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Point de presse de Mme Dominique Anglade, cheffe de l’opposition officielle

Version finale

Le mardi 27 avril 2021, 10 h 45

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Dix heures quarante-sept minutes)

La Modératrice : Bonjour à tous. Bienvenue au point de presse de l'opposition officielle.

Mme Anglade : Alors, bonjour. Bonjour, tout le monde. L'effet de la pandémie semble vouloir s'estomper légèrement, mais, après trois vagues successives, je nous invite à rester extrêmement vigilants. Et j'encourage tout le monde, tous ceux qui le peuvent, à aller se faire vacciner. Moi, je l'ai fait vendredi dernier.

Alors que débutera peut-être un déconfinement partiel et que le nombre de cas semble baisser, le temps semble venu pour réellement entamer un véritable examen essentiel par rapport à la gestion de la pandémie et que cette étape, qui correspond finalement à une enquête indépendante, se fasse autour de l'évaluation de l'ensemble des politiques publiques face aux grandes pandémies à la lumière de la crise de la COVID-19 et de sa gestion.

Comme vous le savez, le gouvernement prend des décisions qui ont des impacts majeurs sur la santé, les droits et libertés, l'économie, le fonctionnement du Québec dans son ensemble. En conséquence, il serait inconcevable de soustraire le gouvernement à l'examen de la gestion de la plus grande crise sanitaire de notre histoire. En réponse à cela, le premier ministre nous a dit qu'il ne veut pas d'enquête publique indépendante sur la gestion et qu'elle est inutile parce que, présentement, il y a trois enquêtes qui seraient en cours.

J'aimerais rappeler que, lorsque l'on parle des trois enquêtes, il s'agit d'abord de celle de la Commissaire à la santé, qui se concentre sur la gestion de la première vague concentrée dans les CHSLD, les enquêtes du coroner, qui elles aussi concernent des décès survenus uniquement dans les CHSLD, et la Protectrice du citoyen enquête actuellement sur la gestion de la crise de la COVID-19 dans les CHSLD du Québec. Ces différentes enquêtes font oeuvre utile, c'est certain, mais leur mandat est extrêmement circonscrit à la question des CHSLD.

Pourtant, la crise de la COVID touche tout le monde, a eu des effets sur plusieurs sphères, notamment les mesures de confinement, les restrictions commerciales, l'utilisation des pouvoirs du décret d'urgence sanitaire, les déplacement interrégionaux, l'utilisation des forces armées, les communications gouvernementales, la cellule de crise, et j'en passe. Ce que le premier ministre dit quand il dit qu'il ne veut pas d'enquête publique indépendante, c'est qu'on n'a pas besoin de savoir. La crise n'est pas terminée, et nous ne savons pas encore si la relative accalmie va durer. On le souhaite, néanmoins, mais on ne pourra pas faire comme si rien ne s'était passé. Il va falloir qu'on apprenne de cette crise.

Le premier ministre aime gouverner sans contrainte, c'est pourquoi il abolit, il ignore, il contourne, il amoindrit les contraintes. On l'a vu notamment par rapport aux élus scolaires, on l'a vu par rapport à la Commissaire à l'éthique, la Régie de l'énergie, la mainmise sur le Fonds vert, le renouvellement de sept jours du décret d'urgence pour contourner l'assentiment de l'Assemblée nationale, le refus de tenir une véritable enquête publique indépendante. Cette semaine, Michel C. Auger écrivait : «Le gouvernement caquiste, François Legault en tête, n'aime pas que l'on discute quand il a fait ses choix. On veut des décisions qui se prennent vite et qui ne soient pas contestées. Alors on abolit, contourne, on ignore les contrepouvoirs qui pourraient se manifester.»

M. Legault devrait prendre conscience du fait qu'il a été élu pour gouverner, pas pour régner. Et ça, c'est valable en temps de crise. Merci.

La Modératrice : Merci. On va prendre les questions.

Mme Prince (Véronique) : Donc, si je comprends bien, en fait, au-delà de l'enquête publique, et tout ça, je vais revenir sur ce que vous avez dit au début, là, vous invitez le gouvernement à la prudence alors qu'on a probablement, là... on attend les résultats d'une minute à l'autre, là, mais on a probablement une deuxième journée sous les 1 000 cas par jour. Donc, il peut y avoir une tentation de déconfiner, ici, ou de donner davantage de… de jeter du leste, là, finalement.

Mme Anglade : Bien, écoutez, on vient de vivre une troisième vague. On est encore dans le coeur de la troisième vague. On observe, effectivement, une accalmie, ce qui est une bonne chose, puis on espère que c'est un présage de bonnes nouvelles pour la suite des choses. Mais on a quand même fait face à trois vagues, donc, bien oui, il faut demeurer extrêmement vigilant.

M. Lacroix (Louis) : Bien, O.K. Mais, en ce sens-là, est-ce que vous croyez qu'on doit maintenir la situation comme elle est en ce moment? Par exemple, dans les zones rouge foncé, là, comme Québec, Chaudière-Appalaches, Outaouais, etc., est-ce qu'on devrait, comme le dit Véronique, lâcher un peu de lest ou si on doit maintenir, à votre avis, la ligne dure tant et aussi longtemps qu'on n'a pas des résultats qui soient plus prolongés dans le temps, là, que quelques jours d'embellie?

Mme Anglade : Je ne peux pas faire le travail, ici, de la Santé publique. La Santé publique doit regarder ses chiffres, ses prévisions, ce qu'elle observe et nous dire ce qu'elle recommande par rapport à la situation actuelle. Je dis qu'il faut rester vigilant. J'encourage tout le monde à aller se faire vacciner.

Maintenant, la Santé publique doit émettre ses avis. Et j'aimerais rappeler, puisqu'on en est sur les avis de la Santé publique, que nous n'en avons eu que 14 de rendus publics, alors que… c'est ce qu'on demandait, c'est ce que… ces avis publics, qu'ils soient rendus publics, on n'a toujours pas.

Mme Côté (Claudie) : Mais est-ce que, par exemple, on devrait renvoyer les enfants du primaire, notamment, à l'école la semaine prochaine?

Mme Anglade : Encore une fois, est-ce que… Ça, c'est une question qui doit être répondue, à laquelle doit répondre la Santé publique.

Mme Côté (Claudie) : Oui, mais, comme cheffe de l'opposition officielle, le gouvernement disait toujours que sa priorité, c'était de renvoyer les enfants à l'école.

Mme Anglade : Absolument.

Mme Côté (Claudie) : Est-ce qu'il doit le faire la semaine prochaine?

Mme Anglade : Je veux dire, je comprends très bien la nécessité de renvoyer les enfants à l'école le plus rapidement possible. Je la comprends, cette priorité-là. Ce qu'on a besoin de savoir de la part de nos experts, de ceux qui ont l'information, c'est dire : Est-ce que nous sommes présentement dans une situation qui nous permet de retourner les enfants à l'école le plus rapidement possible? Est-ce que la situation est sous contrôle? Qu'est-ce qui leur permet de dire que la situation est sous contrôle? Comment est-ce qu'ils voient les trois prochaines semaines, les quatre prochaines semaines, les deux prochains mois qu'il reste? Qu'ils soient capables de nous donner une perspective et de nous présenter différents scénarios. Par exemple, s'ils nous disent que les enfants peuvent retourner à l'école la semaine prochaine, est-ce qu'il y a des chiffres qui sont associés à ça? Le nombre de cas, à ce moment-là, à partir duquel c'est acceptable? Quels sont les critères qui vont faire en sorte qu'on va permettre un retour à l'école? On veut savoir comment est-ce que les décisions sont prises. Ça revient toujours aux conversations que nous avons eues par le passé avec le gouvernement.

La Modératrice : Merci beaucoup.

Mme Anglade : Parfait.

La Modératrice : Est-ce qu'on a d'autres questions en français? Sinon, on va prendre les questions en anglais.

Mme Senay (Cathy) :

Mme Anglade : Good morning, Cathy.

Mme Senay (Cathy) : The CIUSSS of the Greater Capital region is saying that the situation is still fragile with the number…

Mme Anglade : I didn't hear the beginning of your question, sorry.

Mme Senay (Cathy) : The CIUSSS of the Greater…

Mme Anglade : Ah! CIUSSS, O.K.

Mme Senay (Cathy) : …of the Greater Québec City region is saying that the situation is still fragile. And with the number of hospitalizations and the number of… People are younger at the…

Mme Anglade : Impacted by that.

Mme Senay (Cathy) : People, they are staying longer in hospitals… So, considering this, and considering what's happening in Alberta and Ontario, what do you think the Government should do with those temporary emergency measures today?

Mme Anglade : So, again, I think that, if they decide to go with flexing the constraints, I think they need to really tell us what are the criteria that they're using for this week, for next week, for the two months to come, specifically regarding schools. And Public Health needs to be very specific as to, again, the different scenarios that are coming. Because we have to be cautious. We have… We know… It's the third wave. We have to be cautious. The last thing we want to see is a yoyo effect again. In order to avoid the yoyo effect, what is it that they're going to be doing? What's going to be different this time compared to the previous times?

Mme Senay (Cathy) : OK. And what do you think about the fact that it's very critical what we see in Ontario? The army is going back for the second time. There is this teenager who died yesterday, and Alberta is having a lot of hospitalisations for younger people. They are going through critical moments. Is there… a moment of glory for Québec, because the situation is way more positive right now in Québec compared to other provinces?

Mme Anglade : I will never call it, I will never call it a moment of glory. I mean, looking at what's going on in Ontario, you can only be sad, saddened by the situation and saddened by the death of the teenaged girl. When you read the story, it's really… it's really a very depressing story. So, it's really time to show support for people, colleagues in… friends in other provinces. But we also had a critical time here, and we need to make sure that we protect our population. And that's why I think it's a good idea for Ontario to start thinking about getting the army involved like we did when we were in a very bad situation here, in Québec, as well. That's what we did.

Mme Senay (Cathy) : Is there a certain success in Québec? There is something working in Québec…if we compare ourselves to Ontario and Alberta.

Mme Anglade : Yes. Well, when you say we're doing better than Ontario today, I think it's the case when you look at what's going on in Ontario. I think it's the case, absolutely. So…

Mme Senay (Cathy) : Are there lessons that Québec can teach regarding the situation from this point?

Mme Anglade : Probably. There might be a lot of lessons that Québec can teach, there might be a lot of lessons that Québec can learn. I think it goes both ways. And I think, when you look at independent inquiry, it will tell us, for example, these are all the good things that have happened, that we've been able to manage well and these are the things that we haven't been able to manage well. And that's exactly why you want to do an inquiry, what has worked, what hasn't worked and how do we collectively learn from that.

M. Verville (Jean-Vincent) : Bonjour, madame.

Mme Anglade : Bonjour.

M. Verville (Jean-Vincent) : Should the Government lower the age for the 30 years old for AstraZeneca?

Mme Anglade : Lower the?

M. Verville (Jean-Vincent) : The age to 30 years old?

Mme Anglade : Well, it has to respect the vaccination group, the recommendation from our experts on this, that's what we have to do. We can't… Again, we have to follow science as much as we can.

M. Verville (Jean-Vincent) :OK. This afternoon, there is already a leak about what will be announced… There seems to be a problem with… The hospital or the major of the hospitals are saying that… full capacity, that we shouldn't return kids to school, primary school, but M. Legault seems to «priorize» that?

Mme Anglade : Yes.

M. Verville (Jean-Vincent) : …kids to school. And if he's not following what the Health is saying…

Mme Anglade : So, we have to. That's why I think we need to really hear what Public Health has to say regarding this, regarding the decision to return kids to school, what are the criteria that they're using. The last thing we want to see is a yo-yo effect, is a decision that's made, and we have to go back to a previous decision afterward.

So, going back and forth is not a good alternative. Again, we're looking for Public Health recommendations in order to really see what the plan is.

M. Verville (Jean-Vincent) : ...

Mme Anglade : Exact.

La Modératrice : Merci beaucoup.

Mme Anglade : Thank you.

(Fin à 10 h 59)

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