, and she started her question by saying that 250,000 students will come back to school next fall, how much will they pay for rent? I said it started at $500 to $600, and I know that many of them are three or four together to pay the rent. So maybe I wasn't clear enough, but I want to be very clear, what I think is that students that have to pay a rent, their contribution, usually, now, in practice, starts at $500 to $600 a month.

Le Modérateur : C'est ce qui met fin à cette mêlée de presse. Merci beaucoup.

M. Legault : Merci beaucoup, tout le monde.

(Fin à 10 h 1)

Participants


Document(s) associé(s)