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Conférence de presse de M. François Legault, premier ministre

Version finale

Le jeudi 15 avril 2021, 9 h 40

Salle Evelyn-Dumas (1.30), édifice Pamphile-Le May

(Neuf heures quarante et une minutes)

M. Legault : Bonjour, tout le monde. Bien, comme vous le savez, la situation change rapidement. Je pense que c'est important de changer puis d'adapter les règles rapidement. J'ai vu hier qu'il y avait des précisions à apporter sur le port du masque à l'extérieur et j'ai voulu corriger rapidement. Donc, j'ai commencé par le faire sur les médias sociaux puis, ce matin, je suis ici devant vous pour répondre à vos questions.

En gros, je pense que ce qui est important de comprendre, c'est que le masque à l'extérieur est obligatoire lorsqu'on ne peut pas respecter la distance de deux mètres. Ça veut dire, concrètement, quand on joue au golf et quand on joue au tennis on est capables de rester à deux mètres. On me dit même que dans les voiturettes de golf, pour ceux qui prennent les voiturettes, qu'il y a des plastiques, là, entre les deux places. Sinon, bien oui, il faut porter le masque dans la voiturette. Mais, bref, quand on est capables de respecter le deux mètres, on n'a pas besoin de porter un masque.

Ce qui est important aussi de préciser, c'est qu'à travers les semaines on a fait certaines exceptions dans les maisons. Par exemple, les couples qui ne résident pas ensemble peuvent se voir à l'intérieur. Donc, c'est assez évident que, s'ils peuvent se voir à l'intérieur, bien, ils n'ont pas besoin de porter de masque s'ils sont ensemble à l'extérieur.

Donc, c'étaient les précisions que je tenais à faire. Puis, si vous avez des questions sur ça ou sur d'autres sujets... Mais je veux juste dire aux Québécois : Si vous n'êtes pas certains, là, portez le masque. Soyez prudents. Le variant britannique est très contagieux, donc c'est plus facile que jamais de l'attraper, la COVID, même si on est jeune. Et d'ici le 24 juin, d'ici à ce que la majorité des Québécois soient vaccinés, d'ici à ce que les classes soient terminées, d'ici à ce que, vraiment, la chaleur soit arrivée, bien, c'est important, là, quand on hésite, on porte le masque.

M. Lacroix (Louis) : Ce n'était pas une belle journée pour la Santé publique, ça, M. Legault, là, ce n'était pas une... mettons que la Santé publique n'a pas «shiné» parmi les meilleurs, là, quand elle a pris cette décision-là. Vous êtes obligé de revenir là-dessus. Est-ce que ça n'a pas été pris un peu trop vite, cette décision-là, par les scientifiques?

M. Legault : Bien, écoutez, le choix que j'ai fait depuis un an, avec la Santé publique, c'est d'agir rapidement. Regardez en Ontario, ils n'ont pas eu de mesures pendant un bon bout de temps, même s'il y avait le variant, puis là ils ont décidé de tout fermer les écoles mur à mur. Donc, c'est certain que c'est plus facile quand on prend des grosses mesures qui sont mur à mur à la grandeur de la province. C'est plus facile que si on commence à dire : Bien, là, il y a un couvre-feu, là, il y a une école de fermée, là, il y a des commerces, là... C'est certain, là, que nous, le choix qu'on a fait, c'est plus complexe, mais je pense que c'est mieux approprié. Puis on regarde, pour l'instant, on a des bons résultats.

M. Lacroix (Louis) : Bien, apparemment, pas tant, vous avez été obligé de reculer hier, là. Ce n'était pas si approprié que ça, cette mesure-là, là.

M. Legault : Bien, écoutez, je vous le dis, c'est une précision. Ce que je vous dis, là, c'est : Quand on n'est pas capable d'être à deux mètres, on porte un masque. Bon, ça a l'air tout simple comme ça, là, mais là, bon, Mme Lajoie dit : Oui, mais qu'est-ce que vous faites avec les couples qui sont séparés, qui, à l'intérieur, ont le droit de... puis comme dit Gabriel Nadeau-Dubois, de se frencher puis d'avoir... Bon, là, tu dis : Oui, c'est vrai, on a accepté de faire cette exception-là, il faut la faire aussi à l'extérieur. Mais tout le monde est de bonne foi, puis servons-nous du gros bon sens, là. Quand on n'est pas capable de respecter le deux mètres, bien, on porte un masque. Les personnes qui ont des permissions spéciales à l'intérieur, bien, c'est assez évident qu'ils ont les mêmes permissions à l'extérieur.

Mme Lajoie (Geneviève) : Est-ce que la confusion puis l'espèce de cha-cha-cha, est-ce que ça n'a pas contribué... est-ce que ça ne risque pas de contribuer à l'effritement de l'adhésion aux mesures sanitaires?

M. Legault : Bien, je ne pense pas, là. Je pense que la majorité des Québécois comprennent. Il y a une question de gros bon sens, là, de dire : C'est vrai, à l'extérieur, c'est moins risqué qu'à l'intérieur, mais il y a des risques d'attraper la COVID à l'extérieur. Donc, si on est proche de quelqu'un puis qu'on lui parle à moins de deux mètres, bien, il y a un risque, puis ce n'est pas bon de faire ça. Mais si on prend une marche, là, puis qu'on est à deux mètres, bien, quand on est à deux mètres, on est correct.

M. Bergeron (Patrice) : M. Legault, est-ce que Facebook est une bonne façon de communiquer de l'information de santé publique en pleine crise sanitaire?

M. Legault : Bien, c'était une question de rapidité. Moi, je n'avais pas de point de presse de prévu hier. Vous le savez, le mercredi, on passe pas mal tout l'après-midi au Conseil des ministres, et ensuite j'avais un caucus avec mes députés. Donc, je n'avais pas de point de presse de prévu hier. J'avais le choix de dire : J'attends à ce matin pour tout vous dire ça ou je fais un premier message sur les réseaux sociaux puis ce matin je réponds à vos questions. Je pense que le texte était clair. En tout cas, il y a beaucoup de gens qui m'ont appelé pour me dire : C'est clair.

Puis honnêtement, là, moi qui est un amateur de tennis puis qui a joué longtemps au golf quand j'avais le temps, bien là, j'ai eu beaucoup, beaucoup de messages hier pour me dire : Aïe! Ce n'est pas vrai qu'on va se priver de jouer au tennis puis au golf dehors. Puis j'ai dit : Bien oui, effectivement. Puis, quand on regardait la façon que le décret avait été écrit, il y avait des précisions à apporter.

Le Modérateur : Véronique Prince.

Mme Prince (Véronique) : M. Legault, est-ce que les Québécois et les professeurs... En fait, est-ce que les parents et les professeurs peuvent avoir confiance en la gestion du ministre Roberge pour ce qui est de la ventilation dans les écoles?

M. Legault : Absolument, là. Il y a comme une obsession avec les fameux purificateurs d'air, là, puis il y a une pression qui se met pour installer des purificateurs d'air dans toutes les classes. Or, la Santé publique est claire depuis le début, ce n'est pas nécessaire, des purificateurs d'air. Ça fait la job d'ouvrir une fenêtre. Ça fait la job d'ouvrir une fenêtre.

Puis là on a demandé à toutes les écoles puis à tous les centres de services de prendre des données puis de nous les transmettre d'ici la fin avril. On est en train de les analyser.

Puis il n'y aura aucun compromis sur la sécurité, là. S'il y a une classe où on ne respecte pas les normes de CO2, bien, on va la fermer, ou on va changer, ou on va mettre une ventilation quelconque.

Mme Prince (Véronique) : Mais, M. Legault, je ne vous parle pas de purificateurs d'air, là, je vous parle de la perception qu'on a l'impression que des résultats sont faussés, que M. Roberge ne dit pas tout. Il y a une question de confiance là-dedans, là, qui est beaucoup plus que le purificateur d'air.

M. Legault : Bien là, vous embarquez dans le «spin» des oppositions. On a vu, les oppositions, là, ils en font comme une obsession. Je ne compte plus le nombre de questions, entre autres des libéraux, on dirait qu'ils font une obsession sur les purificateurs d'air. Puis c'est comme s'ils ne croyaient pas la Santé publique. La Santé publique dit : Ce n'est pas nécessaire, des purificateurs d'air. Puis là l'opposition dit : Non, non, non, ça prend des purificateurs d'air, il y a un problème avec l'air. Écoutez, là, les études qu'on a eues jusqu'à présent montrent que, dans la grande majorité des cas, il n'y en a pas, de problème, puis les quelques classes où il y avait des problèmes, on les corrige.

Mme Lajoie (Geneviève) : M. Roberge va rester ministre de l'Éducation...

M. Legault : Bien oui!

Mme Lajoie (Geneviève) : ...même jusqu'à la fin de votre mandat?

M. Legault : Bien, jusqu'à la fin du mandat, là, pour l'instant, je ne prévois aucun remaniement d'ici la fin du mandat.

Mme Lévesque (Fanny) : M. Legault, sur la vaccination, les centres de vaccination tournent au ralenti dans la grande région de Montréal. On sent qu'il y a moins de popularité pour le vaccin AstraZeneca. Est-ce que ça vous achale de voir ces centres‑là qui sont déserts… pas déserts, mais très peu achalandés, et qu'est-ce que vous allez faire? Est-ce que vous allez revoir la stratégie à Montréal?

M. Legault : Bien, d'abord, je ne suis pas d'accord avec vous, O.K., parce que, quand on regarde les résultats, les faits, hier, on a eu 67 700 vaccinations, dont 19 000 avec l'AstraZeneca. Donc, moi, je suis très satisfait des résultats. On met de l'emphase dans certaines régions, entre autres à l'extérieur de Montréal, parce que le problème, ce qui nous a surpris, est plus à l'extérieur de Montréal qu'à Montréal. Mais là on est rendus... On a réussi pas mal… Vous savez, les deux... les premières semaines, on avait donné plus de vaccins, toutes proportions gardées, plus de doses à Montréal. Là, on a réussi, en mettant l'emphase sur les régions, à ce que pas mal toutes les régions soient rendues au même niveau.

Mme Lévesque (Fanny) : ...il n'est pas question d'accélérer la vaccination à Montréal, parce que les chiffres sont positifs...

M. Legault : Bien, écoutez, moi...

Mme Lévesque (Fanny) : …mais sont attribuables, entre autres, aux régions, justement, où là ça vaccine plus. À Montréal, précisément, est-ce qu'il y a quelque chose à faire de plus?

M. Legault : Bien, écoutez, d'abord, revenons au nombre de doses qu'on a de disponibles. On a un certain nombre de doses disponibles, là, pas assez à notre goût, d'ici la fin mai. On prévoit avoir beaucoup de doses à partir du mois de juin, mais, d'ici la fin mai, là, tout est attribué et tout va être utilisé.

Le Modérateur : Alain Laforest.

M. Laforest (Alain) : Parlant de… M. Legault. Est-ce que les oppositions font partie des complotistes compte tenu qu'ils vous demandent d'aller revoir le décret des mesures d'urgence qui a été renouvelé 55 fois?

M. Legault : Bien, écoutez, là, c'est assez spécial. D'abord, on respecte la loi, hein? La loi est claire, là, on doit avoir le décret aux 10 jours, approuvé par le Conseil des ministres, ce qu'on fait. On le fait même aux sept jours. Maintenant, est-ce qu'il y a urgence sanitaire? C'est ça, la question des libéraux. Ils voudraient qu'on débatte pendant des heures et des heures à savoir est-ce qu'il y a urgence sanitaire au Québec. Il me semble, c'est une évidence. C'est une évidence. Puis c'est un peu théorique. Mme Anglade, là, on dirait, se cherche des... Tu sais, c'est comme si elle a une solution à la recherche de problèmes, tu sais. C'est ésotérique de penser qu'on devrait débattre y a-t-il, oui ou non, une urgence au Québec. Puis, concrètement, là, qu'est-ce qu'elle changerait, qu'est-ce qu'elle propose de changer dans les pouvoirs qu'on s'est donnés avec ce décret-là qui, de toute évidence, est nécessaire? Elle n'a rien à proposer. C'est vraiment un débat théorique, là, artificiel. Il faudrait que ça soit approuvé, puis débattu, puis... pour changer quoi? Rien, là, tu sais.

M. Laforest (Alain) : Tout ce que ça fait, c'est que ça alimente les complotistes, selon vous.

M. Legault : Bien, c'est comme... bon, c'est peut-être une question de visibilité, là, mais elle essaie d'inventer des solutions, là, puis elle cherche des problèmes pour ces solutions-là. Mais, à un moment donné, on ne va pas chercher les problèmes où il n'y en a pas.

M. Lacroix (Louis) : Mais je pense que, ce qu'elle veut, c'est davantage débattre du contenu des décrets que vous...

M. Legault : Oui, mais elle n'a rien à dire sur les décrets.

M. Lacroix (Louis) : Bien, vous ne le savez pas, il n'y a pas de débat sur les décrets. Comment voulez-vous savoir si elle a de quoi à dire?

M. Legault : Oui, mais là, on a une période de questions, là, dans quelques minutes, s'il y a quelque chose qu'elle n'aime pas dans le décret qu'on approuve à chaque semaine au Conseil des ministres, elle pourrait dire : Bien, je n'aime pas telle chose. Mais, écoutez, là, Mme Anglade essaie de laisser croire aux Québécois qu'on n'est pas transparents, alors qu'on est hypertransparents. Toutes les données qu'on a, on les dépose. On vous dit tout. Je fais des points de presse régulièrement. Je réponds à vos questions. Je réponds à leurs questions. Mais Mme Anglade essaie d'inventer un manque de transparence.

M. Bergeron (Patrice) : Mais vous savez que le décret dit aussi qu'aux 30 jours le Parlement doit approuver. Ça, c'est l'autre volet de ce qu'elle dit aussi.

M. Legault : Non, ce n'est pas ça, là, soyons clairs, là, c'est qu'on peut, par le Conseil des ministres, adopter un décret aux 10 jours. On peut aussi adopter un décret aux 30 jours par l'Assemblée nationale. Mais le débat à l'Assemblée nationale, ça serait sur la pertinence. Est-ce qu'il y a urgence? Bien, est-ce que vous pensez qu'il y a urgence actuellement? Voyons donc! Tous les gouvernements dans le monde utilisent à peu près les mêmes pouvoirs qu'on a qui ne sont pas dramatiques mais qui sont nécessaires dans la situation exceptionnelle qu'on vit actuellement. Puis, quand je demande à Mme Anglade : Bien, c'est quoi que vous n'aimez pas dans le décret? Bien, elle n'est pas capable de le dire. C'est juste un débat pour un débat.

M. Bossé (Olivier) : ...à partir du 24 juin, cet état d'urgence là va changer ou ne sera peut-être plus nécessaire?

M. Legault : Bien, écoutez, ce que j'ai dit, c'est que j'espère puis je pense qu'on va pouvoir revenir à une certaine normalité le 24 juin pour trois raisons : vaccination, les écoles vont être finies — parce que les écoles, c'est un lieu de contagion, mais c'est nécessaire que les enfants, autant que possible, soient à l'école — puis la chaleur qui va arriver avec l'été. Ça arrive le 21 juin, l'été, bien, ça va donner trois bonnes raisons, là, d'espérer revenir à une certaine normalité.

Mais je veux être bien clair, là, dans les prochaines semaines, au fur et à mesure qu'on va être capable... moi, entre autres, là, j'ai très hâte de rouvrir les écoles dans les trois régions où les écoles sont fermées, là.

Donc, jusqu'à présent, je me sens béni qu'à Montréal puis dans le Grand Montréal nos écoles soient ouvertes. Si j'avais écouté certaines personnes au Québec, là, qui disaient : Le variant s'en vient, le variant s'en vient, agissez vite, agissez vite, les écoles seraient fermées depuis quelques semaines à Montréal. Heureusement, les écoles ne sont pas fermées, puis les enfants peuvent aller à l'école.

M. Carabin (François) : Une certaine normalité le 24 juin, M. Legault... pardon, vous avez dit hier dans votre message…

M. Legault : Oui, M. Carabin.

M. Carabin (François) : Vous m'entendez mieux aujourd'hui?

M. Legault : Oui.

M. Carabin (François) : D'ici le 24 juin, on devrait avoir vacciné une majorité de Québécois de 16 ans et plus. C'est ce que vous avez dit hier dans votre message. Ça tranche un peu avec ce que vous aviez dit précédemment sur tous les Québécois auront accès au vaccin d'ici le 24 juin. Est-ce qu'il y a un changement de…

M. Legault : Non, pas du tout. Tous les Québécois de plus de 16 ans, là.

M. Carabin (François) : Est-ce qu'on peut devancer la deuxième dose considérant qu'il y a 2 millions de Québécois qui ont déjà reçu leur première dose puis que, semble-t-il, il y a des problèmes dans l'accès au vaccin, là?

M. Legault : Bien, regardez, d'ici la fin mai, c'est quand même loin, là, on parle d'un mois et demi, là, on manque de doses. On serait capables d'en faire bien plus que ce qu'on a. Là, on y va dans un ordre qui est logique, qui respecte ce que la Santé publique nous recommande, puis on étire le maximum, le moment où on donne la deuxième dose. Mais, à un moment donné, quand la Santé publique dit : Ça, c'est la limite, bien, on commence. On a commencé à donner des deuxièmes doses.

Le Modérateur : Dernière question en français. Maxime Denis.

M. Denis (Maxime) : Vous parlez d'ouvrir les écoles, là, M. Legault, dans les zones rouge foncé, mais aujourd'hui, 15 avril, là, on parle de protocoles, on parle de plein de tests, de plein de mesures. Concrètement, comment on peut assurer la confiance pour les profs qui baignent dans cet air-là au quotidien, pour les élèves, quand, justement, c'est un milieu d'éclosion important? Quel message on peut envoyer, là, pour dire : Oui, oui, d'ici la fin de l'année, là, on est corrects, là?

M. Legault : Bon, d'abord, ils sont dans la liste prioritaire, les enseignants. Deuxièmement, les enfants maintenant, même au primaire, portent tous un masque. On leur demande en plus de respecter le deux mètres. Et, pour l'instant, malheureusement, on garde les écoles ouvertes, à Québec, Chaudière-Appalaches et Outaouais, parce que le taux…

M. Denis (Maxime) : On garde les écoles fermées.

M. Legault : On garde les écoles fermées. Qu'est-ce que j'ai dit?

M. Denis (Maxime) : Vous avez dit : Ouvertes. Donc, on garde les écoles fermées.

M. Legault : …parce que le taux de contagion, il est trop élevé actuellement.

Mme Prince (Véronique) : Est-ce qu'il y a des chances qu'ils restent fermés jusqu'à…

Le Modérateur : On va passer en anglais.

Mme Prince (Véronique) : Est-ce qu'il y a des chances qu'ils ne rouvrent pas d'ici la fin de l'année scolaire?

M. Legault : Je ne pense pas. Je ne pense pas, là, puis j'espère, dans les prochaines semaines, peut-être commencer par le primaire, parce que je sais qu'actuellement au primaire c'est très difficile, l'enseignement à distance au primaire, là. Donc, le plus vite possible, là, retourner les enfants dans les écoles primaires puis ensuite au secondaire, le plus rapidement, là, dans les prochaines semaines.

Le Modérateur : Merci. On va passer maintenant en anglais avec Raquel Fletcher.

Mme Fletcher (Raquel) : Good morning, Premier. I hope you can hear me.

M. Legault : Good morning, yes.

Mme Fletcher (Raquel) : …are wondering why individuals with intellectual and developmental disabilities, as well as those on the autism spectrum, who are living at home, are not prioritized higher for the COVID vaccine because they're more vulnerable than the general population.

M. Legault : OK, the answer is that we follow a recommendation of Public Health. Of course, we would like to do more. We would like to do these people faster. But, right now, we recommend the list and the priority of the Public Health.

Mme Senay (Cathy) : You said that, for the opposition, tackling the Education Minister for the quality of air is an obsession, but can you guarantee us that any outbreaks are not linked to the quality of air in schools?

M. Legault : We're doing the analyses right now. We've already received many. I think the target date is April 30th to receive all the data. We'll make sure that the evaluation was done correctly and, if needed, and it happened in the last few weeks that we had to do some adjustments, we will have no compromise for the security of our children.

Mme Senay (Cathy) : But you understand that having this answer is crucial right now. So that explains why the opposition is tackling your Minister of Education.

M. Legault : Yes. I think that I had… I don't count how many questions I had from the opposition about the «purificateurs»…

Mme Senay (Cathy) : Air purifiers.

M. Legault : Air purifiers. The answer of Public Health is clear, we don't need that. It's even more important, when needed, to open a window. But, the opposition, they don't respect Public Health. They don't believe what Public Health is saying. That's their problem.

M. Authier (Philip) : Philip Authier. Good day.

M. Legault : Good day.

M. Authier (Philip) : Good morning, Premier.

M. Legault : How come you're so far?

M. Authier (Philip) : It's, well, their new rules.

M. Legault : Olivier Bossé, hein?

M. Authier (Philip) : Yes, yes, yes. Do you think your credibility has taken a hit in the last few days over your change on the mask policy? One day, it's this, the next day, it's that. Do you think your credibility is still sound with Quebeckers?

M. Legault : I think that Quebeckers, they see that I do my best. I've tried to explain correctly all the measures. Of course, we choose to have more measures, for example, than Ontario, that it's more targeted with the needs in each region. And, when we need to make some adjustments, I'm doing that very fast. So, I'm not perfect, like all Quebeckers.

Le Modérateur : Matt Grillo, dernière question, puis après le premier ministre doit aller en Chambre.

M. Grillo (Matthew) : You mentioned in the past, you've listened to Public Health and to science as well, but then, in the Facebook posts, you said taking the decision yourself. It is not too much back-and-forth or contradictory at all?

M. Legault : I think that we... each of us, has a role to play. Public Health is giving me some recommendations, and I take the decision, and sometimes it happens that the applicability, in practice, of some recommendations is impossible to do. So, then, we have to adjust and we have to have a balance also. For example, it's very important for me to see as many people as possible playing tennis and golf outside. It's good for the mental health.

Le Modérateur : C'est ce qui met fin à cette mêlée de presse. Merci beaucoup. Il y a une période de questions...

Des voix :

M. Legault : Michel Louvain! Ah! Michel.

Mme Senay (Cathy) : Oui, on ne vous a pas entendu sur Michel Louvain.

M. Legault : Bien oui, bien, écoutez…

Mme Senay (Cathy) : Bien, c'est ça que je voulais vous demander en français.

M. Legault : O.K. En français, en plus, Cathy? Wow!

Mme Senay (Cathy) : Bien oui! Allez-y, lâchez-vous, là.

M. Legault : Vous êtes… Oui. Non, non, je ne dirai pas… Non, mais je voyais que certaines personnes ne savaient pas c'était qui, Michel Louvain. C'est incroyable.

Mme Senay (Cathy) : Ce n'est pas mon...

M. Legault : Ce n'est pas votre cas, Cathy. Bien, écoutez, Michel Louvain, tellement des beaux souvenirs, tu sais, une voix qui est reconnaissable par tout le monde, quelqu'un de professionnel. Je me souviens d'avoir été dans une même émission que Michel Louvain, et il est arrivé avec son veston, pas sur lui, mais dans un étui parce qu'il disait : Je ne veux absolument pas que ça soit fripé, je veux être parfait. Tu sais, un vrai professionnel, un gars pas prétentieux, modeste, gentil, généreux.

Puis écoutez, là, je ne commencerai pas à vous chanter tous ses grands hits, là, je vais vous laisser ça, Cathy, mais... La dame en bleu. Mais, écoutez, c'est un monument, c'est un grand. Ça a été l'idole d'un peuple, tu sais? Il y avait des groupies…

M. Denis (Maxime) : …quelque chose de spécial?

M. Legault : Bien, je vais voir avec les gens responsables de ça.

Le Modérateur : Merci beaucoup.

M. Legault : Merci beaucoup.

(Fin à 10 h 3)

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