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Point de presse de M. Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation

Version finale

Le mardi 20 avril 2021, 11 h 30

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Onze heures trente-neuf minutes)

M. Roberge : Alors, bonjour. Comme tout le monde le sait, depuis maintenant un peu plus d'un an, la pandémie a bousculé toutes nos façons de faire, au Québec, en économie, en culture, en éducation. C'est certain, l'éducation a été frappée durement par la pandémie dans nos façons de faire, dans nos façons d'enseigner, par la taille des groupes. Et ça nous a amenés, bien sûr, à jeter un regard différent sur la ventilation, sur la qualité de l'air, sur les dangers de propagation.

Juste avant d'aller un peu plus loin, je veux saluer le travail des enseignants et des enseignantes, de tout le personnel dans les écoles, de tout le monde qui travaille dans les centres de services scolaires, dans les commissions scolaires anglophones. Ces gens-là font un travail formidable pour permettre à nos élèves de continuer d'apprendre et pour protéger la santé aussi de tout ce beau monde là.

Ceci dit, il y a un tsunami qui nous a frappés il y a un peu plus d'un an, puis ça a mis à mal le réseau, puis ça a inquiété beaucoup de personnes, notamment sur nos infrastructures scolaires, notamment sur la ventilation. C'est pour ça qu'on est si contents d'avoir commencé le grand chantier de rénovation et d'entretien de nos écoles aussitôt qu'on est arrivés au gouvernement. On a pu améliorer nos infrastructures, notamment les systèmes de ventilation, avant que la pandémie nous frappe, mais le travail était loin d'être complété, loin d'être complété, quand la pandémie nous a frappés.

Donc, on parle beaucoup de ventilation dernièrement, à juste titre. Et aujourd'hui le ministère a rendu public l'étude, le rapport qui démontre que, dans l'ensemble, la qualité de l'air dans le réseau scolaire est acceptable et sécuritaire, pas idéale, pas parfaite, acceptable et sécuritaire. Bien souvent, on n'atteint pas notre cible idéale de 1 000 ppm et moins de CO2 dans une classe. Mais, il faut faire attention, la situation est loin d'être aussi grave que ce que certains laissent entendre.

Grâce au portrait qu'on a en ce moment, un portrait clair, on est capables d'apporter des correctifs dans les classes. On est capables de mieux prendre soin de la santé des élèves et du personnel. Ça, c'est très important. Puis on est capables de faire ça parce qu'on a testé trois fois, à chaque fois, selon trois paramètres, température, CO2, humidité, plus de 15 000 classes dans environ 3 000 écoles. Donc, c'est un travail très exhaustif qui a été fait. Je vais vous partager quelques-unes des données qu'on a récoltées à cause de ces tests-là.

D'abord, on constate que, dans environ 89,7 % des cas, la plus haute des lectures, la pire des lectures, indique un peu plus de... un peu moins de 1 500 ppm. Selon plusieurs experts, selon plusieurs pays, une cible, un taux inférieur à 1 500 montre que la ventilation est acceptable et sécuritaire, pas idéale, mais acceptable et sécuritaire. Dans 51 % des cas, eh bien, on atteint notre cible, en deçà de 1 000 ppm, pour les trois tests dans nos classes.

Mais il y a des constats qui sont plus inquiétants que les deux premiers que je viens de faire, quand même, il faut le dire. 7,9 % des locaux testés indiquent des taux entre 1 500 et 2 000 ppm et 2,4 % des lectures indiquent des taux supérieurs à 2 000 ppm. Je rappelle que notre cible idéale, audacieuse, c'est 1 000 ppm. On l'atteint dans 51 % des cas. On ne l'atteint pas partout puis on veut l'atteindre partout. Donc, il reste beaucoup de travail à faire, mais il faut mettre des choses en perspective.

Je parlais encore hier, je parlais encore ce matin, à M. Alain Sans Cartier, sous-ministre à l'Éducation, avec l'ingénieur responsable des infrastructures, puis il nous disait, bien, que, quand on regarde de par le monde, en Grande-Bretagne, en Nouvelle-Zélande, au Japon, il a été identifié qu'en bas de 1 500 ppm il y avait une ventilation qui était adéquate et sécuritaire. Notre cible, ça reste 1 000. Mais il faut mettre les choses en perspective pour ne pas créer un sentiment de panique ou une crainte que nos écoles, nos classes ne sont pas sécuritaires.

C'est sûr qu'il y a place à amélioration dans le réseau scolaire. Ça fait deux ans qu'on est là. On améliore les choses. Et là on fait un bond en avant ces derniers mois, mais il reste du travail à faire. On a fait une première série de tests. Et, dès de janvier cette année, on l'avait dit, qu'il allait y avoir à l'avenir des tests à chaque année. Maintenant, des mesures de qualité de l'air, de CO2, seront faites dans toutes les écoles à chaque année. Et je peux tout de suite vous dire qu'on va améliorer nos façons de faire, évidemment, nos façons de tester, pour encore plus accompagner notre réseau scolaire, pour s'assurer qu'à la fin on atteigne notre cible de 1 000 ppm, donc notre cible idéale.

C'est quand même dommage qu'on soit en mode rattrapage comme ça. Certains ont dit que c'est normal parce que le précédent gouvernement ne pouvait pas faire des tests avant la pandémie. Je dois dire que ce n'est pas exact, parce que, dans plusieurs pays d'Europe, bien avant que la pandémie nous frappe, les pays ont mis des normes pour le CO2 et se sont mis à tester la qualité de l'air bien avant que la pandémie nous frappe. Ça n'avait pas été fait ici, et c'est pour ça qu'on doit faire un bond en avant en très peu de temps, qu'on gère cette crise-là en même temps qu'on gère toutes les autres crises qui touchent le réseau scolaire : l'enseignement à distance, la formation, etc.

En deux ans, on a investi 3,5 milliards $ dans notre parc d'infrastructures scolaires. C'est important de le rappeler. C'est autant en deux ans que les deux précédents gouvernements en six ans. Donc, on met les bouchées doubles, on met les bouchées triples, puis on va continuer de le faire pendant ce mandat-là. C'est important de le rattraper… de le dire, on fait le rattrapage.

On travaille en ce moment sur des mesures correctrices, évidemment, parce que, quand on fait un portrait, c'est pour savoir ce qu'il en est puis c'est pour améliorer les choses. Donc, déjà, je peux vous dire qu'il y a des extracteurs d'air qui ont été installés, des échangeurs d'air qui ont été installés, des protocoles qui ont été implantés. Dans plus de 91 % des classes qui ont été ciblées comme étant problématiques, des correctifs ont déjà été mis en place. Donc, déjà, les mesures que je vous donne, si on les reprenait demain matin, seraient meilleures dans la grande, grande majorité des cas.

Je veux remercier les équipes du réseau scolaire. Je pense que les gens qui s'occupent de nos infrastructures sont bien intentionnés. C'est souvent des gens qui sont des pères, des mères de famille, qui ont eux-mêmes des enfants qui fréquentent ces écoles-là, qui veulent que la qualité de l'air soit saine, évidemment. Avec ce premier rapport — il y en aura d'autres — on a un outil qui nous permet d'améliorer des choses. On le fait déjà, d'ailleurs. C'est un rapport qui montre les forces, mais aussi les faiblesses. Et je veux juste rassurer le personnel, les élèves, les parents. On ne ménagera aucun effort pour améliorer nos infrastructures et garantir à tous la sécurité dans nos écoles.

Mme Prince (Véronique) : M. Roberge, il y a deux façons de le voir, le verre à moitié plein ou le verre à moitié vide. Là, vous voyez le verre à moitié plein parce que vous dites : On a 50 % des classes qui n'atteignent pas la cible de 1 000, mais on a quand même beaucoup, beaucoup de classes qui atteignent moins de 1 500, puis c'est correct. En disant ça, est-ce vous ne venez pas un peu minimiser la cible que votre propre ministère a donnée?

M. Roberge : Je ne veux pas minimiser la cible. Je maintiens que la cible, c'est 1 000. Je reconnais qu'on l'a atteinte dans 51 % des cas seulement. Maintenant que ceci est dit, puis que je vous dis qu'on va poser des gestes, et qu'on en pose déjà, pour améliorer les lectures dans une classe qui aurait, par exemple, 1 000 ppm, c'est bien, mais ce n'est pas suffisant pour les grandes exigences qu'on a.

Maintenant qu'on a tout dit ça, qu'on a un portrait qui est juste, là… Vous dites : Le verre à moitié plein, moitié vide. Moi, je veux le voir tel qu'il est, le verre. On prend un portrait qui est clair. Mais après est-ce que c'est épeurant d'avoir une classe qui a une des trois mesures à 1 350? La réponse, c'est non. Il faut quand même se dire la vérité. Il ne faut pas s'effrayer puis faire des peurs aux parents, aux membres du personnel. On a des données internationales qui montrent qu'en bas de 1 500 il y a des correctifs à apporter, mais c'est quand même une démonstration d'une ventilation qui est sécuritaire.

Donc, je veux juste mettre les choses en perspective, mais je ne veux surtout pas minimiser les choses puis diminuer le travail qu'il reste à faire. C'est important de le dire.

M. Bellerose (Patrick) : …trois pays au hasard, où 1 500, c'est correct, c'est acceptable et sécuritaire… qu'on pouvait dire aux Québécois : Notre cible à nous, c'est 1 000, mais, dans trois pays trouvés en ligne, 1 500, c'est correct.

M. Roberge : Notre cible, c'est 1 000 et ça reste 1 000. J'ai demandé à un ingénieur responsable des infrastructures — ce n'est pas moi qui a fait cette recherche, comme vous le dites — quelle serait la cible qui indique une ventilation adéquate, parce que la question qu'on se pose sur le CO2 en ce moment, ce n'est pas tellement pour savoir est-ce qu'il y a assez de CO2 ou pas, c'est pour voir est-ce qu'il y a assez d'échangeurs d'air, est-ce qu'il y a assez une ventilation adéquate. Dans un contexte de pandémie, on pense contamination par aérosols. On se demande : Est-ce qu'il y a assez de circulation d'air? Et le taux de CO2, en soi, est un indicateur de la qualité de l'échange d'air, de l'apport d'air frais. Et, pour avoir cette indication-là, bien, on a un ingénieur qui a fait des recherches et qui nous a dit qu'en bas de 1 500 ce n'est peut-être pas idéal en termes de CO2, mais c'est rassurant en termes de qualité d'échange d'air, d'apport d'air frais.

M. Bellerose (Patrick) : Ce n'est pas idéal pour le confort dans la classe, mais, pour ce qui est de la propagation de la COVID, vous dites : Entre 1 000 et 1 500, ça reste acceptable.

M. Roberge : Exactement. Je vais le répéter. Puisque vous l'avez bien dit, je vais le répéter dans le micro. Ce n'est peut-être pas l'idéal pour le confort, ce n'est pas la cible optimale, 1 500. Mais, vous le dites très bien, pour ce qui est, là, d'assurer la santé et la sécurité dans un contexte de pandémie, ce que... Je répète ce que m'ont dit les experts, là, en infrastructures, l'ingénieur que j'ai consulté, inférieur à 1 500, c'est un indicateur d'un apport d'air frais qui est suffisant pour assurer la santé dans un contexte de pandémie.

M. Bergeron (Patrice) : …des mesures ont été mises en place. Donc, il reste un 9 %. 9 %, ça représente combien de classes et combien d'élèves, ça, à peu près?

M. Roberge : O.K., bon, effectivement, on a 90 % des classes qui ont des taux en bas de 1 500, donc 10 % qui ont des taux supérieurs à 1 500, qui nous inquiètent davantage. Ce qu'on m'a dit, c'est que, dans 91 % de ces classes-là, des correctifs ont été apportés. Parfois, cependant, on n'a pas pu prendre une mesure après la correction, parce que, malheureusement, c'est des classes, parfois, qui appartiennent à des zones d'urgence où les écoles sont fermées. Donc, c'est difficile de savoir l'efficacité de chacune de ces corrections-là, parce que, pour tester de manière correcte et valide, il faut attendre le retour des élèves parce qu'il faut tester en présence des élèves.

Donc, c'est un processus qui est continu. Aujourd'hui, on rend public le rapport final, mais ce n'est pas la fin des travaux, ce n'est pas la fin des corrections. Et, à partir de maintenant, bien, vous pouvez consulter, là, l'ingénieur qui est disponible au ministère pour répondre aux questions, mais c'est les centres de services scolaires qui doivent rendre compte de manière transparente des avancées puis des travaux qu'ils continuent de faire.

M. Bergeron (Patrice) : …combien de classes, ça, 9 %? C'est combien d'élèves?

M. Roberge : O.K., bien, je vais faire des chiffres ronds, là. Il y a environ 50 000 classes au Québec. 90 % sont en bas de 1 500, ça fait 45 000 classes. Donc, 10 % de 50 000, c'est 5 000. Vous me suivez? D'accord. 91 % de 5 000, on est à 4 500 qui ont eu des correctifs. Là, je retourne à mon prof titulaire qui fait de l'arithmétique, des règles de trois, mais on est à peu près là-dedans. Ceci dit, il y a des correctifs qui sont apportés en continu. Là, on a une lecture qui date de quelques jours, mais les centres de services scolaires continuent de corriger, d'installer des extracteurs, d'échanger des purificateurs, d'installer des vasistas. Je deviens un expert d'infrastructures. C'est des petites fenêtres qui s'ouvrent au-dessus des portes pour favoriser l'aération et la ventilation. Je précise qu'il y a 438 échangeurs d'air qui ont été distribués ou qui seront livrés dans les prochaines semaines.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) :

M. Roberge : Je m'excuse, j'ai mal compris.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : C'est quoi, le pourcentage... de fixer la barre à 1 000 et non pas à 1 500, comme vous venez de le faire?

M. Roberge : C'est quoi, le pourcentage pour fixer la barre? Je ne comprends pas le…

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : …vous avez dit qu'il y a, quoi, 45 %, pour les 1 500 et…

M. Roberge : Il y a 51 % des classes en ce moment pour lesquelles les trois lectures sont inférieures à 1 000. Il y a 39 % des classes qui sont entre 1 000 et 1 500. Il y a 7 % qui sont entre 1 500 et 2 000 et 2 % qui sont au-delà de 2 000. Mais encore, au moment où je vous dis ça, c'est mieux que ça parce que la situation s'améliore de jour en jour. Mais le rapport final, c'est ce qu'il nous dit à ce moment-ci.

M. Bellerose (Patrick) : Sur la loi n° 21, est-ce que c'est acceptable d'avoir un régime à deux vitesses où le port de signes religieux est permis par le réseau anglophone et pas du côté francophone?

M. Roberge : Le jugement vient d'être rendu public. Vous m'excuserez de ne pas en avoir pris connaissance. À ce moment-ci, je vais laisser mon collègue Simon Jolin-Barrette répondre à ces questions-là.

M. Bergeron (Patrice) : Une question concernant la vaccination des enseignants. Il y a une collègue qui demande : Est-ce qu'il serait possible, par exemple, d'organiser une clinique mobile qui se promènerait dans les écoles pour vacciner le personnel?

M. Roberge : C'est des choses dont on a discuté avec la Santé publique. Ça n'a pas été retenu pour l'instant parce que ça limite le nombre de vaccins qu'on peut faire en une journée. Et je pense qu'en ce moment on est dans un contexte de vaccination massive. On veut vacciner le plus de personnes possible à chaque jour. Maintenant, les décisions à venir sur la manière de distribuer les vaccins appartiennent davantage à la santé et à la Santé publique. Mais je vous dirais que, pour l'instant, ça n'a pas été retenu parce que ça diminue le nombre de vaccins qu'on peut donner à chaque jour si on fait cette...

M. Bergeron (Patrice) : …puissent se faire vacciner sur les heures de travail, ça, ça n'a pas été retenu non plus si je comprends bien?

M. Roberge : Ça, c'est la gestion du personnel, ça appartient aux centres de services scolaires.

M. Bossé (Olivier) : Sur les trois régions qui ont des écoles fermées depuis trois semaines, est-ce qu'il y a du soutien particulier ou supplémentaire qui va à ces écoles-là ou on attend que ça rouvre puis on souhaite que ça aille bien?

M. Roberge : Bien, on est plus proactifs que ça. Dès l'été, on avait invité… En fait, on avait exigé que chacun des centres de services scolaires se prépare des protocoles d'urgence. On avait distribué les tablettes, les ordinateurs. On a formé nos enseignants, avec la TELUQ, sur l'enseignement à distance. Et on a établi ce qu'on a appelé des seuils minimaux de formation pour être sûrs que, si jamais on en venait à fermer les écoles puis à faire l'enseignement à distance, ce que, malheureusement, on a été obligés de faire dans certaines régions, bien, il n'y ait pas de bris de service puis que chaque élève ait des cours à tous les jours.

Mme Senay (Cathy) : Good morning, Mr. Roberge. I understand that you wanted this morning to reassure parents that, even though close to 50% of classes in Québec do not reach your norms of 1,000 ppm… to say : Don't panic, everything is fine.

M. Roberge : I don't say that everything is fine. There's some place for some improvement, of course. Now, we have like 51% of our classes tested… shows that we attained our goal. We have less than 1,000 ppm. But it's important to say that, if the class of your kid has, like, 1,200 ppm, it's secure, it's safe. Below 1,500 ppm, it's still secure and safe. We will make some adjustments. We will improve the ventilation. We will attain our goal to have 1,000 ppm. But it's safe and secure below 1,500.

Mme Senay (Cathy) : OK. Regarding the regions that are under temporary emergency measures, schools are closed in Capitale-Nationale, in Chaudière-Appalaches, in Outaouais, the end of the school year is coming soon. What do you say to teachers, parents and students that are worried because they see the end of the school year coming very, very soon and they are still at home?

M. Roberge : I'm very grateful to all the teachers and support staff who teach online, and help kids, and support parents. I hope that every studentwill be able to come back to school before the end of the year, of course. We have some discussions with Mr. Arruda each week, sometimes each day, but we have to be sure that it's safe and secure to bring them back.

Mme Senay (Cathy) : And one last question. I know that you have to go over the 240-page decision of the Superior Court today, but the bottom line is you have anglophone school boards contesting Bill 40. You have anglophone school boards winning today because article 23 is recognized by the judge. They are exempt from Bill 21. How do you see this, that, for now, anglophone school boards do have the last word?

M. Roberge : Well, when we vote a law here, in Québec, in the National Assembly, we have the assurance of our lawyers that it will stand. So, of course, you said it's not over. It's not over. We are pretty sure that, at the end, our law will stand. Maybe, if we have to go to the Supreme Court, we will do so.

M. Verville (Jean-Vincent) : I have two quick questions… The threshold, you have said, is 1,500 ppm, OK? What scientific evidence do we have for that? And will it be safer to bring it down, that threshold, to 1,000 ppm?

M. Roberge : Well, our goal is 1,000 ppm and we will achieve it. We will achieve it. We will continue investing in our schools, investing… improving our ventilation system. And we don't change our goal and we are pretty confident that we will achieve our goal. But it's really important to say the truth to the parents. And we did look around, had some discussions with engineers, and they said that, just like Japan, Great Britain and New Zealand said so, below 1,500, it shows that the ventilation is safe and secure. So it's important to say the truth to the parents and to reassure them that we do everything possible to keep our schools safe.

M. Verville (Jean-Vincent) : And this is based on scientific evidence?

M. Roberge : Of course.

M. Verville (Jean-Vincent) : OK. Do you still disapprove schools and school boards — that's my last one — from buying air purifiers? Do you still disapprove schools and school boards…

M. Roberge : It's not my opinion. It's the opinion of the Santé publique, it's the opinion of scientific… We had a report coming from 20 experts… says that it's not recommended. It's way better, way better, to install air exchangers — we say, in French, «des échangeurs d'air» or air extractors — to bring fresh air, not recirculate air, but bring some fresh air. This is the best. Thank you.

(Fin à 12 heures)

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