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Point de presse de Mme Ruba Ghazal, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’environnement

Version finale

Le vendredi 23 avril 2021, 9 h 20

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Neuf heures vingt minutes)

Mme Ghazal : Donc, bien, ce matin, il va avoir une interpellation sur les projets des transports en commun dans l'est de Montréal. Puis il y a un gros projet justement de transport en commun dans l'est de Montréal qui a fait couler beaucoup d'encre depuis son annonce, et c'est le REM de l'Est. C'est vraiment un cheval de Troie qui a l'air très beau, mais qui renferme plein de défauts.

Et le plus inquiétant, avec le REM de l'Est, et ce que le gouvernement ne nous dit pas, c'est que le REM risque de mener à une réduction de services des transports en commun, des réseaux de transport en commun existants. Pourquoi? Bien, parce que, pour financer le REM, on va devoir piger dans la même cagnotte que celle des réseaux publics existants. Donc, en gros, on déshabille Jacques pour habiller Paul.

Et, si on veut éviter que ça arrive puis que les Québécois fassent affaire à une réduction de services des réseaux de transport en commun, bien, il n'y a pas 36 000 solutions, il faut que le gouvernement investisse massivement dans les transports en commun, pas juste dans les routes et les élargissements des autoroutes, dans les transports en commun. Ça fait longtemps qu'on le dit. Et il n'est pas question, donc, d'affamer nos réseaux publics.

(Interruption)

Mme Ghazal : Je ne le sais pas si j'attends ou je continue. Donc, je reprends. Moi, j'ai une question très, très claire et précise, pour Mme Chantal Rouleau : Est-ce que le gouvernement peut garantir qu'il n'y aura pas de réduction de services dans les réseaux de transport en commun existants à cause du REM? Puis ça serait le fun, des fois, d'avoir des réponses du gouvernement de la CAQ par rapport au REM parce qu'on a l'impression que c'est CDPQ Infra qui est devenu le ministère des Transports et que son P.D.G. est le nouveau ministre des Transports à Montréal. Ça serait vraiment intéressant qu'on ait cette réponse-là de la part de la ministre. Merci.

M. Bergeron (Patrice) : Je vais y aller avec la même question que j'ai posée tout à l'heure. On sait que le modèle du REM correspond, donc, dans la phase 1 en tout cas, à versement de redevances par le gouvernement pour qu'il soit rentable, avec un niveau de redevances qui a déjà été fixé. On ne sait rien, par contre, des autres phases. Est-ce que ça va être le même modèle? Est-ce qu'il ne serait pas le temps, justement, de demander d'avoir des explications claires et de convoquer le président de CDPQ Infra en commission parlementaire?

Mme Ghazal : Bien, ça serait bien, en fait, oui, d'avoir des réponses sur ça, ça va être quoi, l'entente. Parce que, là, il y en a une qui fonctionne, et on devine, mais c'est vrai qu'on n'a pas de confirmation, que ça va être la même entente, les mêmes conditions qui vont être reconduites. Pour le REM de l'Est, on ne le sait pas, le fameux 0,72 $ du kilomètre de l'heure par passager plus... pas de l'heure, mais du kilomètre pas passager. Donc, ça serait bien.

Oui, on peut poser des questions, absolument. Mais ce qui arrive, quand des citoyens, des experts ont posé des questions, par exemple, sur la mauvaise intégration urbaine, le fait qu'il va y avoir des gros pylônes qui vont créer une cicatrice en plein centre-ville de Montréal, on n'a pas de réponse du gouvernement. On a juste des réponses de la Caisse de dépôt et placement du Québec qui nous dit : C'est impossible, je vous le dis, croyez-nous sur parole, on a tout ça dans nos documents qu'on ne rend pas publics, c'est impossible.

Mais ça serait le fun d'entendre le gouvernement, justement, parce qu'il va y avoir des fonds publics qui vont être mis dans le REM pour qu'il soit opéré, avec le REM de l'Ouest, juste, à partir de l'année prochaine, 400 millions de dollars que les Québécois vont devoir payer. Ce serait le fun que le gouvernement réponde aussi à ces questions-là.

M. Bergeron (Patrice) : Alors, allons-y différemment, peut-être sur le principe, la question, donc, du simple fait que, pour que le REM soit rentable, il faut qu'il y ait un versement d'une redevance par l'État, et ça, sur, bon, 40, 50 ans, là, ou... Est-ce que…

   Mme Ghazal : C'est un contrat de 99 ans.

M. Bergeron (Patrice) : Oui, qui peut être renouvelé pendant un autre 99 ans, donc 200 ans, là. Est-ce que, sur le principe même, cette façon, donc, de rentabiliser le projet, mais qu'il soit renfloué par l'État, année après année, c'est acceptable?

Mme Ghazal : Les transports en commun sont des services publics, ils doivent être réfléchis et mis en service avec cette vision-là. Les transports en commun sont des services publics qui doivent desservir la population partout au Québec, notamment dans l'est de Montréal, et c'est comme ça qu'il faut les percevoir. Et, pour ça, il faut que ce soit le public qui fait le projet et non pas la Caisse de dépôt et placement du Québec.

M. Bergeron (Patrice) : Et on sait aussi que c'est le gouvernement qui émet des lettres de mandat à la Caisse de dépôt pour qu'elle étudie les scénarios, que ce soit pour, bon, le tronçon de... je pense, c'est Chambly qui a été abandonné, que ce soit pour l'Est. Est-ce qu'il ne serait pas nécessaire d'obtenir tous les documents qui ont permis l'analyse des différents, maintenant, scénarios de prolongement du REM, des différentes phases du REM? Est-ce que ce serait important qu'on connaisse qu'est-ce que la caisse met en jeu pour analyser ces tronçons-là et arriver à une réponse, quels sont les critères qu'elle choisit?

Mme Ghazal : Bien, je vous disais qu'il y a beaucoup, beaucoup de défauts avec la façon de faire de donner ça à la Caisse de dépôt et placement du Québec et que l'objectif est de la rendre rentable et non pas de servir vraiment la population, il y a beaucoup de défauts sur le tracé, sur le financement, sur tout ça. Mais il y a aussi un problème de transparence.

La Caisse de dépôt et placement du Québec est une boîte noire, en fait, CDPQ Infra est une boîte noire. Et, quand elle fait des consultations, elle demande aux citoyens et même aux élus de signer des ententes de confidentialité. Il n'y a rien qui sort de là, et ça, c'est extrêmement problématique.

Il faut qu'il y ait des consultations en bonne et due forme, et pour ça, bien, il faut que ce soit les agences publiques qui ont été mises en place pour planifier les transports. Comme l'ARTM qui est mise totalement de côté, et on déroule le tapis rouge à la CDPQ Infra, elle peut faire n'importe quoi. Et on voit le résultat. Ça va être une cicatrice en plein milieu du centre-ville, il va y avoir plein… on va enclaver des quartiers. Il y a plein de défauts. Et, en plus de ça, ça va nous coûter très cher, ça, aux Québécois, ça va coûter extrêmement cher.

Là, maintenant, le REM de l'Ouest, et là, il va commencer à être opéré l'année prochaine. On peut-u voir les résultats? Est-ce qu'on peut regarder ce que ça va donner comme résultats, si ça fonctionne, qu'est-ce qui se passe, juste évaluer avant de foncer tête baissée dans plein d'autres projets?

M. Verville (Jean-Vincent) : Just because you're on that track  with the REM, I have other questions also. Maybe just your concerned about the REM?

Mme Ghazal : Yes, at Québec solidaire, we are concerned about the REM, and the REM de l'Est. Today, we have an interpellation about this issue. And what is important is, yes, people who are living in the East of Montréal, they need a structural public transportation, but not anything like what's the REM and «la Caisse de dépôt et placement du Québec» is proposing. There's a very important risk that… we are afraid that this will happen. And it's important that the Government, Mme Chantal Rouleau, M. Bonnardel, they answer this question.

The REM, «le REM de l'Est» will reduce the services of the public transportation already existing. Why? Because, to finance the REM it's... we will take the money from the same pot that we are financing all the public transportation. So, if you do the calculation, if we're going to pay a lot of money to «le REM», well, there will be less money, so, for sure that STM and other public organisms, they will reduce their current services. And this is very band. So, it's important that the Government gives answers, if this will happen, and to invest in the public transportation.

M. Verville (Jean-Vincent) : OK. Mme Anglade is giving a press release, this morning, and she's proposing 27 propositions for the French language. Your reaction on that?

Mme Ghazal : It's important, there is a consensus in Québec and all the parties, to reinforce the protection of the French language. At Québec solidaire, we already did so proposals and we will do others also. And one of them is to make sure that the... work language, that everybody in Québec can work in the official language of Québec, which is the French language. And this is not real anymore, especially in Montréal. So, it's important to reinforce the disposals in Bill 101 so that the employers stop asking for everybody, for any job, systematically, if the candidate knows the English language, because it's not always necessary. And also we want to have an office of OQLF, specifically for Montréal, to help and to accompany the small businesses so that the workplace... that the language in their workplace will be French.

So, these are some of the things that can... may be done. Because most of our lives, we spend it in the work.

M. Verville (Jean-Vincent) : There's another... also. What are you hoping to hear from the announcement this afternoon on preventing violence against women?

Mme Ghazal : Yes. The money that the Government have… Well, this shows how much the pressure that organizations, for example the women organization or the «centres d'hébergement pour femmes violentées», and all the pressure that Christine Labrie, my colleague, has put on the Government, to say : How come you put so little money while we are living in a feminicide in Québec? And now, after that all of these organizations have put the pressure, now he's announcing that. It's a good news because we don't want to make the list, of women who died, longer this year. It's very important.

M. Verville (Jean-Vincent) : OK. I have one last question. Mr. Paré, yesterday, said, during the press… he said that it's a privilege for the second dose. Even if you're going on vacation, he said it's a privilege. So, he's almost telling people : You're going to have to choose in between having a vaccine or going in vacation. Isn't this a lack of empathy for those people, for example, workers that have only two weeks of vacation or… I mean, what is your reaction to that? How would you call that? A lack of experience in front of the media? A lack of empathy?

Mme Ghazal : I don't understand and I can't explain this reaction. We are in a pandemic and everybody… all the obstacles to have the vaccine should be eliminated. And that's why Québec solidaire has proposed four hours free time, four hours for people to be able… in the public sector, but everywhere, so for them to stop working and go to get the vaccine.

And this is what we are asking. It has been done in other places, there is other places where they are thinking to put this in place. And, when we proposed this to the Government, he's not answering or he doesn't want to go there. Especially for, for example, in the schools, the teachers, they need to go to take the vaccine after their work hours. This is unacceptable. Everybody should be vaccinated by... of course, respecting all the list of the Public Health, and no obstacle should be there. And our proposal is very, very good, and the Government should do it.

M. Verville (Jean-Vincent) : So, you're saying : Quebeckers should have to choose in between vacation and get their second dose of vaccine.

Mme Ghazal : Well, this… I'm not sure about this issue. I didn't hear it, so maybe…

M. Verville (Jean-Vincent) : …to get the vaccine. Because the question was asked. The second dose will be probably during summertime, so maybe people will be on vacation.

Mme Ghazal : Well, start to give the first dose to everybody. The Premier told us that it will be done on June 24th. Is this true? Do we have enough? Start to doing that, and we will look, after. But, no, it's not a privilege. And it's important also to restrict, you know, the… not the vacation, but the movement of people. If we want to «combattre» this virus, we should put everything in place, and of them is to give to everybody, like, who wants it this vaccine and to eliminate any obstacle.

La Modératrice : Merci.

Mme Ghazal : Merci.

(Fin à 9 h 34)

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