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Point de presse de M. Martin Ouellet, leader parlementaire du troisième groupe d’opposition

Version finale

Le mardi 27 avril 2021, 8 h 45

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures quarante-six minutes)

M. Ouellet : Merci. Bon matin à tous. Tout d'abord, à titre de député de la circonscription de René-Lévesque, je tiens aujourd'hui, quand même, à déclarer la chose suivante : la situation est extrêmement préoccupante dans ma circonscription. Pas plus tard qu'hier les élus ont rencontré la Santé publique, le CISSS—Côte-Nord, la situation est alarmante. Si rien ne change au courant de la semaine, on pourrait effectivement vivre des resserrements en matière des mesures sanitaires. Je tiens à rappeler que, depuis la dernière semaine, c'est 52 cas qui ont eu lieu, et on est présentement à 63 cas actifs. Et lorsqu'on regarde la situation de la Côte-Nord, on est à 24 cas pour 100 000 de population. Ça, ça veut dire que c'est deux fois le maximum envisageable, notamment pour les régions qui sont présentement en zone rouge foncé.

Donc, ce matin, ici, à l'Assemblée nationale, je veux juste prendre un petit 30 secondes pour inviter la population de la Côte-Nord, mais surtout la population de la circonscription de René-Lévesque de ne pas baisser la garde, de maintenir les mesures sanitaires en place. Je vous rappelle que les rassemblements sont toujours illégaux, qu'on ne peut pas se déplacer à moins de se déplacer sur le territoire pour des services essentiels, et surtout, si jamais vous avez à vous faire dépister, on vous met en quarantaine. S'il vous plaît, respectez la quarantaine. La prochaine semaine qu'on va passer, elle est déterminante, si on ne veut pas être resserré encore pour un prochain mois. J'invite la population de la Côte-Nord et spécialement celle de la MRC Manicouagan de relever leur garde.

Deuxième sujet d'actualité ce matin, j'aimerais revenir sur le cas de la lanceuse d'alerte qui a été congédiée pour avoir dénoncé une situation au CHSLD Saint-Laurent, où les résidents étaient maintenus dans des conditions de vie inacceptables. Depuis le printemps 2020, que ce soit Mme McCann ou M. Dubé ont répété que la loi de l'omerta était terminée. Or, c'est totalement faux, et on déplore cette situation-là ce matin, aujourd'hui.

Je tiens à rappeler que le Parti québécois a déposé une motion unanime qui a été adoptée pas plus tard que le 3 février dernier, et M. Legault avait répondu à cette motion, et je le cite, qu'il partageait cet avis : «Je souhaite que les employés qui vivent des situations qui ne sont pas acceptables les dénoncent.»

Alors, on voit ce qui est arrivé avec la dame en question. Elle a dénoncé. Et je tiens à rappeler que cette dame-là avait donné son nom sur le site Je contribue pour donner un coup de main, pour vaincre cette pandémie, et, malheureusement, le couperet est tombé, et on l'a congédiée. Donc, ça, ça nous rappelle que la loi sur les lanceurs d'alerte, une jeune loi qui a été adoptée en 2017, demande d'être modernisée.

Et je tiens à rappeler que mon collègue M. Sylvain Gaudreault a déposé un projet de loi n° 697 justement pour réviser le projet de loi sur les lanceurs d'alerte afin de mettre fin à l'omerta. Et, ce n'est pas très compliqué, on veut faciliter la divulgation aux médias et on veut surtout protéger l'identité des lanceurs d'alerte et étendre la portée aux RPA et aux RI, notamment. Et évidemment ce genre de situation qui est déplorée dans les médias et qui a amené le congédiement de la dame nous rappelle que la demande du Parti québécois de tenir une enquête publique indépendante est toujours d'actualité.

En terminant, ce matin, bien, on commence la période des crédits pour les deux prochaines semaines. C'est un exercice de reddition de comptes pour lequel le Parti québécois va s'assurer d'obtenir toute la transparence du gouvernement, notamment dans sa gestion pendant la pandémie, et, pour nous, vous nous avez entendus pendant les attentes prébudgétaires, juste avant le budget, ce qu'on voulait pour le Québec, c'était un Québec plus juste, c'était un Québec plus vert et plus indépendant. Donc, c'est sous cette loupe-là que les députés du Parti québécois vont regarder le budget et vont questionner les ministres mais aussi certaines sociétés d'État et groupes qui seront présents aujourd'hui.

Donc, évidemment, ce matin, on va surveiller ce qui va se passer dans la commission avec les aînés et évidemment on va se parler de solidarité sociale aussi. Comment se fait-il aujourd'hui encore que les gens qui sont bénéficiaires d'assistance sociale sont encore les laissés-pour-compte pendant cette pandémie? On aura l'opportunité d'avoir la Caisse de dépôt. On a d'excellentes questions sur la Caisse de dépôt aujourd'hui. Donc, je vous invite à suivre nos travaux. Même chose du côté du DPCP et de la commission des droits de la personne et de la jeunesse.

Donc, un immense menu aujourd'hui ici pour les travaux parlementaires, et le Parti québécois va s'assurer de poser les questions, les questions des citoyens, pour lesquelles on mérite des réponses, des réponses transparentes, des réponses pour un Québec plus juste, un Québec plus vert et surtout un Québec plus indépendant. Sur ce, je serais prêt à prendre vos questions. Et, si vous voulez que je commente l'arrivée de Cole Caufield hier, ça va me faire plaisir.

La Modératrice : Une question, une sous-question, s'il vous plaît.

Journaliste : Bien, faites-vous plaisir.

M. Ouellet : Bien, évidemment, on était contents de le voir sur la patinoire. C'est un jeune fougueux, quatre tirs au but. Il est réputé pour avoir un bon tir au but. Donc, je pense qu'hier M. Caufield a donné un peu l'étendue de son talent et de quelle façon il pourrait contribuer à améliorer l'attaque du Canadien. Donc, je souhaite bonne chance à M. Caufield et bonne chance pour le Canadien pour qu'on se rende en séries.

Mme Prince (Véronique) : J'aimerais savoir si vous faites partie de ceux aujourd'hui qui lancent un avertissement au gouvernement de se garder de déconfiner trop rapidement, alors qu'on risque d'avoir deux journées de suite avec moins de 1 000 cas par jour, là? Vous avez parlé ce la Côte-Nord...

M. Ouellet : Oui, effectivement, je pense que la Santé publique nous indique que la situation commence à être sous contrôle, mais ce qu'il faut éviter de faire, c'est de jouer au yoyo. Donc, moi, ce que je m'attends, c'est que la Santé publique nous donne un horizon. Donc, si ça va bien, à quel moment on pourrait penser à déconfiner. Mais je pense qu'il faut y aller de façon dégressive et surtout maintenir la confiance et l'adhésion de la population auprès des mesures sanitaires. Donc, il ne faut pas se dépêcher de se tromper, on a joué un peu au yoyo dernièrement, dans certaines zones, moi-même, pour l'avoir vécu sur la Côte-Nord, donc ce que je m'attends... puis les gens répondent quand même aux mesures. Je sais que ce n'est pas facile, le couvre-feu à 20 heures, notamment du côté de Montréal, on est dans le dernier droit. Donc, je m'attends à ce qu'on... probablement qu'on maintienne certaines mesures puis qu'on donne au moins un objectif pour dire : si on arrive à cette étape-là, on pourra penser effectivement à un certain déconfinent... déconfinement, pardon, mais je m'attends effectivement à de la prudence aujourd'hui.

M. Lacroix (Louis) : Est-ce que vous... Parce que vous dites que sur la Côte-Nord, en ce moment, dans votre comté, entre autres, c'est plus difficile, est-ce que vous demandez à ce qu'on resserre encore davantage chez vous, peut-être passer dans une zone rouge, vous êtes en orange, si je m'abuse en ce moment?

M. Ouellet : Oui, bien, ce que la Santé publique nous disait, c'est qu'on va passer une semaine critique, ils ne l'excluent pas. Donc, pour moi, si...

M. Lacroix (Louis) : Mais vous, est-ce que vous le demandez par mesure, par exemple, préventive?

M. Ouellet : Pour l'instant, je vous dirais que les éclosions sont quand même circonscrites dans deux secteurs, dont une école en question. Donc, ce que le CISSS nous dit, c'est quand même sous contrôle. On n'a pas perdu le contrôle, il n'y a pas encore de transmission communautaire comme on a pu voir ici du côté de Québec ou même du côté de Chaudière-Appalaches. Donc, ce que la Santé publique, présentement, ils regardent ça, je ne le demande pas nécessairement tout de suite, mais il faut être préoccupé de la situation et si effectivement on l'a vu ailleurs, Québec et Montréal ont tombé dans le rouge foncé et ça a donné des résultats. Si c'est ça que la Santé publique pense qu'il faut faire pour permettre à la Côte-Nord de baisser sa courbe, assurément, je ne serais pas contre.

M. Bergeron (Patrice) : Quand vous dites que vous n'avez pas perdu le contrôle, c'est parce qu'il n'y a pas encore de transmission communautaire, c'est donc qu'on est capables de retracer l'origine exactement... bien, vous dites dans une école, mais on a trouvé le patient zéro ou quoi, là?

M. Ouellet : Effectivement, pour l'instant, on est capables de faire du retraçage et on sait à quel moment ou de quelle façon la transmission a eu lieu. Est-ce que c'est quelqu'un qui a quitté la région ou un travailleur qui est venu ici sur la région de la Côte-Nord? Donc, on est capables quand même de circonscrire, mais de la minute, comme la Santé publique nous dit, on n'est plus capables de trouver le patient zéro, on est en transmission communautaire et sur la Côte-Nord, avec un système de santé qui est quand même fragile par rapport aux autres, la situation est extrêmement préoccupante. Donc, pour nous, la population quand même continue de participer aux enquêtes, déclarent leurs déplacements, dans certains cas, mais c'est sûr que la situation est alarmante et préoccupante pour moi.

M. Lacroix (Louis) : Juste une question technique. Votre patron était censé être là, M. St-Pierre Plamondon, dans la convocation puis il n'est pas là. Y a-tu une raison?

M. Ouellet : Non, il n'y a pas de raison. Probablement qu'il va arriver plus tard ici à l'Assemblée nationale, mais ce matin, c'est le leader parlementaire qui est là avec vous pour répondre à toutes vos questions donc...

M. Lacroix (Louis) : ...des fois, on ne sait jamais. Il y a pu avoir...

Une voix : ...changer de chef, non?

M. Ouellet : Non, non. Puis, honnêtement, j'aime ça être avec vous, donc profitez-en, je suis là, seul. Alors, allez-y.

M. Bergeron (Patrice) : Pour ce qui est des lanceurs d'alerte, là, on sait qu'il y a toujours un problème de... Il y a comme conflit de loyauté parce qu'il y a un devoir de loyauté des fonctionnaires, est-ce que ça ne devrait pas être revu, reconfiguré? Parce que c'est toujours ça qui fait qu'au nom de ce devoir de loyauté là, le fonctionnaire ne peut pas nécessairement parler, ou s'il parle, il risque d'être congédié à ce moment-là, ou licencié ou pénalisé, là.

M. Ouellet : Vous avez raison, c'est pour ça que, dans notre projet de loi, on veut justement mettre la Protectrice du citoyen au coeur même de la Loi sur la protection des lanceurs d'alerte, parce que la personne a le choix, c'est soit la protection du citoyen où, au sein de l'organisation, il y a quelqu'un qui a été identifié, puis ça peut effectivement causer préjudice. Ce fameux devoir de loyauté, il est aussi envers la population du Québec, il y a des gens qui se sont engagés pour donner des soins à la population, certains même par humanité. La dame en question a embarqué sur le site Je contribue. Elle est sortie de chez elle pour dire : Je veux participer à l'effort de guerre. Et quel signal on envoie aujourd'hui lorsque les gens sont témoins de situations abracadabrantes et que, malheureusement, ils perdent leur poste?

Donc, ce devoir de loyauté, il est aussi envers les patients et surtout envers les gens qu'on doit protéger et, malheureusement, on a un exemple frappant aujourd'hui.

Journaliste :

M. Ouellet : Effectivement, effectivement.

La Modératrice : S'il n'y a pas d'autre question en français, on va passer en anglais.

Mme Senay (Cathy) : Good morning.

M. Ouellet : Yes. Good morning.

Mme Senay (Cathy) : Can I ask you what are the main topics you really want the citizens to have answers to your questions when you are talking about budget estimates? Can you give us some examples because we must say, we must recognize that budget estimates, starting… today because of COVID-19, people are not as aware as much as in the past years?

M. Ouellet : It's a good question, and it's why «la période de crédits» is a good time to ask some real good questions : Why CAQ decide to not give a lot of money to the «groupes communautaires»? Why CAQ did not choose to give more money to people «sur l'assistance sociale»? So, basically, people at home just want some answers about the fact : Why you made that choice and why you let some people on the side?

Mme Senay (Cathy) : The fact that in Québec City, Chaudière-Appalaches, Outaouais, you have those temporary emergency measures since the beginning of April, we should know today if they will be extended. At some point, people are getting vaccinated, hoping for the best, but then you are still having those extraordinary measures in place. What do you think the government should do?

M. Ouellet : Today, I hope the Government will give us a date, when the measures are going to be released. It's O.K. now to maintain the measures because they have some effects on the COVID-19 and on the cases. But I'm sure today people will be happy if the Government Legault just said, you know what? If things are going to be OK in maybe in five, six or 10 days, look what's going to happen for you, for your regions. So, people need goals, and I hope today, Mr. Legault, or Mr. Dubé, or Mr. Arruda will give us some goals to maintain the adhesion of the «mesures sanitaires», but I'm sure that the people are just waiting to a better sunny day.

Mme Senay (Cathy) : But the Ontario, the fact that the Army had to go back in Ontario. Do you think that the Government should remain prudent?

M. Ouellet : Yes, the Government should remain prudent. And for the case in Ontario, we know we have some… Quebec have a border with Ontario. So, the situation is extremely «préoccupante», sorry.

Mme Senay (Cathy)T : It's worrisome.

M. Ouellet : Worrisome, OK. So, they have to put some very attention on that situation. So, today, my message to Mr. Legault, Mr. Dubé and Mr. Arruda is be patient, be preventive and give some goals to Quebeckers who the things that they make decrease the cases of COVID-19 just because they do well but, of course, at the end they just want to know when that kind of special measures is going to end.

M. Grillo (Matthew) : You seem to be quite concerned for your riding over the next week.

M. Ouellet : Yes.

M. Grillo (Matthew) : The way things… could you just reiterate that message or say it again, please?

M. Ouellet : Yes. I'm very, very upset about the situation because, on the North Shore, we got al lot of cases. And it's been 15 months that the things are going pretty well on the North Shore. But, Santé publique just said to me and the other mayors, and other deputies, things maybe going to be worse if we don't do a thing like be careful about sanitary measures. Be sure that people respect the obligation to do not have people at home. So, it's a repeated message, but I'm really concerned about the situation because, if we're going down at the COVID-19 cases, it's a good thing. But, if we're going up, it's going to be worse for maybe a month. And when other people are

going to have some… they're going to have no more measures, example, «ici», in Québec City, the dark red will be more red, or light red, but so, in the North Shore, it's going to be totally «à l'inverse». So, when some people are going to have more time, and more things to do, the people of my circumscription are going to wait one week, two weeks, maybe one month, to, maybe, think to be «déconfinés».

M. Grillo (Matthew) : I'm just wondering, what would you like to see from the Government? I mean, it sounds as though more transparency, but is it projections? Is it, you know, their predictions, the Premier's predictions, or Dr. Arruda's predictions? What is it specifically you'd like to see today?

M. Ouellet : I would like to see some hope with the facts. So, I think the things we have to say to the population today : You're doing well. Give a tap in the back. What's going to be the next days, what's going to happen in the next week, I think the good thing is give it some goals, to the people, related to the fact that, if we did that, that thing is going to happen. So, today, I think Mr. Legault, and Mr. Arruda, and Mr. Dubé have to say to the population : You know what? You are doing well, time is going to be better in some day, or some weeks, keep it, doing the right things, and at the end, look what's going to happen if you are doing the good things. «Merci beaucoup.»

La Modératrice : Merci beaucoup! Bonne journée.

(Fin à 9 h 2)

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