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Point de presse de Mme Manon Massé, cheffe du deuxième groupe d’opposition, et M. Andrés Fontecilla, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’immigration, de diversité et d’inclusion

Version finale

Le mardi 20 avril 2021, 11 h 15

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Onze heures dix-sept minutes)

Mme Massé : Bonjour, tout le monde. Vous savez, Québec est toujours à combattre le virus. C'est très bien. Il ne faut pas baisser les bras. Il faut continuer, il faut y mettre l'énergie nécessaire. Mais on est capables de mâcher de la gomme puis marcher en même temps, puis, dans ce sens-là, Andrés et moi, ce matin, mon collègue de Laurier-Dorion, on souhaite vous parler des autres crises, des autres crises qui sont là et que la CAQ ferme les yeux dessus. Bien sûr, on parle de la crise climatique et de la crise du logement qui, elles, ces deux crises-là, ne sont pas sur pause présentement.

Aux dernières nouvelles, Benoit Charette et Andrée Laforest — Benoit Charette, ministre de l'Environnement, Mme Laforest, ministre de l'Habitation — ne font pas partie de la cellule de crise sanitaire du premier ministre. Alors, qu'est-ce qu'ils attendent pour s'affairer à la crise climatique et à la crise du logement? Ce sont leurs responsabilités.

En effet, pendant que le gouvernement détourne le regard, notre eau est pompée par les grandes entreprises, nos berges s'effritent, les feux de forêt commencent de plus en plus tôt et ravagent de plus en plus de territoires. Est-ce que le gouvernement de la CAQ a un plan pour la résilience climatique de nos territoires? Bien, la réponse est simple, c'est non. Lorsque la CAQ aborde la protection de la nature, c'est avec des grands principes généraux, des phrases évasives, jamais de plan, jamais de mesures, jamais d'encadrement.

Comment, en 2021, un gouvernement peut se présenter sérieusement devant sa population sans plan d'adaptation aux changements climatiques? Ça devrait avoir été mis en place il y a des années. Le Plan pour une économie verte que le ministre de l'Environnement nous a déposé, à l'automne dernier, manque cruellement d'ambition et minimise gravement les enjeux de protection du territoire. Le gouvernement doit cesser de s'attarder seulement aux aspects lucratifs de la lutte aux changements climatiques parce qu'en bout de ligne, là, nous allons tous et toutes en sortir... pardon, nous n'allons pas nous en sortir si on n'a pas de plan.

En 2010 — 2010, ça fait 11 ans — le ministère de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques avait tracé un chemin vers un plan d'adaptation, s'adapter aux effets des changements climatiques. Les prévenir, c'est une chose, mais il faut aussi s'adapter aux effets. Alors, ni le gouvernement libéral ni le gouvernement péquiste et le gouvernement actuel, le gouvernement caquiste, n'a enclenché ce processus. Quelle irresponsabilité! Ça presse, ça urge. Le gouvernement doit mettre le pied sur le gaz, renouvelable, bien sûr, l'argent nécessaire pour que le ministère puisse donner suite aux démarches du plan d'adaptation aux changements climatiques.

Ça veut dire, entre autres, évaluer les impacts du climat actuel, prévoir les impacts potentiels, analyser les vulnérabilités, appréhender les risques, évaluer les coûts et aider les communautés à gérer les impacts. Si on ne met pas en oeuvre un plan d'adaptation, bien, ça va nous péter dans la face, on va gérer ça à l'urgence, et ça, c'est des impacts dans la vie des gens. On le voit avec la crise sanitaire, quand notre filet social est affaibli, ça nous rend faibles face à la crise sanitaire. Face à la crise climatique — Andrés vous parlera de la crise du logement — quand on n'a pas de plan d'adaptation, ça nous rend vulnérables lorsque les malheurs arrivent.

Alors, ça prend un plan de match puis ça prend de l'argent dedans, et ça, la CAQ ne nous l'a pas démontré.

Je passe la parole à mon collègue Andrés qui, lui, va vous aborder une autre crise qui touche des milliers de Québécois et Québécoises. Je lui laisse la parole.

M. Fontecilla : Merci, Manon. Donc, une autre crise qui pend au bout du nez du gouvernement de la CAQ, la crise du logement. Ce matin, la Coalition avenir Québec a refusé, a définitivement fermé la porte à un mandat d'initiative, en commission parlementaire, pour étudier des pistes d'action sur la crise du logement, la crise de l'immobilier, alors que les signaux sont multiples : augmentation généralisée du prix des propriétés, augmentation abusive, souvent, et généralisée des prix des loyers, vague jamais connue des évictions de locataires soit pour des supposés travaux soit pour la procédure de reprise. Les signaux sont multiples, et ce gouvernement-là refuse de reconnaître cette réalité-là. C'est de l'aveuglement volontaire.

Quel message envoie-t-il aux milliers de ménages à faibles revenus, et même de la classe moyenne, qui ne peuvent pas avoir accès à la propriété dans les conditions actuelles, à des familles qui sont évincées sauvagement, souvent, là? Quel message ce gouvernement est-il en train d'envoyer? C'est que le gouvernement de la Coalition avenir Québec abandonne ces familles-là, ces ménages-là.

C'est vraiment inquiétant qu'un gouvernement ne s'occupe pas d'une des premières conditions de vie d'un ménage, d'une personne, avoir un toit digne sur la tête. Cela est vraiment inquiétant et déconcertant de la part d'un gouvernement qui dit vouloir s'occuper des vrais problèmes du Québec. Il y a plusieurs crises au Québec, non seulement la crise sanitaire, on doit s'occuper de tous nos enfants, pas seulement d'un de nos enfants, et ce gouvernement-là doit mettre de l'avant des solutions ou montrer au moins un signe de préoccupation sur cette question-là.

La semaine passée, Manon Massé a posé une question directement au premier ministre sur la question de la crise du logement. Il n'a même pas voulu répondre. C'est le signe que, pour M. François Legault, le premier ministre du Québec, la crise du logement n'existe pas. C'est cela, le message que le gouvernement est en train d'envoyer à la population du Québec, et c'est vraiment inquiétant, alors que des solutions existent.

On pourrait étudier différentes avenues pour tenter de freiner le marché immobilier détraqué, par exemple rendre les inspections obligatoires, interdire la vente sans garantie légale, rendre publiques les offres d'achat, investir de façon substantielle en logement social, instaurer un registre des baux, déclarer un moratoire sur les évictions, surtout en temps de pandémie, tout un cocktail de mesures qui pourraient être étudiées par le gouvernement, mais il refuse de le faire. C'est vraiment désolant. Merci.

La Modératrice : Merci beaucoup. On va prendre vos questions, une question, une sous-question.

Mme Prince (Véronique) : Bien, moi, j'aurais une question peut-être sur les travailleurs étrangers, je ne sais pas, sur l'immigration. En fait, je voudrais savoir ce que vous pensez du fait qu'il y a des travailleurs étrangers, justement, qui quittent le Québec parce qu'il y a des délais vraiment très, très longs au ministère de l'Immigration, et, pendant ce temps-là, vous avez le ministre du Travail qui dit à des gens d'affaires qu'il faudra augmenter les seuils d'immigration. Est-ce que vous trouvez qu'il y a une certaine incohérence là-dedans?

M. Fontecilla : Le gouvernement nage dans les contradictions, dans les incohérences. Et on se demande même si ce n'est pas ça qu'il voulait atteindre, comme résultat. On l'avait déjà dit, la réforme du Programme d'expérience québécoise, le PEQ, là, faisait en sorte d'allonger de façon inconsidérée les délais pour avoir un certificat de sélection du Québec, le CSQ, qui s'ajoutent aux délais du gouvernement fédéral, qui sont aussi extrêmement longs, alors que, dans les autres provinces du Canada, ça prend beaucoup moins de temps. Ici, au Québec, là, ça va prendre trois ans et plus pour avoir accès à un statut légal, alors que, dans le reste du Canada, ça prend six mois.

Je comprends bien que l'immigrant qui veut venir au Québec parce qu'il aime la culture québécoise, parce qu'il aime le français, il veut s'installer ici et faire tous les sacrifices que ça comporte, le fait d'immigrer. Je comprends bien. Mais, alors qu'on lui demande trois ans pour obtenir peut-être sa résidence permanente ici, au Québec, alors qu'en Ontario et dans le reste du Canada ça va lui prendre six mois, le choix n'est pas compliqué à faire, là, les gens vont partir du Québec. On est en train de perdre des ressources exceptionnelles à cause des réformes imposées par ce gouvernement-là.

On sent que le gouvernement nage à vue sur la question de l'immigration. On se demande s'ils savent où ils s'en vont. Est-ce qu'ils veulent avoir de l'immigration ou pas? S'ils le veulent, bien, qu'ils facilitent la vie des gens et ne fassent pas... Ils n'arrêtent pas de mettre des barrières pour que les gens obtiennent une résidence permanente ici, au Québec, là. C'est encore une fois la preuve, pour moi, que ce gouvernement-là a un préjugé défavorable envers les personnes issues de l'immigration.

Mme Prince (Véronique) : ...à quel point ça peut creuser la pénurie de main-d'oeuvre? Parce que...

M. Fontecilla : Pardon?

Mme Prince (Véronique) : À quel point ça peut creuser la pénurie de main-d'oeuvre?

M. Fontecilla : Bien, c'est évident, il y a des employeurs qui recherchent de la main-d'oeuvre un peu partout au Québec et qui n'en trouvent pas. Ça, ça va affecter directement la productivité de nos entreprises et ça risque de... en tout cas, amoindrir, ce serait la moindre des choses, amoindrir la reprise économique. Ça va avoir des conséquences sur l'économie du Québec.

M. Bergeron (Patrice) : ...budget fédéral déposé hier, on ne vous a pas entendus. Il y a énormément d'argent, là, qui va être dépensé, notamment dans des champs de compétence du Québec, et on n'a pas non plus augmenté les transferts canadiens en santé. Il va y avoir une intrusion en matière de garderie, notamment. Vous, vous en pensez quoi, de ce budget-là?

Mme Massé : Bien, écoutez, c'est clair que, premièrement, l'argent des Québécois va au fédéral. Alors, qu'il y ait un retour sur... qui revienne au Québec, bien, on n'a rien contre ça. D'ailleurs, on disait au ministre Girard que son imploration d'avoir un retour des transferts fédéraux en matière de santé, c'était une incantation qu'on voyait depuis plusieurs années et qu'on ne voyait pas des résultats, et on voit encore une fois, dans le budget fédéral, qu'il n'y a pas de résultat.

Ceci étant dit, les champs de compétence du Québec, là, ça appartient au Québec. Alors, bien sûr que, s'il y a de l'argent pour les services de garde, le Québec doit prendre cet argent-là pour en faire ce qu'il veut, pas parce qu'Ottawa a décidé de mettre de l'argent là-dedans. C'est parce que nous, on le fait, et nos services ont besoin. Le gouvernement du Québec a besoin d'investir au niveau des services de garde, a besoin d'investir au niveau... parce qu'il y a aussi au niveau des aînés, qui est notre... la santé, c'est notre champ de compétence. Alors, comment se fait-il que le gouvernement fédéral décide où est-ce qu'il veut mettre les affaires, alors que, dans les faits, des transferts justes et honnêtes, en santé notamment, auraient répondu à la question?

Bien, moi, j'ai une question à notre ministre des Finances maintenant. Lui, là, qui n'a pas voulu aller chercher de nouvel argent, soit par impôt de pandémie, on s'est déjà tout parlé de ça, lui qui n'a pas voulu faire en sorte que le Québec augmente ses revenus parce qu'il disait qu'Ottawa allait investir les 6 milliards récurrents pour boucler son budget, bien, j'ai hâte de voir c'est quoi, la réponse aujourd'hui de notre ministre des Finances, puisque ce n'est pas au rendez-vous.

Mme Prince (Véronique) : Sur la loi n° 21, j'aimerais peut-être avoir votre réaction là-dessus.

Mme Massé : Bon, premièrement, vous savez c'est quoi, notre position sur la loi n° 21, vous la connaissez. Nous, cette loi-là, elle est, pour nous, discriminatoire et ne devrait pas être là.

Mais, ceci étant dit, aujourd'hui, ce qui me frappe... Puis, honnêtement, là, j'ai lu ça avant de m'en venir en point de presse. Ça va nécessiter définitivement qu'on approfondisse les choses. Mais il y a une chose qui me frappe, c'est : on permet aux commissions scolaires anglophones de pouvoir, elles, porter des signes religieux, alors qu'on ne le permet pas aux commissions scolaires... bien, aux centres francophones. Alors, qu'est-ce à dire? Qu'est-ce à dire? Et ça, c'est inquiétant. Ça veut dire : Vous qui voulez faire valoir vos droits, si vous voulez enseigner, allez enseigner du côté anglophone? Ouch! Ça fait mal, ça. Ça fait mal, ça.

Alors donc, oui, on va regarder ça avec attention et on va essayer de comprendre cette... à première vue, pour nous, cette incohérence-là. Voilà, c'est ce que je peux vous en dire à cette étape-ci.

M. Robitaille (Antoine) : Mme Massé, est-ce qu'on peut parler de partition, une sorte de partition du Québec, là, qui est organisée par la cour?

Mme Massé : Bien, écoutez, ce que moi, je vois plutôt, c'est un traitement différencié. Je ne suis pas constitutionnaliste et, comme je vous ai dit, là, je ne suis pas... je n'ai pas la fine analyse de cette affaire-là. Puis on va y revenir, c'est mon collègue Alexandre Leduc qui s'occupe de ce dossier-là, on va y revenir durant la journée. Mais il y a une chose qui est sûre, c'est que, quand on se met à appliquer différemment une loi qui est déjà discriminatoire en soi, là, on commence à multiplier, disons, des différences entre les gens.

M. Robitaille (Antoine) : Si Québec solidaire prenait le pouvoir, est-ce qu'il reconduirait la disposition de dérogation dans la loi n° 21?

Mme Massé : Nous, on vous a dit que, si on prenait le pouvoir... ou, lorsqu'on va prendre le pouvoir, il n'est pas question que cette loi-là demeure. Nous, ce qui nous intéresse, ce n'est pas la laïcité des individus, c'est la laïcité des institutions, et, à ce sens, on reverrait tout ça, cette affaire-là.

M. Robitaille (Antoine) : Vous avez dit : Les champs de compétence du Québec, ça appartient au Québec. Est-ce qu'il faudrait poursuivre devant les tribunaux le programme pour... le fédéral pour le programme des garderies, qui est anticonstitutionnel, manifestement?

Mme Massé : Écoutez, moi... Il y a des choix politiques qui doivent être faits. Oui, la cour sert à des choses, là, mais les choix politiques qui doivent être faits...

Le gouvernement du Québec a développé, et les Québécois et Québécoises, on en est fiers, une façon de s'occuper de nos enfants à travers les centres de la petite enfance, ce vaste réseau là qui mérite l'attention de plusieurs gouvernements à travers la planète. Que le gouvernement canadien veuille s'en inspirer, moi, je comprends bien, là, mais, ceci étant dit...

M. Robitaille (Antoine) : ...

Mme Massé : Bien, ce n'est définitivement pas à lui à faire ça. C'est ça que je vous ai dit. Mais, puisque l'argent est là, là, puisque l'argent, qui est nos impôts aussi, il est là, bien, il faut que le gouvernement aille le chercher, puis pas dans six ans. Il faut qu'il le prenne là, qu'il ait le plein retrait, qu'il ait le plein pouvoir là-dessus parce que... et vous le savez, là, je pense, de mémoire, 51 000 places qu'il manque en petite enfance actuellement.

Ça fait que, oui, il faut développer ici, au Québec, puis cet argent-là pourrait y contribuer. Mais le gouvernement fédéral devrait plutôt se préoccuper, dans ses champs de compétence, de comment il peut agir puis laisser les nôtres tranquilles.

La Modératrice : On va prendre une dernière question en français. On va passer en anglais.

M. Verville (Jean-Vincent) : …good things in the federal budget?

Mme Massé : I'll say that… What I read, it's First Nations are happy to see that the words go at the same place of... the action, I mean, goes at the same place of the words. I learned... I saw that yesterday.

And, for us, you know, it's more bad things. We have this level of… who goes in the Québec field competence, and this is not the way that a federation is supposed to work. And, as you know, for Québec solidaire, the solution is very clear, very simple, and we call it «indépendance du Québec».

M. Verville (Jean-Vincent) : There is more and more people under 60 that are hospitalized than during the first wave. Does that worry you?

Mme Massé : And what?

M. Verville (Jean-Vincent) : Does that worry you? Are you scared about that? Does it worry you?

Mme Massé : OK. I'm sorry. Of course, the impact of the COVID-19 is a preoccupation, and that's why we think that the Government has to raise its hand and say : We... Québec, the Government of Québec has to say : We will be there for everyone.

And, vaccination, I know that today the committee has to look for... bring down the age to have the vaccine, and I hope that they will see that, if we «vaccine» more, and more, and more, this is the more important for... to success in our fight.

Mme Senay (Cathy) : Mrs. Massé, just briefly on Bill 21, today's court decision. You say that it creates two groups of citizens. English school boards won't have to apply Bill 21. So, what's your... what is worrisome for you? Why did you say «ouch» in French?

Mme Massé : I will say that the Bill 21, since it's adopted by the QuébecGovernment, creates two classes of citizens, I mean, people who cannot work if they wear religious signs in the public field and the other ones. But this, what the court said this morning… And I don't study very finely the project, we will do that in the next hour, but the first surprise, if you are a teacher wearing a religious sign, you can teach in English «commissions scolaires» and you cannot in French ones. Very curious, you don't think? So, that's why we need to really understand what this means, because it's very surprising.

And let's say a lot of the people want to work in... because they love teaching, want to work, and now we tell them : Ah, if you want to keep your hijab, your kippa, keep your religious sign, your cross, you can go in the English sector. This is not a way to honor the French language for me.

But let's say we'll have more reflections, read the judgment and give you more... Alexandre Leduc, my colleague, give you more information about that.

La Modératrice : Merci beaucoup.

(Fin à 11 h 38)

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