Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Actualités et salle de presse > Conférences et points de presse > Point de presse de Mme Manon Massé, cheffe du deuxième groupe d’opposition, et Mme Ruba Ghazal, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’environnement

Recherche avancée dans la section Actualités et salle de presse

La date de début doit précéder la date de fin.

Point de presse de Mme Manon Massé, cheffe du deuxième groupe d’opposition, et Mme Ruba Ghazal, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’environnement

Version finale

Le mercredi 28 avril 2021, 8 h

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures)

Mme Massé : Oui, bonjour, tout le monde. Alors, aujourd'hui, jour d'étude de crédits. c'est toujours des journées intéressantes dans la vie parlementaire. Et moi, ce matin, je veux vous parler d'un sujet qui me tient beaucoup à coeur, c'est-à-dire la jeunesse québécoise.

Vous savez, la pandémie a pris tout le monde par surprise, mais aujourd'hui je vais avoir une pensée toute particulière pour la jeunesse québécoise. Je me rends compte que, dans les derniers temps, semaines, mois, j'ai eu la chance d'être souvent en échange avec des jeunes, et leur cri du coeur a touché le mien, je vous dirais. Hier, Gabriel et Christine vous ont parlé de la crise de santé mentale. D'ailleurs, la ministre a annoncé presque quelque chose pour soutenir nos jeunes au niveau de prendre soin de leur santé mentale. Mais surtout, ce qu'il faut se rappeler, c'est que cette crise de santé mentale va avoir des effets à long terme, pas seulement dans l'ici et maintenant, mais à long terme, bien après le retour en classe.

Et donc, aujourd'hui, dans le cadre des crédits du Conseil exécutif, je vais adresser quelques-unes des autres crises auxquelles font face la jeunesse au premier ministre du Québec, comme vous le savez, qui est responsable de la jeunesse. Je vais lui parler tout particulièrement de la crise du logement et de la crise climatique. D'ailleurs, la crise du logement, il ne la reconnaît même pas. Puis la crise climatique, bon, il la reconnaît, mais les actions qu'il pose ne sont pas à la hauteur de ce que cette crise nécessite comme attention. Alors, j'ai de la difficulté à dire c'est quoi qui est le pire entre les deux. Est-ce que c'est de ne pas reconnaître quelque chose ou de reconnaître quelque chose mais de ne pas faire ce qui est nécessaire pour le régler?

Chose certaine, les jeunes n'ont pas de misère, eux, à reconnaître ces crises, ils l'ont en pleine face, puis ce n'est pas pour rien, c'est parce que c'est leur avenir même qui est pris au piège. Ma génération, celle de François Legault, a bénéficié d'une belle croisée des chemins. À cet âge, l'avenir était promoteur... prometteur. Il est devenu promoteur, mais l'avenir était prometteur. Aujourd'hui, la jeunesse est-elle à une croisée des crises?

Avoir son premier appartement, acheter sa première maison, c'est un moment important dans une vie. Mais quand c'est synonyme de pauvreté, de grand endettement, ce n'est pas aussi emballant comme projet de vie. L'anxiété climatique bat son plein chez nos jeunes et à voir le gouvernement Legault abandonner sa jeunesse et leurs préoccupations, je comprends leurs appréhensions, l'appréhension de toute une génération.

M. Legault répète régulièrement qu'au Québec, c'est important, l'égalité entre les hommes et les femmes, et pourtant, les jeunes femmes savent qu'elles ont été abandonnées par le gouvernement, tant au niveau de la crise climatique que de la crise du logement, mais aussi dans le refus de ce gouvernement de s'attaquer à bras-le-corps aux conditions de travail des femmes dans le réseau public de la santé, de l'éducation, des services sociaux. Et, bien sûr, avec l'absence de places en service de garde, c'est spécifiquement les femmes, les jeunes femmes, qui vivent les impacts de cette situation.

Bref, comme vous l'entendrez, cet après-midi, je partagerai mes inquiétudes à François Legault. J'espère qu'il sera attentif car elles sont empreintes du vécu de la génération qui portera le Québec dans quelques années.

Mme Ghazal : Merci. Merci, Manon. Bonjour, tout le monde. Ce matin, je veux attirer votre attention sur un enjeu très important. Il y a une entreprise qui poursuit... une pétrolière, Énergies Gaspé, qui poursuit le gouvernement. C'est un processus qui est en cour, mais ce n'est pas uniquement un enjeu judiciaire, c'est un enjeu politique et, si ça se passe en Gaspésie, ça touche tous les Québécois et toutes les Québécoises.

Hier, le premier ministre nous a dit qu'il était en faveur du projet de Goldboro où il va y avoir un pipeline qui va nous passer sur le corps, alors que les Québécois ont tellement dit qu'ils étaient contre ça. Malheureusement, il fait preuve, encore une fois, du même aveuglement envers l'industrie des hydrocarbures. Le rapport du BAPE était clair pour GNL Québec : Le gaz sale de l'Alberta va retarder la transition des autres pays. Donc, non, M. Legault, le gaz n'est pas une énergie de transition.

Il faut savoir que Pieridae Energy, qui est derrière le projet de Goldboro, est la même entreprise qui est en train de, elle aussi, poursuivre le gouvernement parce qu'il lui a retiré son permis d'exploitation ou d'exploration parce qu'il contrevenait à nos lois. C'est la troisième compagnie, entreprise pétrolière, qui poursuit le gouvernement et qui attaque nos lois. Il faut que M. Legault comprenne que l'industrie des énergies sales, c'est mauvais pour la lutte aux changements climatiques, mais elle attaque aussi les lois et règlements qu'on se vote ici démocratiquement, à l'Assemblée nationale, et ça coûte cher.

Donc, Gaspé Énergies poursuit le gouvernement parce qu'il ne lui donne pas son permis. Ça, c'est une bonne chose parce que ça menace l'environnement, ça menace le milieu hydrique. Mais il y a une contradiction incroyable parce que, d'un autre côté, le gouvernement met de l'argent dans cette entreprise-là. Dans Gaspé Énergies, les libéraux, qui viennent de se découvrir une vertu environnementale récemment, les libéraux avaient mis de l'argent en 2017 dans cette entreprise qui, aujourd'hui, nous poursuit.

Il faut absolument… je vais demander à ce gouvernement-là et à M. Fitzgibbon, avec Ressources énergie, de retirer toutes ses billes de cette industrie des hydrocarbures. Et pour Goldboro, je pense que c'est un test pour le premier ministre qui se dit nationaliste et qui se met, malheureusement, tout le temps à genoux quand Ottawa veut nous faire passer un pipeline sur le corps. Les Québécois, sondage après sondage, et un sondage aussi récemment, le disent, ils n'en veulent pas de cette industrie au Québec. L'environnement aussi fait partie des valeurs québécoises, il faudrait, un jour, que M. Legault le comprenne, ça aussi.

La Modératrice : Merci beaucoup. On va prendre vos questions, une question, une sous-question.

Mme Gamache (Valérie) : Mme Ghazal, vous avec participé à la commission sur les pesticides et puis, ce matin, dans son livre, M. Robert dit que, finalement, ça a peut-être été une démarche insipide, que ça n'a pas donné grand-chose. C'est quoi, votre réaction, quand vous entendez le commentaire?

Mme Ghazal : En fait, c'est ma collègue Émilise Lessard-Therrien qui a participé à ça, puis honnêtement M. Robert, c'est une bonne chose qu'est-ce qu'il fait aujourd'hui avec le livre, puis je vais laisser peut-être Manon aussi compléter là-dessus.

Mme Massé : C'est sûr, je peux comprendre nos concitoyens qui ne comprennent pas quand on prend du temps de parlementaire, plusieurs heures, à réfléchir, regarder, poser des questions, entendre les réponses, puis qu'en bout de ligne il n'y a pas grand-chose qui change, ça fait que je le comprends. Mais, nous, ce matin, on salue vraiment la détermination, le courage de M. Robert d'être allé au bout aussi, hein, plus loin encore. D'ailleurs, ce matin, ma collègue Émilise, qui a participé à la commission dont vous parlez, va déposer une motion justement pour rappeler le rôle fondamental des lanceurs d'alerte dans la protection de notre bien commun et, dans ce cas-là, dans la protection au niveau de l'agriculture. Et je vous dirais qu'on va demander à l'Assemblée nationale de remercier M. Louis Robert pour sa contribution positive aux débats sur l'avenir de l'agriculture au Québec. Alors, on verra ce qu'il en sera.

M. Lacroix (Louis) : Le Grand Prix du Canada va être annulé aujourd'hui, officiellement, pour cette année. C'est un événement touristique important pour Montréal, pour le Québec, mais ce qu'on comprend, c'est qu'il aura une compensation financière qui sera faite pour les Grands Prix de reprise, là, de 2030‑2031. Comment vous réagissez d'abord à l'annulation du Grand Prix et à l'aide financière, aux millions qu'on va donner à une industrie qui est quand même assez riche, là, on parle de la F1?

Mme Massé : J'aime votre «qui est quand même assez riche». Écoutez, je pense que, dans un premier temps, pour l'événement de cet été, je pense que c'est une bonne chose, là. On ne l'a pas gagné, la lutte, là, au virus encore, alors, dans ce sens-là, je pense que c'était la chose à faire.

Et pour nous, à Québec solidaire, vous le savez très bien que cette industrie-là devrait avoir zéro argent public d'investi là-dedans. C'est des événements qui, premièrement, sont extrêmement polluants et, deuxièmement, qui font en sorte que l'argent public est investi là où il n'y a pas de besoin d'argent public.

Et d'ailleurs c'est la même chose que ma collègue vient de vous parler par rapport à l'industrie pétrolière. Le gouvernement du Québec continue de soutenir financièrement des industries qui le poursuivent. Ayoye! Je me demande ici qui ferait ça, moi.

M. Laforest (Alain) : Il y a eu un premier décès, là, avec AstraZeneca, j'aimerais ça vous entendre là-dessus, là. Quel est le message que vous envoyez aux gens, là, qui craignent aujourd'hui peut-être de se faire vacciner avec ce vaccin-là et possiblement Johnson & Johnson bientôt?

Mme Massé : Bien, écoutez, premièrement, c'est sûr que les condoléances de ma formation politique vont à la famille, aux proches de cette personne.

Je vous dirais, vous savez, la Santé publique continue de nous redire que ce vaccin-là, il est bon, il fait effectivement... agit pour lutter contre le virus. Et, malheureusement, il est arrivé ce qui est arrivé pour une personne. Alors, nous, on croit que le Comité d'immunisation, que la Santé publique qui nous dit de poursuivre avec ce vaccin-là, on les croit. Et d'ailleurs, moi, c'est ce que j'ai aussi dans le corps, et je me porte bien.

M. Laforest (Alain) : ...du lundi matin, Mme Massé, quand vous vous êtes rendue au centre de vaccination, là, vous dites que vous avez été vaccinée AstraZeneca, est-ce que vous avez eu l'impression que les mises en garde étaient suffisantes sur les risques que ça représentait?

Mme Massé : Bien, je vous dirais, là, je ne peux pas répondre pour l'ensemble du Québec.

M. Laforest (Alain) : Je parle de vous, là.

Mme Massé : Oui. Moi, considérant que c'est un sujet qu'on jase beaucoup, beaucoup ici, et, quand je suis arrivée sur place, moi, c'était la première ou deuxième journée, là, où ils ont ouvert aux 55 ans et plus, donc, à Montréal, sur place, on m'a donné l'information. Alors donc, l'infirmière m'a parlé, elle m'a dit... elles ont questionné, bien sûr, mon état de santé, ensuite elles m'ont dit quoi surveiller, m'ont donné les numéros de téléphone en cas de besoin. Alors, bon, j'ai envie de dire : Oui, j'étais assez informée, et voilà. C'est ça que j'ai à dire.

Mme Lévesque (Fanny) : Est-ce que ça change votre perception peut-être pour la deuxième dose? Est-ce que vous allez choisir un autre vaccin si c'est possible?

Mme Massé : Non, pas du tout, pas du tout. Je veux dire, dans l'ensemble de l'exercice, tu sais, l'influenza... le vaccin de l'influenza aussi a des impacts chez les gens, là. Tu sais ce que je veux dire, ce n'est pas... je ne crois pas... je ne suis pas une scientifique, mais je ne crois pas que le risque zéro existe. Mais il y a une chose qui est sûre, c'est le risque zéro vaccin, bien ça, c'est l'augmentation du virus, c'est certain.

M. Lacroix (Louis) : Avez-vous eu des effets secondaires?

Mme Massé : J'ai eu mal au bras. J'ai eu mal au bras, un peu de fatigue le jour même, mais ça... pas plus que quand on va dans les pays du sud et qu'on doit se faire vacciner de toutes sortes de vaccins.

M. Carabin (François) : Sur le couvre-feu, vous demandiez qu'on étudie tous les tenants et aboutissants de cette mesure-là. Le fait qu'on la ramène à 21 h 30 à Montréal, comment vous accueillez cette décision-là?

Mme Massé : Bien, écoutez, on est à la même place, pour nous, c'est... le couvre-feu, il demeure une mesure, qu'il soit à 8 heures ou 9 h 30, une mesure d'exception que ça fait trois mois que l'exception perdure. Et dans ce sens-là... puis vous voyez, là, on n'est pas des hurluberlus, là, même la Commission des droits de la personne nous dit que ça vaudrait le coût qu'on réfléchisse, qu'on aille chercher de l'information, qu'on ait du data sur l'utilisation de cet outil-là, de cette mesure-là, et, dans ce sens-là, bien, nous, on continue de penser que c'est une bonne idée avec maintenant la Commission des droits de la personne qui pense comme nous.

M. Lacroix (Louis) : La semaine dernière, la Dre Theresa Tam, de la Santé publique du Canada, a dit que, selon leur évaluation à eux, pour qu'il y ait un relâchement si on veut ou un retour à la normale, si c'est possible de le faire cet été, il faudrait que 75 % de la population soit vaccinée d'une première dose et 20 % de la population d'une deuxième dose. Or, hier, M. Dubé a dit qu'au 24 juin, il y aura 5,3 millions de Québécois qui auront reçu la première dose, donc 75 % des Québécois admissibles de 16 ans et plus, mais seulement 500 000 personnes qui auront reçu la deuxième dose. Ça veut dire moins de 10 % de la population ciblée. Qu'est-ce que ça vous dit, ça? Est-ce qu'on en retard sur la deuxième dose? Est-ce que vous craignez que ça retarde le retour à la normale?

Mme Massé : Bien, deux choses dans votre préoccupation. Première chose...

M. Lacroix (Louis) : C'est une question...

Mme Massé : Oui, mais c'est parce que je sens la préoccupation en arrière. C'est que, pour nous, ce qui est fondamental, c'est la science. Alors, si M. Arruda et ses directeurs de santé publique arrivent au constat qu'on peut relâcher, bien, qu'il en soit ainsi. Ceci étant dit, le principe de précaution, et c'est ça qu'on vous dit depuis une semaine, le retour à la normale, on l'espère, on le veut tous et toutes, mais il faut être prudents et prudentes parce que ce virus-là, il est torrieu, il bouge vite puis il attaque tout le monde, quoiqu'il a une préférence pour les gens qui vivent dans de petits logements ou qui travaillent dans des jobs mal protégées et qui sont souvent des gens de couleur. Mais ceci étant dit, il est donc essentiel, le principe de précaution. Et pour les différences entre ce que la santé publique Canada et la Santé publique du Québec mettent de l'avant, je ne me poserai pas en qui va trancher ce... Je ne trancherai pas cette question-là.

M. Lacroix (Louis) : Est-ce que ça ne démontre pas qu'on a une espèce de retard ultimement dans la deuxième dose? Parce que, là, on a choisi comme stratégie de prolonger le temps d'attente pour pouvoir vacciner le maximum de gens avec une première dose, mais en même temps quelque part il semble que ça puisse retarder jusqu'à un certain point le retour à la normale.

Mme Massé : Bien, si je comprends l'intervention de la responsable au niveau du Canada, c'est que ça prend les deux. Ça prend un pourcentage de première dose important et un pourcentage de deuxième dose. Et là je vais vous revenir. Vous savez, c'est pour ça qu'on pousse sur le gouvernement du Québec pour qu'il décrète la pause santé... la pause vaccin, pardon, la pause santé, ça aussi. Pourquoi? Bien, parce qu'on est rendus à l'étape où c'est les Québécois et Québécoises sur le marché du travail qui sont rendus à se faire vacciner. Et je ne comprends pas l'entêtement de ce gouvernement-là à décréter une mesure qui accélérerait la vaccination pour tout le monde.

La Modératrice : Une dernière question en français? On va passer en anglais.

Mme Senay (Cathy) : Good morning. Mme Massé, I received an email a few weeks ago from a colleague. And his wife went to L'Ancienne-Lorette to get her first shot of AstraZeneca, and she never got the info about cases of blood clot, symptoms. She had to check herself when coming back home.

So, don't you think that the death of this 54-year-old woman is like a very important signal to say : Let's remind vaccinators that this info is crucial?

Mme Massé : Of course, the Government has to be clear in his communication, and especially the Public Health director has to give the right information. And I'm… the question that Mr. Lacroix asked me, he asked for me, and as I answered, I had all the information on the spot by the woman who… «l'infirmière» who asked me…

Une voix :

Mme Massé : …yes, asked me questions. So, of course, you know, the vaccination is so important for the fight against the virus. It's so important that the Government and the Public Health director give all the information. And maybe, the one on the ground who's giving this vaccine, or anyone has to give the information. I received a sheet with all this information. Why did I receive that, and that woman didn't receive it? I don't know, I can't explain. Maybe you can ask to Mr. Arruda soon.

Mme Senay (Cathy) : But this death is a reminder of informing women in particular of risk.

Mme Massé : Of course, yes.

M. Grillo (Matthew) : Can we just hear you on F1? Looks like all signs point to it being cancelled.

Mme Massé : I'm sorry, can you speak a little bit louder?

M. Grillo (Matthew) : Yes. Can we just hear you on the F1 race? All signs point to it being cancelled. What are your thoughts on this? You mentioned you don't want to see public money going into an event like that.

Mme Massé : Yes. Let's say, I think it's a good decision to stop this event for this summer, I mean, the F1 one, because of the pandemic conditions. And for Québec solidaire, it's also very important that public money does not go in this kind of events. I mean, the F1 world, it's a world with a lot of money, and I'm pretty sure that Quebeckers need more money in the health care system, in the day-care system, in the school system than the F1 events.

M. Grillo (Matthew) : OK. Thank you.

La Modératrice : Merci beaucoup.

(Fin à 8 h 21)

Participants


Document(s) associé(s)