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Conférence de presse de M. Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux

Campagne de vaccination contre la COVID-19 au Québec

Version finale

Le jeudi 22 avril 2021, 13 h

Salle Evelyn-Dumas (1.30), édifice Pamphile-Le May

(Treize heures une minute)

M. Dubé : Bonjour. Alors, bonjour, tout le monde. Aujourd'hui, peut-être faire le point, là, sur la vaccination avec nos experts en logistique et nos experts en épidémiologie. Je suis très content d'avoir le Dr Arruda et M. Paré avec moi.

Premièrement, je veux revenir sur la journée d'hier. Vous n'êtes pas sans savoir, là, qu'on a eu un record de doses administrées, hier, qui est impressionnant, 85 000 doses dans une journée. Je pense qu'on continue aussi d'avoir une solide performance avec nos pharmaciens, puis je veux les remercier. Ils contribuent vraiment à ce succès dans la vaccination.

Mais je veux aussi remercier les Québécois qui ont répondu si positivement à la demande pour la vaccination avec AstraZeneca. C'est dans nos plus beaux rêves qu'on pensait avoir cette réponse-là des Québécois, puis je veux les remercier. En fait, hier, on a vacciné… plus de 30 000 vaccins AstraZeneca qui ont été donnés hier aux Québécois. C'était vraiment un élan de solidarité. Puis je dis que c'est à cet élan-là, hier, qu'on a pu atteindre ce record-là.

Mais j'aimerais le mentionner, comme plusieurs le réalisent, au fur et à mesure que les gens ont la chance d'aller en vaccination, je veux le dire à Daniel, puis à son équipe, puis à tout le réseau, là, je pense qu'on a vraiment raison d'être fiers de notre machine, notre machine gouvernementale qui s'est ajustée à cet effort de vaccination là. Moi, je pense que les Québécois peuvent être fiers de ce que le réseau est capable de performer en ce moment, puis je tiens à les remercier.

Maintenant, bon, le sujet, aujourd'hui, c'est vraiment la question des groupes prioritaires. Bon, à présent, jusqu'à maintenant, vous vous rappelez qu'on avait ouvert la vaccination aux groupes 8 et 9. On a fait ça dans la dernière semaine. Le groupe 8, je le rappelle, ce sont vraiment les groupes qui ont des maladies chroniques, mais qui avaient spécifiquement besoin d'un suivi à l'hôpital.

Maintenant, avant d'ouvrir à la population générale, puis étant donné les nouveaux vaccins, là, disponibles qu'on a, ce qui est la très bonne nouvelle, on a deux groupes que l'on peut considérer comme étant plus vulnérables, mais qui n'étaient pas inclus dans les annonces initiales qu'on a faites lors de la catégorie 8 puis qu'on peut prioriser maintenant. Alors, en fait, ce sont les personnes… puis ces deux groupes là, ce sont les groupes qui ont des maladies chroniques qu'on appelle importantes, mais qui n'ont pas besoin d'un suivi à l'hôpital, pour être très clair. Mais c'est aussi les personnes handicapées qui ont une déficience soit physique ou intellectuelle ou un trouble du spectre de l'autisme.

Comme on a des nouveaux vaccins, et, je le répète, particulièrement les nouveaux vaccins de Pfizer, avec des rehaussements chaque semaine aux mois de mai et de juin, on peut maintenant, avec la recommandation de la Santé publique, élargir à d'autres groupes vulnérables avant de passer à la population générale. Alors, on élargit maintenant le bassin de maladies chroniques… de malades chroniques, pardon.

Alors, ainsi, pour les malades chroniques que j'appelle importants, on pense, par exemple, puis je donne des exemples très pratiques… toutes les maladies respiratoires, les gens qui font du diabète et les personnes qui souffrent d'obésité. Je le répète, c'est des exemples que je donne. Il y a une liste qui est non exhaustive, parce qu'il y en a plusieurs, maladies chroniques, mais il y a une liste quand même détaillée, puis je pense que la plupart des journalistes ont reçu cette liste-là, qui est disponible sur notre site, .ca, puis tous les Québécois pourront contacter… voir cette… prendre connaissance de cette liste-là dans les prochaines minutes.

Mais en même temps ce que j'aimerais dire, c'est qu'on compte sur la solidarité des Québécois. Les personnes qui se retrouvent dans ces catégories, vous vous reconnaissez. Puis ça, pour moi, c'est important de le mentionner, parce qu'on ne veut pas que les personnes qui sont sur place dans nos centres de vaccination viennent jouer à la police. Si vous êtes dans une situation qui, selon vous… vous êtes un malade chronique, et qu'une de ces maladies que vous voyez vous cause un préjudice, moi, ce que je voudrais, c'est vous dire : N'hésitez pas à prendre rendez-vous. On se fie sur la bonne foi non seulement de ceux qui ont ces maladies chroniques là, mais on se fie aussi sur les Québécois qui ne font pas partie de ces groupes d'attendre encore un peu. Et on ne parle pas ici de mois, on parle ici de quelques semaines.

Alors, pour nous, je pense que c'est une grosse annonce. C'est important. On a augmenté cette base-là. Donc, sur le bassin de Québécois qui ont une maladie chronique, on avait, lors de l'annonce de la première partie, la catégorie 8, à peu près 200 000 personnes qui étaient impactées par ça, qui avaient été annoncées. Maintenant, on ajoute, aujourd'hui, là, je vous dirais, au moins 300 000 personnes, 300 000 personnes qui ont des maladies chroniques importantes. Mais, lorsqu'on ajoute aussi toutes les personnes de 60 ans et plus qu'on a déjà traitées, bien, c'est 500 000 et plus, des maladies chroniques qu'on a traitées, puis ça, je pense, on fait le travail que je pense que les gens s'attendaient. Et, je le répète, c'est vraiment à cause du fait qu'on a maintenant l'option… l'opinion de la Santé publique qui s'est ajustée, mais qui s'est ajustée aussi grâce à l'arrivée additionnelle de vaccins.

Maintenant, les personnes handicapées. Les personnes handicapées, l'autre groupe qu'on veut prioriser avant de passer à la population générale, ce sont les personnes qui ont une déficience intellectuelle ou physique, puis là, dans «physique», on veut dire une déficience qui est soit motrice, au niveau du langage, visuelle, auditive, on veut être le plus inclusif possible, ou, je le répète, pour ceux qui ont un trouble du spectre de l'autisme. Il y a eu beaucoup de questions là-dessus, puis on est très, très, très à l'aise d'impliquer ce groupe-là.

Maintenant, encore une fois, pour vous donner des chiffres importants, ça représente, ça aussi, un bassin de 250 000 personnes. Alors, tantôt, on a dit qu'on rajoutait à peu près 300 000 personnes pour nos maladies chroniques. Là, ici, on rajoute 250 000 personnes pour ce qui est des personnes avec une déficience intellectuelle ou physique.

Mais la bonne nouvelle, puis, étant donné les vaccins que l'on a, on a décidé, puis on est excessivement contents de cette recommandation-là, d'y inclure les proches aidants, parce qu'un des enjeux qu'on avait, puis on a écouté la population au cours des derniers jours, particulièrement pour les personnes avec une déficience physique ou intellectuelle, c'était comment se rendre soit à la pharmacie ou comment se rendre dans le centre de vaccination, pour ceux qui ne le faisaient pas à l'hôpital. Alors, encore une fois, on s'ajuste et on rajoute les proches aidants.

Donc, ça veut dire que cette catégorie-là nous fait ajuster non seulement de 250 000 personnes, mais il est à peu près normal qu'il va y avoir un proche aidant pour chaque personne qui va aller se faire vacciner. Donc, cette catégorie-là nous exige de mettre de côté à peu près 500 000 vaccins dans les prochaines semaines.

Je le sais, que les Québécois ont hâte d'avoir la population en général se faire vacciner. Mais je pense qu'on sait aussi que les Québécois ont fait, depuis longtemps, des choix difficiles. Puis je pense que, de mettre en priorité et de terminer nos personnes les plus vulnérables, c'était le bon choix à faire, mais c'était surtout le bon choix à faire avec les nouveaux vaccins qu'on a obtenus dans la dernière semaine. Et ce qui nous permet de le faire, puis je termine sur ça, c'est vraiment à cause de la régularité qu'on a vue avec les vaccins de Pfizer, qui sont comme une horloge suisse, là, ça nous rentre à toutes les semaines. Maintenant qu'on sait… les vaccins supplémentaires, bien, on pouvait prendre cette décision‑là.

Je voudrais aussi parler un petit peu de la vaccination de masse, parce que je sais que vous avez hâte d'en entendre parler. Vous l'avez vu, nos sites sont prêts, le personnel est prêt. Il manque juste les vaccins. Mais je vais laisser M. Paré vous parler un peu de deux belles initiatives qui voient le jour dès la semaine prochaine. Mais, avant de lui céder la parole, je veux rappeler comment je pense qu'il est important de remercier les Québécois qui sont au rendez-vous. On avance bien dans la vaccination, mais on veut s'assurer, et je le répète, que nos personnes vulnérables puissent être vaccinées en premier. Je me fie aux Québécois. Je suis certain qu'on va être capables de bien gérer les prochaines semaines.

Puis je prends quelques minutes avec Daniel pour une autre belle initiative qu'il va pouvoir vous annoncer.

M. Paré (Daniel) : Bien, merci, M. Dubé. Un peu comme M. le ministre le mentionne, on continue de se préparer pour vacciner tous les Québécois, pour atteindre notre objectif du 24 juin. Et, dès la semaine prochaine, nos premiers sites en entreprises vont débuter la vaccination. On a deux sites, là, qui sont en train de se préparer, d'être rodés, et, c'est ça, c'est quelque chose qui va vraiment augmenter notre capacité de vaccination, qui va augmenter, dans le fond, notre parc pour s'assurer, là, que tout le monde soit vacciné pour atteindre nos objectifs.

Deuxième objectif, aussi, c'est bien sûr, là, d'être capables d'atteindre tous les groupes. Donc, il faut vraiment moduler notre approche de vaccination. Et, justement, la semaine prochaine, on va être capables aussi de vous annoncer, là, notre premier grand projet de vaccination à l'auto. Et, ça aussi, on croit, là, que ça va… C'est une nouvelle façon d'aller rejoindre certains groupes qui… de façon, encore là, sans rendez-vous.

Ça fait que c'est deux belles initiatives qu'on croit qui vont vraiment nous permettre, encore là, d'augmenter notre capacité. Avec les belles nouvelles qu'on a eu hier, vous voyez, la vaccination de plus de 80 000… on démontre bien que la capacité, elle est là, lorsque les vaccins sont au rendez-vous. Mais, encore là, on veut être prêts à toutes éventualités. On continue d'augmenter en puissance notre capacité pour atteindre nos objectifs. Et, encore une fois, si on a d'autres belles nouvelles qu'on a reçues, là, justement, de la compagnie Pfizer, d'ajout de vaccins, on sera prêts, on sera prêts pour encore accélérer la cadence.

Le Modérateur : Nous en sommes maintenant à la période de questions. Olivier Bossé, Le Soleil.

M. Bossé (Olivier) : Bonjour, messieurs. Commençons par la vaccination. Moi, j'ai reçu des messages, je sais qu'il y en a plusieurs, les gens reçoivent déjà leur date pour leur deuxième dose, ça tombe en plein été, ils savent déjà qu'ils ne seront pas là. Là, est-ce qu'il faut qu'ils reviennent ici? Est-ce qu'ils peuvent changer leur date? Est-ce que ça devient un problème? Les gens vont attendre pour ne pas que ça tombe dans leurs vacances. Est-ce que c'est un enjeu avec lequel vous devez gérer en ce moment?

M. Paré (Daniel) : D'entrée de jeu, là, j'aimerais quand même souligner, là, que la vaccination, c'est un privilège, on est en pandémie et on est en train de se faire vacciner, première dose, deuxième dose pour bien se protéger. Ce n'est pas un luxe, là, je pense que ça, c'est la première chose qu'il faut mentionner.

Dans un but de logistique, on va s'adapter pour certaines raisons, pour les gens, là, qu'on peut comprendre, là, que ce soient des enjeux pour le travail, des enjeux pour des raisons de santé. Et, au cours des prochaines semaines, on vous annoncera des processus, là, pour justement changer, mettons, une deuxième date de rendez-vous.

Cependant, je pense, mon premier point, là, est important, de dire : Écoutez, là, c'est un privilège de recevoir un vaccin pour bien se protéger puis, je dirais même, une responsabilité citoyenne.

M. Bossé (Olivier) : Deuxièmement, M. Dubé, pouvez-nous faire un petit portrait de la capacité hospitalière Québec, Chaudière-Appalaches? Alors que ça fait quand même trois semaines qu'à peu près tout est fermé, ça n'a pas l'air d'aller mieux, là.

M. Dubé : Bien, vous savez que la première chose, puis on l'explique, puis je suis content d'avoir cette question-là, parce que nos Québécois suivent de très près le nombre de cas, puis on l'a vu, dans la dernière semaine particulièrement, le nombre de cas a baissé. Alors, ça, c'est la bonne nouvelle. Mais vous savez que, malheureusement, le nombre d'hospitalisations, puis particulièrement de soins intensifs, suit toujours de 10 à 15 jours les cas qui ont été en augmentation très forte. Puis rappelez-vous que ce n'est pas si lointain qu'on a eu plus de 400 cas à Québec. Alors, en ce moment, je le répète souvent, mais on paie aujourd'hui dans nos hôpitaux ce qui est arrivé il y a 10, 15 jours à Québec avec plus de 400 cas.

Alors, moi, c'est pour ça que la première bonne nouvelle qu'on a en ce moment, c'est de voir la baisse des cas à Québec, mais avant qu'on voie cet impact-là sur nos hospitalisations puis nos soins intensifs, ça va prendre encore quelques jours. Alors, moi, puis je sais que les Québécois suivent cela de plus en plus, je pense que les médias nous aident beaucoup à passer ce message-là, mais je vous demanderais de bien… puis je demande aux Québécois de bien regarder non seulement le nombre de cas, mais avec quel nombre d'hospitalisations et de soins intensifs. Mais, si tout… comme dirait quelqu'un de bien connu, si la tendance se maintient, c'est sûr que les cas ont baissé, on devrait avoir une amélioration du côté des hospitalisations puis des soins intensifs, sauf que, contrairement à la première puis deuxième vague, les variants sont beaucoup plus forts. Alors, nos gens qui rentrent à l'hôpital ou dans les soins intensifs, ils restent un peu plus longtemps que ce qu'on a connu dans la première et deuxième vague. Puis c'est pour ça qu'on apprécie que les Québécois font tellement attention en ce moment, parce que c'est vraiment notre réseau de santé en ce moment qui est mis à mal par ce nouveau variant là.

Le Modérateur : Claudie Côté, TVA.

Mme Côté (Claudie) : Bonjour à vous trois. Peut-être une question concernant le variant indien qu'on a détecté au Québec. On sait que ça pourrait nuire aux efforts de vaccination parce qu'il semble qu'il soit plus résistant aux vaccins que les autres variants qu'on a connus. On en est où, là, dans ce dossier-là? Est-ce qu'on va mettre en place des mesures particulières, notamment à l'endroit où il a été retracé?

M. Dubé : On va écouter notre expert.

M. Arruda (Horacio) : Essentiellement, ce qui est une bonne nouvelle, c'est qu'on est en mesure de détecter ce variant-là. J'ai eu des discussions très spécifiques avec les gens du Laboratoire de santé publique. Je voudrais spécifier que c'est un variant indien, c'est vrai, mais ce n'est pas nécessairement le même… parce qu'il est de la même famille que le variant indien, mais il n'a pas nécessairement les mêmes mutations que celui qui est observé actuellement en Inde, qui a d'autres mutations à l'intérieur des délétions. Puis là je ne veux pas rentrer dans les détails, là, mais ça veut dire que c'est un… il vient de la même génération de souche, mais il n'a pas les mêmes mutations.

Ce qui se passe en Inde aussi, là, actuellement, il y a de la circulation de ce variant-là, mais il y a aussi eu relâchement des mesures. Il n'y a pas de vaccination, nécessairement, de telle sorte que l'impact du variant indien, qui a quand même émergé assez récemment, là, il est sûrement là. C'est sûrement un variant qui est plus transmissible, mais on n'est pas en mesure de le comparer tant que ça. Et, pour la question en lien avec la vaccination, c'est un peu encore théorique, on n'a pas encore d'information précise là-dessus.

Quoi qu'il en soit, ce qui est important, c'est qu'on ait une attitude agressive d'intervention, comme on le fait actuellement, que ça soit un variant indien ou un autre variant. Et, à date, la personne pour laquelle on a détecté par séquençage ce variant-là se porte bien, a bien évolué, et toutes les personnes autour ont été contrôlées, se sont fait isoler en temps opportun, à l'époque, puis il ne semble pas y avoir d'autres transmissions actuellement, mais ça pourrait arriver comme tel. Et il semblerait même que le variant indien qu'on a trouvé en Alberta ne serait pas la même souche qu'on a nécessairement au Québec.

Donc, c'est une situation... Première chose, il faut prendre... Les mesures qu'on met en place sont bonnes pour tous les variants. Les approches agressives qu'on met, en termes de santé publique, permettent de contrôler la propagation. C'est pour ça qu'on est très agressifs. Puis on a un système qui va être en mesure de détecter, par séquençage aléatoire ou dans certaines conditions, des gens qui reviennent de voyage ou des gens qui ont été réinfectés suite à une vaccination. Ça va nous permettre de détecter sa progression.

Pour le moment, je pense qu'il faut le surveiller, il faut être aux aguets, mais il faut... Il n'y a pas de mesure particulière, par exemple, à mettre en place dans la ville ou dans le territoire où cette personne aurait pu acquérir le virus. Et c'est encore en investigation.

Mme Côté (Claudie) : Merci. Maintenant, bon, je comprends qu'on ouvre pour les malades chroniques. Peut-être une petite spécification : Est-ce qu'il y aura du sans rendez-vous? Mais ma question, c'est surtout de savoir si on va considérer également les personnes enceintes pour la vaccination en priorité.

M. Dubé : Bien, commençons par les personnes enceintes parce que c'est quelque chose que la Santé publique, là, est en train de regarder. J'aimerais ça qu'Horacio commente là-dessus. Je reviendrai.

M. Arruda (Horacio) : C'est clair que les femmes enceintes qui ont des maladies chroniques, par exemple une femme enceinte qui est diabétique ou une femme enceinte qui présente une hypertension artérielle mal contrôlée, puis etc., l'indication est là, elle va être vaccinée. Il n'y a pas de problème. Et, pour la femme enceinte, ce qu'on demande particulièrement, c'est qu'elle en discute aussi avec son médecin. Il y a des travailleuses de la santé, qui étaient enceintes, qui ont pu se faire vacciner.

Vous savez, quand on a un nouveau vaccin, la femme enceinte, c'est toujours une préoccupation que les gens ont, mais plusieurs autorités scientifiques, notamment gynécologiques ou autres, recommandent la vaccination de la femme enceinte. Mais on va y aller par séquences, par les plus vulnérables actuellement, celles qui ont des maladies chroniques, puis après ça les femmes enceintes pourront se faire vacciner par un choix éclairé.

M. Dubé : Maintenant, pour votre question concernant la vaccination, là, des personnes... maladies chroniques en sans rendez-vous, j'aimerais ça que Daniel commente là-dessus, s'il vous plaît.

M. Paré (Daniel) : Oui. On va ouvrir beaucoup de rendez-vous, au cours des prochaines semaines, pour justement, là, s'assurer, là, que toutes les personnes qu'on vient d'annoncer, là, aujourd'hui, bien, que M. Dubé a annoncées, puissent avoir une plage de rendez-vous. On préfère quand même avoir un rendez-vous, c'est une date solide, surtout pour des gens, là, qui sont plus vulnérables. Ils savent à quelle heure se présenter, arriver. Ça fait qu'on va préférer, là, pour ce groupe prioritaire là, de le faire avec rendez-vous.

M. Dubé : Pourrais-tu, Daniel, s'il vous plaît, donner les dates, là, de prise de rendez-vous pour les deux catégories qu'on a annoncées tout à l'heure, s'il vous plaît?

M. Paré (Daniel) : Très bon point. Donc, l'ouverture pour le groupe pour des maladies chroniques, dès demain matin, 8 heures, les gens pourront aller sur Clic Santé pour s'enregistrer et prendre un rendez-vous.

Pour les personnes du groupe... handicapées, ça va être à partir du 28 avril. C'est mercredi prochain. Même chose, ils pourront prendre un rendez-vous sur Clic Santé ou appeler aussi le numéro, là, 1 877 qu'on a déjà annoncé, là, pour des gens qui ne pourraient pas aller sur le site Web, et pourront prendre un rendez-vous. Et, comme je vous dis, on aura des rendez-vous suffisants, là, pour ces groupes-là.

M. Dubé : ...la raison pour laquelle je voulais faire cette précision-là, c'est justement pour donner la chance à nos malades chroniques d'avoir une priorité sur la seconde catégorie. Donc, en rouvrant les rendez-vous pour demain, ça donne aux gens trois, quatre jours de priorité sur les nouveaux rendez-vous qu'on ouvre pour qu'après ça les gens avec les handicaps, soit physiques ou intellectuels, avec leurs proches aidants... de commencer à partir de la semaine prochaine.

Mme Côté (Claudie) : ...faite, là, c'est ce que je comprends.

M. Dubé : Non, non, non.

Mme Côté (Claudie) : On se fie à leur bonne foi.

M. Dubé : Tout à fait, tout à fait.

Le Modérateur : Maxime Denis, Noovo.

M. Denis (Maxime) : M. Dubé, MM. Paré et Arruda. Noovo Info dévoilait cette semaine qu'il y avait le phénomène... Bonjour. Je suis toujours de côté, moi.

Noovo Info dévoilait cette semaine qu'il y avait le phénomène de chasseurs de vaccins, comme on voit aux États-Unis, donc des jeunes qui ne sont pas dans les catégories ciblées en ce moment, qui peuvent attendre des heures et qui réussissent à avoir cinq, six doses en fin de journée. On ne veut pas gaspiller les doses. Qu'est-ce que vous pensez de ce phénomène-là? Est-ce que c'est une bonne chose à faire ou on devrait bannir ça? Mais, quand même, on ne veut pas gaspiller les doses. Qu'est-ce que vous en pensez?

M. Dubé : Je vais laisser parler Daniel sur la question des listes de rappel. Je pense, c'est important de profiter de votre question pour parler de ça.

M. Paré (Daniel) : On sait qu'avec les vaccins qu'on a présentement en main, c'est des vaccins congelés qu'on doit préparer, etc., les gens font ça de façon très minutieuse, mais effectivement, souvent, à la fin de journée, on peut avoir des doses qui sont restantes et, comme le vaccin est tellement rare, on veut s'assurer, là, qu'on les administre.

Effectivement, chacun des établissements a des listes, a des listes de personnes qui... principalement au niveau des employés du réseau, puis il y a des groupes déjà prioritaires que, dans le fond, on veut s'assurer qu'ils reçoivent... de ne pas perdre le vaccin. Ça demande quand même aussi, là, une accessibilité, dans le fond, pour les gens. Ils doivent se présenter en dedans de 25 minutes, 30 minutes du site, parce qu'encore là, on le ferme, le site. On sait à peu près, là, quand est-ce qu'on va avoir le nombre de doses restantes avec les files qui se terminent.

Ça fait que, pour répondre à votre question, d'avoir des listes de rappel comme ça, c'est une bonne pratique pour ne pas perdre des doses.

M. Denis (Maxime) : ...quand c'est des jeunes hors liste?

M. Paré (Daniel) : Ça, je ne suis pas au courant vraiment, là, de ce phénomène-là. Nous, on a demandé aux établissements d'avoir ces listes-là pour ne pas perdre des vaccins, et c'est des gens, là, quand même qui sont dans les groupes prioritaires qu'on a déjà ciblés, notamment les employés.

M. Dubé : Vous savez, si vous avez des exemples particuliers, là, de certaines régions, moi, j'aimerais ça les savoir pour qu'on puisse donner à M. Paré, là, de faire des vérifications nécessaires, parce que, pour moi, c'est important d'utiliser nos listes de rappel. Mais, si cette pratique-là était connue, moi, je ne la connais pas, Daniel non plus, à ce que je comprenne. Mais, si jamais vous avez des régions où ça s'est pratiqué, je pense qu'il faudrait le savoir.

M. Denis (Maxime) : Vous surveillerez Noovo Info<VT>. La clinique Christophe-Colomb du Patro Villeray, notamment.

M. Dubé : Bon, bien, parfait.

M. Denis (Maxime) : M. Arruda, dernière question pour mon tour...

M. Dubé : Est-ce que c'est une clinique mobile dont vous parlez? Il faut juste faire attention parce que, souvent, dans les cliniques qu'on appelle éphémères, tout ça, c'est encore plus difficile parce que, là, on est dans différentes populations. Mais je vais regarder. On va regarder spécifiquement.

M. Denis (Maxime) : M. Arruda, j'aimerais qu'on fasse le point sur Johnson & Johnson<VT>. On devait attendre les premières doses fin avril. Une dose seulement était bonne. Là, avec AstraZeneca, on a vu que ça faisait un peu le même principe de thrombose. Qu'est-ce qui en est, du Johnson & Johnson, au Québec?

M. Arruda (Horacio) : Bien, dans les faits, il faut comprendre qu'on a comme l'impression qu'on va avoir à peu près le même genre de type d'enjeu qu'AstraZeneca, là. Les données sont en train de s'accumuler actuellement, c'est-à-dire que son utilisation va être recommandée pour un groupe d'âge pour lequel les bénéfices à la santé sont plus grands que les problématiques de coagulopathie.

Le Modérateur : Nous en sommes maintenant à Véronique Prince, Radio-Canada.

Mme Prince (Véronique) : Oui, bonjour à vous trois. Juste une précision, parce que je ne suis pas certaine de l'avoir bien saisi, là, pour ce qui est de la vaccination, vous ne demandez pas de preuve, dans le fond, contrairement aux travailleurs essentiels où, sur le site Clic Santé<VT>, ils devaient aussi l'indiquer, qu'ils étaient travailleurs essentiels, puis ils devaient apporter une preuve de leur employeur. Là, dans ce cas-ci, il n'y a pas, par exemple, une prescription ou... Il n'y a vraiment pas rien qui est demandé comme document, là, c'est ça?

M. Dubé : Non. On se fie vraiment à la bonne foi des gens. On parle quand même ici, Mme Prince, de gens qui ont des maladies chroniques et on parle aussi de personnes qui ont un handicap soit physique ou intellectuel.

Mme Prince (Véronique) : Oui, mais le diabète, ça ne paraît pas tout le temps, là.

M. Dubé : Oui, mais je pense qu'étant donné l'opportunité que l'on a maintenant... Puis ça n'enlève rien à ceux qui sont dans la catégorie 9 non plus, là. On parle des travailleurs essentiels, les professeurs, ça ne leur enlève rien. Ce que je dis, c'est que, maintenant qu'on a eu la chance d'avoir 900 000 vaccins supplémentaires en mai, on pense qu'en se fiant à la bonne foi des gens puis de surtout prioriser ceux qui ont des maladies chroniques ou handicaps... je pense que c'était la bonne chose à faire.

Puis le rôle de nos vaccinateurs, de nos évaluateurs, ce n'est pas de faire la police. Puis je pense qu'où on est rendus... Puis moi, j'apprécie la question puis je vous dirais... de dire : Où on est rendus dans la vaccination, si on n'avait pas fait ça, on aurait ouvert à la population en général quelques semaines plus tôt.

Puis c'est pour ça que tout à l'heure j'ai dit que j'apprécie l'effort, que les Québécois comprennent qu'en ce moment on aime mieux donner une chance supplémentaire à ceux qui ont ces maladies chroniques là ou des handicaps de passer avant eux. Alors, dans ce sens-là, je pense que les gens vont comprendre qu'on se fie à la bonne foi autant de ces gens-là qui ont, malheureusement, ces maladies chroniques là ou ces handicaps, mais qu'aussi les autres Québécois vont comprendre qu'on est à quelques semaines de plus d'avoir cette vaccination-là pour la population en général.

Mme Prince (Véronique) : Je voudrais savoir aussi, concernant la vaccination chez les jeunes, parce que Pfizer dit que son vaccin est sécuritaire pour les jeunes à partir de 12 ans, Santé Canada est en train de l'évaluer, avec tous les moyens qu'on met dans la recherche et les efforts qui sont concentrés, ce serait possible qu'au cours de l'été, par exemple, on finisse par dire dans le monde : C'est correct pour les jeunes. Est-ce que, donc, vous vous préparez pour une éventuelle vaccination de masse à la rentrée scolaire en septembre pour les jeunes?

M. Dubé : Bien, commençons par regarder le côté santé publique, puis après ça on regardera la vaccination. Horacio?

M. Arruda (Horacio) : Oui, écoutez, je pense que c'est une possibilité. D'ailleurs, on pense que, pour avoir eu des discussions avec Israël, ils sont en train d'attendre les éléments pour pouvoir vacciner ces groupes-là, parce qu'il y a quand même de la transmission associée à ça. C'est une hypothèse, mais il va falloir avoir les études cliniques adéquates pour être capable de le faire. Il y a Pfizer qui l'a annoncé, et c'est en train de se faire évaluer par Santé Canada, puis il y aura probablement aussi d'autres vaccins qui vont arriver avec ce genre d'élément là puis des vaccins qui ne sont pas encore présents sur le marché, puis qui vont peut-être arriver d'ici le mois de septembre.

Le Modérateur : Louis Lacroix, Cogeco Nouvelles.

Mme Prince (Véronique) : …avait autre chose à ajouter, je pense.

M. Dubé : Peut-être juste pour M. Paré, mais je vous rappellerais, là, vous savez qu'on publie maintenant une fois par semaine pour voir où on est rendus sur le total de 5,3 millions qu'on doit avoir pour le 24 juin. Vous savez aussi que ce 5,3 millions là n'inclut pas, non seulement la deuxième dose, mais n'inclut pas les jeunes, c'est-à-dire de moins de 18 ans. Alors, c'est sûr qu'avec l'arrivée de nouveaux vaccins, bien, dépendamment de l'opinion de la Santé publique puis ce qui va se passer, on aura sûrement, à partir du mois de juin, amplement de vaccins pour être capable de faire cette clientèle-là, mais il faut attendre d'avoir l'opinion de la Santé publique.

Le Modérateur : M. Lacroix?

Mme Prince (Véronique) : Excuse, je pense que M. Paré voulait ajouter quelque chose.

M. Paré (Daniel) : Dans le fond, pour répondre à votre question, oui, on travaille sur des scénarios, dans le fond, de vaccination, selon, encore là, les recommandations de la Santé publique et, un peu comme M. le ministre l'a dit, selon les arrivages de doses, mais c'est justement sur ces scénarios-là qu'on est en train de travailler pour la vaccination des jeunes, si cette situation-là se réalise.

Le Modérateur : Cette fois, c'est la bonne. M. Lacroix.

M. Lacroix (Louis) : M. Dubé, M. Paré, Dr Arruda. Bon, là, on fait un calendrier pour les personnes plus à risque. À partir de quand dans votre planification, M. Paré, est-ce que vous croyez que la vaccination de masse va pouvoir débuter et de quelle façon ça va se faire? Est-ce qu'on va continuer… Parce que j'imagine qu'on ne peut pas avoir une masse de millions de personnes qui vont aller se faire vacciner en même temps, là. Est-ce que vous allez continuer à y aller avec des tranches d'âge, par exemple, ou comment vous pouvez établir ça?

M. Paré (Daniel) : Écoutez, la première réponse, c'est bientôt.

M. Lacroix (Louis) : Oui, mais pouvez-vous être plus précis que bientôt?

M. Paré (Daniel) : Encore une fois, on a travaillé sur différents scénarios puis effectivement on va vouloir s'assurer que ça se fasse dans l'ordre. Ça se passe bien, la vaccination, pour le moment, et on va s'assurer que ça continue à bien se passer.

M. Dubé : Peut-être pour… parce qu'on sait que tout le monde a hâte, puis j'apprécie beaucoup votre question, M. Lacroix, moi, je vais vous dire deux choses. Premièrement, je vous dirais, la population en général, c'est fin mai. Ça, c'est la date qu'on vise, là, d'être capable, une fois qu'on a réglé tous nos 500 000 qu'on parlait tout à l'heure, le 250 000, catégorie 8, catégorie 9... Donc, la date qu'on vise, c'est fin mai.

La deuxième chose, bien, on verra, dans les prochains jours, prochaines semaines, quand est-ce qu'on peut annoncer la prise de rendez-vous. Puis ça, on n'est pas encore prêts à faire ça, parce qu'on voulait au moins clarifier toute la question des maladies chroniques, etc. Parce que je pense que les Québécois, puis on l'a vu, là, ils veulent non seulement savoir qu'ils vont être vaccinés, mais ils veulent savoir à peu près quand. Puis d'avoir une prise de rendez-vous, pour eux, c'est ça qu'ils veulent savoir. On est très conscients de ça. Mais réglons, là, ce qu'on avait à régler aujourd'hui avec les maladies chroniques puis nos personnes handicapées puis, dans les prochains jours, prochaines semaines, on va revenir avec des dates plus précises. Mais notre objectif, pour la population en général, c'est la fin mai.

M. Lacroix (Louis) : Ma deuxième question touche peut-être davantage M. Arruda, à savoir, avec l'émergence de ces nouveaux variants… puis là, bien, on est en train de se poser la question à savoir si les vaccins sont efficaces contre ces nouveaux variants là, etc., est-ce qu'éventuellement ça voudrait dire que, de façon annuelle, on va devoir avoir des campagnes de vaccination comme on le fait avec la grippe, là, avec, par exemple, différentes souches du virus pour protéger la population en général, un peu à l'image de ce qu'on fait avec la grippe? Je sais que ça vous a déjà été posé, cette question-là, mais est-ce que votre réflexion là-dessus progresse et est-ce qu'on se prépare à ça éventuellement?

M. Arruda (Horacio) : Oui, c'est dans nos scénarios. C'est sûr qu'on aimerait que la période soit moins fréquente qu'à chaque année, pour toutes sortes de raisons, là, la mutation... Il faut voir aussi qu'une des choses qui est importante, c'est qu'il faut qu'on s'assure que la planète se fasse vacciner aussi. Vous savez, si des pays comme l'Afrique n'ont pas accès au vaccin, ça veut dire que des mutations vont pouvoir se faire encore plus puis des nouvelles souches vont émerger qui vont finir par venir nous rattraper. Mais c'est clair, c'est clair.

Puis, tu sais, dans les faits, très honnêtement, on rêve depuis longtemps d'un vaccin universel pour l'influenza, c'est-à-dire un vaccin qu'on donnerait une fois puis qui protégerait contre plusieurs mutations, mais il n'y a rien qui pourrait dire qu'on ne pourrait pas avoir un vaccin combiné, là. Je suis en train de vous dire des choses potentielles, mais il est possible. Il est possible aussi que ce ne serait pas annuel, que ça pourrait être à des fréquences, selon ce qui pourrait se passer. Le virus pourrait aussi s'éteindre, pour toutes sortes de raisons. Il y a plein de scénarios potentiels, mais c'est clair qu'on regarde ça. Puis c'est clair aussi, probablement, que les virologues à travers le monde regardent ça pour être en mesure... si jamais il y a une nouvelle souche qui émerge, qu'on puisse fabriquer le vaccin rapidement. Maintenant, avec la génétique, la recette, vous savez, là, est connue. Les gens ont peut-être l'impression que ça a été long, développer le vaccin, mais c'est extraordinaire, ce qui s'est fait, cette fois-ci, avec un vaccin qui est sorti quelque part, mettons, en novembre 2019, puis déjà, au 12 janvier, on avait la séquence puis on a pu commencer la production de vaccins très rapidement.

M. Dubé : Peut-être, M. Lacroix, ce que j'aimerais dire aussi en réponse à votre question puis aux Québécois, la bonne nouvelle, c'est qu'aujourd'hui, là, on a maintenant 11 000 vaccinateurs qui ont été formés par l'intermédiaire de Je contribue. Rappelez-vous, on a fait 3 000, 4 000, 5 000, on est rendus à 11 000. J'en profite aujourd'hui pour dire qu'on a encore des places de disponibles, pour ceux que ça intéresse. Vous avez vu, on a publié, là, cette information-là pour voir… On a beaucoup d'étudiants pour qui ça pourrait être applicable. Puis la raison pour laquelle je le mentionne, c'est qu'on est en train de se préparer pour avoir, justement, le personnel supplémentaire qui vient en complément à notre réseau de santé.

Ce qu'on va annoncer avec les entreprises la semaine prochaine, ce qu'on veut, c'est que, durant l'été, les vaccinateurs qu'on a formés, qu'ils viennent en répit à notre personnel de santé pour qu'on puisse leur offrir des vacances. Alors donc, il y a deux avantages à avoir augmenté le personnel additionnel, c'est d'être capable de venir en support à notre personnel de santé, qui va avoir besoin de vacances cet été, puis pendant que nous, on va vacciner.

Puis deuxièmement, ce personnel-là, et ça, ça répond à votre question, on va être capable maintenant d'avoir cette agilité-là qu'on a développée. Quand vous avez vu les photos au Palais des congrès, puis ailleurs, puis je vous disais : Ce qui est important, pour nous, ce n'est pas tellement qu'ils soient plus ou moins occupés, c'est de former des gens. Puis en formant ces gens-là, bien, si, maintenant, il faut avoir un vaccin une fois par année, bien, ça ne sera plus quelque chose d'exceptionnel, ça va devenir courant, puis on sera efficace à le faire. Donc, il y avait cette partie de formation là. Moi, je suis très content, on en a 11 000, mais s'il y en avait 2 000, 3 000 personnes qui s'offrent, particulièrement les étudiants, au cours de l'été, bien, je pense qu'on va tous les prendre pour être capable d'être encore plus flexible, plus agile dans les prochains mois.

Le Modérateur : Fanny Lévesque, La Presse+.

Mme Lévesque (Fanny) : Oui, bonjour à vous trois. Je comprends que vous ne voulez pas aller trop dans la population générale, là, mais vous savez que c'est très attendu. J'aimerais savoir si, cependant, c'est l'intention du gouvernement de donner le coup d'envoi à la population générale partout au Québec en même temps. Parce que ça a fait quand même des frictions, là, l'envoi de doses à Montréal versus les régions. Donc, est-ce que c'est une préoccupation que vous avez? Est-ce que c'est l'ambition du gouvernement?

M. Dubé : Bien, écoutez, il y a toujours cette discussion-là qu'on a avec la Santé publique. Moi, j'en profite... J'apprécie votre question. J'en profite pour dire qu'on a été capables de rétablir une bonne proportion partout, parce que c'est vrai qu'on avait donné un coup à Montréal au début, qu'on a ajusté. AstraZeneca nous a permis de faire ça aussi, là. On est rendus à plus ou moins 1 % un peu partout dans toutes les régions. Mais donnez-nous encore quelques jours, parce qu'on veut vraiment, un peu comme on a fait avec les maladies chroniques...

C'est tellement des choses qui sont importantes pour les Québécois. J'aimerais mieux qu'on se dise : Bon, bien, maintenant… Puis, encore une fois, c'est la visibilité des vaccins qui fait une différence. Je vous le répète, là, maintenant qu'on sait qu'on a cette assurance-là avec Pfizer, bien, je vous dirais, dans les prochains jours, on va être maintenant... deuxième phase. Comment on le fait? Là, je vous dis, quand on le fait, c'est fin mai. Maintenant, comment on le fait, donnez-nous encore quelques jours, puis on va vous revenir avec des réponses beaucoup plus précises.

Mme Lévesque (Fanny) : Très bien. Je voudrais vous entendre, M. Dubé, aussi sur l'enjeu du N95 en zone tiède. Il y a des médecins qui vous ont écrit pour vous sensibiliser que c'était chaotique, la gestion du port du N95 en zone tiède. Les syndicats ne veulent pas qu'on recule là-dessus. Vous avez jusqu'à demain pour demander une révision de ce jugement du tribunal. Quelle est votre intention?

M. Dubé : Bien, écoutez, c'est… La décision a déjà été prise, mais pas par nous mais par le Procureur général, là, de demander une révision sur la décision. Alors, ça, c'est... pour être clair, là, ça, ça nous a été communiqué hier. Il faut voir. Puis moi, je pense que... Maintenant qu'on est dans une décision du tribunal, vous allez comprendre qu'on va se retirer de ça, mais, pour être très clair, la demande de révision a été faite hier.

Le Modérateur : Patrick Bellerose, du Journal de Québec.

M. Bellerose (Patrick) : Oui, bonjour à tous. M. Dubé, vous avez été questionné déjà deux fois sur le sujet, mais quand même, sur le fait de ne pas demander de preuve pour les malades chroniques, moi, ce qu'on me dit, c'est que c'est quand même possible de présenter une liste des médicaments ou de présenter... bien, en fait, oui, c'est une liste de médicaments ou une prescription. Donc, est-ce que vous avez juste considéré que ce serait trop compliqué, que ça limiterait la possibilité pour certaines personnes d'exiger une preuve comme celle-là?

M. Dubé : Bien, écoutez, on en a beaucoup parlé, puis je pense qu'on… C'est tellement difficile lorsqu'on arrive dans des… Je vais vous le dire avec… Je deviens un peu réactif, là, quand je parle de malades chroniques puis de personnes handicapées. Je pense que ces gens-là ont déjà beaucoup à faire avec la vie qu'ils ont. Je pense qu'ils attendent depuis très longtemps d'être vaccinés. On a discuté avec nos vaccinateurs. On a discuté avec nos évaluateurs qui nous font partie de leur quotidien. Encore une fois, je pense qu'on se fie à la bonne foi des gens. Puis ça a été ça, notre décision.

M. Bellerose (Patrick) : Et, sur la question de la pause vaccin, jusqu'à récemment, vous avez dit : Bien, écoutez, c'est quand même possible de trouver un moment à l'extérieur des heures de travail, il n'y a pas tant de vaccins que ça pour l'instant, mais on va ouvrir bientôt à la population en général. Qu'est-ce qui fait que vous rejetez l'idée de créer une pause vaccin, comme c'est le cas, par exemple, aux élections, où on a, de mémoire, environ quatre heures, là, pour s'absenter du travail?

M. Dubé : Bien, deux choses, premièrement, pour la question de comparer ça aux élections, je l'ai dit, là, les élections, c'est une journée puis c'est de telle heure à telle heure. Là, ici, on parle d'une vaccination qui se donne sur plusieurs mois et qui se donne, en plus, sur sept jours par semaine, même qu'on a démontré qu'on était capable maintenant d'élargir nos heures. Alors donc, je ne pense pas que l'on compare la même chose.

Cependant, ce que j'aimerais dire, puis ça, je pense que… deux éléments supplémentaires. Premièrement, nos gens, nos professeurs qui sont dans la catégorie 9, qu'on a annoncé il y a maintenant une dizaine de jours, avaient déjà une première vague qu'ils pouvaient faire. Mais là, avec les vaccins supplémentaires, on va ouvrir des rendez-vous supplémentaires. Les professeurs, là, vont pouvoir aller chercher des vaccins soit le soir, soit les week-ends. Alors donc, je pense que la vaccination, les vaccins additionnels nous permettent de dire aux professeurs, notamment dans la catégorie 9 : Vous avez cette flexibilité-là d'aller chercher des rendez-vous qui vous conviennent.

Et dernièrement, lorsqu'on va annoncer, à partir de la semaine prochaine, la vaccination dans les entreprises, les entreprises vont faire exactement ce qu'ils doivent suivre, c'est-à-dire les mêmes règles que l'on suit dans notre réseau public. Alors, les professeurs vont pouvoir aussi aller, dans les régions, vacciner avec les entreprises. Donc, il y a beaucoup de flexibilité qu'on a donnée puis, pour le moment, pour nous, on suit l'ordre de priorité.

Le Modérateur : François Carabin, Journal Métro.

M. Carabin (François) : Bonjour, messieurs. D'abord, M. Dubé, j'aimerais revenir, puis, Dr Arruda, vous pourrez répondre aussi si le coeur vous en dit, j'aimerais revenir sur le variant indien. Montréal étant un pôle aéroportuaire important où il y a beaucoup de déplacements, je comprends que le premier variant indien a été détecté en Mauricie—Centre-du-Québec, mais quel est le niveau de fragilité de la grande région montréalaise actuellement?

M. Dubé : Bien, avant de passer la parole au Dr Arruda, là, je voudrais juste vous dire, il faut vraiment qu'on ait un appui du fédéral dans ça en ce moment. Ça, c'est la première chose. La meilleure façon d'endiguer les nouveaux variants, les variants additionnels, là, c'est que la demande soit faite au fédéral. Nous l'avons faite. Le premier ministre a bien expliqué ce matin que l'on faisait, conjointement avec les autres provinces... Ce n'est pas juste nous qui avons ça. Mais je vous donne l'exemple, en ce moment, là, c'est beau de réduire les vols de l'étranger, mais vous savez qu'il y a des vols qu'on appelle des vols de connexion, qui se font entre... des gens arrivent de l'Inde peut-être à Toronto, mais qui viennent à Montréal. Donc, il fallait vraiment aller à la source du problème, c'est-à-dire les vols internationaux.

Donc, ça, c'est la première chose. Puis, de ce que j'entends, il y a beaucoup d'écoute de la part du fédéral, là, depuis quelques jours, à trouver une solution de ce côté-là. Alors donc, ça, c'est la première chose.

Maintenant, sur la fragilité, là, je vais laisser le Dr Arruda commenter là-dessus.

M. Arruda (Horacio) : C'est une question de probabilité. C'est quand même quelquefois étonnant. Vous savez, hein, on a eu le variant Afrique du Sud qui a été en Abitibi, hein, il n'est pas apparu à Montréal, pour toutes sortes de raisons, un voyageur qui est allé dans des mines, etc. Plus on est dans une région urbaine, où on est une plateforme autour... je vous dirais, internationale, plus il y a de risques qu'il y ait des variants. Par contre, les approches qu'on a prises, d'être très agressif dans l'intervention, vont peut-être permettre... pas empêcher l'introduction mais le fait que ça se répande.

Puis actuellement ça demeure le variant U.K. qui est en prédominance. Il y a eu quelques cas de brésilien comme tels, mais qui n'ont pas l'air à flamber. Donc, je pense que... Puis, l'autre élément que je veux dire aussi, il pourrait y avoir un variant qui arrive au Québec. On pourrait avoir un variant plus sévère qui arrive au Québec, d'où l'importance que l'institut fasse son séquençage aléatoire dans toutes les régions du Québec en plus de cibler des gens qui reviennent de voyage ou avec certaines conditions.

M. Dubé : ...là-dessus, parce que les discussions que nos collègues, là, qui s'occupent de la négociation avec le fédéral... On a demandé aussi de s'assurer qu'on va avoir des restrictions plus fortes au niveau terrestre. Il n'y a pas juste au niveau aérien. Ce qui se passe aux frontières, vous avez vu les articles de vos collègues dans les derniers jours, là, comment les gens réussissent à déjouer, au niveau des douanes, l'entrée sur la frontière américaine, ce n'est vraiment pas acceptable, puis le variant peut rentrer par là aussi. Donc, c'est pour ça qu'on met des pressions sur le trafic aérien comme le trafic terrestre.

M. Carabin (François) : Merci. M. Dubé, je vous amène un peu ailleurs. L'INESSS...

M. Dubé : Bonne idée, bonne idée.

M. Carabin (François) : Je ne veux pas vous... Bon, l'INESSS a publié récemment une étude sur la fréquentation des urgences durant la période pandémique. Ce qu'on remarque, c'est une baisse importante de la fréquentation des urgences de mars 2020 à février dernier.

Aujourd'hui, là, plus récemment, quel est le portrait que vous faites de cette situation-là? Puis, plus largement, quel impact est-ce que ça peut avoir, à long terme, d'avoir vu une fréquentation aussi importante des urgences durant toute la période de la pandémie?

M. Dubé : Oui. C'est quelque chose qu'on suit de très proche, M. Carabin, avec Dre Opatrny parce que... On pourrait dire que la bonne nouvelle, c'est qu'on a moins de taux d'occupation puis que nos DMS, qu'on appelle, là, nos délais sur les civières, etc., sont meilleurs. Mais, à mon avis, c'est un petit peu un résultat qui est faussé du fait que... soit que les gens se rendent moins parce qu'ils ont peur d'attraper la COVID à l'hôpital, etc. Il y a une foule de raisons qui expliquent ça.

Ce qu'on a demandé à la Dre Opatrny en ce moment avec… puis je la salue, là, Dre Berger, qui est ici, de l'Hôtel-Dieu de Lévis, c'est qu'on a fait un groupe de travail qui s'occupe uniquement de ça en ce moment puis de regarder… Je vous donne un exemple. Pour régler les urgences puis ne pas que ça soit un hasard, il faut que ça soit bien réglé, on est en train de travailler — puis il va y avoir un forum là-dessus dans deux semaines — sur le préhospitalier. Parce qu'en ce moment, ce qui arrive avec nos urgences, c'est que souvent c'est le choix du transporteur d'aller à l'hôpital en question, puis ce n'est peut-être pas toujours le choix le plus optimal pour cet hôpital-là ou pour cette région-là.

Donc, je vous dis qu'on est en train d'essayer de profiter de cette situation en ce moment-là où il y a moins d'engorgement aux urgences pour repenser le système, mais du début à la fin, incluant le préhospitalier. Donc, je vous dis juste qu'on a fait un groupe de travail qui est mené par cette intensiviste-là, Dre Berger, de Québec, sous les guides de la Dre Opatrny, puis on travaille là-dessus pour arriver à des solutions. On va avoir une amélioration constante des délais d'attente dans nos urgences.

M. Bergeron (Patrice) : Maintenant, si vous permettez, avant qu'on passe à une question virtuelle de notre collègue Mylène Crête, je vais poser une question. Patrice Bergeron, LaPresse canadienne.

J'avais sorti, donc, la liste des maladies du groupe, là, à vacciner, qui étaient : hypertension, maladies respiratoires, cardiovasculaires, etc., là, la première liste que vous aviez et ensuite réélaborée. Et je me demandais si, dans cette liste-là, est-ce qu'il y avait donc des risques de contre-indications pour certains vaccins, là, auxquels les gens devraient faire attention, là, avant d'aller se faire vacciner?

M. Arruda (Horacio) : Oui, bien, écoutez, les contre-indications aux vaccins sont rares. Bon, vous savez qu'on a, sans être une contre-indication, on a mis une limite d'âge à 45 ans pour l'AstraZeneca compte tenu du risque potentiel de caillot. Puis pour le reste, ce sont des gens, par exemple, qui ont déjà fait des réactions à d'autres vaccins. Ce n'est pas une contre-indication, on les surveille tout simplement plus longtemps, une trentaine de minutes plutôt que 15 minutes, ou il faut avoir eu une réaction anaphylactique ou allergique à ce vaccin-là antérieurement. Par exemple, si quelqu'un avait une grosse réaction suite à un vaccin, la deuxième dose ne serait probablement pas… vaccin. Mais ce n'est pas un vaccin qui va entraîner, je vous dirais, là, qui a des contre-indications précises.

M. Bergeron (Patrice) : Et finalement, M. Dubé, concernant la bonne foi présumée, là, que vous accordez aux Québécois, je comprends que vous passez le message, mais est-ce qu'il est arrivé des cas, par exemple, où des gens ont voulu se faire passer pour d'autres personnes que ceux qui devaient être vaccinés? Et est-ce qu'il n'y aurait pas des cas où, par exemple, une personne pourrait se dire autiste et être accompagnée de sa conjointe ou de son conjoint, et puis il n'y aurait pas de façon de vérifier, puis ça passerait comme ça?

M. Dubé : Bien, écoutez, je vais laisser Daniel voir s'il y a eu effectivement ce genre de cas là. Ça se peut que ce soit arrivé. Je vais laisser Daniel répondre. Mais moi, je l'ai dit, tout à l'heure, là, je pense que les Québécois ont un sens de l'honneur assez développé pour comprendre que, maintenant qu'on a les vaccins pour vacciner ces gens-là puis s'occuper de cette situation-là particulière... C'est pour ça qu'on se fie au bon sens des Québécois d'attendre que ces gens-là soient vaccinés. Puis c'est à eux de faire ce choix-là. Je pense que tous les Québécois vont être d'accord que c'est le bon choix qu'on fait en ce moment de se fier au bon sens des Québécois. Dr Arruda, vous voulez...

M. Arruda (Horacio) : Bien, moi, je veux mentionner, là, il faut comprendre que... Moi, je pense qu'il faut faire confiance aux gens. La majorité des gens vont le faire. Qu'il y ait des individus qui essaient de se faufiler, là, c'est presque... empêchable, et je pense que la lourdeur que ça entraînerait dans les cliniques ne vaut pas la peine pour ça. Puis n'oubliez pas que, bientôt, tout le monde va avoir accès au vaccin. On n'est pas dans une perspective dans six mois, dans un an, là, c'est une question de semaines, et à peine de semaines.

Donc, moi, je pense que, par respect pour les autres, par rapport au fait qu'il y a des gens plus à risque que soi, d'aller se faire vacciner, là... Je pense que la majorité des Québécois, c'est ce qu'ils vont faire. S'il y a quelques exceptions, bon, je veux dire, ça sera des exceptions, mais moi, je pense que c'est important puis... Et là, là, ce n'est pas, style, vous allez attendre six mois ou un an, là, je ne sais pas si vous comprenez qu'est-ce que je veux dire, de telle sorte... c'est qu'il vous reste à peine quelques semaines, pour ne pas dire quelques jours, avant de pouvoir prendre vos rendez-vous. Ça fait que moi, je pense que c'était ça qu'il faut qu'on fasse actuellement.

M. Dubé : Peut-être Daniel ferait un autre commentaire aussi. Daniel.

M. Paré (Daniel) : Mais on n'a pas de statistique pour des gens... pour des tricheurs, on va le dire comme ça, là, pour des gens qui se présenteraient ou qui auraient eu un vaccin, qui n'iraient pas dans le groupe prioritaire. Ça fait qu'on ne tient pas ça.

Puis je ne répéterai pas tout ce qui a été mentionné, mais j'aimerais profiter peut-être d'un petit moment pour féliciter un groupe qu'on a moins mentionné aujourd'hui. Je vous ai parlé du projet d'entreprise, le projet, là, de la vaccination à l'auto, mais j'aimerais souligner l'apport des pharmacies communautaires.

Écoutez, là, cette semaine, là, c'est des journées, là, de plus de 20 000 doses de vaccin quotidiennes qui sont administrées dans nos pharmacies partout au Québec, c'est... Chapeau! Encore là, on le souligne, c'est des beaux services de proximité. Ça nous permet, là, justement, d'avoir plus de... entre 1 400 et 1 500 sites partout, là, partout en province, et les gens sont au rendez-vous. Il y a une belle proximité aussi avec les gens, puis notamment pour les maladies chroniques, puis, je pense, c'est un des liens, là, qu'on peut faire aujourd'hui, mais pour le reste de la population. Ça fait qu'encore une fois, là, aux collègues en pharmacies communautaires, là, chapeau!

Le Modérateur : Maintenant, dernière...

M. Dubé : ...

Le Modérateur : Oui, oui, allez-y.

M. Dubé : ...non, mais juste... Je suis content qu'il soulève... que Daniel parle des pharmaciens, parce qu'on a plusieurs exemples en ce moment, là, surtout dans les derniers jours, où c'est les pharmaciens qui appellent leur clientèle. Ça fait que la meilleure façon, là... Ces gens-là, ils connaissent leur clientèle de maladies chroniques. Ils sont capables de les appeler puis de dire : Regarde, au cours des prochains jours, voici le nombre de rendez-vous additionnels qu'on a, puis venez donc vous faire vacciner. Ça fait qu'il n'y a pas juste que les gens vont vers nos centres de vaccination, mais il y a une demande qui nous vient des pharmaciens puis, moi, je l'apprécie-là parce que ce n'était pas facile, eux autres, ils ont eu des moments difficiles dans les derniers jours, la cancellation des Moderna, il a fallu s'organiser, ça fait que je pense que c'est important de les remercier aujourd'hui.

Le Modérateur : Maintenant, dernière question en français pour Mme Mylène Crête, du Devoir.

Mme Crête (Mylène) : Bonjour. On a appris en début d'après-midi que (panne de son)...

Le Modérateur : Mme Crête, allo?

Mme Crête (Mylène) : Ah, je suis là, j'avais oublié d'ouvrir mon micro, désolée. Alors, bonjour. On a appris en début d'après-midi que le Canada ne pourra pas recevoir le million de doses de vaccins d'AstraZeneca qui étaient attendus ce mois-ci en provenance de l'Inde. Je me demandais quel impact ça aura sur la campagne de vaccination au Québec?

M. Paré (Daniel) : Premier élément, mais on a appris la nouvelle en même temps que vous. Toutes les annonces qu'on fait aujourd'hui, là, sont basées sur les annonces du vaccin Pfizer. Ça fait qu'il n'y a pas d'impact sur toutes les annonces qu'on a faites pour tout le mois de mai, et même, je vous dirais, pour l'atteinte de nos objectifs, là, du 24 juin. Ça fait que je vous rassure sur ce niveau-là. Ce n'est jamais une bonne nouvelle de ne pas recevoir de vaccins, sauf que je veux quand même être clair, mais aucun impact sur nos objectifs.

Mme Crête (Mylène) : Est-ce que ça aura un impact, par exemple, pour l'inoculation des deuxièmes doses parce qu'il y a quelques mois, il y a des gens qui avaient commencé à recevoir le vaccin AstraZeneca?

M. Paré (Daniel) : On va suivre ça, on va suivre ça de près. Encore là, il y a d'autres, il y a d'autres annonces de vaccins AstraZeneca, là, qui sont prévues, en tout cas, c'est ce qui nous a été annoncé par le gouvernement fédéral. Et nous, on va prendre en considération, là, aussi, là, dans le fond, ces futurs arrivages là d'AstraZeneca pour garder les deuxièmes doses, mais aussi, des fois, un plan B, encore là, il faut toujours être prêt, là, un plan B. Je ne sais pas si Dr Arruda, vous voudriez bonifier…

M. Arruda (Horacio) : Oui, peut-être, écoutez, il faut comprendre qu'actuellement aussi, on est en train de regarder la possibilité d'interchangeabilité de vaccins, c'est-à-dire, recevoir une dose d'un vaccin, la compléter par un autre type de vaccins ou un même type de vaccins de la même catégorie. Les études sont en cours, un peu partout dans le monde. Il pourrait même avoir des avantages à combiner deux vaccins différents, là, ça fait que sans m'avancer, maintenant, là-dessus, il y aura moyen de gérer une éventuelle pénurie parce qu'il y a des alternatives. On a toujours cet élément‑là, mais on va le faire seulement si c'est sécuritaire, si c'est adéquat et si ça protège bien.

Le Modérateur : Nous en sommes, maintenant, aux questions en anglais. Nous commençons avec Angela MacKenzie, CTV.

Mme MacKenzie (Angela) : Hello, I would like to touch on the question about pregnant women again. Why not prioritize pregnant women who don't have chronic illnesses, knowing what we're seeing in Toronto in ICUs with a higher number of pregnant women showing up there in the third wave?

M. Arruda (Horacio) : OK, yes, we have not observed the same phenomena that in Toronto, actually. But I think, you know, and as I was telling, now we're beginning with the chronic persons, the people who are… chronic disease, as a first step, because they have a higher risk than the others, pregnant women with no chronic disease. But, soon, as I will tell, we will open to almost everybody. And the fact of being vaccinated when you're pregnant is something that you must discuss with your doctor.

There is no risk. Really, there is no theorical risk, but it's related to your risk of exposition. There is probably health care workers who have been vaccinated because they were in exposed situations. But I think that pregnant women in Québec will be offered vaccines by the steps… Our choice has always been limited by the quantity of vaccines. We went always to the ones at higher risk to lower risk. I'm not telling that pregnant women are not at risk at all. They are more at risk than a non-pregnant person, but they are not at risk as all the ones that we vaccinated first.

Mme MacKenzie (Angela) : I also have a question about the AstraZeneca campaign, the rollout and how that's going. It doesn't seem like there are many appointments or any appointments left to take. How many doses are left? And, if you are a 45-year-old, for example, and you missed the boat this week, does that mean you have to wait until the end of May or is there a potential for another delivery of AstraZeneca?

M. Dubé : Well, it depends where you live. In Québec, there's some regions, just like you mentioned, there's no AstraZeneca left or no appointments left, which is good news, and there's some other regions, such as Estrie, if you live in Estrie, there's some AstraZeneca still available in that region. And, actually, if we… There's rumors that we will get more AstraZeneca direct from the provider or some leased from the USA. We're still waiting for some confirmation on that.

Mme MacKenzie (Angela) : And, in terms of how many doses are left throughout Québec, do you know?

M. Dubé : Well, this morning was less than 200,000, and, every day, as you mentioned, I mean, all the appointments are almost confirmed. So there will be no AstraZeneca left, probably, in four or five days.

Le Modérateur : Cathy Senay, CBC.

Mme Senay (Cathy) : Good afternoon. Mr. Arruda, I would like to go back to switching the vaccines between the first and the second dose. How confident are you that this will be efficient or do you have an impression that it might diminish the efficiency of the second dose if you switch?

M. Arruda (Horacio) : We have a lot of stories of even better immunity with different vaccines, because sometimes they go stimulate a lot more than… cellular immunity comparing to humoral immunity. So, actually, based on science, what has been studied, we try to do the same vaccine as it was in the protocol, but I think that, if you had received Pfizer one, you could receive probably a Moderna. If there is no available Pfizer and you have Moderna, I think the recommendation will be that you can change it.

And what will be another thing to look at is that, have you had an mRNA vaccine, would you have like one of virus variant like AstraZeneca combined? We need to do studies. But, sometimes, I would say, most of the time, the probability of having a good immunity is there.

Mme Senay (Cathy) :OK, and even stronger, as you said. OK.

M. Arruda (Horacio) : But, as I'm telling you, we need to have more studies to be more confident on that.

Mme Senay (Cathy) : OK. And, regarding the fact that this press conference, Mr. Dubé, was planned, and then, in the meantime, we had this confirmed new variant from... first found in India, how crucial is it today, with having new variants in Québec, to extend this definition of chronic illness, and to have more people in this category to be vaccinated soon, and also having intellectual disabilities, for example, people having autism, to be vaccinated ASAP, regarding the fact that we have new variants and we don't know everything about them?

M. Dubé : I think Dr Arruda can complete, but I want to make sure I understand your point. I think what I would like to say, the biggest decision, and this is why we're so pleased with the announcement today, is that we have additional vaccines. The driver, when we accelerate certain groups, as we do today, is because we have additional vaccines.

Now, does that protect better if there is a new variant? I would say not necessarily, because one of the points that Dr Arruda said, in the case of India, depending on... we have... can I say... is not as effective from the other vaccines that we have right now. So that's the reason I'm saying : We have a new vaccine, let's go, but I think we need to be very prudent with the Indian version that we have right now. So I think we're driven by the number of vaccines.

M. Arruda (Horacio) : …is that, first of all, the decision of making vaccination in a fast way is not related to any variant, even if you had the old variant, we would have done the same thing. The limit was the quantity of the vaccines because even we don't have variant, we should have done the same thing. So, there is no change on that. But what it makes is that you must also accompany vaccination of the measures, because actually, this new variant, we need to do a good contact tracing, making sure that we make it isolate them for not letting that variant taking the place. And if this variant is more transmissible or have more mortality, morbidity or cannot be prevented by vaccines, that is not the time to have this explode actually. So, it's why, I would say, we will need you to maintain, I would say, the measures that are needed.

And, I want to make an information too. We have talked a lot about outbreaks in schools, which is a reality. And we know there is a risk of outbreaks in schools and we decided to open them because it's important for kids. Not going to schools is a big bad thing for them.

But we are seeing now, in the regions where put the «mesures d'urgence», a high rate of, I would say, outbreaks in workplaces. So, I just want to say that we have seen, in Québec city, in Chaudière-Appalaches, in Outaouais, a very high level of outbreaks in, I would say, workplaces. So, it's very important to don't forget the measures that must be put in place in workplaces, especially when you dine with other colleagues, and making sure that we use the masks and make the good hygiene protocols. So, don't… I will repeat that forever: distanciation of two meters, wash your hands, use masks and vaccination.

Le Modérateur : Une toute dernière question maintenant de Raquel Fletcher, Global. Mme Fletcher.

Mme Fletcher (Raquel) : Good afternoon. My first question is for Mr. Dubé. Last week, a lawyer representing a group of families of people with intellectual disabilities sent a letter to the Government demanding that their family members be prioritized for the vaccine. What influence did that letter have on your decision to include these individuals in the vaccine … now?

M. Dubé : Well, I think we were sensitive to that even before this letter. As I mentioned today, I think that we all recognize the need to protect those people as quickly as possible. And the good news is that we can do it today with the announcement of additional doses of Pfizer in the last few days. And that's the reason we're so happy to make this announcement today.

Mme Fletcher (Raquel) : My second question is about the variant that we're seeing from India. I want to know how big of a concern is it that we're now seeing another new variant. And you also mentioned your concerns about traveling. Why is that important?

M. Dubé : I'll start, and Horacio can talk about the new variant. But I think that we all understand, and this is coming from the first wave, how important the control on our borders... It is important, especially with what you're mentioning about this new variant from India and also from Brazil, that has been coming from... notably from B.C. — I say «notably». So, that's reason we are in very tensed discussion... «in tensed», I'm saying, intense discussion, I should say, with the federal authority. And I think they're very sensitive to our demand, not only to protect our borders in the airports, but also at the borders by way of cars. So, I think I understand that those discussions are going well, right now, and that's probably the best way to protect ourselves from additional variants right now.

M. Arruda (Horacio) : And I would say that what is good, if can say, is that we detect rapidly those variants here, in Québec, by sequencing and «criblage» strategy. And also I think we must keep the measures in place because of those variants. We should have some constraints, I would say, on borders from the ground and also, I would say, by airplane. And it's what is getting now.

And we should also understand that we have this program to make sure that we don't... we'll detect too... that could be a variant that will appear in Québec per se or elsewhere in Canada. So, I think, we knew this virus was going to mutate. We have the systems to detect them, but the strategies we're using for controlling the outbreaks are good for controlling also the variants.

Le Modérateur : C'est ce qui met fin à cette conférence de presse. Merci, messieurs.

(Fin à 14 h 5)

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