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Conférence de presse de Mme Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants , et Mme Marilyne Picard, adjointe parlementaire du ministre de la Santé et des Services sociaux (volet santé)

Annonce concernant la Politique nationale des personnes proches aidantes

Version finale

Le jeudi 22 avril 2021, 11 h 30

Salle Evelyn-Dumas (1.30), édifice Pamphile-Le May

(Onze heures trente et une minutes)

Mme Blais (Prévost) : Alors, bonjour, Mmes, MM. les journalistes. Écoutez, c'est une journée extrêmement importante dans ma vie et je crois que c'est une journée importante dans la vie de plusieurs personnes.

Tout d'abord, avant de parler de ce beau projet de société, il me fait plaisir de partager cette conférence de presse avec la députée de Soulanges, Maryline Picard, qui est beaucoup plus que ma collègue, c'est une complice. Et je vais vous raconter quand même la petite histoire.

Alors que j'étais, je dirais, pas activiste, mais un peu, à l'époque de l'Hôpital Sainte-Justine, quand l'Hôpital Sainte-Justine a failli perdre son indépendance au niveau du conseil d'administration, je n'étais pas en politique à l'époque, mais j'avais été manifester avec les parents qui ont des enfants lourdement handicapés, suivis à l'Hôpital Sainte-Justine, et c'est comme ça que j'ai rencontré Maryline Picard. Et par la suite Maryline m'a écrit sur Messenger, alors que j'avais annoncé que je revenais en politique, et elle m'a demandé : Qu'est-ce que tu en penses, Marguerite, si je faisais de la politique? Je lui ai dit : Maryline, si tu veux changer les choses, si tu veux qu'on s'occupe davantage de parents qui ont des enfants handicapés et des personnes proches aidantes, bien, c'est le bon endroit.

Et voilà qu'avec aussi Maryline, qui est l'adjointe parlementaire au ministre de la Santé et des Services sociaux, mais je dois vous dire que les trois ministres, avec le Dr Carmant, on se la partage… Elle a travaillé avec nous à l'élaboration de ce projet qu'on annonce aujourd'hui, soit une politique nationale pour les personnes proches aidantes. Merci beaucoup, Maryline, pour le geste que tu as posé.

Cette politique vient s'inscrire dans une loi qui a été sanctionnée le 28 octobre dernier. Et les gens se demandaient : Pourquoi une loi? Parce que, dans une loi-cadre, on peut mettre une politique, comme on l'a fait, un plan d'action, et c'est beaucoup plus difficile, dans le temps, de décider de mettre une politique sur une tablette. Ça fait que la politique, nonobstant les partis au pouvoir, les gouvernements, va rester et elle sera aussi, je dirais, bonifiée avec les années qui vont venir.

Ce qui m'importait beaucoup dans cette politique, parce que j'ai été une personne proche aidante, c'est toute la question de la qualité de vie, de la santé, du bien-être de la personne proche aidante. Moi, quand j'ai été proche aidante, mon mari était hospitalisé, donc il était pris en charge par tout le milieu hospitalocentrique. Mais, quand on sortait de l'hôpital, il a été hospitalisé souvent, à ce moment-là, je devenais préposée aux bénéficiaires, je devenais infirmière, infirmière auxiliaire, je devenais pharmacienne.

Écoutez, c'est tellement stressant pour une personne proche aidante. Puis il y a des personnes proches aidantes âgées qui sont décédées même avant les personnes aidées. On développe de l'hypervigilance. On ne sait pas où aller se chercher du soutien tellement qu'on est dans un stress constant que, pour moi, c'était quelque chose de fondamental de pouvoir mettre en place une politique pour les personnes proches aidantes afin de créer un climat d'écoute, d'attention, un climat de partenariat.

Il y a trois principes directeurs. Ce sont des valeurs importantes dans cette politique. C'est-à-dire qu'il faut que les personnes proches aidantes soient bien traitées, avec dignité, sollicitude et avec un souci de bienveillance. On veut préserver leur équilibre de vie. Il faut absolument reconnaître les savoirs des personnes proches aidantes. Il faut respecter aussi leur volonté et leur capacité quant à l'ampleur de leur engagement. Il faut consolider les partenariats que nous avons actuellement avec nos collaborateurs, soit avec les partenaires gouvernementaux, avec la communauté, avec les organismes communautaires et surtout avec les personnes proches aidantes. Moi, je me souviens toujours de la thématique de l'année des personnes handicapées, en 1981, qui disait : Jamais sans nous. Alors, c'est pour et avec les personnes proches aidantes, cette politique.

Pour la mise en place de cette politique, nous avons eu trois comités, tout d'abord, un comité du ministère de la Santé et des Services sociaux, avec des experts qui étaient au fait de toutes les incapacités. On a eu aussi un comité interministériel, composé de 12 ministères et organismes. Et le comité qui est, je dirais, fondamental pour cette politique, c'est un comité de personnes proches aidantes elles-mêmes.

D'ailleurs, je pense que c'est une première, le comité de proches aidants a rédigé les questions qui ont servi à faire, je dirais, les consultations. Notre première consultation, qui était bien avant de mettre en place le comité, c'était le 11 décembre 2018. Il y a eu plus de 200 personnes et organismes qui se sont présentés à l'Université Laval, et, par la suite, il y a eu une multitude, je dirais, de consultations. Donc, les proches aidants, avec leurs questions, là, ont enrichi les réponses et ce dialogue-là. On a consulté pendant trois jours les Premières Nations, les Inuits, le Conseil du statut de la femme, les experts, les chercheurs et évidemment les personnes proches aidantes elles-mêmes.

Alors, c'est une approche globale que cette politique, et sans égard à l'âge, au milieu de vie ou à la nature de l'incapacité des personnes qu'elles soutiennent. Ce n'est pas seulement une politique pour les personnes proches aidantes d'aînés, là. C'est réellement une politique qui va tenir compte des parents qui ont des enfants lourdement handicapés ou des parents qui vieillissent, qui ont des enfants adultes en situation de handicap.

La définition, vous l'avez dans la politique. Elle est large, elle est inclusive. Pourquoi? Parce qu'on veut, en premier, que les personnes proches aidantes se reconnaissent. Les personnes proches aidantes ne se reconnaissent pas toujours. Elles disent : Moi, je suis la mère, je suis le père, je suis la conjointe, le conjoint, je ne suis pas une personne proche aidante. Je m'excuse, vous êtes aussi des personnes proches aidantes. Et, quand on se reconnaît, c'est là qu'on accepte le soutien.

On veut aussi tenir compte de la diversité des réalités vécues. C'est toute la question de la dyade, la personne proche aidante et la personne aidée. Et il y a quelque chose que je voulais absolument, c'était un plan d'accompagnement pour la personne qui est proche aidante, au même titre que la personne aidée. On veut que les professionnels de la santé tiennent compte de l'état de santé de la personne proche aidante elle-même.

Il y a quatre axes à la politique. Rapidement, parce que je veux laisser de la place à Marilyne. Alors, c'est : reconnaissance, autoreconnaissance, personne proche aidante. Ça, c'est le premier axe. Le deuxième : partage d'information, promotion des ressources, connaissances, compétences. Troisième axe : développement des services de santé et de services sociaux, approche de partenariat. Quatrième axe : développement d'environnements conciliants.

Et cette politique... Parce que là les gens vont dire : Oui, mais vous n'avez pas d'action. On va déposer un plan d'action à l'automne 2021, mais c'est une politique d'action. On est déjà en action. Entre autres, nous commençons à embaucher 27 coordonnateurs à la proche aidance partout à travers le Québec, et il y aura aussi des coordonnateurs pour les Premières Nations, les Inuits et les communautés ethnoculturelles. Nous avons développé, jusqu'à présent, huit maisons Gilles-Carle, ce qui veut dire 94 lits de répit.

Nous allons prochainement annoncer l'Observatoire québécois en aidance. C'est une première. Il y a en France un observatoire qui se concentre plus spécifiquement sur l'employabilité et les personnes proches aidantes, mais nous autres, on veut cet observatoire pour être en mesure d'accompagner la politique, avoir de meilleures données, aussi, scientifiques pour faire en sorte d'évoluer dans nos politiques.

On est en place, actuellement, en train de faire du repérage pour faire de la référence de personnes proches aidantes auprès de certains organismes. Ça se fait, là, actuellement, c'est la première, c'est notre première au niveau des personnes qui vivent avec troubles neurocognitifs majeurs et avec la Fédération des sociétés Alzheimer.

On élargit l'Appui aux personnes proches aidantes. Depuis 10 ans, l'Appui s'intéressait exclusivement aux personnes proches aidantes de personnes aînées, mais là ça va toucher l'ensemble des personnes proches aidantes.

On a, dans le précédent budget, élargi puis augmenté... doublé le crédit d'impôt pour les personnes proches aidantes. Maintenant, il est de 2 250 $.

On vient de bonifier et de doubler le financement de Baluchon Alzheimer pour offrir du répit.

On a investi récemment 11 millions pour l'aide psychosociale aux personnes proches aidantes, à cause de la pandémie, et 4 millions parce que nous allons aussi tenir compte des personnes proches aidantes au niveau de l'accompagnement pour les soins palliatifs à domicile. Et nous avons ouvert trois centres de jour en soins palliatifs.

En terminant, je tiens à vous dire que je suis revenue en politique, moi, pour cette politique nationale de personnes proches aidantes. Je venais de terminer un livre, et, dans la conclusion, c'était qu'il fallait qu'un gouvernement s'engage à adopter une politique nationale des personnes proches aidantes. François Legault m'a approchée, j'en ai parlé à celui qui est aujourd'hui le premier ministre du Québec. Cette politique lui revient parce qu'il a dit oui.

Et je ne peux pas croire que je suis ici aujourd'hui et que j'ai réalisé ce rêve de ma deuxième vie politique. Ce n'est pas pour moi, ce projet, c'est pour toutes les personnes proches aidantes du Québec. Je considère personnellement, mais je sais que les personnes proches aidantes aussi, que c'est vraiment une avancée majeure. Alors, merci beaucoup, M. le premier ministre.

Et permettez-moi de remercier toutes les personnes qui ont collaboré à cette politique, que ce soient les personnes proches aidantes elles-mêmes, les chercheurs, les experts, mon équipe ministérielle avec la sous-ministre, Mme Rosebush, Vincent Defoy, Michèle Archambault, qui a tenu le crayon, qui a fait des recherches, évidemment mon équipe de cabinet. Et je remercie évidemment Lionel Carmant et Christian Dubé, parce que c'est un travail aussi d'équipe. On travaille tellement bien, les trois ensemble. Merci, Marilyne, d'avoir participé à ce beau projet. Merci, mesdames et messieurs.

Mme Picard : Bonjour à tous et à toutes. C'est une très grande fierté pour moi de me retrouver aux côtés de Marguerite aujourd'hui pour cette annonce qui est tellement importante. Marguerite et moi, on a travaillé depuis très longtemps... On avait beaucoup à coeur de prendre soin des personnes proches aidantes au Québec. C'était notre principale motivation pour revenir en politique, mais aussi pour s'impliquer en politique.

Pour ma part, j'ai commencé en 2014, alors que ma petite cocotte avait deux ans. J'ai défoncé beaucoup de portes pour que les personnes proches aidantes d'enfants lourdement handicapés et gravement malades soient reconnues. En tant que personnes proches aidantes, on se sent souvent seules, on se sent invisibles. On en porte vraiment beaucoup sur nos épaules.

Je me rappelle la fois où je suis sortie d'une longue hospitalisation avec mon petit bébé, et puis je venais juste d'avoir une formation éclair sur comment entrer un tube de gavage par le nez de nos petits bébés jusqu'à son estomac. J'avais vraiment le coeur gros parce que je me disais : Je vais revenir à la maison puis je vais le faire seule maintenant, sans le personnel médical autour de moi. Je me rappelle être complètement perdue à travers tous les formulaires et tous les rendez-vous de spécialistes qu'il y avait à orchestrer. Je me rappelle toutes les nuits passées à l'hôpital où j'étais très angoissée et en pleurs parce que, bon, ma petite était très malade, mais aussi j'avais peur de ne pas être capable de payer nos factures à la maison. Ma cocotte a maintenant neuf ans et, par miracle, elle est parmi nous encore. Je vois maintenant qu'elle commence à grandir, et de nouveaux enjeux font surface.

On dit souvent que, les parents comme moi, on est courageux. Je dirais plutôt que c'est un don de soi qu'on fait par amour. Nous sommes près de 1,5 million de personnes au Québec à le faire, prendre soin d'un proche par amour. Aujourd'hui, c'est un grand jour pour toutes les personnes proches aidantes du Québec. Dorénavant, ils se sentiront écoutés, et on prendra soin d'eux. Ces personnes se dévouent corps et âme au quotidien.

Nous allons nous assurer qu'ils aient accès à du répit. Un répit, c'est tellement important parce que c'est ce qui nous permet de reprendre notre souffle pour mieux continuer d'aider l'autre. C'est souvent quand on s'arrête qu'on s'aperçoit à quel point on est fatigués. Nous allons nous assurer que l'information sera plus claire et la plus accessible possible pour eux lorsqu'ils en ont besoin. Nous allons veiller à les aider le plus possible avec les tâches quotidiennes pour les dégager de ce poids afin qu'ils se consacrent entièrement aux soins et à l'affection que la personne demande. Et aussi nous allons veiller à ce que, lorsque la personne aidée décède, de s'assurer un suivi avec eux pour qu'ils soient aussi aidés.

Je me dois de vous mentionner quelques avancées que notre gouvernement a faites depuis le début de son mandat. Ils sont si chers pour moi, et je devais vous en énumérer.

Nous avons mis sur pied un projet pilote, SASEFA, les services adaptés et... santé/éducation, formation adulte, qui vise la scolarisation des adultes lourdement handicapés jusqu'à l'âge de 35 ans. Nous avons permis aux parents d'enfants adultes lourdement handicapés de s'octroyer pour eux-mêmes le programme chèque emploi-service. Nous avons élargi le programme SEHNSE, le supplément pour enfant handicapé nécessitant des soins exceptionnels, avec un deuxième palier pour y inclure plus d'enfants.

En deux ans et demi, malgré une pandémie de plus d'un an, nous avons fait des pas de géant, et aujourd'hui en est un autre. J'en suis très fière. Nous allons maintenant mettre de l'avant la qualité de vie des personnes proches aidantes afin qu'elles ne soient plus jamais invisibles. Elles le méritent tellement. Merci pour tout ce que vous faites au quotidien pour les personnes que vous aimez. Merci, Marguerite, pour ton charmant acharnement. L'ensemble des personnes proches aidantes t'en sont très reconnaissantes aujourd'hui. Merci à toutes les personnes qui ont contribué aux travaux. La politique est exceptionnelle.

Et en terminant, je dirais un gros merci à notre premier ministre, sans qui aujourd'hui nous ne serions pas ici.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Merci. Mme Blais, je comprends que c'est un jour important pour vous, mais le travail n'est pas inachevé… n'est pas achevé, pardon, puisque le plan d'action est toujours attendu pour le mois d'octobre prochain. Mais qu'est-ce que cette politique nationale change concrètement dans la vie des proches aidants? Qu'est-ce qu'ils pourront faire demain qu'ils ne pouvaient pas faire hier?

Mme Blais (Prévost) : Ce que je mentionnais tout à l'heure, c'est une excellente question — c'est qu'on est en train de les identifier, de les référencer. Pourquoi? Parce qu'on veut absolument que la personne proche aidante puisse avoir aussi son plan d'intervention, qu'on va appeler un plan d'accompagnement, donc un plan au même titre que la personne aidée.

Souvent, la personne proche aidante, là, arrive, par exemple, avec le corps médical puis elle n'est pas considérée. Il y a des médecins qui considèrent la personne proche aidante, mais ce n'est pas l'ensemble. Et là on veut que la personne proche aidante puisse être suivie. On veut que sa santé soit préservée, on ne veut pas que la personne proche aidante tombe malade. On veut être en mesure de pouvoir lui offrir des soins psychologiques si elle en a de besoin. On veut, si la personne est incapable de poursuivre son geste de personne proche aidante, bien, qu'il y ait des soins et des services de la part du gouvernement.

Parce que jusqu'à présent, là, comme je vous l'ai mentionné, moi, je suis devenue tout, là, une infirmière, une pharmacienne, écoutez, on est… je n'étais pas formée pour ça. Ce n'est pas parce qu'on aime son conjoint, sa conjointe ou son enfant, comme le mentionnait Marilyne, qu'on est capable de gaver son enfant. Puis on a peur, on a des réticences, là, par rapport à ça. Alors, il faut que les personnes proches aidantes puissent… et même financièrement aussi. Parce qu'il y a des personnes qui quittent leur travail pour s'occuper d'une autre personne. Il y a des enfants qui sont proches aidants de leurs parents, donc ils arrêtent leur parcours scolaire.

C'est pour ça qu'on a aussi un comité interministériel, et il va falloir travailler là-dessus à la fois au niveau de l'emploi, pour qu'il y ait de la conciliation travail-proche aidance, pour qu'il y ait de la conciliation par rapport à l'école pour le jeune qui s'occupe de son parent. Des fois, on s'occupe aussi de son enfant et de son parent âgé. C'est la réalité actuellement. Donc, on veut que les personnes proches aidantes se sentent reconnues.

J'ai parlé du plan d'action, mais on a quand même, depuis les trois derniers budgets, près de 60 millions de dollars, là. Donc, c'est pour ça qu'on pose, en même temps que le dépôt de la politique, des actions. Les 27 coordonnateurs qu'on va embaucher, il faut les payer. L'Observatoire à l'aidance, il faut aussi sortir des fonds là-dessus. L'élargissement, aussi, de L'Appui aux proches aidants, c'est un engagement de 150 millions de dollars de la part du gouvernement du Québec. Il faut se souvenir que ce fonds-là est né de 150 millions du gouvernement du Québec et de la fiducie familiale Lucie-et-André Chagnon, et que le gouvernement du Québec va reprendre l'Appui en l'élargissant et en faisant en sorte que toutes les personnes proches aidantes puissent recevoir aussi des services via l'Appui.

Donc, tu sais, déjà, il y a des actions qui sont en place par rapport à ça. On a élargi, pour 7,8 millions de dollars, le programme qui n'avait pas été touché depuis les années 80, qui s'appelle le soutien aux familles. Il y avait une liste d'attente de plus de 3 000 personnes. Alors, on a écumé la liste d'attente, on a fait en sorte que ces gens-là puissent recevoir leur allocation annuelle.

Ce qu'on a fait... on a fait plein de choses, là. Les CISSS et les CIUSSS reçoivent aussi, par année, 10 millions de dollars, là, pour être en mesure aussi de soutenir des organismes sur leur territoire. Donc, on est déjà en action avec cette politique.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Vous avez dit : Il ne faut pas que les personnes aidantes tombent malades. Est-ce qu'il est temps de les vacciner, peu importe leur âge?

Mme Blais (Prévost) : De les vacciner?

M. Bélair-Cirino (Marco) : Oui, contre la COVID.

Mme Blais (Prévost) : Bien, écoutez, tout à l'heure, il va y avoir une annonce de notre ministre de la Santé et des Services sociaux, vous le savez, par rapport aux personnes qui ont un handicap ou une maladie chronique. Il pourra répondre à cette question. On a vacciné les personnes proches aidantes de 70 ans et plus, là. Ça, on l'a fait, là, les personnes qui visitaient dans nos CHSLD, parce que, d'une part, c'étaient elles-mêmes des personnes plus vulnérables qui visitaient à la fois des personnes vulnérables. Alors, ce sera une question pour le ministre Dubé un peu plus tard. J'aimerais vous dire…

M. Bélair-Cirino (Marco) : Oui?

Mme Blais (Prévost) : Je change de registre…

M. Bélair-Cirino (Marco) : Non, mais parce qu'il y a des personnes qui sont préoccupées à la fois pour… parce qu'elles accompagnent, elles s'occupent d'une personne parfois handicapée, immunosupprimée, donc elles s'inquiètent pour cette personne-là qui, parfois, n'a même pas 45 ans, qui est beaucoup plus jeune.

Mme Blais (Prévost) : Oui, je le sais.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Et elles s'inquiètent aussi, parce qu'elles travaillent, elles vont au supermarché, d'infecter leur personne vulnérable qui se trouve à la maison. Donc, ces personnes-là sont stressées. Là, je comprends qu'il y a peut-être dans l'air de vacciner les personnes lourdement handicapées et peut-être un proche aidant, mais souvent c'est qu'il y a le père, la mère qui s'en occupent, il y a le frère, la sœur. Pour certains, c'est trop peu, Mme Blais.

Mme Blais (Prévost) : Oui, mais je serais très mal placée de devancer la conférence de presse de mon collègue le ministre de la Santé et des Services sociaux. Actuellement, je vous présente une avancée majeure. Il y a très peu de juridictions à travers le monde qui ont à la fois une loi et à la fois une politique. Les personnes proches aidantes, là, n'étaient pas reconnues. On va les reconnaître. On les reconnaît par cette politique. Non seulement on les reconnaît, on les soutient financièrement comme on ne les a jamais soutenues. Et on va même s'occuper des personnes proches aidantes après le deuil, après la mort de la personne. Donc, il y aura des programmes postaidance. Et ça, là, tu sais, l'aidance, c'est la postaidance, parce que ce n'est pas parce que ta personne décède que tu n'es plus une personne proche aidante, là.

M. Bélair-Cirino (Marco) : O.K. Juste…

Mme Blais (Prévost) : Moi, là, ça a pris du temps avant que je puisse revenir à une vie normale, là. Je venais de perdre la personne de ma vie et j'avais été en hypervigilance pendant des mois. Alors, c'est pour ça qu'il faut s'occuper des personnes proches aidantes.

Et, quand je vous parlais de décès tout à l'heure, je vous parlais en particulier des personnes âgées parce qu'il y a beaucoup de personnes âgées, le conjoint ou la conjointe de 80, 83 ans, qui s'occupent d'une personne âgée elle-même. Donc, cette personne-là, bien souvent, elle en a tellement sur les épaules qu'elle décède avant l'autre.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Mais justement, là-dessus, il y a plusieurs proches aidants qui ont perdu un père, une mère, un frère, une soeur pendant la première vague de la pandémie et qui en sont aujourd'hui encore traumatisés. Qu'est-ce que vous leur dites aujourd'hui?

Mme Blais (Prévost) : Bien, vous savez, pendant la première vague, on n'était pas… on n'avait pas toutes les connaissances que nous avons aujourd'hui par rapport à la COVID puis on a voulu protéger les personnes les plus vulnérables hébergées dans nos CHSLD. On sait ce qui s'est passé dans nos CHSLD, et c'est la raison pour laquelle on a demandé à ce que les personnes proches aidantes ne puissent pas entrer. On ne voulait pas que le virus entre dans nos milieux de vie, en particulier dans les CHSLD. On s'est rendu compte au fur et à mesure qu'il y avait à la fois une détresse énorme, psychologique, un déconditionnement chez nos personnes hébergées, mais aussi chez nos personnes proches aidantes.

À un moment donné, on a dit : Écoutez, là, ça vient de s'éteindre, les personnes proches aidantes vont réintégrer les milieux. On avait plus de matériel de protection. On a été aussi en mesure de pouvoir les former au niveau de la prévention et du contrôle des infections. On a été capables de les accompagner aussi pour que ces personnes-là puissent se rendre directement auprès de la personne qui était aidée. Plus jamais on ne va faire ça, là, je veux dire, mais c'était ce que nous savions à l'époque.

Mais aujourd'hui nos personnes proches aidantes, malgré la deuxième et la troisième vague, continuent d'aller dans les CHSLD et continuent d'aller dans nos résidences privées pour aînées et ressources intermédiaires. Et, quand il y a des milieux qui refusent les personnes proches aidantes, bien sûr, là, dans la zone rouge, c'est une personne par 24 heures, là. Mais, quand je reçois des messages pour me dire : On m'interdit d'y aller, là, je peux vous dire qu'on règle la situation, là. Les personnes proches aidantes sont extrêmement importantes et pour leur vie et pour la vie de l'autre, là. C'est vraiment, là, une symbiose, là.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Mais, pour revenir aux personnes endeuillées, est-ce que cette politique-là vient accroître le soutien psychosocial qui leur est offert? Parce qu'il y a des gens qui en ont besoin aujourd'hui puis qui n'en ont pas.

Mme Blais (Prévost) : Oui. Bien, il y a 11 millions de dollars qu'on vient d'injecter justement pour soutenir au niveau psychosocial, que ce soient les personnes endeuillées, que ce soient les personnes qui n'en peuvent plus. Ce sont les personnes proches aidantes qui ont besoin d'attention et d'écoute.

Et c'est la raison pour laquelle, dans le plan d'action, vous pouvez être certain qu'on va se préoccuper, s'occuper et qu'il y aura des mesures très importantes pour les personnes endeuillées. Tout ce qui s'appelle la postaidance, là, va faire partie du plan d'action qui sera renouvelé à tous les cinq ans, selon la loi. Et le rapport doit tenir compte toujours de la santé et du bien-être de la personne proche aidante. C'est ça, la différence peut-être avec cette politique-là. C'est qu'on focalise sur la santé, le bien-être, la dignité de la personne proche aidante, son auto — aussi — reconnaissance, autodétermination, sa capacité aussi de pouvoir aider, sa capacité d'arrêter.

On se sent coupable, à un moment donné, si on n'est pas là. Tu sais, souvent, la personne malade dit : Ah! moi, j'ai mon proche aidant, là, je ne veux personne d'autre. Je n'en veux pas, moi, d'aide à domicile, là. C'est mon proche aidant, là, qui va m'aider, là. Bien, le proche aidant, là, ce n'est pas toujours quelqu'un qui a été formé, au niveau de la santé, pour aider l'autre, tu sais? Et la personne malade dit : Non, non, mon proche aidant va me donner les soins d'hygiène. Je veux dire, ce n'est pas toujours simple, là, donner les soins d'hygiène à quelqu'un d'autre, là. Alors, c'est pour ça que la personne doit se reconnaître pour accepter d'obtenir de l'aide.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Je vais faire un pas de recul, là, sur la vaccination puis après je vous promets qu'on va poser les prochaines questions à votre collègue Dubé un peu plus tard. Est-ce que vous allez transmettre une copie de votre politique nationale au Comité d'immunisation du Québec, celui qui détermine l'ordre de priorité pour la vaccination? Est-ce que vous allez transmettre votre politique?

Mme Blais (Prévost) : Tout à fait. Elle est publique. Tout le monde peut avoir accès à… Tout le monde va avoir accès à la politique.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Bien, est-ce que vous invitez les membres du comité d'immunisation à la lire et à reconnaître les proches aidants afin d'élargir le plus possible l'accès aux vaccins?

Mme Blais (Prévost) : Bien, ce que vous dites, c'est du velours à mes oreilles. C'est une belle musique. J'adore ça.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Très bien. Bon, les coordonnateurs, vous en parliez déjà il y a un petit moment, là.

Mme Blais (Prévost) : Oui. Bien, j'en parlais, mais là on a…

M. Bélair-Cirino (Marco) : Ce n'est pas une grande nouvelle aujourd'hui, là, on s'entend là-dessus.

Mme Blais (Prévost) : Oui, mais ça fait partie quand même, là... Écoutez, là, on n'attend pas six mois pour les mettre en place.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Mais est-ce que, là… Donc, 27?

Mme Blais (Prévost) : 27. C'est quand même beaucoup, 27, là.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Est-ce qu'il y en a déjà qui sont embauchés ou…

Mme Blais (Prévost) : Non, on...

M. Bélair-Cirino (Marco) : Ah! vous commencez.

Mme Blais (Prévost) : On dépose la politique, là. On ne met pas la charrue devant les… On dépose la politique. Les coordonnateurs, là, seront embauchés sous peu. On a une réserve de 3 millions pour les embaucher, là.

M. Bélair-Cirino (Marco) : O.K. Puis il n'y avait pas un montant de 19 millions dans le dernier budget? Donc...

Mme Blais (Prévost) : Oui. Donc, on est rendus à près de 60 millions, 58 millions de dollars. La première année, on a eu 20, la deuxième, 19, la troisième, 19, vous voyez, puis ça s'additionne.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Puis le plan d'action, lui, ça va être… Est-ce que vous vous gardez de l'argent pour le plan d'action?

Mme Blais (Prévost) : Écoutez, on fait un plan…

M. Bélair-Cirino (Marco) : Dans le fond, est-ce que c'est la… Jusqu'au mois d'octobre, puis au mois d'octobre, là, vous allez frapper un grand coup avec votre plan d'action.

Mme Blais (Prévost) : Bien, ce n'est pas seulement le ministère de la Santé et des Services sociaux, là, qui va déposer le plan d'action, là. On travaille avec 12 ministères et organismes, là. On veut améliorer le transport. On veut améliorer les communications avec Services Québec. On veut améliorer les programmes avec le ministère de l'Éducation. Donc, on travaille avec... On veut améliorer les conditions de travail, donc on travaille aussi avec le ministre Boulet.

Donc, on travaille avec d'autres ministères, là. On va arriver avec quelque chose qui va proposer des actions qui vont venir d'un peu partout, là. Ce n'est pas un plan d'action du ministère de la Santé et des Services sociaux uniquement, là.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Est-ce que l'argent descend rapidement du Trésor vers les CISSS et les CIUSSS, vers les ressources? On a vu, avec les maisons d'hébergement pour les femmes victimes de violence, que parfois ça tarde, là, des mois et des mois, voire un an. Est-ce que, par exemple, là, les... Là, vous parliez du soutien psychosocial un peu plus tôt, des groupes de deuil. Est-ce qu'ils vont recevoir l'argent rapidement, là, qui a été annoncé? Oui?

Mme Blais (Prévost) : Absolument. Écoutez, moi, j'ai des rencontres à toutes les semaines, là, puis même plus que ça. Je pense que je parle trois, quatre fois par jour à ma sous-ministre. Ça fait partie des questions. Pour moi, c'est quelque chose que je... Il faut que l'argent descende. Quand l'argent est là, il faut que l'argent descende. Évidemment, le 19 millions, là, qui est dans le budget actuellement, il faut que je fasse mes crédits mardi prochain, quand les crédits seront adoptés, évidemment les sommes vont pouvoir descendre correctement. Mais, pour moi, c'est quelque chose de capital. Mais, déjà, il y a des sommes d'argent, là. Quand je vous parle du 4 millions pour les soins palliatifs, là, c'est là.

M. Bélair-Cirino (Marco) : O.K. Mme Picard, je m'en voudrais de ne pas vous poser des questions, là, puisque c'est bien d'avoir un législateur qui, j'allais dire, subit, là, mais qui aussi bénéficie des impacts d'une loi qu'il contribue à façonner, d'une politique puis d'un plan d'action. Depuis la loi n° 56, qui a été adoptée en octobre 2020...

Mme Blais (Prévost) : Sanctionnée le 28 octobre.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Oui. C'est quoi, les impacts concrets, sur votre vie familiale, des actions… Parce que vous avez parlé des actions du gouvernement un peu plus tôt. Vous, qu'est-ce que ça a changé dans votre vie?

Mme Picard : Principalement, là, pour ma part, c'est le répit. On a beaucoup plus de répit maintenant, là, qu'avant. À l'intérieur du CISSS Montérégie-Ouest, là, on a un organisme maintenant qui a ouvert récemment, là, une maison. Ils en ont ouvert une deuxième aussi à Valleyfield. Donc, cet organisme-là a, grâce à ces investissements-là, offert plus de répit aux parents d'enfants lourdement handicapés. Donc, concrètement, c'est là que je l'ai vu, le plus, plus, plus.

Mais, Marguerite l'a mentionné tantôt, le soutien à la famille, aussi, c'est un montant qui a été vraiment beaucoup bonifié cette année, puis, ça aussi, ça a vraiment paru cette année. On a des centres de jour aussi qu'on a ouvert un petit peu partout au Québec.

Mme Blais (Prévost) : On a 94 lits de répit, là, de plus.

M. Bélair-Cirino (Marco) : De plus par rapport à quand?

Mme Blais (Prévost) : Bien, ces lits de répit là, les maisons Gilles-Carle, là, on s'est engagés à faire des maisons Gilles-Carle, huit. On en a huit.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Huit qui sont ouvertes...

Mme Blais (Prévost) : Et le mandat n'est pas terminé. Mais là vous savez qu'on a 94 lits d'ouverts avec ces maisons-là. Ça veut dire 94 lits de répit. Ces lits-là sont financés à la hauteur... pour la première année, c'est 62 500 $, parce qu'on veut permettre aux maisons de s'installer correctement, mais, la deuxième année, c'est 50 000 $ par lit, là.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Est-ce que ça, c'est une ressource que vous utilisez?

Mme Picard : La Maison Gilles-Carle, il n'y en a pas dans mon coin, donc non, mais ça se travaille, hein, Marguerite? Non, mais j'ai un organisme de répit, là, qui fait sensiblement la même chose pour les enfants.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Qui n'est pas débordé.

Mme Picard : Non, non, vraiment pas. On a quand même accès à un répit, je dirais, mensuel de trois jours par mois, là. Donc, ça va super bien. Puis on a confiance. Le CISSSMO les prend en charge pour former leurs employés. C'est vraiment bien orchestré, là, oui. C'est aidant, ces organismes-là.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Avez-vous hâte de voir votre enfant se faire vacciner?

Mme Picard : Bien, elle ne pourra pas, ma petite cocotte. Elle ne peut pas se faire vacciner.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Ah non? Elle ne pourra pas? Puis vous?

Mme Picard : Bien, on ne vaccine pas les enfants.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Non. Bien, c'est ça, je ne sais pas si le comité d'immunisation va changer son approche, mais, d'une façon ou d'une autre... Je comprends qu'elle ne sera pas vaccinée, mais, vous, est-ce que c'est... Je ne sais pas si vous avez déjà été vaccinée, si vous êtes trop jeune...

Mme Picard : Non, je n'ai pas été vaccinée encore.

M. Bélair-Cirino (Marco) : C'est ça, je ne veux pas...

Mme Picard : Je suis trop jeune mais... Non, bien, je suis plutôt du genre... Je vais attendre mon tour, là. Je vais voir comment le comité met tout ça en place. Mais les familles comme nous, on est déjà habituées, là. Notre espace est vraiment contrôlé, si on veut, là. Donc, ce n'est pas... Je le sais, que dans un mois je vais être vaccinée, là. Donc, pour moi personnellement, ce n'est pas un problème. Mais c'est sûr, là, que, quand une personne très malade a la COVID, là, c'est sûr que ça fait des ravages dans une famille, là.

Mme Blais (Prévost) : J'aimerais peut-être revenir aux maisons Gilles-Carles, parce que, vous l'avez regardé, une maison... Les maisons Gilles-Carle ne viennent pas avec des comtés politiques. Parce que les maisons... le concept de Maison Gilles-Carle, c'est la communauté qui décide, à un moment donné, de se donner une maison ou construire une maison, de s'occuper de la maison. Puis le gouvernement du Québec, quand ça fonctionne, là, quand, par exemple, on a...

Je prends la Beauce, à Saint-René. Il y avait une maison avec 11 chambres, une famille qui avait les moyens, sur le bord d'un lac, et puis des chambres avec des douches. Puis cette famille-là a cédé la maison pour une dizaine d'années, avec 10 ans renouvelables, pour une maison Gilles-Carle. Bien, le gouvernement est arrivé après et finance les 11 lits. Mais, je dirais, c'est la communauté qui anime et alimente cette maison-là. C'est, entre autres, la Société Alzheimer de Beauce qui travaille sur la maison. Et c'est comme ça pour toutes les maisons Gilles-Carle.

Donc, on souhaite une maison dans toutes les régions du Québec, parfois dans deux régions, dépendamment quand elles sont plus petites, mais ce sont des projets qui émanent des communautés.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Mais la participation financière du gouvernement du Québec…

Mme Blais (Prévost) : C'est 50 000 $ par lit. C'est ça, le financement, 50 000 $ par lit, les lits de répit. Oui.

M. Bélair-Cirino (Marco) : O.K. Il y a la question du chèque emploi, là, service pour les parents d'enfants majeurs, je comprends, en situation de handicap, mais il n'y a pas de crédit d'impôt. Ça, est-ce que je me trompe? Il y a la...

Mme Blais (Prévost) : Bien oui, il y a un crédit d'impôt qui a été... Dans le précédent budget, on s'était engagés à doubler le crédit d'impôt pour les personnes proches aidantes. Il est parti de 1 125 $ à 2 500 $. On l'a simplifié puis on l'a élargi. Donc, oui, ça, c'était une promesse, un engagement électoral qui a été réalisé, là.

M. Bélair-Cirino (Marco) : O.K, c'est réalisé. Très bien. Oui?

Mme Picard : Mais en fait peut-être que vous faites juste mention… Le crédit d'impôt n'est pas applicable pour les parents qui ont des enfants de moins de 18 ans. Donc, je ne sais pas si la question...

M. Bélair-Cirino (Marco) : Ah! c'est le contraire de ce qu'est-ce que j'ai dit, dans le fond.

Mme Picard : Exact. Le chèque emploi-service peut être remis aux parents qui s'occupent d'un enfant lourdement handicapé, mais d'âge majeur.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Oui, O.K. Puis ça, est-ce que ça devrait être élargi ou ça convient comme ça?

Mme Picard : Bien, c'est disponible, dans le sens que chaque parent rencontre sa travailleuse sociale puis en discute ensemble, là. Donc, c'est au cas par cas.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Puis il n'y a pas de problème d'application, là, ça va bien?

Mme Picard : Non, je n'ai pas entendu… de problème d'application. Ça va super bien.

Le Modérateur : O.K. Puis, bon, bien, très bien. Je vous remercie. C'est ce qui met fin à ce point de presse. Bonne journée.

Mme Picard : Merci.

Mme Blais (Prévost) : Merci beaucoup.

(Fin à 12 h 8)

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