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Point de presse de M. André Fortin, leader parlementaire de l’opposition officielle

Version finale

Le mercredi 28 avril 2021, 8 h 40

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures cinquante-trois minutes)

M. Fortin : Bonjour, tout le monde. Merci d'être là ce matin. D'abord, je voulais offrir mes condoléances à la famille de Mme Boyer, qui est décédée, malheureusement, au cours des derniers jours suite au vaccin contre la COVID. Pour sa famille et pour ses proches, c'est tout à fait tragique, et nos pensées sont avec eux, comme elles sont avec les 12 Québécois et leurs familles qui... malheureusement, là, les 12 Québécois qui sont décédés au cours de la journée d'hier de la COVID, on pense à leurs familles également.

Après une journée de crédits, déjà il y a un thème qui nous apparaît évident dans les réponses du gouvernement, et le manque de transparence des réponses gouvernementales est frappant cette année. D'un côté, Marguerite Blais refuse de faire une enquête sur la maltraitance des aînés en CHSLD, enjeu auquel le gouvernement avait déjà conclu une entente il y a longtemps avec l'Institut de la statistique du Québec.

Mais pire et encore plus représentatif de la façon que ce gouvernement-là traite tout le monde qui n'est pas d'accord avec eux, tous les contre-pouvoirs, toutes les instances qui peuvent questionner leurs actions, c'est le témoignage de François Bonnardel hier à la commission sur les transports. Il a refusé de divulguer quelconque information sur les plus grands projets de la Capitale-Nationale. C'était le summum du «je suis au-dessus de mes affaires», le summum du «je n'ai pas à répondre à vos questions», le summum du «moi, je travaille sur mes dossiers, puis vous aurez les réponses un jour, plus tard peut-être, si ça me tente». Le ministère des Transports du Québec, ce n'est pas le royaume personnel de François Bonnardel. Hier, il a commencé en disant : Je ne répondrai pas à vos questions sur le tramway, avant même d'avoir une question, là, je vous le dis d'entrée de jeu, je ne répondrai pas à vos questions. C'est inacceptable comme attitude. Il a affirmé, et je le cite : «Je ne vous donnerai pas le privilège de parler au responsable du bureau de projet du troisième lien.» Je ne vous donnerai pas le privilège.

Ce privilège-là, je m'excuse, M. Bonnardel, mais il a été offert aux parlementaires du Parti libéral, de Québec solidaire, du Parti québécois, des députés indépendants, par les électeurs, par les électeurs de leurs circonscriptions, par notre système démocratique. Et ce n'est pas à François Bonnardel de décider si, oui ou non, on peut poser des questions. Il a à répondre à ces questions-là, et l'information qu'on cherche à avoir, c'est de l'information qui devrait être accessible au public.

M. Laforest (Alain) : Comment on appelle ça?

M. Fortin : Il se cache, il manipule les données qui sont...

M. Laforest (Alain) : Non, mais comme attitude, là?

M. Fortin : C'est méprisant. Honnêtement, c'est une attitude méprisante envers notre système démocratique, envers les parlementaires. Et il ne peut pas faire tout seul au 29e étage du ministère des Transports, il ne peut pas décider seul de tout ce qu'il veut faire sans rendre de compte à la population, aux élus, aux journalistes.

M. Laforest (Alain) : C'est autocrate?

M. Fortin : Envers les gens qui sont devant lui, envers les citoyens, envers les électeurs, envers les gens qui attendent ces projets-là depuis longtemps, c'est méprisant.

M. Robitaille (Antoine) : Qu'est-ce que vous aimeriez savoir sur le tramway?

M. Fortin : Bien, en fait, les questions sur le tramway, là, spécifiquement, elles sont nombreuses. On voudrait savoir combien ont coûté les retards occasionnés par les tergiversations du gouvernement de la Coalition avenir Québec. On voudrait savoir est-ce que les décisions quant au tracé sont basées sur des orientations politiques ou est-ce qu'elles sont basées sur les besoins des citoyens. Les questions, là, à ce moment-ci, elles sont nombreuses. Et tant dans ce projet-là que dans le dossier du troisième lien, il y en a beaucoup qui se posent.

M. Bergeron (Patrice) : Toujours dans ce dossier-là, M. Bonnardel, donc, est au MTQ. Au MTQ, c'est des projets d'infrastructure qui sont considérables. C'est aussi le PQI. C'est de dizaines de milliards de dollars. C'est le REM aussi. Il n'y a pas eu de réponses en matière de REM. Qu'est-ce que ça dit sur la façon dont on gère ces dizaines de milliards là et la reddition de comptes à votre avis?

M. Fortin : Le gouvernement se dit : C'est plus simple pour nous de dire : On ne répondra pas aux questions qui sont posées. On ne divulguera pas l'information qui est demandée. Puis on préfère... On préfère prendre la chance que quelqu'un nous dise qu'on est méprisants, qu'on est autocrates, qu'on ne répond pas aux questions, plutôt que d'offrir l'information.

Nous, là, ça nous porte à croire qu'ils ont quelque chose à cacher dans ces dossiers-là. Honnêtement, c'est de l'appropriation politique quand on nous dit : On va vous dire ça dans quelques semaines quand, nous, on sera prêts, quand, nous, on pourra cadrer les choses à notre façon. On a un système démocratique, ici, on a des façons de faire, et la reddition de comptes qui est offerte à chaque année, une fois par année, là, dans l'étude de crédits, ce n'est pas trop demander.

M. Lacroix (Louis) : Sur le Grand prix de Montréal qui va vraisemblablement être annulé pour cette année, bon, on va, de ce qu'on comprend, là, faire un report en 2031 et 2030, 2031 pour reprendre les deux Grands prix. Est-ce que... D'abord, qu'est-ce que ça suscite comme réaction chez vous de voir qu'un événement aussi important en termes touristiques est annulé? Et combien d'argent doit-on... en fait est acceptable de redonner à l'industrie de la formule 1?

M. Fortin : Bien, c'est malheureux de voir que le Grand prix, là, comme plusieurs autres événements, encore une fois, ne pourra pas avoir lieu cette année. Il y a beaucoup de gens qui comptent sur le Grand prix pour leur bénéfice économique, des gens dans l'industrie touristique, dans l'industrie de la restauration, des gens qui ont beaucoup souffert économiquement au cours de la dernière année et qui continuent de souffrir. Alors, je pense que c'est malheureux, mais on parle d'un événement qui aurait lieu dans moins de deux mois.

Honnêtement, la priorité en ce moment, c'est encore la situation sanitaire. La priorité, ça demeure de se sortir de cette crise-là. Moi, mes enfants ne vont toujours pas à l'école en ce moment. Donc, je pense que les priorités, là, aujourd'hui, à court terme, sont peut-être ailleurs.

Ceci étant dit, il ne faut pas sous-estimer l'impact que le Grand prix a à Montréal, mais pour nous ce serait important de voir c'est quoi la participation financière du gouvernement, c'est quoi l'échéance par rapport à tout ça, c'est quoi la proportion d'aide qui vient du gouvernement fédéral, qui vient du gouvernement du Québec et comment on mesure ça versus les retombées économiques potentielles du grand prix.

M. Lacroix (Louis) : Mais là, ce qu'on comprend, c'est qu'il va y avoir une compensation financière, là.

M. Fortin : Oui.

M. Lacroix (Louis) : Alors, on donne déjà des millions pour l'organisation du Grand Prix à Montréal, que ce soit par le biais du ministère du Tourisme ou de l'Économie, là. Alors, de rajouter des millions, c'est acceptable?

M. Fortin : Bien, pour nous, là, c'est de voir cet investissement-là versus les retombées économiques et les garanties qu'on va obtenir en bout de ligne. Il peut y avoir des justifications derrière ça, mais il faut les mesurer versus les retombées économiques et versus les garanties qu'on va avoir, et c'est ce qu'on voudra entendre du gouvernement, là, lors de leur annonce.

M. Bergeron (Patrice) : Mais la situation est encore assez sérieuse en Outaouais, on l'a entendu hier. Est-ce qu'on en fait assez actuellement ou est-ce qu'il n'y aurait pas d'autres gestes qu'il pourrait être possible de poser pour mieux contrôler l'épidémie ou la contamination?

M. Fortin :Le grand enjeu, là, en Outaouais, c'est le manque de personnel. Le manque de personnel dans le réseau de la santé, c'est un enjeu qui ne date pas d'hier, mais c'est un enjeu qui est plus prévalent en Outaouais que dans plusieurs autres régions du Québec.

Alors, s'il y a des régions où la situation, elle est plus stable, s'il y a des régions où la situation... où la COVID est mieux contrôlée qu'en Outaouais, ce serait important de voir s'il y a des ressources qui peuvent être allouées à cette région-là de façon temporaire pour qu'on reprenne le dessus. Parce qu'effectivement, là, on a l'impression que c'est la capacité du réseau de la santé à offrir les soins nécessaires à la population qui nous retient dans, par exemple, le retour à des enfants à l'école ou d'autres allégements qui pourraient être offerts éventuellement.

Alors, réellement, là, pour nous, s'il y a moyen de prêter du personnel d'autres régions pour soigner les gens, pour qu'on fasse un petit peu moins de délestage, pour que les chirurgies urgentes puissent avoir lieu, ce qui n'est pas le cas en ce moment dans la région, ce serait une bonne idée.

M. Robitaille (Antoine) : …titre «Vaccination : Le Québec parmi les champions mondiaux». Est-ce que vous avez envie de, mettons, féliciter le gouvernement pour tout ça? Est-ce que ce n'est pas un succès dans toute cette gestion-là, la vaccination, jusqu'à maintenant?

M. Fortin : Bien, j'ai surtout le goût féliciter les Québécois qui, de toute évidence, comprennent le bénéfice ou l'importance de la vaccination, qui, à chaque fois qu'il y a des nouvelles plages horaires qui ont été disponibles, ont pris les mesures nécessaires, se sont présentés, n'ont pas hésité à se faire vacciner. Alors, j'ai surtout le goût de donner le crédit aux Québécois.

M. Robitaille (Antoine) : Est-ce que ça a été bien géré?

M. Fortin : Le système d'enregistrement fonctionne bien, ce qui n'est pas le cas dans d'autres provinces, alors c'est un plus, effectivement.

M. Lacroix (Louis) : Il y a deux semaines, M. Legault parlait d'un retour à la normale dans 73 jours, ayant en référence la date du 24 juin prochain, où 75 % des Québécois auront reçu une première dose du vaccin selon les données, en fait, les prévisions du ministère de la Santé. Or, la semaine dernière, Theresa Tam, la directrice de la Santé publique du Canada, disait que pour avoir un retour à la normale, ça prend 75 % de la population ayant reçu une première dose et 20 % ayant reçu une deuxième dose.

Or, hier, M. Dubé a dit qu'en date du 24 juin, il y aura effectivement 75 % des gens avec une première dose, mais seulement 500 000 personnes qui auront reçu une deuxième dose. Ce n'est pas 10 % de ces gens-là. Est-ce qu'à votre avis, ça remet en question l'objectif du 24 juin?

M. Fortin : Bien là, le 24 juin, là, c'est là qu'on commence à comprendre que c'est vraiment... C'est une date significative symboliquement, c'est une date historique pour les Québécois, mais on a choisi une date symbolique plutôt qu'une date exacte et c'est le gouvernement qui a fait ce choix-là pour donner un certain symbole à la chose. Alors, la date du 24 juin, on voit vraiment qu'elle a été choisie de façon symbolique plutôt que de façon très précise.

Sur l'enjeu de la deuxième dose, je pense que ce qui s'est produit dans les CHSLD, entre autres, au cours des dernières semaines, où on a vu peut-être, peut-être une certaine perte d'efficacité après un certain temps nous pousse à demander au gouvernement réellement c'est quoi, son plan pour l'octroi ou l'offre de cette deuxième dose là aux gens qui sont particulièrement vulnérables. Nous, notre préoccupation en ce moment, là, elle est réellement au niveau de cette population-là.

Alors, pour les gens qui habitent en résidences de personnes aînées, pour les gens qui souffrent de maladies chroniques, pour les gens qui sont d'un certain âge, on aimerait avoir un plan détaillé du gouvernement pour savoir à quel moment ils vont pouvoir avoir leur deuxième dose parce que si réellement on veut reprendre une certaine, disons, une certaine... le «cours normal», je mets ça entre guillemets, là, de la vie, bien, nécessairement, il faudra que ces gens-là soient protégés.

M. Lacroix (Louis) : Mais pour être clairs, là, la date du 24 juin, pour vous, c'est une utopie? C'est réaliste? Vous êtes sceptique? C'est quoi, votre...

M. Fortin : On a choisi... Le gouvernement a choisi une date, François Legault a choisi une date parce que c'est la fête nationale du Québec. Le gouvernement fédéral a choisi le 1er juillet parce que c'est la fête du Canada. Bien honnêtement, là, ça ne se base pas sur des chiffres scientifiques, ça ne se base pas sur la capacité d'offrir le vaccin, ça ne se base pas sur quoi que ce soit de précis et aujourd'hui, on en voit la démonstration.

Nous, ce qu'on veut, c'est que le plus de Québécois soient protégés le plus rapidement possible pour qu'on puisse revenir à une certaine normalité le plus rapidement possible. Mais pour ça, ça serait important que le gouvernement nous dise comment il va déployer la deuxième dose à tous ces gens-là qui en auront besoin.

M. Laforest (Alain) : AstraZeneca, vous en avez parlé d'entrée de jeu, est-ce qu'il y a un défi pour les prochaines semaines et avec Johnson & Johnson, là, qui est sur le point d'arriver?

M. Fortin :Oui, il y a un défi. Je pense qu'il y a un défi depuis un certain temps par rapport au vaccin AstraZeneca, c'est certain, quand on l'offre à des gens en disant : Bien, si vous acceptez l'AstraZeneca, vous allez pouvoir vous faire vacciner beaucoup plus rapidement que si vous attendez d'autres vaccins, il y a des gens qui vont vouloir se faire vacciner, j'en fais partie. Si on me l'offre, je vais le prendre et je vais le prendre rapidement. Mais il y a des gens qui sont encore réticents, il y a des gens qui ont des craintes par rapport à ce vaccin-là, et on ne peut pas simplement les mettre de côté, les ignorer, il y a un devoir d'informer, tant au niveau des bénéfices qu'au niveau des risques de la population.

Mme Lévesque (Fanny) : Sur l'affaire Louis Robert, qu'est-ce que vous avez pensé des révélations faites dans son livre?

M. Fortin : Bien, d'abord, j'ai hâte de lire le livre. Je remercie Louis Robert pour sa contribution, son courage, son honnêteté par rapport à ce qu'il voit. Mais le résultat de ce que Louis Robert décrit et ce qu'il tente de dire depuis des années, c'est qu'il y a trop de pesticides dans nos aliments. Et, à ce constat-là, le ministre de l'Agriculture a une responsabilité, là, il ne peut pas juste tasser du revers de la main, ignorer ce qu'a avancé Louis Robert, comme il l'a fait lorsqu'il a été congédié.

Mais le bout qui m'a particulièrement inquiété ou accroché dans le livre de Louis Robert, c'est quand il dit que, lui-même, comme jeune agronome au ministère, il ne sentait pas l'expertise, la notoriété. Il sentait qu'il n'avait pas assez d'influence pour vraiment pouvoir mettre ses préoccupations de l'avant. Puis, je me demande, aujourd'hui, là, il y en a combien de gens dans la fonction publique qui se disent : Je n'ai peut-être pas assez d'influence pour vraiment dire ce que je pense. Je n'ai peut-être pas assez de notoriété pour vraiment dire ce que je pense. Je ne veux pas me mettre mon patron à dos.

Il y en a combien de gens dans la fonction publique québécoise qui, aujourd'hui, aurait des constats nécessaires à mettre sur la place publique et qui n'osent pas le faire? Pour les mêmes raisons que Louis Robert n'a pas osé le faire.

Mme Gamache (Valérie) : Bien, justement, quand un lanceur d'alerte arrive comme ça puis se dit : Bien, finalement, le processus aura été insipide, n'aura pas donné grand-chose. Est-ce que ça ne décourage pas, justement, les gens à dénoncer des situations comme ça?

M. Fortin : Bien, potentiellement, mais ça, c'est à nous de le changer. Ça, c'est à nous de… et c'est à chacun des ministres et à chacun des parlementaires de prendre l'information qui est divulguée et de la transformer en action. Si réellement des gens comme Louis Robert ne sentent pas qu'il y a assez… qu'il y en a assez qui est fait avec l'information qu'ils mettent sur place publique, c'est notre échec à nous et, dans ce cas-ci, si on n'agit pas ce sera l'échec du ministre de l'Agriculture.

Mme Lévesque (Fanny) : Le Parti québécois dit : Le gouvernement, le ministère de l'Agriculture est toujours sous influence, est noyauté par l'influence, là, des grandes industries… voyons! de pesticides, pardon! Est-ce que vous partagez cette opinion-là? Est-ce que vous croyez que le gouvernement est toujours sous influence?

M. Fortin : Bien, Louis Robert en connaît beaucoup plus que moi sur le fonctionnement interne du ministère de l'Agriculture, mais, comme parlementaire, ce que ça me dit, c'est que nécessairement le ministre de l'Agriculture doit aller comprendre les rouages internes de son ministère, doit vraiment aller voir si cette influence-là, elle est aussi répandue que Louis Robert le dit, et, nécessairement, si c'est le cas, il doit corriger la situation, là. Et c'est la même chose pour l'Ordre des agronomes. Nous, très clairement ce matin, on va demander si on ne l'a pas déjà fait, mais on demande à ce qu'il y ait une enquête sur ce qui se passe à l'Ordre des agronomes de la même façon que Louis Robert le demande. Alors, ça, c'est une des actions que, nous, on prend en lien avec ce que Louis Robert a décrié au cours des dernières heures.

Mme Lévesque (Fanny) : ...détail juste en français sur l'Outaouais. Vous dites que vous aimeriez avoir un coup de main, là, des travailleurs ailleurs dans le Québec. Ce n'est pas déjà fait, ça, ou est-ce que c'est fait, mais ce n'est pas suffisant?

M. Fortin : Ça a été fait en partie, là, au moment du dépistage. Je pense que le gouvernement l'a fait de façon très ciblée. Mais aujourd'hui, là... Et on s'époumone régulièrement lorsqu'il y a du délestage qui se passe dans chacune des régions au Québec. On parlait d'avoir du délestage jusqu'à 35 % à Québec, et les gens de la région se sont élevés, les médias en ont parlé. Ici, on en parlait, on en a parlé au salon bleu.

En Outaouais, là, il n'y en a pas, de chirurgie qui n'est pas une question de vie ou de mort, en ce moment, là, il n'y a pas de... si ce n'est pas une urgence, il n'y a pas de chirurgie en Outaouais. Alors, l'enjeu, là, il est criant dans la région. Le délestage, il est massif. Alors, réellement, je crois qu'il y aurait lieu d'avoir une aide supplémentaire pour qu'on puisse prendre le dessus sur la situation.

M. Larin (Vincent) : Concernant la demande d'enquête à l'Ordre des agronomes, est-ce que, vous, vous avez eu des preuves qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas, tu sais, au-delà du livre de M. Robert?

M. Fortin : Bien, en fait, il est un peu là, l'enjeu, et je ne vous en veux pas pour votre question, elle est légitime. Mais lorsqu'un lanceur d'alerte met une information comme celle-là sur la place publique, notre devoir à nous, c'est d'aller voir ce qui se passe. Et c'est pour ça qu'on demande une enquête à l'Ordre des agronomes. Aujourd'hui, on a une information qui nous est fournie par Louis Robert, qui dit essentiellement : Il y a quelque chose qui se passe là, je demande presque la mise en tutelle de l'Ordre des agronomes. Nous, on dit : Allons faire une enquête, allons voir le fonds des choses, allons voir si réellement l'enjeu, il est aussi criant que ce qui a été mis sur la place publique, et, si oui, il faudra nécessairement agir.

La Modératrice : On va y aller en anglais.

Mme Senay (Cathy) : On the AstraZeneca, the fact that we have now a… What, as an MNA… region… What do you think is your role starting from today?

M. Fortin : As an MNA, but also as a Government, I think we all have a responsibility to educate people, both on the benefits and on the risks of every vaccine. In this case and from every literature I've read from every scientific review, from every «avis» from the… from every advice from the Government, everything seems to support the theory that the benefits outweigh the risks. And as tragic as the situation was with Mme Boyer, and our condolences obviously go out to her family, that needs to be conveyed to the population. I think that there is a necessity on site to have all that information that's given, but there is also a necessity to convey it generally to the public to maybe alleviate some of the fears that people might have about the vaccine.

Mme Senay (Cathy) : OK. And regarding the F1, as the critic for Government spending, public spending, I mean, how far do you think the Government should go because in what explicit values exercised today they don't want to move the F1 to other countries like Turkey, but then, I mean, they can't get everything. So, what do you think should happen?

M. Fortin : Well, first off, on formula 1 this year, I think that decision to not hold it was inevitable. Quite honestly, given the sanitary situation that we're still in at this point, given the fact that my kids still aren't in school, we still have other things on our mind at this point, and I know that it comes as bad news economically for a lot of people in Montréal and in the Greater Montréal region, but the risks, the sanitary risks of holding an event like that at this point are far too great.

However, going forward, what we're looking for, is we're looking for details on how much the Government is willing to spend and how we measure that against the economic benefits, which are very real, of the Grand Prix. So, we need that analysis, we need to know what the numbers are. And hopefully the Government will provide that along with some guaranties for the long-term survival of the Grand Prix here in Montréal.

M. Grillo (Matthew) : With regards to the vaccines though, do you want to see the government alter their vaccination campaign at all, given what we saw yesterday? Or is it enough to say : Well, you know what, this plays into another score expected.

M. Fortin : Every vaccine has a risk, every single one of them. And it's important for people to know those risks, but to also know the benefits. There are a lot of people who are scared of the AstraZeneca vaccine, who are worried about taking it, but there is also a lot of people who, today, don't have COVID because they took that vaccine. So, it's important for Government to be clear, to be transparent, not to minimize the risks and not to maximize the benefits, but really to put the information out there so that everybody, before they get their shot in the arm, realizes just how much good it can do and what the risks are.

M. Grillo (Matthew) : What would you tell people in your riding with regards to AstraZeneca?

M. Fortin : Well, I myself honestly can't wait to get the vaccine. And no matter what vaccine it is, there are 12 Quebeckers who died yesterday from COVID. And Mme Boyer's death is a tragic one and nobody expects that, nobody wants that. When you go to the vaccination clinic, you expect to be protected against COVID. And as tragic as her death is, collectively we still need to find a way to protect ourselves from COVID and the COVID vaccine is one of the ways that we can do that, so I certainly encourage people to look at the data, to look at the facts, and to go get their vaccine.

Une voix : Thank you.

(Fin à 9 h 16)

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