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Conférence de presse de Mme Geneviève Guilbault, vice-première ministre

Version finale

Le mercredi 21 avril 2021, 9 h 40

Salle Evelyn-Dumas (1.30), édifice Pamphile-Le May

(Neuf heures quarante-quatre minutes)

Le Modérateur : Bienvenue à cette mêlée de presse de la vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, qui est également ministre de la Sécurité publique. Mme Guilbault prononcera une courte allocution, après quoi elle répondra aux questions en français puis en anglais. Mme Guilbault.

Mme Guilbault : Merci beaucoup. Bien, en fait, non, je ne prononcerai pas d'allocution. Je propose de laisser toute la place directement à vos questions, compte tenu de l'heure. Non pas que je n'aurais pas de choses à dire, mais allons-y directement au point.

Le Modérateur : Très bien.

Des voix :

Le Modérateur : Un instant! Je vais demander à Mylène Crête, qui est à distance, de poser la première question.

Mme Crête (Mylène) : Bonjour, Mme Guilbault. Concernant les caméras corporelles pour les policiers, je me demandais, est-ce que, selon vous, il faudrait accélérer le déploiement de ces caméras-là et même les étendre aux agents du métro de Montréal?

Mme Guilbault : Oui. Sur les caméras corporelles, ça fait déjà quelques mois qu'on travaille là-dessus, là. J'ai mis en place un comité stratégique formé, vraiment, des ministères, des personnes directement concernées par la question, la Sécurité publique chez nous, le DPCP, la Justice, quelqu'un de l'informatique aussi. Donc, on a mis ensemble tout ce monde-là pour partir un nouveau projet pilote.

Vous savez qu'il y en avait eu un à Montréal. Et on avait eu un rapport là-dessus qui faisait état de certains enjeux, certaines problématiques par rapport à l'utilisation des caméras corporelles. Donc, on s'est dit : On va partir un nouveau projet pilote qui va s'inspirer ou plutôt qui va tabler sur les erreurs relevées ou les problèmes relevés dans le premier pour essayer de faire mieux. Et sous peu, dans quelques jours, en fait, on annoncera le démarrage du premier projet pilote par la Sûreté du Québec, qui va avoir lieu à Rimouski. Et donc, normalement, autour du 26 avril, on devrait avoir l'annonce du fait que débute ce projet-là. Il y aura quatre projets pilotes, dans quatre endroits différents, pilotés par la Sûreté du Québec.

M. Lacroix (Louis) : Quel message ça envoie, le jugement sur le policier, Derek Chauvin? Quel message ça envoie aux policiers québécois?

Mme Guilbault :D'abord, j'ai envie de dire... Je voyais, sur Twitter, des commentaires qui disaient : Justice a été rendue. Bon, il y a eu, c'est ça, un jugement qui a été rendu, et j'espère, même si ça ne change rien aux événements qui se sont produits, que ça va amener une certaine forme d'apaisement ou, du moins, de soulagement à la famille de cet homme-là. Sans revenir sur le détail, on a tous vu ce vidéo-là, il y a quelques mois, et ça nous secoue encore à chaque fois qu'on en réentend parler.

Mais c'est ça, la question... il faut faire la différence, quand même, avec le climat et le contexte aux États-Unis et celui au Québec. Je ne dis pas qu'au Québec on est exempts de problématiques, pas du tout, pas du tout, là. Mais il ne faut pas, comment dire, rendre ces questions-là trop divisives ou enflammer, je dirais. Il y a une certaine adversité, là, qui peut des fois être suscitée par ce genre de débat là.

Je pense qu'au Québec on est déjà en action. Moi, une des premières choses que j'ai faites, j'ai réactivé, au ministère de la Sécurité publique, un comité qui se penche sur le profilage racial, qui était là depuis 13 ans puis qui, à toutes fins pratiques, n'avait accouché de rien. Donc, on a eu des dizaines de rencontres incluant des représentants de la société civile. Parce qu'une des choses qui est importante, c'est d'avoir un dialogue qui inclut toutes les parties prenantes, pas juste des policiers puis des fonctionnaires, il faut parler aux gens de la société civile puis aux groupes qui sont directement concernés par la problématique. C'est ce qu'on a fait, on a accouché d'une pratique policière sur les interpellations policières, que j'ai déposée au mois d'août dernier. C'était une première, on l'a incluse au guide des pratiques policières. On a également fait un guide pour tous les gestionnaires de police au Québec.

Donc, on est déjà en action, mais, malgré tout, il faut faire plus. Vous avez lu le rapport du Groupe d'action contre le racisme, il y a, là-dedans, des recommandations qui touchent très directement le ministère de la Sécurité publique, sur la question, entre autres, des interpellations. Et je suis au travail avec mes collègues, notamment Lionel Carmant et Benoit Charette, qui est ministre de la Lutte contre le racisme. Je fais partie de ceux avec qui ils travaillent pour en arriver sous peu avec de nouvelles actions concrètes pour lutter contre le racisme au Québec.

M. Lacroix (Louis) : Moi, je vous demande le message que ce jugement-là… Il y a eu des dénonciations de policiers qui ont fait du profilage racial au Québec, là, il y en a eu plein. Alors, est-ce que ce jugement-là envoie un message aux policiers québécois? C'est ça, ma question.

Mme Guilbault : Bien, j'ai reconnu qu'il y a des problématiques ici, au Québec, comme ailleurs. Ce que je dis, c'est qu'il ne faut pas comparer les deux climats et qu'ici on est déjà très en action sur la question, sans pour autant considérer que le problème est réglé. Ce que je dis, c'est qu'il y aura d'autres actions, aussi, entre autres à la lumière des recommandations du groupe d'action contre le racisme.

On est très engagé dans cette lutte contre le racisme, et ça inclut, oui, un volet sur le profilage racial et social, pas seulement ça, là, le racisme, c'est très complexe, et il y a d'autres problèmes aussi sur lesquels il faut travailler. Mais, c'est pour ça que je dis que je fais partie des collègues avec lesquels Benoit Charette travaille de près, parce qu'il y a une partie qui nous touche, chez nous, à la Sécurité publique. Et il faut dire que les corps de police offrent une excellente collaboration sur la question, entre autres le Service de police de la ville de Montréal, parce qu'on comprend bien que c'est une problématique qui se vit peut-être plus à Montréal qu'ailleurs pour le moment au Québec, bien que ça touche tous les corps de police.

M. Pilon-Larose (Hugo) : …à quel point la vidéo, dans le cas de George Floyd, avait été très importante dans le procès? Est-ce que vous encouragez les Québécois, s'ils estiment être témoins d'une scène de brutalité policière, à filmer, à distance, la scène qu'ils voient?

Mme Guilbault : Bien, encourager... Je vous dirais, si quelqu'un a l'impression d'assister à une injustice ou à un acte potentiellement illégal ou répréhensible dans la société, que ce soit commis par un policier ou quelqu'un d'autre, effectivement, là... Je veux dire, on ne cautionne pas les actes répréhensibles qui peuvent se produire, d'une manière ou d'une autre, dans la société, au quotidien. Alors, si quelqu'un veut documenter ce problème-là ou cette situation-là, ce n'est pas le gouvernement qui va les en empêcher.

Par contre, le genre de situation que vous décrivez, il y a des mécanismes qui sont prévus pour ça en déontologie policière, là. Donc, s'il y avait un tel événement, il y a des mécanismes disciplinaires, premièrement, dans les corps de police. Mais le canal, je dirais, le plus avisé pour traiter de ces problématiques-là, c'est vraiment le Commissaire à la déontologie policière et le comité de déontologie, si ça se rend là, qui, eux, sont les experts et l'instance reconnue pour être capable de porter des jugements objectifs sur ces situations-là, à savoir si, oui ou non, il s'agit de profilage.

M. Carabin (François) : Mais quels avantages est-ce que les caméras corporelles apporteraient, Mme Guilbault, par rapport aux vidéos citoyennes? On en a vu une, dans le métro de Montréal, là, cette fin de semaine. Est-ce qu'avec des caméras corporelles on aurait un portrait qui est plus clair?

Mme Guilbault : Bien, ça fait partie des raisons pour lesquelles il faut faire des projets pilotes. Tu sais, les caméras corporelles, souvent, on va invoquer ça devant, des fois, des situations qui surviennent, et on se dit : Ce serait pratique d'avoir des caméras. Et, oui, il y a certainement un fondement à ça, puis, c'est pour ça qu'il faut prendre le temps de l'étudier. Mais ce n'est pas aussi simple que c'en a l'air, tu sais? Ça amène, quand même, des éléments de gestion de preuve, des éléments d'arrimage technologique, un élément financier, aussi, important.

Ça fait que c'est pour ça que... l'idée... Puis c'est la Sûreté du Québec qui fait les projets pilotes, je l'ai dit. Donc, ça, c'est notre corps de police national. Et le comité stratégique, qui encadre, finalement, les projets pilotes, est un comité formé par des ministères, donc par le gouvernement. Ça fait qu'on est vraiment capables d'encadrer ça, de mettre les ressources nécessaires pour enfin avoir un portrait, est-ce que, oui ou non, on peut les utiliser, et de quelle façon, et combien ça coûte, et etc., puis s'assurer que... Quand je parle de la gestion de preuve, tu sais... c'est plus compliqué que ça en a l'air, bref, ça fait qu'il faut le faire correctement, et on est en train de le faire. Et on aura éventuellement les conclusions de ces projets pilotes là.

Mme Côté (Claudie) : Est-ce qu'il est question d'interdire les voyages à travers le Canada, notamment en ce qui a trait au variant brésilien? Et où en est votre réflexion, s'il en est question?

Mme Guilbault : Interdire les voyages au Canada, là, il faut voir de quoi on parle. C'est sûr que les frontières canadiennes comme telles, c'est le fédéral. Vous savez qu'on a déjà fermé la frontière avec l'Ontario depuis lundi.

Mme Côté (Claudie) : ...interdire les voyages en Colombie-Britannique, par exemple?

Mme Guilbault : Bien, pour l'instant, on n'a pas ce genre de discussion là. Comment je pourrais dire? Les voyages sont déjà fortement, fortement, fortement déconseillés, de toute façon. Et si tu vas ailleurs, et si tu sors du Québec, tu reviens, normalement, tu as une quarantaine obligatoire, là. Il y a certaines exceptions pour le travail, et tout ça, mais en général il y a une quarantaine. Donc, c'est déjà compliqué de sortir du Québec sans avoir de bonnes raisons. Alors, s'il y a encore des gens qui voyagent sans bonne raison, on les encourage à ne pas le faire.

Mais en fermant la frontière avec l'Ontario, on a réglé aussi, quand même, une bonne partie des soucis qu'on avait. Et le Nouveau-Brunswick, de toute façon, ça fait déjà longtemps, eux autres, qu'ils étaient en mode préventif, là. C'était déjà plus compliqué d'aller au Nouveau-Brunswick, sauf, encore une fois, les choses essentielles, et tout ça.

Donc, il y a des réflexions toujours en cours, là, mais au moment où on se parle ce n'est pas interdit formellement. Par contre, c'est fortement déconseillé parce qu'il faut limiter les va-et-vient au maximum.

M. Bossé (Olivier) : ...croyez-vous à ce projet-là, Mme Guilbault, le train à grande fréquence?

Mme Guilbault : Excusez, j'ai manqué le début.

M. Bossé (Olivier) : Le train à grande fréquence Québec—Windsor, il y a eu un petit peu d'argent dans le budget fédéral. Est-ce que vous croyez encore à ce projet-là? Ça fait tellement longtemps qu'on parle de ça.

Mme Guilbault : Oui, c'est vrai que ça fait longtemps. Et, oui, le TGF, on l'appuie, ce projet-là. Moi, je me souviens, il y a quelques semaines, j'ai eu une rencontre avec deux personnes, là, qui sont dans la gestion de ce projet-là, et ça avait avancé, là. On attendait, entre autres, le dépôt d'un dossier, et tout ça. Bref, il y avait eu de l'avancement. Donc, j'ai senti... sans vouloir faire de jeux de mots, j'ai senti que le projet était sur les rails.

Mais évidemment il faut que le gouvernement fédéral mette l'argent. Et là, bon, c'est 491 millions, de mémoire, là. Est-ce que c'est suffisant? Bon, je voyais M. Labeaume, là, qui, justement, se demandait un peu ouvertement : Est-ce que c'est suffisant? Mais en même temps, on ne le sait pas, tu sais, on va attendre de voir ce que le fédéral va faire avec ça. Puis c'est sûr que, s'ils veulent aller de l'avant, nous, on appuie le projet. Ce serait une bonne chose.

M. Gagnon (Marc-André) : Pour poursuivre sur les enjeux de transport, Mme Guilbault, pouvez-vous nous confirmer ce matin que les 100 millions de voies réservées dans les banlieues nord vont coûter 844 millions comme une source caquiste le coulait à Radio-Canada ce matin?

Mme Guilbault : Je vous confirme qu'on fera une annonce dès que possible sur les beaux projets de transport et de mobilité durable dans notre capitale nationale.

M. Gagnon (Marc-André) : ...stratégie de communication c'est de couler des annonces à la pièce ou de procéder par communiqué comme avec le tramway la semaine passée? Vous ne trouvez pas que la pandémie a le dos large un peu?

Mme Guilbault : Non. Mais en fait, bien là, moi, je n'ai rien coulé, là. Je ne sais pas c'est qui, cette source caquiste.

M. Gagnon (Marc-André) : ...c'était qui?

Mme Guilbault : Mais, bon, ce qu'on va dire... Tu sais, idéalement, on aurait déjà fait cette annonce-là, mais, à cause de la pandémie, et les mesures d'urgence... On veut être capable de faire une belle annonce convenablement instructive, imagée, on veut être capable de montrer aux gens exactement ce qu'on va leur proposer dans notre capitale nationale. Puis, bien que le Teams virtuel et compagnie ait de grandes vertus, ça a ses limites aussi. Et pour savoir un peu où on s'en va avec cette annonce-là, je pense qu'effectivement que ça vaut la peine d'être patient et d'attendre une annonce en personne.

Le Modérateur : Une dernière question en français.

Des voix : ...

Mme Guilbault : Oui, on est prêts, mais il faut s'arrimer avec l'air du temps aussi, là, tu sais? En ce moment, on vient d'annoncer une extra semaine d'urgence. On ne peut pas, comme ça, faire des conférences de presse à plusieurs. Vous le savez, vous-mêmes êtes limités aussi. Ça fait qu'il faut quand même être cohérent.

Mme Gamache (Valérie) : Oui, mais sur cette décision, là, d'y aller avec 100 kilomètres de voie réservée qui sera annoncée, est-ce que c'est une façon de détourner ou de laisser tomber la phase 2 du tramway pour Québec?

Mme Guilbault : Non. Bien, je ne vois pas de rapport, là. On a un très, très, très beau projet à proposer aux gens de la Capitale-Nationale, aux gens de Chaudière-Appalaches, aux gens de l'Est-du-Québec, on a une belle grande vision pour le développement du transport dans notre capitale nationale. C'est simplement un concours de circonstances que, là, on est pris dans cette pandémie-là, que ça ne finit plus. Mais la priorité, c'est la santé et la sécurité. Ça fait qu'il faut respecter nos propres mesures, il faut être cohérent avec ce qu'on a mis en place comme mesures, comme contraintes dans la Capitale-Nationale. Mais, dès qu'on va pouvoir, sachez bien, là, qu'on a tous très hâte, moi la première, de venir annoncer ça.

M. Denis (Maxime) : Mme Guilbault, la sécurité des femmes au Québec, dixième féminicide, le PLQ demandait à ouvrir des hôtels pour héberger les femmes qui en auraient besoin rapidement. Le milieu qui aide les femmes dit : Non, ce n'est pas ça, la solution. Il faut du personnel pour aider ces femmes-là. On a beau avoir des places, mais on n'a pas de staff. C'est quoi votre prochaine option? C'est quoi que le Québec s'apprête à annoncer prochainement?

Mme Guilbault : Encore une fois, je vais être obligée de requérir votre patience. Mais par contre cette patience-là va être de courte durée parce que j'annoncerai très, très, très bientôt notre plan de match pour des mesures pour répondre à l'urgence, là, de la violence faite aux femmes, qui est toujours une urgence, mais je dirais l'exacerbation liée à la pandémie et surtout les 10 féminicides, malheureusement, qu'on a eu l'horreur de constater depuis le début de l'année.

J'ai vu comme vous ces suggestions-là, mais, en même temps, comment dire, il n'y a rien de révolutionnaire là-dedans, là. Nous, on avait déjà notre plan de match, des actions très engagées depuis l'an dernier, là. Et on est en discussion. Moi, j'ai eu des discussions avec ma collègue ministre de la Condition féminine, avec les représentantes des maisons d'hébergement. On est alignées et donc on va pouvoir vous faire des annonces bientôt.

Le Modérateur : En anglais, s'il vous plaît.

Mme Senay (Cathy) : Mrs. Guilbault, the day after the verdict of Derek Chauvin, you're announcing that there will be pilot projects for body cams. The concern with police street checks is still there present in Québec. Body cams may reduce the prevalence of those type of incidents, do you think? Body cams may make a difference?

Mme Guilbault : Well, I think the issue of body cams comes over and over when there is a situation like the one we saw with the STM and whenever there is that kind of situation, alleged profiling. And so I think it was important to address this issue and to be able to have pilot projects that will give us some conclusions whether or not we should use them officially and how we should use them.

Because there are a lot of issues that are connected with the use of body cams. It seems simple when you talk about that, but it is very, very complex. There is the management of the proof, «gestion de preuve» — I don't know if it's the term. There are financial issues. There is also the use of technology, we have to make sure that all systems are correctly connected. And so there are a lot of issues that we have to take into account.

So the pilot projects, there will be four. They are made by the Sûreté du Québec, which is our provincial police. And so it is «encadré»... managed by the Government. And I made sure that we put the right person together in the committee that is managing the pilot project, which is Sécurité publique, Justice, DPCP, someone from... «pour l'informatique», computer. And so all those people are managing the pilot project with the Sûreté du Québec, and we'll see the conclusions.

M. Authier (Philip) : The Minister Mr. Charette, just a few moments ago, was saying that the... what happened with Mr. Floyd in the States is a reminder to all Québec police forces that such acts are not acceptable. Do you agree with that?

Mme Guilbault : Yes, of course, he is right, and, like I said, we have to make the difference between the climate that is going on in the United States and the climate here in Québec. We do have issues that we have to address here concerning profiling, racial, social profiling. We do have issues. But I think our police officers do a great job. Are there racist police officers in Québec? For sure, like there are racist people in all kinds of jobs.

But we have been in action since we arrived at the Government. I was in action as soon as… A few weeks after I became a minister, I reactivated the committee that should have been studying the problem and come up with solutions but haven't, in the last 13 years, before we arrived. So I reactivated this committee and I asked for them to include representants from the social… the society, the civil society, groups that fight for rights and groups like that to be included in the reflexion and in the work to come up with «pratiques policières» — «policial» practices, I don't know — which was included in the Guide des pratiques policières last August.

And so, we did a lot of things, but we are still in action. I work with Benoit Charette and Lionel Carmant on the report that was tabled by the Groupe d'action contre le racisme, and there will be more actions that need to be made.

Le Modérateur : Dernière question.

Mme MacKenzie (Angela) : In what ways will the Chauvin conviction affect people here in Québec?

Mme Guilbault : Well, like I said, we have the same issues as other nations. We do have this problem of profiling that we have to address, but I don't think we can compare with the climate in the United States. That being said, we already did a lot in the profiling… social and racial profiling issue in Québec, but we have to do more. I'm working with Benoit Charette and Lionel Carmant to make sure that we do everything that we can to address the issue.

Le Modérateur : On va essayer une dernière question rapidement, Raquel.

Mme Fletcher (Raquel) : Good morning, Mme Guilbault. I just have a quick question : Why is the pilot project in Rimouski and not in Montréal for the body cams? It seems like it would be more useful in Montréal.

Mme Guilbault : Yes, there already was a pilot in Montréal a few years ago, that I talked about earlier, that came up with some conclusions, some issues, some problems that were noted, and so we took lessons from those problems that were tabled a few years ago and we started new pilot projects, hoping that it will be better than the previous one. And, we did it with the Sûreté du Québec, so, Sûreté du Québec doesn't operate in Montréal because this is the Service de police de la ville de Montréal. And so, with the Sûreté du Québec, we are able, as a government, to manage the whole project and to make sure that we put the right people together to manage the projects, which are Sécurité publique, Justice, DPCP, Sûreté du Québec, and people from the computer… «l'informatique». And, so, we put all the chances on our side to be able to come up with something that works, but we'll see the conclusions when the projects are over.

Le Modérateur : Très bien. C'est ce qui met fin à cette mêlée de presse. Merci beaucoup. Bonne journée.

(Fin à 10 h 4)

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