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Point de presse de M. André Fortin, porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances publiques

Version finale

Le mercredi 21 avril 2021, 8 h 20

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures trente-deux minutes)

M. Fortin : Bonjour, tout le monde. Merci d'être là.

D'entrée de jeu, je veux revenir sur le budget fédéral qui a été présenté cette semaine parce qu'il y a un constat qui s'impose pour nous. La demande de transferts additionnels en santé, c'était une demande à la hauteur de 6,3 milliards. C'était la plus importante demande du gouvernement Legault envers le gouvernement fédéral depuis le début de son mandat, et ce que le gouvernement demandait, à l'instar des autres provinces, c'était 35 % en matière de transfert fédéral en santé.

Historiquement, ça a déjà été beaucoup plus élevé. Et pourtant ce que le gouvernement a pu obtenir du gouvernement Trudeau, c'est zéro. Ce n'est pas 1 % de plus, c'est zéro, et ça, c'est l'échec de François Legault. François Legault s'est donné la paternalité de ce dossier-là. Il s'est lui-même dit fier de fédérer les autres provinces dans ce dossier-là. Il a convaincu les premiers ministres… Ça n'a pas dû être très compliqué, mais il a convaincu les autres premiers ministres d'embarquer avec lui, comme président du Conseil de la fédération, et de faire cette revendication-là, et le gouvernement Trudeau lui donne une indication claire. Les différents ministres ont pris la tribune hier pour dire qu'à court terme il n'y aurait pas de transferts fédéraux additionnels en santé, parce que leur objectif, c'est de mettre la pandémie derrière eux avant tout.

Ce que ça veut dire, en pratique, c'est que ce gouvernement fédéral là n'accepte pas les demandes. Il y aura une élection fédérale fort probablement avant la fin de la pandémie. Alors, la réponse du gouvernement Trudeau, là, c'est non, c'est : Nous n'accorderons pas ces transferts-là. Moi, je cherche à savoir ce que François Legault va faire maintenant à partir de là. Il ne peut pas accepter une réponse qui dit essentiellement : Vous parlerez au prochain gouvernement fédéral. Ce n'est pas juste une chicane fédérale-provinciale, ce dossier-là, c'est un enjeu majeur qui fait en sorte qu'on pourra ou ne pourra pas donner les soins nécessaires aux Québécois.

Deuxième chose, sur les services de garde, le gouvernement fédéral reconnaît l'avancée, par rapport aux autres provinces, du gouvernement du Québec et le fait que le transfert doit venir sans condition. C'est très bien. C'est une chose. Maintenant, le gouvernement du Québec, et je vais être clair là-dessus, là, n'a aucun compte à rendre au gouvernement fédéral sur la façon qu'il va dépenser ces sommes-là, mais il a des comptes à rendre aux Québécois.

Il y a des familles québécoises en ce moment qui n'ont pas accès aux services de garde nécessaires. Il y a des familles québécoises qui paient trop cher pour des services de garde en ce moment. Il y a des familles québécoises qui n'ont pas accès aux services de garde de la qualité qu'elles souhaiteraient en ce moment au Québec. Et, pour tous ces gens-là, François Legault a répondu : Ma priorité, ce n'est pas d'investir dans les services de garde. Pourtant, l'argent qui est transféré du fédéral, c'est l'argent de ces contribuables-là, c'est l'argent de ces familles-là, et ces services-là sont nécessaires au Québec en ce moment.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Sur les transferts en santé, est-ce que c'est l'échec de Trudeau ou de Legault qu'il n'y ait pas d'entente aujourd'hui?

M. Fortin : C'est d'abord et avant tout l'échec de François Legault. Il s'est donné… Lui-même, là, s'est dit : Ça va être le dossier majeur que je vais porter, en tant que président du Conseil de la fédération, je vais m'allier tous les autres premiers ministres provinciaux, et on va aller se battre pour le 35 %. Bien, le résultat de cette bataille, c'est zéro. Le gouvernement Trudeau lui a dit : À court terme, là, on n'investira pas. Et c'est un gouvernement minoritaire. Tout ce qu'il a, c'est du court terme. Alors, l'échec, c'est clairement l'échec de François Legault. Il nous a dit en campagne électorale : Les libéraux étaient trop mous avec le gouvernement fédéral, nous, on va aller en chercher davantage, nous, on va avoir un meilleur rapport de force. Et le résultat de ça, en ce moment, là, ce n'est rien de plus pour les Québécois.

Des voix : ...

M. Fortin : Pardon?

M. Laforest (Alain) : Vous êtes allés en chercher combien avec Philippe Couillard, des transferts en santé?

M. Fortin : Bien, il y a plusieurs enjeux qui ont été réglés avec le gouvernement fédéral, mais là on est dans le débat sur les transferts en santé. Aujourd'hui...

M. Laforest (Alain) : ...c'est une demande historique du Conseil de la fédération, là, depuis Jean Chrétien. Vous êtes allés chercher combien, vous autres?

M. Fortin : Bien, c'est effectivement une demande de longue date. Mais, en ce moment, le renouvellement de cette entente-là, il est négocié présentement, et la négociation, jusqu'à maintenant, là, c'est zéro.

M. Lacroix (Louis) : ...la dernière fois que ça a été tenté, un front commun des provinces, c'est sous votre régime libéral à l'époque. C'est M. Barrette qui était à la tête des ministres de la Santé à l'époque, puis il avait essayé de liguer tout le monde. Tout le monde avait dit : D'accord, puis on va faire front commun, puis on va demander des transferts supplémentaires. Puis finalement ils se sont fait larguer. Vous vous êtes fait larguer par l'ensemble des provinces parce que le gouvernement fédéral est allé négocier à la pièce, avec chacune des provinces, des transferts, puis là, pouf! ça a fait patate, la patente. Alors, est-ce que ça ne veut pas dire que cette méthode-là, de faire front commun, ça ne marche pas? Vous l'avez essayée, ça n'a pas fonctionné, à l'époque, avec les libéraux, puis ça ne marche pas plus, semble-t-il, maintenant, avec la CAQ.

M. Fortin : Est-ce que le résultat d'une négociation à la pièce, c'est quand même un résultat d'une négociation? Les provinces, là… Certaines provinces, dans cette négociation-là, ont obtenu des gains. Aujourd'hui, là, c'est zéro pour tout le monde, «accross the board», incluant le Québec.

M. Lacroix (Louis) : Il y a eu des gains, mais le problème réel du sous-financement de la santé n'a jamais été réglé.

M. Fortin : Non, mais j'en conviens, l'enjeu global demeure. L'enjeu global, il est encore là. Est-ce qu'il y a eu des gains par le passé? Oui. Est-ce qu'aujourd'hui il n'y a aucun gain? Ça, ça m'apparaît très clair.

M. Bélair-Cirino (Marco) : ...que le Québec devrait négocier seul à seul avec Ottawa, qu'il ne devrait plus y avoir de front commun?

M. Fortin : Non, ce n'est pas ce que je dis. En fait, ce n'est pas ce que je dis. Le rapport de force que François Legault disait avoir en ayant un gouvernement plus nationaliste, un gouvernement qui voit les relations fédérales-provinciales différemment, de toute évidence, là, jusqu'à maintenant, il n'a produit aucun résultat.

M. Pilon-Larose (Hugo) : Bien, je veux juste bien comprendre la fin, finalement, de votre réflexion, parce que vous appuyez la demande du Québec que le fédéral augmente les transferts fédéraux en santé. Vous reconnaissez aujourd'hui que le gouvernement libéral de Justin Trudeau n'accepte pas cette demande. Donc, est-ce que, si on complète la logique, puisqu'il y aura des élections imminentes, vous appellerez les Québécois à ne pas voter pour Justin Trudeau ou à voter pour un parti qui accorde cette demande?

M. Fortin : Moi, je vais encourager les Québécois, à la prochaine élection provinciale, à voter un parti qui peut convaincre...

M. Pilon-Larose (Hugo) : Ce n'est pas ma question, parce qu'on s'en va en élection fédérale…

M. Fortin : Je sais, mais je vais y arriver.

M. Pilon-Larose (Hugo) : Alors, ma question, c'est : Est-ce que, pour l'élection fédérale, vous allez appeler les Québécois à voter pour un parti qui accorde la demande du gouvernement du Québec?

M. Fortin : Moi, ce que je veux, c'est avoir un parti à Québec qui est capable de convaincre le gouvernement fédéral de la nécessité d'investir davantage en santé et en même temps d'avoir un gouvernement fédéral qui est capable d'entendre les revendications de Québec. Si le modèle actuel de négociation de François Legault ne permet pas au gouvernement fédéral de comprendre cet enjeu-là, il y a nécessité de faire différemment.

M. Laforest (Alain) : Là, c'est un chien qui se court après la queue. Ce que vous dites, c'est : Les libéraux... la CAQ a échoué, puis nous, on a été meilleurs. Mais vous n'avez pas obtenu plus. Et là vous dites : Ça ne fonctionne pas, mais peut-être que, nous autres, ça fonctionnerait ce coup-là. C'est un peu ça.

M. Fortin : Mais un instant, là, ce que vous êtes en train de dire, c'est qu'il n'y a eu aucune avancée par rapport aux négociations par le passé avec le gouvernement fédéral, ce qui est faux. Les avancées du passé sont plus grandes que l'avancée en ce moment, qui est inexistante. La campagne électorale, la dernière campagne électorale, celle qui a mis François Legault au pouvoir, il l'a passée à dire : Moi, j'ai un rapport de force supplémentaire, moi, je peux aller en chercher davantage. Aujourd'hui, là, il a un devoir de dire aux Québécois comment il va aller en chercher davantage. Les besoins sont là, et, jusqu'à date, la seule réponse qu'il a pu obtenir du gouvernement fédéral, c'est : On n'investira pas davantage.

M. Bergeron (Patrice) : Est-ce que les Québécois devraient sanctionner le gouvernement fédéral actuel aux prochaines élections? Est-ce que la question ne pourrait pas se poser comme ça?

M. Fortin : Mais c'est une négociation, cette chose-là. Le gouvernement fédéral a un objectif, le gouvernement du Québec en a un autre. Dans le contexte qu'on a, moi, tout ce que je peux conclure, c'est que le gouvernement du Québec n'a pas obtenu gain de cause dans sa négociation.

M. Bergeron (Patrice) : Alors, disons-le différemment. Vous êtes fédéraliste. D'abord, qu'est-ce que ça dit du régime fédéral que le fédéral dise tout le temps non, puis qu'on ne soit jamais capables d'obtenir la part qui revient au Québec?

M. Fortin : Moi, je suis convaincu qu'on est capables d'aller chercher cette part-là. Ce dont je suis aussi convaincu, c'est que l'approche de François Legault n'a pas fonctionné jusqu'à maintenant.

M. Lacroix (Louis) : M. Fortin, sur le programme de garderies, c'est clairement une compétence du Québec, là. C'est reconnu même par le fédéral que la gestion des services de garde, c'est de compétence provinciale. Lundi, Mme Freeland annonce un vaste programme, avec compensation pour le Québec. M. Legault a même dénoncé le fait que Justin Trudeau se comporte comme un papa qui vient piétiner les compétences des provinces. Même si on reçoit de l'argent en contrepartie, parce que, nous autres, le programme, il ne nous touche pas, évidemment on a le nôtre, est-ce que le Québec devrait dénoncer ça, cette ingérence du fédéral dans des compétences des provinces?

M. Fortin : Moi, je n'ai aucun problème à dire que c'est une ingérence dans les compétences des provinces. Ce l'est. Si les autres provinces sont d'accord avec ça, c'est leur affaire. Nous, au Québec, ce qu'on dit, c'est : À partir du moment où le gouvernement fédéral choisit de s'ingérer dans les juridictions québécoises, dans les champs de compétence qui nous appartiennent, bien, effectivement, c'est à nous à avoir cet argent-là sans aucune condition. Ceci étant, le gouvernement du Québec a une obligation envers les parents, envers les gens qui ont besoin de services additionnels en matière de services de garde. Il a une opportunité, à travers ces transferts-là, d'en faire davantage pour eux. Je ne peux pas croire que le gouvernement du Québec, que François Legault, va simplement dire : Je prends tout cet argent-là, j'envoie ça au service de la dette.

M. Lacroix (Louis) : Mais est-ce qu'on devrait contester cette ingérence dans les compétences provinciales? C'est bien beau, dénoncer…

M. Fortin :Oui, c'est de l'ingérence, c'est absolument de l'ingérence. Une fois que c'est dit…

M. Lacroix (Louis) : Donc, on devrait le contester devant les tribunaux, par exemple, comme ça s'est fait à plusieurs reprises. M. Fournier avait poursuivi le fédéral, souvenez-vous, sur le registre des armes à feu, sur la destruction des données. Ça s'est rendu jusqu'en Cour suprême. Est-ce qu'on devrait se battre pour ça?

M. Fortin : Moi, ce qui m'intéresse à court terme, là, c'est que les familles du Québec en aient pour leur argent, que tous les gens, là, qui attendent depuis des années sur des listes, que tous les gens qui ne savent pas le type de service de garde auquel va avoir droit leur enfant… qu'ils puissent en avoir davantage. Si le gouvernement du Québec a dans ses poches davantage de moyens, il doit les utiliser pour améliorer les services de garde au Québec.

M. Lacroix (Louis) : Mais le principe, M. Fortin…

M. Fortin : Mais, sur le principe, c'est de l'ingérence. On va la dénoncer à chaque opportunité.

M. Bergeron (Patrice) : Mais est-ce que 6 milliards sur cinq ans, c'est suffisant, selon vous, puisque vous dites qu'il faut qu'on obtienne le plus qu'on peut?

M. Fortin : Ça peut faire toute une différence dans la vie de plusieurs familles. Est-ce que c'est suffisant pour compléter le réseau? Je ne peux pas vous dire. Est-ce que ça peut faire toute une différence pour beaucoup de familles? Oui. Et est-ce que, si François Legault prend ce 6 milliards là et l'envoie au service de la dette, ça va faire une différence dans la vie de toutes ces familles-là? La réponse, c'est non.

M. Laforest (Alain) : C'est quoi, le message que vous envoyez à Ottawa ce matin…

M. Fortin : Le message est très clair. D'abord, d'une chose, les transferts en santé, il faut régler cette question-là. Le Québec ne peut pas continuer de la façon… avec les moyens qu'on a pour offrir les services nécessaires aux Québécois. Deuxième chose, sur les services de garde, on accepte le transfert de sommes sans condition, mais on demande au gouvernement du Québec d'investir cet argent-là là où on en a besoin, et, pour nous, cette priorité-là, elle est au niveau des services de garde.

Mme Gamache (Valérie) : …sur la pandémie à la suite des annonces d'hier. Concernant l'alternance entre le Moderna et le Pfizer pour accélérer la vaccination dans les CHSLD, comment vous recevez ça? Est-ce que c'est rassurant pour les bénéficiaires…

M. Fortin : Bien, l'important, pour nous, là, c'est de vacciner avec une deuxième dose ces patients-là le plus rapidement possible. Vous avez vu qu'il y a des éclosions importantes, quand même, qu'il y a davantage d'éclosions dans les CHSLD dernièrement, et, de protéger ces patients-là qui sont particulièrement vulnérables et de le faire le plus rapidement possible, ça doit être une priorité. Puis, si les experts, si les scientifiques, si les médecins croient que c'est possible de faire avec une alternance de doses, je m'en remets à leur expertise.

Mme Gamache (Valérie) : Quand vous voyez des millions… On le sait, les millions de tests rapides qui dorment dans les entrepôts un peu partout, vous voyez, l'Institut de cardiologie les utilise, puis ça marche, ça fonctionne, ça apporte des résultats. Est-ce qu'il ne devrait pas y avoir un message de la Santé publique de les utiliser puis de les distribuer en entreprise?

M. Fortin :Les tests rapides?

Mme Gamache (Valérie) : Oui.

M. Fortin : Oui, absolument. Les tests rapides, là, c'est un des grands mystères de la pandémie. C'est-à-dire pourquoi le gouvernement du Québec n'utilise pas ces tests-là? Pourquoi on ne les utilise pas davantage pour les entreprises? Pourquoi on ne les utilise pas pour les écoles? Pourquoi on ne les utilise pas davantage dans les endroits où il peut y avoir des éclosions importantes? C'est ce qu'on essaie tous de limiter depuis le début de la pandémie. On a un outil qu'on n'utilise simplement pas. Alors, utilisons-le le plus rapidement possible et de la façon maximale.

La Modératrice : En anglais.

Mme Senay (Cathy) : Good morning. I just would like to ask your reaction regarding what happened yesterday following the death of George Floyd and, well, Chauvin being guilty of all charges. Some organizations in Montréal said : Maybe this is the catalyst for change and does indicate, does give life to this trauma people of color are going through for years. Did you wonder what's happening with the 25 recommendations — or 24 now — of the group in charge of racism, and Minister Charette being in charge now as a minister…

M. Fortin : Well, first off, on the trial of Derek Chauvin, I think it's a great relief to a lot of people to know that he was found guilty, to know that it's the start of maybe a different era in America, it's the start of a different way of treating each other, it's the start of a way for police officers and people in positions of authority to look at and treat minorities. It'll hopefully bring a lot of hope to many in America.

On the recommendations, I think there's a lot of people here, in Québec, who are just kind of waiting for the Government to do something on the issue. I think it's incumbent upon them. And they have a responsibility towards people who are in a minority community to act and not just to hope that other people do other things elsewhere.

Mme Senay (Cathy) : Among the 25 recommendations, one was to nominate, to choose the minister being in charge. So that's 24 recommendations then. And you have basic recommendations, training for police officers or children having courses, classes on racism, teachers having training on racism. This is so basic. How come nothing is moving?

M. Fortin : The Minister in charge of racism, his very first act as Minister was to say : Oh! what I see here isn't necessarily racism. So, unless he actually puts forward the 24 other recommendations, that one recommendation doesn't mean much, doesn't change anything in the life of anybody who's faced racism or who is facing racism in Québec. So there is a need for Government to act quickly and to see exactly what it will mean for Quebeckers once these recommendations are in place. This is unavoidable, for our community, to actually look at these recommendations and put them in place.

Mme MacKenzie (Angela) : Just about the ruling on Bill 21 yesterday, I understand that Dominique Anglade said she didn't have time… the whole ruling. Have you gone through it now? Do you have more to say?

M. Fortin : Yes, we've had a chance to go through it. At the same time, the Government's now decided that it will appeal the judgment. So our position is very much the same as it was last week. We will once again let the courts rule and see where things go from there.

Mme MacKenzie (Angela) : Paul St-Pierre Plamondon, I know, you heard before you, was calling out Dominique Anglade because she would prefer to not use the notwithstanding clause, and he's saying that that really is doing some damage to Québec in the future.

M. Fortin : Paul St-Pierre Plamondon and I are of different minds on a number of issues. This may very well be one of them. But, at the same time, I think Mme Anglade was very clear on our position on this yesterday. And, for the time ahead, we will look to the next decision of the courts on this and act accordingly afterwards.

La Modératrice : Merci.

(Fin à 8 h 50)

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